The Magicians – S03E13

Épisode 13 – Will You Play With Me ? – 20/20
Même en étant malheureusement spoilé sur les cliffhangers de fin, cet épisode m’aura réservé son lot de surprises et vient achever à la perfection une excellente saison, tout en promettant une saison 4 qui a elle aussi tout ce qu’il faut pour me passionner, huit mois avant qu’elle ne commence. L’attente va être longue car The Magicians s’est hissée cette année au rang de mes séries préférées, mais je me console en me disant que j’ai trois livres qui m’attendent et la possibilité de toujours revenir dans cet univers avec quelques rewatchs.

Saison 3

Spoilers

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I’m sort of in a middle of this quest.

Le gros avantage de regarder cet épisode avec du retard est que, malgré le spoiler, j’ai aussi droit à une qualité vraiment top. Je trouve le positif où je peux, donc. Cette fin de saison poursuit la très bonne habitude des fins de saison commençant par une introduction vraiment bien fichue, cette fois sur le fameux conte des sept clés et la quête. Maintenant que le dernier chapitre est enfin là, tout le groupe se réunit pour entendre Quentin lire et pour deviner la prochaine étape de leur quête.

Si ce n’est pas si simple, les choses se compliquent pour Julia continuant d’entendre beaucoup trop de voix dans sa tête réclamant de l’aide à « la dame de l’arbre »… qui n’est autre qu’elle, après l’épisode de la forêt de Fillory. Julia entre donc en contact avec Iris qui lui apprend qu’elle est désormais une déesse, une vraie de vraie, et que la quête n’est plus franchement ni sa priorité, ni une inquiétude à avoir. Et juste comme ça, Julia quitte donc la quête et surtout Quentin.

La scène d’au revoir entre ces deux-là est hyper cool. Elle lui laisse un peu de magie pour un sort et s’en va, mais leur petit dialogue tout plein d’émotion était chouette. Penny 23 se retrouve donc dans un monde qu’il est venu rejoindre pour être avec elle où elle n’est pas là quand même, alors que Josh travaille efficacement pour la quête.

Le groupe apprend inévitablement que Julia est une déesse, et c’est assez drôle de découvrir les réactions de chacun, mais pas franchement utile pour faire avancer les choses dans la quête. Leur recherche les mène à travailler l’Odyssée, Calypso et finalement à découvrir qu’Ogygie, l’île de Calypso dans l’œuvre d’Homère est une compagnie de jeux vidéo pour smartphones dirigée par une certaine Callie… Ben tiens, comme de par hasard. Il la contacte donc pour découvrir qu’elle est effectivement liée à Promethée, dont il a été question plus tôt dans la saison. C’est bien, on va revoir toute la mythologie avec cette série – j’aurais pu la regarder pendant mes révisions.

On a même droit à un flashback sur le couple Callie/Promethée mettant en place la quête. Celui-ci s’est suicidé à petit feu avec la création des sept clés contenant ses pouvoirs alors que ses ennemis n’attendaient que ça pour le tuer. Les choses avancent comme d’habitude bien vite, puisque Callie révèle à Q, Margo et Josh tout ce qu’ils voulaient savoir, répondant calmement à leurs questions. On aurait gagné du temps à commencer par là quand même.

Le château du bout du monde s’avère finalement à être Fillory, ce qui n’est franchement qu’une demi-surprise. Ce « Blackspire » est sous le château de Margo et Eliot, tout simplement, mais c’est surtout une bonne manière d’économiser de l’argent. Ah et c’est également une prison pour quelque chose qui ne doit surtout pas sortir de là et pour une volontaire qui est là-bas pour sauver son père, également volontaire ; histoire d’avoir un conte qui vaille le coup. Bien.

Grâce à la magie donnée par Julia, Quentin parvient à contacter Ora, la prisonnière, dans un rêve. Je ne sais pas s’il fait bien de s’en servir si vite et comme ça, mais bon. Ora refuse de l’aider car elle ne peut : quelqu’un a tué tous les autres gardiens de la fontaine de la magie, mais Quentin lui propose un marché. Grâce à cela, elle va lui ouvrir les portes du château et lui va… prendre sa place de gardien, pour des siècles s’il le faut.

Un peu comme Margo le lui reproche, je ne trouve pas que Quentin fait un bon usage de la magie légué par Julia, mais ça permet donc d’avancer dans l’épisode, avec un plan solide… qui laisse toutefois Alice flippée de perdre une nouvelle fois les pédales. Elle contacte donc le doyen de Brakebills pour lui demander de lui effacer la mémoire et de lui permettre de redevenir quelqu’un d’autre. Oui, elle quitte à son tour la magie, rien que ça. C’est la pire des idées, mais le doyen accepte… avant qu’il ne soit révélé qu’il travaille lui aussi pour la Bibliothèque. On ne s’en sortira jamais.

C’est sur le bateau qui les amène sous Fillory (via les cascades) qu’Alice avoue à Quentin son nouveau plan. Décidément, c’est un épisode fort en adieu pour Quentin. Après Julia, c’est donc au tour d’Alice de le quitter, en lui avouant son amour et en l’embrassant. Tout le groupe arrive donc à Blackspire, qui ressemble franchement à un jeu vidéo, et les portes s’ouvrent sur Ora.

