Shadowhunters – S03E11

Épisode 11 – Lost Souls – 14/20
La série reprend pour sa deuxième mi-saison plus d’un an après et forcément cet épisode n’est pas à la hauteur d’une telle attente : il devait servir de suite de saison quelques mois après, pas un an après. L’histoire ré-attaque donc trois jours plus tard et propose de nouvelles perspectives, mais ce n’est pas bien brillant. Heureusement, les répliques sont toujours ridicules, et ça reste mal joué, alors je ne suis pas trop perdu… et je kiffe.

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Spoilers

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Aren’t all the legends true?

Oui, ça fait un an qu’on n’a pas revu la série, mais il se trouve que j’ai la FLEMME la plus totale de recréer tout un article pour cette saison 3B (notée saison 4 dans la barre de lecture Netflix, allons comprendre), alors je propose de faire directement une fiche épisode et d’entrer dans le vif du sujet sans plus de blabla. De toute manière, j’ai oublié les trois quarts de la saison, je suis juste là pour kiffer et voir Clary pleurer. Heureusement pour moi, le résumé est suffisant pour me remettre dans le délire et recommencer à flipper de la mort de certains – Clary, Alec, rien que ça. Manquerait plus que Maia tant qu’on y est.

Cette deuxième partie de saison reprend par une course poursuite qui n’a pas trop de sens pour nous, mais pour une fois qu’on voit les Shadowhunters en train de faire leur boulot, j’imagine qu’on peut s’estimer heureux. Cela fait quelques scènes d’action supplémentaires, histoire que la série nous rappelle qu’elle a fait des progrès sur le sujet. Après, ça traîne en longueur un peu inutilement, parce qu’il y en a marre de voir Jace grogner pour le plaisir de grogner.

Les scénaristes semblent se dire pareil puisqu’ils le laissent s’empaler dans la lance de son ennemi, avant de déclarer qu’il le fait par culpabilité de la mort de Clary tout en remettant sa mèche en place, Bieber style. Et Bieber n’avait déjà pas vraiment de style il y a dix ans. Ah ! Que ça fait plaisir ! C’est toujours aussi mauvais, on est bon, je suis heureux d’être de retour ! Bon, par contre tout le monde est malheureux parce que Clary est morte. C’est donc l’heure d’un petit montage musical de la dépression, avec la masse de flashbacks et pas une image d’Isa, pourtant censée être proche de Clary.

On retrouve donc Simon en larmes, tentant de retirer sa marque comme il peut. Maia est de retour pour le consoler, heureusement. Magnus vit son deuil de Clary en allumant plus de bougies qu’il n’a de mètres carré dans son palace. Jace est un creep total qui erre dans l’Institut et dans la chambre de Clary pour pleurer devant des dessins de lui. Blessure d’égo ?

Il finit par s’énerver brutalement sur du mobilier qui n’a rien demandé et se blesser, envisageant même de se suicider. Bon, allez, il se souvient des meurtres qu’il a commis et de Clary qu’il a balancé du haut d’un immeuble, on va ditre que ça justifie un peu de folie. Isa ? Elle le console super mal en lui disant qu’elle n’a jamais été aussi amoureuse que lui dans sa vie. Ah oui, tu l’aides dans son deuil, meuf !

Sans trop de surprise, Alec prend donc la décision de mettre à pied Jace qui ne fait pas un bon Shadowhunter avec sa dépression chronique. Jace se rend donc auprès de Luke pour voir comment lui se remet de son deuil et… il est en plein déni le Luke. Il pense en effet que l’appartement n’a pas explosé mais a été téléporté ailleurs juste avant l’explosion. Il a même des preuves de ce qu’il avance ! Bien sûr, Jace n’est pas spécialement convaincu, mais c’est Luke, évidemment qu’il a raison.

