Unbreakable Kimmy Schmidt (S03)

Avis : On m’avait annoncé qu’il faudrait attendre beaucoup plus longtemps que ça pour la reprise de Kimmy Schmidt à cause de la grossesse de l’actrice, alors j’avoue avoir été surpris, il y a un mois, quand j’ai vu que la série revenait déjà. Cela dit, c’est une excellente surprise car j’avais adoré la saison 2, dévorée en peu de temps. Et je sens que je vais faire pareil avec la trois.

Bien sûr, j’ai relu mon article sur la saison 2 avant de commencer celle-ci, histoire de me remettre un peu les choses en tête. Il date clairement d’une autre époque du blog, parce que ça manque d’informations pour être vraiment utile. Disons que je me souviens du nom des personnages au moins. Netflix a eu la sympathie de faire un résumé de la saison précédente qui a aussi le côté très positif de me remettre dans l’ambiance de la série. J’avoue que j’avais complétement oublié le cliffhanger final, donc maintenant que je le retrouve, je suis pressé de faire play. Oui, j’ai fait pause pour rédiger cette intro.

Je ne vais pas m’attarder plus longtemps, j’espère retrouver l’univers de Kimmy et être pris à fond dans l’histoire au point d’enchaîner sans m’en rendre compte.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – Kimmy Gets a Divorce – 18/20
I’m in control now.

Oula, ça commence fort avec Titus échoué sur la plage exactement comme une baleine. C’est beau.

Chez Kimmy, une fête bat son plein et permet de retrouver un peu tout le monde : Kimmy avec ses cheveux courts, Jacqueline qui parle de son copain dont elle est tombée amoureuse contre son gré, Lilian qui veut larguer le sien. Bref, deux mois ont passé, mais l’humour et les jeux de mots de tous sont intacts. Franchement, j’avais peur de ne pas réussir à retourner dans l’ambiance de la série, surtout que je passe toujours une journée à tout voir d’un coup… Il y a toujours le risque de ne pas être dedans !

Ce n’est heureusement pas le cas et j’ai tout de suite raccroché à l’univers déjanté de la série. Titus passe l’épisode à se chercher un job pour rectifier le tir après sa croisière de deux mois dont il est revenu sans argent. Il évite ainsi Mikey par honte et auditionne pour Sesame Street en trichant légèrement. L’audition est hilarante, malgré un harcèlement sexuel bien glauque. Tout ça pour son Mikey qui… le trompe. Ou du moins c’est que les apparences laissent penser.

De son côté, Kimmy doit gérer son divorce d’avec son tortionnaire, Richard. Elle demande conseil à Jacqueline par peur qu’il ne l’arnaque et en déduit qu’elle ferait mieux de ne pas signer. Magique. Cela lance tout un tas de scène où elle le fait languir puis se moque de lui… et c’est très drôle. Bêtement drôle.

Lilian largue Bobby et est hyper vexée de voir qu’il s’en fiche royalement. C’est finalement en revenant s’expliquer avec elle que Kimmy, qui les écoute, comprend qu’il faut qu’elle laisse s’en aller Richard. Oui, mais Jacqueline lui dit de se battre pour récupérer de l’argent du divorce. Bonne idée, effectivement, même si prévisible.

C’était un bon retour, même si je m’attendais à rire un peu plus que ça. L’intrigue de Titus était un peu trop over the top au début, mais ça l’a toujours été avec ce personnage de toute manière.

02Épisode 2 – Kimmy’s Roommate Lemonades – 17/20
It’s time for this unicorn to choose!

Titus se lance dans une grosse opération de vengeance, persuade d’être trompé. C’est évidemment beaucoup trop drôle à voir et écouter, parce que oui, ça vire à la chanson, forcément, et c’est digne de Glee clairement, avec des petits chœurs dans sa reprise foireuse de Grease tout en parodiant Beyonce. Bon, comme prévu, Mikey se dit innocent, il jouait simplement à Call of Duty avec son pote Jeff. C’est vrai, c’est une bonne excuse, mais allez, j’ai envie d’y croire pour ce pauvre Titus.

Ce dernier est totalement cinglé, se fait des films et des clips dans sa tête, et ça rythme bien l’épisode. Mikey parvient à le convaincre de venir l’observer avec Jeff… Ce qui n’arrange rien, parce que Mikey est totalement naïf. Et de fil en aiguille, Titus prend la décision de rompre avec Mikey, n’assumant pas d’être son premier copain. Wow. C’est inattendu, mais bien amené malgré tout. Difficile de déprimer pour une rupture devant cette série, donc il n’est pas dur de passer à autre chose.

Pendant ce temps, Kimmy souhaite toujours s’inscrire à la fac, mais ne sait pas trop en quoi. Elle fait donc un test de personnalité pour trouver ce qu’elle veut faire : gérer la circulation. C’est brillant, il fallait une idée délirante pour Kimmy et ils l’ont trouvée.

Enfin, Lillian interrompt un « meeting » politique de Jacqueline et les deux se retrouvent ennemies. C’est beaucoup trop drôle en soi, mais ça s’améliore quand elles découvrent que Kimmy est la seule à pouvoir voter pour cette élection de quartier. Elles font tout ce qu’elles peuvent pour convaincre Kimmy et c’est à nouveau à mourir de rire quand Kimmy devient un chien.

Elle se rend ensuite à la fac pour s’inscrire et rencontre un étudiant en philosophie, Perry. Grâce à lui, Kimmy découvre la philosophie et choisit de voter pour Lillian. Bon, je suis un peu déçu, sa relation avec Jacqueline méritait qu’elle vote pour elle. En plus, Perry arnaque Kimmy en lui faisant croire qu’il sera là avec elle en fac de philo alors que non. Du coup, Kimmy s’inscrit en fac de philo pour 30 secondes avant de changer d’avis.

Quant à Lillian, elle découvre que la politique, c’est de la merde et que sa voix ne fait pas le poids face au conseil de la vie.

PS : ils ont encore réussi à foutre un robot dans cet épisode (et même deux). Faut vraiment que je sois plus attentif à ça.

03Épisode 3 – Kimmy Can’t Help You – 15/20
Especially since I’m mystery bitch.

La série repart sur les histoires de Jacqueline une semaine après sa défaite de l’épisode précédent. Russ, son copain, est de retour et elle envisage un plan pour que ses parents renomment les peaux-rouges. Elle profite de son 75e anniversaire pour cela, mais tout cela tourne bien mal. Son père demande à Duck, le frère de Russ, de reprendre l’affaire familiale.

Jacqueline et Russ se ridiculisent, avec une demande en mariage et les révélations des origines de Mrs White. Ce n’est pas franchement pas si drôle, ou alors c’est la fatigue, mais je suis bien moins mort de rire que d’habitude. Russ finit renversé de manière totalement stupide par une voiture, et même ça, ça ne réussit pas à me faire sourire.

Malgré ses blessures, Russ et Jacqueline se marient face au père et au frère de celui-ci. Jacqueline rejoint donc sa belle-famille pour de vrai, au grand désespoir de ses parents. Voilà qui est fait, mais ce n’était pas franchement la meilleure intrigue, peut-être parce que trop déconnectée de l’héroïne.

De son côté, Kimmy reçoit la visite de Wendy, la future femme de Richard qui veut lui faire signer les papiers du divorce. Inquiète pour elle, Kimmy souhaite lui faire comprendre qu’elle s’apprête à épouser un monstre alors que Titus considère que ce n’est pas ses affaires. Ce n’est pas si mauvais comme idée et ça sauve un peu l’épisode de l’autre intrigue moins fun.

En effet, cela nous ramène à la gentille Kimmy un peu naïve qui se laisse avoir par tout le monde. Après tout, c’est tout ce que j’attends de la série : une bonne grosse dose de bonne humeur. Du coup, quand Titus propose à Kimmy d’aller s’occuper d’elle-même plutôt que de Wendy, j’étais sceptique car c’était à l’encontre de son caractère. Or, c’est ce caractère qui fonctionne le mieux dans la série.

Heureusement, Titus se rend compte que Wendy a besoin de l’aide de Kimmy. Il fait alors ce qu’il peut pour provoquer un des flashbacks de sa colocataire, ce qui est peut-être le moment le plus réussi de l’épisode. Kimmy refuse donc de signer les papiers du divorce et on en reste là pour cet épisode.

Si les deux premiers ont bien réussi à me projeter dans les délires habituels de Kimmy, j’ai eu beaucoup plus de mal à entrer dans ce troisième épisode. Le vrai problème ? Kimmy n’était pas si unbreakable que ça dans celui-ci et une bonne partie de l’épisode se déroulait loin d’elle. Dommage ! J’espère que c’est passager et que la série parviendra à se reprendre par la suite.

04Épisode 4 – Kimmy Goes to College! – 16/20
♫ I love boobs and California

Kimmy force Titus à s’inscire sur une application pour trouver des tâches à faire contre de l’argent. Il se retrouve donc à aller chanter dans l’appartement d’un type qu’il imagine être un tueur, parce que c’est Titus. Finalement, il tombe sur un type plutôt sympa, mais totalement cinglé qui a besoin de chœur pour ses chansons racistes et politiquement incorrectes.

C’est plutôt marrant, même si j’ai eu du mal à vraiment rentrer dedans, quelques lignes des chansons sont à mourir de rire (la date d’expiration pour vieux est une super idée, non ?). Cela se termine par « Boobs in California », la seule chanson qui dérange vraiment Titus alors que c’est la seule capable de devenir un véritable tube derrière. Franchement, c’est à la hauteur de ce qu’on entend à la radio (dit-il alors qu’il n’écoute pas la radio)… et c’est très exactement la conclusion de l’épisode.

Kimmy s’inscrit sur la même application, ce qui lui permet de faire tout un tas de conneries pour tout un tas de gens. Le montage est marrant, mais semble un peu forcé, et elle finit par devoir aller aider Xan. Je suis vraiment heureux de retrouver Xan et ses caprices, même si cette fois la vie n’est plus si simple pour elle. Elle a des problèmes d’intégration à l’université de Columbia, pas aidé par le bâtiment portant son nom. C’est de loin l’intrigue à laquelle j’ai le plus accroché, avec une Kimmy qui s’entend mieux avec les colocataires cinglées de Xan que Xan elle-même.

Lillian continue de se débattre dans le conseil politique de la ville où elle n’arrive pas à faire entendre sa voix. Ce n’est vraiment ni passionnant, ni drôle. Lillian n’a jamais été mon personnage préféré, mais là, ils vont un peu loin sans vraie raison. La conclusion sur le thé et Kimmy incapable d’acheter les bons produits est la seule partie qui m’a fait rire… Bon, cela dit, ça offre un love interest pour Lillian et une intrigue récurrente. Il fallait bien l’occuper.

Quant à Kimmy, elle trouve le moyen d’intégrer l’université de Columbia contre toute attente grâce à son passé dans le bunker. C’est fun et ça fonctionne bien. Il n’empêche que cette saison a un peu de mal à m’accrocher pour le moment. C’est drôle, mais pas à mourir de rire et souvent trop capillotracté pour être pleinement appréciable. Je ne sais pas, il manque un truc (ou alors c’est moi qui vieillit mal, allez savoir).

05Épisode 5 – Kimmy Steps on a Crack! – 15/20
You can’t run a cult like a man!

Le FBI débarque en ville pour demander de l’aide à Kimmy : Gretchen organise une secte qui ne leur plaît pas bien. Comme les autres prisonnières du bunker n’ont pas été bien utiles, ils demandent à Kimmy de la raisonner. Cela sort un peu de nulle part dans la saison mais est une suite logique de la saison 2. Le vrai problème, c’est que sa secte consiste à enlever plein de mecs ados et les garder prisonniers (ce qui n’a pas trop l’air de les déranger).

