The Good Place – S04E02

Épisode 2 – A Girl from Arizona (2) – 17/20
L’écriture des gags est toujours aussi prenante et cet épisode possède même une scène très touchante qui fait apparaître la faiblesse d’un personnage – ce qui permet de découvrir ce personnage sous un nouveau jour. La saison se poursuit et c’est de bonne augure pour l’instant, surtout que le rythme est vif et permet d’espérer quelques rebondissements surprenants pour la suite.

> Saison 4


Spoilers

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I belong there, in the Best Place.

En retard, moi ? Non, voyons, juste en train de savourer de pouvoir voir des épisodes quand je veux ! Pas vrai ? Hum. Faisons comme si. L’épisode reprend par de bonnes nouvelles pour nos héros, puisqu’ils sont débarrassés de Linda et ont un humain de moins à devoir découvrir. Ben oui, Chidi, ils le connaissent bien. Eleanor décide donc de se concentrer sur Brent pour faire en sorte qu’il comprenne qu’il n’a pas sa place au paradis. Pas sa place du tout.

Elle décide d’organiser un plateau télé avec une nouvelle figurante et Chidi pour lui faire comprendre qu’il a une vie de merde en comparaison d’eux. Ce n’est pas gagné : Brent reste totalement indifférent à tout ça. Son hermétisme est tel qu’il continue de considérer Janet comme son assistante et lui demande carrément de venir le chercher en voiture.

Eleanor peut donc se venger de ce qui lui est arrivé en saison 1 et lui proposer une journée absolument atroce où les gens se font poursuivre par des tigres et où il se prend une averse de Perrier sur la tronche, parce que le placement de produit peut être efficace comme ça, tout simplement. C’est ainsi que Brent comprend qu’il n’a pas sa place au Bon Endroit et s’en confie à Eleanor et Michael, leur demandant comment faire pour aller au Meilleur Endroit, qui est évidemment celui qui lui correspond.

Aussi cliché soit Brent, je dois reconnaître que c’était amusant, surtout que les têtes de ses interlocuteurs sont à mourir de rire. Comme Eleanor ne s’en sort pas en tant que leader et que toutes ses idées se plantent, les autres commencent en plus à questionner sa position. Malheureusement pour elle, elle les entend remettre en question son job, et ça fait toujours mal de découvrir que ses amis doutent de vous.

Eleanor se défend plutôt bien, en leur montrant à quel point ils ont besoin d’elle… puis elle démissionne en disant à Tahani qu’elle peut bien se débrouiller avec son intelligence ou laisser le sort de l’humanité reposer sur celle de Jason. Au secours. Eleanor pète donc un câble, et même quand elle se barre, Michael revient à la charge pour la réconforter… ce qui lui permet de criser encore plus.

Le titre de l’épisode se justifie donc ainsi : Eleanor ne peut pas avoir le sort de l’humanité sur les épaules car elle n’est qu’une fille venant de l’Arizona. Oui, mais c’est une fille venant de l’Arizona qui a battu Michael plus de huit cent fois malgré autant de reboot. A chaque fois, elle découvrait la vérité, et c’est pour cela que Michael est sûr qu’elle seule peut réussir ce job. C’est tellement bien joué de la part de Kristen Bell !

C’était touchant comme tout et Michael parvient à la rebooster assez vite. Il n’en faut pas plus pour qu’elle décide de reprendre son job. La nouvelle idée d’Eleanor ? Faire croire à Brent qu’il a raison. Je ne sais pas si ça peut fonctionner : lui faire croire qu’il peut aller au Meilleur Endroit en participant à un concours pour être le meilleur dans les bonnes actions, c’est une bonne idée, mais l’intention de base reste mauvaise. Je suis content que Michael le souligne et qu’Eleanor lui réponde qu’elle a commencé comme ça aussi. Ce n’est pas faux, elle ne faisait que mentir à la base.

Ce problème étant réglé – ou en tout cas en train de l’être –, Eleanor peut donc s’attaquer à un autre problème : celui de Simone, qui pense toujours être dans un coma où elle invente tout. Le plan est évident, mais douloureux pour Eleanor : elle annonce à Chidi qu’il est l’âme sœur de Simone et qu’il faudrait s’occuper un peu d’elle, maintenant qu’elle est coucou banane. Humph, la traduction littérale, c’est tout de même étrange – disons donc qu’elle est zinzin, mais ça fait tout de suite plus vieillot, non ?

