Dix pour Cent – S04E01

Épisode 1 – Charlotte – 16/20
J’ai eu du mal à me replonger dans la série, alors même que son ambiance est toujours là. L’humour fonctionne comme avant, surtout avec certains personnages qui me font absolument délirer tant ils ont toujours les meilleures répliques. Pour autant, je ne suis pas convaincu par la direction donnée à ce début de saison du point de vue de l’intrigue. On verra ce que donnera la suite.

> Saison 4


On nage en pleine mer andréatique, là. C’est flippant.

Ah, la saison commence fort avec directement Andrea complètement débordée au sein d’un taxi parisien. Rapidement, on retrouve la touche que j’aime tant avec la série qui enchaîne déjà les répliques qui font mouche et les moments bien sentis. On apprend rapidement qu’Andrea est en route pour aller chercher son talent, Charlotte Gainsbourg.

Le problème ? Elle n’a pas lu le script d’Oscar, son meilleur ami, qui est le prochain film dans lequel Charlotte acceptera peut-être de tourner… en fonction de ce que lui dira son agent. Andrea fait tout ce qu’elle peut pour gagner du temps, mais ce n’est pas si facile, avec Camille qui met trois plombes à lire le script et lui dire ce qu’elle en pense.

Par conséquence, Andrea fait l’erreur de base de mentir : elle assure avoir lu le script super d’Oscar… pour mieux découvrir quelques secondes plus tard, qu’en fait Camille pense que le script est plus que naze. Oups. Oscar débarque en plus à ce moment-là, ce qui fait qu’Andrea s’enfonce dans ses mensonges. La saison commence bien.

De retour à ASK, Andrea a droit à un Gabriel hyper stressé par le possible départ de Mathias. J’avoue que je ne m’étais pas remis du tout en tête les enjeux de la série, alors ça fait plaisir de redécouvrir Andrea en DG d’ASK… même si c’est triste de la voir un peu coulée dans tout ce qui lui arrive. Outre l’éducation de Flora, Andrea doit faire face à bien des problèmes. Mathias se barre donc avec ses acteurs, que ce soit pour Star Média ou pour sa propre boîte. Pour compenser le départ de Mathias ? Andrea veut étendre au maximum les activités d’ASK. Ce n’est pas gagné, même avec son envie de mettre en avant les séries.

Hicham aussi s’en rend compte et il veut toujours faire du chiffre. On ne change pas les bonnes habitudes… mais on se marre bien avec sa volonté de virer des talents désormais. Andrea n’est pas vraiment pour, mais face aux chiffres de la comptabilité, elle n’a pas trop le choix que de reconnaître qu’il y a moyen de faire des économies à AKS. Elle annonce donc à ses agents qu’il faut se séparer de certains talents, voilà qui promet.

J’ai beaucoup aimé les scènes qui en découlent, avec du très grand Hervé détestant les adieux déchirants (mais aimant les photos déchirées) forcément, mais aussi un « Il est parti parti ? Tant mieux » qui était absolument brillant.

En gag fil rouge de cet épisode, on peut noter de bonnes idées avec des corbeilles de fruits qui envahissent ASK (histoire de montrer qu’il n’y a pas de faillite en vue pour l’agence) ou Mimie Mathy vexée qu’Andrea ne la cite pas en interview. Allez, France 2 se met à tacler TF1, ou bien ? Ce n’est pas tout à fait la même génération de série, quand même.

Pour en revenir à Charlotte Gainsbourg, l’actrice se rend rapidement compte que le scénario de son pote est super naze, lors d’une première lecture en groupe, à laquelle Andrea se rend également. L’écriture est catastrophique, et même Oscar s’embrouille dans son scénario. Comment dire ? Il y en a qui quittent leur agent pour moins que ça, comme le dit justement Charlotte.

