Suits – S08E07

Épisode 7 – Sour Grapes – 16/20
Honnêtement, la série me manquait et ça faisait un moment que je voulais m’y remettre, mais le problème, c’est qu’après huit saisons, j’en connais trop les ficelles. Je surnote sûrement un peu par joie de retrouver tous ces personnages quasiment deux ans après mon dernier épisode, mais tout de même, je suis content de cet épisode qui est tout fluide et passe bien.

Saison 8


Spoilers

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Hello stranger. Seems the only thing I saw of you lately is your name on the wall.

Non, vous ne rêvez pas, j’ai bien regardé un épisode de Suits aujourd’hui. Franchement, Netflix a enfin mis une partie de la saison 8 en ligne, il était temps pour moi de m’y remettre après avoir abandonné en cours de route, sans vraie raison puisque j’aimais la saison. J’aimerais vous dire que j’étais paumé en reprenant, mais ce n’est même pas le cas. Certes, je suis rouillé sur les noms de personnages, mais le résumé en début d’épisode faisait bien le tour des différentes choses dont il fallait se souvenir.

En bonus, l’épisode commence par Donna qui souligne que ça fait un moment qu’elle n’a pas vu son interlocuteur. J’ai eu l’impression qu’elle me parlait, honnêtement ! Quant à moi, je ne vais pas me lancer dans une critique trop longue, du moins je vais essayer. La série a été diffusée il y a un moment, je peux bien me contenter de courtes critiques, non ? Humph, RDV dans deux épisodes quand je ferais à nouveau des critiques de 2000 mots.

L’épisode commence donc par Robert Zane appelant Donna pour qu’elle lui envoie au plus vite Alex. Ce dernier est ravi, avec Donna qui fait encore de l’ingérence dans sa vie, mais bon. C’est Donna, elle est là pour ça, après tout. Alex est envoyé vers un très joli vignoble, possédé par Robert. Le problème, c’est que le vin qui en sort est dégueulasse. Eh ouais, faut être français pour être bon en vin, que voulez-vous ?

Bon, Robert pense qu’il est victime de raciste à cause des différentes réactions qu’il a rencontrées depuis qu’il est dans la région. Au passage, l’épisode nous apprend aussi que Robert a une sœur et un passé tout sympa.

C’est vrai, j’avais oublié que cette saison voulait vraiment nous le rendre sympathique par tous les moyens. Est-ce que ça fonctionne ? Plutôt, à vrai dire. Il me manquait un peu, surtout quand il s’énerve contre le raciste. Bon, comme toujours, les habitudes reviennent au galop et il finit par me souler quand il engueule ensuite Alex, alors que c’est son allié, son subalterne – même s’il est dans ce cas-là son client – et qu’il n’y a aucune raison d’être dans la confrontation avec lui. Mais bon, c’est Suits, ils sont calibrés pour s’engueuler en permanence dans cette série !

Finalement, Donna fait du Donna en expliquant à Robert qu’il a fait une erreur avec Alex, ce qui permet à tout le monde de finir en bons termes. Alex défend Robert, qui gagne son combat et devient tout ami avec Donna.

De son côté, Harvey fait face au retour de David Fox. Il est très heureux d’apprendre que celui-ci est désormais son client (non) et s’en prend à Donna pour ça, pour mieux découvrir que Donna a bien grandi. J’avais oublié qu’elle était si cassante désormais. Elle a toujours été sûre d’elle, mais la voir remettre Harvey à sa place, c’était jouissif, tout de même.

Harvey travaille donc pour David, allant voir un certain John, un acteur que je ne connaissais pas à l’époque, mais que j’aime bien désormais. Donna décide ensuite d’aller aider Sam en la mettant au courant des affaires en cours pour s’assurer que la firme reste une famille. Sam se retrouve donc à devoir aider Harvey, qui n’est pas ravi mais accepte son aide quand il comprend qu’elle vient à la demande de Donna.

L’aide n’est toutefois pas très utile : Sam se permet de voir David Fox dans son dos et les choses tournent mal quand Harvey se rend compte que David blanchit de l’argent et lui ment. Ah, cette série me manquait pour ses fausses confrontations problématiques du genre entre les personnages. Sans surprise, ça mène à une autre confrontation entre Harvey et Donna, où cette dernière prend le dessus sur l’avocat en lui faisant prendre conscience qu’il fait toujours ce qu’il veut, au détriment des autres. Que j’adore Donna ! Que j’aime cette saison qui remet Harvey à sa place ! ENFIN !

Tout ça finit par des scènes très chouettes où Harvey finit par changer d’avis sur David en parlant avec lui (changer d’avis au moins pour ce cas) et où Sam fait tout ce qu’elle peut pour empêcher que Donna ne soit une menteuse. Ah, yes, un bon petit girl power comme ça, ça fait du bien à la série qui avait du mal avec ça dans ses premières saisons tout de même. En plus, Harvey et Sam finissent par bosser ensemble.

Tout finit bien, donc, et Harvey termine même l’épisode en s’excusant auprès de Donna et Sam, à sa façon. J’ai beaucoup aimé la scène qui redéfinit les relations entre tous les personnages et nous montre que la firme a retrouvé la paix familiale qu’ils ont toujours eu jusque-là.

En parallèle, Sheila appelle Louis sur leur sex phone. Evidemment qu’ils ont un sex phone ! Et aussi, elle est enceinte ! Elle n’a pas envie pour autant que tout le monde soit au courant, ce qui est légèrement impossible avec Louis. Evidemment, Gretchen est au courant en trois secondes quand elle le voit se mettre à danser.

Par contre, maintenant qu’ils sont prêts à avoir des enfants, ils découvrent qu’ils ne sont pas du tout à la même page en ce qui concerne l’éducation… Euh ? À leur âge, et après une telle relation, ils n’ont jamais parlé d’éducation d’enfant ? Les séries m’épuisent, franchement. L’avantage, c’est que ça ramène Amy Acker dans la série. Je l’adore tellement ! Par contre, elle n’est pas forcément de bons conseils à insister pour que Louis force les choses et explique à Sheila qu’il veut que ses enfants soient élevés comme juifs. Elle n’a pas tellement à se mêler de ça franchement. Esther réussit toutefois à faire douter Louis.