Mon meilleur fou rire de l’épisode débarque alors quand Chidi se prend dans la poire le livre qu’il a tenté de faire venir à lui par magie juste avant. Je m’y attendais, mais ça marchait malgré tout. Il retrouve juste après ça Simone pour tenter de la faire changer d’avis, respectant à la lettre la mission que vient de lui donner Eleanor en tant qu’architecte.

Et leur scène ensemble est juste totalement mignonne. Il ne met que quelques instants à faire changer d’avis Simone qui accepte de considérer que, peut-être, les autres personnes autour d’elles sont réelles elle aussi. Comme en plus Chidi lui demande aussitôt de se mettre à traiter les autres avec respect et en faisant le bien, c’est d’une pierre deux coups pour Eleanor.

En parallèle, Jason essaie de récupérer Janet, demandant conseil à Michael. Même s’il fait tout ce qu’on lui demande, cela ne fonctionne pas pour lui : Janet décide en effet de mettre leur relation en pause pour éviter de tout mélanger. Elle ne veut pas de confusion entre eux. Bien que consolé par Tahani (qui décidément est sous exploitée pour le moment, ça me rend bien trop triste !), Jason reste totalement dépressif jusqu’à la fin de l’épisode où les choses ont pris une meilleure tournure pour nos héros : Brent, Simone et Chidi sont tous les trois bien partis pour devenir de meilleures personnes – Chidi s’est même rendu de lui-même aider Simone finalement, en ignorant son stress et sans trop se questionner.

Restera à voir la suite de la saison pour découvrir si Eleanor réussira à sauver l’humanité de son triste sort d’aller au Mauvais Endroit quoiqu’il arrive, même si Janet ne le lui calcule que 7,1% de chance d’y parvenir…

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This is us – S04E02

Épisode 2 – The Pool : Part Two – 16/20
Retour à un format plus classique cette semaine pour un épisode qui fonctionne à merveille, s’appuyant sur d’anciens épisodes pour rouvrir le canal lacrymal des fans. Ils ont déjà fait plus touchant, mais j’ai aimé malgré tout, surtout que les perspectives ouvertes pour la saison à venir sont plutôt intéressantes. Cela commence à faire beaucoup de choses à gérer en une seule année… mais en même temps, ils ont signé jusqu’à la saison 6 alors allez savoir tout ce que les scénaristes ont encore en réserve pour les Pearson !

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Spoilers

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Meaner by the day.

Dans l’article d’hier sur le blog, je disais que j’allais devoir faire des choix dans mes visionnages de la semaine. Clairement, après leur excellent (non)-retour la semaine dernière, je ne pouvais pas ne pas avoir envie de retrouver la famille Pearson pour la suite de leurs aventures. Et si j’en crois le nombre de visites sur la critique de mercredi dernier, je ne suis pas le seul à penser que cette saison 4 a tout pour être une réussite.

En attendant de le savoir, on retrouve Jack et Rebecca plus amoureux que jamais à la fin de leurs vacances d’été. Ca sent la rentrée, et les voilà qui se mettent à chercher une activité à faire avec leurs enfants qu’ils n’ont pas vu depuis longtemps… Ce « fun day » n’est pas vraiment fun pour les enfants qui commencent leur adolescence cela dit.

J’ai trouvé l’idée vraiment sympathique, franchement. Les parents forcent les enfants à aller à la piscine, comme au bon vieux temps de la saison 1 où les enfants forçaient les parents à s’y rendre, et l’épisode se fait un sacré plaisir à dresser le parallèle entre les deux journées. Rebecca est dépitée de se rendre compte que ses enfants ont changé.

Elle n’a pas fini de se faire du souci en plus, parce qu’une fois à la piscine, les triplés n’ont pas spécialement envie de rester avec leurs parents. Et ils ont des problèmes d’adolescents. Comme d’habitude, Rebecca s’inquiète surtout pour Kate qui se retrouve à traîner avec deux filles ultra populaires de son école, ce que Rebecca trouve louche.

Elle a raison de se méfier parce qu’évidemment les deux pestes donnent de faux espoirs à Kate, lui faisant croire qu’un garçon très beau veut l’embrasser, avant de lui envoyer celui avec de l’acné dans un coin. Lui, il savait que ce serait Kate, alors elle est ravie quand même, et elle l’embrasse. C’est mignon.

