Evil – S03E04

Épisode 4 – The Demon of the Road – 18/20
Incroyable comment cet épisode, à peine plus long que d’habitude, réussit à apporter l’air de rien de nombreuses réponses et une continuité à des interrogations de la saison 2. C’est un vrai plaisir de suivre cette saison 3 parce que je trouve qu’elle solidifie vraiment l’ensemble de la série, au point de la ramener à son excellent niveau de départ. Après s’être perdue un temps, la série semble vouloir retrouver le chemin de la logique et de la conclusion des intrigues. C’est bien mieux comme ça, j’ai moins l’impression que les scénaristes oublient une partie de ce qu’ils ont écrit.

Spoilers

Le trio enquête sur un routier dont la femme pense qu’il est possédé depuis qu’il a peur d’une portion de route.

Someone’s fucking with us.

Oui, j’ai pris du retard dans mes séries hebdo, à nouveau. J’essaie déjà de me rattraper en voyant cet épisode que j’aurais dû regarder hier et qui commence par l’interrogatoire de la sœur d’Andrea par trois prêtres. Interrogatoire, c’est un grand-mot : les trois prêtres viennent en fait lui déclarer qu’ils souhaitent qu’elle parte à la retraite. Et par souhait, il faut entendre qu’ils veulent lui forcer la main.

Heureusement pour elle, Andrea est suffisamment maligne pour avoir vu le coup venir, et surtout pour refuser de signer sa démission. Elle n’est pas bête, et elle l’est encore moins quand Leland se pointe à cette réunion impromptue. Elle sait bien qu’il est celui qui a décidé de se plaindre d’elle et qui a affirmé qu’elle parlait à des personnes qui n’étaient pas là.

Cela dit, elle lui donne rapidement raison en voyant un démon derrière Leland à qui elle fait coucou. Normal, quoi. En tout cas, elle refuse de signer la démission et Andrea demande donc à être jugée par un conseil de trois prêtres, et elle a bien raison de le faire : c’est son droit, et ça lui permet de gagner du temps. Bien joué.

Elle en gagne d’autant plus qu’elle tombe sur le psy habituel de la série, celui de Kristen, qui a l’avantage d’être de plus en plus ouvert d’esprit. Bon, de là à croire en l’existence de démon, c’est beaucoup lui demander, je reconnais. Ce n’est donc pas le cas, même s’il est intéressant d’avoir la sœur Andrea qui lui explique en voir depuis l’âge de 15 ans. Au moins, on sait pourquoi elle est devenue bonne sœur désormais.

Quant au psy, il se retrouve à tester son propre piano pour voir s’il aperçoit des démons, avant de conclure que la sœur Andrea ne va pas tout à fait bien. Oups.

De son côté, David est de retour au confessionnal pour entendre une étrange confession : celle d’une femme qui souhaite attirer son attention en tant qu’enquêteur, parce qu’elle espère bien qu’il pourra écouter son histoire et mener ensuite l’enquête. C’est malin de la part de la femme : son plan fonctionne, évidemment.

La femme s’appelle Jacqueline et semble avoir une vie similaire à celle de Kristen quand il est question des habitudes domestiques : Kristen a le train, Jacqueline a l’avion. La femme a donc contacté l’Eglise pour qu’ils s’occupent de son mari, qui l’a blessé quand elle a voulu le réveiller. Bon, ça ne semble pas vraiment concerner l’Eglise, tout ça.

Et pourtant, assez vite, on apprend que l’homme a aperçu un démon volant alors qu’il conduisait, de nuit. Après ça, il a vu un homme assis dans son camion, sauf qu’il n’avait rien à faire là. Cette petite hallucination ne paraît pas très inquiétante à nos héros, jusqu’à ce qu’il soit question d’une amnésie de plusieurs heures. Par chance, le type se dit amnésique de la journée du 8 mars alors même que Ben est assis sur un ticket de caisse du 8 mars. Cela fait une première piste facile sur laquelle enquêter.

La seconde est encore plus simple : David repère un des fameux sceaux de la saison 2. Cela faisait un moment que ça n’avait plus été le cas, mais Ben s’inquiète tout de même qu’ils en repèrent absolument partout, par principe. L’enquête ne les mène donc nulle part. De même, ils espéraient pouvoir parler à une certaine Traci qui avait écrit sur le ticket de caisse, mais elle leur affirme souhaiter un bon retour à tous ses clients.

Par chance pour eux, ils tombent sur un autre routier qui les informe qu’il y a bien une portion d’autoroute un peu maudite. Sur celle-ci, chacun entend et voit des choses qui ne devraient pas être là. Il n’en faut pas plus pour que l’équipe prenne la route à son tour, chantant un petit Happy Together au passage, parce que c’est fun. Et vraiment, l’épisode était tout fun, à prendre le temps aussi de revenir sur le mal-être de Ben lors du dernier épisode.

Alléluia, la série se met à être beaucoup plus cohérente qu’avant, et plus suivie. J’aime beaucoup ça, mais la conversation est interrompue par un cri, puis par une fréquence radio qui reste bloquée sur 666. Le trio entend de drôles de voix dans la radio, se retrouve confronté à un drone les suivant – des yeux rouges – et à une panne. Le problème, c’est que la voix dans la radio semble appeler directement Ben.