Celui-ci se retrouve donc à s’embrouiller une fois de plus avec Sheila, qui a pourtant exactement les mêmes arguments que lui. Heureusement que Louis a un psy qui est bon et qui est aussi son ami, franchement ; ça simplifie sa vie. Sheila étant elle aussi prête à mettre de l’eau dans son vin, le problème est surmonté avec une acceptation de l’autre de la part des deux membres du couple.

Malheureusement, la fin d’épisode nous révèle que Sheila avait raison de se méfier et de ne pas vouloir annoncer sa grossesse : son test était un faux positif, elle n’est pas enceinte et Louis doit alors annoncer à sa sœur et sa secrétaire que, non, il ne sera pas papa. Pauvre Louis.

Saison 8

Charmed (S08) : J’ai toujours eu de la défiance envers toi

Salut les sériephiles,

Gros problème de timing dans mon planning : j’ai fini Charmed lundi comme je vous le disais hier, donc j’étais bon par rapport à ce que j’avais prévu… mais je ne pourrai pas vous proposer l’article de la saison 8 mercredi prochain, puisque le blog serait plutôt en mode édition spéciale Upfronts, comme l’an dernier. Et là, c’est le drame, ça veut dire ne publier l’article sur la saison 8 que dans genre trois semaines, et d’ici là, j’aurais tout oublié à nouveau. Par conséquent, patatra, l’article doit sortir aujourd’hui. Et comme j’ai moins de temps, j’ai l’impression qu’il est un chouilla bâclé, mais bon, j’ai de toute manière moins à dire sur la saison 8 que sur les précédentes !

Voir aussi : Le pilot de Charmed 20 ans après | Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Saison 4 | Saison 5 Saison 6 Saison 7 | Saison 8

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Ce dont je me souvenais

Résultat de recherche d'images pour "charmed billie first scene"– Bon, déjà, qui dit saison 8 dit Kaley Cuoco dans le rôle de Billie. Je sais que j’ai sur la question un avis très impopulaire parmi les fans, mais moi j’aime beaucoup le personnage de Billie, exactement comme j’avais aimé l’arrivée de Paige. Alors certes, elle est complétement kitch dans son introduction avec sa perruque et ses pirouettes débiles, mais je trouve qu’elle apportait une nouveauté bienvenue dans une saison qui était à l’économie.

– Aïe, c’est là que ça commence à faire mal : la saison 8 joue sur les économies à fond les ballons, et ça se voit. Résultat de recherche d'images pour "charmed vaya con leo"Moins d’effets spéciaux, plus de Daryl, Léo qui ne reste que dix épisodes (enfin, douze en tout), on râcle les fonds de tiroirs et ça se voit. C’est dommage… même si ça fournit d’excellentes scènes pour Piper et Léo !

– Le revers de la médaille, cela dit, c’est que ça permet un recyclage d’intrigues parfois bienvenue : la maison des poupées et le remplacement des sœurs (épisode sympa !), le FBI, l’Ange de la mort et l’Ange de la destinée qui débarquent, les parodies de films à chaque épisode… La série ne se prend plus la tête et a des références parfois vraiment explicites dès le titre (Kill Billie vol.1 et 2). Cela fait déjà quelques saisons que c’est le cas, mais sur la saison 8, je m’en souviens vraiment parce que je suivais l’actualité sur des sites internet, donc je connais mieux les titres anglais que les titres français !

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Après, on a aussi des idées tordues comme celle-ci qui plombent un peu la saison 8.

– Un de mes épisodes préférés dans la saison est le 3e, « Run Piper Run ». Encore sous une fausse identité, Piper se retrouve en prison à cause d’une manigance d’un avocat véreux qui en veut à la mannequin qu’elle a vu sur un magazine (415 !). La conclusion est vraiment super sympa, et je trouve que c’est un épisode qui exploitait pleinement le très mauvais rebondissement du changement d’apparence. La série a eu du mal à savoir quoi en faire, entre l’enterrement foireux des sœurs et la relation de Phoebe et Leslie…

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– D’ailleurs, une fois de plus, je n’ai pas accroché du tout à cette énième romance pour Phoebe. C’était voué à l’échec dès le départ malgré la promesse du mariage, et j’étais bien content de voir que ce n’était qu’un mauvais sort foireux de Billie ! En plus, ça permettait d’en arriver à la fin de cette longue intrigue de changement d’identité, alors perfecto !

– Sinon, je n’aimais pas Dex, mais qu’est-ce que j’aime le personnage d’Henry. Il est totalement sous-exploité dans la série, mais il marque la fin d’une longue liste de petits amis de Paige que j’ai tous appréciés. J’aurais juste aimé qu’il soit plus développé, parce qu’il est toujours laissé de côté et que le mariage se fait à toute vitesse de manière un peu conne, juste parce qu’il a peur du danger que représente la magie et du faux fiancé (totalement zappé de mes souvenirs, lui) de Paige. C’est un chouette mariage quand même !

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J’aurais juste aimé beaucoup plus de développement pour le couple, parce qu’après la lune de miel, il disparaît de la circulation le pauvre !

– Comme pour Paige, l’évolution des pouvoirs de Billie est en revanche hyper risible par rapport à celles de Piper et Phoebe. En dix épisodes, elle a modernisé des techniques ancestrales (son GPS, mais qu’est-ce qu’il me fait rire encore aujourd’hui !) et découvert un nouveau pouvoir. Même dans le reboot, elles ne sont pas si modernes avec leurs smartphones remplaçant le Livre des Ombres !

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– Je n’aime pas le dernier épisode. Bon, bien sûr la scène finale est mignonne, mais pour reprendre les mots de ma prof d’Histoire de 4e (parce que oui, j’étais en 4e quand la fin de la série a été diffusée sur M6) : « Bon, c’était du Charmed, c’était très cucul ». Traumatisme de savoir que ma prof d’Histoire regardait la série et disait « cul », je m’en souviens mieux que n’importe lequel de ses cours. Ca fait vachement relativiser sur mon propre boulot, mes élèves se souviendront juste que je regarde The Walking Dead et The 100, quoi.

– En revanche, mon épisode préféré est… le 21e ! J’aurais adoré, à l’époque comme aujourd’hui, que la série s’achève sur cette explosion du manoir et la mort de deux des trois sœurs. Je pense que c’est l’adolescent en moi qui s’exprime encore parce qu’il traversait une phase bien dark comme il faut et que le cucul n’était pas au goût du jour ! N’empêche, j’adore les histoires qui se finissent mal – tout en ayant une bonne fin. Et là, c’était le cas !

