Journal de Bord #WESéries

Lorsque nous avons proposé pour la première fois le Week-end en Séries avec Ludo, on nous a dit, parmi les encouragements et les messages motivés, que ce n’était pas possible et qu’il ne fallait vraiment pas avoir de vie pour réussir ce challenge. Et pourtant, nous sommes une bonne dizaine à avoir réussi avec plaisir ce challenge.

En ce qui me concerne, j’ai donné de mes nouvelles de temps à autres sur le blog, tout en visionnant avec succès (et de justesse) les 880 minutes du niveau compliqué.  Tout en ayant une vie sociale. Comme quoi, c’est possible ! Voici le journal de bord de ce challenge…

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Vendredi 31 mars 2017

18h49 : Je suis trop pressé de commencer le challenge ! Confortablement installé dans mon canapé, avec un petit rayon de soleil qui tombe direct sur le visage, j’ai préparé le début de mon article sur 13 Reasons Why dans le cadre du Week-end en Séries et je me retrouve sagement à attendre l’heure fatidique.

19h : C’est parti ! Bon challenge à tous 🙂

19h26 : Je suis déjà fan de 13 Reasons Why, ça va être vite fait ce challenge.

19h53 : Un épisode et 52 minutes 40 plus tard, je suis à fond dans cette série.

20h50 : Pause repas (j’en suis à 104 minutes, 10 secondes)

21h58 : Je m’y remets déjà, je suis trop pressé de voir la suite !

22h56 : J’enchaîne, j’enchaîne ! 160 minutes au compteur.

2h03 : Bon, j’aimerais continuer, mais il est quand même plus raisonnable de m’arrêter et de dormir pour ne pas trop casser mon rythme de sommeil (comment ça c’est un peu tard pour y songer?). J’ai déjà vu six épisodes (un de plus que prévu) et, franchement, ça se passe bien, avec 328 minutes et 40 secondes au compteur. À demain !

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Samedi 1er avril

12h01 : Après une longue nuit de sommeil, il est temps de se remettre au Week-end en Séries avec un nouvel épisode de 13 Reasons Why.

13h43 : Hop, pause repas rapide ; oui, en plein milieu d’un épisode. C’est ça quand on ne mange pas tout seul, on ne choisit pas son horaire.

14h18 : Je m’y remets pour valider mon huitième épisode et la contrainte du challenge difficile que je vise !

16h47 : Il est possible que je devrais être ailleurs que devant mon écran là tout de suite, mais que la série m’a un peu trop accroché. Ah Netflix, tu auras ma peau !

16h56 : Nouveau plan : finir l’épisode dans le bus, je suis déjà censé être parti depuis 20 minutes. C’est vrai que le challenge casse la vie sociale, mais ce n’est pas ce que vous croyez : ce n’est pas le challenge le problème, c’est la série choisie qui est beaucoup trop addictive ! Allez, je reprends demain avec les 300 minutes et des brouettes qu’il me restera ! Bonne fin de journée. 🙂

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Dimanche 2 avril

17h33 : 24h de pause, c’est plus que ce que je n’avais envisagé hier à la même heure… mais je me remets au Week-end en Séries sans grand espoir de parvenir à boucler le niveau compliqué, mais pour au moins terminer 13 Reasons Why.

18h53 : Après savants calculs et en comptant une pause repas de seulement 30 minutes, je vais rater le niveau compliqué à… dix minutes près. C’est con ! Bon, ça reste sans regret car j’ai passé une très bonne soirée/nuit/journée avec mes deux meilleurs amis. Je pensais rentrer à midi, et je ne suis parti qu’à 17h. Oups !

19h38 : C’est parti pour Iron Fist. L’article sur 13 Reasons Why arrivera dans la semaine, mais du coup, je n’ai pas trop rédigé pour les derniers épisodes, puisque j’en ai vu un bout dans le bus et que je n’ai pas dormi la nuit dernière, alors il y a du boulot ehe

19h53 : Premières impressions sur Iron Fist vraiment mauvaises… :/

20h40 : Je suis mauvais en maths (ou j’avais tout simplement oublié de compter l’épisode en cours tout à l’heure), mais en fait j’en suis à environ 780 minutes. Donc ça me paraît jouable, même avec une pause repas de temps raisonnable ! Niveau compliqué, j’arrive ! Plus que 100 minutes 🙂

20h58 : Pause repas sans pression.

22h11 : Je viens juste de reprendre et hop, niveau moyen validé, je suis dans ma 801e minute !

23h01 : Bon, Iron Fist n’est pas mauvaise mauvaise, mais ce ne sera vraiment pas ma série préférée !

23h30 : 880e minute passée ! Plus qu’à terminer ce troisième épisode d’Iron Fist et le niveau compliqué sera validé !

23h41 : 894 minutes et 53 secondes, je m’arrête là pour le #WESeries que je valide au niveau compliqué !

00h00 : Je retire un bilan très positif de ce premier challenge Week-end en Séries et je voudrais remercier Ludo de m’avoir proposé de l’organiser ! Sur le plan perso, j’ai adoré m’empiffrer avec 13 Reasons Why, coup de cœur aux thématiques compliquées dont la fin va me faire parler prochainement ici, et j’ai enfin débuté Iron Fist que je gardais de côté depuis deux semaines. Ce n’est pas l’amour fou avec cette dernière, mais c’est aussi parce qu’elle souffre de la comparaison avec la première…

Quoiqu’il en soit, c’est assez intéressant de constater tout ce que je peux voir en un week-end, ça remet en perspective le « manque de temps » que j’utilise pour tout, tout le temps, comme tout le monde. Non parce que j’ai vu mes 880 minutes presque sans galère et malgré une bonne partie du week-end loin de mon ordinateur (et une nuit de 4h, aïe). Donc tout est possible !

Sur le plan plus général, le challenge a généré quelques visites sur le blog et c’est toujours agréable. Cependant, ce que j’ai trouvé le plus agréable était de pouvoir parler avec les autres participants que ce soit sur Twitter ou sur le groupe Facebook. Je ne connaissais pas forcément tout le monde, mais je pense ne pas me tromper en disant que tout le monde a pris un certain plaisir à participer et à échanger ses impressions. Le Week-end en Séries, c’est donc aussi des rencontres sériephiles !

Enfin, en ce qui concerne les séries, la majorité des challengers s’est précipitée sur 13 Reasons Why, ce qui explique aussi pourquoi il était si intéressant d’échanger entre nous. Cependant, d’autres ont rattrapé leurs séries en cours ou ont choisi d’autres séries, et c’était tout aussi intéressant de voir des stratégies de challenge bien différentes de la mienne, qui consistaient à changer de séries de temps à autres.

Bref, merci à tous les participants, vous ne nous avez pas déçu, bien au contraire ! C’était une expérience très sympa et, forcément, on va remettre ça au prochain trimestre, on vous concocte déjà de nouvelles options et règles pour pimenter tout ça 🙂

C’était en tout cas un essai réussi en ce qui nous concerne… maintenant, j’ai une saison à terminer et deux articles à rédiger, alors à très vite !
N’hésitez pas à participer vous aussi au prochain Week-end en Séries qui aura lieu du 7 au 9 juillet et à suivre les tweets #WESeries.

 

H-1 pour le Challenge Week-end en Séries

Nous sommes à une heure du début du premier Week-end en Séries, je propose donc de faire rapidement le point avant de se saouler aux séries !

