Station 19 – S04E15


Épisode 15 – Say Her Name – 17/20
Rien à voir avec l’épisode précédent, mais tout de même beaucoup trop cool comme intrigue ! Le choix de mots n’est pas forcément le bon : j’ai aimé voir la série prendre le temps de nous montrer les interactions entre l’ensemble de l’équipe plutôt que dans leur vie perso… mais la vie perso finit par se mêler à la vie pro, comme toujours. Le tout se fait de plus sur un fond de commentaire social hyper important concernant l’actualité, et c’est parfaitement maîtrisé de bout en bout.

Spoilers

L’incendie du jour vient remuer particulièrement la caserne puisqu’il s’agit d’un lieu que Vic connaît par cœur.


We’re gonna save your crappy older sister.

On retrouve enfin Travis et Vic dans cet épisode ! Je suis bien content de les revoir, même si leur scène de réintroduction n’est pas exceptionnelle et même si j’ai eu du mal à entrer dans l’épisode tout court. En fait, il s’est passé cinq bonnes minutes sans que je n’ai pris de notes pour la critique, ça devient compliqué. De son côté, Ben est prêt pour reprendre le boulot, mais il le fait avec Jack qui apprend seulement maintenant l’histoire de son pays, Sullivan et Andy, tous étant à préparer des sacs de ressources anti-covid. Masques, bouffe, etc. Soit. Les pompiers ont aussi tous un t-shirt Black Lives Matter, il est question de Breonna Taylor à présent et on n’a pas vraiment d’intrigues.

Je ne dis ça pas de manière négative, au contraire. Je trouve appréciable que la série prenne le temps de montrer les personnages en train de bavarder de sujets aussi importants que ceux-là, surtout que ça se fait en respectant le caractère de chacun (Jack est insupportable à réciter tous les faits historiques qu’il a appris) et les news qui font la vie perso de nos héros aussi. Je veux dire, Maya est fiancée, yay !

Si le reste de la caserne la pousse à faire un mariage sur place avant le départ de Carina, je dois dire que de mon côté je suis assez surpris de me rendre compte que toute la caserne soit si motivée. Je veux dire, Maya est assez insupportable avec eux, non ? Et même dans ce début d’épisode, elle leur rappelle que les t-shirts ne suivent pas le protocole, quoi.

Après George Floyd, la news concernant Breonna Taylor fait mal à toute l’équipe, et plus particulièrement à Vic. On voit bien pendant tout le début de l’épisode qu’elle est affectée, et je la comprends bien, parce que c’est terrifiant de se projeter à sa place – et c’est inévitable de le faire à sa place.

La pauvre n’est pas gâtée par le sort, une fois de plus, parce qu’elle se retrouve à devoir cuisiner des moules-frites et abandonner les moules aussitôt car elle est appelée sur un incendie. Et quand je dis « un incendie », je parle de l’incendie de sa vie : le restaurant de ses parents a pris feu. Elle est stressée de fou quand elle arrive sur place et fonce dans le bâtiment en dépit de toutes les règles de sécurité.

Elle est sûre que ses parents sont encore dedans en même temps, et elle a raison ! Tant mieux pour elle, parce qu’elle désobéit à Maya, évidemment, en fonçant dans le bâtiment. Dans les autres bonnes nouvelles, les parents de Vic sont sauvés… par Theo.

Je suis content de retrouver le personnage, surtout comme ça, car c’est plutôt bon signe pour mon  nouveau ship préféré. Et puis, Vic va bien avoir besoin de réconfort, parce que tout de même, le bâtiment est en feu et je doute qu’il reste grand-chose du restaurant de ses parents à la fin de l’épisode. Elle aimerait pouvoir aider à en sauver des morceaux, mais Maya la force à rester avec ses parents, évidemment.

Ceux-ci sont assez insupportables pour envisager de se mettre en danger en permanence. Je comprends la terreur de voir sa vie partir en flammes, mais de là à vouloir retourner dans un bâtiment qui passe son temps à exploser, je ne sais pas quand même ! Heureusement, Dean est là pour les rassurer, et plus on a passé du temps avec eux, plus j’ai trouvé leur réaction touchante. Le plus terrible est le moment où ils prennent conscience qu’ils ont oublié des choses. C’est tellement ça, quoi.