Pendant ce temps, Magnus n’a plus de pouvoir et galère à se maquiller, mais il accepte de jouer les babysitters de Madzie avec Alec. L’épisode prend un peu le temps de nous présenter le couple comme heureux en amour, même si je ne me souviens pas du tout comment il a survécu Alec ! En tout cas, Madzie est toujours aussi cool comme gamine, et elle attire la convoitise d’Iris.

Celle-ci essaye donc de la kidnapper avant d’être stoppée par une flèche d’Alec ; mais c’est gênant comme tout pour Magnus : il n’a plus le moindre pouvoir pour tenter de sauver Madzie. Attendez, j’avais zappé que c’était censé être permanent son truc ! Il est impuissant, mais continue de vouloir aller au front, évidemment, ce qui fait qu’il est rapidement enlevé par Iris, sous le nez d’Isa et Alec, qui se laissent désarmer par surprise bien vite.

J’ai franchement tout zappé de cette intrigue, mais l’idée est donc qu’Iris se met à chercher dans la tête de Magnus comment retrouver Madzie, sauf que Magnus, il a PLEIN de souvenirs. Bref, c’est Harry Potter et Rogue cette intrigue, quoi. Finalement, Iris reçoit une lettre de Catarina, la gardienne de Madzie, qui lui indique où se rendre pour retrouver Madzie.

Isa découvre que le Fée capturé (toujours aussi bizarre ce masculin) en début d’épisode s’est fait torturer par la Garde, ce qui est en désaccord complet avec les lois édictées par le conclave. Elle décide d’en parler directement avec la grande autorité supérieure, contre l’avis d’Alec, qui se contentait d’apprendre que Clary était pardonnée de ses crimes (de manière posthume) et qu’il était surveillé à présent pour toutes ses insubordinations. Il serait temps.

Bon, en tout cas, Alec et Isa se servent de ce fée et de sa magie pour réussir à récupérer Magnus, qui décide d’apprendre à se battre sans pouvoir, et arrêter Iris. Ce fut rapide.

En parallèle, Maia fait tout ce qu’elle peut pour consoler un Simon dépressif, mais ce n’est pas spécialement efficace. Il refuse désormais de sortir de chez lui par peur de blesser quelqu’un d’autre par accident, ce qui n’a aucun sens avec le reste de son intrigue précédente, mais c’est pas grave. Maia est tellement débordée qu’elle décide de… venir parler à Isa à l’Institut. C’est dire à quel point c’est parti en vrille.

Isa est une vraie garce avec Maia en plus, lui reprochant son absence et la mettant à jour sur la vie de Simon qui a continué sans elle. C’était chouette à voir, même si Maia qui s’écrase totalement devant Isa, ça ne correspond pas trop au personnage je trouve.

En tout cas, elle finit par lui conseiller de se rendre auprès de Raphael parce qu’il aura probablement des informations à leur donner sur le Daylighter, donc de quoi faire disparaître la marque sur le front de Simon. Oui, Raphael revient donc dans la série ! Et le vampire a décidé de se racheter une conduite en servant de la soupe au plus démuni à Detroit. C’est n’importe quoi comme évolution pour ce vampire, mais admettons. Il culpabilise de ce qu’il a fait à Heidi – il serait temps.

Finalement, il n’a pas ce qu’il faut pour aider Simon, mais il lui conseille tout de même de se rendre auprès d’un autre vampire, purement légendaire, qui a sûrement la solution qu’il cherche. Il en parle à Maia et il semble assez clair que la situation entre eux est toujours tendue. Il envisage même de ne pas la rappeler, cette fois, c’est dire. L’épisode s’achève pour eux sans vraie résolution…

Finalement, Clary n’est pas si morte que ça : elle se réveille allongée sur le canapé de l’appartement qui s’est bien téléporté et où un homme la salue. Un homme ? Il est jaune et attend son réveil : Jonathan est en vie, avec son véritable visage cette fois. Je trouve qu’il ressemble un peu à l’autre pourtant, moi. Le frère et la sœur prennent donc le temps de papoter parce que notre rousse est coincée dans ce nouveau palace au beau milieu de la Sibérie. Ben oui : c’est une fugitive condamnée à mort de toute manière, donc c’est soit elle reste en présence de son frère certes sexy mais totalement incestueux, soit elle se fait tuer par ses potes. C’est gênant comme dilemme.