Il ne faut pas oublier pour autant que Randall et Kevin sont là aussi. Et Kevin est déjà le stéréotype de l’adolescent qu’il va devenir : il a ses écouteurs en permanence et il déchire totalement lorsqu’il s’agit de rapper face aux potes de son frère. En bon petit con, Kevin demande ensuite à Randall d’en faire autant, sauf que Randall en est bien incapable.

Il se venge donc en détruisant la K7 de Kevin, ce qui mène à une dispute entre eux. Jack intervient sans bien comprendre le problème et il laisse finalement ses enfants gérer seuls le problème, mais bon, ce n’est pas la meilleure solution. Pourtant, ça fonctionne : Randall reproche à Kevin de ne pas être le meilleur des frères, et ça suffit à ce que Kevin finisse par aller voir son père pour avoir une petite conversation de vie avec lui. C’est bien philosophique tout ça, et pour cette fois, j’ai trouvé que ça manquait de crédibilité là où la série réussit bien habituellement.

Finalement, toute la famille finit ensemble sur cinq transats et les ados sont ingrats comme des ados, alors que Jack et Rebecca se souviennent du câlin collectif de la saison 1. Les flashbacks font leur petit effet, honnêtement, et c’est fou de se dire que l’on a vu ces personnages traverser tant de choses en seulement quatre saisons !

Dans le présent, Kevin cherche à avoir des nouvelles de son oncle. Il a bien sûr payé pour le sortir de prison, mais depuis, il n’a plus la moindre nouvelle. C’est vachement ce dont il a besoin étant lui-même en pleine désintox et étant censé reprendre le contrôle de sa vie. Ce n’est pas facile apparemment, entre son oncle alcoolique et son neveu aveugle – il va aux rendez-vous médicaux avec Kate et Toby ! Il se retrouve à devoir s’occuper d’un ficus dans sa caravane d’acteur pour avoir au moins le contrôle sur quelque chose. Au moins, il a repris le chemin des plateaux de tournage et déménagé, c’est déjà ça.

Beth et Randall ont une nouvelle maison aussi, qu’ils ont emménagé pendant l’été. Même s’ils ont changé de maison, les habitudes sont les mêmes : le jogging de Randall, les retrouvailles avec Beth dans la cuisine, on est vraiment sur le même délire. Et comme d’habitude, Randall est celui qui ressemble le plus à son père adoptif… Il propose donc un « fun day » en famille.

Seulement, cette idée pour un dernier jour de vacances, ce n’est pas ce qu’espéraient ses filles. Tess préfère ainsi que Beth l’emmène se faire couper les cheveux, comme prévu en fait ; alors que Déjà demande à son père de venir avec elle prendre le bus, pour qu’il comprenne qu’elle sait faire ça toute seule sans que ce ne soit un problème.

Bienvenue à Philadelphie, le bus est plein d’étrangers un peu chelou, y compris un type qui s’assoit à côté de Déjà et lui parle… C’en est déjà trop pour Randall qui intervient et interdit les trajets en bus, alors que Tess, elle, se fait couper les cheveux ultra-courts. Il faut dire que cela lui va super bien franchement, mais la vie n’est pas facile pour Randall et Beth en tant que parents. Je préfère mille fois ces problématiques à celle de la crise de couple de l’an dernier, donc cette saison devrait être cool.

Finalement, leur « fun day » finit par avoir lieu grâce à un petit jeu du « pire scénario possible ». Cela permet à Randall d’autoriser Déjà à prendre le bus tant qu’elle lui envoie des SMS alors que Beth évacue son stress. Toute la famille passe finalement un bon moment. Comme quoi, la communication c’est vraiment important dans la vie, hein.

Du côté de Toby et Kate, on a aussi un déménagement si je ne m’abuse, mais on a surtout une reprise bien mauvaise de Baby Shark que je vais encore avoir en tête pendant beaucoup trop longtemps. Les nouveaux parents sont un peu perdus dans leur vie avec ce bébé malvoyant. Kate refuse de craquer et gère tout dans un déni de ses sentiments qui fait flipper Toby, allant demander des infos sur Yelp.

Ils se retrouvent donc à suivre un cours de sécurité pour enfants aveugles auprès d’Ana, une utilisatrice de Yelp qui est pleine de bons conseils pour le couple, les grands-parents, l’oncle et la meilleure amie de Kate. Toby, lui, maigrit à vue d’œil (pour de vrai) à cause du stress, confiant même à Rebecca que ce qui l’inquiète le plus, c’est sa femme.