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Ce que j’ai oublié

– Beaucoup de petites choses, mais finalement moins que sur les saisons 6 et 7. Pour la saison 8, je fréquentais assidument internet, donc je me souvenais des photos promos, d’articles que j’avais écrit dessus (et oui, déjà à l’époque !) et des trailers de la majorité des épisodes.

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Ah oui, dans le genre débile, on notera que Prue a appris à ses soeurs à se servir de la projection astrale (saison 7)… et elles l’ont appris à Billie qui l’a appris à Christy. Sympa le pouvoir perso de Prue.

– Cela ne m’a pas empêché d’avoir zappé des rebondissements improbables comme la mort des parents de Billie et Christy. C’est dommage, je les aimais bien dans l’épisode 10. Dans le même genre, je ne me souvenais plus que Billie retrouvait Christy parce qu’elle se projetait dans son passé (c’est pourtant une des bases de l’épisode 22). Ca, c’était un peu naze comme solution, parce que ça se déroule bien trop vite. Et puis, autant j’adore Billie, autant je déteste le personnage de Christy, d’autant que je trouve que l’actrice joue mal !

– Je me souvenais que les intrigues romantiques des sœurs étaient bâclées – alors que Brad Kern voulait soi-disant mettre l’accent dessus – mais je ne me souvenais pas à quel point ! Piper est séparée une fois de plus de Léo et a un happy end où elle joue au Scrabble sans savoir écrire Zankou (même moi je le sais encore, sérieux), Phoebe se marie à un Cupidon et Paige à Henry. Résultat de recherche d'images pour "forever charmed"Le problème ? Dix épisodes avant son mariage, Paige roulait des pelles à un policier qu’on n’a jamais revu et Phoebe a à peine le temps de tomber amoureuse de Coop. Alors certes, on a un « oncle Coop » qui nous permet de savoir que c’est le bon, mais c’est vraiment bâclé après sept saisons à voir Phoebe ramer en amour.

– J’ai fini la saison lundi, mais je me rends compte que j’ai déjà ré-oublié comment finit l’agent Murphy. C’est totalement le Daryl du pauvre, un remplaçant qui aide les sœurs de temps à autres, mais euh, ouais, il disparaît totalement de la série du jour au lendemain je crois. Un peu comme Daryl, qui n’est que mentionné cette saison. C’est triste ! Mais bon, pas autant que l’absence de Prue ! Et tous les nouveaux persos ne compensent pas ça.

Résultat de recherche d'images pour "charmed léo saison 8"

– J’avais oublié d’ailleurs que l’épisode 22 s’amusait tant du voyage temporel. À l’époque, je trouvais qu’ils en faisaient tout un plat avec leur migraine carabinée des personnages, mais aujourd’hui, j’ai tendance à me rendre compte que les gens s’emmêlent vite les pinceaux quand il est question de voyage dans le temps. C’est pourtant bien géré dans ce dernier épisode qui apporte pas mal de situations humoristiques et de conclusions bien trouvées pour d’anciens acteurs. En revanche, que Wyatt ne connaisse pas Penny, c’était ridicule : Chris qui a été effacé en fin de saison 6 s’en souvient, mais Wyatt qui a passé son enfance à être gardé par une arrière-grand-mère fantôme ne la connaît pas ? Mouais. Pas étonnant que je n’aime pas cette fin !

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Et sinon, pour cette dernière saison, je reviens à mon habituelle conclusion comparant VO et VF. Et là, pour le coup, la VF l’emporte pour une raison toute simple : en France, on a réussi à garder les droits de diffusion du générique, et ça fait toute la différence. Aux États-Unis, le groupe a renégocié son contrat et la chanson coûtait trop cher… la décision a donc été prise d’utiliser une musique bien fade à la place. Gros échec, et malheureusement, c’est le générique que j’ai sur mes DVDs quand on sait TOUS que le vrai générique, c’est pour toujours « How soon is now » !

Voir aussi : Le pilot de Charmed 20 ans après | Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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L’incontournable guide Game of Thrones que vous devriez avoir

Salut les sériephiles,

Game of Thrones - Collection Tout Savoir 02 - Diverti EditionsVous ne rêvez pas, vous ne vous trompez pas de blog : c’est bien un article Game of Thrones que vous êtes en train de lire. Voyez-vous, hier soir en rentrant chez moi, j’ai eu la surprise de découvrir dans ma boîte aux lettres le n°2 de la collection Tout savoir, consacré à la série qui revient le 14 avril. Bon, ce n’est qu’une demi-surprise parce que j’ai l’habitude de collaborer avec les éditions Diverti et que j’avais déjà retweeté la sortie de ce magazine, mais comme je ne suis pas fan de la série (du tout ?), je m’étais dit que j’allais passer mon tour.

Voir aussi : Les magazines DivertiStore

Pour tout vous dire, j’étais content de recevoir le magazine, mais j’allais envoyer un mail à la rédaction pour être honnête avec eux, parce que quel intérêt de faire un article sur quelque chose que je ne connais pas bien et que je n’aime pas ? Pour bien faire les choses, toutefois, je me suis mis à feuilleter le magazine. Une heure plus tard, j’étais encore dessus et je savais que j’allais vous proposer un article, parce que je crois sincèrement que c’est un magazine que tous les fans de la série devraient avoir.

Sur la couverture, on peut en effet lire « Le guide non officiel ultime de 160 pages ». Cela pourrait laisser sceptique, mais en fait, c’est exactement ça que propose le magazine. Il se décompose en quatre chapitres que je vais vous présenter rapidement pour vous convaincre que c’est une lecture que vous voulez avoir avant la reprise de la série.

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Le premier chapitre est intéressant pour tout le monde, fan ou non, parce qu’il se consacre à « L’univers de G.R.R Martin ». C’est l’occasion de découvrir quelques-unes des influences de l’auteur pour sa saga – et de mal vivre le fait que comme moi il était fan des comics Marvel plus que des DC grâce à la construction du caractère des personnages. Il y est aussi question des autres livres de George R. R. Martin et de l’influence que Westeros a finalement eu sur le monde.

