Love (S02)

Avis : J’ai l’habitude de voir cette sitcom avec un mois de retard, je crois, mais me voilà enfin pour la saison 2 de Love. Oui, je sais. Je n’avance pas mon Challenge Séries, je n’avance pas non plus Iron Fist. Pour cette dernière, elle n’est pas téléchargeable sur Netflix, or moi, j’avais un trajet en voiture donc le hors ligne était nécessaire (enfin, non, mais j’aime bien conserver ma data pour des choses utiles comme les horaires de train ou les itinéraires parce que je me suis paumé en chemin). Pour le challenge… HUM. Non, mais ça va le faire.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

Le pire, c’est que j’ai longuement hésité à revenir vers cette série, puisque la saison 1 m’avait laissé vraiment très mitigé. Et le temps n’a pas aidé. Je viens de relire mon article et, pour tout vous dire, je me souvenais très peu avoir autant ri devant la série (mais en même temps, je me souvenais à peine des personnages secondaires, donc je suis bien content d’avoir écrit cet article !).

Non, j’en avais retenu surtout les « défauts » Netflix : trop de drogue et de cul sans vraie raison, un modèle de vie dans lequel je ne me retrouve définitivement pas. J’avais retenu également que Gus me ressemblait beaucoup en début de saison et finissait par être le pire des connards avec Mickey en fin de parcours. Et pourtant, c’est Mickey qui, en fin de saison, s’accuse de tous les maux et finit en couple avec lui.

Mouais. Autant dire que 1) je n’appelle pas ça de l’amour, ce qui est problématique quand c’est le titre de la série, et 2) ça me fait peur de voir des scénaristes valider certains comportements, au point de les ériger en modèle comme ça. Ma conclusion sur la saison 1 était très optimiste, avec l’espoir d’une correction des défauts. Je n’ai rien lu ni vu sur cette saison 2, donc on verra bien, mais j’y vais aujourd’hui beaucoup plus à reculons, car je crains de voir la série se reposer sur ses (mauvais) acquis.

En plus, ne rien avoir lu sur la saison, c’est un peu signe que la qualité n’y est peut-être pas, parce que d’habitude, je vois au moins un article passer quand il s’agit d’une série Netflix.

Oui, sauf que comme je suis passager pour quelques heures, c’est toujours cool d’avoir quelque chose à regarder, alors hop, je me lance et advienne que pourra. Attention, spoilers.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

Note moyenne : 13,5/20

Capture d'écran 2017-04-23 19.04.37.pngÉpisode 1 – On Lockdown – 13/20
No, dude, I just told you I wanted to be alone.

Pas de résumé de saison 1, mais une reprise de la dernière scène, qui me rappelle aussitôt à quel point Gus est un gros connard qui n’écoute pas Mickey. Celle-ci le remet en place, ça me plaît déjà beaucoup plus que cette fin de saison l’an dernier !

Voici donc nos personnages embarqués dans un trajet en voiture totalement angoissant qui me confirme mon espoir de compléter le Bingo Séries (ils citent Twix, ils peuvent bien me sortir une boisson, non ?). Mickey ramène donc Gus chez elle où ils entendent Bertie et Randy couchent ensemble. Je ne me souviens plus trop de Randy, mais bon, la situation est aussi gênante pour eux que marrante pour nous.

Un peu comme certains épisodes de la saison 1 (notamment leur première journée ensemble), on sent que les scénaristes cherchent le moyen de prolonger à l’infini le temps que les personnages passent ensemble. Il y a des moments où ça fonctionne bien, surtout que l’on retrouve les personnages vraiment au point de leur vie où on les avait laissés. Au moins, c’est facile de s’y remettre, même si je ne me souviens quasiment pas des amis qu’ils ont.

Parfois, cela dit, ça paraît juste ridicule ces incessantes excuses pour les garder ensemble tout en maintenant une sorte de rythme. Ils vont quand même au point d’aller jusqu’à nous sortir les flics les forçant à rester à l’intérieur des appartements quoi. Franchement, c’est abusé.

Côté relations, ils n’avancent pas, continuent de bien s’entendre à coup de références plus ou moins obscures et de compromis pour rester ensemble. Gus trouve quand même le temps de s’excuser de s’être mal comporté avec Mickey lors de la fête chez lui en saison 1, mais ça ne résume pas la moitié de ce qu’il a fait de mal.

Et du coup, le couple se retrouve à fuir la police, se faire griller comme des ados en fuite dans les bois et passent la nuit ensemble. À dormir. C’est forcé quand même.

J’ai peu ri devant cet épisode et je suis peu satisfait de l’évolution du couple. Cependant, les personnages m’ont paru un peu plus nuancé que dans mon souvenir, même s’ils continuent d’agir très exactement comme je ne le ferais pas. Cela se regarde et fait bien passer le temps, sans être marquant, ni révolutionnaire. En plus, il reste beaucoup de longueurs pour une comédie…

Capture d'écran 2017-04-23 19.05.07.pngÉpisode 2 – Friends Night Out – 14/20
– What a night we had.
– Yeah, hey we didn’t fuck.

Le lendemain, encore, toujours. J’aurais aimé une avancée chronologique plus marquée pour la saison 2, mais bon, je me contenterais de ça. De ça et du nombre incroyable de références aux séries que contiennent les comédies Netflix. Et donc le lendemain ? Mickey souhaite simplement se casser et Gus veut juste la retenir. Humph. C’est de plus en plus dur de l’apprécier, lui.

Mickey finit par se rendre à une réunion de son groupe d’anonymes accro à l’amour pour confesser son amour pour Gus.

Sinon, Chris vu dans l’épisode précédent est donc bien un voisin de Gus, et pire que ça, un voisin en vis-à-vis. Je détesterais avoir ce genre de type qui me parle chaque fois que je sors sur mon balcon, mais en même temps, je détesterais aussi avoir une Mickey comme colocataire. Bertie apprend ainsi que sa colocataire à la masse de choses à gérer en ce moment. Bon, en même temps, elle avoue elle-même avoir tué un lapin à 23 ans et s’être comportée en serial-killer avec. Alors bon.

L’épisode propose de bonnes choses, comme ce parallèle de Gus et Mickey se préparant, pensant à l’autre en sentant son odeur. C’est un grand classique, mais c’est bien mené.