Andrea doit donc se débrouiller pour faire comprendre à Oscar que Charlotte ne va pas pouvoir faire le film, même si elle l’adore et voudrait le faire. Pas gagné. Sa technique de doubler le cachet de Charlotte ne fonctionne pas du tout, en plus ; pas plus que de demander l’aide du distributeur. C’est alors à Charlotte de tout gérer par elle-même…

Le problème ? Elle n’ose pas dire à son ami d’enfance qu’elle veut arrêter puisque celui-ci est super mal et ne doit pas avoir d’anxiété. Elle lui ment donc et assure vouloir faire le film, laissant finalement Andrea gérer les choses. Elle invente donc une jambe cassée, avec ensuite Charlotte qui improvise avoir glissé sur une peau de banane, parce qu’elle en voit une à ce moment.

Sans surprise, elle balance toute la vérité et… elle glisse donc sur la peau de banane en courant après Oscar, vexé par ce qu’il vient d’apprendre. C’est plutôt drôle. L’épisode se termine pour eux en voiture vers les César, avec quelques jeux de mots et une confiance rétablie entre tous. C’est gros, mais ça passe bien.

Autrement, Camille et Sofia décident désormais de se mettre en colocation. Soit. J’imagine que ça apportera de bons moments, d’autant plus que Camille est désormais son agent. Si elles sont occupées à organiser leur pendaison de crémaillère, Sofia a la tête ailleurs à continuer de croiser Gabriel quotidiennement. En plus, lui, il a une copine, Sarah, qu’il n’hésite pas à embrasser au beau milieu d’ASK.

Il est le seul à devoir gérer Mimie Mathy du coup, et ce n’est pas évident du tout. J’étais sacrément surpris de la voir débarquer dans cette série, et je me suis bien amusé de la voir accepter de faire des selfies quand l’actrice n’a pas tellement cette réputation. Gabriel galère en tout cas à contenter MImie puisqu’Andrea n’honore pas son RDV avec eux. La cause ? Outre Charlotte, elle doit aussi s’occuper de sa fille avec Colette. Ce n’est pas si évident avec la crèche introuvable ou avec Colette qui a lâché son boulot pour quelques congés et est désormais débordée, autant que rancunière.

Un peu comme Mimie donc, qui débarque à ASK pour récupérer une partie du mobilier, le tout devant Hicham. Celui-ci insiste donc sur les économies à faire, ce qui n’est pas si évident en théorie. En pratique, il suffit de compter sur les bonnes idées d’Andrea. Elle se récupère le bureau d’Hicham, puis fait monter tout le service juridique d’un étage. Son bureau à elle est désormais vide, de même que celui de Mathias. Hervé va devoir s’en remettre, le pauvre !

On finit forcément par retrouver Noémie et Mathias pour savoir qu’ils vivent désormais ensemble… Au point d’avoir une boîte aux lettres à leurs deux noms. Le look de Noémie change du tout au tout maintenant qu’elle est avec Mathias, et c’est sans surprise qu’on la voit faire les boutiques de luxe. Elle y joue les actrices se préparant aux César et peut ainsi tester tout un tas de tenues. Au point d’ennuyer la vendeuse qui prend une RTT. Bien vu.

Mathias, lui, mange avec Camille, qui continue de planter des couteaux dans le dos de tout le monde, puisqu’elle ne dit rien à personne. Finalement, elle est complètement décontenancée par ce que son père va lui annoncer : il souhaite la reconnaître officiellement et ouvrir un nouveau chapitre de leur vie, où il serait son père, de manière officielle. C’est sacrément bien joué de la part de l’actrice.

Bon, côté personnage, Mathias retourne du côté d’ASK, toujours en compagnie de Noémie. Les hostilités sont ouvertes entre lui et Andréa, Hervé espionne tout ça discrètement (Prends pas ton Œdipe pour des réalités, toi) et… nous n’apprenons rien. En effet, Mathias refuse d’annoncer où il se rend, et ce n’est pas Noémie qui nous en dira plus.

Le tout se fait en adieux déchirants, avec un pot de départ officieux pour Hervé et Camille. Ce sont des piliers de l’agence qui s’en vont, même si les émotions réussissent à être explosées par Andrea qui s’éclatent contre les portes de l’ascenseur juste afin de récupérer les clés de Mathias. C’était marrant. Pas autant que le pot de départ, OK, parce que j’ai aimé la scène entre amis.

