The Orville – S03E08

Épisode 8 – Midnight Blue – 15/20
Je suis un peu déçu par l’épisode qui tombe à plusieurs reprises dans un certain nombre de facilités, alors qu’ils auraient pu se les éviter, assez facilement, je pense. Il n’empêche que ce mini-film reste un excellent divertissement et que j’ai passé un bon moment devant ce qui finira par être un moment charnière dans la géopolitique de la série. Curieux de voir ce que donnera la suite de la saison désormais.

Spoilers

Kelly et Bortus se rendent avec Topa sur la planète où se situe la colonie d’Heveena.

Stand down, that’s an order ! NOW.

Toujours plus : c’est parti pour 1h30 d’épisode. Là, pour le coup, je trouve qu’il y a de l’abus et ça m’a posé problème de trouver le temps de voir l’épisode. Mais bon, on fait ce qu’on peut, et me voilà, alors je vais me consacrer sur la critique de l’épisode, hein. Il commence par Bortus passant du temps avec Kelly qui est désormais son aide parentale, qu’elle le veuille ou non.

Bortus demande donc à Kelly de parler à Topa, parce qu’il est dépassé par elle. Maintenant que Klyden est parti, il ne sait pas comment parler à sa fille, surtout qu’elle semble avoir un crush pour un garçon désormais. C’est donc à Kelly que revient la tâche d’essayer de convaincre Topa de parler. Cela donne une scène un peu lourde où Kelly manipule Topa et finit par lui conseiller de dire ce qu’elle ressent au garçon, sans s’inquiéter de savoir qui est le garçon en question.

Et c’est Gordon l’heureux élu, évidemment ? Je me doutais que ça allait tomber sur la mauvaise personne, mais je ne vois vraiment pas d’où ça sort ? On n’a jamais vu les personnages interagir ensemble avant, et OK, Gordon a l’air cool avec elle… mais de là à ce qu’elle tombe amoureuse de cet adulte, hein. J’espérais plutôt une relation avec un fils de Claire quitte à être dans les clichés.

Bon, Gordon met trois plombes à se rendre compte de ce qu’il se passe, mais il finit par expliquer à Topa qu’elle est comme une petite sœur pour lui, ce qui lui permet de comprendre qu’il ne l’aime pas autant qu’elle est amoureuse.

Une fois que c’est fait, l’épisode peut commencer avec une vision plus politique encore et, bien sûr, une importance toujours égale de la société Moclan vis-à-vis de l’Union. En effet, cette semaine, Kelly et Bortus sont envoyés inspecter la planète où se réfugie Heveena pour voir si elle respecte toujours ses accords avec l’Union, en étant digne d’être un membre de celle-ci dans sa politique et son traitement de son peuple, et avec les Moclan aussi.

Ce n’est pas gagné avec les Moclan, surtout si c’est Kelly qui est envoyée en émissaire franchement. Bien sûr, Topa demande aussitôt à son père de venir pour cette mission diplomatique, parce qu’elle comprend qu’Heveena sera là et qu’elle aimerait rencontrer une autre femelle de son espèce. Ca ne court pas les rues, on l’a bien compris.

Apparemment, ça court plutôt les plages : Heveena se cache désormais sur une planète magnifique, très semblable à la Terre, avec une jolie plage et des forêts magnifiques, et avec toute une colonie de Moclan femelles. Par contre, elle ne pourra rester indéfiniment sur la planète : les accords politiques en place l’en empêchent.

L’Union ne doit en effet pas donner la possibilité à cette colonie de s’étendre plus qu’elle ne l’est déjà. Cela me semble quelque peu problématique pour la survie des Moclan femmes, mais bon, admettons. Sur place, Kelly, Bortus et Topa rencontrent le commandant Kodon, le Moclan qui devait mener l’inspection avec eux.

Malheureusement, il est arrivé en avance pour faire son inspection seul. Selon lui, tout se passe selon les accords, mais il reste tout de même le temps que Kelly et Bortus fassent leur inspection, n’appréciant pas de voir la présence de Topa sur cette planète. Ou sur n’importe quelle planète, d’ailleurs : le commandant Kodon et ses hommes la détestent rien que parce qu’elle existe après tout.

Bref, assez rapidement, le trio de nos héros se rend dans la communauté d’Heveena. C’est l’occasion de retrouver Osaia, mais aussi Heveena, toujours aussi fan de Dolly Parton. On s’amuse bien sur place, donc, et j’ai Jolene en tête pour au moins une semaine maintenant. En effet, sa musique est réinterprétée par les femelles Moclan qui la joue en boucle pendant un dîner très sympathique. Au cours de celui-ci, Topa découvre l’existence des Luminites. Grosso modo, ce sont des lucioles, tout simplement.

L’insistance que l’épisode donne à celles-ci, par contre, ne me dit rien qui vaille. En attendant, Heveena offre une pierre de lave à Topa, et tout ça met vraiment trop de temps à commencer vraiment. L’épisode prend son temps pour développer à fond le personnage de Topa, mais ils en font tellement en deux épisodes qu’elle finit presque par être trop chiante.

C’est finalement sans surprise qu’Heveena souhaite se servir de Topa : cette dernière souhaite revenir passer plus de temps dans cette colonie, et Bortus accepte sur le principe. Il va vite le regretter, je pense, parce qu’Heveena passe donc du temps avec Topa pour lui demander de l’aider à briser l’accord qui existe avec les Moclan. C’est abusé : Heveena continue de secourir des femelles sur sa planète d’origine, même si elle n’en a pas le droit.

Pour cela, l’aide de Topa lui serait inestimable : Topa vit sur un vaisseau de l’Union avec de bien meilleurs moyens de communication. Grâce à cela, d’autres femelles pourraient être sauvées d’après Heveena. Topa accepte évidemment d’aider, sachant très bien ce que ça représente du côté géopolitique et acceptant de ne pas en parler à son père ou à Kelly, qui la surveillent de loin. Bien joué, les amis.

Allez, ce n’est pas la première fois que Kelly fait mal son travail. Et elle fait même mal la babysitter : elle ne voit pas que Topa se met à suivre seule une Luminite bleue à travers les bois. C’est forcément une mauvaise idée, on a tous déjà vu ce genre d’intrigue… Et ça ne manque pas : une fois dans les bois, Topa entend de drôles de craquements et bruits qui n’ont rien à faire là et semblent indiquer la présence de quelqu’un près d’elle.

Topa se fait ainsi kidnapper par les représentants Moclan officiels qui s’enfuient avec elle… C’est franchement trop simple pour eux d’avoir affaire à une ado aussi débile. Et ça m’énerve aussi, parce que là, pour le coup, c’est vraiment mal écrit. Kelly et Bortus finissent par se rendre compte que Topa a disparu et mettent un certain temps encore à vérifier qu’elle n’est plus sur l’île. Ils en arrivent assez vite à la conclusion que Topa a été kidnappée et retournent enfin dans leur capsule… pour mieux comprendre que leur vaisseau a été saboté.