Cela n’empêche pas Gus de flirter en parlant Friends avec des inconnues dans un bar (bon et avec sa bande de potes, dont Chris). C’est cliché, mais assez bien écrit. Il finit par la rembarrer malgré tout, pensant trop à Mickey. Celle-ci revient à la charge pour lui dire qu’elle ne le draguait pas. OK, ça marche plutôt bien comme remarque de la part des scénaristes de nous rappeler que toutes les nanas sympas dans un bar ne recherchent pas forcément l’amour. Seulement, quand on est dans une série, on est juste formaté à attendre ça. Un point pour la série de nous mettre enfin une scène réaliste !

Cela dit, il en va de même du côté de Mickey, même si elle est enfermée dans un cliché peut-être pire : celui de la fête entre voisins, avec des couples parlant de leurs enfants, d’écoles et autres conneries du genre. Elle tente bien de les divertir avec d’autres sujets, mais ça passe beaucoup moins quand ses amis s’en rendent compte et le prenne mal. On les comprend, cela dit.

L’épisode est un peu plus long en temps, mais paraît tellement plus vif avec la division des intrigues. Chacun passe une soirée de merde, mais ils finissent avec leurs SMS et c’est sacrément bien joué de la part des scénaristes de nous montrer ce type de scènes.

Autrement, la série continue sur sa lancée avec tout un tas de références films et séries et un amour naissant. C’était déjà ce qu’ils proposaient l’an dernier, mais ça m’a paru un peu mieux dans cet épisode de nous montrer le besoin de voir l’autre. Rien de bien comique, mais un premier baiser (encore) très réussi. Et toute cette perfection est ruinée par une scène de sexe entre eux dans la voiture. Mickey retombe donc totalement dans ses travers et Gus la laisse faire.

Et par travers, je ne veux pas dire que c’est mal pour une nana de coucher hein, juste qu’elle le vit toujours mal après coup quand elle craque comme ça. Et c’est fort dommage de continuer à ruiner ce personnage avec ça. Ils avaient l’occasion de nous faire un ou deux épisodes sur les débuts d’un couple sans sexe, avec réalisme. Je ne sais pas, ça ruine un peu le truc pour moi d’aller casser leur once de romantisme. C’est bien plus réel, et en même temps non avec ce personnage qui demande explicitement à plusieurs reprises de ne pas faire l’amour…

 Au passage, je remarque que Gilian Jacobs a pris un coup de vieux. Je sais que je me suis déjà fait la réflexion avant, mais bon, fallait que je le dise.

Capture d'écran 2017-04-23 19.05.54.pngÉpisode 3 – While You Were Sleeping – 14/20
Nobody knows what they’re doing. Nobody knows.

Et hop, on reprend la série quelques minutes (n’allons pas supposer combine exactement) plus tard. Le couple rentre chacun de son côté, mais Gus s’avoue être un connard. C’est un bon début.

Arya est de retour ! C’est une bonne chose de revoir Gus au travail et de savoir que ça y est, Heidi meurt dans sa série. C’était encore plus un plaisir de la retrouver, car j’adorais son personnage avant qu’il ne le ruine en saison 1. Gus se retrouve donc dans le rôle d’un scénariste sur le plateau d’une cascade, et c’est marrant. C’est marrant, jusqu’à ce que le cascadeur se plante, quoi, et que les actrices agissent de manière totalement narcissique… Et tristement marrante, du coup. Il tombe ensuite sur Susan, sa boss que j’adore. Adorais. Celle-ci part en vrille dans cet épisode : c’est parti pour la drogue et la demande de sexe impromptue. Je vois vraiment pas à quoi ça sert, à part peut-être tentre de me faire écrire que Gus est désormais un gars bien parce qu’il ne couche pas avec tout ce qu’il bouge, mais non quoi.

Comme prévu, Mickey déprime toute la journée au boulot, hésitant à envoyer un message à Gus. Bien sûr, cela ne l’empêche pas de travailler (heureusement) et de couvrir un de ses collègues, Truman. Je n’arrive pas à savoir si on est censé le connaître ou pas. Je pense que oui, mais la saison 1 est loin. En tout cas, cette fois, je ne l’oublierais pas, j’ai adoré sa partie d’épisode avec sa copine cinglée, Lily. Ces deux-là nous font certes perdre un peu de temps, mais ça marche très bien. En plus, il est temps de peupler la vie de Mickey d’amis, et ce Truman est fun. Il y a bien sûr aussi sa coloc, à qui elle raconte ses mésaventures de la nuit précédente.

Je reste perplexe. Cette saison continue de ne pas avancer pour le couple et d’avoir pas mal de défauts dans son traitement de Gus. Et en même temps, sans être marrante, elle a ce petit quelque chose qui me donne envie de continuer pour savoir la suite. Peut-être que c’est la qualité d’image et de photographie à la Netflix, le casting excellent et la curiosité qui suffisent à me faire avancer dans cet épisode.

Capture d'écran 2017-04-23 19.06.21.pngÉpisode 4 – Shrooms – 06/20
I’m the worst drug guide ever.

Mickey et Gus se retrouvent chez elle pour un nouveau rencard. Déjà rien que ça, ça crie à la catastrophe vu les histoires du personnage de Mickey auparavant. Et c’est pire quand ça enchaîne sur un épisode qui nous vend les champignons comme un truc cool que tout le monde devrait essayer une fois dans sa vie. Alors. NON. Voilà.

Je sais, je sais, je suis probablement très coincé sur le sujet, mais franchement, s’ils ont besoin de champignons pour avoir une excuse pour danser, ils ne me font pas rêver, ces personnages. Et l’épisode continue à me prouver que c’est une bien mauvaise idée. Randy se met à suivre un coyote. Alors je reconnais que c’est une bonne blague, mais ça les mène bien sûr à entrer dans une maison qui n’est pas la leur.

Franchement rien n’allait dans cet épisode. Le début part mal avec un rencard qui n’a rien à faire là et tout empire ensuite. Gus passe encore pour un gars bien à empêcher Mickey de se droguer alors que putain, non. Et alors vendre la drogue comme un truc cool qui fait faire des choses drôles… Je n’aime ni le message, ni l’idée derrière cet épisode.