Finalement, la carrière de Mathias se poursuit non pas en tant qu’agent, mais en tant que producteur. C’est lors de la cérémonie des César que tout est annoncé, et ça change la donne pour ASK qui a donc encore un moyen de s’en sortir de la crise où ils sont.

En parlant de crise, Sofia continue d’avoir ses hauts et ses bas en tant qu’actrice lorsqu’elle ne gagne pas de César… mais qu’elle peut signer le plâtre de Charlotte Gainsbourg, fan. Enfin, il me faut parler une fois de plus de la folie totale de Noémie qui finit complètement nue dans Paris, juste parce qu’elle en a marre de sa robe et n’a pas envie d’aller au Fouquet. C’est du grand n’importe quoi le couple Mathias/Noémie, c’est fou. Au moins, ils continuent de me faire rire, comme Andrea, comme Hervé et comme Camille. C’est un bon plan.

Pas comme le couple Colette/Andrea… Colette en est à contacter une certaine Eva pendant la cérémonie des César, et je n’aime pas ça du tout.

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Dix pour Cent (S04)

Synopsis : Pour cette saison 4, on retrouve ASK en pleine crise, encore et toujours. Andrea est désormais DG, Mathias s’est barré et Hicham est actionnaire majoritaire. Bref, il va y avoir du mouvement !

Saison 2Saison 3 | Saison 4

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Pour commencer, je tiens à dire que j’attendais impatiemment cette saison, même si ça ne se voit pas forcément. Je sais bien que je la commence avec quelques jours de retard, mais honnêtement, elle ne pouvait pas plus mal tomber que ce qu’elle fait là. Je ne sais pas trop ce qui est passé par la tête de France 2, mais nous la faire commencer en plein pendant les vacances, ce n’est pas exactement la mise en avant que l’on pouvait espérer pour la série.

Bon, elle a toujours le couvre-feu pour s’assurer que des gens la regardent, mais entre ça et le plan de com qui consiste à diffuser les épisodes en avance sur le site de France 2, je ne suis pas convaincu. L’avantage, c’est qu’il est facile de rattraper ça comme ça ; l’inconvénient, c’est que ça casse le rituel télévisé autour de la série. Et c’est bien dommage avec l’édition du Bingo Séries de ce mois-ci.

Ce n’est pas grave, je vais quand même regarder la série et j’espère que ce sera aussi drôle qu’avant. Je me lance dedans avec beaucoup d’impatience et sans me remettre en tête la série, advienne que pourra !

Note moyenne de la saison : 18/20

S04E01 – Charlotte – 16/20
J’ai eu du mal à me replonger dans la série, alors même que son ambiance est toujours là. L’humour fonctionne comme avant, surtout avec certains personnages qui me font absolument délirer tant ils ont toujours les meilleures répliques. Pour autant, je ne suis pas convaincu par la direction donnée à ce début de saison du point de vue de l’intrigue. On verra ce que donnera la suite.
S04E02 – Franck – 18/20
C’est tout de suite beaucoup mieux avec cet épisode qui s’en tire très bien grâce à ses talents à qui l’on confie de très bonnes intrigues. En plus, les personnages continuent d’évoluer les uns avec les autres, et l’ensemble prend ainsi une tournure beaucoup plus intéressante. Comme quoi, il suffit parfois de peu pour faire la différence.