Le deuxième chapitre est de loin le plus intéressant pour les fans – à mon sens. Sobrement intitulé « La Série TV », il se propose de revoir en une centaine de pages tous les épisodes des sept premières saisons, un à un. Ce qui est vraiment bien, c’est que c’est fait avec exhaustivité, mais aussi de manière brève : chaque épisode est présenté dans une petite colonne à gauche et droite de chaque page, avec sa ou ses citations-clés, son résumé, sa petite anecdote (gore, sexe, etc.) et surtout, son nombre de morts. Oui, au pluriel, le plus souvent.

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Avec un peu d’humour de temps en temps.

Entre ces deux colonnes, il y a des dossiers assez complets sur les familles de la série, sur des personnages, des villes ou sur des grands thèmes…. C’est juste hyper complet, et ça donne presque envie d’être fan de la série. Oui, ça vient de moi, pour de vrai, c’est dire si le magazine est bien fait. Ce n’est pas tout ce que vous trouverez d’essentiel dans cette partie du magazine, parce qu’il y a aussi la double page qui m’a convaincu d’approfondir un peu ma lecture du magazine : une carte complète de l’univers de la série, avec une vignette pour représenter la position de chaque personnage. Du côté des familles, on a également une double page nous présentant chaque personnage, en vie ou mort (en noir et blanc).

Ce deuxième chapitre est donc un véritable travail de titans qui permet vraiment de se préparer à la saison 8 sans avoir à prendre le temps de revoir tous les épisodes. Ne nous mentons pas, la série est tellement complexe que tout le monde en a besoin. Et je trouve ça bien plus pratique d’avoir un magazine avec toutes les infos à portée de main que de devoir aller chercher sur internet pendant les épisodes. Rien que pour ça, ce magazine vaut le détour si vous comptez vous mettre à la saison 8. Pour moi qui ne compte pas m’y mettre, j’ai trouvé ça assez impressionnant de voir un résumé si complet et si bien fichu. En fait, ça me donnerait envie d’avoir ça sur d’autres séries – imaginons ce que ça donnerait pour LOST !

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Et comme du contenu écrit ne suffit pas, c’est aussi magnifique à feuilleter avec quelques doubles pages de ce genre pour présenter chaque saison.

Je me suis aussi dit que ça aurait pu me servir d’avoir quelque chose de si complet à l’époque où j’ai regardé les deux premières saisons, parce que c’est quand même super bien fichu. C’est un peu dommage qu’il sorte maintenant – certes, c’est pratique pour avoir toutes les infos avant la dernière saison, mais ça veut surtout dire qu’il y manque le résumé des derniers épisodes. L’entre deux quoi. Pas de quoi s’inquiéter, la saison 8 n’est pas en reste avec un troisième chapitre d’une quinzaine de pages qui lui est consacré. C’est plein de spoilers et d’infos compilés sur les derniers épisodes, avant leur diffusion. Notons aussi la présence de quelques pages sur l’après Game of Thrones, et c’était intéressant de voir que d’autres chaînes avaient pas mal de projets de fantasy… même si je ne suis pas fan de fantasy (qui sait ? ça changera peut-être avec le temps).

Le quatrième chapitre, enfin, fait le tour des produits dérivés, jeux vidéo, lieux de tournage et fan-art, parce qu’il s’appelle tout simplement « pour les fans ». Disons que ce sont quelques pages pour terminer une lecture bien complète. Enfin cela dit, comme 160 pages, ce n’est toujours pas assez quand on est fan de quelque chose, on notera qu’il y a des bonus à retrouver sur internet en utilisant une application (ou un shortlink) qui vous mène directement vers des vidéos, musiques, animations 3D… Ils en parlent mieux que moi, ça ressemble à ça :

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Je ne vais pas vous mentir : je n’ai pas tout lu ni tout vu parce que je n’accroche vraiment pas à cet univers, et c’est pour la même raison que je ne l’aurais pas acheté. En revanche, si vous faîtes partie des nombreux fans, il ne fait aucun doute qu’il vous faut mettre la main dessus. C’est hyper complet (et c’est juste, évidemment, j’ai lu quelques-uns des résumés des épisodes que j’ai pu voir, et ça m’a rappelé des souvenirs), c’est dense, c’est pratique, c’est pour les fans et c’est… vraiment pas cher pour ce que c’est : 12€50 en France, 12€90 en Belgique, pour 160 pages dont vous vous servirez très probablement régulièrement, ça vaut le coup !

Dispo dans toutes les bonnes librairies et par ici sur le site internet de Diverti.

American Horror Story – S08E07-10

Épisode 7 – Traitor – 15/20
La saison commence à sérieusement traîner en longueur et j’ai mis un temps monstre à rentrer dans l’épisode, au cours duquel je trouve qu’il ne s’est pas changé grand-chose. Oh, dans le précédent non plus, mais cette fois, il n’y avait pas vraiment de fan service. Bref, cet épisode comblait le temps, mais moi, je ne suis pas là pour ça !

Saison 8


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– You know why I’m here ?
– The Antechrist. Michael Langdon.

Aïe, j’accumule un retard monstre dans mon visionnage du WE en séries et voilà que cet épisode ne m’aide pas du tout en partant en vrille vers une nouvelle intrigue qui reprend un personnage que j’avais oublié de la saison 3, Dinah. On est donc parti sur un culte vaudou qui n’a réussi à m’avoir que parce que ça permettait à une actrice que j’adore de faire une petite apparition dans la série.

Quant à Dinah, elle n’est là que parce que Cordelia a besoin de son aide pour parler au « diable du vaudou », probablement de son problème de fin du monde à venir. Bien, ça devrait être sympa à suivre au moins. Ou pas : après le générique, on repart encore sur autre chose, avec une parodie des films d’horreur de Noël. Si l’idée était marrante, ça traînait en longueur pour pas grand-chose. Il est finalement révélé que la grand-mère que l’on suit est Bubbles, une sorcière qui est aussi actrice.

Et ce film d’horreur est donc son tournage actuel. Heureusement, on enchaîne sur Madison venant lui expliquer qu’elle est convoquée par les sorcières, parce que le monde est en grand-danger. Ce n’est pas très original comme convocation, on l’a déjà entendu dans un milliard de séries. Bubble s’exécute cependant pour un dîner au restaurant avec Myrtle et Madison. Il est révélé qu’elle a le pouvoir de lire les pensées ; et c’est bien pour ça que les sorcières ont pensé à elle pour résoudre la situation. Le but est de lui faire lire les pensées de Michael pour savoir ce qu’il en sera.