Si encore on avait une vraie réflexion sur l’addiction de Mickey et ses dangers, plutôt que Randy qui veut tuer tout le monde et Gus qui essaye le maillot de bain de Mickey.

Non franchement, cet épisode m’a perdu, mais je m’en doutais rien qu’avec son titre. J’ai détesté et s’il n’avait pas réussi à me faire rire avec le coyote, il aurait eu une sacrée mauvaise note. Oui, pire que celle-ci.

Capture d'écran 2017-04-23 19.06.58.pngÉpisode 5 – A Day – 14/20
Don’t make me sounds awful

Et là, bam, c’est tout l’inverse de l’épisode précédent. Allez comprendre, cette série a vraiment deux faces.

Dans cet épisode, Mickey et Gus se réveillent ensemble le lendemain et sont donc définitivement un couple cette fois, alors même qu’elle ne souhaite toujours pas être en couple, en théorie. C’est sympa de les voir se réveiller comme ça, j’imagine.

Le couple apprend enfin à se connaître, à parler de leurs familles, tout ça. C’est cool d’apprendre à connaître ces personnages, enfin. Disons qu’on est un peu comme eux, en fait. Ils sont assez fascinants avec tant de défauts et de problèmes, on les découvre sous un jour nouveau dans leur relation. C’est cette fascination qui me pousse à revenir alors que je devrais probablement arrêter de regarder un truc où les personnages me gonflent plus qu’autre chose.

Oui, mais voilà, cet épisode propose une journée dans leur vie et c’est vraiment sympa de les voir développer une vraie connexion comme ça. C’est une première journée de couples où les sujets de conversation ne manquent pas, c’est mignon tout plein, c’est de l’amour et là le titre de la série prend tout son sens.

Pour une fois, les conversations et les situations entre les personnages ne semblent pas du tout forcées par les scénaristes. La conclusion est mignonne comme tout alors je raccroche beaucoup plus. Bref, c’est tout mon problème : je me laisse toujours avoir comme un bleu.

Il faut dire que la série a deux faces : une un peu romantique explorant vraiment la relation de couple (celle qui m’intéresse) et une forçant le trait des personnages, les rendant antipathiques et peu réel, avec du cul pour du cul, de la drogue et du « fun » qui n’a en fait rien de fun. Une partie cool et une partie toxique. Vous savez pour laquelle je suis là !

Capture d'écran 2017-04-23 19.08.08Épisode 6 – Forced Hiatus – 15/20
This isn’t a birthday party. This is a funeral.

De retour sur le plateau de cette parodie de Charmed devenant ici parodie de Once Upon a Time. Pas de bol, Susan annonce cette fois que le nombre d’épisode de la saison est revue à la baisse, ce qui signifie que l’épisode de Gus sera probablement le dernier épisode de la série. Il se retrouve alors entre les deux parents d’Arya. Ils sont en plein divorce, mais ne le disent pas à leur fille. Ils souhaitent chacun la voir continuer sa carrière dans une direction différente.

Arya prouve une fois de plus qu’elle est le personnage le plus cool et le plus censé de cette série, en voulant simplement vivre une vie normale. J’aime vraiment beaucoup ce personnage, je l’avais déjà dit l’an dernier, mais ça se confirme complètement cette année. Elle finit par s’énerver et accepter les deux films de ses parents.

Bertie donne de l’argent à Randy. Mickey l’entend et trouve ça complétement stupide, surtout qu’il n’a pas de boulot. L’épisode est assez dur de ce point de vue-là. Bertie découvre à ses dépens que tout la monde la considère super mal juste parce qu’elle dit oui à tout. C’est violent mais ça correspond vraiment très bien au personnage.

Quant à Mickey, elle se trouve à passer la journée avec Randy, et celui-ci est juste un vrai déchet humain : il n’a pas de job, mais ne fait rien pour en avoir. Il se contente de vivre au crochet de ses amis. Mickey finit par le confronter. Du coup, il semble murir un peu, mais la fin de l’épisode le laisse dans une situation un peu critique. Il faudra voir comment ça évolue.

Cet épisode me fait vraiment oublier la catastrophe de l’épisode 4. Je trouve qu’il est plutôt bon, même si le couple vit sa journée dans son coin, sans même s’envoyer un seul texto. Il est bon de les voir évoluer en tant que personnages : Gus donne d’excellents conseils à Arya tout du long, Mickey devient elle-même une bonne conseillère, à la fois pour Randy et Bertie.

Cela change un peu de voir les personnages savoir ce qu’ils font. Et puis surtout, à ne pas les voir en couple, Gus est un peu moins oppressant. Oh, et aussi, il n’y a pas une seule scène de drogue ou de sexe gratuit… Bref, ce sont des personnages de la vie de tous les jours.

Tout mon problème avec Love, un peu comme avec You’re the Worst, est cette tendance à forcer le trait et les choses, qui font que les personnages passent d’ordinaires à infréquentables…

Capture d'écran 2017-04-23 19.09.01.pngÉpisode 7 – Work Party – 13/20
You’re a fake radio therapist.

Mickey a des problèmes à la radio : la station change de nom et supprime quelques employés en même temps. Pour l’occasion, une fête est organisée à son travail et elle y ramène Gus. Cela sent mauvais dès le départ.

Et effectivement, ils tombent sur Lily, puis Gus rencontre Greg, le supérieur qui harcèle Mickey depuis la saison 1. C’est tout à fait merveilleux, n’est-ce pas ? Et bien, ce n’est pas l’avis de Mickey qui paraît totalement flippée par la perspective de les voir devenir amis. Cela se comprend plutôt très bien. Évidemment, ça ne manque pas : Greg explique à Gus que Mickey l’utilise comme elle utilise tous ses mecs. Ah lala, les fêtes de boulot sont toujours de bien mauvaises idées dans les séries. Cela finit par un joli baiser entre eux et une scène de danse très cool.

Bertie et Chris sont eux aussi invités, allez savoir pourquoi. Ils tombent l’un sur l’autre à l’entrée et passent la soirée ensemble. J’aime beaucoup les voir ensemble, c’est une bonne perspective pour la suite de la série.