Voir aussi : Camille Cottin (Performance de la semaine)

S04E03 – José – 18/20
La force de frappe de la série est toujours là, c’est fou. J’adore les personnages, mais j’adore surtout les répliques cultes qui fusent tout le temps. C’est marrant comme l’humour prend, alors que tout ce qu’on nous raconte est pas mal déprimant pour les personnages dont la vie complexe ne vend pas tant de rêves que ça. Quelle série, quand même !
S04E04 – Sandrine – 17/20
Je continue de bien me marrer devant la série et d’être complètement bluffé par le talent de certains acteurs de la série – qui ont toujours été des valeurs fortes, mais se révèlent de saisons en saisons. Ce sera dur de leur dire adieu dans deux épisodes et je pense que je fais le bon choix en faisant traîner autant le visionnage de cette saison, aussi drôle que déprimante !
S04E05 – SIGOURNEY – 19/20
Incroyable avant-dernier épisode pour la série qui nous montre tout ce qu’elle sait faire : une ribambelle de guests d’exception, de l’humour et bien des émotions, pas toutes joyeuses, autant vous le dire. L’humour est toujours au rendez-vous, les acteurs sont tous talentueux et c’est frustrant de me dire que je suis sur le point d’arriver à la fin. Je vais la garder pour plus tard, je refuse d’y arriver !

Voir aussi : Sigourney Weaver (Performance de la semaine)

S04E06 – Jean – 20/20
Départ réussi pour la série qui nous pond un épisode avec l’équilibre parfait entre humour et tristesse, fil rouge de la série et schéma classique du côté du guest, tout en donnant un aperçu de ce que pourrait être la suite. Bref, une vraie fin de série. J’ai quelques frustrations, mais c’est surtout parce que je n’ai pas envie de dire adieu à ces personnages et à cette agence de talents et d’agents que j’ai suivi avec beaucoup de plaisir tout au long de ces quatre trop courtes saisons !

24h après : The 100 est terminée (#5)

Salut les sériephiles,

À l’origine, je comptais écrire des articles « 24h après » pour parler de tout un tas de choses marquantes dans les épisodes de séries que je regardais… mais en cette année 2020, c’est une vraie série de funèbres articles que je vous propose. Je suis à deux doigts de les renommer « RIP », là, tellement il n’est plus question que de fins définitives. Ainsi donc, hier, je terminais encore une de mes séries préférées avec The 100. Et ça me fait tout bizarre.

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En ce qui concerne l’épisode, je dois dire que je n’ai pas trop changé d’avis depuis mon visionnage. Parfois, ça arrive… Là, je suis content d’avoir vu passer quelques photos du tournage, je suis plutôt satisfait de cette fin qui permet bien de conclure ces sept saisons, mais je n’en oublie pas que Bellamy n’était pas là et que certaines choses sont bâclées dans cet épisode qui utilise des raccourcis et n’offre pas toutes les explications. Allez, c’est le voyage qui compte et dans l’ensemble, c’était un beau voyage !

Bien sûr, depuis que j’ai fini l’épisode, je me suis jeté sur quelques articles résumant la fin et soulignant la justesse de certaines performances, à commencer par celle d’Eliza Taylor (et de son alchimie jamais perdue avec Alycia Debnam-Carrey, ça faisait tellement plaisir de les revoir ensemble), et interviewant certaines personnes liées à la série… notamment Jason Rothenberg. Qu’est-ce que j’en ai appris ? Que les médias se font toujours autant plaisir avec le putaclic, nous annonçant que Bellamy aurait pu rester en vie, quand ce n’est clairement pas ce qui est raconté dans l’interview.

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Comme d’habitude, le créateur se trouve une bonne excuse pour justifier ses pires idées, à savoir que la règle du « les morts ne peuvent transcender » justifie selon lui l’absence de Bellamy de la dernière scène. Mouais. C’est oublier de préciser qu’il est responsable de cette règle ou que Lexa est morte elle aussi. Ce n’aurait pas été si compliqué d’ajouter une scène où Octavia parle au Juge aussi, par exemple. Bref… La saison 7 reste entachée des relations tendues entre Bob Morley et Jason Rothenberg, et c’est bien dommage après autant de temps.

The 100 Episode 7x14: A Sort of Homecoming ⋆ It Starts at Midnight
Ben c’est surtout qu’on te comprend pas trop sur ce coup-là, sérieux. Bon, je comprends pas non plus Echo et Octavia, cela dit.