Celle-ci explique à Quentin les règles, alors qu’Alice disparaît de son côté et qu’Eliot fait ses adieux à Margo, au cas où. Quentin rencontre donc le « monstre », qui a l’apparence d’un simple acteur (faut dire que niveau effets spéciaux, ils ont déjà pas mal donné dans les visuel de Fillory, je pense) et alors que tout se passe plutôt bien entre eux… Eliot débarque et tue le Monstre avec le flingue récupéré par Kady et Julia lors de l’épisode précédent.

Cela doit bien arranger les affaires d’Alice qui avait elle aussi son plan, c’est sûr. Si Eliot est sûr d’avoir tué le Monstre et qu’il affronte sans trop de peine la colère de Quentin, les choses dérapent encore quand Ora se fait clairement posséder par le Monstre quand personne ne la surveille. Quant à Alice, son plan consiste à trahir tout le monde une nouvelle fois.

Elle choisit donc de détruire les sept clés, quitte à s’en prendre à Margo et Penny qui veulent l’en empêcher, pour que la magie ne revienne jamais dans le monde ; et en étant sûre de ne pas s’en souvenir grâce à la potion fournie par le doyen. En vrai, il y a une logique derrière ses actions, et c’est bien ça le plus flippant. En tout cas, elle réussit vite à détruire les clés et, au passage, tout le travail de tout le monde pendant la saison. C’est un twist sympathique, même si on se doute bien que ça ne s’arrêtera pas là.

Pendant ce temps, Margo et Eliot s’étant absentés, c’est Fen qui est désormais en charge du château, et c’est sympa à voir. Elle manque totalement d’assurance et reçoit la visite de la reine des fées énervées par la mort de quelques fées par… des humains avec de la magie. C’est intrigant de voir une nouvelle intrigue se mettre en place à ce stade d’un épisode de fin de saison, surtout quand l’intrigue semble pouvoir couvrir beaucoup plus qu’un simple épisode.

Evidemment, on découvre assez vite qu’il s’agit d’Irene qui est revenue à Fillory par on ne sait quel moyen. La reine des fées refuse de laisser Fen s’occuper de la situation et vient ainsi directement à celle-ci, qui reçoit l’aide d’un voyageur également, pour négocier avec elle suite à son marché rompu qui a rendu les fées vulnérables. Et la négociation est digne de celle d’Ora/Quentin : elle propose de se suicider pour leur donner la magie de 50 fées, en échange de la certitude qu’aucune autre fée ne sera jamais pourchassée – et que ce marché-là ne sera jamais brisé. C’est intéressant à court terme pour Irene, mais à long terme, ça donne tout de même un pouvoir énorme aux fées.

Irene accepte malgré tout, ce qui laisse Fen en larmes, alors même qu’elle est supposée détester la reine des fées. Celle-ci lui murmure quelque chose, mais allons savoir quoi… Et elle se fait bel et bien tuer par Irene, en lui promettant qu’elle regrettera son choix. C’est si triste de la voir mourir, j’avais fini par l’apprécier – preuve d’une bonne écriture de la saison j’imagine.

Enfin, en parallèle, Julia et Iris se retrouvent dans une sorte de monde parallèle où Iris lui confie la tâche de créer un monde. C’est plutôt sympathique à suivre, avec une Julia qui continue de s’inquiéter pour ses amis. Il faut bien dire qu’elle a de quoi s’inquiéter et ça énerve Iris de la voir se préoccuper autant de ses anciens amis. Sans trop de surprise, quand elle sent Margo prête à tuer Alice et Quentin désespéré, au sol, Julia décide de rentre une visite à Blackspire.

Toute puissante, elle empêche Alice d’agir (car ses intentions sont pures, mais mauvaises quand même), avant de recréer les clés par son pouvoir de déesse. C’est excellent à voir, mais cela veut dire qu’elle s’affaiblit volontairement et renonce à ses pouvoirs nouvellement acquis de déesse. Elle le fait bien évidemment pour Quentin et relance la quête. Ce qui est top, c’est qu’Alice assiste à tout ça en sachant qu’Ora est devenue le Monstre et que toute l’intrigue de Julia prend du sens. C’est amené un peu précipitamment dans cet épisode, mais c’était finalement teasé depuis le cliffhanger de l’an dernier, et ça confirme la solidité d’écriture de cette série. Oh, et ça explique l’incohérence relevée en début d’épisode sur les sept clés de la fille du conte : elle s’en sépare, mais les a de nouveau à la fin de l’histoire. Maintenant, on voit comment cela est possible.

Julia est aussitôt soutenue dans sa perte de pouvoir par Penny 23, ce qui est assez amusant à voir étant donné le passé du duo Penny/Julia qui étaient de simples connaissances. Ces deux, Kady, Quentin, Josh, Margo et Eliot sont donc sept, et il y a sept clés à insérer en même temps, ça tombe bien. Quand ils les tournent, il ne se passe pas grand-chose, puis la fontaine magique s’active et tout va bien. J’aurais envie d’y croire, mais comme je me suis fait spoiler les cliffhangers, je sais bien que ce n’est pas fini.