Et ce qui devait arriver arriva : elle finit par craquer quand elle se rend compte que son bébé ne pourra regarder la télévision comme elle se l’imaginait. Elle refuse qu’on la réconforte pour autant, préférant s’isoler. C’est aussi ce que fait Kevin avec son neveu, lui racontant sa vie et son plus grand problème du moment, qui est son travail, le forçant à feindre ses émotions à chaque fois.

Kate l’entend et vient finalement l’aider à prendre bébé Jack dans ses bras, lui apprenant à gérer le handicap de son fils. La scène est touchante comme tout, surtout qu’elle permet à Kate de laisser évacuer ses émotions tout en prouvant qu’elle a le contrôle de ce qu’il se passe. Ce contrôle, elle le communique ensuite à l’ensemble de la famille et il permet de convaincre Kevin d’accepter un job à Chicago. Il profite surtout de son trajet pour aller voir Nicky et lui offrir son ficus…

Finalement, tout ce qu’il manquait à cet épisode c’était… les nouveaux de la semaine dernière ! J’aurais aimé revoir Cass et Jack. On revoit toutefois Malik en fin d’épisode puisque Déjà a pris une photo de lui depuis le bus et que la relation entre eux se passe bien. Tess, elle, est déjà un peu plus flippée à l’idée d’afficher sa nouvelle coupe, mais bon, ce sera pour un prochain épisode !

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Preacher – S04E10

Épisode 10 – End of the World – 17/20
Je suis triste de devoir dire au revoir à une série qui, si elle ne m’a pas toujours plu, a toujours su gagner mon affection par ses délires et sa réalisation assez dingue. La conclusion est à l’image de la série : elle a un bon rythme, mais des longueurs quand même, une bonne réalisation, de grands délires, des bastons chorégraphiées, des rebondissements dingues, du gore, de l’amour et de la haine, de la joie et de la tristesse. Oui, vraiment, elle me manquera !

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Spoilers

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Kill us all, kill us all, kill us all, kill us all…

Pour son dernier épisode, la série nous sort un petit bonus de dix minutes et s’en va donc sur un épisode qui en dure 55. Voilà qui ne m’arrange pas pour clôturer une journée où je n’aurai pas vu assez de séries par rapport à ce que j’aurais dû. Y a des dimanches comme ça… J’ai tout de suite tiré un trait sur mon épisode de Fear the Walking Dead, en fait. Bon, ceci étant dit, le compte à rebours pour l’Apocalypse a commencé et il ne reste que sept heures avant de se lancer là-dedans.

L’épisode commence donc par un joli montage d’agents du Graal tuant des militaires ayant le contrôle de l’arme nucléaire et très vite on se retrouve à quelques minutes de la fin du monde. Le Messie commence à stresser de foirer sa danse, mais il peut compter sur Cassidy pour le remotiver, ainsi que sur Dieu lui-même. Celui-ci se rend finalement dans la salle avec tous les agents du Graal pour assister de lui-même à la fin du monde.

De son côté, Jesse se bat donc contre le Saint des Tueurs et ne fait clairement pas le poids. Il n’est pas tué pour autant : il est sauvé de justesse par le démon et l’ange qui sortent de nulle part et se mettent à se battre contre le Saint des Tueurs.

En parallèle, Lara est en larmes et elle raconte à Tulip tous les sacrifices qu’elle a fait pour en arriver à une trahison mal venue de son boss. Elle s’énerve aussi de voir que Tulip n’est toujours pas croyante, au point d’aller tirer des balles dans le corps de l’agent trucidé par Dieu… ce qui est une erreur puisqu’elle se retrouve sans balle pour se suicider.

Oui, elle en est à tenter de se suicider et à laisser son arme à feu (vide, certes) à Tulip. Quelle scène ! C’est assez dingue de voir Lara s’effondrer comme ça. Je m’attendais vraiment à une vengeance, moi, et finalement non, elle laisse Tulip se barrer seule. Je suis triste pour Lara, mais c’est une sacrée performance pour elle.

J’ai adoré tout de même voir Tulip débarquer dans les coulisses à temps pour constater que Cassidy est en train de gentiment provoquer la fin du monde. Elle ne compte pas le laisser faire et elle l’enferme donc. Hitler et Jésus sont toujours en train de se battre dans des scènes survitaminées sinon et Herr Starr n’arrive pas à stopper l’Apocalypse pour la réduire à une ou deux petites bombes nucléaires. Et le compte à rebours touche à sa fin, dans une ambiance digne de 24 heures chrono.

