Strike : Lethal White – S04E03

Épisode 3 – 19/20
Cette adaptation continue d’être vraiment très plaisante. Certes, on voit certains raccourcis pris par rapport au pavé qu’est le roman, mais le scénario ajoute aussi des scènes qui fonctionnent bien et le casting est merveilleusement bien choisi. Je pense que cet épisode contenait les scènes que j’attendais le plus, et c’est une vraie réussite, alors que dire de mal ?

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Spoilers

Are you going to butter me?

Et si je me replongeais enfin dans cette saison de Strike ? Il est quand même temps, pour occuper mon samedi soir. Je ne suis pas sûr d’avoir la motivation pour les deux épisodes, mais ce sera toujours ça de pris. L’épisode recommence comme je m’y attendais où le précédent s’arrêtait, et j’aime beaucoup la performance de l’actrice interprétant Robin, encore et toujours.

Il est rapidement révélé qu’elle a appelé Strike, mais pas la police. Assez vite, une fois le détective arrivé, elle reprend ses esprits et entame l’enquête, avec des photos de tout ce qu’elle peut. Elle n’en reste pas moins sceptique de ce qu’elle est en train de voir, à savoir une scène de suicide, alors que Cormoran est celui qui prétend trouver le corps auprès de la police. Et autant dire que quand on annonce la mort d’un ministre britannique, la police débarque bien vite. La scène est vite évacuée, donc, mais on a tout de même des détails sympas sur lesquels s’attarder pour mener l’enquête avec Robin et Cormoran, à commencer par une note laissée par Kinvara et annonçant à Chiswell qu’elle le quitte.

Ouep, ça ressemble à un suicide. Un peu trop, d’ailleurs. Après cette mort, Robin et Cormoran sont invités au restaurant par Izzy qui décide de les embaucher pour prouver que Kinvara, la femme de son père, a tué son mari. Pour elle, ce n’était pas un suicide. Pour moi, c’est le moment où le livre a commencé à devenir vraiment intéressant, et aussi l’occasion d’être heureux de voir Christina Cole déchirer dans ce rôle. Ben oui, je ne perds pas le nord, j’adore l’actrice !

Embauchés par Izzy, nos détectives se rendent donc chez Kinvara pour rencontrer toute la famille de Chiswell et mieux comprendre l’intrigue en cours. Bien sûr, Robin a déjà rencontré certaines personnes en tant que Venetia, mais bon, c’est surtout gênant pour Raphael. Ils se retrouvent alors au beau milieu d’une dispute familiale autour de la veuve et de l’héritage. Il faut que je souligne que la veuve ne me convainquait pas tellement avant de l’être, mais maintenant qu’on entre dans cette deuxième partie de saison, elle brille dans le rôle de la femme pas si trophée que ça.

J’imaginais en lisant tout ça une personnalité trop excentrique par rapport à ce qu’elle était, et ce self-control à l’anglaise lui va très bien. Je suis content du casting, et c’est d’autant plus plaisant que je pensais vraiment que je n’allais pas aimer cette version de Kinvara. C’est vraiment dur de critiquer la série de manière négative, car vraiment, elle sublime le livre, je trouve. À quoi bon se faire chier à trimballer des livres pesant un kilo chacun, finalement ?

Bref, nos détectives galèrent à poser deux questions au milieu des disputes familiales, mais la scène est vraiment sympathique. Une fois cet interrogatoire particulier terminé, nos détectives se rendent à l’hôpital psychiatrique de Bill pour essayer de mieux comprendre de quoi il en retourne. Parler à ses médecins ne les aide pas, alors qu’en plus la police refuse de les aider dans l’enquête… Ils sont clairement dans des impasses, mais ça passe bien mieux en série qu’en livre.

Robin fait alors appel à une amie bossant pour la police qui accepte un échange totalement illégal d’informations avec les détectives. J’aime beaucoup l’actrice embauchée pour jouer cette amie de Robin – je ne la connais pas, mais je trouve qu’elle incarne vraiment bien le personnage de la flic qui pourrait être amie avec Robin. C’est fou comme le casting de cette série est toujours exceptionnel… Et ça aide à accepter le fait que les épisodes durent une heure.

Vanessa a plein d’informations à donner à nos détectives et ça marche bien comme scène : c’est bavard, mais on sent qu’on avance. Par contre, on en revient toujours au même : l’intrigue est vraiment trop complexe dans ce bouquin ! Quoiqu’il en soi, Cormoran commence à se persuader à son tour, comme moi, que nous n’avons pas là un suicide. En même temps, ce ne serait pas une série policière sas une enquête.