Ils n’ont plus de moyens de communication et le vaisseau a du mal à démarrer. Ils ont aussi rapidement un choix : suivre le vaisseau Moclan sans parler à personne ou retourner à l’Orville pour les prévenir. Bortus et Kelly choisissent évidemment de suivre le vaisseau Moclan avant de ne plus avoir de trace de celui-ci. C’est le bon choix, je pense, mais ça n’empêche pas Topa d’être moquée par ses kidnappeurs, parce qu’elle est une fille.

Elle est amenée depuis un vaisseau sur une planète où elle est faite prisonnière. Terrifiée, Topa essaie bien sûr de poser des questions, mais c’est en vain. Elle apprend rapidement, toutefois, qu’elle a été kidnappée car il est fort probable qu’elle connaisse le nom du traître sur Moclan. Ben oui, il y a un traître sur la planète pour exfiltrer des femelles, et les Moclan veulent savoir de qui il s’agit, quitte à employer la torture sur Topa. On sentait bien que ça se dirigeait vers là. Et le bourreau va loin pour obtenir le nom qu’il souhaite avoir, n’hésitant pas à utiliser une arme qui pourrait laisser des séquelles psychologiques et neurologiques.

Pendant que Topa est torturée, Kelly et Bortus rattrapent le vaisseau Moclan, sans avoir la moindre idée de la raison pour laquelle Topa est kidnappée. Ils partent en expédition pour sauver la vie de Topa. C’est l’occasion pour Bortus de révéler qu’il a enfreint lui aussi les accords de l’Union et des Moclan : il a pris des armes mortelles avec lui. Malgré ça, le duo n’est pas super doué en action, et Kelly réussit à se déchirer un ligament de l’épaule dans l’expédition.

C’est l’occasion d’une petite faute bienvenue pour un étrange rapprochement entre Bortus et Kelly. Cela avait été suggéré un peu avant qu’ils en étaient à devenir plus que des collègues, mais quand Bortus la remercie pour sa présence dans la vie de Kelly, on sent bien vers quoi on se dirige entre ces deux-là. C’est totalement inattendu, mais pourquoi pas.

Ils entrent ensuite dans ce qui doit être une base secrète des Moclan. Le chemin pour retrouver Topa est assez simple : il suffit de chercher un signe d’activité biologique femelle… Ils la retrouvent finalement après une petite fusillade, mais c’est trop tard : Topa a parlé et donné le nom qu’elle souhaitait protéger. Elle est tout de même en sale état, et Bortus n’hésite pas à venger sa fille, y compris en crevant le seul œil valide de son bourreau. C’est drôlement dark d’un coup, et il finit par accepter de s’arrêter quand Kelly lui hurle dessus.. mais wow.

La mort du bourreau aurait été une bonne chose pour que le nom du traître Moclan reste secret. En attendant, Kelly et Bortus sauvent Topa, même si ça se termine en course poursuite. Les Moclan sont mauvais, heureusement.

Pendant ce temps, l’Orville s’inquiète de ne pas avoir de nouvelle de Kelly et Bortus. Ils décident donc de violer l’accord de l’Union et de se rendre sur la planète où réside Heveena. Ils n’en ont pas le droit, mais ce n’est pas si grave : cela leur permet de découvrir que les Moclan ont kidnappé Topa, et la situation de Bortus et Kelly.

Ed est tellement énervé qu’il finit par interroger Heveena à cœur ouvert, ce qui lui permet d’apprendre de cette leader de colonie qu’elle a donné des informations confidentielles à une adolescente. Ed est encore plus énervé une fois qu’il connaît la vérité, au point de reprocher à Heveena d’avoir mêlé Topa à tout ça et de bien lui faire comprendre qu’elle vient de perdre une bonne partie de son respect aussi.

Le problème est aussi que la seule solution que Ed peut proposer à Heveena ne convient pas : il faudrait qu’elle témoigne devant l’Union et qu’elle explique avoir enrôlé Topa dans des actions illégales pour que l’Union puisse ouvrir une enquête officielle. Tant qu’elle ne le fait pas, les Moclan n’auraient aucune raison d’avoir enlevé Topa, ce qui signifie qu’il est impossible pour l’Union d’intervenir.

Bien sûr, Heveena ne compte pas pour autant reconnaître qu’elle a enfreint l’accord passé pour que sa colonie subsiste, puisque cela signifierait l’invasion des Moclan et l’arrestation de tout le monde dans sa colonie. Pour la convaincre de changer d’avis, que fait Ed ? Il l’envoie dans le simulateur pour qu’elle puisse rencontrer… Dolly Parton. Aha. L’humour de la situation est bon, c’est un excellent choix de guest star franchement.

Dolly Parton semble s’éclater à jouer ce rôle sur mesure. Elle nous raconte sa vie, avec une petite anecdote d’enfance, et ça permet de gagner la confiance d’Heveena suffisamment pour qu’elle écoute les conseils de la mère de Dolly Parton : il faut faire ce qui est juste et bon dans le présent, et le futur s’occupera de nous.

Ce conseil et une chanson de Dolly Parton suffisent apparemment à convaincre Heveena de témoigner sur Terre et reconnaître ses fautes. Elle le fait devant une commission de l’Union, et ça se termine plutôt mal pour elle, comme on pouvait s’en douter : les Moclan demandent son arrestation imminente, sans pour autant permettre à l’Union de mener vraiment une enquête sur la disparition de Topa. Selon eux, Topa n’a pas été enlevée, évidemment.

Cela va un peu loin dans les négociations diplomatiques, avec même Gordon, qui n’a rien à faire là, qui nous insulte les Moclan devant tous ses supérieurs hiérarchiques et les représentants de l’Union. En vain. Les Moclan semblent avoir raison d’être outragé du procès qu’on leur fait une fois de plus, et ils en profitent pour se victimiser lors d’une nouvelle commission de l’Union. Malheureusement pour le porte-parole Moclan, il se retrouve bien con quand il demande si qui que ce soit peut parler et apporter des preuves des accusations contre les Moclan.

Sans surprise, c’est le moment que Kelly, Bortus et Topa, toujours non soignée, choisissent pour arriver et dénoncer les Moclan. Ils avaient une base secrète, ils ont kidnappé une enfant et l’ont torturée, ça fait beaucoup pour que l’Union leur pardonne encore. Décidément, Topa n’est pas n’importe qui et devient une clé géopolitique vraiment problématique : cette fois, c’en est trop pour l’Union qui décide d’exclure la planète Moclus de l’Union.