Le Saint des Tueurs vient finalement à bout de l’ange et de la démone, sur laquelle il s’acharne. Tués par lui, ils ne peuvent apparemment pas revenir à la vie, ce qui change la donne pour Jesse quand même. Pour s’en tirer, il ne peut plus compter que sur lui-même, et ça suffit : il est tout doux avec le Saint des Tueurs dont il pourrait être la toute dernière victime, si c’est ce qu’il veut. Et comme ce n‘est pas exactement ce qu’il désire, il finit par s’agenouiller devant Jesse qui n’hésite pas à nous tuer le Saint des Tueurs. Wow, ce fut rapide comme résolution pour un personnage pourtant exceptionnel depuis son introduction dans la série.

Du côté de Tulip et Cassidy, ça se passe plutôt mal : Tulip est forcée de le cogner pour qu’il revienne à lui, parce qu’il lui sort quand même qu’il s’en fiche de tuer le monde entier. Malgré ça, il refuse de s’écarter du chemin de Tulip qui a juste envie d’aller tuer le Messie. Tu m’étonnes. La scène entre eux est prenante, avec Tulip qui reconnait l’aimer comme son meilleur ami, puis Cassidy qui reconnaît l’aimer tout court. Malgré ça, il affirme qu’au prochain coup de Tulip, il la tuera. Et paf, ils se trouvent à se battre eux aussi. C’est un peu tout ce qu’il se passe dans cet épisode, honnêtement, des gens qui se battent.

Ailleurs dans Masada, Lara retrouve le goût de la vie et se décide à aller tuer Herr Mann finalement. Elle prend quand même le temps de lui parler et il lui vend un joli plan de vie où ils survivraient tous les deux dans un sous-marin, à faire du yoga et des séances de Kâmasûtra, grosso modo. Cela ne suffit pas à convaincre Lara qui préfère donc tuer son ex-boss… mais elle se laisse assez distraire pour être celle qui se fait tuer. Je suis si triste pour elle. Survivre à tout ça pour mourir comme ça, sérieusement ? Je suis dégoûté.

Je ne suis pas le seul à être dégoûté : tout le public de Masada l’est aussi de constater que le Messie ne danse pas – et sans sa danse, personne ne détruira le monde. Sa danse ? Elle ne risque pas d’arriver : après un combat acharné, Cassidy ne parvient pas à tuer Tulip et il change donc d’avis une dernière fois. Il nous tue Hump et met fin à l’Apocalypse… ce qui rend triste tout le monde, parce qu’Hump était adoré de tous.

De tous, sauf peut-être de Jésus et d’Hitler. Ce dernier se fait étrangler par le premier qui, malheureusement survit. Oui, cette série parvient à nous faire regretter la mort d’Hitler et la survie de Jésus, parce que Dieu compte sur Jésus pour devenir le Messie. Ouep, sauf qu’il refuse, préférant la leçon à son Père pour qu’il redevienne bon, bienveillant et aimant. Le discours de Jésus, quoi. Dieu n’en a que faire et se barre, croisant au passage Herr Starr qui part en vacances. Dieu aussi se barre, en prenant sa moto et après avoir annoncé à Jésus qu’il pouvait détruire le monde quand il voulait.

En parallèle, Jesse annonce, en utilisant Genesis, que la fin du monde n’aura pas lieu et que tout le monde peut éteindre la télévision, avant de continuer son discours pour les agents du Graal uniquement. Il leur explique que Dieu est encore en fuite, pour changer. Il nous fait une crise de foi aussi et épuisé d’avoir à chercher Dieu par lui-même, il utilise Genesis pour que tous les agents se mettent à la recherche de Dieu. Et paf, on se retrouve sur un épisode plus calme et plus lent, alors que nous ne sommes qu’au milieu de celui-ci.

Loin de tout ça, Eugene est opéré par un médecin australien qui n’arrange pas son visage et souhaite ensuite l’aider à se suicider. Eugene ne l’entend pas comme ça, cependant, et il pète donc un câble contre le médecin. Refusant le suicide, Eugene se remet donc à faire la manche avec sa guitare raffistolée. Quelle histoire, les amis. Il pète finalement un câble et obtient un peu d’argent en partant sur un air de rock. Enfin bon, il en arrive à la même conclusion que Tulip : que faire à présent ?

La série reprend alors… deux ans plus tard ! Le monde n’est pas détruit et notre trio est toujours dans le même délire, avec une course poursuite en plein Texas. Tulip et Jesse sont coursés par des hispaniques qui veulent les tuer et sont rapidement dans une impasse. Rien qui ne les fasse flipper pour autant, bien au contraire : Jesse est heureux d’être là.