L’épisode était intéressant mais passait bien vite, j’ai eu du mal à rentrer dedans après une pause de deux jours. En plus, sa résolution est bien rapide et ne répond pas vraiment à l’ensemble des questions posées…

Capture d'écran 2017-04-23 19.09.52.pngÉpisode 8 – Marty Dobbs – 13/20
 I’ll meet Poppa Doobs, sure.

Le père de Mickey débarque en ville et elle propose à Gus de le rencontrer, au beau milieu d’une opération nettoyage de printemps. Forcément, l’arrivée d’un parent a toujours cet effet « faisons le ménage ». Comme toujours, la série tente de refléter autant que possible le réalisme.

Si Mickey présente son père comme un type super avec qui tout se passe bien, ce n’est bien sûr pas le cas. Son père est un grand passif-agressif qui passe un bon moment à se foutre de la gueule de Mikcey comme si de rien n’était. Elle le vit mal, surtout que Gus essaye d’arranger les choses autant que possible.

Après un repas au restaurant particulièrement gênant malgré une ellipse importante, Marty amène sa fille et Gus dans un bar. C’est con, parce qu’elle est aux AA. C’est Gus qui balance l’info à Marty. Pas de bol, celui-ci pense que les AA, c’est juste de la connerie sectaire. Forcément ça met l’ambiance, encore plus.

Côté job, Marty vient d’inventer une application qui permet surtout de faire pas mal de pub pour Uber, qui est clairement un sponsor de la série tellement Mickey en parle à chaque épisode. Cela permet de relancer la conversation après une dispute, mais elle n’est pas très bienveillante envers son père, qui finit par décider de se barrer plus tôt que prévu.

C’est à peu près tout pour le père, qui sert surtout de prétexte à une conclusion rapprochant un peu plus le couple principal. C’était donc un long détour pour en arriver à une scène où Mickey fait tout un tas de reproches à Gus et où celui-ci dit qu’il veut simplement rester avec elle. C’est mignon tout plein dis donc !

Capture d'écran 2017-04-23 19.10.33.pngÉpisode 9 – Housesitting – 15/20
Dude, this house is insane.

Gus emmène Mickey à un « Housesitting » d’un grand acteur américain qui lui confie sa maison. La maison en question est vraiment exceptionnelle et a dû coûter une blinde pour la prod’ car on sent bien que ce n’est pas qu’un studio. Enfin, je peux me planter, mais bon.

La journée commence bien pour eux, avec un peu de sexe naturiste, mais part un peu en vrille par la suite. J’ai trouvé la chronologie de l’épisode étrange parce que pour une fois, on ne suit pas une seule journée, mais un ensemble de scènes séparées par pas mal de temps entre elles. Et bien sûr, cela permet de surtout s’intéresser à tout ce qui déraille… c’est-à-dire, tout ce que Gus veut corriger chez Mickey. C’est absolument déprimant de voir qu’il n’apprend pas de ses erreurs.

Sans grande surprise, Mickey se sent étouffée et finit par le dire à Gus, qui lui-même est vexé parce qu’elle a raté la diffusion de son épisode. C’est la première grosse engueulade du couple pour cette saison et il n’y a pas franchement de résolution : le lendemain, ils se reparlent, mais c’est encore un peu tendu.

De son côté, Bertie est lassée par Randy. Je la comprends et, de toute façon, maintenant, j’ai envie de la voir avec Chris.

J’ai bien aimé la construction de l’épisode, de l’idée de base au développement du couple et des persos secondaires. Il avait un rythme un peu différent qui était surprenant, mais finalement pas si désagréable et plutôt efficace. Je continue, en revanche, à trouver que Mickey et Gus ne sont pas spécialement faits pour être en couple. Mais bon, c’est un peu le couple qui justifie l’existence de la série.

Capture d'écran 2017-04-23 19.11.27.pngÉpisode 10 – Liberty Down – 16/20
You’ve never had phone sex?

Après leur première dispute, Mickey et Gus sont séparés pour un mois. En effet, Gus est amené à se rendre à Atlanta pour suivre la carrière d’Arya. L’idée de base est bonne, surtout quand on connaît le caractère de Mickey. Finalement, je trouve que ça n’apporte pas forcément grand-chose. En revanche, en un épisode, on a couvert plus de temps dans leur relation que durant tout le reste de la série.

Du côté de Gus, nous le voyons peu travailler avec Arya, mais plutôt tenter de sympathiser avec un réalisateur coréen. L’assistant/traducteur l’éloigne à chaque fois de manière pas subtile, mais il ne s’en rend même pas compte. Il finit par se sentir bien isolé sur le plateau du film.

Mickey, elle, poursuit sa vie d’alcoolique anonyme et est moins rongée par la solitude que ne l’est Gus.  Elle a aussi une nouvelle stagiaire au boulot, Stella, mais ce n’est pas si intéressant. Ce qui est intéressant, c’est de voir Gus ne pas réussir à gérer la solitude, là où Mickey s’enterre dans le travail, les AA et les messages de son ex.

Cette exploration des couples à distance m’a beaucoup plu, surtout la manière dont ils se retrouvent rapidement en décalage l’un et l’autre. L’épisode se termine sur Mickey se rendant voir son ex pour la mort de leur chien programmée chez le véto… Oh, ce rapprochement sent mauvais. C’était le meilleur épisode de la série.

Capture d'écran 2017-04-23 19.12.12.pngÉpisode 11 – The Long D – 15/20
We never said we were exclusive.

Sans grande surprise, Mickey trompe Gus dès le début de cet épisode (et je me retrouve à espérer qu’il ne le découvre pas tout de suite pour enfin valider mon point du Bingo Series, CE QUI EST LE CAS). En plus, Mikey se ment à elle-même à dire qu’ils ne se sont jamais dit qu’ils ne coucheraient avec personne d’autres (c’est juste plus ou moins ce qu’elle dit à l’épisode 7 quoi). Elle en arrive à sauter volontairement ses réunions sur l’addiction sexuelle.