On enchaîne alors avec Robin passant sous couverture, encore et… WOW ! Tout simplement, wow. Elle se fait passer pour une punk de Camden et a un entretien d’embauche tellement express que je n’arrive pas à savoir si je me le compte pour le Bingo Séries. C’était pourtant une scène que j’attendais d’un pied ferme, particulièrement pour la perruque de Robin. C’est fou comme c’est efficace de la voir passer sous couverture, et ça me donne envie et espoir d’une autre intrigue de ce type dans le cinquième livre déjà si décrié et sorti il y a quelques jours. Je ne suis pas encore prêt à le lire, mais bon.

Pendant que Robin bosse dur, Cormoran reste au bureau pour faire du surplace – et c’est quand même bien moins classe à voir que Robin se baladant dans Camden et me donnant envie d’aller à Londres, encore – puis doit se réconcilier avec sa copine parce que… Pourquoi au juste ? Tu ne l’aimes pas, elle le sait, arrêtez de vous pourrir la vie comme ça, vous ne serez pas heureux et vous le savez !

Bon, bref. C’était mieux ensuite pour Cormoran qui prend Aamir en filature face aux plus beaux bâtiments de Londres. Ayant lu le livre, je sais déjà que c’est une partie de l’intrigue à laquelle je n’accroche pas et qui m’a paru être là juste pour faire une sous-intrigue sur l’immigration. Il est lié à Della et Geraint, ce dernier étant donc l’ennemi de Chiswell. Bien sûr, Aamir a des informations intéressantes sur son patron, aussi, et il finit par les lâcher face aux menaces de Strike, qui a clairement le dessus physiquement sur lui.

Il peut alors continuer son enquête le lendemain auprès de Della, la femme aveugle de Geraint, donc. Là encore, la série est impressionnante de justesse dans son casing, avec des acteurs hyper crédibles pour nous ajouter des sous-intrigues et complexifier toujours plus l’enquête de Cormoran. Bon, là, en l’occurrence, je trouve que Della commence à nous éclaircir certains points sur la haine de Geraint pour Chiswell, avec une fille morte et Aamir leur servant de fils de remplacement. C’est tout de suite un peu plus clair du côté des motifs de chacun.

De son côté, Robin se retrouve donc vendeuse à Camden dans un magasin nommé Triquetra, plein de bibelots plus ou moins magiques. C’est un chouette lieu de travail, ma foi, mais la série nous zappe totalement le moment de découverte du magasin… J’ai quand même envie de me le valider pour le Bingo. Je suis en pleine hésitation avec cette grille !

Sinon, si vous vous demandez ce qu’elle fait là, c’est qu’elle y voit l’opportunité d’enquêter sur Jimmy : sa copine bosse là. Robin fait tout pour être aussi vite que possible amie avec elle, et hop, elle peut enregistrer leur conversation comme si de rien n’était. Cela fonctionne vraiment bien – et ce look de Robin, purée ! J’ai l’impression d’être devant Orphan Black.

Quand elle rentre chez elle, Matthew est étonnamment OK avec son nouveau look. Il lui offre donc une nouvelle robe après avoir déchiré la précédente, puis ruine tout avec un horrible « t’es à moi » super mal placé quand elle cherche à savoir pourquoi il a tant besoin qu’ils se réconcilient. C’est si triste.

L’enregistrement audio de Robin ? Il lui permet de découvrir que sa nouvelle meilleure amie a peut-être de quoi faire tomber Jimmy. Elle décide donc de se rendre, en tant que Becca, à la soirée de sa collègue et nouvelle meilleure amie, pour mieux fouiller tout l’appartement à la recherche de ce quelque chose crucial pour l’enquête. Elle fouille avec « subtilité » selon elle, mais je la trouve tout de même grillée, à se balader seule dans la maison.

Pourtant, même Jimmy qui se méfie d’elle ne capte rien quand il l’interroge. Elle trouve rapidement ce qu’elle cherche dans les toilettes, parmi les serviettes hygiéniques, et s’enfuit, mais pas tout à fait à temps. Ben oui, Jimmy se renseigne sur elle, suffisamment pour découvrir qu’elle est Robin Ellacott, grâce à des recherches Google. Euh, mouais.

La série nous rajoute une scène d’action et de course poursuite assez sympathique, qui est bien tournée et nous fait certes perdre un peu de temps, mais n’est pas si désagréable que ça non plus à regarder. C’est toujours moins désagréable que Cormoran qui se fait larguer par sa copine devant Robin ou le raccourci pris par la série avec Robin se rappelant immédiatement que le « Blanc de blanc » de la note dans les toilettes de Flick correspond à une chambre de l’hôtel de ses un an de mariage avec Matthew.