Il peut l(être : Tulip a sons propre garage désormais, où ils réparent de vieilles voitures. Et ils ont aussi WHAT THE FUCK ??? un enfant ! Une petite fille qui dort paisiblement dans son berceau et qu’ils veillent comme de bons parents qu’ils sont… jusqu’à ce qu’un coup de fil apprenne à Jesse que Dieu a enfin été retrouvé.

Il se sent forcé de se rendre sur place où des agents du Graal qui n’ont pas pris de douche depuis deux ans l’attendent, fiers d’avoir retrouvé Dieu. Ce dernier devient alors la marionnette de Jesse qui décide enfin d’utiliser Genesis sur lui. Et ça fonctionne ! Finalement, Jesse ne fait que poser quelques questions métaphysiques à Dieu qui y prend vite goût, lui parlant des autres religions et voulant lui en dire plus sur les mystères de l’univers, comme Stonehenge.

Ce n’est pas tant Stonehenge qui intéresse Jesse cependant, c’est plutôt le sort de son père, qu’il apprend être bien au Paradis, finalement. Ce n’était pas gagné pourtant. Rapidement, Jesse comprend que le Grand Plan de Dieu dans tout ça est… d’être aimé. Et ça le fait rire. Dieu lui répond enfin à toutes ses questions et il suffit de lui dire qu’il l’aime pour que tout soit fini ?

C’est tellement simple que Jesse refuse de se laisser berner par cette idée. Il s’attaque donc à Dieu, lui demande de rester loin du Paradis et se débarrasse de Genesis dont il dit ne pas avoir besoin. Quelle horreur, se débarrasser d’un tel don ? C’est possible ça ? Dieu est bien énervé de voir que Jesse n’en a rien à faire de lui, mais il ne peut rien faire qui le fasse changer d’avis de toute manière, puisque tout ce qu’il dit, c’est qu’il a envie de le torturer.

Et la torture, ce n’est pas exactement ce qui permettre à Jesse de l’aimer. Bref, Dieu finit par péter un câble et tuer les animaux qui lui disent l’aimer. Tristesse ! La série prend alors le temps de conclure le destin de tous ses personnages : Jesus est devenu un vendeur de supermarché bienveillant, par exemple. Herr Starr est égal à lui-même : il est poursuivi par la police qui le retrouve mais ne parvient pas à l’arrêter, parce qu’il est plus malin qu’eux. Eugène ? Il devient une rockstar que les ados adorent au point de porter un t-shirt à son effigie.

Le Saint des Tueurs ? Il n’est pas envoyé en Enfer, parce qu’il s’est confessé auprès de Jesse le jour de la non-Apocalypse avant de mourir. C’est un sacré plan à long terme de Jesse : il a envoyé le Saint des Tueurs au Paradis pour qu’il puisse y accueillir Dieu quand il reviendra. Et c’est effectivement ce qu’il se passe. Finalement, après un échange verbal un peu trop long à mon goût, un duel s’engage entre les deux et c’est le Saint des Tueurs qui est le plus rapide. Il tue Dieu d’une balle dans la tête et s’assoit alors sur son trône !

Quarante ans plus tard, quarante ans plus tard putain !, on découvre les tombes de Jesse et Tulip… sur lesquelles se recueillent Cassidy et… Tulip ? Et non ! C’est un peu gros, mais cette Tulip est en fait la fille de Jesse et Tulip, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. J’ai eu du mal à le comprendre sur le moment, mais l’accent est légèrement différent et le dialogue ne laisse aucun doute.

C’est super triste comme scène en tout cas : on y apprend que Cassidy n’est jamais revenu voir ses amis, malgré quelques coups de fil – et eux ont vécu le parfait amour avec un petit ciné en famille par exemple. La fille de Jesse a beau aimer son père, elle explique quand même à Cassidy que Tulip l’aimait profondément. Et Cass aussi l’aimait profondément, étant encore blessé des fois où Tulip lui a tiré dessus. S’il promet à la fille de ses amis qu’il espère la revoir un jour, il a déjà pris sa décision finale : il se suicide en laissant son parapluie sur une tombe et en marchant au soleil. C’est donc à l’arrière-plan qu’on le voit brûler alors que la fille est toute souriante.

