Supergirl – S03E10 Legion of Super-Heroes

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 10 de la troisième saison de Supergirl.

10 bonus.jpgÉpisode 10 – Legion of Super-Heroes – 17/20
People are dying, I have to wake up.

Nous y voilà ! Supergirl revient enfin après beaucoup trop de semaines d’attente et j’en suis ravi.

L’épisode commence par un réveil de Kara chez elle – ça sent bon le rêve. Cela est vite confirmé : Brainiac lui rend visite pour vérifier son état de santé. Brainiac ? Un allié de Mon-El, sorti de son sommeil éternel pour l’occasion. C’est un super-être, sorte d’ordinateur hyper-intelligent et capable d’aider Kara à sortir de son coma.

Et oui, Supergirl est dans le coma et sur le point de mourir, cela fait deux jours déjà qu’elle a perdu contre Reign. J’étais sceptique sur cet ordinateur/être du futur offert par Mon-El et sa femme, Imra, mais ça apporte finalement un bon humour à des scènes qui auraient autrement été longues.

Pendant ce temps, Reign n’a pas attaqué une fois en deux jours, mais les choses sont sur le point de changer car Sam phase quand elle voit une photo de Reign dans le journal. On notera la présence inutile de Ruby dans cet épisode, juste histoire de nous faire croire que Reign avait définitivement pris possession de Sam, mais en fait non. Il n’empêche que Reign prend de plus en plus le contrôle, donc je ne suis pas sûr que la compagnie de Lena survive longtemps à ce rythme. Mais bon, ce n’est évidemment pas le cœur de l’épisode.

En l’absence de Supergirl, le crime reprend de plus belle en ville. Heureusement, Reign s’en charge et rétablit la justice… sa justice : celle qui tue les méchants et qui tue ceux qui protègent les méchants, même si ce sont des policiers qui veulent les emprisonner. Cela nous change de Supergirl – et fait regretter que nous ne connaissions plus personne dans la police, hein.

Face à cette annonce de Reign, le DEO est sur les dents. Ils comptent sur l’aide de Mon-El, d’Imra et de Brainiac, puisque venant de futurs et ayant des pouvoirs, ils sont tout ce dont ils ont besoin. Ces derniers refusent toutefois d’intervenir, parce qu’ils sont en mission et ne peuvent interférer avec le passé. En plus, ils savent très bien que Supergirl va survivre et que Reign finira par dégager (génial le script qui joue sur lives/leaves et prend la tête – j’ai regardé ça sans sous-titres et les homonymes m’ont un peu fait buguer je dois dire). Personne ne songe à appeler Clark pour se confronter à Reign (alors qu’il est évoqué dans la conversation), mais bon, la série ne doit pas avoir les moyens financiers de le faire.

Alex contacte le gourou pour avoir des informations supplémentaires, mais c’est juste une scène fourre-tout qui permet de se rappeler son existence. Afin de piéger Reign, l’ensemble du DEO fait donc semblant de cambrioler une banque. C’est un bon plan… sur  le papier. En pratique, c’est un échec complet qui nous permet une jolie scène d’action où on tente de nous faire croire que Reign va se laisser avoir comme ça, alors qu’en fait non : elle met à terre Alex en lui brisant le tibia et résiste plutôt très bien à la Kryptonite. Se sentant piégée, elle décide finalement de s’enfuir alors que clairement, elle aurait pu tuer tout le monde sans trop de mal – parce que bon, ce n’est pas J’onn tout seul qui pouvait faire quoique ce soit contre elle. Bref, retour à la case départ pour le DEO qui envisage toutefois un petit shot de Kryptonite dans la jugulaire de Reign pour arranger les choses (merci Alex).

Finalement, Mon-El et sa femme décident malgré tout d’expliquer à Alex pourquoi ils ne peuvent intervenir : ils ont planqué une formule censée sauver une planète dans leur ADN. Ils doivent donc aller dans le futur à tout prix. Mouais. Bizarrement, c’est Imra qui finit par convaincre Mon-El d’agir pour aider ses amis et sauver la planète. C’est n’importe quoi, Brainiac ne veut pas trop le faire mais suit le mouvement quand même, et voilà.