Cela fait avancer l’enquête vite et nous rappelle qu’elle est toujours en couple avec ce connard de Matthew. Bon, plus pour longtemps. Le soir, quand elle rentre chez elle, elle trouve en effet une des boucles d’oreille de Sarah à côté de son lit. Sarah, c’est une amie et ex de Matthew, alors c’est gênant. Quand il rentre chez lui, il nie toute relation extra-conjugale, mais ça ne sert à rien : Robin a déjà mené l’enquête et sait ce qu’il en est.

Je suis saoulé par ce développement, franchement. Robin ne l’a jamais aimée, elle méritait de le quitter pour son bien-être à elle, pas parce qu’il la trompait. Bon, ça marche à merveille malgré tout ce développement, et la scène est exceptionnelle.

J’aime comment la série amène les choses et fait de nouveaux liens, avec Robin disant qu’elle veut le quitter en face, parce qu’elle a vu Cormoran se faire larguer comme ça. J’aime aussi la manière dont le coup de téléphone de Strike est mis en scène, ou comment le chauffeur de taxi est une femme si sympathique. Les petits détails plaisants du roman sont respectés, et pour ça, je trouve que la série fait vraiment du bon boulot d’adaptation.

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3% – S04E07

Épisode 7 – Sol – 17/20
Il y a de bonnes révélations finales, mais pas forcément la digestion de ce qu’il s’est passé avant, ni une conclusion parfaitement satisfaisante. On a à peu près tout ce qui a fait le succès – ou en tout cas la qualité – de la série à un moment ou un autre, mais je ne suis pas entièrement convaincu par ce volet final. Dommage que ce soit terminé, la série va réussir à me manquer.

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Spoilers

1h14 sans Michele ? Que reste-t-il à faire ? Comment tout reconstruire ? L’Autre rive débarque dans le village pauvre du Continent pour de jolies retrouvailles familiales. Marcella retrouve la nourrice et Mauricio (mais la nourrice se barre, parce qu’à quoi bon rester au service de Marcella), Denise retrouve sa mère, Natalia, Rafael, Elisa et Joana retrouvent l’air libre.

Ariel et les personnes de l’Autre rive sont accueillis en dieux dans l’Eglise de fortune du village, qui subi aussitôt un attentat. Inévitablement. La situation géopolitique est tendue et la merde bien répandue : c’est la Coquille qui s’attaque aux survivants de l’Autre rive. La guerre civile n’aura pas mis longtemps à éclater… c’est parti pour encore pire qu’avant, bienvenue dans les 100%.

Deux semaines plus tard, le Continent a pourtant repris ses habitudes de toujours, le processus en moins. André y débarque, toujours en vie, toujours entouré de gardes. On apprend que le bâtiment du Processus est détruit, mais que c’est là que le Continent souhaite voir rester les gens de l’Autre rive. Il va de soi qu’André ne se laisse pas faire comme ça, tue pour avoir accès à de l’eau et que le bordel est loin d’être terminé.

En deux semaines, personne ne semble avoir eu le temps de revenir dans le bâtiment du Processus pour savoir ce qui était arrivé à Michele. C’était pourtant évident. C’est Xavier qui finit par retrouver son corps, mais la production ne se fait même pas chier à payer Michele pour l’épisode (elle en aura rater deux sur cette courte saison tout de même). Son corps est brûlé par ses amis, en présence également du vieil homme de la Cause. Pauvre Micheleeee. Je ne m’attendais vraiment pas à sa mort. Déjà que Fernando, c’était violent.

Cette mort révolte en tout cas Xavier… Il n’hésite pas à en parler aux autres, et Rafael remarque alors que la situation est encore pire qu’avant, avec une guerre civile que personne ne peut contrôler. Ben oui, en même temps, c’était prévisible ça les gars. L’enterrement est alors attaqué par des gens du Continent à la recherche de tous ceux de l’Autre rive qu’ils peuvent tuer.

Rafael et Elisa sont ainsi dans la merde assez vite, alors que Natalia et Joana poursuivent une étrange piste auprès du vieillard de la Cause. Natalia veut en avoir le cœur net sur les origines de la Cause et l’interroge sur Tânia, qu’il a bien connu. Avant de mourir, elle a demandé à obtenir quelque chose appartenant à sa mère. Il n’avait aucune idée qu’elle était la fille du Couple fondateur, par contre.

Bon, tout ça nous fait une quête d’un étrange objet à aller chercher, franchement. Cela donne aussi un but à Natalia qui comprend que la Fondatrice était revenue voir sa fille, regrettant sa décision d’avoir voulu diviser le monde.

Malgré tout ce que j’imaginais, cet épisode nous réserve encore des flashbacks bien lointains. Il faut faire le tour de la mythologie de la série, et il nous reste après tout toutes les histoires autour de la Cause. Celle-ci gagnant en popularité, l’Autre rive a envisagé un test de processus pour prouver la perfection du processus.