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Quel contenu pour mon challenge ?

Comme vous le savez peut-être si vous avez lu mon article de présentation du challenge, je vise pour cette première édition le niveau difficile. Ce n’est pas gagné, car j’ai une soirée demain soir, un peu de travail à faire et forcément un ou deux imprévus qui s’en mêleront !

Le niveau difficile consiste à voir 880 minutes de séries, soit environ 22 épisodes de 40 minutes. Oui, mais… J’ai décidé de faire mon challenge avec des séries Netflix dont la durée moyenne est plutôt de 57 minutes. Cela réduit énormément le nombre d’épisodes, qui passe du coup à… 16 !

(OK, si vous êtes pointilleux, ça tombe entre 15 et 16)

Par conséquent, cela veut dire que ça réduit mes ambitions de voir les premières saisons de 13 Reasons Why ET Iron Fist !

Je prévois donc de voir les treize épisodes de la première et le début de la seconde, que je ne finirais probablement pas ce week-end, mais dans la semaine à venir.

Attendez-vous à voir des articles sur ces deux saisons dans les jours qui viennent 😉

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Où suivre mon challenge ?

Comme vous le savez, je publie mes avis sur les saisons complètes plutôt que sur les épisodes les uns après les autres quand je regarde en marathon comme cela. En effet, ça ne casse pas mal le marathon de devoir gérer la mise en page au fur et à mesure, et puis ça fait un peu trop de mises à jour à publier sur Twitter !

Qu’à cela ne tienne, vous pouvez tout de même suivre mon challenge au fur et à mesure.

  • Sur le blog : je mettrais à jour de temps à autre et tout au long du WE le fil d’actu sur la gauche de cette page (là où il y a la date).
  • Sur Twitter (@ShipouJG) : je commenterai mon avancée, avec le #WESeries notamment. N’hésitez pas à l’utiliser vous aussi, que je vois où vous en êtes !
  • Sur Facebook, puisque nous avons un groupe pour le challenge et un événement dédié à la progression des participants.
  • Sur mon compte TVshowtime (Shipou) : mon compteur est actuellement à 14 mois, 28 jours et 11 heures. Si tout se passe bien, il en sera donc à 29 jours et quelques heures dimanche soir !

Voilà pour moi ! N’hésitez pas à me dire où vous suivre si vous le faites vous aussi. Et si ça vous intéresse, Ludo fera normalement un vlog sur sa chaîne Youtube pour raconter sa progression.

Allez, à dans une heure, devant vos écrans !

Imaginary Mary (S01)

Ci-dessous, mon article sur les huit neuf épisodes de cette série, semaine après semaine.

Avis : Oui, je sais. Encore une nouvelle série. Je sais que je n’ai pas fini certaines saisons en cours, que je n’ai pas non pris le temps d’entamer la saison 2 de Love ou les nouveautés Netflix que je me garde pour le #WESéries à 19h, mais voilà, j’ai envie de tester Imaginary Mary.

Je n’ai absolument aucune raison de le faire, aucun nom qui ne m’a attiré l’œil dans le casting ou la production. Cela dit, je trouve le concept de l’amie imaginaire intéressant et potentiellement créateur de bons gags pour la suite. Du coup, je me lance et on verra bien.

Le premier épisode me laisse un peu sceptique, oscillant entre un bon humour et des moments gênants tant cela tente d’être drôle sans toujours y parvenir.

Attention, spoilers.

Note moyenne de la saison : 14,5/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 13/20
That will never be me.

Cette série commence bien avec du Katy Perry et une voix off omniprésente mais efficace pour nous introduire le personnage d’Alice. Cette petite fille que l’on voit bien vite grandir au divorce de ses parents s’invente une amie imaginaire : Mary.

Et Mary a beaucoup à faire une fois Alice adulte : cette dernière rencontre Ben, un mari divorcé père de trois enfants et craque totalement pour lui. Quelques mois plus tard, elle se retrouve à accepter de rencontrer les dits enfants, Andy, un ado mal dans sa peau, Dora, sa sœur un peu trop bien dans la sienne, et Bunny, la petite dernière. Le stress lui fait revoir son amie d’enfance, qui à partir de là lui donne le conseil de fuir et devient cette petite voix dans sa tête qui lui donne tous les pires conseils et répliques imaginables – c’est-à-dire tout ce qui lui viendrait le plus naturellement mais qu’elle ne peut pas dire.

Le reste du pilot se concentre sur la rencontre avec les enfants, qui se passe évidemment mal, et sur ses difficultés à assumer ce nouveau rôle de mère de substitution. Bon, c’est loin d’être révolutionnaire et hyper drôle pour le moment. L’amie imaginaire est sympa, mais un certain nombre de moments essaient trop d’être drôles pour l’être vraiment, devenant ainsi un peu gênant à regarder (principalement tous les moments où Alice et Mary sont bourrées). Le personnage de Mary est un dessin plutôt marrant et je sens bien que le concept pourrait apporter quelque chose, mais il va falloir du boulot pour vraiment me convaincre.

Il y a bien des blagues qui fonctionnent (la dance mom), le problème est qu’elles étaient toutes dans la bande-annonce, comme toujours. Il est du coup dur de savoir si le rythme y est ou non, comme bien souvent dans les pilots de comédie.

Le reste du casting est bon sans être excellent, l’alchimie entre le couple principal est tout ce qu’il y a de plus banale. Les enfants sont susceptibles d’apporter un bon humour néanmoins, mais ils ont besoin d’être encore approfondis pour que cela se confirme ou non. La conclusion constitue une famille dysfonctionnelle un peu rapidement, mais c’est le rôle d’un pilot de nous créer une situation qui pourra être exploitée pour le reste de la saison.

C’est pour l’instant sans plus, mais à regarder d’un œil distrait pour voir comment ça évoluera.

02.pngÉpisode 2 – The Mom Seal – 15/20
Kidnappers do it everyday! How hard can it be?

Bon, allez, ça fait fait deux semaines et je n’ai pas spécialement eu envie de continuer. J’ai un peu de temps ce soir, alors autant les regarder et me faire une opinion plus précise sur la série.

Cela reprend mal je dois dire, avec Ben qui n’arrive pas à gérer ses enfants et demande à Alice de s’occuper de sa fille. Celle-ci accepte contre l’avis de Mary et se retrouve à demander de l’aide à ses collègues pour savoir quoi faire. Mouais, ça enchaîne les clichés, mais il y a quelques répliques drôles.

J’ai un gros problème malgré tout avec Mary : sa voix finit par me saouler tellement elle crie trop. C’est un problème de taille, je sais. En plus, Mary a tendance à disparaître de certaines scènes sans vraie explication… mais bon, c’est le principe des budgets limités.

Du côté des ados, Andy refuse de passer le permis et Ben se dispute avec lui pour qu’il le passe. Il finit par lui donner des leçons. Là encore, il y a des répliques percutantes, mais l’ensemble continue de me laisser perplexe. L’intrigue n’est pas géniale, mais les répliques le sont. C’est un bon début.

Je tiens à dire aussi que j’adore l’idée de la glace au micro-ondes et que la relation entre Andy et Alice est une bonne réussite de la série pour le moment. Dans tout ça, je suis totalement mitigé, parce que je ris plus que devant d’autres séries au même stade, mais simplement par moments. C’est genre beaucoup d’ennui et une bonne blague qui remonte carrément le niveau, quoi. THIS GIRL IS ON FIRE.