J’ai de la peine pour eux, mais ce n’est que le début de l’épisode encore. On s’éloigne un peu des dramas habituels pour un drama plus raccord avec la série, cette fois. Cela aurait plus d’impact si ça faisait quatre saisons qu’on voyait régulièrement le restaurant par contre. En tout cas, ça fonctionne bien, parce qu’on apprend que l’incendie est la conséquence d’une des manifestations qui a secoué la ville…

On arrive même au point où l’on voit certains des casseurs s’échapper du restaurant et s’en prendre à Andy et Sullivan en leur jetant des pierres. Et contre toute attente, ce ne sont pas les plus violents de l’épisode : le plus violent, c’est encore et toujours le même flic qui s’en prend encore à Dean, verbalement cette fois. Heureusement, Maya gère la situation, et la capitaine du flic aussi.

L’incendie est finalement éteint assez vite et c’est terrible, parce que Vic se retrouve à devoir gérer ses parents, avec Travis qui reste en renfort. Il ne sert pas à grand-chose en renfort, par contre, parce que les parents de Vic sont butés et bornés. Ils veulent juste remettre en place ce qu’ils peuvent du restaurant quand Vic a besoin d’un moment pour gérer ses émotions.

Ce n’est pas trop l’esprit de famille, par contre, et même quand elle pète un câble sur ses parents, tout est rapidement mis de côté par eux pour continuer le ménage. Heureusement pour elle, Theo arrive à son tour avec des bouteilles d’eau et même Travis semble apprécier le geste. Il est prêt à bosser avec pour créer quelques fenêtres. C’est une bonne chose car ça permet aussi de filtrer un peu les journalistes quand ils reviennent à la charge après avoir été rejetés une première fois par Maya pendant l’incendie.

Les journalistes arrivent pour se délecter du spectacle et avoir des images des propriétaires s’en prenant aux manifestants qui ont mis le feu, mais ils tombent plutôt mal avec la famille de Vic. Alors que ces trois-là étaient en train de se réconcilier, rien de tel que des journalistes égoïstes pour le faire : les parents et Vic tombent d’accord sur le discours à tenir. Un restaurant, ça peut se reconstruire. Une vie, ça ne peut pas se récupérer, et Breonna Taylor est morte. Georges Floyd aussi. Et purée la liste continue pendant tant de temps que la scène est super forte en émotions. Et terrible, parce que franchement, je ne connais pas l’ensemble des noms et de ce qui leur est arrivé. C’est horrible, tout simplement.

Une fois que c’est fait, Vic continue de vérifier la stabilité de l’immeuble et… elle tombe sur un tableau où ses parents compilent tous les articles de journaux parlant de Vic. Par chance, rien n’a brûlé et tous les souvenirs sont intacts. La mère de Vic la rejoint alors, et la scène est brillante, parce que sa mère est blanche mais résume bien ce que ça fait d’être la mère d’un enfant noir. Elle offre le moment émotions dont Vic avait besoin – surtout qu’elle apprend que la famille de sa mère l’a rejetée quand elle a épousé un homme noir. Outch.

Pendant ce temps à l’extérieur du restaurant, Théo et Travis peuvent enfin avoir une conversation apaisée où le premier s’excuse. Tous les deux se retrouvent même à casser des assiettes avec le reste de la famille Hughes ensuite, parce que c’est une tradition grecque qui fait du bien.

Bon, c’est bien beau tout ça sur le restaurant, mais ça éclipse le reste de l’épisode qui est bien moins passionnant. De retour à la caserne, Maya apprend que la mairie refuse finalement que les pompiers aillent distribuer des provisions aux manifestants, parce qu’ils ne veulent pas que les pompiers apparaissent comme dans un camp différent de celui des flics. Ouh, le choix des mots. C’est hyper problématique tout ça.

Maya refuse de se laisser abattre et elle réconforte un Dean hyper énervé par la situation en lui ré-expliquant qu’en tant que civils, ils peuvent toujours se rendre à la manifestation en tant que civils. Problème réglé. Enfin, j’ai totalement décroché des intrigues autour d’Andy et Sullivan qui flirtent, y compris par textos, mais j’ai trouvé ça très cheloue qu’elle se retrouve seule en cuisine avec Jack. Vu l’historique entre eux, vu que Jack est casé désormais et qu’il a tendance à tout détruire quand c’est comme ça, j’espère sincèrement qu’ils ne feront pas de la merde en les remettant en couple. Plus qu’un épisode pour le savoir… mais je ne vais pas le voir tout de suite !

 

Station 19 – S04E14


Épisode 14 – Comfortably Numb – 17/20
C’est vraiment difficile de noter cette série, parce qu’il y a trois intrigues dans l’épisode et qu’une d’entre elles m’a retourné assez pour que je sois scotché à mon écran quand une autre m’a tellement convaincu que j’ai littéralement pris le temps d’envoyer un SMS pendant l’épisode, ce qui n’est vraiment pas bon signe puisque je suis déjà en train d’écrire la critique en même temps normalement.