Quel souvenir garder de la série alors ? Honnêtement, un souvenir très positif malgré tout. Après tout, elle a commencé comme une vulgaire série pour adolescents avant de devenir quelque chose de bien plus réussi, avec un lead bisexuel pour la première fois dans un teenshow de network, avec de la géopolitique et avec des morts assez violentes et surprenantes parsemant toutes les saisons. Je trouve tout de même qu’après la saison 3, ça s’est calmé sur les morts, mais bon, ça n’empêche que la réussite était là.

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Y en a que deux qui ont vraiment volé la saison 7 et brillé jusqu’au bout, et tant mieux !

J’ai déjà envie de revoir la série et la conclusion permet d’en terminer avec les grands thèmes de manière assez fluide et logique. Tout n’est donc pas à jeter dans cette fin et j’ai envie de me concentrer sur le positif, pour les souvenirs. Il y a de quoi faire et la série m’a aussi fait découvrir bien des acteurs que j’aime désormais. La preuve est faite avec les dernières « performances de la semaine » se concentrant toutes sur la série… Cela sera peut-être même le cas encore cette semaine vu le grand nombre d’épisodes que je regarde.

En tout cas, The 100 est terminée et j’imagine qu’elle va finir par me manquer. Contrairement à d’autres, comme The Magicians ou Agents of S.H.I.E.L.D, le manque ne se fait pas immédiatement ressentir par contre. On peut remercier cette saison 7 qui était en-dessous des précédentes… mais qui finit toutefois avec la même moyenne que la saison 3. Non, vraiment, je surnote beaucoup trop les épisodes encore cette année ! Je note par rapport à ce que j’en attends pourtant, et clairement, j’en attendais plus de cette dernière saison. La bienveillance face à ce(ux) qu’on aime, c’est terrible.

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Ouais, face à ceux qu’on connaît pas aussi, comme ce Bellamy du pauvre, servant de remplaçant de dernière minute…

Je vais m’arrêter pour cet article, histoire de me garder quelques cartouches pour le prochain 42 minutes de la semaine prochaine, qui reviendra bien sûr cette série, puisque nous la regardons tous les trois. Par contre, il y a tant à dire que ce n’est pas gagné cette affaire en 42 minutes. On verra bien !

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Ouais, j’ai envie de finir sur ces deux-là, parce que je ne sais toujours pas comment ils se sont trouvés, mais c’est une fin mignonne !

Strike : Lethal White – S04E04

Épisode 4 – 17/20
Ce dernier épisode mâche tellement le travail de détective qu’il est un peu trop prévisible à mon goût. Les raccourcis et libertés pris par l’adaptation ne fonctionnent pas tous de manière égale, ce qui est dommage, mais n’empêche pas l’ensemble de rester bien solide et agréable à regarder. Et puis, difficile de trop reprocher à une adaptation d’un roman que j’ai déjà lu d’être prévisible, après tout…

> Saison 4


Spoilers

Can I have just two minutes to enjoy not being dead before you start?

Ce qui est bien avec la version en série, c’est que le résumé des épisodes revient sur les éléments importants distillés au milieu d’interminables scènes, ce qui fait qu’il est encore plus simple de deviner vers quoi on se dirige. À leur décharge, ils ne donnent pas exactement tous les éléments dans le résumé de l’épisode, mais ils nous rappellent quand même des moments-clés, à commencer par le jus d’orange empoisonné de Chiswell, par quelqu’un qui savait qu’il ne sentirait pas la différence si un médicament y était glissé.

Pour commencer la critique de l’épisode, Robin est donc invitée à boire un verre par Raphael qui se propose de répondre aux questions de la détective, parce qu’il a clairement un faible pour Venetia. Il a un humour bien particulier aussi, mais admettons. Robin se retrouve donc à boire un verre aussitôt après avoir largué Matthew, et elle fait ce qu’elle peut pour rester professionnelle, mais ce n’est pas si évident.