03.pngÉpisode 3 – The Parent-y Trap – 17/20
You’re being super parent-y.

Je continue d’être perplexe, mais j’enchaîne avec le 3. Un de mes problèmes reste que le jeu d’Alice n’est en fait pas si dingue, surtout quand elle parle à Mary. L’actrice n’avait clairement aucune idée d’à quoi ressemblerait son amie imaginaire…

L’intro est plutôt marrante avec le concert de flûte de Bunny et le reste de sa classe, et cela lance l’idée principale de l’épisode. En effet, Alice s’y moque de Ben qui pleure devant le talent de sa fille (qui est juste absolument une mauvaise joueuse de flûte). Du coup, le reste de l’épisode va s’attarder à transformer Alice en mère elle aussi.

Andy et sa sœur se disputent à propos de Grease. En effet, il veut auditionner pour un rôle dans la comédie musicale du lycée. Bien sûr, il est hyper mauvais acteur, parce que ce personnage est mauvais pour tout. Alice décide donc de l’aider… et il semblerait bien que les scénaristes choisissent une fois de plus de centrer leur épisode sur ces deux-là. C’est un peu embêtant quand les scénaristes se rendent compte que la meilleure alchimie de la série est Andy/Alice… mais au moins ça fonctionne à merveille.

Ben passe l’épisode à essayer de se mettre en travers de leur route, Dora (sa sœur) écrit une pièce anti-Grease (et donc pro-féministe) et Bunny est contaminée par Grease.

Sans grande surprise, Andy rate son audition, mais sa soeur lui donne son premier rôle sans la moindre hésitation. Et quand la pièce a enfin lieu dans le garage familial, Alice est en larmes à son tour. Du coup, elle est presque trop rapidement transformée en belle-mère. La série se piège un peu à aller si vite en besogne, mais c’est une bonne évolution pour l’instant.

C’était de loin le meilleur épisode pour le moment et je me sens pris au piège de cette série qui arrive à me faire rire alors que tout paraît… peu drôle, en fait. Comme c’est étrange. En plus, j’ai apprécié les trois enfants dans cet épisode (avec toujours une nette préférence pour Andy, puis Bunny, malgré tout), d’où la très bonne note.

C’est finalement Ben qui est le personnage le moins intéressant pour l’instant. C’est un peu con pour un personnage principal.

04Épisode 4 – Prom-Com – 18/20
You tried to trick me with the Andy Rule!

C’est un peu tôt dans la saison pour déjà nous parler de bal de promo, mais l’introduction de l’épisode est très réussie, de même que le reste. Je n’étais vraiment pas convaincu par les premiers épisodes, mais en fait, je suis bien forcé de reconnaître que ça me file le smile semaine après semaine. Oui, ce sourire débile des comédies.

Le problème ? Ce n’est clairement pas Mary qui me le file. Pire que tout, je considère de plus en plus qu’elle ne sert à rien. Elle n’est littéralement qu’un accessoire même plus si comique et un peu ennuyeux, qui surgit de temps à autres (et franchement dans cet épisode, à peine trois fois).

Bref, hormis Mary, et ça m’embête vraiment de le dire, j’ai adoré cet épisode. C’est frais, léger, pas prise de tête et marrant. Andy fait de la merde, comme toujours, mais finit par avoir son rencard pour le bal de promo avec Clara, l’asiatique de l’épisode précédent. Oh, je sais que c’est idiot, mais ça donne presque envie de les shipper tellement ils sont marrants ensemble. Bien sûr, c’est trop simple pour être réaliste, mais tant pis, ça m’a fait rire. Surtout le « Clara, do me ? ».

De son côté, Dora a également un prétendant, Gabe, qui passe l’épisode à chanter la même chanson pour l’inviter au bal. Un peu lourd, parfaitement américain, mais très réussi.

En parallèle de tout ça, on voit Alice gérer son rôle de belle-mère et permettre à Andy d’un peu lâcher prise sur ses gosses, une constante de plus en plus visible dans la série. C’est donc tout simplement des thèmes classiques traités de manière classique, mais ça fonctionne à merveille.

Le pire, c’est que ce n’est même pas forcément bien joué (Dora ne gère clairement pas la crise de larmes adolescentes sur la tristesse, mais vraiment sur la comédie). Je ne sais pas trop ce qui m’accroche tant dans cette série, mais ça m’accroche, alors je ne vais pas mentir ! C’est peut-être la musique, parce que chaque semaine voit l’utilisation d’une excellente soundtrack.

Et la dernière scène m’a fait énormément rire, avec les danses du casting au bal. Difficile d’en attendre plus d’une comédie de cette envergure. Cela me fait un peu penser à ce que je ressens devant un épisode de Life in Pieces, sauf que ça a surgit beaucoup plus tôt avec Imaginary Mary.

05Épisode 5 – In a World Where Worlds Collide – 12/20
Don’t try to talk me out of it

Bon, je confirme que l’humour apporté par Mary ne fonctionne pas sur moi, sa relation avec Alice étant juste bizarre. Je veux dire, c’est juste une actrice jouant avec un aspirateur quoi. Du coup, quand dans cet épisode elle demande ce qu’elle fait, j’ai juste envie de répondre que je ne sais pas, en le criant à ma TV. Enfin bon…

Andy s’ennuie depuis le départ de son meilleur ami, Jeff, dont on n’a jamais entendu parler auparavant (je crois). Passionnant. L’épisode ne passe pas assez de temps avec les enfants, ce qui explique qu’il est sacrément moins drôle. Bunny passe sa vie en-dehors de la maison chez ses amies et Dora n’ose pas demander à son frère de l’accompagner, catastrophée de ce qui risquerait d’arriver.

Elle finit par le faire malgré tout. C’est probablement la partie la plus marrante de l’épisode, qui retombe très vite, surtout avec la conclusion sur Cher quoi…

Non, le point central de l’épisode, c’est que Ben demande à Alice de rencontrer ses amis… Parce que oui, elle a des amies, notamment Nathalie Morales qui est déjà consolée de la fin de Powerless où elle était également un rôle secondaire avec une coupe de cheveux improbables. Bon, donc, Alice ne veut pas mélanger ses mondes. Je la comprends, pour l’avoir fait une fois ou deux avec des conséquences aléatoires. De là à craindre de finir célibataire, c’est un peu abusé.

Bon, elle finit par les faire se rencontrer, tentant d’inventer toutes les excuses du monde pour qu’ils ne se parlent pas, y compris sur place. Cela finit par se passer à merveille, du coup, Alice veut rencontrer les amis de Ben… mais il ne lui présente que des connaissances et des collègues. Elle se met alors à stresser quand il est assez évident qu’il est exactement comme Andy et n’a pas d’amis. Il a trois enfants, merde, évidemment qu’il n’a pas le temps d’avoir des amis.

Bref, cet épisode était prévisible, passait trop de temps avec Ben et pas assez avec les enfants, les gags tombaient à côté et c’est très exactement ce que je craignais… Dès qu’on s’éloigne d’Andy et Dora, la série (re)devient plate. Cela va être dur à compenser…

Je conseillerais de regarder l’épisode 9 à ce moment de la saison : c’est un épisode qui a été tourné grosso modo par là vu son intrigue, mais qui n’a été diffusé qu’après le final. Attention, ma critique de l’épisode 9 spoile le final dans ses deux premiers paragraphes.

06.pngÉpisode 6 – Alice the Mole – 12/20
Are we strangers again?