Il reste des Moclan dans l’Union : Heveena et sa colonie… Mais par contre, ça pose un vrai problème : les Moclan fournissaient un armement important contre les Kaylon. L’Union est drôlement fragilisée par la perte de ce partenariat.

Ironiquement, il y a tout de même quelque chose qui sort renforcé de ce divorce avec les Moclan : Klyden est de retour sur l’Orville. C’est assez dingue : Klyden et Bortus nient à présent leur citoyenneté Moclan, et Klyden reconnaît sa fille pour ce qu’elle est. Il regrette son comportement de con fermé d’esprit et est heureux d’être le papa de cette petite fille. Franchement, c’est un peu rapide comme conclusion pour Klyden, mais le changement de position s’explique assez bien après avoir vu sa fille torturée.

La fin d’épisode voit ainsi Klyden aller jusqu’à se réconcilier avec Kelly… et je me demande bien ce que la série nous réserve pour sa suite maintenant que l’alliance entre l’Union et les Moclan n’est plus.

Evil – S03E06

Épisode 6 – The Demon of Algorithms – 17/20
C’est de manière très insidieuse que cet épisode est extrêmement efficace : l’angoisse qu’il provoque n’est pas tellement celle d’une peur sur le moment, mais plutôt ce genre de peur qui revient hanter les pensées ensuite. Il y parvient en mettant en scène des situations assez quotidiennes l’air de rien et une intrigue bien moins fantastique que ce que la série fait parfois. Cette fois, c’est bien réel, et les surprises le sont tout autant.

Spoilers

Le trio enquête sur une adolescente possédée… qui filme tout pour les réseaux sociaux.

We’re not the problem. Your subject is.

Oula, l’épisode commence par nous mettre immédiatement de bonne humeur et dans l’ambiance avec Candice, une jeune fille possédée qui aurait bien besoin d’un exorcisme. Avant ça, toutefois, il faut encore que Kristen l’évalue psychologiquement. C’est l’occasion pour que Ben remarque que sa possession est filmée par Candice elle-même.

C’est étonnant, parce que les films sont calibrés pour correspondre parfaitement à l’application VidTap, le remplaçant de TikTok d’après Ben. On s’amuse bien, quoi, parce que la gamine en est à manger du verre sur les réseaux sociaux. C’est l’occasion pour Kristen de découvrir toute une trend avec le hashtag #possessed. On s’amuse bien sur les réseaux sociaux. Cela me donne presque envie de faire pareil que Kristen, puis que David et Ben qui cherchent à voir ça eux aussi. Eux, c’est pour le boulot. Après, vu mon boulot, se tenir au courant des dérives des réseaux sociaux, c’est aussi mon taf.

Bon, eux, ça l’est davantage : la recherche leur permet de se rendre compte que Candice a en fait utilisé un son tout fait par un autre pour sa « possession ». J’ai de la peine pour Candice, et Ben aussi. Il n’a aucun mal à lui prouver que la première personne à avoir utilisé ce son est en fait… un magicien. Il utilise ses trucs et astuces pour qu’on le croit possédé, et ça marche, au point où les ados le copient.

Cela force Ben à envisager de faire sa propre vidéo de mise en garde. Il tombe ainsi dans l’addiction à VidTap parce que, bien sûr, sa vidéo pour dénoncer le magicien fait un carton. Le carton n’est pas porteur de bonnes nouvelles : il se fait aussitôt insulter par tout un tas d’influenceurs. Par contre, au milieu des insultes, il reçoit une vidéo qui le touche davantage : celle d’une maman paniquée pour ses enfants, parce que leur chambre est possédée, avec lits qui bougent et draps qui sont retirés brutalement.

C’est intrigant et son utilisation des réseaux sociaux est plus intéressante que celle de Kristen ou David. Eux aussi deviennent accros à VidTap, la première pour voir les conseils de mamans faisant des Margarita, le second pour écouter des prêtres qui doutent de leur vocation et de la difficulté de leur métier. Pas exactement lié au travail donc.

Ben les remet sur le bon chemin en leur présentant la mère de la vidéo pour au moins mener l’enquête comme il se doit. Et c’est plutôt terrifiant, parce qu’on en arrive à voir un gamin mettre son frère dans le sèche-linge, pour le principe – ou selon lui pour le cacher de la chose qui vient les voir la nuit. La mère est sûre que le démon est en ses gamins, le trio interroge les enfants et le petit frère en est à se pisser dessus tellement il est terrifié par la maison.

Ce n’est pas rien tout de même, et ça inquiète Kristen. En plus, Ben commence à mener son enquête et ne comprend vraiment pas comment le lit peut bouger alors que le sol est incliné dans l’autre sens. Gênant pour la rationalité tout ça, effectivement. Et ça empire quand ils passent la nuit en planque à surveiller ce qu’il se passe chez cette mère : alors qu’ils sont devant la maison, ils reçoivent une vidéo VidTap lancée en direct par la mère de famille.

Ils y voient les deux enfants être griffés par une créature invisible… avant qu’il n’arrive exactement la même chose à Mary, la mère, devant eux. Les traces de sang apparaissent sous les yeux de Kristen, et Mary accuse VidTap d’être maléfique. Cela force le trio à se rendre dans les locaux de la boîte et, ça tombe bien, Ben y a justement ses accès. Il connaît l’une des personnes qui bosse pour VidTap et qui nous explique calmement comment fonctionne l’algorithme.

Elle affirme qu’il est impossible que l’application lance un live sans que l’utilisateur ne le demande, et elle finit par donner, à Ben uniquement, des vidéos non éditées du compte de Mary. On comprend alors que c’est elle qui est complètement folle et s’arrange pour truquer la chambre de ses gamins ou pour les blesser à coup de fourche pendant la nuit. WTF ?

Mary est en fait complètement cinglée, et quand elle est confrontée par le trio, elle n’hésite pas non plus à les attaquer à coup de ciseaux. C’est une conclusion charmante… J’en retiens que Ben a une touche avec une scientifique de VidTap, je ne serais pas surpris de la revoir plus tard.

Tout au long de l’épisode, les scénaristes n’oublient pas de nous montrer à quel point l’algorithme de VidTap est terrifiant, à cibler très exactement les intérêts du trio. C’en est terrifiant : Kristen s’arme d’une Margarita pour mieux découvrir que ses filles ont écrit de nouvelles règles au dos des siennes – parce que c’est arrivé à une autre maman.

Ben, lui, est pris dans une spirale infernale pour toujours démontrer les trucs et astuces derrière les vidéos des influenceurs. Cela pourrait être cool comme passe-temps pour lui, mais on voit bien que ça l’énerve.