Gretchen veut être prise au sérieux, ce que les médias et le FBI ne font pas car c’est une femme. C’est une drôle de manière de ramener le féminisme dans la série, mais c’est marrant. Cela joue un peu trop sur certains clichés malheureusement. C’est dans le ton de la série, mais c’est par moment un peu gênant malgré tout.

Gretchen finit en prison, et ça ressemble beaucoup à Orange is the New Black dis donc. C’est une bonne promo interne pour Netflix : ils utilisent les lieux de tournage et une actrice de la série, ce qui fait un bon humour, je reconnais. En tout cas, cette intrigue ne servait pas à grand-chose pour le reste de la série puisqu’elle stoppait Kimmy dans son intrigue sur les études, mais il y avait de bons moments.

Pendant ce temps, Titus est malade. Avec l’aide de Lillian, il apprend qu’il a le scorbut. Passionnant… Ils se lancent à la recherche de fruits et légumes, ce qui permet quelques bonnes blagues et des retrouvailles avec Artie. Le retour du « Run Lillian » est la meilleure partie de cette intrigue. À nouveau, la fin de l’intrigue réaffirme un féminisme sous forme de blague, mais c’était surtout gênant.

De son côté, Jacqueline organise sa soirée de fiançailles avec son beau-père et son beau-frère toujours aussi horribles. Ils lui demandent de trouver une recette, ce qu’elle fait, mais Russ ne voulait surtout pas que son frère trouve la recette. Jacqueline se retrouve à cuisiner pour la première fois de sa vie et c’est parfait. Elle demande l’aide de Meemaw, la grand-mère de Russ, et réussit ainsi à cuisiner au son d’une bonne parodie digne de la série. Néanmoins, elle finit par se faire embrasser par le frère de Russ… et elle se laisse faire tellement elle est surprise.

Bon. Je continue de me marrer, mais je ne suis pas plié en deux. J’ai l’impression que la série a perdu une partie de son fun depuis trois épisodes. Il va falloir que je revois mes attentes à la baisse après une excellente saison 2 je crois.

06Épisode 6 – Kimmy is a Feminist! – 17/20
Did you know feminism is sexy now?

Kimmy découvre donc le féminisme, suite logique après l’épisode 5. L’arrivée à l’université est une très bonne chose, elle retombe ainsi sur Perry (pas attiré par lui), se retrouve dans un groupe de pseudo-féministes et finit dans une soirée anti-St Valentin. Bon, les scénaristes vont encore trop loin dans la parodie, comme d’habitude, mais il y a de vrais moments marrants.

Kimmy comprend par la suite que leur confiance n’est dû qu’au fait que ses nouvelles amies sont encore des adolescentes et qu’elle fait de la merde. Par chance, elle retombe sur Perry en conducteur de bus de nuit après l’avoir traité comme de la merde en début de soirée. Les deux peuvent ainsi continuer à se draguer, ce qui aboutit sur un baiser fort attendu, même si ça ne fait que deux épisodes.

Malheureusement, Perry a décidé de devenir révérend et leur courte romance s’arrête donc ici. L’intrigue était drôle, mais il est un peu dur d’être pleinement satisfait par cette conclusion.

Pendant ce temps, Jacqueline appelle Titus à la rescousse quand Duke débarque chez elle pour la séduire. En effet, elle ne peut simplement le larguer car elle veut garder son pouvoir sur lui pour lui faire changer le nom « Redskins ». L’arrivée de Titus permet le déclenchement de toute une suite de quiproquos excellents et vraiment drôles qui voient même Lillian être mêlée à tout ça.

Titus et Lillian enchaînent les rôles pas très crédibles et les situations comiques, Jacqueline finit par obtenir exactement ce qu’elle veut de Duke et l’épisode finit donc sur une victoire des personnages principaux sur Russ. Entre temps, je me serais bien marré.

Cet épisode me redonne un peu espoir pour la suite de la série en atteignant le niveau d’humour que j’attendais de la série avant de commencer cette saison. Le délire continue, la bonne humeur est de retour.

Cependant, force est de constater que Kimmy a perdu de sa joie de vivre, de son innocence, de sa naïveté. Plus la série avance, moins elle peut être drôle finalement, car ce qui fonctionnait le mieux, c’était la découverte de la vie. Dans cet épisode encore, elle est placée en adulte qui en sait plus que les autres, le rôle exactement inverse de celui qu’elle avait auparavant.

07Épisode 7 – Kimmy Learns About the Weather – 14/20
It’s time to go, girl.

Bon, j’ai fait une pause bien longue entre l’épisode 6 et le 7, mais force est de constater que je suis déçu de ce retour de la série et beaucoup moins mort de rire que d’habitude. Du coup, j’ai moins envie d’enchaîner les épisodes. C’est dommage, mais bon.

Titus fait des cauchemars sur son passé où il a apparemment beaucoup de choses à se reprocher. Il y est question de la croisière, et ça fait 6 épisodes que l’on attend d’en savoir plus. Il découvre ensuite que quelqu’un utilise sa voix dans une publicité.

Lillian, de son côté, passe un quart de seconde à la télévision avant de se débrouiller pour provoquer une grève sur le chantier du magasin Big Natural. C’est une bonne manière de la rapprocher à nouveau d’Artie. Ces deux-là passent leur temps à se disputer et ce n’est qu’une question de temps, justement, avant qu’ils ne finissent ensemble.

Pendant ce temps, un ouragan s’approche de la ville et Kimmy s’inquiète en regardant la télévision. Les scénaristes en profitent pour s’amuser des fake news et de Sharknado, ce qui est drôle, mais de nouveau pas à mourir de rire. Comme Lillian lui annonce que les météorologues mentent, Kimmy se lance dans une expédition contre le météorologue de NBC.

Avant cela, elle aide Titus à se renseigner sur la compagnie qui a volé sa voix. Comme toujours, ça va loin, mais pas autant que d’habitude. Titus finit par comprendre qu’il est un méchant et décide de révéler à Kimmy ses pires secrets, sur fond d’orage. C’est ce qu’on appelle un cliffhanger de mi-saison, mais c’est con, je me suis arrêté au 6 pas au 7. Avant cela, Kimmy a confronté le météorologue et compris que malgré ses mensonges, un ouragan allait vraiment se produire. Elle décide donc de recréer un bunker, dans son appartement. Moui.

Lillian, enfin, comprend qu’elle déteste le changement alors qu’elle ne devrait pas et qu’elle a envie d’embrasser Artie.

Tout semble forcé cette saison, y compris parfois le jeu des acteurs (particulièrement Lillian qui, par moment, semble vraiment réciter son texte – or, ce n’est pas censé donner cette impression). Les gags sont marrants, mais trop souvent ou forcés ou prévisibles. Je n’arrive pas à rentrer dans l’ambiance de la série comme avant, c’est fort dommage. Cet épisode est l’exemple même de ce qui ne va pas cette saison : Kimmy est complétement reléguée au second plan dans une intrigue qui n’a rien de comique et qui ne correspond même pas au personnage. Où est sa naïveté et sa bonne humeur permanente ? Le personnage est devenu une caricature, ici, c’est une militante énervée qui finit par faire ce contre quoi elle s’est toujours battue tout en s’opposant au reste du monde. C’est tout, sauf la Kimmy Schmidt des débuts. Il est bien normal de la faire évoluer, mais je trouve que plus elle évolue, moins elle est géniale. Titus lui a toujours un peu volé la vedette, cette année, heureusement qu’il est là !

08Épisode 8 – Kimmy Does a Puzzle! – 13/20
You gotta admit she makes us both better people.

Ah, nous allons enfin savoir ce qu’a fait Titus durant sa croisière… Il a mangé Dionne Warwick. C’est surtout (évidemment) l’occasion d’un nouveau délire de Titus et d’un guest de Dionne Warwick, chanson originale comprise (avec une fausse Lea Michele, OK, j’ai ri). Passionnant. Cela tourne en rond assez rapidement et l’ouragan de l’épisode précédent qui frappe finalement la ville.

Kimmy se transforme en gendarme pour Titus, Lillian et Artie, qu’elle garde dans l’appartement comme dans le bunker. Son « funker » la transforme peu à peu en révérend : elle impose ses règles et ses activités à tout le monde en faisant en plus stresser Titus qui, bien qu’il sache Dionne Warwick en vie, culpabilise encore d’avoir foutu le feu à sa croisière. C’est hyper dérangeant de voir le personnage de Kimmy tomber dans cette sorte de cercle vicieux où elle veut imposer sa bonne humeur à tout le monde en devenant une tyran de l’amusement.

Comme pour l’épisode précédent, on est là dans l’exact opposé de ce qu’a toujours été Kimmy Schmidt dans les saisons précédentes. Or, si la série était si drôle, c’était grâce à son personnage principal. J’espère vraiment qu’il s’agit d’une intrigue de fond qui la fera revenir à son ancien elle, parce qu’après tout, elle a le droit de se perdre en route.

Cependant, cet épisode n’en prend pas le chemin, en voyant éclater une dispute entre Kimmy et Titus, où elle abandonne définitivement toute bonne humeur. Elle se barre donc à l’université, ce qui est le moyen pour les scénaristes de montrer en quoi Kimmy est nécessaire aux personnages de Lillian et Titus.

Tout ceci mène à une scène de réconciliation pour les deux personnages qui est probablement censée être pleine d’émotions… mais je suis tellement énervé de voir que le personnage de Kimmy n’est plus que l’ombre d’elle-même que j’ai du mal à encore accrocher. La saison vire petit à petit à la catastrophe. Certes, Kimmy a toutes les raisons du monde de s’énerver… mais le but de la série n’est-il pas de montrer que justement elle ne s’énerve jamais ? C’est le titre, quand même. En plus la réconciliation ne la fait pas du tout prendre conscience qu’elle a fait de la merde avec son « funker » en se transformant elle aussi en ce qu’elle combat.

Et la relation amoureuse entre Artie et Lillian a beau être sympathique, elle ne sauve pas l’épisode qui ne s’en sort que par quelques répliques bien trouvées. Mais que s’est-il passé ? Sérieusement, l’écriture de cet épisode était en contradiction avec la base de la série. J’aime bien les séries qui évoluent, mais faut pas non plus aller en contradiction avec le titre.

09Épisode 9 – Kimmy Goes to Church! – 15/20
Thank you for welcoming me on this Good Friday. No. Great Friday!

Je continue quand même la saison, dans l’espoir qu’on retrouve le sourire de Kimmy et tout ce que j’aimais dans la série maintenant qu’elle est réconciliée avec Titus.

Cet épisode la voit se rendre à l’église avec Titus, dans le but de mieux comprendre Perry pour s’excuser. Du coup, la voilà partie dans une grande découverte de ce qu’est la religion. Après tout, c’est une série américaine, fallait bien en passer par là à un moment.

Titus auditionne pour entrer dans le chœur de gospel de l’église et se retrouve à stresser sous la surveillance de Clara, la vieille dame jugeant tout ce qui bouge dans l’église. Forcément. La caricature en fait une grande méchante, histoire de pousser à rire. C’est marrant, mais je n’éclate vraiment plus de rire devant la série. Peut-être que je me ruine la saison à tout voir d’un mauvais œil, en même temps, mais franchement, ce n’est pas ça.

Quant à l’écriture, ça ne fonctionne même pas de manière globale, puisque Titus qui se disait une mauvaise personne dans l’épisode précédent déclare de nouveau dans celui-ci qu’il est une bonne personne.