Elle se retrouve donc rapidement à lui raconter sa vie sentimentale désastreuse après avoir eu l’occasion de l’interroger. C’est gros, mais ils passent la soirée à se descendre des bouteilles de vin, après tout. Le lendemain, elle est donc réveillée par Vanessa, chez qui elle crèche, pour arriver en retard à un rendez-vous pro avec Strike. Ne pas avoir les pensées des personnages complique légèrement les choses concernant la relation entre ces deux-là, mais on voit qu’il s’inquiète pour elle. Forcément.

Le rendez-vous est au commissariat pour suivre l’interrogatoire de Jimmy, et j’ai dû m’endormir sur ce passage pendant ma lecture du roman, parce que je ne m’en souvenais pas. Ou alors, c’est juste que les scénaristes adorent cet acteur, comme moi, et ont voulu le garder pour les quatre épisodes. On ne sait jamais, tout est possible.

Le but est encore et toujours de conclure la première enquête de cette saison, mais c’est celle à laquelle je n’ai pas réussi à accrocher – je préfère largement tout ce qui concerne le meurtre possible de Chiswell. Dans tout ça, ils apprennent que la police n’a pas assez d’éléments pour garder Jimmy en garde à vue, mais aussi que la police les aime de plus en plus. Comme ils ont apporté plein d’éléments aux flics, la commissaire décide de leur montrer les caméras de surveillance de la gare par laquelle Kinvara est passée lors du meurtre de son mari.

Là, il est très clair qu’elle en fait trop et fait tout pour avoir un alibi très solide. Forcément. Strike remarque toutefois qu’elle donne de l’argent à un SDF, mais que ça pourrait tout aussi bien être un moment où elle donne une clé de l’appartement de son mari au tueur. C’est si simple ! La série simplifie tout de même l’enquête et je pense qu’à ce stade, il est facile de deviner les choses par rapport au livre.

Malgré ces nouveaux éléments, nos détectives restent dans une impasse par rapport à Chiswell, mais la collaboration avec les flics est un point positif par rapport à d’habitude. Ils enchaînent en allant voir Geraint pour tirer au clair les vraies raisons de sa relation haineuse avec Chiswell. L’occasion pour nous de découvrir la back story concernant la fille de Geraint, qui s’est suicidée un mois après une fête trop arrosée où bien des jeunes hommes – de la famille de Chiswell notamment – s’en sont pris à elle et où son père n’est pas venu à son secours, malgré un appel et un message vocal qu’il n’a découvert que trop tard. Triste.

Geraint devient un témoin-clé pour eux, fluidifiant mieux toute une part du passé, et je dois dire que j’ai bien mieux suivi sous le format télévisuel que sous le format texte. Ce n’est pas tellement ce qu’il s’est passé pour la scène suivante, interrompue pour Robin par un appel de sa mère puisque Matthew l’a évidemment appelée pour se plaindre de sa femme le quittant. Elle quitte donc Strike quelques instants, et c’est suffisant pour que Charlotte sorte de nulle part, enceinte jusqu’au cou d’après le livre. Dans la série, elle est juste enceinte jusqu’au ventre, et c’est tout : quand on voit sa tête, on ne voit rien du tout de sa grossesse.

Bref, elle dit ne pas se sentir bien et avoir besoin d’une escorte pour aller au restaurant où elle compte manger avec sa sœur… C’est en tout cas ce qu’elle lui dit pour l’attirer dans une conversation piège où elle lui révèle que même enceinte d’un autre, elle est toujours amoureuse de lui et souhaite le récupérer. Ah ouais. La série en ajoute une couche et fait moins dans la dentelle, mais c’est bien plus appréciable de voir la série être aussi directe quand le livre faisait un milliard de détours pour dire la même chose.

Oh, il y a quand même des détours, même dans les scènes qu’ils ajoutent, avec un long moment de silence entre Strike et Robin, cette dernière ne lui disant pas encore qu’elle a rompu avec Matthew ou qu’elle est jalouse de l’avoir vu avec Charlotte. Ben oui, faut bien dire ce qui est, non ?