Avant de parler du combat, parlons un peu de Lena et James, parce que, oui, les scénaristes ont enfin décidé de donner un rôle à James. Ainsi donc, la relation naissante de ces deux-là mènent à des moments gênants entre eux où l’amour est là sans l’être. En fait, je ne sais pas trop quel est leur problème ; c’est de l’eau de rose qui ne me passionne pas plus que ça (dit-il après avoir fait des paragraphes et des paragraphes sur Alex/Maggie… ouais, mais bon, James, je m’en fous un peu quoi).

Puisque James couvre l’absence de Kara – toujours dans le coma – en lui inventant une grippe, Lena décide de rendre une visite à sa meilleure amie pour l’aider à aller mieux. MOUAIS. Je suis un mauvais ami, je me tiens le plus éloigné possible des gens malades moi. Oups. J’onn est donc forcé de se faire passer pour Kara ayant la grippe. La bonne nouvelle, c’est que la fenêtre du loft de Kara est toujours ouverte pour une intrusion super-héroïque (n’empêche, avec le vis-à-vis qu’elle a, c’est impressionnant que personne ne sache qu’elle est Supergirl). Lena débarque et se confie à cette Kara sur sa relation sentimentale. J’onn s’avère être finalement un bon conseiller romantique. C’est un bon développement pour Lena de s’inquiéter de son nom de famille qui freine possible James. Je n’y avais pas songé, mais c’est vrai que c’est moyen un Olsen avec une Luthor.

James et Lena auront ensuite leur scène finale qui permet de les pousser dans une relation niaise digne de la série. Tiens, ça me fait penser que Winn n’a plus vu sa copine depuis une dizaine d’épisodes. Bon, ce n’est pas comme si elle me manquait cela dit. Voilà, voilà, c’était la parenthèse romantique de l’épisode ; J’onn peut retourner au DEO et nous à la critique de ce qu’il se passe d’intéressant dans l’épisode.

10.jpg

Finalement, Reign s’attaque à la prison ; ce qui est un choix plutôt logique pour quelqu’un voulant rétablir sa justice meurtrière. Le problème, c’est qu’elle y tue tout le monde, y compris les gardiens. Tout le monde ? Non. Elle rencontre aussi le gourou, qu’elle décide de ne pas tuer, toute perturbée qu’elle est d’entendre résonner Bon Jovi dans la prison. Si, si.

J’onn n’a d’autres choix que de se rendre sur place pour défendre la prison, et il est seul puisque Alex n’a plus de tibia et que le reste du DEO fait uniquement office de figuration. Heureusement, maintenant que Mon El et sa sa femme ont changé d’avis, il obtient du renfort super-héroïque – et c’est ce qui donne son nom à l’épisode. En effet, dans une scène digne des Power Rangers, la légion de super-héros que constitue le trio Mon-El, Brainia et Imra, enfile ses bagues et part à l’attaque pour stopper Reign. Bien sûr, le combat est compliqué, même pour eux et les mène à une quasi-défaite, malgré le soutien musical de Bon Jovi, dont Mon-El était fan et qui est un des derniers résidus de l’histoire culturelle de la planète dans le futur. Hum, ça ne fait pas forcément rêver le futur.

Pendant tout ce temps, Kara est « torturée » dans son propre cerveau. Alors que tout indique qu’elle est prête à se réveiller, elle ne parvient pas à sortir de son loft. Cela indique clairement que la seule raison pour laquelle elle ne se réveille pas est qu’elle s’en empêche. Probablement par peur. Pourquoi pas, c’est assez classique comme intrigue pour une série de ce genre, mais ça fonctionne plutôt bien et Brainiac apporte de l’humour. Je pensais un temps que le problème de Kara serait qu’elle n’est pas en phase avec ses capacités de super-héroïne, mais elle utilise ses pouvoirs malgré tout.