Finalement, Clara n’est pas si mauvaise et veut simplement mettre en couple Titus et son neveu. Pas de bol, Titus n’a pas le temps de prévenir Kimmy qui met donc à exécution un plan pour ridiculiser tout le monde et particulièrement Clara. Le plan se retourne malgré tout contre elle car tout le monde se sait imparfait dans cette église. Alléluia, la parodie de générique en chant gospel et religieux qui conclut cet épisode est probablement la scène la plus drôle de cette intrigue, et même de l’épisode. Tout vient à point.

Pendant ce temps et pour occuper le reste de l’épisode, Lillian demande des bijoux à Jacqueline pour une soirée avec Artie. C’est l’occasion d’un relooking complet où Lillian découvre les souffrances de la perfection de Jacqueline. Comme dans tout bon épisode proposant ce type de relooking, le lendemain voit l’inverse se produire quand Jacqueline se retrouve habillée comme Lillian. Ce vis ma vie est marrant à suive et finit sur une Jacqueline dépassant les apparences et les préjugés de ses amis, notamment Deirdre (dont j’adore toujours l’interprète qui me fait rire dans toutes ses séries).

Rien de bien original néanmoins dans cette seconde intrigue, déjà traitée par pas mal de sitcom et films comique. C’est dommage, parce qu’avant la série avait ça aussi pour elle, l’originalité. Il n’empêche que c’était très sympathique et que j’ai ri une ou deux fois, ce qui est après tout le but de cette série.

10Épisode 10 – Kimmy Pulls Off a Heist! – 15/20
Come any closer, you’ll never poop again.

Et voilà, le grand jour de Jacqueline est arrivé : elle va faire en sorte de changer le nom de Redskins. Elle retrouve au passage ses parents, ce qui fonctionne toujours. Pas de bol : son plan échoue quand le père de Duke décide de faire arrêter son fils pour ses liens avec ISIS. OK. Cette pauvre Jacqueline se retrouve une fois de plus ridiculisée.

De son côté, Titus se rend à un rencard avec Reuben, puis aux toilettes de la station-service du coin. Pas de bol, il faut désormais payer pour entrer dans les toilettes qu’il a utilisé depuis plus de dix ans. Passionnant ? C’est cette partie-là qui devient l’intrigue de l’épisode, avec Kimmy qui aide Titus à voler la clé des toilettes.

Contrairement aux apparences, cette intrigue apporte de bonnes blagues assez bien fichues avec une Kimmy droguée (littéralement) au sucre. La parodie est plutôt réussie, même si cet épisode n’apporte pas grand-chose à la série en théorie. En théorie, oui, parce qu’en pratique, Titus retombe sur MIkey et perd totalement la rupture. Il comprend qu’il attendait Mikey pour rien. C’était donc très tiré par les cheveux, mais cela amène à une conclusion qui fait évoluer un peu Titus. En fait, c’est le genre d’épisode qui fonctionne bien avec une double intrigue qui réussit à faire sourire par moments.

Une fois de plus, Kimmy est aux antipodes de ce qu’elle était en saison 1, mais cette fois-ci, c’est parce que Titus la fait chanter (non, pas au sens propre du terme). Au moins, il y a une raison.

Quant à Jacqueline, elle parvient finalement à changer le nom de la compagnie en rusant et en trouvant un moyen de leur faire gagner de l’argent. C’était marrant, mais il est dur de ne pas être énervé après Netflix (décidément il y a toujours un truc) qui a spoilé la dernière scène en image de l’épisode. L’épisode se conclue sur une Jacqueline réconciliée avec ses parents qui lui ont donné, sans le savoir, la solution au problème.

11Épisode 11 – Kimmy Googles the Internet – 17/20
To quote Elsa, “Let it goooo”.

Kimmy réussit à se faire inviter à une soirée tenue par sa prof de français, qui n’est autre que la voix d’Imaginary Mary si je ne m’abuse. Elle s’habille beaucoup trop bien et finit par tomber sur Perry au moins aussi mal habillé qu’elle. Tous les deux se retrouvent coincés dans un repas totalement dingue remplis d’intellectuels et tenu par deux personnages joués par la même actrice.

Pendant un moment, elle pense être là pour son intelligence, mais non, c’est son passé qui intéresse sa prof. Kimmy découvre ainsi le poids d’internet sur le monde et… s’énerve, encore. Bon, tant pis pour la cohérence du titre qui l’a dit incassable, hein. L’épisode est enfin à la hauteur avec une suite de bonnes blagues sur Google et les infos que l’on peut trouver sur tout le monde en le faisant. Cela permet à Kimmy de découvrir que Xan connaît son passé et d’aller demander conseil à sa psy, enfin de retour.

Tout ceci nous mène à une acceptation du pire de Google par Kimmy qui se retrouve à rapper avec Perry pour battre « internet » et ne plus être connue uniquement comme la Mole Woman.

Titus continue de voir Reuben et découvre qu’il a une fille d’un an. Oups. Ce qui le dérange le plus est qu’elle s’appelle… Linda. Bien joué. Ils épinglent donc un prénom et s’en foutent plutôt pas mal, disant que c’est un nom du service des Ressources humaines. Mouais. Bien sûr, ça se termine par une rupture avec Reuben, mais je pense qu’on finira par le revoir malgré tout.

Jacqueline apprend que Russ va enfin sortir de ses bandages… mais surtout qu’il va falloir s’occuper de lui. C’est plutôt drôle de la voir stresser à s’occuper de Mimi. Sans grande surprise, l’épisode se termine sur Jacqueline qui découvre que le nouveau visage de Russ est bien plus beau et jeune qu’avant. Sympa le recasting !

Cet épisode repartait déjà un peu plus sur les bases de Kimmy Schmidt. Son caractère n’est toujours pas celui du personnage que j’aimais, mais la série a su proposer des intrigues marrantes et partant d’une mode qui se répand beaucoup trop et qui consiste à taper le nom de tout le monde sur Google. Et on s’étonne que les gens soient psychopathes avec internet après !

12Épisode 12 – Kimmy and the Trolley Problem – 15/20
You’re like a symbol that people can overcome anything.

Les études de philosophie montent à la tête de Kimmy qui se retrouve à penser qu’elle ne fait pas assez de bien autour d’elle. Du coup, elle accepte d’apparaître dans le reportage de Xan sur les femmes de l’université. Mouais. Elle lui demande de parler de son expérience dans le bunker.

Ne sachant comment faire, Kimmy court demander de l’aide à Cyndee, qui fait toute sa carrière désormais à parler de sa vie dans le bunker. C’est assez drôle de la retrouver, car elle est toujours aussi déjantée. La série parvient ainsi à revenir à ses sources.

Jacqueline vit le parfait amour avec son nouveau Russ, au point de s’en vanter auprès de Titus. Cette saison aura au moins permis de sceller une amitié marrante entre ces deux-là. La nouvelle intrigue pour Jacqueline est toutefois de finir à la tête de sa propre télé-réalité parce qu’elle a de l’argent… et un copain sexy. Du coup, c’est Russ qui fait tout le boulot car il est le seul à intéresser tout le monde. Assez vite, il se dessine une rupture, surtout quand Russ accepte de passer à la télé pour autre chose que la cause qu’il souhaitait défendre au début.

Et oui, devenir beau affecte aussi le cerveau, apparemment. Elle décide donc de le forcer à retrouver sa famille… ce qui est la pire des idées. Maintenant qu’il est beau, sa famille l’accepte tel qu’il est et Jacqueline ne veut plus rien avoir affaire avec.

Artie souhaite emmener Lillian en croisière en Europe. Elle s’inquiète de devoir tout laisser derrière elle, surtout ses chats, mais il parvient à la convaincre après quelques emplettes. Titus se retrouve à la jalouser car tout le monde vit le bonheur absolu. Bon, Kimmy a la sympathie de le laisser apparaître à la « télé » dans l’émission de Xan. Finalement, le bonheur absolu de Lillian est très contrasté : elle pense Artie décédé par erreur mais apprend qu’il est condamné, malgré l’aide de la technologie.

Oula, si en plus ils se lancent dans les intrigues tristes, je suis foutu !

13Épisode 13 – Kimmy Bites an Onion – 15/20
– 100%.
– Out of what?

Kimmy apprend qu’elle risque de se faire virer de l’université si elle n’a pas la note parfaite à son prochain test le lendemain. Pas de chance pour elle : le monde entier la dérange dans ses révisions. Cela commence par Jacqueline qui décide de reprendre sa vie en main, puis Lillian qui se plaint du sort d’Artie, puis Titus qui découvre (en espionnant Mikey pour le récupérer) que sa chanson est un carton qui peut lui rapporter beaucoup d’argent.

Après un petit tacle à Lala Land, Titus demande de l’aide à Jacqueline pour trouver une solution. Elle lui trouve rapidement et il gagne 50% des revenus de Boobs and California. C’est une excellente intrigue qui permet à Titus de changer de catégorie : il devient aussi riche que Jacqueline et est ainsi une superstar. Malheureusement pour lui, ce n’est pas suffisant pour récupérer Mikey. Oui, ils font vraiment dans les scènes tristes désormais.

Kimmy se fait virer de l’université (après une rapide scène avec Zach, un personnage dont je ne comprends pas trop la logique) et décide de reprendre sa carrière de policière de la circulation, fallait y penser. Elle se retrouve bien sûr face à un robot et finit par réussir… pour mieux savoir qu’elle ne peut l’être à cause de son mariage. Joli retour en arrière de la part de la série.

Lillian souhaite convaincre Artie de s’acheter un cœur avec son argent, mais il refuse. Elle entre donc en pleine déprime.

La conclusion de la saison arrive et Titus finit par fuir du bateau où il se produisait à la nage, avec Jacqueline qui décide de devenir agent suite à cette journée avec lui. Quant à Kimmy traverse une bonne crise de foi, mais Zach lui demandant de l’aide en sortant de sa De Lorean. Zach offre alors un job à Kimmy dans sa nouvelle entreprise tout juste montée et la saison se termine sur quelques jeux de mots qui font enfin rire. Trop tard.

Fin
Oui, ça résume bien ce que je pense de cette saison par rapport aux précédentes…

EN BREF – Je ne peux bien sûr pas dire qu’il s’agit d’une mauvaise saison, car ce serait mentir, mais cette saison 3 est une déception malgré tout. Malgré de très bons épisodes et des blagues, elle n’est vraiment pas à la hauteur de ce qu’avait proposé la série l’an dernier, ni en saison 1. Je trouve que les scénaristes ont un peu trop perdu l’esprit de Kimmy en la faisant grandir dans un monde qui ne lui est de toute manière pas adaptée.

J’ai bien sûr envie d’une saison 4, mais j’ai presqu’envie qu’elle soit la dernière, car j’ai peur que si l’on continue à ce rythme, la série finisse par être une parodie d’elle-même. Il y a quelques bonnes trouvailles cette année, c’est évident, mais cela tourne beaucoup en rond sans parvenir à être drôle. Titus est devenu le personnage phare de cette saison, Kimmy n’étant plus le centre permanent de la série. Lillian et Jacqueline se sont retrouvées embourbées dans des intrigues qui ne mettaient pas particulièrement en valeur leur humour et la série elle-même s’est embourbée dans des scènes tristes sur sa fin de saison.

La mi-saison était constituée d’épisodes voyant Kimmy ne plus être le personnage qu’on adore, sans jamais revenir dessus. D’ailleurs, ils ne sont jamais revenus non plus sur l’intrigue publicité de Titus, quand les robots et les poulpes n’ont cessé de surgir dans chaque épisode. Pas de conclusion pour Perry, des blagues politiques ou sur l’actualité qui se sont mises à surgir sur les derniers épisodes quand il n’y avait rien dans les premiers, pas de vraie conclusion pour Lillian… Non, franchement, il y a un problème dans l’équilibre et l’écriture de cette saison qui a vraiment ruiné une grosse partie de son potentiel humoristique.