Bon, c’est bien joli tout ça, mais on sait que de toute manière, tout ça nous mène à la fin du monde, alors, je ne sais pas, on pourrait abréger ? Je n’arrive pas à accrocher à cet épisode, et je commence à avoir sérieusement envie d’en revenir au présent car ce flashback interminable se perd en route – comme souvent avec cette série.

Bref, Bubble et Myrtle se rendent ensuite dans l’école des garçons pour lire les pensées des professeurs. C’est assez inutile : tout ce que Bubble découvre, c’est le meurtre déjà oublié par tout le monde de l’autre prof et le fait qu’ils veulent à présent tuer toutes les sorcières. Rien de neuf, quoi.

Du côté de Cordelia, on découvre qu’elle est toujours aussi riche et qu’elle a pu payer Dinah en cash pour effectuer le rituel qu’elle voulait. Le but est donc d’ouvrir un portail vers l’Enfer pour y envoyer l’Antechrist. Le plan est simple, mais je me heurte franchement à un grand problème : je ne comprends rien à ce que nous raconte le grand diable vaudou. Il a un putain d’accent français qui ne ressemble à rien (c’est ironique) et une voix trafiquée par ordinateur. Heureusement Cordelia me fait la traduction de ce qu’il se passe au fur et à mesure, donc ils ont dû sentir le coup venir en tournant : elle raconte donc qu’il demande à récupérer l’âme des sorcières sous la protection de Cordelia, et bien sûr, elle refuse.

Tant pis pour le monde, il peut bien être détruit, Cordelia refuse de craquer et d’abandonner ses sorcières à une éternité de périls. Pourtant, elle ne dit rien au fait que Fiona soit déjà avec lui ; mais elle semble en effet kiffer ça.

Pendant ce temps, on retrouve Coco, Mallory, Zoe et Queenie autour d’un bon repas. Il était temps de les revoir, mais leur scène est longue pour pas grand-chose : Coco découvre une nouvelle facette de ses pouvoirs puisqu’après le gluten, elle peut désormais détecter le nombre exact de calories dans la nourriture en face d’elle. Ce n’est pas fou, mais les scénaristes enchaînent un certain nombre d’exemples avant qu’elle ne s’étouffe avec un gâteau. C’est là l’intérêt de la scène : une fois morte, elle est sauvée et ressuscitée par Mallory, qui démontre ainsi l’étendue immense de ses pouvoirs. Pour Zoe, cela explique pourquoi Cordelia s’affaiblit : Mallory est la prochaine suprême.

Bon, elle ne le vit pas super bien, parce qu’elle ne veut pas voir Cordelia mourir, mais cette dernière organise malgré tout un festin pour fêter ça. Oui, oui, un festin alors même que le monde est en péril. Cela pousse Cordelia à révéler une autre part du passé : deux ans avant l’Apocalypse (hein, mais on n’était pas trois ans avant là ?), Cordelia effectue donc un rituel pour ramener à la vie Myrtle. Ce n’est que maintenant que je capte qu’effectivement, elle était censée être brûlée vive. En fait, Cordelia avait senti venir le danger, et elle avait besoin de Myrtle auprès d’elle pour aider les autres filles à se préparer à ce qui arrivait.

Puisque Myrtle et Bubble ont découvert que John Henry avait été assassiné par un complot entre les sorciers, Cordelia décide de le ramener à la vie. Pour cela, elle teste Mallory, qui prouve sans problème qu’elle peut passer le test des sept merveilles. Une nouvelle suprême est donc en route, et John Henry est ramené à la vie, histoire de révéler qu’il a été tué par une femme.

Coco est donc envoyée pour l’arrêter, et ça se fait avec beaucoup de maladresse. C’était marrant à voir cela dit et ça permet d’enlever la fan de Satan. Du côté des profs de l’école des garçons – garçons qui ont TOUS disparu depuis plusieurs épisodes, la grande joie d’avoir une poudre pouvant enfin détruire les sorcières est réduite à néant quand ils sont surpris par Cordelia qui les rend muet pour toujours. Bon, en même temps, toujours ce sera court : elle les condamne à mort pour le meurtre de John Henry… qui se fait un plaisir de revenir pour allumer les torches brûlant vif ses deux collègues et sa meurtrière.

En même temps, vu le nombre de résurrection qu’on a vu depuis le début de la saison, je ne suis pas sûr que cette punition soit véritablement efficace. Ca doit faire mal et être embêtant les quelques saisons qu’on passe en Enfer, mais tant qu’on revient derrière, hein !


Épisode 8 – Sojourn – 13/20
Que se passe-t-il ? L’épisode le plus court de la saison me paraît soudainement être le plus long. Il n’y a quasiment que des acteurs que j’aime dans cet épisode, mais une fois de plus, cet épisode comble du temps pour pas grand-chose. Je suis déçu, parce que cette saison avait beaucoup de potentiel, mais comme d’habitude, elle s’égare sur des pistes dont on n’aurait pu se passer. L’idée de base de cet épisode, par exemple, est sympa… mais elle ne prend pas du tout. En tout cas, pas sur moi.

Saison 8


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You can write your own destiny. You can still turn away. There’s humanity in you, I see it.

Superbe, cet épisode ne dure que 38 minutes alors que je m’inquiète de ne pas avoir assez de minutes pour terminer le niveau basique. C’est malin. Bon, cela dit, il ne faut pas que ça m’empêche de me concentrer sur l’épisode qui recommence avec une scène déjà plus intéressante que l’ensemble de l’épisode précédent : on y retrouve Michael découvrant la mort de ses alliés, et particulièrement de sa mère.

Cordelia tente bien de ramener Michael du bon côté, mais celui-ci n’est pas vraiment d’accord. Faire le mal, c’est rigolo, voyez-vous. À la place, il pète donc un câble au milieu de la forêt, dessinant un pentagramme au milieu duquel il contacte son père, demandant à obtenir de l’aide. S’il n’en obtient pas ? Facile, il se laissera mourir sur place. Il passe donc quatre jours sans manger et commence à avoir des visions de ses alliés morts et d’une petite fille lui proposant de la nourriture. Puis, il voit un ange sexy en slip, puis il tue une chèvre qui passait par là et de laquelle sortent des serpents, et bon, tout ça n’est qu’une hallucination.