Le lendemain, pendant un trajet en voiture, Robin fait toutefois une crise d’angoisse bien jouée, mais plutôt mal écrite par rapport au roman. Elle reçoit en effet un appel menaçant de la part de Jimmy n’aimant pas du tout la manière dont elle a réussi à le piéger, et ça la renvoie à ses démons des saisons précédentes – l’agression en saison 3, la course poursuite de l’épisode précédent, tout ça tout ça.

Cette fois-ci, c’est l’occasion pour Strike de forcer un peu sa coéquipière à lui raconter ce qu’il se passe dans sa vie privée. Il l’aide vraiment bien à lui avouer sa rupture et à la rassurer sur son job, mais je suis un peu triste que ça laisse de côté une part des sentiments de Strike qui avait peur de la voir tomber enceinte. En plus, la série va un brin trop loin quand Robin fait un câlin à son employeur et que tous les deux s’embrassent par accident. Franchement.

Le baiser volé n’est pas crédible en tant qu’accident, et ça donne l’impression que Strike est légèrement un forceur… Vraiment pas glorieux. C’est dommage, jusque-là, l’adaptation faisait un sans faute cette saison ! Pourquoi ce trajet en voiture ? Pour aller interroger encore un autre témoin et comprendre de quoi toute leur intrigue retourne.

La série ayant réécrit pas mal de choses, je trouve que la scène suivante n’est pas bien logique : ils rendent visite à Kinvara sans vraie raison et elle les accueille un flingue à la main, sans raison non plus, ce qui la rend bien plus suspecte à mes yeux que la version du roman où ils sont poursuivis par les chiens quand ils arrivent la voir. Mais bon.

L’interrogatoire nocturne impromptu de Kinvara révèle pas mal de choses, et notamment un secret de Chiswell qui planait au-dessus de cette saison avec un chantage odieux et bien senti. En effet, Chiswell construisait de quoi pendre les animaux, avant que l’Union Européenne n’en interdise la vente. Malgré l’interdiction, Chiswell a vendu ça au Zimbabwe, où un détournement a fini par faire que sa production a servi au meurtre d’un adolescent britannique.

Gênant. Kinvara assure que c’est le chantage qui a suivi – avec des photos l’accusant envoyées au gouvernement britannique – qui a poussé Chiswell au suicide… sauf que nos détectives ne croient pas au suicide. Robin prétend alors avoir envie d’aller aux toilettes pour fouiller la maison tandis que Strike et Kinvara vont s’occuper des chiens – c’est moins crédible que dans le roman. Dans la maison, Robin prend autant de photos que possible des tableaux et des photos, à la recherche d’éléments… avant d’entendre quelqu’un dans la maison. Oups.

Elle s’enfuit donc avec Strike, lui racontant tout ce qu’elle a trouvé, à commencer par un tableau que Kinvara leur a dit vendu alors que non. Notons qu’elle est donc habituée à leur mentir et que tout paraît compliqué à croire, à l’exception d’un mobile de meurtre qu’elle leur donne sans hésiter : Jasper Chiswell a fait exécuter un de ses chevaux, qu’elle voyait comme un enfant. Elle n’est pas très heureuse de son couple, donc, et elle a carrément attaqué au marteau son mari à l’époque.

À partir de là, la série prend d’énormes libertés par rapport au roman, parfois pour le meilleur, parfois non. Pour le meilleur, on a la scène où Robin confronte Sarah à son travail. Dans le roman, elle fait appel à elle sans qu’on ne le sache vraiment tout de suite. Dans la série, elle se rend là-bas avec Strike pour faire expertiser un tableau qu’elle a trouvé et pris en photo chez Kinvara. Disons que la série rétablit la chronologie, mais elle en profite pour faire une jolie scène où Robin s’attaque à Sarah de la manière la plus froide possible.

C’était chouette. Pour le pire, et bien… On devine bien trop facilement la fin : ce sont Robin et Strike eux-mêmes qui décident d’aller confronter Kinvara et de nous révéler qu’elle était en fait en couple avec son beau-fils depuis tout ce temps. Yep, Raphael devient aussitôt le suspect du meurtre de son père et Kinvara n’hésite pas à le balancer non plus quand elle comprend qu’il a essayé de l’arnaquer elle aussi. En effet, il lui a volé le fameux tableau – qui finit par donner son nom au roman, même si ce n’est pas explicité par la série – pris en photo par Robin et qui est en fait un Stubbs valant beaucoup, beaucoup d’argent.