Je ne sais pas, il manquait vraiment quelque chose à la série, sa bonne humeur permanente et contagieuse semble s’être envolée cette année, certaines scènes voyaient les acteurs paraître à côté et l’écriture même de la saison est assez chaotique (avec un final qui tente de nous faire croire que tout est lié depuis le départ, mais bon).

Je suis vraiment curieux d’avoir d’autres avis et retours que le mien, car je suis déçu. La saison ne s’en sort pas trop mal : ça reste Kimmy Schmidt, ça reste drôle… mais moi, je m’attendais à être plié en deux et finalement, certains épisodes se sont révélés gênants et super longs à regarder tellement je n’avais pas ce que j’attendais.

 

Semaine #5 : du 8 au 14 mai

Bonjour à tous !

Je ne suis pas du tout en retard de plus de 24h pour cet article. Vous allez vite comprendre la raison de ce retard cependant en regardant la tronche de ma semaine passée. Je ne vais pas me plaindre, c’était un vrai roller-coaster, autant côté perso que côté séries. J’ai donc plein de choses à vous dire, mais ça prend forcément un peu de temps !

Côté musique de la semaine, je ne suis pas allé chercher bien loin avec cette chanson que vous devez déjà tous connaître. Elle est passée dans le dernier épisode de la saison 2 de Life in Pieces et je l’ai eu en tête un bon moment, parce que c’est dur de s’en débarrasser, ça m’a paru évident de la choisir. En plus, ça faisait bien longtemps que je n’étais pas tombé dessus, je dois bien avouer. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop et que ça donnera un bon rythme à votre lecture.

The Catch Season 2 Episode 10_0000520132

Ma semaine de sériephile

Retour sur les événements et articles marquants des sept derniers jours, toujours sans spoiler, bien sûr.

Lundi dernier était un lundi comme un autre pour moi, à cette exception près qu’il voyait la fin de saison de The Last Man On Earth. Cette série me lassait vraiment énormément en saison 2, mais la saison 3 a su remonter à toute vitesse dans mon estime. Le cliffhanger final était difficile à vivre, parce que le renouvellement n’avait pas encore été confirmé. En parallèle, Once Upon a Time nous proposait un épisode musical (il a failli finir en chanson de la semaine, mais je me suis dit que c’était un peu spoiler quand même).

Mardi, j’ai appris la diffusion d’une saison 4 de The Last Man On Earth l’an prochain. C’est donc soulagé que je me suis à faire… ma valise ! Et oui, quand je disais que la fin de semaine était chargée, je parlais bien d’un bon gros voyage. Je me suis rendu à Paris le soir même pour pouvoir partir tranquille le lendemain matin. Cela m’a permis de voir Quantico dans les transports en commun pour le bingo #2, tout était calculé.

Cela dit, si je n’avais pas eu le temps de le voir, ça n’aurait pas été trop grave, car j’avais huit heures de bus dans la journée de mercredi pour arriver finalement à Bordeaux. Ce n’était pas spécialement prévu comme ça, mais c’est là que c’est arrêté mon visionnage de séries pour cette semaine. Pour la faire simple et sans tout vous raconter de ma vie non plus, j’étais chez des cousins et je n’ai pas eu une minute à moi. C’était plutôt une bonne nouvelle, parce que j’ai aussi appris dans le bus que j’avais foiré mon concours (celui que j’avais passé en mars)… Se changer les idées était plutôt une très bonne chose. La pilule est très bien passée du coup.

Jeudi, je me suis rendu à une journée d’étude sur la chaîne américaine CW à l’université de Bordeaux Montaigne. Pour tout vous dire, c’est en fait la raison principale de mon voyage dans le sud, si loin de chez moi. C’était extrêmement cool de se retrouver entouré de spécialistes de séries TV, de les rencontrer, de débattre avec eux, et j’en passe ! J’ai moi-même eu l’occasion de faire une présentation sur l’écriture des séries Buffy & The 100, notamment du point de vue de l’héritage de la première sur la seconde. Bon, je me suis senti trop stressé et un peu embrouillé dans ma présentation que j’improvisais, mais j’ai eu un gros problème de Power Point juste avant de passer, alors voilà.

Le lendemain et le samedi, j’ai profité du soleil bordelais (bon et de la pluie aussi) pour découvrir la ville en long, en large et en travers. C’était super cool… mais ça n’a rien à voir avec ma vie de sériephile, donc je vous passe les bières et les détails. J’ai quand même revu les premiers épisodes de Dix pour Cent avec mes cousins qui découvraient (faut pas déconner, on est sériephiles ou on ne l’est pas).

Samedi soir, c’était déjà un peu plus sériephile parce que Rhomin a eu la gentillesse de m’inviter à une soirée chez lui, en compagnie également de Geeleek. Pour rappel, c’est avec eux que j’avais participé au podcast sur 13 Reasons Why et ils ont chacun une chaîne Youtube plutôt sympa. Je crois que j’ai réussi à m’en sortir sans dévoiler trop de dossiers sur moi, contrairement à eux, mais par précaution on va garder tout ça secret pour le moment. C’était en tout cas une soirée très sympathique, Rhomin, si tu passes par-là, merci encore !

Dimanche, il était déjà temps de rentrer chez moi à Paris, avec cette fois-ci un trajet de neuf heures, lors duquel j’ai rattrapé le reste de mes séries en retard (à l’exception de Dix pour Cent), en revoyant même deux fois l’épisode de The 100 tellement j’étais dedans. Autant à l’aller, j’avais bossé un peu, autant l’échec du concours et ces quelques jours de vacances m’ont un peu passé l’envie de travailler pour le moment. Je sais, c’est mal.

Non, je n’ai même pas pu profiter de cette semaine pour valider le « voir un épisode chez quelqu’un » du coup, je me suis fait avoir. Je le vis bien, il reste du temps. Enfin, n’empêche que tout ça, ce n’était qu’une semaine, mais j’ai l’impression d’avoir vécu des jours et des jours à Bordeaux, car je me suis bien occupé (baignades, promenades et découverte de librairies… intéressantes).

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Le Coup de…

Je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon…

Coup de Cœur : Je vais faire un truc dingue et dire que c’était Once Upon a Time. Non, l’épisode n’était pas génialissime, mais les chansons originales de son épisode musical m’ont beaucoup plu, étaient entraînantes et… Bien chantées. Une bonne partie du casting était meilleur chanteur qu’acteur, ce qui est un peu con quand on y pense.
Coup de Mou : Le final de la saison 2 de Life in Pieces s’est un peu fait au rabais si vous me demandez mon avis, et c’est bien dommage après une saison très réussie. Clairement, cet épisode ne sera pas le plus marquant de la série.
Coup de Poing : L’épisode de The 100 n’était pas l’un des plus simples à voir cette semaine, avec des coups de poing aussi physiques que psychologiques. Pourtant, il faut bien faire avec et je suis toujours pressé de voir la suite !
Coup de Blues : Une scène bien particulière de l’épisode de Blindspot m’a rappelé la fin de saison 2 de NCIS. Ouais, je sais, c’est n’importe quoi, mais c’est comme ça, c’est mon blog, je fais ce que je veux et ça m’a filé le blues des bonnes scènes d’NCIS.
Coup de Vieux : Je l’ai eu jeudi lors du colloque sur The CW. La chaîne a déjà dix ans et moi je me souviens encore quand j’ai lu l’information de la fusion de la WB et d’UPN. Je regardais aussi déjà pas mal de séries, c’est pour ainsi dire l’année où j’ai commencé à les multiplier, alors autant vous dire que c’était étrange d’être là pour parler de l’historique de la chaîne depuis Gossip Girl jusqu’au cross-over DC.
Coup de Gueule : Cette semaine, il est contre ABC et je ne décolère pas de l’annulation de The Catch, qui déjà suit celles de Conviction et Notorious. Les deux premières n’auront jamais de fin et c’est particulièrement frustrant pour celle du Shondaland car je n’avais pas aimé sa saison 1, mais sa saison 2 méritait vraiment d’obtenir une saison 3 en devenant un excellent guilty pleasure. Mais non, il faudra faire avec une fin tellement ouverte que même les 4400 paraît avoir une conclusion en comparaison. En plus, je ne vois pas une autre chaîne racheter du Shonda, c’est ABC et c’est tout.
Coup de Barre : L’épisode final de The Great Indoors fut moins bon que les précédents et conclue la série (annulée) sur une note plus négative que d’habitude. C’est dommage que l’écriture ne soit pas aussi vive que d’habitude sur un dernier épisode !
Coup de Bol :
Valider le point 16 du Bingo Séries devant The 100 alors que c’était évident que ça risquait d’arriver.
Coup de Tête : Revoir les premiers épisodes de Dix pour Cent et se rendre compte qu’ils sont géniaux et bien meilleurs que le début de la saison 2.
Coup de Théâtre : The Last Man On Earth a obtenu une saison 4 après la diffusion de son cliffhanger de saison 3 particulièrement génial et je suis vraiment rassuré de le savoir, comme je l’ai déjà écrit plus haut. Tout le monde pensait que la série serait annulée, c’est donc une vraie surprise !
Coup de Pub : Je vous ai beaucoup parlé aujourd’hui de la journée d’étude sur la CW de jeudi dernier… Sachez que vous pouvez accéder aux différentes interventions (y compris la mienne, gloups) sur Youtube. Méfiez-vous toutefois des spoilers, inévitables dans ce genre d’étude. Certaines inventions sont en anglais, d’autres en français.
Coup de Grâce : J’ai passé 15 heures dans un bus cette semaine (+2 heures de pause), dont 9 sans wifi à cause d’un bug. Cela se passe de tout autre commentaire (mais je ne regrette rien), mais sachez qu’en plus dimanche The 100 m’y a fait couler une larme, Grey’s Anatomy avoir une réaction brutale (forcément) faisant tomber mon sac du siège d’à côté et Scandal comme Life in Pieces rire à voix haute. À la fin du voyage, j’ai fui un peu honteux…

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Les 17 inédits de la semaine

Du plus récent (hier) au plus ancien (lundi dernier) :

-> The Catch, 2×10
-> Scandal, 6×14
-> Grey’s Anatomy, 13×23
-> Life in Pieces, 2×22
-> Blindspot, 2×21
-> The 100, 4×11
-> Prison Break, 5×06
-> Agents of S.H.I.E.L.D, 4×21
-> Imaginary Mary, 1×07
-> Quantico, 2×21
-> Outcast, 2×06
-> Supergirl, 2×20
-> The Great Indoors, 1×22
-> Silicon Valley, 4×03
-> The Last Man On Earth, 3×17-18
-> Once Upon a Time, 6×20

Si vous voulez me parler d’un de mes coups ou de quoique ce soit, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça, mon compte Twitter (@ShipouJG) aussi !

Bonne semaine de visionnage à tous !

À la semaine #4 : du 1er au 7 mai

Bonjour à tous !

En cette matinée gueule de bois post-électorale*, je vous propose une petite bouffée d’oxygène sériephile avec un retour sur les sept derniers jours. Comme en plus, nous sommes encore un jour férié, vous n’avez pas d’excuse pour ne pas me lire et oublier tous vos problèmes !

Histoire que ce soit encore plus sympa, je me suis dit que j’essaierai de vous dénicher chaque semaine une chanson que j’aime dans mes séries vues pour accompagner votre lecture. Pour bien commencer, je triche et vous sors donc une chanson du 2×01 de Sense8 que j’ai vu en décembre. Faut pas m’en vouloir, j’ai passé mon dimanche à écouter la BO de la saison et je viens de la redécouvrir. En plus, c’est définitivement ma préférée, que j’associe immédiatement à la série.