Et effectivement, alors que tout va bien, Irene débarque avec Fogg et son voyageur. Les voilà qui mettent K.O en un claquement de doigts nos magiciens, puisqu’Irene a les pouvoirs de cinquante fées, et détournent la magie de la fontaine pour l’envoyer directement… à la Bibliothèque, qui par conséquent est celle qui redistribuera désormais la magie dans le monde.

La fin de saison voit Brakebills rouvrir ses portes avec un nouveau marché passé entre l’université et la Bibliothèque, qui offre des rations de magie aux magiciens. Fogg a repris bien du pouvoir dans cette nouvelle réalité qu’il a construite de ses mains : il négocie avec la Bibliothèque sans problème pour la magie, pour la vie de ses étudiants, pour tout… sauf pour Alice. Comme celle-ci a rompu le marché qu’elle avait avec la Bibliothèque en détruisant les clés, elle leur appartient désormais.

Fogg lui rend visite et elle est complétement morte d’inquiétude. Loin d’avoir tout oublié, elle sait que le Monstre qui a pris possession d’Ora va partir à la recherche de ses amis pour les tuer. Et le vrai problème c’est qu’aucun des sept quêteurs n’a le moindre souvenir de qui il est.

Eh oui, la série se reboote toute seule : Margo, Eliot, Penny 23, Julia, Kady, Quentin et Josh ont tous été forcé de prendre la potion qui leur a fait oublier qu’ils étaient des magiciens. Et ils n’ont même pas le même nom. La série s’amuse bien : Margo est toujours aussi bitch, mais elle ne reconnaît pas Josh qui l’appelle Janet et se présente comme Isaac. Oui, ils se croisent, mais il va falloir croire qu’il ne s’agit que d’une coïncidence pour l’instant.

Si Josh est chauffeur de taxi, Julia enseigne l’architecture ou quelque chose comme ça, Penny est DJ, Kady est une dealeuse, Quentin est un étudiant nommé Brian. Cela ferait un bien joli cliffhanger sur une reprise de One way or another, mais ce n’est que le début. Brian est en effet approché par Eliot qui le reconnaît très bien et veut jouer avec lui, posant exactement la même question que le Monstre… Et effectivement, ses yeux s’enflamment tout pareil quand il pousse Quentin à venir avec lui. Oh, ça va faire un tellement bon duo !

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EN BREF – C’était de loin la saison la plus solide de la série, avec une écriture parfaitement maîtrisée d’un épisode à l’autre, des scènes hilarantes, des références extrêmement bien maniées, un casting qui révèle la possibilité d’interpréter de multiples versions des mêmes personnages et, dans l’ensemble, une suite d’excellents épisodes tout simplement.

Cet épisode final est une excellente chose car la saison 4 promet d’apporter une tonalité tout à fait différente à la suite de la série. C’est un reboot bienvenu qui, j’imagine, va les éloigner un peu des livres, que je n’ai plus qu’à lire d’ici le début de cette prochaine saison. Je suis en tout cas totalement motivé à les lire désormais, et c’est bien parce que cette saison a su maximiser à fond son potentiel.

Le cliffhanger laisse totalement Fen de côté, mais n’oublions pas non plus qu’elle est toute seule à diriger Fillory et a perdu son alliée/ennemie/protectrice, donc sa situation risque d’être bien problématique quand on la retrouvera. Une quête des sept magiciens où chacun doit se retrouver et se reconnaître, en se croisant parfois, c’est tout à fait quelque chose que j’ai envie de voir. Oh, oui, ce n’est pas l’idée la plus originale qui soit car ce n’est jamais que la deuxième série à le faire cette année et la troisième dans ma vie (pour ne rien spoiler je ne dirais pas de qui je parle mais bon), mais c’est une idée que j’aime énormément car ça permet toujours des connexions et ramifications passionnantes à découvrir.

Du coup, cette saison 3 a hissé définitivement la série au stade de mes séries préférées et je suis extrêmement pressé de découvrir la prochaine saison, car cette fin est pleine de promesses !

Saison 3

 

Unreal – S03E06

Épisode 6 – Transference – 18/20
Si la construction d’un épisode n’a plus grand-chose de surprenant à ce stade de la saison, ça reste toujours beaucoup trop plaisant de retrouver ces personnages à la moralité plus ou moins douteuse selon les situations. C’est d’ailleurs exactement ce que montre cet épisode, avec également des mises en garde plus générales et habituelles sur les manipulations beaucoup trop simples de la (télé)réalité pour le bien des audiences.

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Spoilers

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This is real. This is Rachel!

En début d’épisode, Rachel prend donc la décision de s’occuper de son père, c’est là qu’on en était resté la semaine dernière, avec une bien longue randonnée matinale qui finit sur une rencontre tout aussi matinale avec Jeremy, comprenant immédiatement que son père reste dormir avec elle dans le camion. Elle lui demande de ne rien dire et passe une partie du reste de l’épisode à essayer de négocier pour l’achat d’une maison.

Simon continue de vouloir placer le père de Rachel sous surveillance. Celle-ci est persuadée qu’il va de mieux en mieux et qu’il n’a pas besoin de ça, mais à force de le faire rester dans le camion sans surveillance, elle finit par le perdre. Jeremy l’aide à le chercher, et Rachel panique que Quinn se rende compte de sa présence.