Pendant ce temps, Kristen reçoit une étrange visite chez elle : celle de l’homme qu’elle avait agressé dans un supermarché et qui demande des excuses. Les filles sont dégoutées d’apprendre que la mère s’est excusée. Cela perturbe principalement Lexis, parce qu’elle ne comprend pas pourquoi les garçons peuvent faire tout ce qu’ils veulent. C’est plutôt intéressant comme scène, mais c’est trop vite expédié pour en revenir à Kristen qui fait faire des travaux chez elle et demande des conseils d’éducation à Sheryl.

Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un bon plan pour les gamines que d’avoir le droit à l’éducation de la grand-mère quand on voit la grand-mère, mais bon, Kristen est dépassée par ses filles de toute manière – et l’école aussi apparemment, puisqu’elles expliquent que la mère est chasseuse de démon. Rien que ça.

Et pendant que Kristen se remet au travail pour se renseigner sur le syndrome du troisième homme qu’elle soupçonne d’être responsable d’une partie de l’hallucination du mari de Jacqueline, Ben entame son enquête habituelle en s’intéressant à un possible piratage de son téléphone et de la radio. Pourquoi pas, après tout, le nom de Ben avait été donné dans la voiture juste avant que la radio ne se mette à lui parler.

Pourquoi pas. En parallèle, David se rend une nouvelle fois sur la fameuse route, parce que Jacqueline lui affirme que son mari y est et se pense possédé : il aurait heurté quelque chose en voiture, mais il n’y a rien sur la route. Et ça se confirme quand David s’y rend : la même histoire s’y répète, avec David heurtant quelque chose qu’il ne voit pas alors que la radio fait des siennes.

David finit toutefois par apercevoir un démon au bord de la route, et il interrompt son repas. Comme David est assez bête pour faire tomber ses clés, l’échange de regard entre lui et le démon est assez long…

Le démon se met alors à sa poursuite et… Bordel ? David s’interrompt quand le ciel noir s’ouvre soudainement devant lui. Un vitrail apparaît et chasse le démon par sa simple présence. La femme sur le vitrail sourit à David et tout est beau. David est clairement fasciné par ce qu’il voit, et il manque de peu de se faire renverser par un camion à cause de ça. Bien sûr, après ça, David se retrouve à tout raconter à Andrea.

Elle est loin d’être surprise, elle : de la même manière que David peut voir et être menacé par les démons, il peut également voir les saints et les anges, et être protégé par eux. Cela pousse David à se confier à Andrea sur ses tentations et sa peur de ne pas être assez bien pour être protégé par Dieu.

Autrement, pour en revenir à Kristen et ses problèmes familiaux, elle tente bien sûr de confier ses doutes sur l’éducation des filles à Andy. Malheureusement, celui-ci est en plein trek, et il ne sait pas trop quoi lui répondre. Par conséquent, Kristen se tourne vers Youtube pour trouver de bons conseils et y apprend ce qu’il faut pour reprendre suffisamment confiance en elle. C’est excellent à voir, parce que ça se traduit par une Kristen qui pète totalement un câble sur un des hommes travaillant sur le chantier de sa maison.

Celui-ci essaie de mentir sur la date à laquelle elle doit lui donner un second chèque et il le regrette vite : elle s’en sert d’exemple pour rassurer ses filles sur le fait qu’elle soit toujours une badass. Ainsi, elle n’hésite pas à détruire au marteau une partie du travail du type jusqu’à ce qu’il reconnaisse que son second chèque n’arrivera qu’à la date prévue.

Forte de sa confiance en elle regagnée, Kristen décide alors de prendre le volant pour retourner sur l’autoroute. Elle le fait avec Ben et David, et avec l’expertise du premier, ils arrivent assez vite à la conclusion qu’il y avait bien du hacking de radio comme prévu. Par contre, il est aussi question d’une fréquence fantôme capable de provoquer des hallucinations, ce qui remet en question ce qui est arrivé à David.

En tout cas, Kristen prend rapidement plaisir à détruire l’équipement du hacker, n’ayant pas idée qu’ils sont également surveillés par le Vatican. De toute manière, peu importe, ce qui est fait est fait. Et c’en est fini de cette intrigue. Ou presque. En effet, on peut conclure sur la sœur Andrea qui est défendue par David alors qu’on essayait encore de la virer. J’aime aussi particulièrement le fait qu’elle se venge du psy la jugeant folle de voir des démons en lui refaisant exactement ce que le démon lui avait fait quand il en avait vu un en saison 2.

Une fois que c’est fait, David reçoit à nouveau la visite du Vatican. Le représentant lui explique alors qu’il peut être fier de lui car avec la destruction du matériel radio, Kristen, David et Ben ont mis fin à une maison démoniaque. Son représentant, le hacker, se serait en effet suicidé peu de temps après leur départ. Et cette fois, l’Eglise s’est occupée du corps de ce représentant de la maison des démons avant qu’il ne soit mangé par quelqu’un d’autre, mettant un terme à cette maison démoniaque.