* Une fois de plus, j’écris ça dimanche après-midi, avant les résultats. Quoiqu’il en soit, le candidat élu ne représentera pas franchement mes idées, l’un étant certes pire que l’autre. Je ne suis pas ici pour parler politique, mais comme mon blog laisse forcément transparaître mes idées et que mon compte twitter y est lié, je pense que vous avez déjà cerné mes opinions. Je m’excuse d’ailleurs pour la soirée hautement politique sur mon Twitter hier, je me connais, je suis motivé par des RT et des détournements à foison !

21Ma semaine de sériephile

Retour sur les événements et articles marquants des sept derniers jours, toujours sans spoiler, bien sûr.

Lundi dernier, c’était férié et je n’étais pas chez moi. Tout ce que j’ai fait, c’était voir les Gardiens de la Galaxie, mais j’ai un peu triché (sans même m’en rendre compte) en en parlant dans l’article de la semaine dernière. Pour ma défense, c’était la fin du week-end, je me croyais donc dimanche quand je l’ai écrit. Je vous assure que c’est 100% logique.

Mardi, j’ai enfin publié mon article à la semaine et j’ai commencé à préparer le terrain du Bingo Séries #2. J’en ai aussi profité pour rattraper tous les inédits du lundi et du mardi, me laissant juste assez de temps pour voir quelques-uns de mes cours, quand même.

Mercredi et jeudi, j’ai fait un truc totalement fou après mon bilan mensuel : j’ai rattrapé un mois de retard dans Plus Belle la Vie en binge-watching et speed-watching (montant jusqu’à x3 sur certaines scènes vraiment plus nazes que les autres). Oui, je regarde PBLV. Je sais, ça remet en cause toute ma crédibilité, mais au moins, c’est un truc dans lequel je suis sûr de ne pas me planter quand je prédis ce qu’il va se passer l’épisode suivant. Et quand il m’arrive de me planter sur l’identité d’un tueur en série, j’apprends deux ans plus tard qu’en fait j’avais raison depuis le début… Donc non, ce n’est pas une bonne série, mais c’est un bon divertissement quand on fait autre chose en même temps. Pas de quoi vous en faire un article, je vous rassure.

Vendredi, je me suis fait surprendre par la fin de saison de Superstore. Je me suis lancé l’épisode histoire de voir une petite comédie avant de commencer Sense8, mais finalement, j’ai mis un peu de temps à me remettre de l’épisode (et puis, à écrire mon bilan de fin de saison). Oh oui, les semaines à venir vont être chronophages avec les bilans, zut !

Samedi, je me suis donc enfin lancé dans Sense8 et j’ai enchaîné les dix épisodes toute la journée. Sans complexe. J’ai même eu le temps de revoir quelques Community et de recommencer… Supernatural ! Oui, il ne faut pas désespérer. Bon cette reprise est un peu intéressée, j’ai espoir de réussir à finir la saison 2 d’ici ce soir (c’est peu probable, mais on ne sait jamais) pour réussir le mini-défi numéro 2 du Challenge Séries. En tout cas, c’est l’occasion de reprendre ce challenge, même s’il est peu probable que je le finisse dans les temps.

C’est également la bonne occasion de regarder une série fantastique pour rapidement me remplir beaucoup des points du Bingo Séries #2, que j’ai publié hier sur le blog, après avoir parlé de mes résultats du premier par ici. Bon, cette seconde édition est peut-être un peu trop facile finalement. Je pense que je peux facilement en faire la moitié avec ce rattrapage, puisque Supernatural est une série fantastique très branchée sur les tournages en extérieur… On verra bien, je vais essayer de varier les plaisirs quand même !

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Le Coup de…

Je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon…

Coup de Cœur : Je vais l’attribuer à Sense8 qui a réussi l’exploit de me réconcilier avec Will, que je n’aimais pas spécialement en saison 1, et même avec Capheus (et là, ce n’était pas gagné). Bon et puis je le donne surtout aux personnages de Nomi & Aminata, qui restent pour moi les meilleures de cette série, avec une écriture très juste et sublimant le message que veut faire passer la série.
Coup de Mou : Je le donne à Imaginary Mary qui est vite retombée au stade de comédie médiocre. Je ne sais pas trop pourquoi je l’ai tant glorifiée sur ses épisodes 3 et 4, mais là, franchement, la qualité décline et c’est très dommage. Redonnez-leur de la musique, ça ira mieux.
Coup de Poing : Il se trouvait à la fin de l’épisode de Supergirl, suivi d’un high five entre mes deux personnages préférés. Difficile de demander plus que ça.
Coup de Blues : Je l’ai eu devant la fin d’épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D, forcément. Allez, la fin de cette phrase est un peu spoiler donc ne lisez pas si vous n’êtes pas à jour, mais je l’ai eu plus précisément au moment des au revoir. Faut pas me faire ça (même si c’était moins déchirant que les deux départs de la mi-saison de l’an dernier).
Coup de Vieux : Quand j’ai sursauté devant une scène de The Catch. Si je n’arrive plus à prévoir les twists très prévisibles (mais choquants) de la plus mauvaise des séries de Shonda Rhimes, je ne sais pas si j’ai grande légitimité à tenir encore un blog !
Coup de Gueule : La décision radicale prise par les scénaristes de The Last Man On Earth m’a un peu énervé sur le coup. C’était un bon épisode, mais il était aussi très frustrant. J’ai l’impression qu’on se dirige vers une annulation, en plus, donc ça ne me rassure pas ce choix et la fin d’épisode…
Coup de Barre : Devant le 2×05 d’Outcast. Franchement, c’était très soporifique. Très, très, très soporifique.
Coup de Bol :
Avoir découvert avant de visionner l’épisode que la saison de Scandal avait seize épisodes. Sans ça, j’aurais pu croire que le treizième était bien une mauvaise fin de saison. Je suis intrigué pour les trois épisodes à venir.
Coup de Tête : J’ai entamé le visionnage de la saison 2 de Supernatural. Ce n’était tellement pas prévu sur mon planning que même moi je ne sais pas ce qui m’a pris !
Coup de Théâtre : Regarder Superstore histoire de voir une comédie un peu détente et atterrir devant une fin de saison qui décoiffe (sans jeu de mot).
Coup de Pub : L’application TVshow Time a fait une mise à jour qui la rend encore plus fonctionnelle (surtout si vous êtes anglophones, je reconnais). Cela fait quelques années que cette appli a révolutionné ma vie et ma manière de suivre mes séries, et je sais que certains d’entre vous continuent à ramer avec la méthode du carnet. Certains aiment, d’autres préfèrent se moderniser, à vous de voir, en tout cas, il y a une communauté sympa, des votes pour vos personnages préférés, un créateur de memes, … tout ce qu’il faut pour se sentir bien quoi. J’y suis inscrit sous le pseudo Shipou et je commente tous les hebdos que je regarde, n’hésitez pas à m’ajouter !
Coup de Grâce : S’il y a des fans de The 100 dans la salle, je pense qu’ils seront d’accord avec moi pour dire que la fin d’épisode était le coup de grâce de tous les sériephiles cette semaine. Franchement, y a pas idée. Je ne vais pas spoiler, mais je suis encore énervé par le twist final !

00Les 27 inédits de la semaine

Du plus récent (hier) au plus ancien (lundi dernier) :

-> Sense8, 2×02-11
-> Blindspot, 2×20
-> Life in Pieces, 2×21
-> Superstore, 2×21
-> The Catch, 2×09
-> Scandal, 6×13
-> Imaginary Mary, 1×06
-> Grey’s Anatomy, 13×22
-> The 100, 4×10
-> Prison Break, 5×05
-> Agents of S.H.I.E.L.D, 4×20
-> Outcast, 2×05
-> The Great Indoors, 1×21
-> Silicon Valley, 4×02
-> Once Upon a Time, 6×19
-> Quantico, 2×20
-> The Last Man On Earth, 3×16
-> Supergirl, 2×19

Si vous voulez me parler d’un de mes coups ou de quoique ce soit, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça, mon compte Twitter (@ShipouJG) aussi !

Bonne semaine de visionnage à tous !

Sense8 (S02)

Outre mon avis sur chaque épisode de la saison juste après visionnage, vous retrouverez en bas de page mon avis, à chaud, sur tout le drama proposé par Netflix en juin 2017 avec l’annulation, puis le sauvetage de la série. WHAT’S GOING ON?

Avis : Je me souviens encore de ma réaction quand j’ai appris que la saison 2 de Sense8 ne débuterait qu’en mai, qui plus est en mai 2017, alors qu’on était en juillet 2015. C’était du grand n’importe quoi, ça me paraissait tellement loin que c’était totalement irréel. Et puis, un peu du jour au lendemain j’ai l’impression, nous y voilà enfin !

Il y a eu entre-temps un épisode de Noël qui n’avait d’épisode de Noël que la date et ses dernières scènes, dont je vous ai parlé ici. Cet épisode que je vivais comme un spécial est en fait enregistré comme le premier épisode de la saison sur Netflix, sa note entre donc en compte pour la moyenne de la saison.

Bon, grâce à cette reprise anticipée, je m’étais un peu remis en tête les histoires des Sense8, même si je ne suis toujours pas au point. Ne vous attendez pas à ce que j’ai une connaissance et une compréhension parfaite de la série, d’autant que je fais partie du clan discordant des fans de la série, ceux qui l’aime bien pour sa photographie et ses jeux d’acteurs, mais qui la trouve souvent trop longue et trop « trash » pour le plaisir de l’être. M’enfin, ça ne m’empêche pas de l’apprécier quand même, je vous rassure. Allez, c’est parti pour la critique détaillée des dix épisodes diffusés vendredi !

Attention aux spoilers.

Note moyenne : 16,5/20

Épisode 1 – Happy F*cking New Year – 17/20

02.pngÉpisode 2 – Who am I? – 16/20
He thought the world of Sara.

L’épisode commence par un cauchemar de Will qui me perd déjà, puis remet chacun des Sense8 en contexte : Nomi se tape une scène très Cosima dès le départ, puis Lito débarque à une avant-première. Il n’en faut pas plus pour que les scénaristes nous écrivent une scène magnifique sur l’affirmation sexuelle et le refus du racisme. De toute évidence, cela aide beaucoup d’être huit dans une seule tête quand il s’agit de faire un discours, chacun des Sense8 prenant le temps de venir aider.

Les choses sont assez vite remises en contexte pour le téléspectateur paumé que je suis grâce à cela surtout pour Lito et pour Capheus, qui se découvre un nouveau love interest avec la journaliste qui l’accuse d’abord d’être raciste.

Wolfgang et Felix se retrouvent en boîte de nuit et ce dernier se voit offrir ladite boîte de nuit. Cela sent le coup fourré à des kilomètres sérieusement, je me demande où se dirige la série pour ces deux-là.

Tout au long de l’épisode, Will continue ses cauchemars, réussissant à choper des informations chez l’ennemi. Les huit sont suspendus à lui, mais chacun de son côté. Ces scènes d’interactions entre tous font clairement toute la force de la série. Elles compliquent aussi grandement ma manière d’écrire la critique, puisque toutes les intrigues se superposent les unes aux autres, alors qu’habituellement je me sers des intrigues comme fils conducteurs pour donner mon avis. Cela fait l’originalité de la série et c’est aussi ce qui est agréable devant Sense8.

Il y a un bon suspens autour de Will et du méchant, chacun faisant ce qu’il peut pour cacher sa localisation au mieux. Will est donc à Amsterdam, mais ils le pensent encore sur l’île, ce qui est une excellente chose pour l’instant.