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EN BREF – Cette série sera passée d’une saison 1 où je ne comprenais pas grand-chose à ce que je regardais au milieu d’un camping où la connexion déconnait à une saison 4 qui aura réussi à vraiment me plaire et me passionner. Il faut dire que malgré ses défauts et ses épisodes parfois beaucoup trop long, la série était capable du meilleur : un bon rythme, une bonne ambiance musicale, des bastons chorégraphiées qui me manquent déjà et des délires absolument dingues qu’on ne voyait nulle part ailleurs.

La série était finalement unique en son genre et je regrette déjà son départ : qu’est-ce que je regarderai l’été prochain, moi ? En quatre ans, la série s’est imposée comme étant parfaitement incontournable et c’était un vrai plaisir que de venir la regarder pour savoir ce que vaudrait l’épisode du jour.

Ce n’était pas gagné, mais j’ai adoré, et je suis triste de lui dire au revoir ce soir, une froide soirée d’automne où il tombe des cordes, loin de la chaleur habituelle des épisodes de cette série. Au pire, il me reste toujours les comics à (re)découvrir, j’imagine. Quant à la conclusion de la série, elle était quand même pas mal pour répondre à toutes les questions. Tulip et Jesse ont eu la vie heureuse qu’ils méritaient, mais je suis triste pour Cassidy qui n’a apparemment jamais trouvé une raison de rester en vie. Enfin, bon, c’est comme ça.

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> Saison 4

The Good Place (S04)

Synopsis : Pour cette quatrième et dernière saison, les scénaristes réinventent une dernière (peut-être ?) fois leur série et propose de faire d’Eleanor l’architecte du quartier où elle devra aider quatre humains à devenir une meilleure version d’eux-mêmes. Pas gagné !

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4

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Pour commencer, il m’a peut-être fallu du temps pour m’y mettre, mais ça y est, j’ai pris le temps de voir le premier épisode de cette saison. Bizarrement, cette année, la chaîne a décidé de ne pas diffuser d’un coup les deux parties de ce double épisode. C’est un peu dommage je trouve, mais en même temps, ça veut dire que Netflix va arrêter de faire n’importe quoi avec la numérotation des épisodes, alors ça m’arrange.

En tout cas, j’avais hâte de découvrir cette nouvelle saison, alors je ne m’éterniserai pas en introduction ici. En plus, je n’arrête pas d’écrire des introductions de saison, ça devient lassant. Bref, c’est parti pour les résumés d’épisode en cliquant sur les titres et mes avis sans spoiler sur cette page !

Note moyenne de la saison : 17/20

Voir aussi : The Good Place revient une dernière fois (résumé)