Spoilers

Carina se prépare à quitte le pays, Ben à se faire opérer et Jack… Ah ben, Jack rien du tout, tout va bien.


 

I’m the trash person.

J’ai envie de voir du Shonda Rhimes depuis ce matin, et ça tombe bien, j’ai six épisodes en stock entre cette série et la série-mère. Etonnamment, je suis passé à côté de la majorité des spoilers en plus, alors ça devient dur de résister… Par contre, j’aurais préféré que cet épisode commence autrement que par Andy et Sullivan, mais bon.

Les scénaristes m’ont vite écouté en reprenant l’intrigue Maya/Carina. Cette dernière est toujours sur le point de partir en Italie, sans avoir la moindre idée du jour où elle pourra revenir. Cela lui complique la vie pour faire sa valise (par contre cet appel téléphonique en anglais avec une italienne, pourquoi ?) et cela complique la vie de Maya qui stresse énormément. La voilà même qui envisage de la demander en mariage pour régler sa situation sur les papiers.

Soit. En parler à Andy avant d’en parler à Carina ? Etrange. Avec cette série et Shonda Rhimes cela dit, plus rien ne devrait me surprendre. Et c’est compliqué comme relation pour Maya qui sent que Carina lui échappe. J’ai tellement de peine pour elle. Elle tente comme elle peut de la retenir, d’attirer son attention sur autre chose que l’Italie… Et ni le sexe, ni les sordides histoires de famille de Maya n’arrive à le faire.

Maya est clairement jalouse de la pote italienne de Carina, mais en même temps, je ne sais pas, raconter seulement maintenant que ta mère est retournée vivre avec ton père n’est peut-être pas le bon timing Maya ? Allez, cette dernière finit par lui demander exactement combien de temps elle compte rester en Italie, et ça pose le problème que Carina ne prévoit rien du tout.

Plutôt que de parler de ça, Carina finit plutôt par poser des questions à Maya sur son absence de coming-out à son père. Les arguments de Maya se tiennent plutôt bien, à vouloir cacher sa vie privée à ses parents, mais ça mène assez naturellement à une conversation sur le mariage. Alors que Maya envisage de se fiancer avec Carina, voilà donc Carina qui nous affirme qu’elle ne croit pas du tout au mariage. Voilà qui est fait, lol. Je me suis bien marré au moins.

Par contre, Maya et Carina sont loin de se marrer, parce que ça frustre tellement Maya qu’elle finit par aborder le fond du problème : elle en veut à Carina de ne lui avoir rien dit pour son visa. Ah oui, les problèmes. Et Carina est tellement touchante dans sa peur de ne pas pouvoir revenir aux États-Unis si elle ne suit pas correctement les bonnes démarches administratives ! J‘adore l’écriture de cet épisode, et de ce personnage en particulier. On aborde de plein fouet les problèmes culturels entre elles, et c’est important de ne pas invisibiliser ceux-ci.

Maya finit par comprendre qu’elle est trop nombriliste (alléluia) et qu’elle aurait pu s’inquiéter un peu plus de ce que Carina ressentait, parce que non, elle n’est pas heureuse de retourner à la maison. La maison, pour Carina, c’est Maya, évidemment. Tout finit donc bien entre elles sur le canapé et nous les retrouvons ensuite à côté de la table basse à devoir se rhabiller vite et finir la valise de Carina au passage.

La scène qui suit m’a littéralement scotché à mon écran, car je n’étais pas prêt pour elle : les choses tournent vinaigre entre les deux copines quand Maya apprend soudainement que Carina veut des enfants (malgré son job !), mais toujours pas se marier. Même quand ça pourrait être la seule solution à ce qu’elles restent ensemble. Et là, on part sur une dispute entre les deux femmes qui va super loin dans l’honnêteté de ce qu’elles s’avouent.

Et si c’est bien d’être honnêtes, elles semblent surtout mettre sur le tapis, juste avant le départ, tout ce qui les blesse l’une et l’autre, de l’égoïsme de Maya à Gabriella, en passant par une Carina dépassée par la bureaucratie. Vraiment, ce n’est pas l’épisode que j’aurais dû lancer, en vrai, parce que ça m’énerve ces politiques stupides. Et puis, au passage, on nous rappelle que le mariage gay n’est toujours légal en Italie, en plus. En tout cas, ça se termine mal : Carina se barre seule à l’aéroport, sans Maya pour l’accompagner.