Dans leur coin, Nomi et sa copine mènent l’enquête. Cela fonctionne très bien comme intrigue, mais c’est surtout parce que je les aime bien. Elles interrogent la mère de Sara, une petite fille dont le souvenir a obsédé Will un temps et qui a clairement son rôle à jouer dans la mythologie de la série. C’est tellement complexe et j’en ai oublié tellement cela dit que je ne veux pas trop m’avancer sur son rôle précis.

Il y a vraiment trop de personnages dans ce casting, il est dur pour les scénaristes de tout bien équilibrer. Les montages construisant en parallèle chacune de leur vie permettent heureusement de nous montrer un peu tout le monde et sont toujours très réussis.

Le cliffhanger voit Will enfin réussir, avec l’aide de tous les autres, à localiser Milton. C’est merveilleux et ça donne envie d’enchaîner.

03Épisode 3 – Obligate Mutualism – 18/20
We just help someone break out of prison.

Milton est enfin neutralisé, Will peut donc découvrir les rues d’Amsterdam. Tout se passe à merveille en ce début d’épisode et ça ne peut durer : Lito découvre qu’il s’est fait virer de son futur film, Sun est embarquée vers des gardes qui veulent la tuer.

L’épisode démarre ainsi à toute allure avec une scène d’action qui mêle nos huit personnages principaux et où Sun manque de se faire pendre, en même temps que tous les autres. Cela ajoute tout de suite des enjeux énormes de voir les huit personnages vivre le même sort dans leur vie de tous les jours, avec leurs proches plus ou moins affectés également. C’est très intéressant et ce n’est que le début de la saison après tout.

On enchaîne ensuite avec la fuite de prison de Sun. Chacun apporte son aide comme il peut dans l’évasion, c’est franchement passionnant à voir. À nouveau, c’est le genre de scène où la série exploite pleinement son potentiel et c’est quasiment tout ce que j’aimerais voir quand je la regarde. Nous avons après tout huit personnages connectés en permanence, il faut bien que ça serve et, chaque fois que ça sert, c’est efficace en ce qui concerne le rythme. Sun finit chez une amie de la codétenue qui lui a sauvé la vie. Bien, elle a eu son heure de gloire, ça manquait un peu dans le précédent. Vivement celle de Kala maintenant, surtout qu’elle devrait un peu mieux surveiller Wolfgang.

En effet, Felix et Wolfgang continuent leur vie en parallèle de tout ça : Felix s’est donc fait offrir un bar. Ils rencontrent le généreux donateur et une italienne qui parvient à se connecter à Wolfgang pour lui faire l’amour en pleine discussion business, puis en plein repas.

Will poursuit quant à lui son enquête en parlant à Sayid de Lost (qui doit s’appeler Jonas dans cette série si j’ai bonne mémoire) et nous offre enfin des informations sur les Sense8, sur leur manière de se connecter entre eux, et franchement, c’est passionnant. Il y a donc une histoire de gènes derrière tout ça, c’est simple et efficace. Quant à l’organisation (BPO) qui les martyrise, elle œuvrait pour le bien… avant le 11 septembre. L’enquête avance finalement, mais Milton débarque de nulle part et tue l’informateur de Will, sympa le cliffhanger.

Bon, autrement, Lito cherche à s’acheter un appartement, mais ne peut le faire seul ou en couple. Devinez quel trio se retrouve avec un appartement ?

Je reproche un peu à cette saison sa construction pour l’instant : certains personnages sont clairement mis de côté certains épisodes. Cela ne serait pas tant dérangeant si ça ne faisait pas deux épisodes que j’avais l’impression que Kala était une figurante. Bref, j’enchaîne parce que j’en veux plus sur les personnages qu’on ne voit pas.

04.pngÉpisode 4 – Polyphony – 15/20
What if I only pretended to be a good person?

Will s’est fait piéger par Whispers (Milton) et il doit trouver un moyen de s’enfuir du musée. Comme d’habitude, avec l’aide des capacités de tout le monde et Riley comme complice sur place, c’est hyper simple pour lui et hyper fluide pour nous.

Wolfgang rejoint ses camarades dans leur tête et leur apprend l’existence de Lila Facchini, une autre Sense8. Il est assez clair que Kala est grave jalouse, alors qu’Aminata elle est juste heureuse d’apprendre qu’elle avait raison d’imaginer l’existence d’autres groupes de connectés. La mythologie s’élargit quand même considérablement avec cette information.

Cet épisode se concentre donc un peu comme je m’y attendais sur Wolfgang et Kala, mais la présence de Lila entre eux ajoute du piment. En effet, elle peut désormais se connecter à Wolfgang comme elle le souhaite. Cela nous complexifie la relation déjà bien trop galère du couple.

Pendant ce temps, Nomi explique enfin qui elle est à Bug, le type qui les aide depuis un moment maintenant et qui devrait quand même avoir compris par lui-même la majorité de ce qu’elle lui annonce. Enfin, je veux dire, à force ! Elle se parle à elle-même dans chaque épisode et connaît la vie d’étrangers en temps réel… bon, il aurait pu imaginer un délire technologique, mais il devait bien savoir qu’il y avait un truc qui la reliait à ceux sur qui elle enquêtait.

Capheus continue de se faire draguer par sa journaliste, Kala se rend sur les lieux de la fusillade de la saison 1. Assez vite, on sent que l’effet de foule est une bien mauvaise chose. Il y a un vrai sentiment d’oppression qui se met en place. Cela ne rate pas avec deux foules qui virent à l’émeute, le tout pendant qu’Aminata se rend compte qu’elle est suivie et se lance dans une course poursuite à moto pour semer l’homme qui veut simplement retrouver Nomi.

C’est la grosse scène de l’épisode, avec tous les acteurs qui s’interchangent. Comme toujours, c’est une vraie réussite et ça ne part heureusement pas en vrille. La scène en paraît presque trop longue, tellement je me rends compte que j’attends toujours un truc énorme à chaque fois maintenant. Heureusement que ce n’est pas le cas d’ailleurs, sinon ce serait trop répétitif et il faudrait constamment relever les enjeux.

Capheus finit par passer à la télé et ça me paraît un peu précipité tout ça. Le vrai problème, c’est surtout que les conséquences de l’attaque de Sun dans l’épisode précédent sont totalement éclipsées. Ils se sont tous retrouvés étranglés dans leur vie de tous les jours et personne ne semble s’en soucier autour d’eux. C’est un peu bizarre et dommage de ne pas mieux exploiter ces moments gênants pour eux.

Riley entre en contact avec un ex et le pote de celui-ci qui peuvent l’aider à comprendre les mystères des Sense8, d’une manière ou d’une autre, j’avoue que ce n’est pas clair (j’ai peut-être mal suivi).

Lito enquête sur un ancien amant qui était lui aussi un Sense8, du groupe d’Angelica. Les choses se précisent encore un peu plus sur le passé de l’expérience et des Sense8. Je dois dire que c’est passionnant même si c’est encore trop complexe pour tout comprendre.

Pendant ce temps, Sun se fait rattraper par la police, ce qui permet une petite scène émouvante où elle dit adieu à sa codétenue pour continuer sa quête de liberté et surtout d’innocence.

La toute fin d’épisode voit Jonas venir dire au revoir à nos héros et se faire scier le crâne. Bien, bien, bien. Cet épisode était un peu plus mou que les autres, pourtant, on continue de bien avancer dans la mythologie de la série. Celle-ci continue d’être bien complexe mais se dessine peu à peu. C’est très agréable de la voir se développer de la sorte.

05.pngÉpisode 5 – Fear Never Fixed Anything – 14/20
– It’s official.
– I’m dead.

L’épisode débute par la confirmation de la mort de Jonas, même s’il subsistait quand même peu de doute après le passage de la scie. Il nous présente ensuite la situation de chacun des personnages, qui évolue séparément dans cette cinquantaine de minutes.

Bug découvre qu’il est possible de créer une e-mort et connaît un type qui peut l’aider à le faire. Il décide de le contacter pour le mettre en contact avec Nomi et Aminata, dans une scène qui a juste le bon dosage de comique.

Lito traverse toujours sa crise professionnelle, ne trouvant aucun rôle qui ne le tue pas ou qui ne soit pas le personnage d’un gay stéréotypé. Il est légèrement réconforté par Bug qui emmène Nomi et Aminata voir un film de Lito. Il s’agit d’une couverture pour une rencontre avec un anonymous capable de faire disparaître toute trace de Nomi. Seulement, il demande en échange un service futur, ce qui risque de poser problème d’ici la fin de saison, surtout qu’il sait que Nomi est un Homo sensorium.

Et hop, c’est la fin des problèmes judiciaires de Nomi. Quant à Lito, il se retrouve à envisager de se rendre à une gay pride. Ben tiens, ça fera de jolies scènes, on se croirait dans Sense8 !

Sun débarque chez son professeur d’arts martiaux et découvre à la télé que son frère est toujours une ordure. Elle reprend ses entraînements sportifs, rien de bien fou, juste de quoi culpabiliser le sériephile au fond de son lit que je suis. Le détective de l’épisode précédent vient lui rendre une visite sur la tombe de ses parents également, car il est clairement amoureux d’elle. Il promet qu’il veut simplement l’aider, et elle écoute tout à quelques centimètres.

Kala est complétement paumée dans sa vie et les choses ne s’arrangent pas lorsque le dîner de famille de la semaine tourne mal. Franchement, cette intrigue ne servait à rien et n’était là que pour assurer la présence de l’actrice à l’écran, hein.

Idem pour Capheus qui continue de draguer Zakia, la journaliste, mais il découvre par ses collègues qu’elle est lesbienne. C’est un joli moyen de couler un crush naissant ça.

Milton entre de nouveau en contact avec Will, cette fois pour lui avouer la vérité. Sa vérité, en tout cas. Il se présente comme un grand gentil et Angelica comme une soldat ayant perdu pied.

Wolfgang, quant à lui, reçoit la visite de Lila, entièrement nue et marquant le premier full frontal de la saison. Vous l’aurez deviné : ce full frontal ne sert absolument pas l’histoire de la série ou de l’épisode, continuant de nous présenter Lila comme hautement excitée par Wolfgang et très entreprenante, ce que sa première scène suffisait à faire.

Tout ceci mène à une conclusion d’épisode au son de What’s going on, ça faisait longtemps ! Riley s’expose donc au reste du monde et la fin de l’épisode est ainsi bien rythmée avec un cliffhanger cool qui voit Milton rater de nouveau Riley et Will. Il est en tout cas intéressant de voir les Sense8 décider de répliquer.

Cet épisode prenait son temps pour faire avancer individuellement chacun des personnages, mais du coup, ça ressemblait beaucoup à une série « classique », avec assez peu d’interactions. C’est dommage, car c’est la force de la série de réussir à dresser habilement des parallèles. Cela manquait un peu.

06.pngÉpisode 6 – Isolated Above, Connected Below – 15/20
Packs your bags, family, because we’re going to Sao Paulo!

Un épisode d’une heure pour la mi-saison, comme c’est gentil de se soucier de nous flinguer nos emplois du temps. L’épisode reprend sur les bases du précédent et chacun des Sense8 décide de prendre son courage à deux mains. Cela se vérifie surtout du côté des relations amoureuses, histoire d’avoir les traditionnelles scènes de sexe poétiques et esthétisées. Il faut bien avouer que ces scènes sont magnifiques.

Riley et Will sont dans un train et la blonde reçoit la visite d’un homme qu’elle a vu à la rave party la veille. Celui-ci est donc un homo sensorium, mais il ne lui fait pas confiance. Plus tard, alors qu’ils s’installent dans une nouvelle planque abandonnée, elle reçoit la visite d’un autre type, qu’elle avait rencontré au laboratoire dans l’épisode 5. Celui-ci est absolument horrible et elle se sent souillée de l’avoir rencontré.