Ce faisant, elle détruit une bonne partie de ses meubles et finit par comprendre d’elle-même qu’il y a quelque chose qu’elle doit voir dans l’appartement. Tout est en fait lié à l’épisode précédent où Alex lui a dit d’oublier Kara pour être une alien sans merci. Il nous faut donc supporter une scène où Kara fait un quasi-monologue sur le chat qu’elle avait recueilli étant petite – et j’aurais dû remarquer son absence de lunettes plus tôt pour avoir un coup d’avance sur le scénario. C’était toutefois bien écrit et je n’ai compris qu’en cours de route de quoi il retournait.

Kara finit par comprendre d’elle-même que ce qu’il lui manque pour se réveiller est de se reconnecter à son humanité – symbolisée par les fameuses lunettes, lui permettant d’apercevoir la clé de son appartement et donc, d’ouvrir la porte pour se réveiller. Il était temps.

Franchement, c’était une sous-intrigue sympathique et réaffirmant de manière différente de d’habitude les liens entre les sœurs ; même si on finit par le savoir à force d’en bouffer à toutes les sauces. À peine réveillée, Kara décide de redevenir Supergirl et de rejoindre le combat dont elle a entendu parler par Brainiac. C’est donc elle qui réussit à planter la seringue de Kryptonite dans la jugulaire de Reign après 30 secondes sur place. Bien sûr, l’effet n’est pas immédiat et celle-ci parvient à s’enfuir.

En fin d’épisode, nous avons droit à une scène où Mon-El dit à Kara que, grosso modo, les combats avec elle lui ont manqué. Si ce n’est pas mignon. Il est toujours marié, par contre, hein.

La conclusion de l’épisode se déroule de manière obligatoire par une scène très sympathique entre Alex et Kara. Si elle n’apporte rien de plus, elle permet de redonner le sourire. C’est très cool de retrouver la série avec ce genre de scènes après tout, le côté cheesy fait partie de l’ADN de la série. Certes, ça ne sauvera pas une planète, mais c’est sympathique.

Quant à Reign, son réveil nous sert de cliffhanger. Loin d’être mise K.O par la Kryptonite, elle se relève dans sa Forteresse de solitude et semble bien plus énervée de découvrir que Supergirl avait des amis. Par chance, son hologramme lui révèle qu’elle a elle aussi des alliés sur Terre (oups). C’est le moment que choisit le gourou pour sortir de l’ombre – mais alors comment il est arrivé là, mystère – pour lui dire qu’ils seront plus fort ensemble. Youpi. Le combat ne fait donc que commencer.

C’était un bon épisode de retour prenant le temps d’offrir des scènes à l’ensemble du casting – oh, j’aurais aimé un peu plus de Winn, il aurait pu être là dans la scène Kara/Alex à la fin – et développant la mythologie de la série. La deuxième partie de saison s’annonce toujours aussi cool avec désormais la menace Reign. Après, il sera dur de faire aussi intense que l’épisode précédent qui a failli tuer Kara, donc je suis curieux de voir comment ils feront monter la tension.

 

Life in Pieces – S03E10 : Emergency Interview Driving Lunch

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du dixième épisode de la troisième saison de Life in Pieces.

10.jpgÉpisode 10 – Emergency Interview Driving Lunch – 18/20
You know I’m just ejaculating in this cup, right?

Story One : Emergency – L’épisode reprend sur la piste ouverte la semaine dernière avec Colleen et Matt tentant d’avoir un enfant. Puisqu’ils n’y parviennent pas naturellement, Matt fait l’équivalent d’un don de spermes, mais pour son propre couple. La vie n’est toutefois pas si simple.

Si Heather l’appelle –  Matt est interrompu par Heather qui ne se sent pas bien, mais alors vraiment pas bien du tout. Elle a en fait besoin d’aller aux urgences et a peur d’avoir une crise cardiaque. Bien sûr, elle appelle son frère car personne d’autre ne peut s’occuper d’elle. Finalement, Heather ne fait pas la crise cardiaque qu’elle pensait avoir, elle a juste des remontées acides et elle a trainé son frère à l’hôpital pour rien. Il est trop tard pour lui, en revanche.