Pendant ce temps, Serena est un cliché vivant avec sa lecture de Great Expectations (de Dickens) et sa demande d’un rencard simplissime approuvée par Rachel, mais ça ne permet pas d’obtenir les audiences du siècle.

En mal d’audiences, Quinn envisage de trouver un scandale pour les remonter, et elle compte sur Chet pour l’aider dans sa quête. En attendant de trouver, ils organisent une partie de volley improvisée pour les prétendants qui se retrouvent tous torse nu, parce qu’il faut au moins ça pour que le public accepte de regarder.

Comme Jeremy est en train d’aider Rachel, c’est la nouvelle qui est chargée de filmer tout ça. Et alors que Quinn trouve sa prochaine victime, Serena est surprise sous la douche par le père de Rachel. C’est raté pour la discrétion, et ça lui permet d’enfin rencontrer Quinn, dont il a bien sûr beaucoup entendu parler.

Rachel découvre que son père regarde Everlasting, et il voudrait bien rester pour la regarder travailler, mais ce n’est pas gagné. En même temps, Rachel n’a pas trop le choix, car Quinn refuse de lui laisser le moindre temps libre – ce qui est plutôt logique après tout, c’est son travail quoi.

Jay met les choses au clair avec Alexi et ça ne pourrait pas plus mal tourner : il lui réclame de nouveau de la drogue en échange d’une compensation « qui vaut le coup », lui rappelle qu’il est désormais uniquement là pour « Passport to dance » et quand le copain de Jay débarque sur le plateau (c’est la journée visiteurs apparemment), il en profite pour dire qu’il devrait être dans « leur » émission. La boulette du siècle, encore. Le copain découvre ainsi avec beaucoup de plaisir (non) qu’il est en train de se faire voler son émission.

Ce n’est que plus tard dans l’épisode que Jay retrouve son copain, qui n’a plus aucune confiance en lui et le soupçonne immédiatement de coucher avec Alexi. Pour s’en sortir, Jay retourne la situation et finit par le larguer. Sur le plateau, oui, oui.

Alors que les producteurs enregistrent les rencards du jour, le père de Rachel débarque de nouveau, juste pour regarder en présence de sa fille comment tout cela est fabriqué. Le problème, c’est que Rachel est rapidement distraite et ne remarque pas son père qui commence à trembler du manque de médicaments. Du coup, elle décroche son téléphone, avec Jay pour la couvrir, et propose de payer en cash sa cabane. Son père s’en tire plutôt bien, sympathise avec quelques prétendants mais tremble toujours beaucoup trop… sous la surveillance vidéo de Simon.

Serena choisit après les rencards avec chaque candidat d’aller au restaurant avec le cuisinier, Guy. Chaque candidat ? Pas Jasper, évidemment, qu’elle continue de ridiculiser à cause du pari. Guy ? C’est l’une des deux nouvelles victimes de Quinn (et Chet) : ils veulent que Warren et lui passent pour un couple aux yeux des téléspectateurs. Eh, elle a choisi le mauvais, il y a déjà Alexi pour ça.

En même temps, c’est vrai que Guy et Warren n’ont probablement pas beaucoup d’intérêt pour la suite ; et comme Serena a choisir son rencard prolongé avec Guy, elle sert à Quinn un vrai triangle amoureux à exploiter. Cette dernière n’attend pas et fait aussitôt une virée en limousine avec Warren pour le faire parler de Guy, avec qui il est en colocation pour l’aventure. Avec un peu d’alcool, c’est rapidement fait.

Et une fois qu’il parle des cupcakes de Guy et de son plaisir de le retrouver chaque soir, c’est rapide de le faire passer pour gay avec son look Brokeback Mountain. Il a beau s’en offusquer, Quinn déchire à son job (ou les scénaristes à l’écriture, au choix) : elle lui explique ainsi qu’il faut convaincre Serena qu’il n’est pas gay, pas elle.

C’est ainsi que Warren débarque complétement bourré pendant le rencard de Guy et Serena. Bien joué. Il la demande aussi en mariage et cela provoque une dispute avec Guy, ce qui est excellent mais ne plaît pas tellement à une Rachel qui se sent trahie de ne pas avoir été mise dans la confidence des plans de Quinn et Chet.

Rapidement, ça se termine en confrontation Guy/Warren, et Serena vient se plaindre à Rachel en qui elle n’a plus aucune confiance. Rachel prend évidemment le dessus sur elle, mais ça ne règle pas tout. La dispute Warren et Guy n’est pas traitée beaucoup plus longtemps et toute l’équipe rentre à la villa d’Everlasting où Jasper a claqué tout l’argent du pari qu’il n’a même pas gagné en fleurs et chèques pour des associations. Ce n’est toutefois pas suffisant pour décrocher un baiser, et Serena continue de briser toutes les attentes des téléspectateurs, au désespoir de Quinn.