Voilà donc comment tout ça fonctionne ? Le cannibalisme des méchants, c’est pour se passer les pouvoirs d’une maison démoniaque ; et le Vatican cherche juste à détruire toutes les maisons, représentées par les fameux sceaux. Le but de la série est ainsi désormais de détruire toutes les maisons démoniaques, donc, car cela permettra d’en arriver enfin à la paix sur Terre. Simple, efficace. Des réponses, des vraies ; avec toujours ce qu’il faut de doute. C’est parfait.

 

Evil – S03E03

Épisode 3 – The Demon of Sex – 17/20
Je suis plutôt très content de la direction que la série prend avec cet épisode : j’ai soudainement l’impression que les scénaristes cherchent à répondre à ce qui me posait problème depuis une demi-saison, avec une intrigue plus sérialisée, plus de cohérence et le retour d’anciennes intrigues. Concrètement, cet épisode me rassure pour la suite, tout en proposant une intrigue et quelques scènes inoubliables. Forcément.

Spoilers

Un jeune couple marié par David a dû mal avec sa première fois sexuelle.

Food allergy, I didn’t do that.

Mon dieu, le titre de cet épisode, avec cette série particulière, je crains le pire d’avance. Vraiment. Et quand l’épisode commence par un mariage avec David qui propose aux mariés de s’embrasser trois fois de suite, je sais déjà que je tiens là quelque chose de dingue, tout simplement. Cette drôle de première scène semble être un gag plus qu’une vraie scène de l’épisode, surtout qu’on enchaîne ensuite un début totalement différent.

On y suit la sœur Andrea faire quelques prières, puis remarquer la présence d’un liquide étrange dans le couloir. Ce liquide la mène tout droit à un démon, dans la pièce où David parle avec le couple qu’il vient juste de marier. L’épisode nous apprend que le mariage date à peine d’une semaine, mais qu’il y a bien un problème entre Leo et Amalia, les jeunes mariés.

En faisant confiance à Andrea qui lui assure voir un démon et lui expliquer les traces de ce qu’elle voit entre les mariés, David finit par les faire avouer qu’ils ont une sorte de réaction allergique entre eux chaque fois qu’ils essaient de faire l’amour. Une réaction allergique qui finit par provoquer des traces de griffures sur le dos d’Amalia, expliquant pourquoi ils reviennent si vite voir le prêtre. Eh bah, ça donne presque une raison à ne surtout pas se réserver pour après le mariage cette affaire.

Non, plus sérieusement, la série opte une fois de plus pour sa décision de quitter définitivement le doute : la sœur Andrea voit carrément un démon qui lui parle et la nargue tout au long de la scène. C’était très drôle à observer, bien sûr, mais ça continue de me surprendre que la série fasse ça.

Après, dans le même genre, ça me surprend de voir la série devenir soudainement beaucoup plus sérialisé : on reprend cette semaine l’intrigue des canalisations chez Kristen, et c’est du grand n’importe quoi encore. Ben tente de réparer comme il peut les toilettes de l’étage, et il n’y arrive vraiment pas. Il faut dire que les gamines de Kristen continuent encore d’être insupportables, et elles le sont aussi parce qu’elles voient la vérité à son propos.

Elles remarquent qu’ils portent des chaussures différentes, puis elles remarquent qu’il ne supporte juste pas de ne plus trouver d’explications à toutes les choses étranges qu’il voit avec son travail. Finalement, la série souligne précisément mon propre problème avec elle, par l’intermédiaire de Ben. C’est original et plutôt efficace en même temps. Après, Ben finit par se blesser la main, puis voir un nerf optique encore rattaché à un œil surgir et remonter à la surface des toilettes. Ben prend alors l’étrange décision de tirer à nouveau la chasse. Alors là, vraiment, il abandonne encore plus que moi.

La série part dans tous les sens de toute manière, mais voir Ben aller si mal, ça m’a fait de la peine – et du mal. Je pourrais dire à peu près la même chose de l’intrigue concernant Lexis. Kristen la retrouve en train de se punir dans sa chambre, après avoir volé un masque sexuel de sa mère. Bon, le masque n’a rien de sexuel, j’abuse, mais on sait comment Kristen les utilise. Quand elle comprend que Lynn est en train de punir Lexis parce qu’elle a balancé la relation de Lynn et son mec à Kristen, la mère n’a plus d’autres choix que de mettre en place une petite réunion de famille.

La réunion en elle-même est une vraie réussite de la série, avec Kristen qui souhaite mettre en place des commandements pour ses filles. Comme d’habitude, je trouve les interactions entre les filles et la mère plutôt cohérentes. Je déteste les voir s’engueuler en permanence les gamines, mais ça marche bien parce que les interactions paraissent vraies.

L’idée des 10 commandements de Kristen est intéressante, mais j’ai encore préféré ceux que les filles mettent en place pour l’école. Je trouve que la liste était plutôt marrante, et encore une fois, l’influence de Sheryl sur les gamines est vraiment désastreuse quand elle propose à Lexis de frapper plus fort ceux qui l’attaquent. Lexis est fan de cette idée évidemment.

Bien sûr, Lexis influence également sa grand-mère : Sheryl a justement besoin de son aide pour réussir le travail que lui confie Leland. Il souhaite la voir réussir à promouvoir Makob, une crypto-monnaie. Le but ? Faire en sorte qu’elle prenne assez de valeur pour qu’elle lui rapporte de l’argent. Et bien sûr, quand Lexis parle à Sheryl de Melindaz, une influençeuse déjà vue auparavant si je ne m’abuse.