Story Two : The Interview – On repart sur le même principe, mais cette fois-ci ce n’est pas Heather qui appelle.

Si Greg l’appelle – Greg doit s’occuper de ses parents, ce qui n’est pas facile puisque Joan est bourrée de médicaments anti-anxiétés et que John a eu droit, si j’ai bien entendu, à une coloscopie qui le laisse un peu groggy post-anesthésie. Bien sûr, tout irait bien pour Greg s’il n’avait pas à passer un entretien vidéo qui finit par être hilarant à cause de son père totalement perché, de sa mère qui dit être sous drogue et du sperme de Matt qui finit par être écrasé au sol du salon, le tout devant son intervieweuse. Bref, une escalade de la situation assez simple, mais terriblement efficace niveau humour.

Story Three : Baby Driver –

Si un publicitaire l’appelle – Il conduit au téléphone cet idiot, le tout pour parler à un quelqu’un tentant de lui vendre une assurance voiture. Inutile de préciser qu’en toute logique, il a un accident de voiture. Il doit alors se reposer sur son beau-frère et Sam pour apporter son sperme à la clinique, et ce n’est pas si simple que ça en a l’air. En effet, Tim est chez l’ophtalmo et a eu droit à un produit l’aveuglant pour une heure et Sam vient juste d’avoir le droit de conduire. Très clairement, elle écrase un animal en route, mais si elle arrive à temps à la clinique, cela ne sert finalement à rien car le chauffage était allumé et a fait bouillir le sperme de Matt. Sympa.

Story Four : Stolen Lunch –

Si Colleen l’appelle – Colleen a peur d’avoir oublié d’éteindre toutes sortes d’appareils ménagers à cause des médicaments de fertilité qu’elle prend – ou simplement parce que c’est Colleen. Le problème, c’est que Matt quitte des yeux son échantillon de sperme et qu’il finit par être emporté par leur colocataire pensant qu’il s’agit de son repas. Elle se rend à son travail et le met au frigo.

De là, on découvre qu’elle travaille au même endroit que Jen (ou alors j’ai Alzheimer – mais en fait le père de Doggie est un partenaire de la firme de Jen) et les deux font équipe pour trouver qui vole les repas. Doggie appelle ensuite Matt pour qu’il lui ramène… les caméras qu’elle a planquées dans sa chambre et la salle de bain, terrifiant. Terrifiant, mais terriblement marrant grâce aux mimiques de Jen.

Cette dernière se fait embarquer dans la quête de Doggie et découvre qu’un de ses collègues est probablement mort. C’est Jen qui réussit à percer le mystère : c’est le père de Doggie qui lui « vole » son repas en pensant que c’est le sien. Cela n’explique pas la disparition du yaourt de Jen, mais c’était une solution logique et marrante… qui nous mène à un pauvre avocat qui n’a pas franchement de repas et à un Matt dont le sac contient non pas un repas, mais un explosif faisant éclater de la poudre bleue à son visage. Et si ça n’a pas l’air drôle quand je le raconte, c’était hilarant.

Si personne n’appelle… c’est que Matt le fait à la clinique plutôt que chez lui. Et ce n’est pas plus rassurant car l’infirmière l’emmène dans une pièce où quelqu’un est déjà en train de se masturber. Et là encore, c’était plutôt drôle.

J’adore ce type d’épisode en général – mon épisode préféré de Community est construit sur ce modèle – et celui-ci n’échappe pas à la règle, même s’il aurait pu être un peu plus drôle je pense. J’aime beaucoup comment les scénaristes prennent des risques cette saison pour varier la structure de la série. On a eu l’épisode de Noël, on a eu le dessin animé la semaine dernière et on a cet épisode aujourd’hui. J’espère qu’ils vont continuer à me surprendre comme ça, car ça fonctionne bien. Mon seul regret ? J’aurais aimé qu’Heather soit accompagnée de Sophia, car elle manquait un peu à l’épisode. Tyler et Clémentine aussi, d’ailleurs, mais il aurait été plus dur de les inclure à ce scénario. Bref, dans tout ça, j’espère que Colleen va réussir à tomber enceinte, quand même.