Quinn et Chet se rendent donc voir Guy pour lui montrer un montage où Warren et lui passent pour un vrai couple. Complétement révolté, il leur demande de ne pas diffuser ces images, mais Quinn et Chet ont bien d’autres idées en tête. S’ils lui montrent ça, c’est surtout pour obtenir son accord. Et pour cela, il suffit de lui expliquer qu’il risque de se faire virer par Serena ce soir-là et que les producteurs sont prêts à investir dans son restaurant, surtout s’il devient une star des tabloïds en entrant dans leur narration homosexuelle et en jouant un peu avec ce côté-là de l’histoire. Machiavélique. Les promesses de gloire suffisent à convaincre Guy, qui demande tout de même à être bisexuel, pas gay.

En parallèle, Simon se rend auprès du père de Rachel pour le convaincre de se faire interner, car il a peur pour lui qui est clairement en manque (il en est aux sueurs froides). Forcément, il dépasse au passage le cadre de sa profession en sous-entendant que Rachel n’est pas apte à s’occuper de son père. Il lui explique vaguement les problèmes de Rachel qui choisit ce moment pour arriver, engueuler Simon et… perdre son père qui vient juste de dire qu’il ne voulait pas être un fardeau pour elle. Le genre de phrase pas très rassurante avant de disparaître.

Il ne disparaît pas tout à fait cela dit : on le retrouve bien vite en train d’hurler au beau milieu du salon qu’il veut parler à Quinn, pour finalement la rejeter quand elle arrive, et pour révéler à tout le monde que « ce qui est arrivé » à Rachel, « ce que cet homme lui a fait » s’est produit dans sa maison et qu’il est un mauvais père. Devant tout le monde donc.

Rachel réussit donc à l’éloigner et si tout le monde prend son pied et se moque d’elle, Jeremy les recadre rapidement. Quinn semble aussi plus humaine que jamais à arrêter Chet en train de tout enregistrer en lui disant que ce n’est pas du bon drama car c’est réel, c’est Rachel. Nous voilà au cœur de la série : tout est permis avec les candidats, mais seulement avec les candidats, pas avec la production – du moins, pas avec les bons producteurs.

J’ai beaucoup aimé cette réaction de Quinn, mais aussi celles de Madison et surtout Serena, comprenant enfin que Rachel est une personne avec des problèmes elle aussi, ce que la productrice tentait de lui expliquer plus tôt, sans succès. Quinn essaye alors d’expliquer à Rachel qu’elle n’a pas à être responsable de la désintox de son père, et que le soigner ne suffira pas à la soigner elle.

Malgré tout, le tournage reprend avec une énième cérémonie de départ, interrompue cette semaine par Guy qui demande à quitter la compétition. En effet, il a compris que toute l’émission n’était qu’un mensonge et qu’il aime quelqu’un d’autre, au grand dam de Serena et au plaisir de Quinn qui découvre qu’il joue impeccablement son rôle.

La surprise est totale pour Madison (dont c’est le candidat, la pauvre) et pour Jay, mais aussi pour Rachel qui boit chacun des mots de Guy.

Ce dernier s’en va en faisant la promo de son futur restaurant à Las Vegas et touchant l’épaule de Warren, qu’il soit bien clair pour tout le monde que la personne à qui il fait référence est son colocataire. Du coup, Serena, qui doit virer quelqu’un d’autre, choisit logiquement Warren, pour qu’il aille retrouver… la personne avec qui il doit être. C’est une excellente écriture de la série qui twiste la réalité comme il faut pour nous montrer une fois de plus comment la télé est excellente dans sa déformation de la réalité.

Warren vient se plaindre auprès de Quinn qui lui explique qu’elle fait de la télé et qu’elle ne gère pas la vie de ses candidats. C’est bien drôle de la voir passer d’une attitude à l’autre, de l’humanité vis-à-vis de Rachel à son attitude froide et détachée envers les prétendants.

Serena vient d’ailleurs s’excuser auprès de Rachel qui la rejette. Quant à Simon, il obtient ce qu’il veut avec le père de Rachel qui comprend par lui-même qu’il doit se faire placer. Rachel utilise donc son argent pour le faire placer, car il ne s’en sortira pas sans aide.

Jeremy est perdu dans ses pensées et Charlie l’envoie s’occuper de Rachel, car elle voit bien que ça le préoccupe. Devant son camion, il tombe sur Quinn qui l’envoie gentiment paitre car ce n’est pas le moment de récupérer Rachel – pas le moment du tout. De toute manière, Rachel n’est pas là puisqu’elle est à la clinique pour son père, à dépenser tout son argent pour lui, à décliner l’offre pour la maison et à faire des câlins à Simon qui ne sait plus comment s’occuper d’elle.

Et comme Rachel commence en fait à aller mieux, les scénaristes continuent de torturer l’équipe de production ailleurs : Chet entend de Quinn qu’il peut avoir tout ce qu’il veut dans sa vie s’il se bat pour. Il se fait immédiatement des films pour la récupérer. C’est loin d’être le pire cliffhanger de cet épisode puisque Jay, en larmes, avoue sa rupture à Alexi qui lui propose de se droguer avec lui pour aller lui. Et cet idiot de Jay commence donc à se droguer. Je ne suis pas prêt à ce que ça finisse mal pour lui, c’est pas juste !