L’Autre rive ? Le Couple fondateur a voulu créer ce test pour tester le Continent et prouver une nouvelle fois leur supériorité. Après, bien sûr, le but est aussi de revoir leur fille, qui est donc à l’origine de la Cause. Vitor, malade, voulait revoir sa fille une autre fois, alors que tous leurs amis de l’Autre rive s’amusaient à tuer les membres de la Cause. Sympa.

La mère est mal à l’aise de ce qu’elle fait subir à sa fille et, forcément, elle finit par se décider à retrouver Tânia, qui ne s’attendait clairement pas à voir sa mère sur le Continent. La réaction est assez violente, et elle finit par braquer sa mère. Celle-ci est venue avec une photo du père et lui annoncer regretter la création du Processus, mais honnêtement, c’est un peu tard pour ça.

Tânia décide donc de s’échapper, laissant sa mère en arrière. Elle ne pourra que le regretter, parce que sa mère finit par mourir entre deux feux, à cause de… la Cause. Tânia fait donc enterrer sa mère et la photo de son père – mourant – sans même la regarder, en plein milieu du village. En apprenant la mort de sa femme, Lais, Vitor se laisse mourir.

Le Couple fondateur est mort, et il est aussitôt décidé que le Couple fondateur doit devenir un mythe. Ils sont effacés des photos, parce que les gens sont faibles, alors un couple de gens, c’est non merci. Soit.

 

De longs flashbacks, donc, mais tout ça permet finalement une bonne chose : Natalia est persuadée que le peuple doit savoir que le Couple Fondateur avait des regrets pour apaiser la situation. Je n’arrive pas à me dire que c’est le dernier épisode. Les deux femmes décident de partir en quête de l’objet, tout en espérant une grande réunion à terme.

Pour l’instant, elles sont réunies avec des souris et un cadavre cela dit. Elles finissent par trouver l’espèce de clé usb sphérique qui projette en hologramme des photos du couple, une vidéo de Tania et des images du test. La déception est réelle pour Natalia qui pense que le Couple ne regrettait finalement rien, mais ce n’est pas exactement ce qu’il fallait pourtant retenir. Heureusement, elle a Joana avec elle. Je compte sur Joana, là, franchement.

Pour en revenir à Rafael, il décide finalement de se réfugier chez sa mère, parce que c’est la seule cachette à laquelle il pense encore. On a connu mieux. Elle n’est pas si heureuse de le revoir, mais elle ne veut pas pour autant qu’il reparte : pour elle, les enfants ne servent qu’à être abandonné ensuite. C’est triste… mais c’est aussi long. Rafael prend alors la décision d’aller chercher ses frères.

De son côté, Elisa est capturée et emmenée auprès d’André qui… lui demande un baise-main en gage de sa fidélité. Humph, j’ai un doute. En tant que médecin, elle est embauchée pour soigner les malades qu’André lui emmènera dans sa guerre pour récupérer le continent, alors que Xavier, lui, est embauché pour aller tuer André. Un job sur mesure par rapport à ses envies.

Gloria et Ariel sont autrement toujours à l’Eglise, le seul endroit sûr, à constater que le prêtre mène un mouvement de révolte qui attise aussi la guerre civile. Quant à Marcella, elle s’occupe de son petit-fils, que Gloria doit toujours penser mort, pendant un temps avant de l’abandonner le temps d’accomplir quelque chose. Quoi ? On ne le sait pas immédiatement, la série préférant s’embarquer dans sa guerre civile, parce que pourquoi pas.

Le tout se fait avec une jolie musique et un petit rap inattendu… qui aboutit à la chanson du générique. C’est soit une composition originale, soit l’origine du générique, ma foi. En tout cas, tout mène à un gros affrontement final et je n’ai pas encore eu l’occasion de souligner que Pedro faisait partie du camp d’André désormais. Soit. Le mec a passé 15 minutes dans les 3%, franchement.

Comme prévu, Joana débarque pile au moment où l’affrontement allait commencer, avec la boule hologramme de Lais. Elle déclare à tout le monde avoir un objet de la Fondatrice, enterré sur le Continent, avec son corps. C’est gênant. Elle a trouvé le test des Fondateurs et elle compte désormais le faire. Il n’y a que six candidats qui peuvent participer, et le choix est assez évident. Outre Joana, Xavier et Raphaël se présentent. Marcella débarque aussi de nulle part pour l’occasion, après une proposition de Veronica. Il faut dire que le gagnant pourra récupérer le contrôle du continent.

Et finalement, André n’a pas trop le choix de participer, poussé par son nouveau bras droit Pedro et par Elisa qui s’amuse de ses doutes. Il laisse également de derniers ordres à Pedro, et ça ne me dit rien qui vaille.