Sheryl comprend que c’est la solution qu’elle cherchait pour éviter d’être traitée encore de Boomer par Taylor, son assistante qui l’ignore, ou Bobby, son manager. Très vite, Sheryl reprend donc le contrôle : elle arrive à convaincre Melindaz de faire sa pub et Makob monte en valeur. Une fois que c’est fait, Sheryl trouve un moyen de virer Taylor plutôt original.

Plutôt illégal aussi : elle l’empoisonne avec ce à quoi elle est allergique et ne lui donne aucun antidote tant qu’elle n’a pas signé sa lettre de démission. Original, mais efficace, donc, Taylor disparaît bien vite de sa vie et Bobby a soudainement peur d’elle. Du pur Sheryl, ma foi.

Côté boulot, Kristen rencontre donc Leo et Amalia pour se faire une idée sur le problème entre eux. Elle commence donc à leur parler de sexe, et ça blesse soudainement le démon entre eux. Bon, ça, on le sait parce que la sœur Andrea débarque à nouveau en pleine thérapie. Cela ne plaît pas à Kristen initialement, mais elle finit par se faire à l’idée quand Andrea réussit à la convaincre qu’elle ne parle pas de manière métaphorique. La scène entre elles est en tout cas excellente, et j’adore comment elles marquent chacune à leur manière une sorte d’autorité sur l’autre.

Il est intéressant aussi de voir que la thérapie de Kristen est capable de faire tomber en lambeau le démon quand elle est efficace. Quand elle ne l’est pas parce qu’elle suggère des jeux de rôle qui ne passionnent pas notre couple, il reprend en taille et devient plus imposant. Andrea ne parvient plus à l’ignorer aussi bien qu’avant, ce qui fait qu’elle n’hésite pas à lui parler. Le démon tente de la draguer de manière explicite, et Andrea lui répond. Devant Leland malheureusement.

Ce dernier la balance donc au père supérieur, expliquant qu’elle s’inquiète pour sa santé mentale. Andrea est donc confrontée en présence de Leland et elle perd beaucoup de son autorité naturelle. Pire que tout, le père demande ensuite à Kristen son avis d’expert psychologue sur la sœur Andrea. Et Kristen prend la défense d’Andrea, probablement parce que la dénonciation vient de Leland. Le problème reste que l’épisode se termine une fois de plus sur une fin que je ne suis pas sûr d’aimer.

Leo et Amalia trouvent le goût du sexe dans le sadomasochisme – et ça semble plaire à leur démon. Pourtant, il faudra en rester là pour l’instant… C’est peu satisfaisant tout de même. Et c’est aussi super dérangeant à observer, comme trop souvent avec cette série. Encore une scène de sexe qui restera en tête tellement elle met mal à l’aise, quoi, mais l’épisode se termine sur une nouvelle amitié entre Andrea et Kristen. C’est plutôt cool.

Autrement, pour en revenir à Ben, il est ensuite harcelé par Karima. Je ne sais pas comment elle fait pour être capable de frapper à sa porte, tout en téléphonant à la fois deux portables et son Skype. Si elle est aussi insistante avec lui, c’est parce que Kristen l’a appelée, s’inquiétant pour Ben. Et Karima aussi est vite dépassée par la situation, n’hésitant pas à jeter des glaçons sur le lit de Ben pour le bouger enfin.

Il est bien forcé de reconnaître que les filles de Kristen ont vu juste : son métier n’a plus aucun sens logique, et il en a marre de passer d’un cas non résolu à l’autre. Ah ben MERCI, on y vient enfin. C’est vraiment l’intrigue et/ou l’épisode dont j’avais besoin. Par contre, Karima détourne son attention des vraies questions qu’il se pose pour plutôt le motiver à aller à une réunion de scientifiques. Pas sûr que ça change grand-chose.

Et pourtant, ça change tout : Ben retrouve confiance en lui en présence de scientifiques expliquant tout ce qu’ils voient. Mieux encore, Karima lui propose son aide pour résoudre d’anciens cas sur lesquels il a bossé et sur lesquels il n’a pas d’explication. J’espère que la série ne nous fait pas là une promesse en l’air, parce que je suis curieux de savoir quelles solutions pourraient être trouvées.

 

Westworld revient et j’avais bien besoin d’un récap

Salut les sériephiles,

Vous aussi vous avez l’impression que le premier confinement était dans une autre vie ? Vous avez à peu près raison. Le problème, c’est que la saison 3 de Westworld a été diffusé dans celui-ci, et que tout ce que HBO nous propose comme résumé pour se remettre dans l’ambiance avant le début de la saison 4 (demain, mais je ne le regarderai probablement pas dès demain), c’est… eh bien, cette vidéo de trois minutes :

Clairement, trois minutes, c’est bien peu et je n’y croyais pas tellement, mais quand je vois qu’une bonne minute du résumé sert à faire de la promo de la série sans rien nous dire, autant vous dire que j’ai vite capté qu’il allait falloir me replonger dans mes critiques pour me souvenir de tout le délire concernant Rehoboam. En espérant que la quatre fasse mieux, par contre !