 

 

 

Superstore – S03E09 : Golden Globes Party

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique de l’épisode 9 de la saison 3 de Superstore.

09.jpgÉpisode 9 – Golden Globes Party – 16/20
I’ve seen less sparkles at a pride parade.

Je me suis pas mal désintéressé de la cérémonie des Golden Globes cette année, mais il est marrant de voir la série continuer à respecter le calendrier comme ça. Et puis, ça m’a donné l’espoir d’entendre parler de 2018 pour le Bingo Séries, même si je ne l’ai même pas eu.

Bref, comme la cérémonie approche, les employés révèlent qu’ils ont pour tradition de la regarder tous ensemble chez Amy. Le truc, c’est que personne ne s’attendait à ce qu’elle l’organise avec son divorce. C’est assez gênant… mais la fête a finalement lieu là-bas et se déroule bien loin du magasin. La série prend rarement le risque de s’éloigner autant du magasin pour si longtemps, et voir tout le casting dans des habits différents est surprenant (enfin, rassurons-nous, Sandra n’a pas d’autres vêtements).

Pour une fois, on découvre plus en détail la vie perso du casting, et Glenn a une femme pour de vrai, elle s’appelle Jerusha et elle est aussi gênante que lui. Si Amy a géré ses cocktails, je suis jaloux des titres qui s’inspirent des nommés des Golden Globes, personne n’a l’air de vouloir leur faire honneur et ce n’est que le début d’une soirée catastrophique. Au beau milieu du mois de janvier, Amy envisage un barbecue… logique. Bon, le problème, c’est qu’il ne s’allume pas et qu’elle finit par faire chauffer sa viande aux micro-ondes. Je ne préfère même pas imaginer le résultat.

Pendant la soirée, Kelly révèle qu’elle ne se sent pas à sa place… et elle n’est pas aidée par son look digne des Golden Globes, avec une robe à paillettes qui permet beaucoup d’excellentes blagues. Jonah fait tout ce qu’il peut pour l’intégrer, mais la différence d’âge et sa méconnaissance de la pop-culture différente n’aide pas. Elle ne souvient même pas de Wazaaaaaaa. Que faire d’elle ?

Bon, à la fin, elle est finalement intégrée par Matteo et Garrett, donc tout n’est pas perdu pour elle. Cette soirée est l’occasion de voir l’ensemble du casting et de faire progresser leur vie, nous voyons donc également Sandra et Jerry ! Ce dernier a pas mal de séquelles de son coma, mais ça permet de bons gags malgré tout. Un autre bon gag est le créneau « impossible » de Vicky. Elle m’a fait de la peine.

Bref, Amy organise une soirée catastrophique qui termine en prise d’otages par Dina alors que Glenn et sa femme couchent ensemble dans la chambre d’Amy, à sa demande. C’est aussi gênant pour tout le monde qu’hilarant pour nous. Dina, vegan, finit même par manger de la viande pour faire plaisir à Amy. Si cette dernière fait de plus en plus pitié à chaque épisode, elle a de la chance de pouvoir compter sur Dina qui se dit sa meilleure amie. Et effectivement, elle finit la soirée avec.

Du coup, c’est particulier. Si l’épisode m’a fait rire, il n’empêche que la série se moque de plus en plus d’Amy qui s’isole chaque fois un peu plus. La semaine dernière, c’était son compte instagram, aujourd’hui, sa fête. Cela devient triste à force et j’espère qu’ils vont vite lui faire reprendre du poil de la bête, car ça finira par n’être vraiment plus drôle.

The Magicians – S03E01

SPOILERS

Retrouvez ci-dessous la critique complète du premier épisode de la 3e saison de The Magicians.