Bon, le nouveau Test peut commencer au moins, et c’est le dernier. Les règles sont aussi compliquées que simple, avec Marcella assez agile pour récupérer en première le test. Les choses vont assez vite, même si les scénaristes font monter le suspense. L’enchaînement est bon et comme d’habitude, on se prend la tête pour comprendre les règles et voir si on est capable de récupérer le continent.

Les tests sont géniaux, mais soyons honnêtes, ce ne serait pas intéressant à critiquer. En plus, j’étais à fond. Du coup, je me contenterais de dire que Xavier est éliminé bien rapidement, puis Veronica à cause de deux erreurs, puis Rafael, puis Marcella, parce que Rafael est assez malin pour aider Joana.

Tout le suspense monte à fond, mais finalement, c’est du 50/50 pour Joana qui a une chance incroyable et trouve la bonne réponse. Malin, André fait signe à Pedro de détruire l’objet du test. Et bim, il s’en sort et la situation géopolitique repart en vrille.

Joana perd donc sa chance de régner alors même qu’elle avait gagné et Pedro se prend un coude dans la tronche pour oser demander si André allait perdre, alors que c’est évident que si. Contre toute attente, c’est alors Gloria qui décide de l’ouvrir à l’Eglise et de faire réagir tout le monde sur les inégalités de leur société. En vain.

Xavier abandonne son idée fixe de tuer André, la nuit tombe et la fin de cet épisode n’arrivera donc jamais ? C’est long une heure dix. Cela permet une dernière scène mignonne pour Raphael et Joana, cela dit. Ils stressent toute la nuit que la guerre ne reparte… mais au petit matin le soleil se lève sur une ville qui a décidé de vivre en paix.

Tout le monde se rend, comme Joana l’avait demandé la veille, au bâtiment du processus, même Marcella qui s’amuse à éclater l’épaule de Joana (j’ai bien ri), même André qui fait le choix ironique de se suicider avec les 3% d’oxygène restants dans le sous-marin. Il retrouve ainsi Michele qui vient accueillir son frère dans la mort (ah bah chouette, ils ont fait revenir l’actrice quand même).

Tout le reste du casting se retrouve ainsi dans le centre du processus, à sourire et pleurer parce que c’est terminé, mais… je reste sur ma fim. Ca veut dire fin, en portugais.

EN BREF – La série fut vraiment une bonne surprise, avec une qualité meilleure à chaque saison, parce que je savais à quoi m’attendre et j’avais chaque fois un peu plus envie de découvrir comment l’histoire allait se développer. Pour le coup, je m’attendais toutefois à une fin différente, parce que cette dernière saison se termine légèrement en queue de poisson.

Ce n’est qu’un détail, vous me direz : le voyage était très bon, avec une saison finale qui fait la part belle à l’ensemble des personnages, et pas seulement à Michele. Un peu déçu des dernières scènes pour Marco et Gloria, qui ne se retrouvent pas, mais à part ça, c’était à la hauteur de la série… Et même plutôt couillu, je dois dire !

Une bonne conclusion qui nous fait nous souvenir de ce qu’on a aimé dans la série, avant de nous dire adieu ! Dommage… Encore une série qui se termine en 2020.

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3% – S04E06

Épisode 6 – Botões – 20/20
Je me suis fait balader par cet épisode, parce que les scénaristes vont loin, beaucoup trop loin, et vite, beaucoup trop vite. Les scénaristes ont beaucoup plus de cran que ce que j’imaginais et cet épisode le prouve. Curieux de voir la fin qu’ils proposeront après tout ça !

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Spoilers

J’avais oublié Michelle. J’avais oublié qu’elle était enfermée avec un vieillard par son frère. Il faut dire, je pense bien que je n’avais pas écrit quoique ce soit à ce sujet durant l’épisode 4. On oublie des choses parfois. Bon, qui est donc ce vieillard ? Le leader de la Cause, qui avait aidé Micheleee il y a fort longtemps. C’est aussi un désabusé de la vie, apparemment : il lui affirme que sa stratégie d’utiliser un bouton pour crocheter la serrure ne fonctionnera pas. Tu m’étonnes.

Un flashback longuet revient sur l’enfance de Michele et André, avec le frère qui est insupportable avec sa sœur, lui lançant des défis improbables. C’était beaucoup trop long comme flashback, franchement, et tout ça pour finir sur des ordres nazes d’André. Dans le bâtiment du processus, il décide en effet d’empêcher toute entrée ou sortie, ce qui nous bloque les sous-marins sous l’eau. C’est sans compter sur Marcella qui n’entend pas rester bloquée comme ça.

Elle est commandante après tout, donc les soldats sont forcés de lui répondre. Il la laisse accéder à André, ce qui mène à une bonne confrontation entre les deux commandants. L’un espère encore aller sur l’Autre Rive, l’autre espère lui faire entendre raison sur la fin du monde qui se profile. Malheureusement, ce n’est pas possible, ni pour l’un ni pour l’autre.