Par chance, Gabriella est à l’autre bout du téléphone quand Carina prend le taxi et elle lui fait prendre conscience qu’elle est en train de faire une énorme erreur.

De son côté, Jack vit la parfaite vie de père de famille. Je n’accroche pas des masses à cette intrigue, mais bon. Le but est ici de nous montrer Jack et Inara ont maintenant atteint un point où ils peuvent passer des journées paisibles et sans souci. Seulement, comme nous sommes dans une série, Sonia, la voisine du dessus, décide de passer par sa fenêtre et de s’exploser le dos sur une benne à ordure. Aïe.

Bon, si elle fait ça, c’est pour éviter que la copine de son voisin ne tombe sur elle en rentrant plus tôt, parce que comme le temps était long pendant le confinement, Sonia n’a rien trouvé de mieux à faire que de s’envoyer en l’air avec son copain casé, dans le dos de son propre mari. Charmant. La voilà donc qui refuse de voir une ambulance arriver ou de rester tranquille dans sa benne à ordures, quitte à finir paralysée (ce que, de toute manière, elle a de fortes chances d’être déjà). Pas très maligne.

Elle a au moins de la chance de tomber sur Jack, parce qu’un pompier, ça aide toujours. Il finit par l’aider en passant dans la poubelle à son tour et en lui racontant ses propres tromperies. Le problème, c’est que sa copine entend tout ça… Après, c’est un problème bien peu important par rapport à la vie de Sonia qui finit par balancer en présence de son mari qu’elle est en train de le tromper. La pauvre ne savait pas qu’il était là, cela dit.

Tout ça finit en combat de coq prévisible entre le mari et l’amant, au moment où le reste des pompiers arrive. Si ce n’est pas l’intrigue du siècle, j’avoue que ça m’aura bien fait marrer quand même, avant que ça ne devienne triste d’apprendre que Sonia est du genre à tout détruire quand tout va bien dans sa vie. Elle est là pour faire écho à Jack, c’est sûr ; et maintenant que tout va bien dans sa vie, ce n’est pas top comme timing.

Après tout ça, Inara en revient donc aux problèmes qui tourmentent leur couple. Elle a envie d’être très sexy et sauvage avec lui, mais ça casse son image de petite fille sage, alors ça ne plaît pas trop à Jack… jusqu’à ce qu’il finisse par la prendre sur l’évier. Euh. Bon. Shonda Rhimes.

Pendant ce temps, Ben est toujours sur le point d’être opéré, mais comme Miranda est bloquée pour une autre opération de son côté, il se retrouve seul. Plutôt que d’appeler de manière logique Dean avec qui il a passé l’épisode précédent, il appelle donc Sullivan qui n’est pas d’une grande aide. Pourtant, il a Andy pour lui souffler les réponses…

D’ailleurs, c’est finalement elle qui se pointe à l’hôpital à la place de son mari. C’est… Euh ? Ils auraient pu y aller ensemble à la rigueur, ça aurait été moins chelou. Bon, toute cette intrigue est cheloue de toute manière, parce que ça termine par Ben en train de rêver pendant son opération qu’il est son anesthésiste, puis son chirurgien aussi, assisté par Joey. Au secours, quel rêve naze. J’imagine que le but était d’ajouter de l’humour, mais bon, ça n’était pas passionnant d’avoir une ex de Ben, puis sa mère. En plus, ça finit sur un moment émotion à exploiter l’histoire de George Floyd, et ça m’a déconnecté complètement de la scène, parce que j’ai trouvé que c’était mal écrit de faire cette référence à ce moment-là. Bon, qu’importe mon avis après, hein.

Pendant ce temps, Jack et Andy bavardent de tout ce qui est arrivé à Jack et on nous justifie l’absence du casting par une manifestation à laquelle ils sont tous. Ben finit par se réveiller en pleine santé et lorsqu’il sort de l’hôpital, c’est pour mieux tomber sur un baiser entre Maya et Carina. Yep, Carina a fait demi-tour et a retrouvé Maya à temps pour lui demander de l’épouser, finalement. Non, elles ne veulent pas les mêmes choses, Maya ne sait toujours pas si elle veut des enfants et non, Carina n’a pas envie de se marier… Mais elle préfère se marier que de perdre Maya. Ah. C’était si chou, putain.

 

9-1-1 – S04E12

Épisode 12 – Treasure Hunt – 17/20
J’aime bien ce genre d’épisode comme la série sait si bien le faire : il y a clairement un aspect enquête parodié dans la chasse au trésor de cet épisode, mais c’est prenant. Pas besoin de développer énormément les personnages à chaque épisode après tout, parfois, ça peut rouler comme sur des roulettes sans rien avoir à faire. La preuve.      