Elle décide donc de s’enfuir malgré tout, courant sous la neige parce que c’est rigolo. Elle y passe une grosse partie de l’épisode, à devenir plus bleue que blanche. Finalement, elle s’évanouit en haut d’une coline et roule dans la neige ; dans ce qui est possiblement la scène la plus comique de la série. Ce n’est pas peu dire.

Elle finit inconsciente et est évidemment récupérée ensuite par Jonathan. Il la ramène dans leur appartement où il tente de lui faire entendre qu’il n’est pas si méchant étant donné son enfance. En gros, il explique qu’il aurait pu tourner encore plus mal, mais bon, je ne suis pas sûr que ça soit un excellent argument tout ça. Il est en tout cas certain d’avoir assez convaincu Clary pour se permettre de quitter l’appart en laissant Clary seule derrière, avec un couteau.

Le lendemain, elle n’hésite pas à se servir de ce couteau pour tenter de tuer Jonathan… mais le cliffhanger révèle alors que toutes les blessures qu’elle peut lui infliger… se répercutent aussi contre elle. C’est un classique, mais c’est assez efficace. Jonathan en est tellement heureux (après s’être soigné) qu’il oublie de s’énerver après sa sœur. Avec un peu de chance, il va même vraiment l’envoyer à Paris comme prévu !

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This is us – S03E13

Épisode 13 – Our Little Island Girl – 17/20
Sans jamais mettre les mots sur les choses, cet épisode parvient à très bien s’en sortir pour faire ressentir tout un tas d’émotions et développer un personnage qui manquait clairement d’espace pour le faire depuis une dizaine d’épisodes. Il était nécessaire d’avoir cette parenthèse et, si c’est généralement le genre qui peut vite me perdre, cet épisode est une vraie réussite.

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Spoilers

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You know she danced before she could walk.

Est-ce que je profite du trajet interminable en bus pour rattraper mon retard plutôt que pour bosser comme j’avais prévu de le faire ? C’est fort possible, mais j’ai bien avancé dans mon boulot, donc bon, ça va, je peux me le permettre, pas vrai ? L’épisode commence par un accident tout bête pour la principale d’un lycée. Tellement bête d’ailleurs, que je me suis senti personnellement attaqué, c’est le genre de connerie qui m’arriverait…

Evidemment, cette femme n’est autre que la mère de Beth, comme on s’en doutait bien, et ça promet donc un épisode centré sur Beth. Alors ça, franchement, je suis totalement pour : j’adore le personnage et il y a sûrement beaucoup à faire. Le problème, c’est qu’elle a une mère encore plus pétée que Rebecca ne peut l’être. Les scénaristes ont clairement un problème avec les figures maternelles !

En flashback, on voit donc l’enfance pas si heureuse de Beth, élevée par une mère extrêmement autoritaire et à l’opposé de tout ce qu’elle deviendra. Beth avait donc le rêve, enfant, de devenir une danseuse ballet, mais ça ne plaisait pas particulièrement à sa mère. Pourtant, Beth est acceptée dans une grande école sans trop d’effort.

Par chance pour elle, sa mère craque chaque fois que son mari lui demande quelque chose, alors ça se passe bien pour la jeune Beth, qui promet de bosser dur tous les jours pour devenir une danseuse de ballet réputée. Bon, on sait comment ça finira alors ça laisse un peu triste d’avance franchement. Pourtant, l’enseignement que reçoit Beth fait rêver, car on voit bien que l’enfant qu’elle est s’épanouit totalement dans cette académie où son prof ne la lâche plus.

Oui, mais quatre ans plus tard, Bethany doit oublier peu à peu son rêve parce qu’elle n’est pas encore assez douée et puis parce que son père a un cancer des poumons. Bien sûr, elle culpabilise de ce cancer, parce que son père a dû travailler plusieurs années de suite en faisant un paquet d’heures supplémentaires pour payer l’académie de danse.