Gus se sent de plus en plus seul à Atlanta, le coréen ne voulant plus travailler avec lui. Forcément. Il se retrouve quand même à manger avec une famille d’inconnus… puis à se droguer avec une figurante nommée Natacha et avec Steven. C’est la pire des idées, bien sûr. Il empire encore sa situation au boulot, avant de se rendre à une réunion de famille d’alcooliques. C’est tristement dur à voir, puisqu’en parallèle Mickey continue sa relation avec Dustin.

Bertie manque de se tuer (ou pas) devant un supermarché et décide de rompre. Pas de bol, elle le fait en présence du frère de celui-ci, sans même le savoir. Bon, c’est un peu précipité, mais c’est marrant. On sent quand même que les scénaristes se sont laissés déborder par la relation Mickey/Gus sans prendre le temps de faire tout ce qu’ils voulaient avec ces deux-là.

Je me suis laissé embarquer par cet épisode, même si je n’ai pas aimé du tout ce qu’il racontait…

Capture d'écran 2017-04-23 19.26.52.pngÉpisode 12 – Back in Town – 15/20
But I guess you want to be unhappy. 

Cet épisode s’éloigne du casting principal pour débuter sur Dustin chez le psy. Celui-ci veut commencer à fonder une famille et on comprend tout de suite vers quoi se dirige ce final.

Gus est de retour en ville et rattrape un peu tout ce qu’il a manqué, notamment la rupture de Randy et Bertie (qui se sont remis ensemble depuis).

Mickey et Gus se retrouvent et tout fonctionne à merveille entre eux, mieux que d’habitude même. Elle comprend qu’elle n’a peut-être pas fait les bons choix et décide de rompre avec Dustin, qui s’énerve un peu, forcément. Les retrouvailles entre Gus et Mickey continuent de se passer à merveille un temps, mais en tant que spectateur, il est dur de ne pas attendre le moment où tout va lui péter à la gueule.

Et effectivement, Dustin pète un câble et fait en sorte de savoir où elle se trouve. Elle parvient à éviter une confrontation entre Dustin & Gus de justesse. Dustin est persévérant tout de même, au point de finir chez Gus alors qu’il n’est pas là. Il est un stalker parfaitement flippant et joue bien le type un peu trop attaché, c’est d’une crédibilité terrifiante. Toutefois, Mickey parvient vite à lui faire entendre raison et finit par déclarer à Gus qu’elle veut une relation sérieuse avec lui.

Basée sur un non-dit, donc. Exactement comme en saison 1, je me retrouve dans cette situation bizarre de ne pas savoir quoi penser de cette fin. D’un côté, c’est beau de les voir en couple. De l’autre, leur relation est un énorme n’importe quoi. Clairement, ça ne fait pas rêver, mais ça paraît également plutôt réaliste à certains égards. Il en va de même pour Bertie et Randy, laissés de côté dans ce final. Je ne sais pas trop quoi en penser en fait.

L’épisode en lui-même était plutôt bon et rythmé, mais je suis frustré de voir Mickey s’en tirer sans confrontation avec ses problèmes. Il est peu probable que ça se déroule comme ça, sans accroche. Le passé devra la rattraper en saison 3, si saison 3 il y a. Et s’il n’y en a pas, alors c’est une fin bien plus frustrante qu’en saison 1.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

Capture d'écran 2017-04-23 19.12.51.png

EN BREF – Je dois dire que cette saison 2 poursuit la série sur une note assez similaire à la première. Clairement, je n’ai pas beaucoup ri, même s’il y a eu de bons moments dans la série. J’ai aimé retrouver les personnages et les suivre au jour le jour, puis être déstabilisé par la fin de saison qui accélère le rythme et prend le parti inverse de ce qui était proposé jusque-là en termes de rythme.

Est-ce que c’est de l’amour ? Beaucoup plus qu’en saison 1, déjà. J’ai senti cette année un amour naissant, une alchimie plus réussie que l’an dernier, des comportements plus normaux, moins étonnants, malgré des dérapages. J’ai beaucoup de mal avec la conclusion qui semble exempter Mickey de ses défauts, mais en même temps, j’ai vu avec le premier épisode de cette saison qu’il ne faut pas forcément se fier aux apparences. La première saison se terminait sur un baiser, mais Mickey ne le vit pas si bien que ça et Gus se prend ses défauts à la face.

Mon plus gros problème avec cette série est finalement que les personnages ne vont pas ensemble. Il est très intéressant d’explorer leur relation et de voir comment les scénaristes font en sorte de les mettre ensemble, mais en définitive, ils ne sont pas faits pour vivre ensemble. Je suis partant pour une saison 3 car la série a son petit rythme et que l’air de rien, je suis attaché aux personnages (surtout Mickey, mais Gus a toujours des traits qui me font penser à moi), même si j’ai du mal avec un bon paquet d’éléments de la série.

Bref, de l’art de la contradiction.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

Quelques précisions sur le Bingo Séries

Comme on me sollicite pas mal sur Twitter (@ShipouJG) ces derniers temps à propos du Bingo Séries (merci, ça me fait plaisir de vous voir si motivés !), je vous propose aujourd’hui quelques précisions supplémentaires sur les règles du jeu :

  • Tous les rewatchs sont interdits, même si vous regardez toute la série dans l’ordre. Je le regrette moi-même, mais le but est de découvrir de nouvelles séries et d’en parler entre nous.

Concernant les points & thèmes de ce mois-ci :

  1. Quelqu’un ment sur son identité: il faut que le mensonge soit explicite « non, je ne suis pas Superman », « Je m’appelle Machin Truc ».
  2. Une vie est sauvée: le danger doit être immédiat, la vie sauvée à l’écran. Genre, ce n’est pas parce que bidule arrête un tueur en série qu’il sauve une vie (sauf si le tueur avait déjà commencé à découper sa victime, bien sûr).