Spoilers

Un auteur a la bonne idée, avant de mourir, d’annoncer qu’il a enterré un trésor quelque part en ville.


We found a message in a bottle

J’ai eu un feeling très LOST devant ce début d’épisode où l’on suit une petit fille et son père en pleine randonnée. Ils trouvent rapidement une bouteille avec un message ensanglanté annonçant la présence, quelque part dans les bois entourant Los Angeles. Ils appellent aussitôt le 9-1-1 et Maddie prévient nos pompiers préférés qui se retrouvent dans une mission de sauvetage très aléatoire : la personne coincée a écrit son message sur une note de restaurant datant d’il y a cinq jours.

Chimney et Eddie se retrouvent rapidement hélicoptère à chercher un homme qui s’avère s’appeler Clyde. Sa cheville est enflée, il n’a plus mangé ou bu depuis quelques jours, il est complètement cramé et… il demande à Eddie de le laisser sur place. Il est honnêtement super louche à vouloir rester sur place.

Je le soupçonnais d’être une sorte de criminel, mais c’était sans compter sur le titre de cet épisode : chasse au trésor. Bien sûr, Clyde annonce donc que le trésor après lequel il était est pour lui, et rien que lui. Il demande aux pompiers de ne pas répéter que le trésor est probablement par-là et ça intrigue aussitôt Buck.

Celui-ci est hyper motivé pour partir à la recherche d’un trésor de cinq millions de dollars enterré quelque part à Los Angeles. Qui peut bien faire ? Un auteur, Hollis, qui est mort récemment et a eu cette idée pour qu’on se souvienne de lui. Et puis, ça va enrichir sa famille en vrai, la pub est géniale : il assure que le trésor est quelque part dont il était question dans son œuvre et dans un poème riche en indices très flous.

C’est très drôle, parce que ça mène à un tas d’interventions toutes plus perchées les unes que les autres pour les pompiers et pour les policiers de la ville. Athena est blasée de voir un autre riche foutre la merde en ville, mais c’est plutôt drôle à voir avec des personnes creusant un peu partout, quitte à se mettre en danger ou provoquer des incendies involontaires.

Pendant ce temps, et sans surprise, Buck fait rapidement équipe avec Taylor pour retrouver le trésor… sauf qu’Eddie finit par lui demander aussi de partager le trésor. C’est vrai que ça fait rêver le trésor, et c’est marrant à voir. Ils se retrouvent donc en trio, et même en quatuor avec le caméraman de Taylor, qui passe des journées longues avec des gens dingues voulant prendre le micro pour dire que c’est une arnaque… alors que l’assistant de l’auteur a confirmé que le trésor existait.

Alors que nos pompiers en interrogent un autre pour savoir les interventions auxquelles il a assisté pour éliminer certaines possibilités, Hen et Chimey ne sont pas ravis de voir Buck et Eddie bosser ensemble pour retrouver le trésor, alors ils s’y mettent eux aussi. Ils interrogent ainsi un homme attaqué par des fourmis, sans permettre à Eddie et Buck d’entendre quoique ce soit.

Ce n’est pas fou ça, mais ça l’est toujours plus que la journée de merde d’une autre femme qui découvre que son copain n’a pas envie de se marier avec elle parce qu’il est déjà marié. Et tout ça après avoir eu besoin de l’intervention des pompiers en tombant dans un trou peu charmant. Soit.

La série oscille toujours bien entre drame et humour, comme ça. Du côté dramatique, on a ainsi Athena qui découvre que Bobby a vraiment envie de trouver le trésor par lui-même finalement. Il semblait être imperméable à tout ça depuis le début de l’épisode, alors c’était surprenant, mais finalement, tout s’explique assez bien.

Il envisage déjà sa retraite parce qu’ils font des métiers dangereux, et il a peur surtout pour Athena qui a déjà failli mourir récemment. Elle n’a quand même pas très envie d’être mariée à un chasseur de trésor risquant probablement sa vie au passage. Elle préfère largement faire son job tranquillement.

Et tant pis si ses journées de boulot sont complètement dingues et l’emmènent sur la piste d’une effraction chez Hollis, l’auteur. Je ne l’ai pas précisé plus haut, mais j’adore cet acteur choisi pour l’incarner. Il m’a bien fait rire à être encore en vie quand Athena débarque chez lui.