Sa mère l’interdit toutefois de culpabiliser et la remet vite au travail, mais c’est un travail déprimant quand une autre danseuse noire arrive dans sa classe et qu’elle s’avère être meilleure qu’elle. Beth voulait juste être la première danseuse de ballet noir à y arriver, et c’est un peu raté avec l’arrivée de cette Sonya. Par chance, elle peut en parler à son père qui est de bons conseils, et qui est un peu plus à l’image de ce que Beth veut faire avec ses filles.

Forcément, c’est aussi le dernier souvenir qu’elle a de son père : un être aimant et plein de bons conseils et de soutien moral. L’inverse de sa mère ? Ouep, un peu. Le problème, c’est qu’il va mourir, et qu’au passage, elle apprendra qu’elle n’a pas le premier rôle du spectacle. Comme sa journée n’est pas encore assez sympa comme ça, sa mère finit par lui dire, le soir, qu’elle doit changer de plan d’étude, parce que la danse ne fonctionnera jamais assez bien pour elle.

Certes, c’est une vérité difficile à avaler qu’elle lui balance, mais ça reste une forme de vérité. Seulement, il y a des manières de le dire, de le présenter, de laisser les choses se faire. Allez, au moins, ça permet à Beth de finir à la fac où elle croise Randall en même pas deux minutes. Ah les séries et le destin romantique, c’est beau.

Dans le présent, Zoe et Beth traversent donc le pays pour venir voir Mama C, la mère de Beth, qui est forcée de s’arrêter suite à son petit accident de rien du tout. C’est l’occasion pour Beth et Zoé de discuter avec elle de sa retraite qu’elle devrait prendre – mais ça tourne rapidement mal avec mama C critiquant la décision de carrière de Zoé (avec qui elle a toujours eu une relation conflictuelle) et vantant celle de Beth qui se lève chaque matin avec un but dans sa vie.

Bon, ça prendrait mieux si Beth avait encore un job, mais ça Mama C le découvre à ce moment-là. Repas de famille aussi gênant qu’excellent, ma foi. Après tout ça, Mama C prend la décision d’aider Beth à retrouver du travail dès le lendemain, parce que c’est comme ça qu’on fait selon elle : pas de sentiment, pas de tristesse, juste on se force à provoquer sa chance en étant sérieux. Ma foi, pourquoi pas, mais c’est violent comme vie.

Et ça conduit les filles à se relever en pleine nuit pour consommer de la drogue en cachette. Ben oui. On sent bien vers quoi l’épisode se dirige en tout cas : Zoe conseille à Beth de trouver un moyen de parler du problème qui la travaille de l’intérieur depuis quelques épisodes, avant d’exploser. Comme elles sont droguées, ça se passe dans le rire, mais c’est le genre de conversations terribles à avoir pourtant.

Cela ravage assez Beth pour qu’elle décide de parler à son père mort ce soir-là, puis pour qu’elle avoue à sa mère qu’elle ne veut pas de son aide afin de trouver du travail. C’est très violent et elle n’hésite pas à charger sa mère, et c’est tellement contraire à tout ce que l’on sait de Beth que je ne m’y attendais pas. La violence n’est pas que symbolique : elle explique bien à sa mère qu’elle est en dépression, sans utiliser le mot ; puisqu’elle lui reproche de ne pas avoir pris le temps de faire le deuil de son père. Elle reproche aussi à sa mère de ne pas pouvoir respirer quand elle est là.

C’est beau, c’est efficace : elle lui explique que c’est pour les mêmes raisons que ses frères et sœurs sont aux abonnés absents depuis des années ; et que c’est parce que cette mère l’a toujours empêché de vivre ses rêves qu’elle n’ose plus regarder Randall en face. C’est horrible tout ça, et tellement triste pour Beth. Moi qui adore ce personnage…

Bien sûr (on est devant This is us), le lendemain, les deux femmes réussissent à parler : la mère avoue avoir eu exactement cette même figure maternelle et ce manque d’air… jusqu’à ce qu’elle trouve son mari. Ouep, si Beth lui reproche de manquer d’air, la mère aussi dit en manquer, depuis le départ de son mari.