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Life in Pieces – S03E15

Épisode 15 – Graffiti Cute Jewelry Shots – 16/20
Dans l’ensemble, un bon épisode avec de bonnes blagues qui m’auront fait rire, mais dans le détail, je sais que la série peut faire bien mieux que ça, donc il était un peu frustrant de la voir se contenter d’intrigues classiques à la conclusion souvent prévisible. Heureusement, les acteurs sont assez géniaux pour porter une bonne dose d’humour peu importe le scénario !

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Spoilers

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Why don’t you just go somewhere and have puberty?

Story One : Greg’s New Job –  Greg postule donc pour un nouveau job, travaillant pour une application… et il a clairement du mal à s’y faire. Il bosse en effet avec des millenials qui passent leur temps à s’insulter sur les murs des toilettes. C’est plutôt drôle, même si ça s’inscrit dans de nombreux clichés et que la série n’a pas réussi à tourner les deux scènes qui s’y déroulent dans les mêmes toilettes.

En attendant, Greg est promu grâce à un message menaçant sa vie qui ne plaît pas au conseil d’administration et qui fait que son ancien boss est viré. Comme il est le plus vieux de la boîte, c’est lui qui en prend le commandement. Cela semblait souvent forcé, mais comme c’était une histoire autour de Jen et Greg, ce n’est pas si grave : les deux acteurs sont géniaux et peuvent jouer n’importe quoi, je crois !

Story Two : The Cute One – La série célèbre Pâques, et c’est la première fois pour Lark. Cela rend Sophia jalouse. La série sait comment me parler : une intrigue sur la jalousie de Sophia, c’est parfait, parce qu’elle a toujours les meilleures répliques. Ça commence par d’excellents moments avec Clementine et Tyler où elle se moque ouvertement d’eux, puis ça continue avec une jalousie qui empire de minutes en minutes.

Il faut dire que Lark est devenu le centre d’attention de toute la famille à chaque repas de famille, parce que tout ce qu’elle fait est trop mignon. Ah ben oui, c’est vrai que ça se passe comme ça dans toutes les familles, c’est bien normal.

N’appréciant pas de voir les moins de cinq ans tenter de remporter la chasse aux œufs, elle se lance elle aussi dans la quête, volant des œufs aux enfants et se faisant renier par ses propres parents, tout honteux de ses actions. C’est brillamment drôle à voir et Samantha finit par lui conseiller de se réinventer… ce qui n’est pas une grande réussite pour le moment.

Connaissant Sophia, il n’y a pas trop de doutes cependant, ça finira bien.

Story Three : The Necklace – Jen sympathise de plus en plus avec Joan, au point que celle-ci lui offre un de ses colliers. Le problème, c’est qu’au brunch familial, Heather est totalement jalouse de voir Jen porter ce qui est… son collier d’anniversaire de quand elle avait 15 ans et qu’elle pensait avoir perdu. Heather étant Heather, elle demande à Joan de trouver un moyen de le récupérer.

Celle-ci s’exécute, même si elle ne sait pas comment faire parce que c’était enfin un moyen de se rapprocher de Jen. Cette dernière est plutôt compréhensive, même si elle lui explique bien qu’elle était ravie d’avoir le collier et de se sentir comme sa fille.

Joan enchaîne sur la boulette du siècle en disant que Greg se plaint parfois de Jen, ce qui fait l’une des meilleures blagues de l’épisode, puis en lui offrant des boucles d’oreilles… également à Heather, pour la blague finale qu’on aura tous vu venir à 15 mètres.

Story Four : Tim & Colleen Do Shots – Colleen continue de vouloir tomber enceinte, et elle demande à Matt de lui faire les injections dont elle a besoin. Comme il est une catastrophe, Colleen demande à Tim de lui faire, et elle découvre au passage qu’il est excellent médecin, contre toute attente.

C’était sympa de voir ce duo être développé autour d’une nouvelle passion commune, le tricot, et de nous prouver une fois de plus que Tim a beau être un beau médecin, c’est une catastrophe sociale (et une catastrophe au tricot, aussi). Finalement, Tim apprend à Matt comment faire les injections, et j’ai l’impression qu’on a raté l’opportunité de bonnes scènes comiques.

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Shadowhunters – S03E02

Épisode 2 – The Powers That Be  – 13/20
Le plaisir de retrouver la série passé, Shadowhunters redevient plutôt médiocre cette semaine où les économies se font déjà sentir : une grosse partie du budget a dû y passer dans le premier épisode, et si ça rendait bien visuellement, maintenant, ça rend plutôt bof. Cette semaine voit se développer une intrigue un peu molle et des quiproquos dignes de télénovelas. Ce n’est pas un épisode qui restera marqué dans ma mémoire, mais ça fait toujours son taf de divertissement me faisant lever les yeux au ciel, alors tout va bien !

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It’s not weird, it’s not weird at all.

Je pensais que Netflix avait des algorithmes pour me connaître, mais il me propose Black Lightning et The Punisher avant ce deuxième épisode de mon guilty pleasure hebdomadaire. Evidemment que je préfère me jeter sur les aventures de Clary, non mais allô quoi !