Voir aussi : Les critiques de la saison 3


Attention spoilers sur les trois premières saisons


Rehoboam n’est jamais qu’un reboot de Person of Interest

La saison 3 nous éloignait du parc western que nous connaissions pour nous amener dans le monde réel, où l’ambiance était bien différente. Dans un futur pas si lointain, la technologie domine sur le monde et les robots ont réussi à s’échapper du parc, pour mieux mener la guerre contre les humains. Tels étaient les prémices de la saison… et c’est par là qu’on commençait, avant de mieux s’en éloigner. https://www.melty.fr/wp-content/uploads/meltyfr/2021/08/media-2862.jpgAssez vite, on nous présentait une Dolores magnifique en couple avec le PDG de la société Insight, connue pour son intelligence artificielle, Rehoboam.

Cette intelligence artificielle a beau être présentée par son créateur comme révolutionnaire et géniale, on comprend assez vite que ce ne sera pas le cas. Cela se confirme quand l’intelligence artificielle détermine que Caleb, un simple travailleur de chantier (en apparence), ne fera jamais rien d’autre qu’un petit job. Oui, Rehoboam, c’est la machine de Person of Interest, mais en version méchante : elle devine en avance les choix des gens et permet à son créateur de contrôler le monde.

Evan Rachel Wood on Instagram: “OG Dolores and Caleb. @aaronpaul thank you for being the best partner this season. Cou… | Evan rachel wood, Fashion, Wedding dressesDolores le déteste donc, mais elle sort avec pour mieux le berner. Elle flirte donc assez rapidement avec Caleb, parce que ce dernier est aussi un petit criminel utilisant une application pour mener à bien des missions. Pourquoi Caleb ? L’épisode final nous révélait que Dolores avait eu l’occasion de le voir en tant que soldat de l’armée américaine. Et en tant que soldat, c’était un chouette type empêchant le viol de femmes-robots. Dolores a aimé ça, apparemment, suffisamment pour faire de lui sa clé dans la guerre contre les humains et contre Rehoboam.

Gérer Westworld grâce à Charlotte

Westworld: All the References and Details You Might Have Missed in “The Absence of Field” | Vanity FairEn parallèle de tout ça, Dolores a aussi fait une copie d’elle-même dans un robot ayant le corps de Charlotte. Cette dernière est morte lorsque Dolores prend cette décision, mais comme personne ne le sait, Dolores peut se faire passer pour Charlotte sans le moindre souci. Cela lui permet de flirter avec elle-même (wtf ?) et de constater que même si elle est un robot, son programme peut vite dévier de sa course.

En effet, Charlotte et Dolores partagent un plan commun, gérer Westworld et avoir tout contrôle dessus, mais elles n’ont pas du tout les mêmes intentions, Charlotte souhaitant protéger la vie de son petit garçon (qui est celui de la vraie Charlotte, pas du robot créé par Dolores) et de son ex-mari.

Where Do the Simulations End in 'Westworld'? - The RingerLe plan des deux Dolores ne passe pas inaperçu à Westworld : Bernard (recherché pour le massacre de la fin de la saison 1) y engage Ashley Stubbs pour mettre un terme à tout ça. Ils espèrent retrouver à temps Dolores pour l’empêcher de déclarer une guerre aux humains, et pour ça, Bernard est prêt à tout, y compris manipuler Ashley, qui est un host lui aussi. Forcément. Cela dit, Bernard n’est pas le seul à vouloir stopper les Dolores.

À la recherche du Sublime…

WESTWORLD's Mysterious New Villain and System Explained - Nerdist
Maeve est aussi incapable de tuer Serac, parce qu’il est malin le type

En effet, loin de tout ça, n’oublions pas non plus Maeve, son pouvoir de contrôler télépathiquement les host autour d’elle et son intrigue toute pétée en saison 3 : Serac, un petit frenchy, la détient prisonnière après sa réussite à elle d’avoir mené plein d’hosts vers Sublime, the Valley Beyond, une sorte de paradis pour robots où repose déjà sa fille. Bref, alors que Dolores cherche à provoquer le chaos dans le monde, Maeve a plutôt pour intention de rejoindre le paradis, quitte à s’associer pour ça avec Serac.

WATCH: Pixomondo's 'Westworld' Season 3 Breakdown Reel | Animation World Network
Un génie, certes, mais voilà ce que font ses créations…

En effet, celui-ci est un inventeur de génie : il a déjà créé Solomon, une intelligence artificielle permettant de deviner le futur et permettant ensuite la création de Rehoboam. Serac promet ainsi à Maeve un accès à Sublime si elle parvient à mettre un frein aux actions de Dolores – espérant bien que ce soit Dolores qui détienne la clé de Sublime.