Dans tout ça, Beth se retrouve presque à s’excuser parce que eh, le chemin choisit par sa mère lui a permis de trouver Randall. Toutefois, elle reçoit le pardon de sa mère, et ça change tout. Elle rentre donc heureuse chez elle, prête à annoncer à Randall son nouveau projet : devenir prof de danse. C’est beau comme tout de la voir toute amoureuse de Randall qui la dépose et reprendre la danse. Elle est un peu rouillée, mais la prof voit bien qu’elle gère trop pour un cours débutant. Bref, Beth demande aussitôt à enseigner, et c’est beau de la voir retrouver sa liberté comme ça.

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This is us – S03E12

Épisode 12 – Songbird Road – 15/20
Sans réussir à atteindre l’intensité dramatique des épisodes précédents, ce nouveau volet de la série parvient bien à tenir ses promesses et à viser juste une fois de plus. Je ne sais pas comment les scénaristes font, mais ça fonctionne toujours, épisode après épisode. Dingue.

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He’s our uncle. He’s family, we’re gonna help him.

Oui, vraiment, dans la longue liste de séries en retard qu’il me reste à rattraper, c’est celle-ci qui a obtenu mes faveurs pour boucler ma semaine. La raison est que je suis pressé de voir ce qui va arriver à l’ensemble des personnages, parce que le cliffhanger m’avait laissé complétement K.O. Kevin empêche le suicide de son oncle quoi.

Deux semaines plus tard, la série reprend exactement là où elle nous avait laissé : Kevin invite son oncle à dormir à l’hôtel avec son frère et sa sœur, sans oublier de faire quelques placements de produit au passage, parce que c’est important de faire de la pub pour Pringles apparemment. Kevin se retrouve ensuite à devoir aider son oncle seul, parce que Kate et Randall sont peu motivés par ce nouveau cas humanitaire qui devient l’obsession de Kevin.

Il y passe la nuit, finalement, et le lendemain matin, il est prêt à proposer un centre pour anciens soldats à Nicky. Tout se passe bien… jusqu’à l’arrivée de Rebecca. Perturbée comme elle était, ce n’est pas étonnant de la voir débarquer, mais ça surprend tout le monde. Elle en est la première surprise, surtout quand elle apprend que Jack a revu son frère en 1992, sans jamais lui avouer. Et elle s’en souvient très bien, c’était juste avant la St Valentin.

Il n’empêche que Randall et Kate ont besoin de rentrer chez eux, le premier pour retrouver Beth et la seconde pour un rendez-vous médical. Kevin est frustré et s’énerve un peu contre eux, surtout contre Randall, mais ça permet à son frère et sa sœur de partager quelques souvenirs du week-end en question. Ils décident ainsi de faire un détour à Pittsburgh, pour retrouver leur rue, les voisins, possiblement le jardin. C’est bizarre un peu comme idée, surtout que la maison n’est plus là.

J’ai beaucoup aimé la manière dont les nouveaux occupants de la nouvelle maison sont introduits dans la série toutefois : par une bonne dispute de famille, évidemment. Franchement, c’était digne de la série et ça ajoutait de l’humour de voir quelqu’un fermer une porte au nez de Randall.

Ils finissent par rentrer dans la maison et si ça commence bien, ça tourne vite vinaigre quand ils se rappellent les bons souvenirs du week-end de St Valentin… mais que Kate s’avère se souvenir très différemment de la journée : Randall, au contraire, se souvient que son père n’était pas si bien que ça, ce jour-là. C’est l’occasion d’un bon débat pour savoir qui a les souvenirs les plus justes, mais la vérité est qu’ils ne se souviennent que d’une partie de la journée chacun.