Marcella en vient aux mains assez vite, mais les soldats font finalement le choix de répondre aux ordres d’André. C’est n’importe quoi, mais c’est jouissif, parce que Marcella se retrouve en cellule avec Michele. Micheleeee ne sert pas à grand-chose cette saison, mais j’ai beaucoup ri de cette scène, au moins ! Les deux ont beau utiliser les mains pour s’attaquer l’une et l’autre, ça ne mène finalement à rien, à part un moment où elles comprennent qu’elles ont fait n’importe quoi : il n’y a plus de Coquille, plus d’Autre Rive. Il ne reste que la pauvreté.

Et elles sont en cellule, encore une fois. Pourtant, Michele est rapidement récupérée pour aller assister à une nouvelle épreuve du processus bien embêtante, derrière des vitres teintées. Pauvre Michele. Avant d’en revenir à elle, il faut toutefois développer une autre partie de l’épisode.

Dans tout ça, Xavier, Pedro et quelques autres sont toujours coincés dans leur test du cube. J’avais oublié. Ariel n’oublie pas, mais ne sert toujours à rien. A l’intérieur de la cellule aux cubes, Xavier a entendu ce qu’il s’était passé en plus, alors les candidats commencent à stresser. C’est con pour Ariel ayant pour ordre de faire en sorte que les candidats n’entendent parler de rien.

Ariel revient donc auprès de Gloria pour lui apprendre ce qu’il s’est passé, alors que Gloria vient d’apprendre que Marco ne revenait pas. Elle comprend enfin qu’elle est du mauvais côté et qu’elle a fait de la merde. Il était temps. Elle en prend conscience juste avant que les candidats ne réussissent à s’échapper, l’occasion pour Xavier de voir Gloria.

C’est la merde dans le centre du Processus, avec des candidats en pleine émeute, encore, et des sous-marins pleins de gens voulant s’échapper. Au moins, les gardes utilisent des boucliers, c’est cool pour le Bingo Séries ! André est dépassé par la situation, mais il demande encore à voir Joana, Natalia, Rafael et Elisa. Cette dernière l’implore pour qu’il les libère, mais c’est vraiment trop optimiste, je pense. Il a d’autres plans en tête, surtout si ça permet de torturer sa sœur.

On en revient alors à Michele. Elle voit ses amis sur la chaise électrique : Joana et Natalia, Elisa et Rafael. En face d’eux ? Pedro, Xavier et deux autres candidats du Processus, à qui on dit que pour faire partie des 3%, il faut tuer quelqu’un en appuyant sur un bouton. La situation de stress est vraiment bien foutue, avec André qui débarque et lui assure que l’Autre rive vivra s’ils font ça jusqu’au bout.

C’est trop tard pour changer d’avis… Rafael est le premier à mourir, suivi de Natalia et Elisa. Comme prévu, il n’y a que Xavier qui n’appuie pas sur le bouton, parce qu’il ne peut pas tuer Joana qu’il connaît depuis longtemps. C’est si triste. Il finit par le faire, sous la pression des autres candidats. Pardon ? Xavier non mais tu sais qu’il n’y a pas d’Autre Rive et tu fais ça pour des inconnus ? What ?

Xavier, Pedro et les deux autres rejoignent les 3% grâce à ces meurtres. Ils se font implanter par André, mais bon, ce n’est pas comme si l’implant pouvait les emmener quelque part. Michele ? Elle est à terre sur ce coup-là. Les scénaristes sont allés beaucoup trop loin. Tuer quatre personnages, ce serait extrême, et cette minute de silence qui accompagne tout ça, c’était extrême.

Michele est emmenée ailleurs par Ariel

Xavier, lui, décide d’aller s’occuper des corps. Non, mais… Ils sont juste inconscients. Ils font dodo. Non ? Oui. Pedro vient aider Xavier à se débarrasser des corps, et il entend Raphael commencer à tousser. Ouais, il est encore en vie, et tous les autres aussi. C’est un peu trop gros ! Pedro prend mal ce qu’il se passe, surtout que Xavier essaie de l’assommer aussi, sans y parvenir. C’est finalement Michele qui y parvient.

Accompagnée de Gloria et Ariel, elle est en effet libre, puisque c’est à Ariel qu’on l’a confiée. Natalia a alors la bonne question : que s’est-il passé ? Eh bien, c’est Ariel qui a mis en place le test qui devait voir mourir nos héros. Ben évidemment, je suis à l’ouest de ne pas y avoir pensé. Sur ce coup-là, la série a réussi à m’avoir et ça lui permet de réussir un de ses meilleurs épisodes. Je suis peut-être un peu fatigué, ou trop gavé de bonbons ? En tout cas, c’est efficace, clairement.