David ? Il écoute des prêtres se confier sur leurs envies de s’inscrire à Tinder ou de mater du porno, et ça finit par le confronter une nouvelle fois au démon qui lui rend souvent visite : celui qui a l’apparence de Kristen. Ce n’est pas vraiment surprenant que la tentation pour David prenne la forme de Kristen, mais il est plutôt intéressant de constater qu’il fait le choix de discuter avec elle pour la dégager finalement.

Cependant, ce n’est pas lui qui y parvient le mieux. Il dialogue avec le démon, et ce n’est pas une bonne chose : Andrea entend un bruit sourd venant de la chambre de David. Elle entre et le voit être possédé par un démon. Si elle est capable de dégager le démon à coup de Bible, David se réveille et n’apprécie pas de la voir trainer comme ça dans sa chambre, sans son accord.

Bien sûr, le trio prend le temps d’en parler entre eux, surpris par la précision de l’algorithme qui est capable de deviner l’existence des filles de Kristen ou des pensées de David. Ben rappelle à ses collègues que de toute manière, l’algorithme est conçu pour leur faire passer un maximum de temps sur l’application, parce que c’est comme ça que cela leur rapporte de l’argent. En fin d’épisode, Ben et Kristen tournent donc le dos à l’application…

En parallèle de tout ça, il est de nouveau question du harcèlement de Leland envers les filles de Kristen. L’archidiocèse mène une enquête l’innocent totalement de ses visites à Lexis. D’après l’école, il a vu plusieurs enfants et s’est toujours comporté de manière professionnelle… Lexis dit le contraire, mais personne ne l’écoute, évidemment.

Par conséquent, Kristen prend le peu d’action qu’elle peut encore : elle décide de mettre des safe cards dans les sacs de ses filles, en les prévenant de ce qu’il se passe. Les filles réagissent aussi comme elles le peuvent : elles savent très bien que Leland est encore sur le jeu en ligne, et elles en profitent pour aller le ridiculiser. C’est absolument génial : elles foutent le feu à sa maison en ligne, puis révèlent qu’il est un pédophile de soixante ans. On se marre bien… jusqu’à ce qu’elle balance son nom en ligne. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne méthode, même si c’est bien mérité pour Leland.

Ca l’est d’autant plus qu’on découvre dans cet épisode que Leland et Sheryl ont… Kidnappé Andy ? Je ne vais pas mentir, je commençais à me dire qu’Andy était peut-être en loop quand Kristen allait faire des facetimes avec lui. Par contre, j’étais loin d’imaginer une telle intrigue où Ben essaie encore de manipuler Kristen avec Andy enfermé chez lui. Pas de bol pour lui, Kristen improvise parfois de vraies conversations, parlant ainsi d’un anniversaire que Leland ne connaît pas encore.

Je crois que c’est ça qui l’énerve encore plus que les petites qui grillent sa couverture sur le jeu en ligne. C’est peut-être ça quand même : l’Eglise finit par voir la vidéo où le jeu accuse Leland d’être un pédophile, et c’est suffisant pour eux pour le virer. Cette fois, il n’a pas besoin d’une enquête le père supérieur pour décider de virer Leland. Ce dernier en est donc à encaisser une rage envers Kristen qui est de plus en plus forte, au point d’envisager de la tuer et de rendre ses filles orphelines.

C’est bien parti pour : Sheryl coupe les ongles d’Andy, et pendant qu’elle lui fait cette petite manucure, elle lui explique que tout est pris en charge. Il sera bientôt considéré comme mort dans un accident pendant une avalanche, l’argent de l’assurance servira à l’éducation de ses filles et tout le monde pensera qu’il est mort en étant un homme bon. Terrifiant. Le pauvre est paralysé par des médicaments, obligé de voir chaque jour la même affiche lui expliquant que c’est le premier jour du reste de sa vie ?

Quelle vie ? Putain, j’ai trop de peine pour Andy, c’est un sort vraiment angoissant que les scénaristes lui réservent là. Le pauvre.

 

The Orville – S03E07

Épisode 7 – From Unknown Graves – 17/20
La structure de cet épisode est étrange, parce qu’elle rejoint davantage ce que les autres séries font habituellement… mais pas celle-ci. Pour le coup, l’épisode aurait pu être raccourci assez simplement par la réduction d’une de ses intrigues moins importantes a priori que les autres. Il faut dire que les autres sont inévitablement plus convaincantes puisqu’elles s’intéressent de plus près aux personnages. Et vraiment, j’aime passer du temps avec eux.

Spoilers

L’Orville est envoyé négocier un traité avec les Janisi, un peuple détestant les mâles… mais le cœur de l’épisode est plutôt dans les relations sentimentales de chacun.

– Some people would call that love.
– I am incapable of love.

À peine le temps de me mettre à jour dans tous mes hebdos et dans la série qu’un nouvel épisode est déjà diffusé ! Et je suis tellement fan de cette troisième saison pour le moment que je me lance le visionnage dès maintenant : je suis trop curieux de voir ce que va donner l’intrigue de cette semaine. Cela va être dur d’attendre une semaine pour l’épisode suivant, par contre.

En plus, celui-ci commence avec la promesse de relancer l’intrigue de l’invasion des Kaylon, enfin. En effet, dans une petite banlieue extra-terrestre, une famille est toute heureuse de recevoir son premier robot domestique prêt à changer leur vie. Pas de bol pour eux, le robot en question est un Kaylon. L’invasion par la petite porte est sur le point de commencer.

Sans trop de surprise après l’épisode précédent, John et Talla continuent de sortir ensemble – et donc de coucher ensemble. Les choses ne sont pas si simples par contre pour eux, car ils sont d’espèces différentes et qu’au lit, Talla a pris l’habitude de nous dégommer John. En une semaine, il a ainsi eu trois fois à se rendre auprès de Claire pour être guéri.

C’est plutôt drôle à voir, parce qu’il lui ment évidemment sur la nature de ses blessures et que Claire s’inquiète pour lui en le soignant. L’avantage, c’est que les soins sont rapides. Une fois que c’est fait, Claire se précipite dans le simulateur pour y retrouver Isaac. Une fois de plus, on le retrouve sans son déguisement de Kaylon, et c’est plutôt chouette à voir. Les deux continuent de développer une vraie relation, même si Isaac a bien du mal à savoir quoi faire de celle-ci.

Il faut dire que ce n’est pas évident pour Claire de lui expliquer les interactions humaines et les sentiments, alors qu’Isaac veut juste définir de manière claire les choses entre eux. S’ils ne sont pas encore un couple, ça ne saurait tarder.

Après ce petit détour sur les développements nécessaires de personnages, nous pouvons en revenir à l’intrigue principale de l’épisode qui voit l’Union en galère de se trouver de nouveaux alliés face à la menace des Kaylon. Ironiquement, l’Union considère toujours que l’Orville est le meilleur des vaisseaux pour les relations diplomatiques, et ça en dit long après le délire des Krill.