  1. Deux persos s’embrassent à l’écran pour la 1e fois: y compris si c’est la dernière fois, et pas forcément un couple (le jeu de la bouteille, la méchante de la semaine qui embrasse tout le monde, etc.)
  2. Deux persos sont vus au lit: contrairement à ce que je suggère ma phrase en italique dans l’article original, je ne vous demande pas forcément qu’ils fassent des choses sexuellement explicite (mais c’est très souvent le cas)… en revanche, nous sommes dans le thème « romances », je veux donc un couple !
  3. Un personnage se fait tromper: on parle d’une trahison amoureuse uniquement puisque nous sommes toujours dans le thème « romances », du baiser à la tromperie plus violente. Et le personnage trahit ne doit l’apprendre que dans l’épisode suivant ou plus tard…

  1. Référence à une marque de boisson: il faut une marque de boisson qui existe, sinon ce n’est pas de la publicité 😉 Toutefois, cela fonctionne aussi pour les gobelets McDo ou Subway par exemple, puisque cela fait la pub pour la marque distribuant les boissons 🙂
  2. Référence à une marque de vêtement : Idem, la marque de vêtement doit exister.

  1. Voir une série sur grand écran : La taille de l’écran a généré pas mal de débats et on m’a accusé de tous les maux, franchement, je ne vois pas pourquoi mouahahah. Alors plus grand que vos « habitudes d’habitués », ce n’est pas forcément assez. En bon chieur et parce que c’est censé être le point le plus casse-tête du challenge, je veux s’il vous plaît du 43 pouces (~109 cm) ou plus, c’est-à-dire la taille de mon plus grand écran (mais moi, t’façon, j’ai réglé le problème en voyant Ulysse au ciné) ! #cestcommeçaetpasautrement

Je me suis fait ça et ça peut toujours servir :

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J’ai reçu quelques suggestions de points ou de thèmes également, je vous remercie. Je suis bien sûr preneur, continuez. En revanche, gardez à l’esprit que :

le thème « action » est conçu pour rester (si vous avez des idées d’action, elles sont cependant les bienvenues) ;

– J’envisage pour les prochaines éditions d’avoir chaque fois un thème en rapport avec le mois en cours (encore que, ça fonctionne pour avril/mai, nous sommes à la saison des amours et des romances il paraît) ;

– Il ne reste donc que trois possibilités de thèmes et j’en ai déjà une vingtaine sur ma liste. Je tirerais au sort (au dé je pense) les thèmes des prochains mois (sauf si certains me paraissent vraiment adapté à un mois en particulier) !

En tout cas, je retiens la leçon pour le prochain : il faut être le plus précis possible dans mes règles. J’avais pourtant peur d’en avoir déjà trop fait 😉

Bon WE à tous et bon visionnage !

Bingo Séries #1

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, je vous propose un nouveau RDV mensuel, fortement inspiré du Défi PKJ dont j’ai entendu parler sur le blog de Ludo (oui, encore lui lol) et que je vous conseille également si vous êtes de grands lecteurs. Bon, mais ici, il est questions de séries, comme vous le savez, et j’y ai mis ma touche personnelle, alors… Bienvenue dans la première édition du Bingo Séries !

Le principe est super simple : une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant les séries que vous voyez ce mois-ci, du 7 avril au 7 mai.

Le but ? S’amuser et nous parler un peu des séries que vous voyez, sans pour autant spoiler. Pour « gagner », il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items de validés. Cela devrait être facile avec ce premier mois, dont les thèmes sont assez larges. Certains thèmes changeront chaque mois, d’autres resteront !

Bien sûr, tout le monde peut participer, pour soi-même, ou sur Twitter (#BingoSéries) ou sur vos blogs, prévenez-moi simplement en commentaire que je passe voir vos résultats (mais faites des articles sans spoiler en indiquant clairement les séries) !

Edit : Comme on m’a posé les questions et que ce n’est pas bête, quelques précisions supplémentaires. Le défi s’effectue uniquement sur des épisodes que vous n’avez pas vu avant, un rewatch ne compte pas (sinon, il est facile de tricher). En revanche, un même épisode peut bien vous débloquer plusieurs items sans que ça ne pose de problème 😉

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Les (super) héros

  1. Quelqu’un ment à l’écran sur son identité : c‘est aussi simple que ça en a l’air ! Un agent en couverture, un super-héros à l’identité secrète ou une nana qui ne veut pas que se faire griller lorsqu’elle aperçoit son ex, peu m’importe, tant que le personnage ment sur qui il est vraiment.
  2. Quelqu’un se découvre un pouvoir : plus compliqué, il s’agit cette fois d’un super-héros qui découvre soudainement qu’il peut faire quelque chose de nouveau, d’un humain qui devient surhumain (ou inhumain, si vous voyez ce que je veux dire) ou d’un magicien qui se découvre un don…
  3. Une vie est sauvée grâce à l’action d’un personnage : je veux un personnage qui se donne vraiment du mal pour sauver la demoiselle en détresse victime du jour.
  4. Deux personnages communiquent à travers une oreillette et un micro que l’on ne voit pas : généralement, ils mettent la main à l’oreille, histoire qu’on comprenne bien qu’ils parlent à leur pote.

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Les romances

  1. Deux personnages s’embrassent pour la première fois à l’écran : je pense que c’est assez explicite comme ça. Attention, pas de spoilers lors des résultats, mettez bien le nom de la série et l’épisode avant d’en dire plus.
  2. Deux personnages sont vus au lit : histoire que ce soit encore plus explicite.
  3. Un personnage se fait tromper : non seulement, ce n’est pas cool, mais en plus il ne doit pas le savoir au cours de l’épisode.
  4. Vous shippez deux personnages : pour rappel, « ship » ça veut dire vouloir mettre en couple deux personnages qui ne le sont pas… alors non, ça ne fonctionne pas si le couple est déjà établi dans la série.

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Les écrans

  1. Un personnage regarde la télévision : c’est bien connu, vous allumez la votre pour voir les gens la regarder aussi. Inception.
  2. Un personnage envoie ou reçoit un SMS que l’on voit à l’écran : c’est une mode qui s’est établie il y a quelques années déjà et qui est de plus en plus dure à éviter.
  3. Un personnage trouve la solution à un problème en consultant internet : si vous ne réussissez pas celui-ci, je ne sais pas quoi faire pour vous, à part vous dire d’arrêter Game of thrones et Downtown Abbey
  4. Il y a plus de quatre écrans allumés dans une même scène : parce que plus y en a, plus ça paraît classe (hein, Patterson ?)