En effet, en flashback, nous reprenons aussi là où l’épisode nous avait laissé : Jack enchaîne cette journée difficile avec une insomnie qui inquiète un peu Rebecca, mais qui accepte de se charger de ses tâches du lendemain, à savoir emmener Kevin rencontrer un joueur. Jack ? Il aide Kate et Randall avec ses cartes de la St Valentin. Merci pour le Bingo Séries ! Enfin, il ne les aide pas vraiment, il fuit ses responsabilités pour déprimer devant la maison.

Si cela passe à peu près auprès de Kate, ça ne passe pas auprès de Randall, qui sent tout de suite le problème. Il colle son père autant que possible, essayant de comprendre exactement ce qu’il se passe, mais ce n’est pas une tâche aisée. Au mieux, il se voit offrir l’occasion de commander une pizza par lui-même. Il le fait, et ça vire à la catastrophe, parce que Kate et lui font n’importe quoi et étalent un peu partout des paillettes.

Quand il les découvre, Jack s’énerve contre Kate et finit par balancer, dans la cuisine, une assiette contre le mur. Enervé de s’être énervé, il finit par revenir auprès de ses enfants pour participer à son tour à une bataille de paillettes. Voilà ce dont Kate se souvient, une belle journée… mais Randall est effectivement plus lucide.

Rebecca et Kevin ? La dédicace ne se passe pas bien comme Kevin l’espérait, mais bon, ça se passe malgré tout, avec une petite dispute au passage. Rebecca se rend donc acheter un déjeuner pendant que Kevin reste seul dans la file d’attente. Il rencontre seul la star, et Rebecca s’avère curieuse de ce qui s’est dit entre eux. Malheureusement, Kevin n’a pas trop envie de lui raconter, et elle doit à son tour rencontrer le joueur pour découvrir que Kevin a fait tout un tas de recherches afin de s’assurer que le joueur serait heureux quoiqu’il lui arrive.

Pendant ce temps dans le présent, Kevin et Rebecca emmènent Nick dans le centre trouvé par Kevin, pour l’aider à reprendre le contrôle de sa vie. Malheureusement, celui-ci n’en a pas spécialement envie et refuse l’aide apportée par son neveu. Ce n’est pas bien étonnant, franchement. Cela énerve toutefois Kevin qui se retrouve à s’en plaindre à sa mère. Tous les deux sont forcément énervés après Jack qui leur a caché bien des choses, mais il est trop tard pour faire quoique ce soit.

Rebecca prend toutefois le temps de parler avec Nick, parce qu’elle est heureuse d’avoir quelqu’un qui a des souvenirs de lui qu’elle ne connaît pas. Cet amour à travers le temps, c’est beau. Elle affirme qu’une fois sobre, Jack aurait probablement pu prendre la bonne décision de recontacter son frère. Ouep. S’il ne l’a pas fait, elle espère que Nick prendra le temps de rétablir enfin les bonnes relations dans la famille, parce que ouais, ils sont une famille.

En parallèle, Kevin nettoie la caravane de son oncle et déprime quelque peu de ne pouvoir lui venir en aide. En plus, Zoe ne décroche même pas le téléphone quand il l’appelle quoi. Et alors que Rebecca le vend comme un véritable héros des temps modernes, Nicky est bien forcé de reconnaître qu’il voit Kevin comme une star de cinéma, quoi.

Oh, pas de quoi s’inquiéter : cet énervement entre eux ne dure pas, puisque Rebecca culpabilise vite et que Nicky finit par lui raconter quelques souvenirs d’enfance. Cela le mène surtout à se rendre compte qu’il n’est plus grand-chose aujourd’hui. Il fait ensuite quelques efforts pour Kevin, l’autorisant à réparer le toit de sa caravane et lui promettant de se rendre à une réunion au moins du centre pour les vétérans.