Cela n’a pas beaucoup de sens, mais il décide malgré tout de quitter son pentagramme. Il atterrit alors en ville, et le changement de décor est vraiment intrigant. Cela dit, il n’a aucun mal à trouver son chemin vers un repaire satanique, parce que pourquoi pas après tout. Ce repaire est en fait une sorte d’église inversée, où le sermon consiste à exhorter les gens à faire d’horribles crimes parce que Trump ne suffira pas à provoquer la fin du monde. Mouais.

Là-bas, il sympathise avec Madelyn, une fan de Satan, donc, interprétée avec brio par Harriet Sansom Harris. Même si j’adore cette actrice, parfaite pour les rôles de méchante, je dois avouer que j’ai totalement décroché en cours de route devant cette scène, parce qu’elle le ramène chez lui pour lui faire un discours sur le Mal et tout. Et puis, bien évidemment, il finit par lui révéler sa véritable identité et elle s’agenouille devant lui. Prévisible.

Ils retournent ensemble à la messe suivante, où des sacrifices humains sont prévus. Ils sont drôles, mais ils sont aussi des grands cinglés s’amusant à tuer des samaritains – une assistante sociale et un membre de médecin sans frontière – pour vendre leur âme au Diable. Et ça tombe bien, le Diable est là, et il n’hésite pas à tuer les deux victimes du jour. Pas trop de surprise – à part que je l’aurais bien vu tuer la prêtresse insupportable devant tout le monde.

Après tout ça, il est vénéré comme la star qu’il est par toute la paroisse, et toujours particulièrement par Madelyn qui est toutefois terrifiée de le voir s’énerver après elle parce qu’il ne sait plus quoi faire. En plus, il est coincée de ne pouvoir ramener sa plus fidèle alliée d’entre les morts. Moui, Madelyn refuse d’y croire et elle l’emmène donc rencontrer de nouveaux fidèles pouvant l’aider. Avant tout, elle lui demande quand même de finir dans le pire endroit de l’Enfer. Ben oui, évidemment.

Les nouveaux fidèles ? Il est l’heure de retrouver Evan Peters dans cette saison, et cette fois, il nous revient avec une coupe playmobil pour jouer les geeks construisant des robots à forme humaine et des bras articulés programmés pour branler de potentiels clients. La directrice de cet endroit ? Sarah Paulson, qui retrouve une canne – Venable, on te reconnaît – et sert de la cocaïne aux employés qu’elle ne vire pas.

Bon, pas vraiment la meilleure invention de la série tout ça, franchement. Michael les contacte donc et crame leur assistante/prostituée pour prouver qu’il est bel et bien Satan. Et une fois que c’est fait, il leur demande de ramener à la vie sa plus fidèle alliée, ce qui explique d’où sort le robot Ms. Mead du début de saison. En fait, le fils de Satan est donc juste totalement obsédé par une simple mortelle… ce n’est pas brillant, parce qu’on a tout vu de cette relation, et elle ne tient pas la route.


Épisode 9 – Fire and Reign – 14/20
C’est à croire qu’ils ne savaient plus comment retomber sur leurs pieds. Même si ça fonctionne dans l’ensemble et même si c’est mieux que les épisodes précédents, on voit bien que la saison a du mal à proposer quelque chose de vraiment construit et cohérent. C’est dommage : les premiers épisodes déchiraient, et puis voilà où on en arrive. C’est la dégringolade.

Saison 8


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Math is way more powerful than magic.

Outch. J’espérais qu’on change d’ambiance, mais non, cet épisode repart sur les deux geeks inutiles qui ont construit Ms. Mead. Franchement, il ne reste plus que deux épisodes, ce serait pas mal d’avancer et d’en revenir enfin au début de saison. Je ne vois pas trop ce qu’il reste à faire, en plus. En tout cas, les geeks s’engueulent parce que l’un d’eux, Evan Peters bien sûr, en a marre d’attendre des nouvelles de Michael.

C’est aussi l’occasion de nous confirmer que leur directrice/assistante/on ne sait pas trop est bien Ms. Venable. Et elle aussi elle est énervée, parce qu’elle est au service de boulets finis. Pas. Passionnant. Après le générique, on retrouve Mallory qui espère voir ses pouvoirs grandir plus vite que possible et l’ensemble des sorcières en pleine réunion. Franchement, ce n’est pas dingue, et ce n’est pas ramener Dinah au milieu de tout ça qui suffit à me rattacher à l’intrigue.

En plus, je ne comprend pas trop comment Dinah s’est retrouvée du côté de Michael, mais c’est pourtant ce qui est proposé ici : elle ouvre la porte verrouillée pour que le fils de Satan puisse venir tuer toutes les sorcières une à une. Quelques clous suffisent à en tuer pas mal, et Mead se charge du reste avec son bras-fusil. Elle nous tue Zoe, puis Queenie qui espérait la blesser en s’égorgeant. Je suis assez triste de ce résultat : c’était expéditif comme fin. Quant à Dinah, elle fait tout ça pour avoir une émission télé – l’émission qui lui permettra d’avoir sa place dans le bunker.

Afin de protéger Mallory de ce massacre, il est décidé de lui donner une nouvelle identité. Cordelia, Myrtle et elle parviennent à échapper à la tuerie en s’échappant par la fenêtre – c’est beau franchement, heureusement qu’elle les considère comme ses filles. Il n’empêche que Michael est dépité d’avoir raté son coup. Il s’en confie à Ms Mead, n’ayant clairement pas capté qu’il parle en fait avec les geeks : ben oui, elle est un robot avec caméra intégrée, et ils lui écrivent ses lignes de dialogue. C’est gros, franchement, c’est juste impossible de taper assez vite (j’en sais quelque chose) et d’être en permanence derrière l’écran. Surtout en se droguant comme ils font (bon, ça, j’en sais rien, j’imagine).

Ils arrivent à convaincre Michael de venir auprès d’eux, pour leur proposer leur plan de prendre le contrôle de la coopérative, une organisation qui contrôle à peu près le monde. Sérieusement ? C’est comme ça que la série choisit de détruire le monde ? Michael veut tuer quelques sorcières – les seules survivantes étant Coco, Cordelia, Mallory, Myrtle et Madison – et à défaut d’y arriver, il détruit le monde ? Franchement, je préférais quand la série se concentrait sur les sorcières plutôt que sur Michael.