Du coup, ils font arrêter Kinvara, mais quand Robin reçoit un texto de Matthew, on comprend immédiatement que c’est un piège, et c’est dommage. La série est encore plus prévisible que le roman qui nous laissait planer le doute jusqu’au dernier moment sur l’identité de Raphael comme meurtrier. Bon, on s’en doutait, évidemment. Enfin, moi, en tout cas.

Bref, il tend un piège à Robin et n’hésite pas à l’enlever, supprimer les photos du tableau de son portable et jeter son portable à l’eau depuis un bateau à Little Venice. Bien joué. Il la menace d’une arme et lui demande de le convaincre de la laisser en vie en lui prouvant qu’il est effectivement fait comme un rat. Le problème, c’est que Kinvara étant arrêtée et commençant déjà à parler, le suspense est sacrément limité et le bluff de Robin paraît beaucoup moins crédible.

Elle parvient toutefois à gagner du temps et, en plus, elle fait une crise d’angoisse moins prenante que dans le roman puisqu’il est révélé que Strike est en route et qu’elle le sait – elle a eu le temps de l’entendre au téléphone. C’était plus stressant dans le roman, je trouve. Finalement, Strike débarque évidemment à temps, et d’autant plus à temps que Raphael utilise le même pistolet que Kinvara les accueillant en début d’épisode. Or, Strike a eu ce pistolet en main et en a retiré les balles. C’est moins crédible dans la série où l’on a vu la scène, mais bon.

Finalement, Raphael est donc arrêté pour meurtre, avec pour mobile l’espoir de devenir bien riche grâce au tableau qu’il avait volé à Kinvara et la vengeance d’un père qui s’est toujours mal occupé de lui, allant jusqu’à tuer son poney alors qu’il était dessus. Ah oui, tout de même, pas un saint le Chiswell. Pour se simplifier la vie, la fin de l’intrigue de Billy est apportée dans une scène finale se déroulant également en présence d’Izzy : il pensait avoir vu le meurtre d’une petite fille, mais c’était en fait Raphael qui était étranglé par les autres, alors que c’est son poney qui était tué et enterré. Superbe, les raccourcis fonctionnent et la série retombent sur ses pieds, mais bon.

La dernière scène voit finalement Robin et Strike décider de garder Sam comme collègue, alors qu’on ne l’a que très peu vu, et parler du business qu’ils ont ensemble et qui s’apprête à très bien fonctionner, une fois de plus. Cela faisait plaisir de voir ces personnages sourire et ça me fait oublier quelques défauts, franchement.

 

EN BREF – Comme chaque saison, je suis bluffé par la qualité de l’adaptation et surtout du casting. La série donne vie à des romans souvent trop complexes et franchement tellement longs que je ne sais pas si je prendrais un jour le temps de les relire… Toutefois, comme chaque saison, j’ai à redire sur l’adaptation qui prend quelques raccourcis et libertés. Ils ont fonctionné pendant trois épisodes et demi, mais toute la fin de cet épisode n’arrive pas à me convaincre !

C’est amusant, en fait : j’étais sceptique pendant une grosse partie du roman, alors que la série me le vendait bien ; je suis sceptique sur la fin de la saison, alors que le roman avait enfin réussi à me scotcher sur ses 150 dernières pages où je devinais les choses, mais avec bien moins de facilité que l’épisode 4. Malgré tout ça, la série reste un vrai plaisir à regarder et je suis content de la sortie d’un cinquième roman rien que parce que ça signifie qu’on aura probablement une saison 5 d’ici un an, un an et demi. On verra bien.

Le scandale autour du roman qui vient juste de sortir et de la transphobie de Rowling ? Je vais attendre de me faire un avis en le lisant, déjà.

> Saison 4