Dans cet épisode, nous apprenons que Mary ne peut rien sentir. Pourquoi a-t-elle peur de l’aspirateur alors ? À une qualité d’intrigue assez moyenne, la série ajoute déjà des soucis de cohérence interne et de crédibilité, ça part mal. Et franchement, ça me déçoit !

Zut quoi, la série a déjà perdu de son charme et de sa fraîcheur, je crois. Elle réussissait bien à faire rire en chansons et en se concentrant sur Andy et Dora, mais cet épisode a beau tourner autour d’eux, j’ai eu du mal à éclater de rire. Il y a plusieurs problèmes évidents avec les deux intrigues du jour, et c’est ce qui provoque ce sentiment de déception. Au lieu de rire, je m’ennuie, c’est bien dommage !

L’ennui, c’est justement le point de départ d’une des intrigues de cette semaine. Bunny s’ennuie, parce qu’elle est la plus petite. Jusque-là, on est dans du convenu et, même, dans du réaliste. Pour l’occuper, Ben demande à Andy de s’occuper d’elle. Déjà, là, on commence à s’éloigner un peu d’un truc crédible. Du coup, Andy l’emmène avec lui pour draguer Melissa, une fille dont on n’a jamais entendu parler avant et qui sort de nulle part. Quant à sa petite-amie des épisodes précédents, elle n’est pas évoquée. Hop, une intrigue à la trappe.

Comme pour le fait que Mary peut ou non sentir les choses, ce n’est pas l’important, l’important c’est de divertir, de faire rire, en occupant du temps d’écran avec des gags plus ou moins réussis. C’est très dommage, car pour moi, l’un n’empêche pas l’autre normalement.

La deuxième intrigue s’en sort à peine mieux dans la cohérence générale. Après nous avoir martelé le cerveau tout au long de l’épisode 4, le copain de Dora a lui aussi mystérieusement disparu, remplacé par des étudiants de l’université qui la font fantasmer. Franchement, pourquoi pas ! À l’adolescence, les choses bougent vite. Pourquoi pas aussi, puisque l’épisode nous annonce en intro que les choses bougent vite dans la vie de Dora. Mais… aucun suivi, aucune trame en-dehors de la famille, c’est dommage. Alice n’a même plus de travail dans cet épisode.

Elle n’a plus d’amis non plus, car elle devient pote avec Dora. Cette intrigue voyait quelques scènes marrantes, notamment dans sa relation avec l’ado ou le faux coup de fil aux parents de l’autre fille.

En définitive donc, les scènes vraiment légères manquent encore cette semaine, le fil conducteur est tombé à l’eau et les gags peinent à décoller. Bref, la série s’empêtre dans des voies qui ne sont pas les meilleures qu’elle pourrait suivre… C’est frustrant, car elle pourrait faire mieux.

Capture d'écran 2017-05-10 14.36.19.pngÉpisode 7 – The Ex X Factor – 14/20
We can’t be sick on the same day, it raises suspicions.

Alice rencontre l’ex-femme de Ben cette semaine, ce qui n’annonce rien de bon parce que ça se concentre de nouveau sur le couple. Cela dit, cela a merveilleusement bien fonctionné rien que grâce au casting, parce que j’étais très heureux de retrouver l’actrice, déjà vu dans Grey’s Anatomy (entre autres). En plus, elle a encore une blouse blanche dans cette série.

Bien sûr, Alice fait de la merde sans s’en rendre compte et même avant de la rencontrer, laissant Bunny regarder les femmes au foyer alcooliques. Pour se rattraper, elle fait semblant d’avoir l’habitude de jardiner avec Bunny, ce qui se retourne immédiatement contre elle. En tout logique. Franchement, il est difficile de ne pas être de l’avis de Renée, Alice enchaînant les merdes depuis sept épisodes.

Andy & Dora font semblant d’être malades pour rater les cours, finissant devant Buffy. N’est-ce pas magique ? Déjà qu’ils étaient mes personnages préférés, si en plus ils se mettent à regarder ma série préférée, c’est magique.

Bon, malheureusement pour Andy, il sèche pour rien. Il voulait simplement éviter un tournoi sportif, reporté au lendemain pour cause météorologique. Dora l’apprend, mais ne lui dit rien car elle veut sécher le même cours. Il est vexé, mais Dora décide de se rattraper en participant à la course avec lui. C’est mignon, même si hyper prévisible. Andy est effectivement le plus lent des coureurs.

Bon, sans être hilarant, cet épisode remonte un peu la pente grâce à une excellente guest-star, un bon montage musical et quelques blagues, mais ce n’est toujours pas aussi bon que ça ne l’était il y a quelques semaines. Je suis déçu, j’en attends trop, je pense.

08.pngÉpisode 8 – Last Dance with Mary – 15/20
The whole reason you came back was to get me to this point and I’m ready to do it.

Bon. Je commence cet épisode alors que je suis triste pour des raisons personnelles et furax d’avoir été spoilé sur twitter. A priori, je suis déjà dans la bonne ambiance pour voir la fin de cette série, déjà. Oui, les audiences n’ont pas suivi, c’est annulé.

L’anniversaire des six mois de relation de Ben et Alice approche, du coup, celui-ci lui achète une bague de fiançailles. Bien sûr, Alice la trouve assez rapidement par pur hasard. Mary comprend alors qu’elle disparaîtra si la demande en mariage a lieu. Elle fait tout pour empêcher Alice d’accepter.

Pendant ce temps, Dora et Andy entrent en compétition pour voler les vêtements de toute la barraque et les donner pour un projet scolaire de charité. Bien sûr, Dora récupère les chaussures dans lesquels son père a caché la bague.

Du coup, celui-ci ne peut pas faire sa demande à Alice qui déprime et décide de s’enfuir en avion. Moui, c’est un peu radical quand même, mais pourquoi pas, cela permet de combler un peu le final avec pas mal de suspense pendant que Ben cherche la bague à l’école, ses enfants mis au courant de son grand projet.

Bien sûr, tout finit bien pour la petite famille : Mary culpabilise et révèle à Alice qu’il faut qu’elle retourne auprès de Ben pour le demander en mariage, Ben retrouve sa bague, la double demande a lieu, avec ce qu’il faut de quiproquo et d’humour.

Ce n’est vraiment pas l’épisode le plus drôle de cette courte saison, mais il a ses bons moments, autant dans l’humour que dans la tristesse. Sans grande surprise, Mary a disparu seulement un temps. Alice est beaucoup trop déprimée sans elle pour continuer et, du coup, Mary revient, après un petit détour de son interprète vocal à l’écran.

C’est une jolie conclusion de saison. On sent bien que les scénaristes aimeraient continuer mais, en même temps, c’est une conclusion de série avec une boucle bouclée et aucune scène qui ne relance pour la suite. Pas de cliffhanger, une conclusion qui fait la série part sur une jolie révérence.

Capture d'écran 2017-05-31 18.02.31Épisode 9 – The Sleepover – 15/20
Did grandpa died again?

WTF? La série est annulée et tout le monde en a annoncé la fin avec l’épisode 8. L’épisode lui-même avait tout d’une fin de saison. Et pourtant, voilà, ce matin, j’ai reçu une notification de TV Time pour me dire qu’un nouvel épisode était dispo.