01.jpgÉpisode 1 – The Tale of the Seven Keys – 18/20
Someone is XOXO Gossip Girling our shit.

Génial, le résumé des épisodes précédents me prouve que j’ai malgré tout oublié des choses avec le cancer de Penny, mais bon, il faut bien que je m’y mette à un moment ou un autre, alors je me lance. Du coup, Penny, se promenant désormais en costard, est prisonnier par un des clients de la bibliothèque n’ayant pas rendu un livre qu’il est venu récupérer. L’homme est complétement cinglé et Penny lui soutire des informations avant de se téléporter avec le livre auprès de Kady.

Ils se retrouvent très rapidement, car en-dehors de la bibliothèque, le temps passe normalement pour Penny et son cancer qui le ronge. C’est intéressant de voir cette nouvelle perspective pour le personnage de Penny, coincé dans ce boulot qui lui sauve la vie.

Néanmoins, Kady s’y refuse et obtient l’aide de la sourde-muette pour trouver un remède au cancer de son mec. Le problème, c’est que ce remède nécessite l’utilisation de magie.

Bon, autrement, l’épisode commence sur Quentin et Julia tentant de comprendre d’où viennent les étincelles de pouvoir de la jeune femme. Grosso modo, la scène est un énorme résumé des théories que l’on a tous pu faire à un moment ou un autre depuis la fin de saison 3. Pour retrouver la magie, Quentin envisage donc de contacter un ancien Dieu pour le supplier de ramener la magie.

Ils obtiennent l’aide d’un autre étudiant de Brakebills, les emmenant à une fête d’où ils sont refusés car ils ne sont pas assez fêtards et dans l’ambiance. La solution ? Se bourrer la gueule, chanter et proposer une choré totalement débile. Le ridicule ne tue pas et les acteurs sont payés très cher pour tout ça après tout. Enfin, quand même, j’ai un peu de peine pour eux, mais ça les fait entrer dans une fête/orgie où ils peuvent tenter de parler à l’organisateur, qui serait un Dieu.

Quentin est alors obligé d’avouer qu’il a tué un Dieu – ce qui lui offre un joli trip suite à une pilule gracieusement offerte par le Dieu fêtard. Pendant ce trip, Quentin se souvient du départ d’Alice, ne supportant pas de rester à Brakebills pour étudier la magie quand la magie n’est plus là.

Julia a quant à elle des visions de son violeur et finit par avoir une petite conversation avec l’autre étudiant de Brakebills, en pleine déprime sans magie au beau milieu d’une fête orgiaque. Purée, c’est un retour digne de la série ça, drogue, alcool et sexe à gogo. J’avais oublié que la série partait si loin dans ses délires. Julia montre a son nouvel ami (Josh ?) qu’elle a toujours de la magie, ce qui ramène Quentin hors de son trip pour lui rappeler qu’elle ne doit surtout pas révéler à tout le monde ses pouvoirs car c’est trop risqué.

Côté technique, c’est toujours impeccable cette série et les lumières sont au top. Quentin ruse et réussit à apprendre que Prométhée aurait pu l’aider s’il n’était pas mort ; mais aussi qu’il existe une porte secrète vers la magie. Le problème, c’est qu’il est dur d’avoir des infos fiables de la part d’un mec bourré, même si c’est un Dieu.

À Fillory, Margo et Eliot cherchent un moyen d’éviter la guerre avec leurs conseillers stratégiques, mais les rois sont hantés par les fées et écourtent les choses autant que possible. Les fées s’amusent à les torturer et les laisser autant que possible dans la merde.

La reine des fées demande donc à Margo de récupérer des plantes ; mais elle délègue. Cela ne plaît pas aux fées qui espionnent Fillory sans aucun mal et menacent cette fois de récupérer les mains de Margo. Après son œil, pourquoi pas.

Ils mettent au point un plan pour se débarrasser des fées, invisibles aux yeux de beaucoup de gardes. C’est problématique et ça n’aide pas, de même que la disparition de tous les livres sur ce qui permet de les empoisonner.