Pour cet épisode, ils vont donc devoir négocier avec un peuple nommé les Janisi. Ce peuple a la particularité chouette d’être une matriarchie et de détester les hommes, forçant l’Orville à ruser pour leur faire accepter une possible alliance avec l’Union – sans pour autant intégrer l’Union car les valeurs prônées par ce peuple sont trop différentes.

La ruse, on la voit tous venir : les femmes prennent le pouvoir de l’Orville, et il y a peu de difficulté à mettre ça en place puisque le casting est assez paritaire dans l’ensemble. Cela donne quelques gags un peu lourd tout de même quand Ed et Gordon sont rétrogradés à la position de simples valets censés s’occuper des bagages de la délégation ou quand Bortus ne comprend pas pourquoi s’allier avec un peuple si fermé d’esprit quand les Moclans le sont tout autant.

Si cet humour provoque quelques longueurs, il est aussi dans l’ADN de la série, donc ce n’est pas trop une surprise et ça fonctionne bien. C’était marrant de voir Kelly et Talla désespérées par la lenteur des hommes. Malgré tout, il y a également un peu d’action dans l’épisode. La délégation est censée rencontrer l’Orville dans une zone nébuleuse déserte, mais les radars du vaisseau disent le contraire.

Ed, Charlie, Gordon et Bortus se rendent sur place pour enquêter et découvrent ainsi un étrange laboratoire dans lequel ils rencontrent Timmis, un Kaylon et surtout le Docteur Villka, la fille d’un docteur très influent que l’équipage connaît apparemment.

L’histoire de ce couple est improbable et va rapidement énerver Charlie : Villka est devenue amie avec son Kaylon parce qu’elle l’a sauvée après un crash causé par… L’Union. Le Kaylon était trop endommagé pour faire le moindre mal à Villka et son père, alors ils ont pris la décision de le sauver pour l’étudier. Et ils ont bien fait : ils ont trouvé un moyen scientifique inutilement rendu complexe par le scénario pour que le robot puisse… eh bien, ressentir des émotions.

Ce n’est pas rien dans les perspectives que ça ouvre pour l’Union et tout le monde le sait bien. Aussi, Ed décide de faire monter à bord de l’Orville Timmis et Villka, mais aussi loin que possible des Janisi – que l’on perd de vue un temps de l’épisode, surtout quand on refait un tour par la famille de banlieue se rendant compte que K1, son Kaylon, est quelque peu défaillant à insister pour aller voir l’école où il n’a pourtant rien à faire. Il pose un tas de questions et remet en question sa servitude, posant évidemment problème à ses propriétaires qui préfèrent le désactiver.

A bord de l’Orville, John et Claire sont incroyablement intéressés par les recherches de Villka, mais l’essentiel est que cette dernière envisage que sa trouvaille scientifique puisse restaurer la paix. Malgré tout, John est préoccupé par d’autres affaires à ce stade : il doit abandonner son poste pour le laisser à Charlie avec toutes les explications nécessaires et il doit surtout parler avec Talla.

Depuis le début de l’épisode, celle-ci prend le soin de l’ignorer autant que possible, sachant bien qu’ils doivent rompre. Les Xelayans sont un danger pour les autres espèces quand il est question de faire l’amour, allant parfois jusqu’à provoquer la mort des partenaires. Une petite discussion plus tard, John parvient pourtant à ce qu’il désire : Talla reconnaît qu’elle n’a pas envie d’arrêter de le voir, car ils ont vraiment une relation intéressante et qui pourrait fonctionner.

J’ai du mal avec le personnage de John que l’on a vu beaucoup s’amuser depuis le début de la saison, mais il a l’air sincère et ça ferait plaisir de voir ces deux-là heureux, alors pourquoi pas. Malheureusement pour eux, dès qu’ils retournent au lit, John se fracture la jambe… et le pelvis. Le pauvre. Il insiste malgré tout pour retourner seul à l’infirmerie, où Claire est loin d’être ravie de le voir. Comme en chemin, il a croisé Isaac qui l’a aidé malgré ses réticences à arriver à l’infirmerie, Claire en profite pour en parler à Isaac.

Il faut dire qu’en parallèle de tout ça, l’arrivée de Timmis sur l’Orville a provoqué quelques remous pour toute l’équipe. Il est évident que l’opportunité qu’il représente pour Isaac n’est pas la moindre des choses à considérer, surtout pour Claire : elle apprend que Villka est persuadée de pouvoir répliquer son expérience sur Isaac.

Malheureusement pour Claire, Isaac n’est pas du tout intéressé par l’idée d’avoir des émotions. Cela est plutôt logique : pour lui qui ne pense qu’à être efficace dans tout ce qu’il fait, les émotions seraient évidemment un problème. En revanche, elles seraient aussi un avantage pour lui dans sa relation avec Claire. Et si même Isaac ne voit pas l’intérêt d’avoir des émotions, nous sommes mal barrés pour que les Kaylon se fassent à l’idée. Pourtant, Timmis est vraiment content d’avoir des émotions et il tente de les vendre comme il se doit à Isaac – lui-même ravi de parler à un Kaylon pour la première fois.

Ce qui est intéressant est toutefois que Timmis lui-même semble considérer Isaac comme capable d’avoir des émotions, notamment des regrets. Je ne serais pas surpris d’apprendre qu’Isaac développe par lui-même la notion d’émotion et de sentiments. Mais pour l’instant, il nous brise le cœur de Claire, c’est tout.

Bien sûr, toute cette romance s’effectue en parallèle du reste de l’épisode. Plus l’épisode avançait et plus il semblait évident que l’intrigue sur le Kaylon arrivant dans une famille était finalement une intrigue se déroulant dans le passé de la série. Ainsi, on se retrouve avec une conversation entre deux dirigeants de la société créant les Kaylon. Le nombre de plaintes de famille est assez incroyable, les Kaylon gagnant chaque fois en autonomie et en indépendance, donc en rébellion face à la race humaine voulant les dominer.

Bien sûr, la série prend aussi le temps de développer le personnage de Charlie dans cette heure et quart d’épisode. Elle est ainsi confrontée à Timmis qui culpabilise de ce qui lui est arrivé à cause des Kaylon. C’est l’occasion pour elle d’apprendre davantage l’histoire des Kaylon : cela fait donc avec les flashbacks et toujours la même histoire de famille de banlieue s’habituant à la présence d’un Kaylon chez elle.