La fin de la saison 3

Pas de chance pour Maeve, Dolores a deux corps et est clairement plus forte qu’elle : elle publie ainsi toutes les informations collectées par Rehoboam dans le monde. Et bizarrement, les gens qui découvrent qu’une intelligence artificielle a décidé pour eux qu’ils seront médiocres à vie ne semblent pas très heureux de l’être. La révolte citoyenne qui s’ensuit provoque le chaos tant recherché par Dolores et Maeve n’a pas non plus ce qu’elle veut, puisqu’on apprend que la clé d’accès pour Sublime est en fait dans la tête de Bernard.

https://www.ecranlarge.com/uploads/image/001/173/westworld-photo-evan-rachel-wood-vincent-cassel-1173454.jpgQuant à Dolores, elle n’est pas la plus chanceuse du monde non plus : Serac fouillait sa tête à la recherche de la clé, et comme elle ne lui est d’aucune utilité, il la reboote complètement.  Face à ça, Maeve trahit à son tour Serac, puisqu’il ne peut lui donner ce qu’elle veut – et ce qu’il voulait lui aussi : la clé vers Sublime lui aurait donné accès à des données perdues qui lui permettraient d’affiner son projet pour sauver l’humanité grâce à une intelligence artificielle plus précise – et laisse au passage à Caleb le soin de devoir stopper Rehoboam. C’est une chose d’avoir donné à chacun l’accès à ses informations, c’en est une autre de vérifier que plus personne n’est contrôlé par l’intelligence artificielle. Caleb demande donc à celle-ci de s’autodétruire.

Reste à évoquer le cas de William, le fameux homme en noir de la saison 1 qui a tué sa fille en saison 2. La saison 3 n’a pas été non plus de tout repos pour lui : confronté à Charlotte-Dolores, il a pris conscience que les robots le manipulaient. Westworld' Season 3 Post Credits Scene Explained - What Happened to The Man in Black?Sa nouvelle mission semble être de détruire autant d’hosts que possible, expliquant pourquoi il se retourne contre Bernard et Stubbs en cours de saison. Ces derniers l’ont libéré dans leur quête d’arrêter Dolores ; mais William a préféré s’échapper pour mener son propre plan à bien.

Pas de chance pour lui, tout ça l’a mené face à face avec Charlotte-Dolores, qui n’a pas hésité à le faire tuer par… un robot de William. Ils y passeront tous : le but de Charlotte-Dolores est de faire des hosts l’espèce dominante sur notre planète. Y parviendra-t-elle ? La saison 4 se déroulera sept ans plus tard et devrait commencer à répondre à cette question. J’espère. Sinon, c’est que je n’avais rien compris à la saison 3.

Westworld Season 3 Finale Recap - IGN
Bien sûr, Bernard tentait aussi d’accéder à Sublime en fin de saison… Et se réveillait des semaines/mois/années (?) plus tard dans la même chambre d’hôtel.

Voir aussi : Westworld me manque… et vous ?

Je misais sur une reprise de la série en début d’été, et je ne me suis pas trompé. Maintenant, il n’y a plus qu’à !

The Orville – S03E04

Épisode 4 – Gently Falling Rain – 16/20
C’est un épisode d’excellente facture, comme toujours, mais cette fois-ci, je trouve que la série va peut-être un peu trop loin dans la géopolitique et dans la trahison de ce qu’elle a pu être par le passé. Si j’ai beaucoup aimé l’intrigue proposée, les avancées proposées me paraissent un peu trop artificielles ou regrettables pour vraiment les approuver. Enfin, le timing d’une partie de l’épisode passe mal aussi avec l’actualité, mais ça, ils n’y sont pour rien après deux ans d’attente dans la diffusion de cet épisode.

Spoilers

Le traité de paix avec les Krill est sur le point d’être signé ; mais l’élection du prochain Chancelier Suprême de la planète est sur le point d’avoir lieu, elle aussi.

Most men who lose their heads tend to die, yes.

C’est en train de devenir un vrai petit rituel, je me pose dans mon canapé en ce dimanche pour découvrir le nouvel épisode d’une série en train de s’imposer comme l’une de mes préférées en ce moment où je ne regarde plus rien. Et pourtant, c’est un sale temps pour The Orville puisque l’épisode commence à nouveau par un hommage, cette fois-ci à Lisa Banes, décédée l’été dernier dans un accident – un scooter l’ayant renversée.

Après cet hommage nous découvrons que les Krill sont mieux organisés politiquement que ce que l’on pensait : nous assistons à un meeting politique d’extrême droite, grosso-modo. Oui, oui, il y a des extrêmes dans la politique Krill : la femme Krill qui parle n’est pas ravie par les décisions récentes de son gouvernement de faire une alliance avec l’Union et possiblement de ratifier un traité de paix les empêchant de conquérir des planètes ou les forçant à protéger des mondes qui ne sont pas les leurs.

Bref, finalement, on a beau être dans une autre galaxie, les Krill sont des extrémistes religieux et conservateurs avec des discours dignes de nos politiques. Le problème, c’est que pour nos héros, ce meeting est un vrai danger qui couve : la femme Krill souhaite en effet prendre la gouvernance des Krill et faire payer aux responsables de l’alliance avec l’Union leur crime. En sous-texte, il faut donc comprendre que le traité de paix avec les Krill est loin d’être une affaire réglée comme on nous le laissait penser depuis la fin de la saison 2.

C’est bien logique quand on y réfléchit quelques secondes, mais ce n’est pas rassurant pour la suite. La suite de l’épisode, elle, est étonnante aussi, avec une chorale étonnante d’enfants et d’artistes devant la délégation politique chargée de l’Union. Tu m’étonnes que l’extrémiste Krill considère que ses représentants politiques la trahissent.