Tout ce petit monde peut donc être libéré et retourner vers le continent, y compris Ariel que plus rien ne retient… Oui, mais non. Michele prend encore la décision de retourner en arrière pour aller voir celui qu’elle ne considère plus comme son frère. On se retrouve alors avec la configuration de la fin de saison 3, où Michele braque son frère dans le but de le tuer. Elle n’y parvient pas, lui parlant de son souvenir de début d’épisode où son frère savait les parents morts mais faisait comme si de rien n’était, pour sa petite sœur. Le seul problème, c’est que Michele aussi avait vu les corps de ses parents et aujourd’hui, les délires de son frère, elle en a marre.

Alors qu’il est persuadé qu’elle ne tirera pas, elle n’hésite que quelques instants avant de blesser mortellement son frère. Oh, mais c’est violent tout ça. Voilà un épisode qui se la joue totalement fin de série… Mais il nous reste 70 minutes de reconstruction ensuite.

Pour l’instant, Michele annonce la fin de l’Autre Rive et demande à tout le monde d’être libre. OK. Meuf, tu viens de créer la situation politique la plus instable du monde, là. Et tout le monde est pauvre désormais. M’enfin bon, au moins, elle est heureuse. Et grâce à ça, elle meurt heureuse. Ben oui, elle tourne le dos un peu trop longtemps à son frère, qui n’était pas encore tout à fait mort. Celui-ci n’hésite pas à la planter d’un couteau pour un dernier câlin, une dernière étreinte, un dernier souffle. Et bah alors ça alors.

Micheleeeee est morte. 😥

> Saison 4

3% – S04E05

Épisode 5 – Quadro – 17/20
C’est un épisode un peu plus calme, mais en même temps, il nous fait bien prendre conscience qu’on approche de la fin de la série. S’il sert de transition, l’épisode prend tout de même le temps de développer des personnages qui sont là depuis le début, et c’est bien écrit. C’est sympathique comme tout, j’aime bien.

> Saison 4


Spoilers

Bon, bah Marcella est en vie. Je vous rassure, moi aussi, du coup, mais on a pris le temps avec Laura e se faire une heure de pause repas, parce que bon… Faut pas abuser. Son réveil en pleine catastrophe lui fait prendre conscience qu’elle a perdu tout contact avec la technologie. C’est con.

Dans le bunker aussi, il n’y a plus d’électricité, puisque toute l’île en est privée désormais. Pas de quoi s’inquiéter, Joana ne veut pas le pardon de qui que ce soit et André comme Marcella se mettent aussitôt à expliquer à tout le monde que tout est sous contrôle. Mouais. Marcella en profite surtout pour blâmer les terroristes et la direction d’André.

Un flashback nous ramène alors aux vingt ans de Marcella, parce que clairement, tout l’épisode va tourner autour d’elle si on en croit le titre et le premier plan de l’épisode. L’actrice choisie pour la jouer est sacrément crédible : c’est fascinant comme elle ressemble à l’actrice jouant Marcella. Bref. En arrivant sur l’Autre Rive après son processus, elle retrouve son père, mais les retrouvailles sont moins affectueuse que ce qu’elle espérait.

Clairement, le père, directeur du Centre, n’a pas vraiment les gènes paternels de l’affection. Il la rembarre assez vite, refusant ses câlins, n’aimant pas la voir pleurer sur le sort de son fils abandonné derrière elle ou envisager une carrière d’artiste alors qu’elle doit être une leader parmi les leaders. Forcément.

Dans le présent, je dois dire que je ne suis plus fan du tout des terroristes de la Coquille : ils ont tué les papillons ! Avec leur panne de tous les appareils électriques, ils ont aussi fait fondre le réacteur qui envoie désormais des radiations un peu partout… Bon ben adieu les 3% et l’Autre Rive là. Marcella blâme aussitôt Nair de tout ce qu’il se passe, alors que Nair préfère s’en prendre à André qui a trahi tout le monde.

En tout cas, comme je l’imaginais dans l’épisode précédent, c’est désormais la merde : il n’y a plus de coquille, il n’y a plus d’autre rive, il n’y a plus d’électricité… et l’Autre rive sera mortelle au bout de deux semaines maximum, à cause des radiations. Voilà qui promet. Les terroristes en sont pourtant heureux : ils considèrent qu’ils ont fait une bonne action et ça les fait marrer de savoir la technologie de l’Autre Rive ne plus exister.

Adieu la vie de luxe, pour tout le monde. Ce n’est pas exactement comme ça que j’imaginais les choses, ma foi. Marco non plus : il est désormais obligé de marcher sans sa canne, menotté aux autres, et de tomber en permanence en se souvenant des dernières discussions avec sa mère. Pas passionnant. En tout cas, sa situation médicale fait qu’il réussit à être rapidement libéré, et une fois que c’est fait, il décide de sauter dans un ravin, parce que pourquoi pas.