Le pauvre K1 voit donc l’arrivée d’une nouvelle technologie chez la famille : une télécommande capable de lui infliger de la douleur. Voilà donc comment les Kaylon ont commencé à détester leur espèce, profondément humaine apparemment : l’esclavage ne suffisant plus, ils sont passés à la torture. D’abord, c’était pour obtenir plus rapidement ce qu’ils demandaient, ensuite, c’était pour le simple divertissement.

Cela nous est montré par des enfants mal-élevés s’amusant à torturer K1, et ça explique comment les Kaylon se sont mis à parler entre eux, communiquer et planifier la destruction de l’espèce biologique de leur planète. Inévitablement, Charlie est forcée de changer quelque peu d’avis. Quelque peu, mais pas trop quand même.

De son côté, Claire se retrouve à se confier à Kelly sur ses ressentiments vis-à-vis de la décision d’Isaac. Elle ne comprend pas qu’il ne veuille pas de sentiments alors que c’est leur absence qui provoque une grande partie des conflits et problèmes entre eux. Etonnamment, Kelly est plutôt de bons conseils, à expliquer à Claire qu’elle regrette de ne pas avoir demandé explicitement à Ed de changer pour elle.

Le sacrifice mutuel dans une relation ? Il est inévitable, soit, mais il y a quand même des limites. Claire semble en franchir certaines en demandant à Isaac de subir la procédure capable de lui donner des sentiments. Certes, ce n’est pas logique de le faire, mais elle a besoin d’être aimée autant qu’elle l’aime lui. Moi, j’aurais peur que les sentiments changent la nature de la relation, mais bon.

Isaac semble capable d’entendre la demande de Claire, et il se rend donc auprès de Villka, avant d’envoyer à Claire un cadeau lui demandant de venir dîner avec elle en lui offrant une magnifique robe. Elle se rend dans le simulateur, pleine d’espoir, et remarque immédiatement le changement en Isaac. La simple vue de Claire est trop pour lui, et l’acteur gère énormément les émotions qu’il est censé représenter.

Du point de vue d’Isaac, l’arrivée des émotions est une véritable révolution qui lui permet de mieux comprendre les humains, et c’est important pour lui. La déclaration d’amour qu’il fait à Claire est exceptionnelle, peut-être même un peu trop. Franchement, il me paraît très étouffant à être amoureux de Claire et à vouloir s’occuper des enfants. C’est en tout cas un Kaylon nouveau pour Claire qui expérience tout ce qu’elle rêvait, y compris une danse avec Isaac.

Cela fait plaisir à voir honnêtement et c’est un happy end pour cette relation qui est vraiment la plus belle de la série et qui parvient à être rafraichissante par rapport à d’autres séries ne pouvant se les permettre. Tout pourrait être bien qui finit bien, mais les émotions disparaissent soudainement, aussi soudainement qu’elles étaient venues.

Apparemment, les scénaristes aiment nous torturer : cela se termine mal aussi pour John et Talla, parce qu’elle le défigure complètement lors d’une autre nuit d’amour. L’histoire se termine mal pour eux, parce qu’ils s’aiment, mais ne peuvent être ensemble. C’est un peu l’inverse de Claire et Isaac donc, qui peuvent être ensemble, mais sans jamais vraiment s’aimer.

L’explication ? Timmis fait partie de la première génération de Kaylon, construite par des êtres biologiques, alors qu’Isaac est construit par des Kaylon. Par conséquent, il y a eu des modifications dans la structure, empêchant les émotions de prendre de manière définitive. Autrement dit, il oublie le sentiment que les émotions ont pu provoquer chez lui ; mais pour en avoir de nouveau, il faudrait le rebooter et lui faire oublier tout ce qu’il a appris.

Claire n’est pas prête à accepter de le perdre pour cela, et je pense qu’elle fait là le bon choix, même si tout ça nous brise le cœur. De toute manière, Isaac a prouvé qu’il était capable d’amour rien qu’en laissant à Claire la décision de supprimer ou non ses souvenirs. La dernière scène semble nous le prouver aussi : Charlie vient le voir pour reconnaître qu’elle a trop voulu simplifier les choses et qu’une espèce entière ne peut être mauvaise.

Contre toute attente, elle s’excuse donc de son attitude imblairable depuis son arrivée dans la série ET Isaac accepte son aide à une tâche où elle ne peut pourtant que provoquer des problèmes et des ralentissements. Mignon.

Bien sûr, cette intrigue n’empêche pas non plus les événements de continuer de se dérouler sur l’Orville. La structure de l’épisode est vraiment différente avec ces trois intrigues en parallèle, je ne m’y attendais pas et la critique est plus dispersée que d’habitude. Tant pis, ça n’empêchera personne de s’y retrouver, n’est-ce pas ?

Sur l’Orville, donc, la diplomatie avec les Janisi continue autant que possible, mais est finalement confrontée à une impasse quand l’une des représentantes Janisi décide de proclamer ses droits sur Ed pour coucher avec lui. En effet, un repas diplomatique en présence de toute l’équipe – avec officiellement les mâles pour observer ce qu’il se passe – avait été organisé par Kelly pour tenter d’habituer progressivement les Janisi à l’idée d’une alliance.

Tout était assez fluide et approuvé par l’Amiral, content de voir Kelly en position de capitaine, mais ça finit par poser problème de manière bien logique quand les Janisi refusent de reconnaître l’existence de droits pour les hommes – uniquement parce que les males ont conduit à quelques guerres et catastrophes par le passé. Bortus les déteste, forcément, et les Janisi décident de quitter l’Orville au plus vite.

Par chance, Kelly finit par trouver un point commun entre elle et les Janisi : la loi oblige les hommes à être fidèle pour les Janisi, quand elles peuvent faire ce qu’elles veulent. C’est exactement ce qu’il s’est passé pour Kelly et Ed, et pourtant, ils ont réussi à continuer de travailler ensemble. Les Janisi acceptent donc de recevoir une émissaire diplomatique. C’est mieux que rien.

The Orville – S03E06

Épisode 6 – Twice in a Lifetime – 19/20
C’est un excellent épisode pour plein de raisons : j’aime le scénario de base et l’idée qui le motive, le casting, les personnages qui gagnent mon affection même quand je les détestais avant, mais aussi l’humour qui n’empêche pas pour autant les vraies émotions de surgir quand on a besoin d’elles. Un véritable plaisir, donc, malgré de petites longueurs, une scène qui semblait n’avoir rien à faire là ou une durée excessivement longue pour un simple épisode.

Spoilers

Laura Huggins obsède toujours Gordon apparemment.

This family is stronger than time.

Attendez, mais tout le monde chante cette saison ? Après Bortus, c’est au tour de Gordon de nous révéler qu’il a des talents de guitariste et surtout de chanteur. Je ne m’y attendais pas du tout, mais en même temps, je ne m’attendais pas non plus à voir tout l’équipage du vaisseau en si bonne tenue. Franchement, Kelly était méconnaissable, non ?