S04E01 – A Girl from Arizona – 17/20
Cette dernière saison démarre à merveille sur les chapeaux de roue avec tout un tas de rebondissements et d’introduction. C’est efficace et ça reboot une dernière fois une série qui n’aura jamais cessé de se réinventer. J’ai hâte de voir où cette expérience mènera, mais ça mènera probablement à de très bons épisodes. J’ai retrouvé l’humour et l’ambiance de la saison 1 dans cet épisode, alors c’est très cool.
S04E02 – A Girl from Arizona (2) – 17/20
L’écriture des gags est toujours aussi prenante et cet épisode possède même une scène très touchante qui fait apparaître la faiblesse d’un personnage – ce qui permet de découvrir ce personnage sous un nouveau jour. La saison se poursuit et c’est de bonne augure pour l’instant, surtout que le rythme est vif et permet d’espérer quelques rebondissements surprenants pour la suite.
S04E03 – Chillaxing – 15/20
C’est un peu mieux que les premiers épisodes car j’ai trouvé l’équilibre entre les différents personnages beaucoup plus réussi : on retrouve enfin ceux qui étaient relégués au second plan. Pourtant, tout n’est pas parfait et j’ai du mal avec le nouveau mis en avant dans ce chapitre de la série. Il en faut pour tous les goûts, j’imagine, mais je trouve que ça manque un chouilla d’inventivité pour une dernière saison.
S04E04 – Tinker, Tailor, Demon, Spy – 16/20
Bien, il suffisait donc de demander pour que cette saison reprenne un peu de force de frappe et propose un épisode qui correspond beaucoup plus aux retournements de situation que j’attends de cette série. Tout fonctionne bien dans cet épisode, avec une révélation bien amenée et un cliffhanger qui relance l’action vers autre chose. J’ai hâte de voir la suite, et ce n’était pas forcément le cas à la fin du précédent, donc tout est pour le mieux cette fois.
S04E05 – Employee of the Bearimy – 14/20
Il y a de nouveaux de bons gags dans cet épisode et l’histoire avance toujours aussi vite, c’est sûr, mais j’ai l’impression que l’on perd du temps dans cette dernière saison qui ne nous révèle pas encore où elle veut aller. Un peu comme l’an dernier, la saison avance mollement et tourne en rond, semblant avoir soit du mal à se réinventer… soit nous avoir trop habitués à ses délires au point que ce ne soit plus si délirant.
S04E06 – A Chip Driver Mystery – 16/20
C’est un peu mieux cette semaine, je trouve, parce que j’aime les réponses que la série commence à apporter. C’est certes simpliste, mais c’est parfois les idées les plus simples qui fonctionnent le mieux et j’espère que la conclusion de cette semaine aura des conséquences positives pour la suite de la saison. Après, il reste des points moins bons cette année selon moi, mais c’est simplement qu’une série ne peut pas plaire à tout le monde tout le temps, j’imagine.
S04E07 – Help is Other People – 20/20
Ah ben enfin je retrouve totalement ce qui me plaisait dans cette série, à savoir le rythme de dingue, les gags qui fusent toutes les secondes et les rebondissements bien mis en place, avec des retournements de cerveaux au passage. Difficile de ne pas accrocher à cet épisode, difficile de ne pas avoir envie d’en voir beaucoup plus très rapidement. Allez, vivement vendredi prochain (je sais, je ne les regarde jamais le vendredi).
S04E08 – The Funerals to End All Funerals – 16/20
Cet épisode ne fonctionne pas aussi bien que les scénaristes semblent l’espérer, principalement parce qu’on sait que ce n’est pas le dernier de la saison. Forcément, il y a tout un tas de rebondissements à venir et forcément, ça s’avère prévisible puisqu’on sait ce qu’il en est. Cela dit, ce n’est pas parce que c’est prévisible que c’est mauvais, et j’ai bien aimé l’ambiance générale qui se dégage de la fin de l’épisode. C’est juste que la série m’a habitué à être plus brillante et surprenante que ça !
S04E09 – The Answer – 17/20
Typiquement, c’est le genre d’épisode qui parvient à justifier l’ensemble de ses longueurs avec brio et qui fait que, même si on n’était pas sur une comédie hyper drôle, je garderai longtemps un excellent souvenir de lui. La scène finale n’est pas du tout le cliffhanger que j’attendais d’une mi-saison, mais ça m’a convaincu. La suite en janvier maintenant, l’attente sera longue !
S04E10 – You’ve Changed, Man – 18/20
Retour réussi à quelques épisodes de la fin de la série. On sent bien que cette fois, on se dirige vers la fin naturelle de la série, même si les scénaristes en profitent à nouveau pour nous partager un tas de bonnes idées, de scénarii possibles et de répliques ou gags efficaces. C’est chouette comme tout, vraiment.
S04E11 – Mondays Am I Right ? – 17/20
On sent déjà un vent de conclusion souffler sur cet épisode et ce n’est pas désagréable du tout. La série continue d’aller à un rythme très accéléré, mais ça lui a toujours réussi et ça ne change pas avec cet épisode qui résout quelques problèmes pour aller plus vite vers les épisodes de fin. J’étais en tout cas content d’en avoir un de plus à voir ce soir !
S04E12 – Patty – 17/20
Comme toujours, la série s’en tire bien parce qu’elle montre à quel point tout est réfléchi depuis un moment dans son schéma de saison. Mieux encore, elle propose une vraie réflexion sur l’au-delà, encore et toujours, après quatre années à le faire. Que demander de plus ? Peut-être un peu plus de gags… mais bon, le sentiment qu’on approche de la fin du voyage créé une nostalgie qui explique peut-être pourquoi j’ai moins ri alors qu’il y avait de très bonnes choses, notamment du côté des guests !
S04E13 – Whenever You’re Ready – 20/20
C’est amusant car je trouvais la conclusion de la semaine dernière vraiment géniale, mais cet épisode parvient à la surpasser. Les scénaristes ont réussi un véritable coup de maître avec cette dernière heure (54 minutes) qui apporte une conclusion à l’ensemble des personnages. Tout est très fluide, les répliques s’enchaînent, les gags donnent le sourire et si on a envie de pleurer, c’est plutôt de joie que de vraie tristesse. Bref, cet épisode s’inscrit déjà dans la liste de mes fins préférées tant tout y est parfait.

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