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La pub

  1. Quelqu’un fait une référence à un film Marvel : soit à un événement qui s’est produit dans le film (dans une série Marvel, donc), soit un personnage qui dit avoir vu le film.
  2. Un personnage se trouve en possession d’une boisson dont la marque est visible à l’écran : Coca, Pepsi, Schwepps, Lipton… mais que boivent vos héros préférés? Il suffit parfois d’avoir l’œil.
  3. Un personnage fait référence à une marque de vêtement : pas évident, à moins de se regarder Ugly Betty et autre Gossip Girl !
  4. Un personnage fait référence à une autre série par son titre : la culture de la référence est partout de nos jours, non ?

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Les actions

  1. Prendre son repas devant une série : un point facile pour ceux qui n’ont pas de vie sociale.
  2. Voir un même acteur dans deux séries différentes : pour ceux qui comme moi n’en peuvent plus de voir Briana Venskus absolument partout.
  3. Avoir un fou rire (au point d’en pleurer) : va falloir se remettre aux comédies !
  4. Voir une série sur grand écran : oui, oui, au cinéma… allez, c’est cadeau pour les parisiens qui vont à la Série Mania, j’avoue ! Et pour moi aussi, parce que demain, je vais à l’avant-première du dernier épisode d’Ulysse.

EDIT : Quelques précisions supplémentaires et réponses à vos questions.

BINGO copieBonne chance à tous et à dans un mois pour les résultats !

Prison Break (S05)

Ci-dessous, mon avis à chaud sur chaque épisode de la saison.

Avis : Prison Break revient pour une saison 5. Je pourrais vous l’épargner, mais j’ai envie de parler de ma réaction initiale qui a été une grande joie suivie d’un énorme fou rire. Non parce que quand même. Michael est mort. Et pas qu’un peu : il avait une maladie qui allait le tuer, qui le tuait déjà à petit feu en saison 4, et il s’est suicidé pour libérer Sara de prison (ne me demandez pas ce qu’elle y fichait, je ne m’en souviens pas).

Alors on pourrait reprendre la série sans lui, c’est sûr, mais assez vite on nous a annoncé son retour. Autant vous dire que dès que j’ai su qu’ils allaient nous pondre une Sara bis, je me suis un peu décomposé et j’ai arrêté d’y croire. Du coup, c’est hyper sceptique que j’entame cette saison, avec le souvenir surtout de l’excellente première saison que j’avais revu il y a deux ou trois ans et un amer goût de souffrance et d’hémorragie interne quand je songe aux trois suivantes dont je n’ai retenu quasiment qu’une tête coupée et une suite de rebondissements faisant s’échapper de prison tous les membres du casting, un à un.

Et pourtant, Prison Break, ça reste la série que je regardais le jeudi soir sur M6, ça reste ce générique stupide de Faf la Rage et tant de suspens pour savoir si oui ou non j’allais me faire prendre quand je regardais la télé en cachette jusqu’à tard le soir le plan de Michael allait fonctionner.

Sans spoiler et après visionnage du premier épisode, force est de constater trois choses. La première, c’est que la série propose une nouvelle histoire de sortie de prison et de conspiration qui a l’air de fonctionner à merveille pour le moment. La seconde, c’est que la cohérence n’est toujours pas le point fort de Prison Break, mais j’y reviens plus en détail ci-dessous. Et la troisième ? Oh, je ne sais toujours pas faire les cygnes en papier, mais ce n’est pas faute d’essayer pourtant.

Bref, retour réussi pour Prison Break, l’élan nostalgique est intact malgré quelques bourdes et énormités ! Sans plus tarder, j’entre dans le vif du sujet.

Note moyenne de la saison : 16/20

Capture d'écran 2017-04-05 14.43.51.pngÉpisode 1 – Ogygia – 18/20
The dead talk, if you listen.

La série marque un retour réussi. Son résumé est rapide mais efficace : il est inévitable de laisser de côté une large majorité des quatre premières saisons puisque cette nouvelle étape se déroule sept ans plus tard. Premier gros bon point de l’épisode : on retrouve l’ensemble du casting (à l’exception de Michael qui n’est là quasiment qu’en flashback) et on découvre son évolution. C’est une excellente chose, car je craignais une trop grande attente pour retrouver tout le monde (et malgré tout, j’ai tellement attendu Sucre, je trouve qu’il arrive trop tard).

L’ambiance de la série est assez vite réinstaurée : un passage en voix off de Michael nous permet de découvrir tout un tas de cygnes en origami dans les canalisations de Sara (hmm), qui a refait sa vie mais continue d’élever Mike, son fils qu’elle a eu avec Michael. Lincoln se trouve pris dans une sombre affaire que j’ai un peu vite oubliée. T-Bag sort de prison.

Et pas n’importe quelle prison. THE prison, dans l’Illinois. Rien que de revoir ce plan de la prison, pfiou, toute la nostalgie (et ma vieillesse) m’a explosé à la face. Ce qu’il faut retenir de cette sortie, c’est un mystérieux courrier qui l’amène aussitôt à rendre visite à Lincoln. Là, nous apprenons le contenu du courrier : une photo de Michael, qui serait donc encore en vie. Problématique.

Pourquoi est-ce que c’est T-Bag qui reçoit ça alors qu’il s’en fout ? Comment Michael a pu survivre ? Pourquoi personne d’autre ne semble au courant ? Autant de questions qui restent en suspension pour le reste de la saison, histoire de s’assurer que le public reste. Forcément. La construction de la saison ressemble donc fortement à ce que Prison Break nous proposait à l’époque, et c’est tant mieux.

Lincoln n’y croit pas trop et n’a aucune réponse à apporter, du coup, la première chose qu’il fait est d’aller voir Sara. Sympa l’ex beau-frère. Pendant ces sept ans, Sara s’est donc remariée. Excellent, nous allons donc avoir une romance contrariée. Rien de bien original, mais la promesse de bonnes scènes, surtout avec la conclusion où Sara décrit Michael comme une tempête. C’est exactement ça.

Nous apprenons donc que Lincoln est aux abonnés absents depuis un moment, sans grande surprise. Nous ne retrouvons même pas son fils dans cet épisode, donc il est à supposer qu’il a vraiment besoin que son petit frère vienne le secouer et reprendre le droit chemin. Ce qui n’est pas le cas pour l’instant.