Bon, peu importe, vous me direz, l’essentiel est donc que Gordon organise une soirée chez lui et qu’Isaac souhaite en profiter pour parler avec Charlie. Celle-ci n’a pas du tout envie de passer du temps avec un Kaylon cependant, préférant clairement draguer son collègue le plus direct qui lui fait découvrir les téléphones portables et les selfies. C’était plutôt drôle à voir, surtout quand Bortus se prend au jeu du selfie.

Cependant, l’idée principale est surtout de réintroduire le personnage de Laura Huggins – aka Leighton Meester – dont Gordon est fou amoureux. Et ça ne peut pas être une coïncidence quand juste après cette scène, on nous apprend que John a réussi à créer une machine à voyager dans le temps grâce aux outils qu’il a sur l’Orville.

Si tout commence de manière fun avec l’idée d’un sandwich envoyé dix secondes dans le passé ou trois mois dans le futur, il est rapidement question de créer de nouveaux univers à cause de paradoxes temporels et du problème de l’arme de destruction massive que cette avancée scientifique pourrait provoquer. C’en est trop pour l’Amiral habituel qui décide de mettre un terme aux recherches de John.

L’Orville est ainsi envoyée auprès d’une équipe scientifique pour ne pas garder ça sur le vaisseau… mais le vaisseau de l’équipe scientifique est détruit quand ils arrivent sur place. Pire, des Kaylon les attendent et sortent de leur cachette immédiatement pour les attaquer. Par chance, il n’y a pas que l’Orville sur place, mais aussi d’autres vaisseaux. Malheureusement, l’Union ne fait clairement pas le poids dans cette bataille spatiale.

C’est problématique, car on voit quelques vaisseaux de l’Union être clairement désintégré sous nos yeux. Ils explosent et on sait très bien ce que ça représente comme nombre de victimes. Owaza ordonne vite la retraite, mais c’est tout de même trop tard : les Kaylon sont déjà au courant de l’appareil que l’Orville possède.

Si le vaisseau n’est pas encore détruit, ce n’est donc pas pour rien : ils espèrent bien pouvoir détourner l’objet – l’appareil Aronov – et s’en servir à leur avantage. Talla, puis Gordon une fois celle-ci blessée, ont donc pour ordre de détruire l’appareil alors que le vaisseau est bloqué par les Kaylon, l’attirant progressivement à eux.

Tout pourrait bien se terminer, mais détruire une machine à remonter le temps, ce n’est jamais facile. Gordon l’apprend par lui-même quand celle-ci envoie une décharge inattendue et inexplicable qui le touche de plein fouet et le vaporise dans les airs. L’avantage reste que cette décharge permet à l’Orville d’échapper aux Kaylon.

Reste le problème que Gordon a disparu. Alors qu’ils cherchent un moyen de comprendre où leur lieutenant a bien pu passer, l’équipage de l’Orville reçoit un message d’environ 400 ans dans le passé, avec pour signature… Gordon Malloy. Oh. Le message ? Gordon explique être coincé sur Terre depuis six mois environ, en 2015. C’est une chance pour lui qu’il soit sur Terre, ma foi.

Ca l’est d’autant plus que la série nous révèle bien vite qu’il est resté bloqué là-bas jusqu’à l’âge de 96 ans. Et si on pourrait être triste pour lui, j’ai fait pause pour lire l’article de presse annonçant sa mort : oui, ils se sont fait chier à écrire un vrai article, pas juste du lorem ipsum, et ça permet d’apprendre que Gordon s’est… marié à Laura Huggins. Ben tiens. Et pas que ça : il s’est fait une carrière de pilote hyper estimé par ses collègues (forcément, il a du talent dépassant les connaissances universitaires) et une famille, avec un fils, rien que ça, et… deux petites-filles au moment de sa mort à 96 ans, en 2068 le… 12 juillet. Oh bordel, on est le 12 juillet aujourd’hui.

Coïncidence ? Je ne crois pas. Bon, reste à savoir si l’équipe est capable d’aller l’aider ou non. En effet, tout semble indiquer que s’il est mort, c’est que l’échec a déjà eu lieu. Cependant, les paradoxes temporels et les dimensions parallèles laissent une possibilité pour que l’Orville puisse faire en sorte de le sauver. Le problème ? Les lois l’interdisent. Une fois n’est pas coutume, Ed ignore les lois et demande à son équipe de faire en sorte de venir en aide à Gordon. Après tout, il les appelle à l’aide depuis le passé, c’est difficile d’ignorer ça.

Le vaisseau est donc propulsé dans le passé par des efforts conjoints de John et Isaac. Tout semble fonctionner à merveille, jusqu’à ce que John fasse quelques calculs : au lieu d’atterrir en 2015, date à laquelle Gordon a décidé par lui-même d’aller avec sa fixette sur Laura, ils sont désormais en 2025. Gordon est donc coincé là depuis 10 ans, et je le vois déjà décider de rester sur Terre parce que merci bien, mais il a une jolie vie avec Laura.

Pour ne rien arranger, l’équipage a un autre problème : ils n’ont pas assez d’énergie pour retourner dans le futur. Leur seule possibilité d’y arriver ? Récupérer une substance encore non découverte dans les entrailles de la Terre. Pour cela, il faut encore compter sur Isaac passant incognito au XXIe siècle par contre, parce que John ne peut y aller : il doit d’abord inspecter le vaisseau pour s’assurer que tout fonctionne, y compris le système leur permettant de respirer à bord.

C’était tout étrange en tout cas de voir le look des acteurs changer pour se diriger vers la Terre. Kelly, Ed et Charlie s’habillent donc comme on le fera dans trois ans, et ça leur va si bien. C’est amusant à constater, mais ça l’est encore plus quand on voit Isaac utiliser un simulateur lui donnant apparence humaine, car on découvre l’acteur qui se cache derrière le robot. Le plus impressionnant est le jeu d’acteur ici : malgré l’absence de costume, il se comporte comme un robot – mais un robot qui espère pouvoir parler avec Charlie.

Il a du bol pour ça : il se retrouve à faire équipe avec lui, alors que Kelly et Ed ont pour mission d’aller chercher Gordon. Après dix ans, celui-ci est déjà devenu pilote respecté et ça fait tout aussi bizarre de le voir en costume de pilote. Il est encore plus sous le choc que nous quand il voit Kelly et Ed, par contre.

Comme je m’y attendais, Gordon n’a pas tellement envie de rentrer « à la maison » cependant. Cela fait dix ans qu’il est sur Terre et ses chefs débarquent pour lui reprocher de ne pas avoir respecté les lois l’obligeant à se faire invisible une fois coincé dans le passé. Aucune interaction pendant dix ans sans certitude de la survie de l’Orville dans la bataille contre les Kaylon ? Tu m’étonnes qu’il ignore les lois !