Bon, la chaîne doit se débarrasser de tout ce qu’elle a en stock j’imagine, mais je ne comprends pas bien pourquoi ils n’ont pas diffusé dans l’ordre d’écriture/tournage. Clairement, cet épisode n’a rien à faire là : ni Alice, ni Ben n’ont leur bague. Il aurait donc fallu le voir bien plus tôt dans la saison.

Cet épisode voit Alice vouloir rester dormir chez Ben car elle en a marre de passer une heure à rentrer chez elle. Le problème, c’est que les enfants sont atroces avec leur père et l’empêche de dormir toute la nuit. Je veux dire, admettons pour Bunny, mais les deux autres, c’est un peu exagéré. Les ronflements et le somnambulisme sont des problèmes difficiles à éradiquer, mais personne ne semble y faire grand-chose.

Alice se rend compte du problème et trouve des solutions à la Alice qui se retournent contre elle. C’est beaucoup trop drôle et ça fait regretter la série : l’épisode est plutôt sympathique et a des moments drôles qui confirment que la série avait quand même son rythme. En plus, la fin touche même à la corde l’émotion. Quel dommage, cette annulation !

fin

EN BREF – La série n’aura pas fait long feu, mais cela aura été suffisant pour me marquer positivement. L’équilibre des intrigues était incertain, mais il y avait de quoi s’amuser dans certains épisodes et surtout un vrai sentiment de feel good qui se dégageait des scènes en musique. Cela manque un peu à la télé en ce moment dans ce que je regarde, je suis donc forcément déçu de cette annulation si rapide.

Cependant, il faut bien dire ce qui est, la série était inégale et les audiences vraiment absentes. Tant pis, au revoir Imaginary Mary, ces deux derniers mois étaient un plaisir.

 

Comment Buffy a façonné mon blog (et ma vie) ?

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Buffy a 20 ans et, désormais, mon blog a 200 articles. Oui, vous êtes en train de lire la première ligne du 200e article du blog, déjà ! C’est absolument dingue et ça en dit long sur le nombre de saisons que j’ai englouties depuis janvier 2016. Hum.

Cet article va être un peu long et surtout bien différent des autres, parce que je le mûris depuis à peu près deux semaines. Du coup, j’ai très peu posté de nouveaux articles ces derniers temps parce que je savais que je voulais quelque chose de spécial pour le 200e… et aussi parce que, soyons honnête, je n’ai pas eu beaucoup de temps au mois de mars ! J’ai passé un concours, je suis parti en vacances et j’ai rattrapé mes séries, et bam, c’est déjà la fin du mois. Horrible.

Je savais aussi depuis un moment que je voulais écrire un article pour les 20 ans de la série Buffy. Alors, oui, je sais, j’ai quelques semaines de retard et je n’ai pas critiqué les épisodes de Buffy sur ce blog, évidemment, mais tout de même, sachez que le premier article jamais publié ici le fut en janvier 2015 et c’était évidemment sur Buffy.

Oui, 2015. Oui, en anglais. Oui, avant que Just One More Episode ne devienne ce qu’il est aujourd’hui, c’était un tout autre blog que j’ai tenu pendant… allez, une semaine à tout casser, en janvier 2015. Oups. C’était la révélation du jour… et on va revenir sur la création de ce blog et mon amour pour la série Buffy en parallèle, parce que je ne peux m’empêcher de croire que si j’en suis à 200 articles et plus de 5 000 visites, c’est un peu (aussi) grâce à Buffy.

Attention, ça va inévitablement spoiler légèrement Buffy et être long, pas construit et sans but. Une parenthèse sur le blog, une errance qui en dira long sur celui-ci, sur moi, sur l’impact de Buffy et probablement sur tout un tas d’autres choses auxquelles je ne pense pas encore, puisque je vais laisser ma pensée me guider. Bonne lecture, si vous en avez le courage !

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Comme un automate

Dire que je suis devenu fan des séries en regardant Buffy serait un mensonge. Contrairement à beaucoup, je n’ai pas eu la chance de la découvrir durant la Trilogie du samedi… Et non ! Ma grande sœur voulait se garder une série pour elle et comme c’était elle la maîtresse de la télécommande dans sa chambre, j’étais fichu. Je me suis donc contenté de Charmed pendant des années… tout en regardant parfois des bouts d’épisodes de Buffy quand elle avait le dos tourné. J’ai des souvenirs très vifs de la saison 4 (et particulièrement Tara/Willow) et de l’épisode musical par exemple.

Ce n’est donc qu’en 2007 que j’ai pu découvrir véritablement Buffy, la blonde ado qui trucide du vampire à toute heure. Oui, c’était il y a dix ans seulement pour moi, et pas vingt. Suis-je pour autant moins fan que les autres ? Pas sûr.

Depuis, j’ai bien dû voir la saison 6 une vingtaine de fois, le musical une bonne centaine (je ne suis pas en train de l’écouter là tout de suite, c’est faux) et le reste au moins dix fois, en regrettant chaque fois de n’avoir pas pu suivre ça au jour le jour. Buffy, je finis toujours par y revenir, c’est comme ça.

Pourtant, petit, j’étais #TeamCharmed à fond : j’ai tellement regardé cette série que je peux vous citer des formules de mémoire, vous identifier certains épisodes avec une simple photo ou vous résumer l’intrigue avec le titre de l’épisode, surtout sur les premières saisons. Cela m’aurait paru aberrant de me voir devenir fan de Buffy un jour et être capable d’en faire tout autant (et même plus !). Oui, mais voilà, en 2007, je changeais de collège, j’arrivais en troisième, et je m’empiffrais de toutes les séries que je pouvais trouver (déjà !), à la télé (Veronica Mars… ou le terrible jeudi soir d’M6 Prison Break/Alias/The Inside me faisant coucher à 2h du mat avec un réveil à 7h, bien l’adolescence, bien !) ou en streaming (Prison Break aussi, Lost, Grey’s…).

Inévitablement, je suis tombé sur Tru Calling et de là, je ne pouvais que me retrouver devant W9 le 15 février 2007 pour voir un des derniers épisodes de la saison 3 de Buffy. Oui, je me suis fait avoir : je suis venu pour Eliza Dushku (véritable crush qui s’est confirmé avec Faith dont je suis bien plus fan que de Buffy) et Eliza Dushku n’était plus sur mon écran quatre jours plus tard (de toute manière, je n’étais moi-même pas devant le final de la saison 3 parce que c’était l’anniversaire de mon autre grande sœur. Arnaque !).

Avant Buffy, je venais donc de changer de collège, je n’avais plus beaucoup d’amis (inévitablement, imaginez débarquer quelque part en troisième, alors que les gens se connaissent depuis trois ans, et même depuis le CP ou la maternelle pour la majorité d’entre eux) et ouin, et ouin ? Un peu, ouais. Les séries étaient une bonne échappatoire après les devoirs (ou pendant, mais ça, il faut pas l’dire) et c’est tombé un peu par hasard sur Buffy.

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Moi j’ai une théorie

J’ai une vie passionnante, n’est-ce pas ? À partir de là, je me suis englouti tout Buffy et j’ai totalement changé de caractère. Mon caractère un peu chiant, très décalé et ô combien ironique, je le dois à une série et je n’ai pas honte de l’avouer. C’est l’anniversaire de Buffy et je suis heureux de m’en revendiquer tellement fan que la série a eu un impact sur moi !