Il s’en débarrasse malgré tout, mais les adieux entre eux se passent bien, parce que Nicky lui dit tout ce qu’il veut entendre – et il le sait grâce à Rebecca. Cette dernière remercie Kevin de l’avoir aidé à obtenir de nouveaux souvenirs de Jack. Malheureusement, c’est trop tard : Kevin a craqué pour une bouteille de whisky quand il nettoyait la caravane de son oncle. Putain, quoi. Et il n’en a pas bu qu’un peu – ce qui accentue probablement sa culpabilité à venir quand sa mère se dit fière de lui. C’est naze ça, mais en même temps, c’est le principe de l’alcoolisme quoi.

Quand Randall rentre chez lui pour s’occuper de Beth et des filles, il découvre que Beth doit s’en aller bien vite car sa mère s’est blessée. Voilà, la série nous pave le chemin pour la suite avant que Randall n’offre des cadeaux bidons aux filles. Quand Kate rentre ? Elle se fait accueillir par son mari qui écoute ses nouveaux rêves de jardin et de films à y projeter à leur fils. Ouais, mais vraiment, le plus important à retenir de cette fin d’épisode, c’est que Kevin est de nouveau dans la merde. Outch.

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The Good Place – S03E13

Épisode 13 – Pandemonium – 19/20
Oula, je pensais voir un épisode de fin plutôt fun et purée, je n’étais pas du tout préparé aux excellents choix de cet épisode. Autant le final de l’an dernier m’avait laissé plutôt perplexe sur ce que pouvait donner cette saison 3 – et à raison, puisqu’une partie m’a laissé de marbre – autant la saison 4 promet déjà de grandes choses. Très jolie fin de saison.

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But that’s part of the fun, right ?

Michael découvre donc le stress en début d’épisode et refuse totalement de faire son travail. Il réagit un peu comme un étudiant face à un partiel, ou un lycéen face au contrôle que j’ai annoncé depuis deux semaines ; c’est-à-dire qu’il cherche toutes les excuses pour s’en tirer. Tout ceci finit par obliger Eleanor à prendre sa place. Elle se présente donc comme l’architecte du quartier auprès de John, car Michael est incapable de le faire. Elle connaît bien le script, de toute manière, et elle s’en tire plutôt bien.

Elle présente Michael comme son assistant et galère comme elle peut, puisqu’elle ne peut pas lire le dossier de John ni répondre à l’ensemble de ses questions. Il est alors facile pour elle de s’appuyer sur Janet, et de regretter de ne pas l’avoir présentée comme l’architecte du quartier. C’est clair que ça aurait été plus simple, mais il est pourtant évident que c’était à Eleanor que revenait ce rôle.

Elle l’annonce au reste du groupe qui est tout de même sceptique, mais comme toujours, elle obtient leur soutien inconditionnel. Le plan peut donc poursuivre sa route comme si de rien n’était : Tahani reprend son rôle pour la fête de bienvenue, et Jason interprète le rôle de Jianyu à nouveau. Quant à Chidi, il fait ce qu’il peut pour aider Eleanor dans sa nouvelle mission, en parfait petit-ami. Ils sont très drôles à se retrouver dans une relation interdite, et ça donnait une dynamique vraiment sympa à leur couple.

En parallèle, Tahani découvre qu’elle connaît John, et découvre une nouvelle sorte de torture. John est en fait le pire pour… Tahani : il est un « journaliste » qui disait du mal d’elle et de toutes les stars sur Terre. Il est rapidement évident qu’elle est confrontée à ses pires défauts à cause de John, et comme elle le comprend, elle se précipite auprès d’Eleanor et Michael pour les prévenir.

Elle a en effet compris qu’il s’agissait là d’un plan du Mauvais Endroit. Et effectivement, le deuxième humain à rejoindre le groupe de ces quatre nouveaux humains n’est autre que… Simone. Aïe. L’ex de Chidi est donc morte, et ça le paralyse complétement, surtout qu’il doit pouvoir leur enseigner l’éthique normalement.