La chasse au trésor ? Il a besoin de trouver la fin de son roman grâce aux personnes qui accepteront de trouver ce trésor, parce qu’il est en panne d’inspiration et que c’est bien dommage, tout de même. Athena est surprise de le voir en vie, assez énervée même, mais il n’a techniquement commis aucun crime, ce qui l’empêche de pouvoir faire quoique ce soit contre lui.

Pendant ce temps, du côté du centre d’appels 9-1-1, on tient les paris, mais la nouvelle de la survie de l’auteur casse quelque peu le fun des recherches. Chez les pompiers, on est dégoûtés de voir que la chasse au trésor est terminée, finalement, parce que c’est triste de voir que tout repose sur les dires d’un menteur.

Ils décident de laisser tomber la chasse, et Buck en parle aussitôt à Taylor, de qui il continue de se rapprocher dangereusement cette saison. N’en déplaise aux fans d’Eddie, avec qui Buck a de nouveau pas mal de scènes cette semaine, je préfère largement une relation entre Buck et Taylor, hein. Les scénaristes ne choisissent pas cette voie pour autant en ce moment.

Ils préfèrent se concentrer sur ce trésor à trouver. Et tous les groupes y parviennent en même temps : Athena comprend où est le trésor grâce au titre du prochain roman d’Hollis, Taylor grâce à l’habitude de l’auteur de faire du jogging à cet endroit et Hen grâce à Karen ayant mis en place un algorithme pour trouver le trésor.

Voilà donc notre fine équipe qui comprend qu’ils vont devoir diviser le trésor en sept et se retrouver avec 714$ chacun. C’est la théorie, en tout cas. En pratique, quand ils trouvent l’emplacement où se trouve probablement le trésor, le bleu de la caserne – interrogé plus tôt par Buck et Eddie – est déjà en train de creuser et le trouver sans aucun mal. Voilà qui est fait.

Le coffre est toutefois vide, ce qui pousse tout le groupe à se rendre chez l’auteur… dont le grillage est ouvert, de même que la porte d’entrée. Cela pousse Athena à entrer la première dans la maison, avec son flingue tant qu’à faire, et son badge bien en vue. C’est clairement très mystérieux tout ça.

Hollis est ainsi trouvé mort par Athena – le type a les paupières qui bougent sur le dernier plan par contre, ça n’a aucun sens – qui pourrait être soupçonnée de meurtre, si tout le reste du casting de la série ne lui servait pas d’alibi.

Il n’y a toutefois pas meilleur alibi que les caméras de vidéosurveillance qui révèlent que c’est la femme de Clyde la meurtrière. Elle commet même le meurtre parfait : Hollis la laisse entrer chez elle, donc il n’y a pas d’effraction, et même si elle a cassé des objets, il n’a jamais porté plainte avant de mourir. Il est mort d’une crise cardiaque et, même si elle n’a pas répondu au 9-1-1 qu’il a eu le temps de composer, il n’y a aucune preuve contre elle : elle aurait pu partir avant sa crise cardiaque ou ne pas avoir de réception pour annoncer la crise cardiaque face à laquelle elle était.

Sa haine de l’auteur ? Et bien, la chasse au trésor a blessé son mari qui ne pourra peut-être plus jamais bosser, il y a de quoi être frustrée, surtout qu’elle est enceinte.

C’est une fin sympathique, mais ça ne nous dit toujours pas où est le trésor. Nos héros se retrouvent pour un repas chez Athena et Bobby où ils finissent par comprendre où il est passé : l’assistant d’Hollis a été chargé de l’enterrer et quand il a appris qu’Hollis était encore en vie, il a décidé de tout récupérer.

Avant de partir aux Maldives. Malheureusement pour Taylor, ses boss refusent qu’elle continue de travailler sur l’affaire et lui disent de laisser tomber, et j’ai de la peine pour elle qui se retrouve à annoncer deux fois en une semaine la mort de l’auteur (cela dit, ça m’arrange car il y a là un point du Bingo Séries avec le mot « dead » à l’écran).

Et puis, je ne vais pas avoir trop de peine non plus pour elle, parce qu’elle en fait à Buck à lui assurer qu’ils sont amis. Non, une telle tension sexuelle, ce n’est pas de l’amitié, Taylor !

> Saison 4

 

Station 19 – S04E13


Épisode 13 – I Guess I’m Floating – 15/20
Alors là, c’est surprenant, mais je crois que la meilleure partie de l’épisode résidait dans ses flashbacks qui étaient moins bavards que l’intrigue principale, tournant quelque peu en rond. Cela sauve l’épisode au lieu de le plomber comme le font généralement les flashbacks et ça méritait d’être souligné ici. Autrement, les scénaristes arrivent à me faire accrocher un peu plus à un personnage que je n’aimais pas jusque-là, j’espère que ça continuera.