C’est une série qui traite de l’adolescence et qui se sert de tout un tas de métaphores démoniaques pour parler des problèmes d’adolescents. Je ne vous apprends sûrement pas grand-chose car c’est le B.A.-BA de la série. Dire que ça a fonctionné sur moi me paraît un peu trop poussif malgré tout, mais une chose est sûre, j’ai accroché immédiatement et, de là, mes goûts en matière de séries ont changé du tout au tout. À regarder trois épisodes par soir (merci W9), il était évident que je ne pouvais pas en sortir indemne !

Je me suis mis à écrire énormément à cette période, et j’ai commencé à être un peu plus actif sur internet : je n’avais que 14 ans, mais j’écrivais pour le site Xtrem Charmed (Alexis, si un jour tu passes par-là, merci encore pour ça !). J’écrivais tellement que j’ai même fini par avoir mes initiales dans les remerciements du magazine Arthelius (sans déc’, ce magazine était trop ouf et je suis frustré à vie de ne pas avoir la fin de l’histoire !).

J’ai eu la bonne idée de commencer la série peu avant ses dix ans. Les fans étaient dans un vent de nostalgie et, même si j’étais hyper spoilé, c’était super de trouver chaque soir des gens pour commenter les épisodes sur MSN (AHA MSN !), des articles sur des sites divers et variés et de sentir peu à peu que la série devenait ma série préférée. Surtout, dès cette époque, j’ai compris que Buffy parlait à tout le monde : la série peut être vue à n’importe quel âge et résonner d’une vérité forte en son téléspectateur.

Oh oui, ma découverte de Buffy n’a finalement rien d’original : nouveau collège, nouvel environnement et du temps libre (j’étais en troisième, faut pas déconner). Je suis tombé dans la marmite en quelque sorte et en un an, j’avais vu l’intégralité de la série deux fois et acheté en promo sur Amazon l’intégrale d’Angel à 30€. Pour l’époque, c’était THE achat, vous ne vous rendez pas compte, et la série a résonné en moi, m’a fait me bouger et m’endurcir, puis m’a surtout aiguisé mon sens de l’humour et de l’ironie. J’ai su quel genre d’amis je voulais avoir à partir de là.

Avec l’achat des DVDs, autant vous dire que j’étais foutu, j’avais des épisodes à ne plus savoir quoi en faire et toutes mes soirées y passait. Sans regret.

Ma théorie est simple : j’ai compensé le manque relationnel du changement de collège avec une série, et même si j’ai reconstruit toute une vie bien mouvementée derrière, la série a marqué un tournant (c’était la pierre du chemin, oui, mais on n’y est pas encore).

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Ton Envoûtement

Bien sûr, tout ça, c’est le regard a posteriori qui me le fait remarquer. À l’époque, je regardais juste la série parce que je l’adorais, c’est tout. Et ça virait peut-être un peu à l’obsession par moment, avec en plus une malédiction (mon big bad à moi) qui m’a empêchée de voir TOUS les épisodes de fin de saison sur W9 (anniversaire pour la 3, conseil de classe pour la 4, invités à la maison pour la 5, diffusion tardive pour la 6 et diffusion à minuit pour la 7 !). Oui, j’ai vu le final de la série sur une VHS dont la bande était ruinée, avec l’image qui saute et tout. À l’ancienne. Quant aux saisons 1 et 2, elles ont eu droit à leur problème également lorsque j’ai finalement pu les voir en DVD.

Bon, mon big bad, j’ai fini par le vaincre et j’ai vu la série deux fois de bout en bout, et pareil avec Angel. En fait, cette série m’a marquée, et plus que je ne le pensais sur le moment. J’ai des anecdotes dessus, sur cet épisode que j’ai vu à tel endroit, sur ce twist de dingue, sur cette blague que j’ai fait juste avant qu’Anya ne la fasse tellement j’avais cerné l’humour de la série, sur cette citation que j’ai utilisée un jour sans que personne ne le sache et sur cette autre que j’ai mise en statut Facebook parce que eh ! c’était le début de Facebook et je ne postais que des statuts que je n’oserais même pas envisager aujourd’hui.

J’en ai fait le tour, à fond, des épisodes aux bonus des DVDs aux interviews des acteurs sur internet à la découverte et l’épuration de Whedonesque. Parce qu’inévitablement, j’ai fini par en vouloir plus.

Non pas que j’étais lassé, je ne le suis toujours pas !, mais j’avais besoin d’en savoir plus sur ces personnages, sur les intrigues, sur les coulisses, sur tout. J’ai donc commencé à lire des articles (en anglais pour la plupart) universitaires sur la série et, bien sûr, les innombrables comics qui m’ont occupé bien plus de temps (surtout qu’ils étaient en anglais eux aussi, et qu’à cette époque, j’étais bon, mais pas encore capable de voir un épisode sans sous-titre par exemple). Oui, j’ai amélioré mon anglais avec Buffy et Angel. J’ai aussi coutume de dire que j’ai appris l’anglais en lisant Harry Potter and the Deathly Hallows l’été qui a précédé, de toute manière.

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Il faut pas l’dire

Et puis, toujours pas satisfait, je me suis mis à stalker les acteurs dans tous leurs projets. Quand je vous dis que ça virait à l’obsession mon addiction pour Buffy, ce n’est pas une manière de parler : Firefly, How I met your mother, Dollhouse, Ringer, The Guild, Happy Town, The Crazy Ones, Gossip Girl… tout y est passé, du moment que ça avait un lien avec la série. Encore aujourd’hui, quand je lis qu’un acteur de Buffy a un job (grâce à Whedonesque généralement), même si c’est un petit acteur de rien du tout, je jette un œil au projet !

Et puis, ce fut l’équipe créative : Whedon, Marti Noxon et autre David Greenwalt. Tous les noms de l’équipe de Buffy, je les connaissais des bonus des DVDs et je me suis mis à les chercher ailleurs, IMDB aidant bien sûr. Et vous savez quoi ?

Ils ont totalement redéfini mes goûts et sont encore hyper perceptibles sur ce blog : je ne m’accroche pas à Once Upon a Time par hasard, pas plus que le fait que je regarde Agents of S.H.I.E.L.D ou UnREAL ne devrait être une surprise, vu leur degré de connexion à Buffy. Tout ça, je l’évoque déjà dans l’intro de ce blog cependant.

Et pendant ce temps, je propage mon amour de la série, à en parler encore et encore, sans fin, sur internet comme à mes amis, que j’ai tous saoulé un jour ou l’autre avec Buffy. À tel point qu’il y en a même trois qui ont commencé la série plus ou moins (surtout plus) à cause de moi ces dernières années (Pauline, Sophie, Joey, je vous affiche ici).

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Reposer en paix

Je pense alors naïvement pouvoir satisfaire mon besoin en séries à l’infini grâce à l’équipe et ainsi me reposer en paix. En vérité, avec le recul, je vois bien que ma relation à la série Buffy devient masochiste, je la recherche partout et ne la retrouve nulle part. J’y reviens de temps à autres et me fait plus de mal qu’autre chose quand je repars sur de nouvelles séries, et je suis toujours à la recherche d’un univers aussi bien approfondi.

Je dévore quelques fanfics dont la majorité est décevante (à part ce spin-off sur Faith !), j’écoute l’épisode musical en boucle, je fais ce que je peux sur mon temps libre pour retrouver Buffy là où elle n’est pas. Et je continue à en parler.