Les deux rois comprennent donc qu’ils sont espionnés par l’œil manquant de Margo depuis le début et se mettent à parler en utilisant tout un tas de références à la pop-culture, et principalement les séries et comics. C’est juste magique comme scène, et à mourir de rire. Là encore, la série s’en tire à merveille sur le plan technique avec des sous-titres pour nous dévoiler ce que ce message codé improvisé signifie – et c’est brillant. C’est brillant parce qu’il y est question de Gossip Girl, puis du meilleur épisode de Buffy. Pas le musical, l’autre. Ce qui est pleinement brillant, c’est que j’ai les mêmes références et qu’il m’était facile de décrypter certains passages de la conversation ; alors que d’autres étaient à mourir de rire. J’ai une vie, ces livres font 1000 pages. MAIS TELLEMENT (et puis, surtout, je n’aime pas Game of Thrones – mais ne pas avoir fini les Harry Potter, c’est un crime, non ?).

Bref, c’était clairement l’une des meilleures scènes que j’ai vues depuis longtemps, niveau comédie autant que niveau drama, on peut dire que oui, ils y sont allés à fond « Britney Spears 2007 ». Par contre, je me demande comment tout ça sera géré avec des sous-titres, bon courage aux traducteurs et à toutes les personnes regardant la série avec sous-titres. Moi, c’est ma nouvelle scène préférée de 2018.

Cela leur permet finalement d’avoir un vrai plan et Eliot tombe sur un homme-paon, ce qui permet quelques excellents jeux de mots sur « peacock » qu’on n’avait plus eu depuis Katy Perry en 2010. Décidément, l’intrigue Fillory apporte tout l’humour et le meta que j’aime. L’homme-paon lui propose une quête d’une saison (ben tiens) pour s’en sortir : il doit trouver un livre sans auteur dans une bibliothèque du New Jersey. On va se marrer, je sens.

Pour voyager entre les royaumes, Eliot comprend que les fées utilisent des lapins. Il en envoie donc un à Quentin en train de se remettre de sa gueule de bois – mais, ça va, c’est une gueule de bois qui ne les empêche pas de se retrouver avec Julia en plein cœur de la ville. Julia a en effet rapidement trouvé le livre dont il est question, mais c’est un livre en grande partie vierge.

Julia et Quentin se lancent donc dans la quête pour Eliot et Margo : ils doivent retrouver sept clés pour restaurer la magie. La première ? Elle se trouve à Fillory en-dehors des frontières du royaume. Ils renvoient tout un tas de lapins à Eliot pour lui communiquer l’information. Pour le bien d’une critique future, il faut aussi que je précise que la femme d’Eliot a pété un câble total.

La série prend aussi le temps de revenir à Brakebills pour nous parler du doyen et du désespoir de l’ensemble des profs et de la population depuis la disparition de la magie. Cependant, le doyen veut continuer à éduquer ses élèves sur la théorie, pas sur la magie. Ce n’est pas si simple : sans magie, beaucoup ne voit pas l’intérêt de payer pour garder l’université ouverte.

Enfin, l’épisode se conclue avec une Alice qui laisse son sang être bu par une créature (un vampire, du coup ?) censée l’aider à rétablir la magie. Elle doit ainsi acheter quelque chose à garder dans son sac, mais ce n’est pas bien clair. En tout cas, elle paraît toujours autant déprimée à manger son bacontoute seule. Je ne sais pas du tout où on va avec ce cliffhanger, mais de toute évidence, on y va. The Magicians, quoi.

Quel retour ! C’était très inégal, avec des intrigues moyennes (Alice, Penny, Kady, le doyen), d’autres tout à fait dans le ton de la série (Julia et Quentin – leur duo fonctionne tellement bien) et une autre tout bonnement parfaitement brillante dans l’écriture. C’est bon, je suis motivé pour la suite, je n’ai plus peur, vite, soyons jeudi prochain !