Ils se plaignent au juge évidemment, et elle accepte d’effacer la mémoire de Simone, mais cette dernière doit absolument rester dans l’expérience. C’est tellement horrible – mais au moins, c’est une humaine qu’il sera facile de sauver. Autant John a l’air insupportable, allant jusqu’à se moquer de Tahani étant morte au Canada, autant Simone est plutôt super, non ?

C’est plutôt chouette de la voir rester dans la série, en plus, même si je n’ai pas aimé ce que ça impliquait pour Chidi. En effet, alors que l’épisode était plutôt drôle jusque-là et promettait une saison 4 sympathique, les scénaristes ont décidé d’un ultime twist horrible pour cette saison 3 : Chidi demande alors à être rebooté pour oublier Simone. C’est juste super triste comme plan et c’est tellement bien vu de la part des scénaristes. Bien sûr que Chidi ne peut pas se comporter normalement face à Simone en se souvenant d’elle…

Oui, mais une fois Chidi amnésique, c’est à Eleanor de souffrir : elle, elle se souvient de lui. La décision est toutefois prise : Chidi oublie donc tout ce qui va suivre sa mort d’origine, et c’est tellement triste de le voir faire ses adieux. On tente bien de nous mettre un gag avec Jason et la pizza, mais non, personne n’a envie de rire, surtout que l’épisode en fait des caisses. Eleanor et Chidi ont même droit à quelques souvenirs oubliés de toutes leurs timelines au cinéma.

Bref, la Bad Place réussit à torturer totalement Eleanor pour cette fois. Les souvenirs sont tellement drôles à voir, surtout qu’on en découvre pas mal également, mélangés à des souvenirs des saisons précédentes. C’est pire qu’un film tout ça, et la parodie fonctionne.

Même si je n’ai jamais shippé ce couple à 100%, tout ça fonctionne à merveille. Ce twist est inattendu et promet une saison 4 assez exceptionnelle. Quant à la dépression de cet épisode, c’est quelque chose. J’suis pas venu ici pour souffrir, ok ?

Après tout ça, et alors que Chidi est en train d’être rebooté, Eleanor questionne donc Janet sur le sens de l’univers, et ce n’est pas 42. Non, le fait que rien n’ait de sens est finalement ce qui fait le fun de la vie d’après Janet qui comprend bien ce que vit Eleanor pour l’avoir vécu sur Terre avec Jason quand il ne se souvenait pas d’elle et qu’elle n’avait plus ses pouvoirs.

C’est une magnifique scène finale entre ces deux-là, la série apporte une réponse bien à elle au sens de la vie – mais eh, c’est ce que font toutes les séries du genre – et Eleanor accueille finalement Chidi en tant qu’architecte. J’ai hâte que l’on découvre les deux prochains humains aussi et je trouve que la saison 4 a déjà tout ce qu’il faut pour être l’une des meilleures. Improbable, ils ont encore réussi leur coup !

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EN BREF – La saison 3 n’est pas la meilleure de la série, avec toute une partie en milieu de saison qui patinait bien trop. Franchement, j’ai fait une longue pause dans mon visionnage et je me souviens encore d’avoir pensé que le pire arrivait pour cette série que je suis censé adorer.

Et puis, sans crier gare, la série est repartie sur ses excellents épisodes et twists habituels. Comme à chaque fois, l’impression d’arriver au bout du voyage n’était finalement qu’un leurre et renvoie à de nouvelles décisions scénaristiques qui sont excellentes. La quatrième saison sera un nouveau reboot renouvelant totalement les enjeux de la série, mais elle promet d’être aussi savoureuse que les précédentes, si ce n’est plus.

En effet, malgré 150 reboots, on s’attache à ces personnages et on leur souhaite le meilleur. La nouvelle torture de Tahani promet beaucoup de bons gags, celle d’Eleanor, de bons moments déchirants et Jason… bon, c’est Jason, ils trouveront bien un truc débile à lui donner. J’ai hâte d’être septembre pour la suite, c’est malin !

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