Spoilers

Ben et Dean vont avoir une occasion improbable de se parler cœur à cœur.


– He’s gone
– And so is the boat.

La belle journée estivale commence déjà à tirer à sa fin avec l’arrivée de nuages noirs. Avant que ça ne vire à l’orage, je prends donc le temps de regarder cet épisode, même si j’en ai vu des retours mitigés ces deux derniers jours. Sans être spoilé pour autant, heureusement. Bon, cela dit, il n’y a peut-être pas grand-chose à spoiler…

L’épisode commence par Ben et Miranda au lit, et c’est tellement totalement gratuit et inutile pour l’épisode que je n’ai pas bien compris l’idée. En plus, on y revient un certain nombre de fois dans l’épisode, avec un flashback qui nous permet de découvrir que Ben a une grosseur inattendue à l’entre-jambe. Et cette fois, il n’est pas question de sexe, ce qui inquiète aussitôt Miranda. Elle ne se reposera jamais, la pauvre.

Son instinct est toutefois le bon : Ben et elle se rendent loin du Grey Sloan Hospital pour voir un médecin qu’ils ne connaissent pas et il leur annonce que la masse qui est là est vraiment mauvais signe pour lui. En fait, il pense qu’il s’agit d’un cancer qui risque d’aller vite et il propose carrément l’ablation du testicule. Bim.

En-dehors de ce diagnostic rapide, j’ai trouvé l’intrigue vraiment bien pensée, parce qu’il est intéressant d’avoir Ben avec des réactions normales, du genre ne pas vouloir être amené auprès de gens qu’il connaît pour se faire examiner le sexe ou être quelque peu bredouille quand il s’agit de parler de sa dernière éjaculation.

Il hésite ensuite à raconter à ses enfants ce diagnostic médical, surtout qu’il n’est pas prêt pour la chirurgie à laquelle il doit pourtant se préparer. Miranda envisage alors de contacter Catherine Fox pour un deuxième avis et elle n’est pas bien psychologue sur ce coup-là. Cela dit, ça se comprend bien quand elle résume l’année de merde qu’elle est en train de passer, sans même avoir à citer explicitement le covid. Je n’ai pas trop aimé cette manière d’en revenir à elle, mais c’est apparemment ce dont Ben avait besoin.

Quelques temps plus tard, Ben se rend alors sur un ferry pour célébrer les pompiers noirs de la ville, et le calendrier n’est pas idéal après George Floyd, puisque le chef continue de dire qu’ils ont besoin de la police dans un discours politiquement correct qui énerve Miller. Tu m’étonnes qu’il s’énerve. Sans trop de surprise, il se décide alors à aller confronter le chef, un peu à part sur le ferry, de nuit, parce que la nuit tombe vite apparemment. Je ne comprends pas trop ce script et cet après-midi qui vire à la soirée, mais soit.

Le chef a alors clairement un malaise cardiaque… et il tombe par-dessus bord. Soit. Miller a la réflexion la plus conne du monde à ce moment précis, à savoir qu’il saute à sa suite. Alors. Je ne sais pas, tu es pompier, tu devrais savoir que le minimum, c’est de donner une vraie alerte ou juste de prendre une des putains de bouées qui est juste à côté de toi.

Heureusement, Ben les entend et est un peu plus malin concernant la bouée. Il ne l’est pas beaucoup plus en donnant l’alerte, ne cherchant pas à confirmer que quelqu’un l’entende. Au minimum, tu appelles SUR TON PORTABLE les collègues qui sont là. Ou le 911 ? Et tu fais ça AVANT de sauter au milieu de nulle part dans de l’eau glacée.

Et puis, bien sûr, le chef continue évidemment son arrêt cardiaque au beau milieu de l’eau, et ce n’est pas bien rassurant. Il finit par faire un arrêt cardiaque et malgré la présence de deux pompiers à ses côtés, il ne peut être sauvé. Triste. Cela nous laisse les pompiers perdus dans l’océan, parce que le ferry est parti sans eux. Et comme il fait nuit, le tournage a dû être éprouvant pour les acteurs, franchement.

Ben a encore espoir d’avoir son portable sur lui – ce qui n’est pas le cas puisqu’il a été assez malin pour retirer sa veste – alors que Miller en arrive à jeter son portable dans l’eau quand il voit qu’il ne fonctionne pas. D’accord, mais c’est complètement con. Je veux dire, le portable, c’est une chose, il ne le pourra pas le récupérer… mais la carte SIM ?? L’éventuelle carte SD ? Il y a toujours des choses à sauver sur un portable inondé.