Justement, du côté des sorcières, Cordelia se projette sur le plan astral pour apercevoir les corps des sorcières mortes. Et si Cordelia voulait sentir leurs âmes, elle est forcée de constater qu’il n’y a plus rien de Zoe et Queenie. Est-ce qu’ils viennent de détruire les âmes de deux de mes trois sorcières préférées parce que la troisième a oublié de communiquer l’information ? Ouep. Madison a bien mérité sa baffe.

Face à de telles extrémités, les sorcières sont ravies de découvrir qu’il leur reste peut-être une solution. Mallory a assez de pouvoir pour tenter un rituel de plus, qui permettrait de remonter le temps. Ouep, elle aurait le pouvoir d’inverser le cours du temps, en plus d’avoir celui de ressusciter qui elle veut. Ce n’est pas rien.

Pour nous introduire cette idée, on a alors droit à un détour par la Sibérie, en 1918. On y suit la nuit mouvementée d’une certaine Anastasia… Oh comme c’est original. Elle doit donc réveiller ses sœurs pour aller se réfugier au sous-sol, mais elle sent un danger que son père ne voit pas. Elle enfile un talisman pour jeter un sortilège de protection, qui n’est toutefois pas assez efficace. Elle protège son père de deux balles, mais pas des cinq suivantes. Et toute sa famille se fait tuer.

Mallory est donc envoyé dans le passé en 1918 pour tenter d’empêcher ce massacre et prouver qu’elle a un pouvoir qui n’a toujours été qu’un mythe jusque-là. Franchement, cela ne fonctionne pas du tout comme intrigue. Une fois de plus, c’est un voyage dans le temps qui ne tient pas compte de l’effet papillon ça. A moins que si : Mallory remonte bien le temps, mais elle est incapable de sauver Anastasia de son triste sort.

Cela laisse Cordelia inquiète du sort qui leur est réservée. Avec l’aide de Myrtle, elle décide donc de gagner du temps. Pour cela, elles se rendent de nouveau à l’école des garçons où elles découvrent l’ensemble des professeurs morts et découpés en petits morceaux pour former un pentagramme.

Cela libère les lieux pour l’arrivée de Venable, donc, et ça tombe bien puisqu’elle est justement en train de démissionner. Les geeks l’en empêchent toutefois, lui expliquant que la planète va être détruite et que la coopérative est en fait une compagnie illuminati. Ils lui offrent au passage le poste qu’on lui connaît, et il faudrait être dingue pour dire non : un poste de pouvoir avec autorité totale et survie à la clé ? Eh, qui dirait non ?

En parallèle, Michael prend encore le temps de profiter du monde en se promenant dans un parc avec Mead. On aura tout vu. Elle arrive à le convaincre de provoquer la destruction du monde et il le fait en se présentant comme l’Antéchrist à la Coopérative. Il leur offre l’Apocalypse, en leur proposant également de survivre dans des bunkers. On en revient au début de la saison, et il était temps, puisque l’épisode touche à sa fin. Le cliffhanger le voit dicter les règles du monde après sa destruction… allez, dernier épisode !


Épisode 10 – Apocalypse Then – 17/20
C’est une très bonne fin de saison, mais malheureusement, on a perdu tellement de temps avant qu’il est inévitable qu’elle paraisse un peu bâclée par moment, parce qu’il faut boucler énormément de choses. La fin est aberrante tant elle est pleine de facilités scénaristiques, mais j’ai quand même trouvé ça très sympathique à suivre. En plus, ça fait une bien meilleure saison que l’an dernier, mais ça c’était pas dur !

Saison 8


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It appears that we’re fucked, my dear.

Ah nous voilà bien, cet épisode nous apprend donc que Venable et Myrtle se connaissent. Et Myrtle ne se demande pas pourquoi Venable ressemble tant à Cordelia ? J’aurais toujours du mal avec cette série et ses multiples rôles. Les acteurs ont beau être excellents, il est rare qu’ils me vendent plusieurs rôles d’un coup – il n’y a quasiment qu’Evan Peters qui en soit capable. Les autres se contentent de reprendre grosso modo les mêmes rôles, en changeant très peu de choses.

M’enfin, je me suis déjà plaint un milliard de fois de ce problème, et ça ne doit pas me distraire de cet épisode qui commence bien : Myrtle passe donc sans problème le bureau de Miss Venable grâce à un petit sort et elle tombe directement sur les geeks justement en train de discuter la fin du monde. Celle-ci est imminente maintenant que tout le monde est réparti en plusieurs bunkers.

Evidemment, elle se renseigne sur l’identité des futurs habitants et sur la localisation des bunkers, pour s’assurer que le père de Coco puisse acheter une place à sa fille, et à son assistante. Le plan est assez clair : construire un sortilège qui donne une nouvelle identité à Mallory et Coco. Cette dernière comprend toutefois que sa famille ne pourra pas survivre, et elle ne demande même pas à leur passer un petit coup de fil avant de se faire effacer la mémoire.

Les choses vont drôlement vite, forcément, puisqu’il n’y a plus vraiment le temps de grand-chose. Le plan est clair : faire en sorte qu’elles soient amnésiques pour éviter que Michael ne les détecte comme sorcière, avoir Coco supérieure à Mallory en lui filant une personnalité digne de Madison pour éviter que Mallory ne développe trop rapidement ses pouvoirs et s’arranger pour qu’à terme, Mallory soit assez puissante pour jeter le sort qui les ramènera dans le passé.

Madison les dépose donc en centre-ville où Coco a son coiffeur et rencontre son fiancé, mais elle découvre surtout que Dinah va avoir sa place dans le bunker. Ouep, mais qu’importe : Cordelia s’en fiche, persuadée que son sort est plus puissant que le vaudou de toute manière.

Et voilà, il est enfin temps d’en revenir au présent. La scène Mallory/Langdon s’explique enfin : les pouvoirs de Mallory se réveillent face à lui et elle est assez puissante pour faire flipper l’antéchrist. En attendant le monde est détruit.

Quand les pouvoirs se réveillent, ils servent aussi de réveil à Madison, Cordelia et Myrtle qui s’étaient enterrées. Pfiou, cette saison retombe enfin sur ses pieds, mais ça fait quatre épisodes au moins qu’elle aurait dû le faire. Je trouve qu’on a eu des longueurs inutiles, comme bien souvent. En revanche, je suis assez content d’avoir repris tout mon visionnage de cette saison par l’épisode 4 il y a quelques heures : c’est très exactement là qu’on en revient, avec Michael qui propose aux sorcières de devenirs ses sujets loyaux.