Il décide alors de rejoindre son grand-père dans la villa qu’il a récupéré. Ah. C’était la villa d’un prisonnier de la Coquille, de mémoire. C’est bizarre que le grand-père en fasse partie et qu’on le découvre seulement maintenant. Marco lui annonce fièrement qu’il a détruit l’Autre Rive et qu’il est prêt à le tuer… mais le grand-père est heureux de s’en sortir avec quelques mots et de se rendre totalement à son petit-fils, perturbé par la situation. Pour un type sans jambe, Marco s’en tire plutôt bien. Pour un type dont la vie vient d’être détruite par un attentat, le grand-père s’en tire plutôt bien. Les deux apprennent à se connaître en préparant ensemble un plat à manger. Bien sûr.

Pendant ce temps, le processus continue, avec l’épreuve des cubes et apparemment encore un peu d’électricité, puisqu’ils sont sur le continent. Par contre, il n’y a plus personne pour s’occuper des résultats des tests. L’épreuve des cubes dure donc plus longtemps, puisque personne n’ouvre les portes à Xavier et aux autres. Il faut dire qu’Ariel a d’autres choses à faire, surtout que Gloria lui annonce qu’elle est au courant pour l’impulsion – et elle doit regretter ses décisions de merde là, parce que sa place pour l’Autre Rive ne sert à rien. Ariel prend alors la décision d’envoyer trois sous-marins sur l’Autre Rive, à défaut de savoir quoi faire puisqu’André ne lui a rien dit. C’est ce qui permet l’évacuation de l’île heureusement.

En parallèle, Marcella apprend qu’il y a un fuyard dans les prisonniers, et elle comprend aussitôt ce qu’il en est. On perd un peu de temps, pourtant, avec un flashback supplémentaire sur ses œuvres d’art et la voie prometteuse qu’elle choisit selon son père en entrant dans l’armée. Dans le présent, elle se rend donc chez son père, inquiète pour lui.

C’est parti pour le repas de famille le plus pété du monde, que j’ai adoré voir. Marco se moque tellement de sa mère, je me marre bien, moi. Et lui aussi. Le pire, c’est qu’alors que Marcella confirme l’histoire de son fils à son père, le père en est encore à blâmer sa fille de donner à son fils exactement ce qu’il veut. C’est parfait.

Le problème, c’est qu’elle lui apprend aussi qu’il va être papa une deuxième fois, et ça, c’est fou. Marco est content de savoir qu’il a malgré tout mis fin à la lignée Alvares en tant que leader de l’Autre rive, mais ce n’est pas exactement ce que pensent sa mère et son grand-père. Ce dernier en profite pour avancer dans la construction du personnage de Marco, et ça marche super bien : il lui fait remarquer à quel point il a changé le monde sans jamais changer qui il était pour autant.

Une fois son fils énervé et hors de table, Marcella se jette aux genoux de son père, espérant le faire changer d’avis : il a décidé de rester sur l’île et de ne pas se rendre sur le Continent. C’est complètement con. Comprenant que la décision du vieux est inexorable, Marcella se tourne vers le jeune, persuadée qu’il voudra survivre aux radiations… Seulement, voilà, il considère que ses enfants sont mieux à être orphelins qu’avec lui. C’est n’importe quoi.

J’aime particulièrement que ça fasse souffrir Marcella, mais ça n’a pas de sens : Marco faisait tout pour son fils en saison 3 ! Bon, en tout cas, il ne veut pas donner d’images pourries de l’amour à ses enfants, c’est mignon, mais ça énerve encore plus Marcella qui comprend qu’elle va devoir survivre seule. Elle tente bien d’arrêter Marco en le braquant avec une arme, mais il sait qu’elle ne le tuera pas. Bien vu.

Eh, cet épisode me fait presque avoir de la peine pour Marcella, mais tout est dans le presque. Sinon, les autres terroristes sont rapidement abandonnés par ceux les ayant faits devenir prisonniers : le coup des radiations, ça fait flipper tout le monde.

C’était même plutôt rigolo de voir les terroristes se rendre compte des conséquences de leurs actes. Ils finissent par monter dans un sous-marin alors que toute l’existence paisible de l’Autre Rive tombe à l’eau. Finalement, Marco, son grand-père, mais aussi Nair restent sur l’île… et un flashback des premières scènes de Marco ont réussi à me rendre triste pour Marco. Et pas « presque », cette fois, surtout que les radiations lui font de l’effet beaucoup plus vite que prévu. Son but est clairement de mettre fin à la lignée Alvares, là, et wow.

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