La série commence cette semaine avec un événement mondain pour les sorciers qui ne meurent désormais jamais. Magnus y traîne Alec histoire d’avoir quelqu’un à qui parler, à défaut d’assumer pleinement le fait qu’il ait perdu son titre de Grand Sorcier au profit de Lorenzo Rey, introduit au passage comme un jeune sorcier arrogant de 484 ans. Ben voui.

Le type est insupportable et promet à Alec des rendez-vous mouvementés à l’institut, mais ils sont rapidement occupés par d’autres choses, avec Madzie qui débarque pour voir Simon et un accident magique qui lance l’intrigue de l’épisode : les sorciers sont soudainement incapables de contrôler leur magie, et l’un d’eux se fait désintégrer par son propre portail. Heureusement, Magnus sait comment protéger son copain et Madzie, alors on s’en fiche pas mal, mais Lorenzo jette un regard noir à son prédécesseur qui lui a piqué la vedette à sa propre soirée. C’est con.

Chez Magnus, on découvre ensuite que l’acteur interprétant Alec n’est plus au top de sa forme quand le scénario prévoit de lui faire mettre un t-shirt plutôt que de rester en caleçon pendant toute la scène. Les choses ont changé entre deux saisons, mais ils sont toujours aussi niais dans ce couple à s’extasier pour une bouteille de shampoing.

L’intérêt de la scène est que Lorenzo débarque pour prévenir Magnus qu’Asmodeus s’est probablement évadé d’Edom, et qu’il sait parfaitement que notre sorcier aux coupes de cheveux improbables est derrière tout ça. Oh, Magnus dit que ce n’est pas le cas, mais en fait, Asmodeus est un grand sorcier qui n’est nul autre que… son père. Mamamia, c’est reparti pour des histoires de familles.

Alec se débrouille ensuite pour entrer dans le manoir de Lorenzo, soit disant pour le protéger, mais en fait pour enquêter sur les lignes énergétiques corrompues qui ont provoqué l’accident de la soirée de la veille. Tout en faisant cela, il en profite pour déverrouiller une porte-fenêtre par laquelle Magnus s’introduit. Ah ben heureusement qu’il voulait s’introduire illégalement dans la maison, hein.

Et puis, Alec a encore beaucoup à apprendre en politique, clairement : il a toutes les chances de se mettre à dos définitivement ce qui aurait été un allié clé, mais bon. Finalement, les choses se passent plutôt bien quand Alec fait semblant d’apprécier l’art exposé partout chez Lorenzo alors que Magnus jette ses sorts de manière pas discrète. Ils ne se font pas prendre, mais Magnus est super inquiet : tout ça ne vient pas de son père, mais de quelqu’un de bien pire qu’Asmodeus.

Faut-il vraiment faire comme s’il y avait eu le moindre suspense ? La série enchaîne immédiatement avec un plan de la mère de Jonathan qui sacrifie quelques-uns de ses possédés ayant eux-mêmes tué leurs proches pour lui prouver leur loyauté. Et c’est bien le sang de ses possédés qui provoque les crises magiques, dont une arrive à l’hôpital sur ce personnage secondaire déjà vu la semaine dernière, pote avec Magnus et ayant conseillé Alec dans sa relation avec le sorcier. Finalement, avec cette explosion de magie, Catarina, c’est son nom, culpabilise de tuer un de ses patients, mais tout le monde s’en fout royalement.

Dans leur hangar, Maia tente de comprendre ce qui est arrivé à Simon, et le couple est plus crédible que le Simon/Clary de l’an dernier avec des références toutes pourries à Indiana Jones qui passent bien. Si ça passe bien, ça n’empêche que leur scène n’apporte aucune réponse et rien de bien intéressant, hein, faut pas abuser.

On les retrouve ensuite en train de déjeuner, mais on nous rappelle gentiment que Simon ne peut pas manger, puisque c’est un vampire. Pendant qu’il s’étouffe avec la bouffe qu’il a tenté d’avaler malgré tout pour impressionner Maia, celle-ci se rend compte que les loups garous ne sont pas du genre à accepter un inconnu dans la meute. Oh, bah ça alors, quelle surprise ! Simon en fait l’expérience aussi, parce qu’avec sa super-ouïe digne d’un Clark Kent des années 90, il ne perd pas un mot de la conversation de Maia avec l’autre loup-garou.

Pendant ce temps, à l’Institut, Clary a repris la peinture quand elle ferait mieux de s’occuper d’apprendre à se servir d’une machine à coudre vu l’état de son jean. Oui, c’est une réflexion de vieux, mais entre ça et ses écouteurs avec de la musique à fond, elle se comporte comme une adolescente des années 90, alors bon. Jace débarque pour lui proposer un rencard, mais pas avant qu’elle ne lui propose de devenir son modèle, surtout s’il veut bien se déshabiller.

Jace préfère la laisser là avec son modèle tout pourri pour aller demander des conseils de rencard à Isabelle, ça en dit long. Celle-ci est plus blasée qu’autre chose, et on sent bien que son célibat la ronge. Cela ne devrait pas trop durer, son médecin finira bien réapparaître. Quant à Jace, il finit par obtenir une adresse de Simon, ce qui crie le faux pas. Certes, c’est le meilleur ami de Clary, mais c’est aussi son ex, hein.