Ce n’est pas le cas avec le premier, Hoy, qu’elle retrouve un peu plus tard et dont elle gagne la confiance. Son groupe est clairement plus vieux, ce qui lui permet d’avoir des informations précieuses sur BPO et les Homo sensorium, qui ont toujours existé d’après lui. Bien plus que le groupe de Sense8 que nous suivons, il y a donc eu des générations d’histoires connectées les unes aux autres, ce qui complique encore la narration de la série.

Comme prévu, Lito souhaite se rendre à Sao Paulo et c’est là son courage. Il s’avoue homosexuel lors de la gay pride, présentant Hernando au reste du monde comme son copain. La gay pride est une autre occasion pour une superbe fête, comme je m’y attendais dans l’épisode précédent. Ils font toujours en sorte d’avoir de sublimes images et, côté couleurs, une gay pride, on ne peut rêver mieux pour de sublimes images !

Nomi et Aminata rentrent chez elles, pile à temps pour le mariage de la sœur de Nomi. Seulement, les choses ne sont pas simples avec leurs parents et leur père semble même avoir très bien cerné Nomi. Il lui reproche d’être trop narcissique et de trouver de quoi rendre le mariage de sa sœur à propos d’elle… force est de constater que les événements lui donnent raison dès les préparatifs.

Capheus retrouve Zakia qui lui annonce qu’elle est bisexuelle. Les deux s’embrassent sous les applaudissements des passagers du bus. Décidément, les intrigues de Capheus sont vraiment mauvaises et ne m’intéressent jamais vraiment.

Kala prend son courage à deux mains pour affirmer son amour et surtout son désir à Wolfgang. Ces deux-là s’embrassent enfin et font l’amour, en même temps que Capheus et Zakia. Les scènes sont inutilement longues et érotiques, bien que toujours magnifiques.

Par la suite, Kala n’assume pas trop ce qu’elle a pourtant provoqué, préférant construire sa vie, de nouveau.

Wolfgang, lui, reçoit une nouvelle visite de Lila, cette fois accompagnée par un membre de son groupe alors que lui-même l’est de Will. Lila s’avère être une beauté fatale au sens premier du terme, tuant des hommes comme s’il s’agissait de simples insectes. Il est assez clair qu’elle est plus dangereuse que prévue.

L’épisode s’achève sur un cliffhanger : Riley envisage d’aller à Chicago alors que Nomi comprend que les problèmes d’Angelica et son groupe ont commencé quand elle s’est rendue à Chicago. Bon, les choses avancent plus vite que l’an dernier et les pistes se multiplient, c’est très cool à suivre, mais ça file un peu une migraine quand même.

07.pngÉpisode 7 – I Have No Room In My Heart For Hate – 15/20
OK this is getting weirder and weirder.

Contre l’avis de Will, Riley se rend donc à Chicago, alors qu’une fusillade éclate à New-York. Elle reçoit la visite d’Avatar, le dernier maître de l’air (désolé, je ne peux pas ne pas la faire), qui ne lui dit rien de fou. À l’arrivée, le coéquipier de Will se charge d’elle. Les deux sympathisent, mais l’éléphant dans la pièce reste Will, qui doit se faire pardonner son abandon.

Il finit par y arriver et Riley retourne sur les lieux de leur premier baiser.

Kala découvre que son mari fait de la merde avec sa compagnie en se rendant compte d’elle-même que les comptes sont truqués. Ils envoient des médicaments périmés dans des pays lointains… comme le Kenya. Bien sûr, Capheus est là, et il adore l’idée. Malgré tout, elle accepte de lui parler.

Hernando, Lito et Daniela rentrent de Sao Paulo pour tomber sur l’ex de Daniela, mais aussi ses parents. Ces derniers veulent récupérer leur fille, mais elle a fait son choix. Par la suite, Lito se fait gentiment virer de son agence, et tout l’amour des homos ne suffit pas à soigner sa dépression.

Capheus présente Zakia à sa mère et commet une bourde monumentale en lui annonçant que son fils se lance en politique.

Nomi et Aminata passent l’épisode chez les parents de cette dernière. Ce n’est pas bien passionnant et, du coup, on les voit bien peu. C’est pourtant Aminata qui a la révélation finale qui mène au cliffhanger.

Sun, elle, se rend sur la tombe de ses parents, ce qui me paraît être une bien mauvaise idée. Bon, c’est l’occasion de petites scènes émouvantes, notamment en flashback. Cela offre un prolongement de sa relation avec les autres Sense8, dont elle est probablement la plus différente.

Le détective la retrouve au cimetière et il est assez clair qu’il est fou amoureux d’elle. Il lui propose un combat, espérant le gagner pour l’amener avec elle. Bien sûr, elle le maîtrise facilement, mais pas avant qu’ils ne s’embrassent tendrement quand même.

Riley finit par arriver à l’église d’Angelica. Contre l’avis de Will, elle prend un bloqueur et reçoit de nouvelles informations de la part d’un membre du groupe d’Angelica. Tout ce que cette membre souhaite est d’empêcher d’autres meurtres et suicides. Toute l’intrigue continue de me balader, j’avoue, je ne parviens pas à tout saisir. Peut-être que je ne suis pas assez concentré devant, allez savoir.

En tout cas, ce n’est pas l’unique cliffhanger de cet épisode : en effet, les dernières secondes révèlent que finalement, Jonas est encore en vie. Humph.

08.pngÉpisode 8 – All I Want Right Now Is One More Bullet – 16/20
– Wolfgang?
– Ask for help?
– Can’t picture it.

Jonas est en vie et ça remet tout en question : il a donc fait un marché avec le Chairman de manière à court-circuiter Whispers et rester en vie. Nomi et Aminata se plaignent d’être confuse de la situation, moi je me plains de ma migraine naissante. Je me demande si les scénaristes n’ont pas pris des parts dans les actions de vente d’un médicament anti-maux de crânes.

Bon, du coup, Milton se protège encore en s’enfuyant en hélicoptère. Will parvient malgré tout à récupérer quelques dossiers et informations. Il reçoit alors la visite de Kala qui continue de s’occuper de lui en tant que médecin, tout en se servant de lui comme psy pour analyser sa relation avec Wolfgang.

Kala a de nombreux problèmes à gérer dans cet épisode : son mari s’enfonce un peu plus dans des affaires louches et Wolfgang l’ignore.

Capheus s’est lancé en politique et il découvre que c’est un monde de requins. Malgré son nouveau garde du corps, il est menacé par Superpower, clairement un chef de mafia que l’on a peut-être déjà vu en saison 1 mais dont je ne me souviens pas.

Lito déprime en pyjama à cause de sa carrière : il décide donc de venir se plaindre à Sun qui, elle, a tout perdu pour de vrai sans avoir pris le temps de s’en plaindre ou de se laisser aller. Sa carrière a tellement explosé en vol qu’il a l’impression d’être en plein deuil de son rêve.

Felix est aussi de retour dans la série, cela faisait un moment qu’on ne l’avait plus vu. Il faut dire que son intrigue de gérant de bar n’est pas hyper passionnante. L’intrigue autour de Wolfgang continue par ce biais-là : c’est aussi le retour du sauna et de Lila. Cette dernière agit en garce, envoyant son mari après Wolfgang après avoir espionné leur conversation.

Wolfgang rend une visite à chaque membre de son groupe sans pour autant leur parler avant de rejoindre Lila dans ce qui ressemble fort à un piège. La mise en place de leur rencontre au restaurant est incroyablement longue.

Lila souhaite vivre dans un monde sans Sapiens, merci bien. Comme toujours, elle excite Wolfgang pour le divertir de la conversation en cours, alors que Nomi tombe inconsciente au pire des moments possibles. Franchement, c’était une idée complétement stupide, mais cela permet à Aminata d’enfin parler à Riley via téléphone et de montrer que les Sense8 peuvent tous utiliser des capacités qui les dépassent. C’est donc plutôt très cool car cela faisait quelques épisodes que nous n’avions pas eu de scènes comme cela, et ça commençait à terriblement manquer à la série, car c’est dans son ADN.

La toute fin de cet épisode voit donc Wolfgang et Lila en venir aux mains, et c’est excellent car tous les deux font appel au talent des différentes personnalités de leur groupe. C’est une très jolie scène malheureusement un peu trop courte à mon goût, mais la fin de saison n’est pas encore tout à fait là, donc il est normal de devoir attendre encore un peu.

09.pngÉpisode 9 – What Familly Actually Means – 17/20
Treat my sister well, because if you don’t, I swear, I will find you.

La soeur de Nomi se marie et c’est l’occasion pour les scénaristes d’aborder à nouveau la thématique de l’acceptation, si chère à la série. Nomi y fait en effet un très beau discours sur la famille et sur son opération, offrant un éclairage bien nécessaire sur le passé du meilleur personnage de la série. Le discours de la veille se déroule bien et Nomi ne tire pas trop les choses à elle, mais le lendemain c’est plus compliqué.

En effet, les fédéraux débarquent au mariage pour arrêter Nomi. Par chance, Aminata comprend à temps qu’ils n’ont pas vérifié l’existence d’un mandat avant de débarquer. Le père de Nomi s’interpose alors, acceptant enfin sa fille pour ce qu’elle est. C’est tiré par les cheveux comme intrigue d’acceptation, mais ça fonctionne à merveille et le mariage peut reprendre.

C’est l’intrigue la plus complète de l’épisode, celui-ci balayant les vies des uns et des autres assez rapidement. Je ne sais même plus trop à quoi sert Sun dans ce neuvième volet par exemple.

Riley utilise les ressources de la police de Chicago pour retrouver la membre du groupe d’Angelica qui lui a parlé il y a deux épisodes, Carole. Là-bas, elle en découvre plus sur le passé sombre du groupe d’Angelica en compagnie de Diego, mais tous les deux trouvent aussi le cadavre d’une Carole qui s’est suicidée.

L’enquête continue, mais elle est interrompue par la mort du père de Will. Celui-ci est tombé malade et meurt petit à petit. Riley arrive à temps pour lui souffler de derniers mots et c’est la fin d’épisode la plus triste de la série, même si ça manquait d’une réunion de casting.

En ce qui concerne les autres, Kala déjeune avec sa mère qui lui offre quelques conseils sur son mariage, avant de rencontrer un homme qui lui fait un cadeau. Cette intrigue ne me dit rien qui vaille pour la suite.

De son côté, Capheus continue de nager dans les affres politiques de Nairobi et se fait poursuivre par deux hommes de mains qui ne disent rien qui valent. Il réussit sans trop de mal à s’en tirer, avant d’aller voir son futur beau-papa.

Lito continue de déprimer, bien sûr, mais Daniela lui déniche le script parfait pour lui. Elle s’avère aussi être la meilleure des agents possibles. La scène où il décroche le rôle est à mourir de rire et affirme la perfection de Daniela, ou alors c’est juste moi qui suis amoureux.

Enfin, Wolfgang envisage de quitter Berlin après que Felix le retrouve.

Alors en soi, l’épisode n’est vraiment pas dingue, fragmentant et éparpillant son intrigue un peu partout. Il n’y a pas de grande et belle scène de réunion des personnages, qui sont habituellement ce que la série maîtrise le mieux. Néanmoins, les avancées de chacune des intrigues et surtout les dynamiques mises en place en font l’un des épisodes les plus personnels de la saison (peut-être même de la série), ce qui explique la montée de la note, car il est dur d’en décrocher malgré quelques longueurs.

10.pngÉpisode 10 – If All the World’s a Stage, Identity is Nothing But a Costume – 17/20
I don’t care about rules.