Il indique donc à Ed et Kelly qu’il n’a pas l’intention de rentrer avec eux, et il leur présente au passage Laura, sa femme, et Edward, son fils. C’était assez inévitable. Entre rester avec sa famille ou aller dans le futur sur l’Orville pour être jugé pour des crimes stupides, le choix est vite fait. Autant rester avec sa voiture à la plaque « Oville » sans r, hein.

Je veux dire, Leighton Meester, enceinte en plus ? Pas étonnant qu’il préfère le passé. Il est tombé amoureux d’une Laura qu’il connaissait déjà et sur laquelle il fantasmait depuis toujours – mais il a quand même attendu trois ans avant d’aller la trouver. Et sept ans plus tard, il est marié avec un enfant et un autre à venir.

Il est aussi sacrément énervé après ses supérieurs qui se permettent de débarquer et de le juger parce qu’il a brisé les lois. Le problème étant que les lois sont de la merde, là, mais j’ai beaucoup aimé tous les commentaires glissés l’air de rien sur notre siècle. Il est évident que l’équipage de l’Orville déteste le XXIe siècle pour plein de raisons. Gordon, pas tant que ça… Et ça impressionne Ed et Kelly qu’il soit capable de pardonner un siècle laissant tant de dégâts à réparer.

Notez aussi que tuer des animaux sera illégal dans 400 ans, au point d’être considéré comme un serial killer. Bon, le ton monte en tout cas très rapidement entre Gordon et ses supérieurs hiérarchiques, principalement parce qu’après dix ans, il ne considère pas spécialement qu’ils soient ses supérieurs. Il leur explique aussi calmement que possible qu’il compte bien rester sur Terre au XXIe siècle après tout ce qu’il a vécu. Et sans trop de surprise, Laura finit par l’entendre quand il souligne que ses supérieurs ont pris trop de temps à venir.

La scène est plutôt touchante et ça fait du bien de retrouver Leighton Meester dans un rôle où elle est plus efficace que dans How I met your father, hein. Elle explique toutefois à Gordon qu’elle a toujours su, au fond d’elle, qu’il venait du futur : il ne s’est même pas inquiété pendant la pandémie, c’est dire.

Pendant ce temps, Charlie et Isaac cherchent donc à aller récupérer du dysonium sur Terre. Pour y parvenir, Charlie a la bonne idée d’entrer dans un bar plein de motards et de parier pour avoir une moto. Le pari ? Que le plus fort des motards ne soit pas capable de gagner un bras de fer contre Isaac. Trop facile.

La série est vraiment géniale pour ce genre de scènes, parce qu’on y retrouve enfin l’humour des débuts, qui manquait ces derniers temps. Et j’aime qu’on le retrouve avec des personnages qu’on ne connaissait pas à l’époque (Charlie) ou pas comme ça (Isaac). Franchement, les deux acteurs font un très bon duo, principalement parce qu’ils se détestent mais qu’Isaac cherche désespérément à commencer une conversation avec Charlie.

Cela fonctionne d’autant plus qu’elle n’en a pas du tout envie et que l’actrice est très douée pour les mimiques. Bien sûr, toutes les scènes humoristiques sont excellentes, notamment quand ils se retrouvent à visiter une maison pour en extraire ce dont ils ont besoin. Et comme ça prend du temps d’extraire du dysonium du sol, ils ont enfin le temps de parler.

La scène est plutôt bouleversante en son genre : on y découvre que tout ce qu’Isaac souhaite dire à Charlie, c’est merci de lui avoir sauvé la vie… sauf que Charlie n’a pas vraiment envie d’entendre ça de sa part. Il faut dire qu’il ne sait pas exactement ce qu’il a fait comme tort à Charlie, mais les scénaristes ont un plan pour qu’on continue de l’apprécier. Non seulement Isaac est responsable de la mort de sa meilleure amie après sa trahison de l’Orville, mais en plus Charlie était amoureuse de sa meilleure amie.

Elle ne saura jamais si les sentiments étaient réciproques, parce que la meilleure amie est morte avant que la relation ne puisse vraiment voir le jour. Il y a de quoi en vouloir à Isaac pour un moment, c’est clair. Bref, on comprend mieux la rancune de Charlie et le dysonium est récupéré, c’est donc parfait.

Parfait ? Non, il reste un problème : Ed et Kelly refusent de lâcher Gordon comme cela. Ils se pointent une nouvelle chez lui, gâchant une jolie soirée télé en famille, pour tenter de le récupérer par la force – avec l’aide de Talla. Gordon refuse, il est armé suffisamment pour empêcher Talla de s’en prendre à lui et tout est bien qui finit… mal. En effet, Kelly et Edd paraissent être de gros cons sur ce coup-là. C’est extrêmement étonnant de les voir si fermés d’esprit pour une fois, et extrêmement frustrants.

Leur menace finale est donc d’aller chercher Gordon dix ans plus tôt, quand il n’aura aucun souci à les suivre, et tant pis si ça signifie effacer le fils de Gordon de l’existence. Bon, il est plus probable qu’un univers parallèle soit créé avec cet épisode, vu ce que propose la série.

En tout cas, ça donne une conclusion triste à cet épisode, même si Gordon optimise comme il peut en expliquant à Laura que leur famille est plus forte que le temps. C’était joliment dit, mais ça n’empêche pas Ed et Kelly d’aller chercher Gordon dans le passé, puis de lui reprocher à demi-mots de ne pas toujours leur avoir fait confiance.

L’abus est total là. Bon, sinon, à retourner dix ans dans le passé comme ça, ils ont créé tout de même un gros problème : ils n’ont lus ce qu’il faut pour voyager dans le temps. Ce n’est qu’un demi-problème cependant : ils n’ont pas besoin d’un appareil pour aller dans le futur, juste de couper le bouclier du vaisseau qui les protège aussi quand ils passent en vitesse lumière de se retrouver projetés dans le futur.

C’est simple, mais efficace comme solution : nos personnages retournent bien vite dans le futur. Gordon s’y révèle sacrément heureux d’être là et affirme à Kelly et Ed qu’ils ont fait le bon choix en faisant passer leur devoir avant le reste. Mouais. C’est un grand mouais sur ce coup-là, mais c’est la conclusion de l’épisode : ils sont heureux de pouvoir se boire une petite bouteille de whisky à trois, et tout est bien qui finit bien.

Enfin, pas pour moi, mais bon, qui suis-je pour juger le futur ?

Sinon, je ne sais pas où le caser dans la critique, mais eh, John et Talla se sont embrassés dans l’épisode. Et ça semble parti pour être un couple durable, l’air de rien ?