C’est en tout cas l’occasion pour nous d’en découvrir toujours plus sur les Krill, avec notamment le fait que le soleil soit une malédiction pour eux. Il est moins surprenant de les découvrir si religieux ou si débiles lorsqu’il est question des élections : le Chancelier Suprême Krill est persuadé d’être réélu car son adversaire n’est qu’une extrémiste faisant reposer son discours sur la haine et la paix. Les humains et représentants politiques de l’Union semblent le croire quasi sur parole, alors même que sa parole est flippante et renvoie à notre propre Histoire. Bon, on ne va pas trop les critiquer, il n’y a quasiment que des acteurs que j’aime dans les guests de cet épisode.

Tout ça nous mène à la conclusion que le traité de paix sera finalement signé à Dalakos, la capitale Krill, où le chancelier suprême invite les représentants de l’Union pour y fêter également sa réélection. Oh, ça va être un sacré bordel et on sait à quoi ça va conduire : l’Orville va être dépêché pour assurer la protection d’Halsey et de toute la délégation.

Avant ça, on a tout de même droit à une scène plus sympathique et ludique dans un western étonnant. La salle de simulation de l’Orville sert donc bien à passer de bonnes soirées entre amis, même si j’ai eu du mal à comprendre pourquoi John draguait soudainement Talla – ou pourquoi elle était promue d’ailleurs. Tout ça n’est jamais qu’accessoire par rapport à l’intrigue de l’épisode de toute manière : Kelly et Ed apprennent vite qu’ils sont chargés d’aller chercher la délégation officielle pour la mener sur la planète des Krill.

C’est l’occasion pour eux de rencontrer le président de l’Union – ou juste de se contenter de ne pas être pincé par leur supérieur alors qu’ils étaient en train de boire. Et finalement, l’épisode avance plus vite que je ne le pensais : Ed et Kelly sont mis au courant du problème capital que représente l’extrémiste politique Krill. Et contre toute attente, il s’agit en fait de Teleya. Je ne l’avais pas reconnue.

Cela pose problème pour plein de raisons : Ed est celui qui a laissé Teleya repartir, et désormais, il comprend qu’il a peut-être fait une erreur car Teleya ne fait qu’attiser la haine de l’Union sur sa planète. Halsey semble aussi convaincu que moi que l’élection n’est pas gagnée d’avance pour le Chancelier en titre, et tout ne fait que se complexifier quand Ed explique à Kelly qu’il a remarqué que les informations Krill étaient pleines de fake news et de deepfakes. Franchement, ça promet pour la suite de l’alliance – mais ça laisse aussi la série dans une ambiance un brin trop sérieuse par rapport à ce qu’elle était auparavant. L’humour a vraiment disparu là, et ça explique pourquoi la série a changé de titre au passage.

Bon, et puis, il y a toujours de l’humour, notamment quand Halsey fait remarquer à Ed qu’il avait parfaitement conscience qu’il était ivre lors de leur appel téléphonique de la semaine précédente. L’échange se fait pour nous prouver qu’Halsey est toujours au top de ses capacités pour mener à bien un atterrissage mouvementé sur la planète Krill. Il le fait avec Charlie en co-pilote, et c’est étonnant comme tout de voir que c’est elle qui est envoyée sur la planète plutôt que Gordon. Ce n’est peut-être que moi, mais je m’attendais à d’autres membres de l’Orville à bord du vaisseau de la délégation.

Et en même temps, Charlie est un choix logique pour provoquer la merde dont les scénaristes risquent d’avoir besoin : elle a des idées bien arrêtées et une tendance à les balancer malgré sa hiérarchie. Pourtant, elle semble vraiment ravie d’être sur place et de découvrir la ville… jusqu’à ce que la politique Krill vienne logiquement tout casser : Teleya est élue Chancelière Suprême. Elle gagne l’élection de très peu, mais avant même d’être proclamée, ses ordres sont déjà suivis par l’armée.

Pfiou, à quoi bon être dans une autre galaxie si tout le monde s’y comporte encore pareil qu’au XXIe siècle ? Rapidement, l’ancien Chancelier Suprême est arrêté par les hommes de Teleya pour trahison. C’est aussitôt suivi de l’arrestation d’Ed, Charlie, Halsey, le président de l’Union et la représentante de la planète d’origine de Talla. Pour ne rien arranger, en orbite, l’Orville est attaqué par des vaisseaux Krill qui veulent l’aborder.

Kelly ne tarde pas à lancer l’alerte rouge et tirer les premiers coups contre les vaisseaux Krill qui allaient réussir à l’envahir. Malheureusement, sans nouvelle d’Ed, sa seule option est finalement de fuir face à l’invasion Krill. Ce n’est pas glorieux, mais c’est inévitable : elle y parvient grâce à John et Claire (étrangement absente de l’épisode) qui suivent la directive 21, mais aussi grâce à Gordon qui improvise comme il peut aux manettes du vaisseau.

Pendant ce temps, sur la planète Krill, Teleya assassine l’ex Chancelier Suprême d’un petit coup de poignard parfaitement légal. Ce n’est que le cadet de nos soucis quand le reste de la délégation est toujours en prison et doit faire face à la justice également. En cellule, la délégation commence à s’impatienter et Charlie nous rappelle les enjeux de ce qu’une guerre avec les Krill signifie vis-à-vis des Kaylon.