Dinah accepte évidemment, mais ce n’est pas une bonne idée : elle se fait tuer par une autre reine vaudou, juste avant que Cordelia ne fasse exploser le robot de Ms. Mead. C’est du rapide, pour ne pas dire de l’expéditif, cette fin de saison. Dommage d’avoir mis trois longs épisodes à en revenir là pour ça. Ms Mead explosée, Madison peut récupérer son bras-fusil pour… s’attaquer à Michael. Bon, des balles ce n’est pas suffisant pour tuer Michael. Il faut donc encore quelqu’un pour le surveiller pendant que Madison jettera son sort : ce n’est pas tellement un problème pour Madison qui décide de rester le surveiller… et ne le fait pas du tout assez bien. Putain, elle se fait exploser la tête en un rien de temps, c’est violent.

Et ça l’est d’autant plus que Mallory se fait poignarder par un homme de main de Langdon au passage. Cette fois, le monde semble bien foutu. L’autre maîtresse Vaudou est ainsi rapidement arrêtée par Langdon, qui se fait aussi poignarder par Coco. Il les tue toutes les deux pendant que Cordelia et Myrtle font le nécessaire pour renvoyer Mallory dans le passé, même si elle est blessée à mort.

Le sort ne fonctionne toutefois pas, puisque Mallory n’est pas encore assez forte. Cordelia prend donc la décision logique de se suicider, et elle le fait devant Michael qui n’attendait que ça. Oui, sauf que ce n’est pas un suicide de désespoir : bien au contraire, son but est de refiler ses pouvoirs de suprême à Mallory qui les sent immédiatement arriver. Hop, elle retourne aussitôt dans le passé et Michael est donc en échec et mat.

La série reprend donc en 2015, quand Constance Langdon retrouve Michael en train de jouer aux jeux vidéos à côté du cadavre du prêtre qu’il a tué. C’est un retour intéressant et ça permet à Jessica Lange de prouver une fois de plus qu’elle est bonne actrice : on assiste cette fois à l’engueulade qu’elle fait à Michael, lui disant qu’il n’est pas son petit-fils. Elle le vire clairement de chez lui, parce qu’il est adulte et donc n’est pas son petit-fils. Franchement, ça rend triste pour Michael ; et je comprends presque son envie de mettre fin au monde quand on voit comment il est traité par l’ensemble du monde.

Il n’arrive pas à tuer sa grand-mère qui trouve par conséquent qu’il… faible et lâche. Sympathique. Michael quitte donc la maison pour… mieux être renversé par Mallory. Ah ben moi qui attendait de sa part de jolis pouvoirs et un combat de dingue, c’est raté. Elle se contente de le renverser une fois, puis de lui rouler dessus, et plutôt deux fois qu’une.

Malgré tout, il survit assez pour demander à sa grand-mère de le trainer dans la maison où il pourrait survivre en tant que fantôme, à jamais. Constance s’y refuse et lui souhaite un bon voyage en Enfer. Après tout ça, Mallory se rend auprès de Cordelia qui l’accueille, sans avoir la moindre idée de qui elle est. Le seul problème, c’est que ça veut dire qu’il y a maintenant deux Mallory, non ? Et puis, toutes les jolies conclusions de la série proposées au cours de cette saison sont annulées. Les plus tristes aussi cela dit. Zoé est encore en vie au moins ; mais Myrtle n’a jamais été ressuscitée. Queenie ? Mallory lui déconseille fortement l’hôtel Cortez. Madison ? Elle est en Enfer. Misty ? Sa résurrection n’aura servi à rien cette saison, et ça recommence en fin de saison puisque Mallory s’arrange pour la ressusciter une nouvelle fois.

C’est sympa, je crois, de voir cette conclusion joyeuse pour la série, et ça change vraiment de ce qui se fait habituellement. Une fin joyeuse pour cette saison qui s’appelle Apocalypse ? C’est peu probable. En 2020, on assiste ainsi à la rencontre, totalement par hasard, entre Emily et Timothy, nos deux élus de début de saison. Un an plus tard, Emily et accouche et trois ans plus tard, un ciel sombre et une nuée de corbeaux annoncent que c’est mal barré pour le jeune couple. Ils rentrent chez eux pour mieux découvrir que leur fils a tué sa nourrice, exactement comme Michael l’avait fait. Oui, Emily a donné naissance au fils de Satan.

Tout peut donc recommencer, avec même l’arrivée de la secte de Satan à leur porte. Ah, oui, je reconnais bien la série là. Il fallait une fin ouverte à cette saison – et la possibilité d’avoir une dernière saison de la série qui reviendra sur tout ça.

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EN BREF – Cette saison était vraiment sympa à suivre ! J’en ai adoré les trois premiers épisodes qui étaient finalement très différents de ce qu’allait proposer la suite. Les ramifications nombreuses avec les autres saisons de la série étaient assez bienvenues, d’autant qu’on se concentrait surtout sur des saisons qui sont parmi mes préférées : la première, la troisième et, très brièvement, la cinquième. J’aime bien l’idée d’avoir proposé des fins plus heureuses à chacune de ces saisons, mais ça ne fonctionne que moyennement puisque finalement, tout est annulé par Mallory.

Cela confirme une impression que j’ai eu sur le dernier tiers de la saison, celle de perdre beaucoup de temps inutilement. Voir Michael se débrouiller pour devenir le grand méchant qu’il serait a pris un temps fou, de même que ça a pris un temps fou d’offrir un happy end à Moira, Tate, Ben, Violet et Vivien pour au final le supprimer complétement avec le dernier épisode.

Allez, ça n’empêche pas qu’il était agréable de retrouver l’ambiance des saisons passées. En plus, on s’est surtout concentré sur la saison 3, et ça m’a beaucoup plu d’avoir affaire à tout ce monde de magie. Dans l’ensemble, c’était donc une saison solide, qui a malheureusement souffert des errances habituelles pour finir de manière un peu trop bâclée à mon goût – le dernier épisode aurait gagné à être un double épisode pour avoir un peu plus d’action que ça.

Je garderai toutefois un bon souvenir de cette saison, donc tout va bien !

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Saison 8