Pour ne rien arranger, Lost, mon autre obsession série sur laquelle je me suis pris la tête pendant des années, et Harry Potter, l’obsession de toute une enfance, s’arrêtent à leur tour, coup sur coup, alors que je passe mon bac, et je me retrouve orphelin de mes passions favorites. Cruel, cruel monde ! Est-ce que c’est ça sortir de l’enfance ? Probablement, un peu.

Autant vous dire que je m’en suis remis, mais c’est vrai que par moment, j’ai ce côté un peu con qui revient et qui me pousse à relancer mes DVDs pour un épisode, puis deux, puis trois, puis encore un autre, puis encore un dernier et encore un autre. Vous voyez ? Le titre de ce blog a une histoire et même si je privilégie le suivi de la diffusion américaine à la semaine aujourd’hui, j’ai toujours une tentation du binge-watching particulièrement violente, surtout quand il s’agit de séries que j’adore !

Tout ça pour dire : Buffy a beau avoir 20 ans, la série a beau mal vieillir niveau photographie, image et effets spéciaux, elle reste sacrément spéciale pour moi. Le truc, c’est qu’elle est aussi spéciale que ça pour une grande majorité de ses fans, on a tous notre histoire avec le visionnage de Buffy et c’est certainement ce qui explique la multitude d’articles qui ont fleuri pour son anniversaire, y compris en France.

Et comme en plus elle est tout à fait représentative de mes goûts, il m’a paru évident d’en parler dans ce 200e article, parce qu’elle me semble si bien expliquer ce qu’est ce blog !

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Ce que tu veux

Bon, d’accord, mais de quels goûts on parle au juste ?

Alors, j’aime le fantastique, mais pas la fantasy, l’urban fantasy est ma came. Une série qui ne fait pas évoluer ses personnages n’est pas une série que je souhaite regarder, car le personnage fait tout pour moi : il doit évoluer, il doit avoir des relations cools et des dynamiques sympas avec les autres.

Quant à la structure des saisons, Buffy m’y a rendu plus attentif que jamais, car c’était la première à expérimenter le modèle du Big Bad. Bien sûr, je regardais Charmed qui copiait cette structure, mais tout de même, c’est un héritage qui a marqué le sériephile que je suis. La structure est bien la seule chose que j’apprécie encore dans OUAT : aussi blasé que je sois devant cette série, son écriture est une croisière très sympa que j’aime retrouver.

Donc voilà : une bonne dose d’humour et des relations de groupe fortes et dynamiques, c’est tout ce que je cherche dans une série, ce n’est pas compliqué ! Et bien en fait si, c’est plutôt l’exception que la règle, y compris dans cette ère de séries TV par centaine. Heureusement, j’ai fini par me trouver Orphan Black ou Community pour me raccrocher à quelque chose de qualité (oui, l’une s’arrête cette année et l’autre est déjà terminée, je suis foutu, je sais).

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La Pierre du chemin

Quel rapport avec le blog ? Je vous l’ai dit pourtant ! Buffy est à l’origine de ce blog, jusque dans son titre. Au départ, je me suis dit que j’allais créer un blog pour améliorer ma pratique de l’anglais et pour vendre un ou deux produits dérivés sur Redbubble. Bon, ça commençait à marcher, mais j’ai lâché Redbubble en me rendant compte que c’était prise de tête de devoir déclarer tout ça si ça fonctionnait trop bien. J’y reviendrais peut-être un jour, parce que c’était cool de récupérer un peu d’argent comme ça.

Quant au blog ? L’idée de base était de traiter d’une série chaque mois, avec un article « marathon »/jeu d’alcool et de longues analyses. Ce n’est pas bien différent de ce que je voulais faire avec ce blog : plutôt qu’un énième endroit de critiques subjectives, je souhaitais écrire des articles thématiques et analytiques approfondis. Ouais… bon, c’est raté, je sais. Ce ne sont pas les idées qui me manquent, c’est le temps, parce que purée, c’est long de tenir un blog en vrai !

Tout ça pour dire : ce blog, je le dois à Buffy, parce que je l’ai créé en quête de retrouver ce sentiment de la découverte où tous les soirs, je me disais « allez, encore un dernier épisode ». Yep. Just one more episode. Et dernièrement, j’ai du mal à retrouver ce sentiment d’addiction et d’interdit dans mes séries (bon, il y a eu un peu Person of Interest l’an dernier, OK, encore une série lié au Buffyverse par Amy Acker, d’ailleurs).

Voilà toute la genèse de ce blog et la manière dont Buffy a été le premier pavé d’une route qui a mené à ce blog tel qu’il est aujourd’hui.

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J’voudrais rester

Nous voici donc en 2015. Je me relance dans un énorme marathon Buffy après avoir englouti Once Upon a Time sans jamais accrocher plus que ça (à part le début de saison 4) et j’abandonne le blog. Je passe de plus en plus de temps sur TVshowtime et Twitter, à commenter les épisodes, à discuter avec des fans… L’amour de Buffy est devenu amour des séries dans une quête un peu perpétuelle de retrouver des séries qui aient sa carrure, comme Orphan Black ou The 100 par exemple, dignes héritières de Buffy (je signe et persiste).

En fait, en 2015, il faut tourner la page Buffy, il serait temps, 18 ans après la fin de série, 8 ans après l’avoir découverte. Huit ans, putain ! C’est tellement long huit ans, où sont-elles passées ces huit années ? Mystère, et le mystère reste entier deux ans plus tard ! Une chose est sûre, je pourrais tout à fait regarder en boucle la série et avoir tout ce qu’il me faut, à l’exception de la flamme de la découverte, qui est finalement ce que je cherche un peu partout.

Oh, je retrouve bien de temps à autre la flamme de ma passion pour Buffy. J’ai commencé Haven par exemple (là aussi, vous trouverez facilement la connexion Buffy) et je l’ai engloutie en une semaine (OUTCH) avant de rencontrer Eric Balfour au Comic Con 2015.

Fort de cette rencontre, de mes comptes TVshowtime et Twitter, je me dis que je peux bien revenir à l’écriture sur les séries, un truc qui m’a toujours, mais vraiment toujours, plu.

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Marcher dans les flammes

En 2016, je me décide ainsi à reprendre le blog et en faire quelque chose de nouveau. Cette fois, je ne m’illusionne pas : tenir un blog prend un temps fou, alors autant l’écrire en français. C’est l’épreuve du feu : j’écris un article, puis deux, puis trois. Je les écris avant tout pour moi, pour libérer une plume qui ne cherche qu’à s’exprimer tout le temps, mais trop souvent bridée par le temps ou la difficulté d’une histoire suivie.

Je me rends assez vite compte que les analyses prennent trop de temps, que le challenge séries amène de plus en plus de monde à chaque fois, que mes mini-critiques d’épisodes me sont utiles pour me souvenir un peu d’épisodes vus quelques mois avant.

C’est l’épreuve du feu, véritablement. Sans vrai plan, je me lance dans l’aventure blog. Peu à peu, j’en arrive à faire des compromis avec ce que je voulais écrire au départ. Les articles à la semaine deviennent de plus en plus conséquents, puis sont mis à jour quotidiennement. La diffusion du 3×07 de The 100 et les bonnes « audiences » des articles sur les saisons complètes (comme celle de 11.22.62) me font prendre conscience que j’ai envie de développer un peu le côté critique, plus que celui de l’analyse.

C’est plus simple, plus vivant, plus rapide… et je craque. D’abord avec The 100, puis rapidement avec toutes les nouvelles saisons commencées en 2016. Avec la fin de Blindspot en mai, j’abandonne le côté hebdomadaire pour des critiques quotidiennes bien plus représentative de mon rythme de visionnage et de plus en plus longues (mon dieu, la longueur de l’article Shadowhunters !).