Cela ne manque pas : Jace ne prend pas de réservation et ils se retrouvent à devoir s’asseoir à une table commune, à côté de… Simon et Maia. Franchement, c’est mieux qu’une télé-novela. Ils essaient de s’ignorer pendant une douloureuse minute où Simon est forcé d’aider Jace à choisir une entrée pour Clary, puis Maia décide de boire et de considérer ça comme une opportunité de passer du temps à 4. Au point où ils en sont de toute façon !

Cela permet aux filles de sympathiser sur des questions futiles de vêtements (mais lié à la transformation, attention) et à Maia de critiquer le physique des Shadowhunters avec tant de tatouages.

Cela fait bien marrer Jace qui sait qu’elle a un tatouage de papillon, parce qu’après tout, il a couché avec, hein. Une information que ni Clary, ni Simon ne savait encore et qui fournit un bon moment de comédie, à défaut d’être un moment brillant d’écriture. J’aurais aimé plus de moments gênants (ben quoi, tant qu’on y est !), mais finalement, c’est vite expédié, surtout du côté Maia et Simon.

Ce n’est pas le cas avec Clary qui ne comprend pas pourquoi Jace refuse de coucher avec elle alors qu’il couche avec tout le monde. Il lui explique que c’est bien de sa faute à elle, parce qu’elle est spéciale et qu’il n’a jamais tenu à personne comme ça. Le voilà mon moment où mes yeux montent au ciel et où Jace ne s’arrête plus de faire sa déclaration amoureuse avec petite envolée lyrique de la musique et cette pauvre Clary qui ne sait pas quoi faire. Pour défendre l’actrice, ce n’est sûrement pas évident de rester silencieuse à attendre que Jace finisse sa petite déclaration, mais en même temps, si les scénaristes ne lui donnent pas de réplique, c’est aussi parce qu’elle n’est pas si bonne actrice. Un bon cercle vicieux, donc, qu’elle rompt en embrasse son Jachinouchet.

Et sinon, en parallèle, Luke débarque à l’institut, on nous le balance avec une scène inutile de Clary heureuse d’aller à son rencard, et il finit par apporter à Isa du travail. Les deux se mettent à enquêter sur Tim, le possédé de la semaine dernière, pour savoir quand il a été possédé exactement. Autrement dit, on tient là une vraie intrigue de saison…

Et une relation bizarre entre Luke et Isa. Le loup en profite pour s’inquiéter de la santé d’Isa, et surtout de son moral clairement dans les chaussettes. Il est plein de bons conseils, du genre qu’il faut prendre du temps pour elle pour trouver l’amour, parce que c’est bien connu, ça se fait en un claquement de doigts. Non, non, ce n’est pas le cas, mais comme nous sommes dans une série, Iz aura probablement de la chance – et on note qu’ils ont eu à retourner à l’hôpital dans cet épisode, comme par hasard.

Tout le monde rentre à l’Institut pour s’occuper du problème des lignes énergétiques qui continuent de poser problème à tous les sorciers utilisant leur magie en ville, les attaquant sans prévenir et provoquant des explosions magiques qu’ils ne peuvent contrôler. Alec a un plan qui implique évidemment la magie de Magnus, et qui pourrait très bien sauver la situation, comme l’empirer en faisant exploser, a minima, l’institut. Évidemment.

Il rencontre immédiatement l’opposition d’autres Shadowhunters, puis ça part en vrille, puis Alec fait entendre son autorité. Du coup, Magnus peut mettre à exécution son plan et gesticuler de manière débile devant le cœur de l’Institut (je donnerai cher pour voir les plans sans effets spéciaux – enfin, non, je ne paierai pas réellement pour ça, mais vous voyez ce que je veux dire).

Magnus se lance dans son rituel, mais Raj a réactivé la sécurité, ce qui provoque des problèmes avec le sort, et risque de tous les faire exploser. Izzy ne peut rien y faire, mais Alec décide de jouer les électriciens pour sauver tout le monde. Manuellement, il parvient à débloquer la sécurité et Magnus réussit à recadrer les lignes d’énergie avant d’endommager le cœur. Autant je m’extasiais la semaine dernière sur les effets spéciaux et les combats, autant cette semaine, c’était de retour à la normale, hein.

On termine avec une scène Magnus/Alec parlant d’Asmodeus et des craintes de Magnus qu’Alec le voit différemment désormais. Comme Maia s’en fout de savoir avec qui Simon a bien pu être avant, Alec s’en fout pas mal de la famille de Magnus. C’est bien connu, le passé ne construit pas du tout une personne et n’est pas important dans une relation, hein !

Sinon, Jace continue de faire des cauchemars où il assassine Clary, Izzy découvre qu’elle ne connaît pas le démon qui a possédé Tim et Simon se fait expulser par les loups garous qui ne veulent plus de lui… à moins que le pouvoir donné par les fées la semaine dernière ne se manifeste et propulse un vilain pas beau de plusieurs mètres en arrière. Yep, on a connu des cliffhangers mieux gérés, mais tout ça se passe devant une Maia pas tellement inquiète de l’attitude de sa meute envers son mec, alors ça aura une continuité intéressante.

Saison 3