Oh, j’aime beaucoup le point de départ de cet épisode qui propose une réunion entre Riley et Kala, avec Riley qui envisage même de se rendre à Bombay. Riley a surtout du mal à gérer le deuil de Will, qui se fait torturer par Whispers, forcément. C’est un approfondissement intéressant de ces personnages et j’espère qu’on aura l’occasion de voir plus souvent le duo Kala/Riley. Je trouve que Riley est trop souvent sous-exploitée à n’être vue qu’avec Will (ou avec Sun, pour une petite cigarette). Du coup, j’avais eu espoir avec cette première scène, mais la fin d’épisode dessine autre chose.

Pendant ce temps, Wolfgang continue de se planquer à Berlin, mais il ne peut se cacher de Kala, qui veut lui parler. Ils décident ensemble de s’enfuir de Berlin & Bombay pour une autre destination où personne ne les connaît.

Lito passe son audition au moment très précis où Sun a besoin de son aide pour faire un cocktail et ne pas être vidé. L’un et l’autre peuvent donc très précisément se venir en aide sans le moindre problème (enfin, techniquement, ça doit poser pas mal de problèmes pour Lito, mais ça passe comme caprice d’acteur je crois). Et hop, Lito décroche le rôle et se retrouve embarqué à Los Angeles dans un nouveau rôle qui exige un costume bien différent, mais marrant. Bon alors cela dit, il se retrouve à jouer l’amant d’une star qu’il vénère, qui a des atomes crochus de dingue avec Hernando et qui n’a pas l’air insensible non plus au charme de Daniela. Voilà qui promet pour la saison 3 ! Ne nous leurrons pas, je pense que c’était là la fin de son intrigue pour cette année, l’épisode final n’aura pas le temps de gérer tout ça.

Capheus doit lui aussi porter un costume, mais celui d’un homme politique. Il monte en effet sur scène devant une foule d’électeurs. Par chance pour lui, il n’est pas seul au moment de faire son discours. Celui-ci est particulièrement inspiré, représentant l’amour comme un pont et non un mur et la mixité comme une richesse. C’est beau.

Tout cela est un piège, le discours finissant par une émeute et une tentative de meurtre contre Capheus. Will et Sun lui viennent en aide, et Riley vient en aide à Will au passage, lui interdisant de prendre de la drogue. De son côté, Capheus comprend qu’il inspire beaucoup trop d’espoir et commence à croire à son élection, qui nous sera elle aussi réservée pour la saison 3.

Tout ceci mène déjà la fin d’épisode, qui termine bien sûr par un cliffhanger sur le soir du gala de Sun. Tous sont prêts à se battre… et moi je suis prêt à rester au fond de mon lit pour voir ça !

11.pngÉpisode 11 – You Want a War? – 20/20
Are you serious? My sister is fucking Terminator?

L’épisode reprend exactement là où le précédent avait laissé les choses : le frère de Sun fait un discours lors duquel il se réclame de son père. Oh, Sun le tue rien qu’avec son regard, ça en dit long. Cependant, les sense8 l’arrête. Son frère tire sur le détective et commence alors LA scène de la saison. Tout le monde utilise ses facultés pour venir en aide à Sun.

Cela fonctionne à merveille, même Kala a le droit a son moment de gloire et l’épisode monte en tension autour du meurtre programmé du frère de Sun. Bien sûr, celle-ci renonce à son projet au dernier moment après une énorme course poursuite. Elle reste quelqu’un de bien. Elle se fait donc arrêter… mais ne peut se permettre de retourner en prison où elle serait condamnée à mort.

Les autres l’aident à nouveau à s’échapper, et ils reçoivent au dernier moment l’aide inattendue de Puck. L’intrigue se complexifie encore à partir de là car Puck a un réseau bien plus grand qu’eux de connexions. En quelques instants, il apprend à Riley, Sun et Will qu’il a trois cent connexions et que le cannibale s’est remis en chasse. Bon, c’est ce que j’appelle une perspective sympa pour la suite.

Aminata demande Nomi en mariage… quelques secondes avant qu’elle ne fasse de même.

Capheus se retrouve avec une visite surprise au réveil : son discours a bien été entendu par tout un tas d’autres hommes de son espèce. Comme il n’a pas pris de bloqueur avant son discours, ceux-ci sont désormais connectés à lui. Ils semblent en savoir déjà beaucoup eux aussi et surtout se connaître, c’est assez intéressant comme ouverture.

Kala découvre les mensonges de son mari qui l’envoie à Paris avant même qu’elle lui confesse son désir de partir (et le reste de la vérité). Elle se connecte à Wolfgang pour faire des projets d’avenir avec, mais Lila débarque de nulle part pour savourer sa vengeance sur Wolfgang. Elle l’a en effet balancé à Whispers qui débarque aussitôt et embarque Wolfgang avec lui.

Impuissante, Kala court chercher l’aide des autres et est soulagée de savoir que Will a un plan. Pour effectuer celui-ci, elle n’a d’autres choix que de créer des bloqueurs, ce qu’elle fait immédiatement. Tous se donnent rendez-vous à Londres alors que Wolfgang est torturé par Whispers. Il livre Kala contre son gré alors que tout le monde subit la torture.

La toute fin accélère à fond les choses, à coup d’ellipses dingues. Will parvient à retrouver Milton et à le confronter en personne. Il l’enlève alors qu’au même moment Nomi, Aminata et Sun enlèvent Jonas. Bam, tous les Sense8 se retrouvent donc à Londres. Je regrette vraiment de ne pas avoir eu droit à la scène de leur rencontre en vrai qui aurait probablement pu apporter quelque chose de grand, mais j’ai adoré cette fin hypervitaminée qui ne laisse pas le temps de digérer ce qui est en train de se passer.

Quel épisode ! Il ne laisse que bien peu de répit au cœur de l’action, et même ces répits sont des gros événements pour nos héros…

Bon ben voilà, c’est déjà terminé. Vivement la saison 3 !

> Critique de l’épisode final

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EN BREF – Cette saison 2 est une vraie réussite, qui part de toute manière sur des bases hyper solides, donc ça ne peut pas être surprenant. Tout est parfaitement maîtrisé, malgré un rythme que je continue de trouver trop long à de trop nombreuses reprises. L’intrigue est complexe, les explications souvent insuffisantes, mais cela se laisse toujours regarder, et même ça s’enchaîne.

Ce qui aide à enchaîner aussi facilement les épisodes, c’est aussi, bien sûr, que le casting est impeccable (heureusement qu’ils ont changé de Capheus…), que les personnages ont tous des choses intéressantes à apporter à la série, mais aussi que les choix musicaux sont excellents et la photographie magnifique. Même quand ça traîne en longueur, il est dur de s’ennuyer parce qu’on est intrigué par énormément de choses, parce qu’on est bluffé par des images sublimes, parce qu’on est entraîné par une bonne musique.

De mémoire, la saison 1 explorait les thématiques de la solitude et des âmes sœurs, cette saison 2 est assurément une réflexion sur la notion de famille, mais aussi sur celle du courage. Le courage surgit dans les vies quotidiennes des héros, que ce soit sous la forme d’un coming-out, d’une acceptation transgenre ou tout simplement de sentiments interdits et de vengeance familiale. Chacun des héros est confronté cette année à des décisions qui révèlent son courage, qui le dresse en héros et c’est bien là le fil conducteur de cette saison 2 qui aboutit à la réunion, enfin, de cette famille très hétéroclite que forment les Sense8 et leurs proches.

Cette saison prenant aussi le temps d’enfin plonger dans les profondeurs et la complexité de l’intrigue, je crois que je préfère bien plus cette salve d’épisodes. En plus, le côté drogue et sexe est un peu moins omniprésent, à la faveur de l’histoire, et c’est une excellente chose.

Bon, j’ai donc vraiment bien aimé cette saison malgré des défauts propres à la série et je n’en peux déjà plus d’attendre la saison 3. Je sens qu’ils vont nous la pondre pour 2019 et ça me déprime d’avance.

> Critique de l’épisode final

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EDIT 2/06 : Netflix a annoncé ne pas renouveler la série hier. L’incompréhension est totale et la révolte assourdissante sur Twitter. Sense8 est l’une des séries les plus soutenues et commentées de la plateforme, mais aussi l’une des plus chère à produire. Qu’importe, cela leur faisait une telle pub et les gens sont tellement motivés (donc prêts à payer) pour une saison 3 que je doute qu’il ne s’agisse que d’une question de budget.

Peut-être que la série était trop ouverte et tolérante, peut-être que cela dérange dans certains pays où Netflix souhaite s’implanter, peut-être tout simplement qu’elle est trop chère ou que les acteurs ont fait des caprices de diva dans la renégociation des contrats. Quoiqu’il en soit, avec cette annulation (qui suit de peu celle de The Get Down), Netflix s’assure un bad buzz et perd son image de société à l’écoute de ses utilisateurs.

Ne pas proposer de fin à ce qui était l’un de leur plus gros succès critique, c’est se tirer une balle dans le pied. Si la garantie Netflix – qui consistait jusque-là à proposer de vraies conclusions aux séries – ne s’applique plus, je ne suis pas sûr de continuer à commencer autant de leurs séries. Jusque-là, je me laissais facilement tenter par un certain nombre de titres que je n’aurais pas forcément regardés si ça n’avait pas été produit par le géant du streaming. Je vais sûrement être plus frileux désormais.

Toujours est-il que je reste dans l’incompréhension la plus totale face à cette annulation de Sense8. La frustration est grande, j’espère vraiment qu’ils vont au moins revenir sur leur décision et fournir un téléfilm de conclusion. Ils en ont les moyens, ce serait logique et tellement plus respectueux pour leurs abonnés.

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EDIT 29/06 : Après un mois de protestations multiples et houleuses, d’harcèlements de tous les CM de tous les comptes Netflix du monde et de mauvaise foi incroyable, après des centaines de « What’s going on? », après de multiples gay prides marquées par l’annulation de la série, Netflix a ENFIN pris la décision qui s’imposait : Sense8 est renouvelée pour un double épisode final.

La nouvelle tombe dans la plus grande des surprises après de multiples affirmations de l’impossibilité de produire un épisode de plus. La conclusion de tout ça ? Les fans ont fini par avoir raison de Netflix et le fandom de Sense8 vient de réussir le plus gros bras de fer télévisuel de ces dernières années (et ça vient d’un fan de Community, attention!). Netflix est peut-être une entreprise comme les autres, mais les problématiques financières ne peuvent pas suffire à annuler une série avec une résonance de l’ampleur de celle de Sense8.

Ce mois de juin aura probablement été la meilleure promo possible pour la série, car tout le monde en a entendu parler je pense. Plus que ça, elle m’a permis de me rendre compte à quel point j’étais attaché à la série et à son feel good. Ce n’est pas la meilleure des séries, mais ses messages de paix, respect et tolérance sont plus que nécessaires aujourd’hui. Merci à Netflix d’en avoir pris conscience et d’avoir compris que cette annulation lui faisait plus de mal à long terme.

Ce premier badbuzz du géant du streaming se termine donc plutôt bien, bravo à eux pour la gestion finale de la crise, même si l’entre-deux fut une catastrophe lamentable. Certes, à côté de ça, ils ont annulé Girlboss, mais la série a une conclusion, alors je ne leur en veux pas plus que ça. Je ne regarde pas The Get Down, donc je ne jugerais pas de son annulation… ce qui signifie que Netflix me récupère comme fan et comme consommateur publicitaire.

En retrouvant le respect envers ses abonnés, Netflix a retrouvé le respect de ses abonnés et s’est offert un joli coup de promo. J’espère que l’exemple de Sense8 leur rappellera l’image qu’ils s’étaient construite jusqu’à aujourd’hui de compagnie qui respecte ses abonnés et mène à terme les projets qu’elle entreprend.

Quant à nous, rendez-vous est pris en 2018 pour ce (forcément) trop court double-épisode final !

> Critique de l’épisode final