Par chance, Ed est finalement convoqué par Teleya, alors tout espoir n’est peut-être pas perdu – même si le président de l’Union est toujours retenu prisonnier. Le dialogue avec Teleya n’en est pas moins un dialogue de sourd entre les aspirations politiques de celle-ci et l’espoir increvable d’Ed, qui tente de la raisonner comme il peut, en vain. Il faut dire que selon elle les Krill ont désormais une chance contre les Kaylon grâce à de nouvelles armes.

Ed apprend surtout le décès de l’ancien chancelier et quel idiot il était, si l’on en croit Teleya. La vérité est toutefois que Teleya regrette de devoir tuer Ed : elle ne savait pas qu’il était sur la planète Krill quand elle a annoncé que la délégation serait exécutée, et maintenant, elle se sent un peu conne. Bon, cela dit, elle s’en remet vite : elle ordonne son exécution après lui avoir expliqué son point de vue une fois de plus, puis contacte Kelly pour lui annoncer qu’elle ferait mieux de courir dans les bras d’un autre comme elle a déjà fait par le passé, car elle ne reverra plus Ed.

C’est mal connaître Kelly, qui lance aussitôt une attaque avec l’aide de l’Union – mais alors qu’on nous annonce que la directive 21 aura encore son rôle à jouer, probablement. Comme on ne sait pas bien ce qu’elle est (à moins d’avoir oublié, ce qui est possible aussi), je vais laisser ma critique se concentrer à nouveau sur la planète Krill : Ed y est mystérieusement sauvé par les militaires qui devaient le ramener en cellule pour son exécution.

Rapidement, il est enlevé par d’autres Krill violents qui n’hésitent pas à tuer les gardes, et cette capitale paraît bien peu sécurisée franchement. Cela ne me préparait pas pour autant au décrochage de mâchoire qui allait s’ensuivre : on découvre en effet qu’Ed et Teleya ont eu… un enfant ensemble. Oui, oui, il existe désormais une petite fille mi-Krill, mi-Terrienne. Teleya ne s’est jamais présentée à elle comme sa mère et Ed n’a jamais su qu’elle existait.

Anaya, c’est son nom, est une métis sympathique comme tout, mais j’ai du mal à capter l’âge avancée qu’elle a déjà. Elle est heureuse d’être dans cette maison en tout cas, et elle joue au Rubik’s Cube version Krill. En tout cas, l’existence d’Anaya est paisible, mais elle est surtout un levier politique incroyable : ceux qui l’élèvent ont décidé qu’Ed pourrait tout à fait se servir d’Anaya pour affaiblir la position de Teleya et la convaincre de changer de point de vue sur le traité avec l’Union.

Ce n’est vraiment pas gagné, surtout quand la flotte de l’Union approche dans l’espace. Ed, lui, décide de retourner auprès de Teleya. Entre temps, il a appris qu’elle était celle qui avait décidé de le laisser vivre et s’enfuir. L’épisode nous montre ainsi que Teleya a encore un semblant de cœur pour Ed, mais il tombe aussi super mal du côté de la date de diffusion : Teleya nous explique donc qu’il était impossible pour elle d’avorter car c’était un acte illégal sur sa planète. Ah.

Cela fait serrer les dents quand aux USA la Cour Suprême vient de redonner la possibilité aux États le souhaitant d’interdire l’IVG. Bref, nous, nous sommes dans le passé, Ed vit dans un futur où les Krill sont encore plus sadiques que les américains, à forcer les couples ayant décidé d’avorter d’être confrontés à un hologramme de leur enfant.

L’épisode a toutefois déjà perdu beaucoup de temps : il faut donc avancer bien vite pour en arriver à l’exécution prévue par Teleya de la délégation. Alors qu’elle s’apprête à les poignarder, elle apprend le retour de l’Orville dans le ciel. La bataille spatiale qui s’engage est impressionnante, mais elle n’est pas la seule surprise de l’épisode. En effet, la directive 21 finit par faire son petit effet : John et Claire débarquent sur la planète Krill en étant eux-mêmes des Krill. Bien joué, Claire.

Cela permet à notre duo d’intervenir à temps pour sauver la délégation, même si le président a pris un petit coup de poignard de Teleya. La délégation permet à s’enfuir grâce aux talents de pilotes de Charlie et John. La fuite est ainsi possible et permet à l’Orville comme au reste de la flotte encore non détruit de revenir sur Terre. Les Krill ne poursuivent pas les vaisseaux de l’Union et tout est bien qui finit un peu moins bien, mais pas si mal.

Kelly et Ed peuvent ainsi papoter une fois sur Terre dans un appartement semblable à celui qu’ils avaient, et ils peuvent même se prendre un petit déjeuner loin de la guerre sur le point de venir éclater ailleurs dans la galaxie. Le président de l’Union laisse le choix à Ed de tenter de stopper Teleya en révélant l’existence d’Anaya, mais celle-ci n’étant qu’une enfant de laquelle il se sent déjà proche, Ed décide de… ne pas se servir d’elle.

C’est la meilleure décision, d’autant plus que Teleya continue d’observer sa fille. Tout n’est peut-être pas perdu… mais cet épisode nous ramène quand même plusieurs pas en arrière.