Bon, en tout cas, nos héros sont dans l’embarras sans portable à dériver comme ça. J’aurais aimé voir ce qu’il se passait sur le ferry, mais les scénaristes se sont contentés de rester sur ce trio, avec le chef mort qui continue de flotter avec eux parce que Dean refuse de le laisser couler, même si cela serait la bonne chose à faire pour survivre facilement dans cette eau glacée. En plus, j’imagine que c’est du coup un mannequin, mais c’est galère pour les acteurs quoi.

Ces personnages font la causette malgré tout, racontant tout ce qui leur arrive comme si de rien n’était. Oh, Dean a quand même peur de se faire bouffer par un requin (not gonna happen) et finit par raconter à Ben qu’il a envie de dire à Vic qu’il est amoureux d’elle. Sérieusement ! J’étais content de savoir cette intrigue laissée derrière nous, pourquoi y revenir ?

Le pire, c’est que malgré cette situation stressante, la meilleure partie de l’épisode reste… les flashbacks. Ceux sur Ben sont hyper prenants (et il raconte ainsi à Dean qu’il a un cancer, entre deux conversations sur George Floyd). De son côté, Dean a aussi droit à des flashbacks, comme Ben. J’étais par contre loin de me douter de ce qu’ils allaient lui pondre comme intrigue : alors qu’on repartait encore sur le procès à venir avec un rendez-vous entre lui et l’avocate, on s’est subitement retrouvé avec les parents de JJ à sa porte.

Rien que ça. C’était plus qu’étonnant, mais ça fonctionne très bien de voir pourquoi elle était si allumée à cause d’eux finalement. Ben oui, les beaux-parents sont atroces et ont carrément appeler ses parents au lieu de l’appeler lui. Tu m’étonnes que JJ les fuit comme ça ! Les parents de Miller débarquent donc aussi chez leur fils.

C’est horrible comme manière de procéder, mais ils sont malgré tout très touchants de vouloir être dans la vie de Prue maintenant qu’ils sont conscients d’avoir une petite-fille. Oui, oui, JJ leur a balancé qu’ils étaient grands-parents, avant de retourner dépenser l’argent de ses parents en Inde. Oui, JJ a une vie toujours aussi passionnante, même si elle ne donne plus aucune nouvelle à Dean

L’argent de ses parents ? Ils possèdent la moitié de Seattle, en fait, ils sont richissimes. Bien sûr, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, mais sur trois générations, avec celle du milieu chassée des USA par le racisme ambiant. Cela leur permet d’expliquer à Miller et ses parents que la famille compte plus que tout et qu’ils ont bien envie d’être de la famille eux aussi. D’ailleurs, ils achètent des cadeaux à tout le monde, histoire de se faire accepter plus facilement.

Ce n’est toutefois pas gagné. Pour en revenir au présent et à nos personnages perdus en mer, ils aperçoivent enfin un bateau qui pourrait leur venir en aide… mais tout ce qu’ils gagnent, ce sont des remous les forçant à laisser le chef dériver – AVEC la bouée de sauvetage qu’ils auraient pu garder pour eux. L’hypothermie finit par faire son boulot aussi pour les inquiéter encore plus, avec Dean qui ne sent plus ses jambes. Forcément, ils en reviennent à parler de Prue et Joey. La première a un avenir plus qu’incertain si Dean meure, alors il demande à Ben de s’en occuper. Le second est loin de ses années en tant que SDF, puisqu’on le voit carrément s’intéresser de très près à la médecine maintenant qu’il est recueilli par Miranda et qu’il a plein d’exemples de médecins noirs.

C’était cool, ça, j’ai aimé voir les scénaristes nous paver un futur pour lui. Par contre, j’ai moins aimé voir les deux personnages s’évanouir dans l’eau glacée. Ben se réveille alors sur une plage, et on nous fait un mini-suspense sur Dean, mais il est en vie aussi, alors tout va bien. Sur la côte, il y a des garde-côtes pour les retrouver et pour nous amener au passage avec eux Miranda et Vic. C’est cette dernière qui s’est occupée de Prue toute la nuit et elle répond à Miller qu’elle l’aime aussi quand il lui avoue ses sentiments – mais bon, le sien à elle est totalement amical, je pense. Par contre, personne ne leur demande rien pour le chef et il y a un type qui fait son jogging tranquillement, ça n’a aucun sens comme toute fin d’épisode.