Peu à peu, je comprends aussi qu’il faut faire évoluer le format, et ma dernière résolution est d’enfin agencer les épisodes en plusieurs paragraphes plutôt qu’en un bloc compact. C’était logique en bloc quand je n’écrivais qu’une dizaine de lignes par épisode, mais comme avec le temps, je me suis mis à développer de plus en plus, ça devenait illisible. On ne va pas se leurrer, certains ne viennent que pour lire des avis ou des infos sur telle ou telle partie d’un épisode ; certains lisent en diagonale, et pour eux, les paragraphes sont bien plus pratiques pour s’y retrouver.

En fait, un peu comme les personnages de Buffy, j’évolue avec le temps pour me perfectionner. OK, cette comparaison était particulièrement naze, pardon !

En parallèle, je reçois les visites régulières de certaines personnes qui deviennent des habitués du blog, comme Yodabor ou Ludo pour n’en citer que les deux premiers. C’est un plaisir de voir des noms revenir sur le blog pour commenter, et je dirais qu’aujourd’hui, il y a une petite dizaine d’abonnés qui commentent régulièrement les articles. C’est tellement cool, ça me donne l’impression d’avoir réussi l’épreuve du feu !

Le blog s’agrandit de jour en jour, son audience augmente peu à peu et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

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Donne-moi une vie

Enfin oui et non : plus ça va, plus j’ai du mal à suivre le rythme que je m’impose en vrai. C’est assez logique : Netflix multiplie les diffusions de séries, je suis dans une année étudiante plus compliquée que les deux précédentes et je privilégie toujours ma vie sociale sur les séries (encore heureux !). Alors forcément, le manque de temps se fait cruellement ressentir et je suis de plus en plus forcé de prendre du retard sur le blog ou de mettre certaines choses de côté.

Il y a des périodes plus compliquées que d’autres : la fin d’année, du Comic Con au nouvel an, a été rude ; de même que ce mois de mars est passé tellement rapidement que j’ai l’impression qu’il vient de commencer. À chaque fois, c’est parce que la vie prend le dessus sur le blog. Ce qui est bien normal.

Et puis parfois, parfois, le blog prend le dessus sur la vie : par exemple, il y a une semaine j’ai rencontré Ludo et on a passé une très bonne après-midi à se perdre dans Bruxelles. Cela n’aurait pas franchement été possible sans le blog et c’est très cool de voir se dessiner des opportunités amicales comme cela. Un autre exemple ? En mai, j’irai participer à un colloque sur les séries, et je l’ai découvert via Twitter parce que je suis tout un tas de comptes sur les séries pour alimenter mon blog sans refaire ce qui existe déjà.

Bon et puis, en bon geek, je me suis aussi mis à rencontrer des acteurs quand je le pouvais, avec une méchante tendance à favoriser ceux étant passé par Buffy, et pour l’instant uniquement ceux-ci : j’ai une photo avec Felicia Day, Eric Balfour, Eliza Dushku et, depuis samedi, une aussi avec James Marsters et Charisma Carpenter. Et ils sont tous tellement sympas (surtout Felicia Day qui est celle avec qui j’ai pu le plus parler et qui, en plus, répond parfois sur Twitter et Facebook).

Finalement, ce blog est devenu peu à peu une partie de ma vie, là où je m’en détachais beaucoup au départ. Le côté neutre et froid des débuts a un peu disparu, parce que je sais bien que ce n’est pas ce que j’ai envie de lire sur un blog. Forcément, peu à peu, j’ai laissé ressortir un peu plus ma personnalité et il semblerait que ça plaise plus (vu les bons retours sur l’article Shadowhunters saison 2, encore et toujours cet article !). Ce blog oscille entre l’objectif des résumés et de quelques analyses et la forte dose de subjectivité des critiques, qui permet à chacun de se reconnaître ou de réagir, qui ne laisse pas indifférent !

Je vois bien que c’est ce qui vous attire le plus en tant que lecteurs. Et je le comprends, je suis pareil quand je découvre un blog. Alors si cet article est interminable, c’est aussi pour laisser s’exprimer ma personnalité : je suis un éternel bavard et je peux vous écrire des pages et des pages pour ne rien dire de particulier. Ce 200e article, c’est un peu une page de journal intime arrachée et diffusée (ou pas du tout, quand même, on repassera pour l’intimité de ce que j’écris ici), un éloge à la gloire éternelle de Buffy pour ses 20 ans et un récapitulatif de tout ce qui a permis de construire le blog et de le faire devenir ce qu’il est. Normal que je sois intarissable !

Au fond, et je dis ça parce que je viens de passer une bonne partie de mon année à étudier la forme de l’essai en littérature, un blog, ce n’est pas autre chose qu’un essai qui ne s’arrête pas, une pensée vagabonde sans cesse en train de s’écrire. Ce blog en particulier est un bon reflet des différentes pensées qui peuvent m’habiter, et j’y viens presque chaque jour. Je ne l’ai jamais publié sur mon Facebook parce que j’ai parfois l’impression de trop m’y dévoiler, mais en même temps, c’est un espace public et ça me fait toujours plaisir de découvrir que des amis le lisent parfois (eh ! Salut Sophie, salut Chloé, si vous passez par-là). Allez comprendre cette logique.

Cela dit, il faut bien que j’en finisse avec cet article un peu spécial qui ne fait que devenir de plus en plus long. J’espère que cette plongée dans mon subconscient vous aura plu !

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Maintenant qu’allons-nous faire ?

Se sentir vieux en écoutant les premières notes de « Close your eyes » qui, après tout ce temps, suffisent encore à filer des frissons. Oh et révéler aux gens qui n’ont jamais vu Buffy que l’ensemble de cet article est articulé autour des titres français de l’épisode musical (que je préfère évidemment en VO mais que je trouve sacrément courageux en français).

Se sentir vieux en se disant qu’on est toujours beaucoup trop fan d’un truc qui a vingt ans, au point d’aller payer pour une photo avec les acteurs.

Se sentir vieux aussi, en se disant qu’il y a déjà 200 articles sur ce blog.

Se sentir vieux et se demander où est passé le temps entre hier où j’ai vu mon premier épisode de Buffy et aujourd’hui, où ça fait dix ans que je bassine tout le monde avec, au point d’en rédiger huit pages Word (si, si, ceci est la fin de la septième et le peu qui suit est sur la huitième).

Se sentir vieux et vous demander si vous avez la moindre suggestion pour améliorer le blog, parce qu’il est en évolution constante, grâce à vous et vos conseils, pour vous et puis, à vrai dire, pour ressembler chaque fois un peu plus à ce que j’ai envie de lire quand je me rends sur internet.

Se sentir vieux et se lancer dans une nouvelle aventure avec le Week-end en séries.

Se sentir vieux et vous dire merci à tous devisiter régulièrement le blog, de lui assurer une vingtaine de visites quotidiennes et puis, te dire merci, à toi en particulier, qui aura lu ces huit pages en entier ou en diagonale, parce que, même si je prétends écrire ce blog avant tout pour moi, c’est toujours un plaisir de se savoir lu !

Voilà, voilà, c’est tout pour moi aujourd’hui.

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P.S : Oui, il y a les seize principaux acteurs de la série ci-dessus.