Bon, l’épisode se sépare ensuite en trois points de narrations différentes.

Lincoln, d’abord, qui découvre un indice très Prison Break sur la photo de Michael, lui indiquant où son petit frère se trouve. Curieux, il déterre la tombe de Michael pour découvrir que celle-ci est vide. Il prévient presqu’aussitôt Sara, mais prend d’abord le temps de manquer de se faire tuer par ce qui ressemble fort à des agents secrets des premières saisons. C’est reparti pour les conspirations que j’ai un peu oubliées (volontairement).

Cela ne freine pas Lincoln, au contraire. Il rend visite à C-Note pour mener l’enquête. Mouais. L’une des choses qui m’a le moins plus est peut-être ce retour de C-Note. Je ne sais pas, j’ai trouvé ça un peu tiré par les cheveux, la manière dont il s’implique autant pour les deux frères. Je ne me souviens pas trop de la série, mais je n’ai pas le souvenir qu’ils étaient si proches. Et comme par hasard, il a appris à parler arabe en étant militaire, ça tombe bien. C’est soit une facilité scénaristique, soit l’occasion de nous révéler quelque chose (auquel cas, sa conversion religieuse étrange serait un bon moyen de nous endormir).

Les recherches autour de la survie (ou non) de Michael mène les frères à faire une recherche sur Internet pour retrouver une photo de Michael. Et là, on touche à la plus grande incohérence de la saison pour l’instant. Quelqu’un a effacé toutes les photos de Michael pour le remplacer par un autre homme. Pourquoi pas. Seulement, même avec énormément de frics et de pouvoir, ça paraît très impossible. OK pour son permis de conduire ou sa photo de Yearbook, je veux bien, mais on parle d’un type qui a été l’homme le plus recherché d’Amérique (ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les promos de la saison 2).

Et au-delà de ça, est-ce que Lincoln ne se trimballe pas une photo de Michael avec lui vu que c’est le but de ses recherches ? Ah ben si, et ils finiront même par l’utiliser pour le montrer à la prison, soit ce qu’ils considéraient impossible de faire depuis les USA. Euké.

Bon donc, beaucoup trop d’incohérences et de facilités, idem pour le retour de Sucre (qui est réussi néanmoins), pour la pote sur place au Yemen, pour le paiement en passeport (limite je m’attendais à une « mission » à accomplir retardant la rencontre avec Michael). Bon, après tout ça, Lincoln parvient finalement à entrer dans une nouvelle prison, qui a l’air tout aussi sympa que celle de la saison 3.

Ensuite, l’épisode se centre également sur Sara. Elle reçoit un appel de Lincoln qui la prévient qu’il a failli se faire tuer et, même après sept ans, elle n’a pas perdu ses réflexes. Elle repère aussitôt qu’elle est sur le point elle-même de se faire tuer et protège sa famille en quatrième vitesse. Sarah Wayne-Callies reste à jamais Sara pour moi, malgré ses rôles dans The Walking Dead et Colony, alors je n’ai eu aucun mal à la retrouver et reconnaître.

Cela aide aussi que son rôle soit finalement assez similaire à celui de Colony. On découvre donc qu’une nouvelle agent en veut à la vie de nos deux frères et leur proche, le mari de Sara finit à l’hôpital avec une balle dans la jambe. Celui-ci a tout du civil tout pépère, c’est un peu dur d’imaginer son couple avec Sara pour le coup. Autant je trouve ça bien d’avoir mis Sara avec quelqu’un, autant je trouve qu’ils auraient pu trouver plus crédible. Au moins, on aura aucun scrupule à la voir retomber dans les bras de Michael…

Elle réconforte finalement son fils comme elle peut, avec une métaphore pas très subtile sur les tempêtes. Cette saison sera donc une nouvelle tempête pour elle et je suis impatient de la voir re-rentrer dans l’action !

Une dernière sous-intrigue de l’épisode s’intéresse enfin à la sortie de prison de T-Bag, donc. Après avoir rendu visite à Lincoln (là encore, c’est un peu étrange qu’ils soient en bons termes), il consulte le courrier de ses fans (tristesse) et se voit offrir une nouvelle main métallique. Bienvenue dans Terminator, oui. Et je n’arrive même pas à leur reprocher tellement le rythme de cet épisode est bon et la nostalgie une mauvaise conseillère pour moi. Attention toutefois, ce cadeau pour T-Bag n’est probablement pas désintéressé et lui est offert par un anonyme utilisant un pseudo-grec pour lui donner.

Oh, oh. La conspiration ne fait que commencer…

Et c’est tant mieux, car pour l’instant, je suis motivé par cette saison supplémentaire (et surtout, Robert Knepper n’a pas encore eu l’occasion d’être psychopathe). Il va falloir voir ce qu’ils en font, mais il y a du potentiel pour une bonne histoire et un bon divertissement.

Bien sûr, l’épisode finit par nous présenter Michael dans cette prison : il a de nouveau tatouage, de jolis yeux dans les paumes (oui, ils ont réussi à trouver des parties de son corps encore non exploitées par le scénario, bien joué), et fait mine de ne pas reconnaître son frère, qui prend soin, via C-Note, de le filmer.

À n’en pas douter, les yeux dans les paumes nous signifient qu’ils sont observés, ce qui a semblé être en plus une constante de l’épisode pour Lincoln. Bon, le jeu de Wentworth Miller ne laisse que peu de doute : Michael n’est pas amnésique, il sait très bien que c’est son frère et souffre de ne pas pouvoir lui parler. Limite, je me serais attendu à une mauvaise histoire de jumeaux autrement. Tant mieux, si on nous épargne ça.

Je me retrouve donc intrigué par ce nouveau scénario à dormir debout, présenté avec beaucoup de justesse dans le rythme et avec une construction qui n’est pas sans rappeler celle de la première saison. Veronica, tu me manques encore.

Je n’en attendais vraiment pas tant de leur part, mais c’est peut-être pour ça que je suis aussi positivement surpris !

Screenshot_2017-04-12-17-20-42.pngÉpisode 2 – Kaniel Outis – 14/20
It would take a genius, like Michael.

Si cet épisode reste un bon divertissement, on sent quand même qu’on repart dans un grand n’importe quoi côté cohérence. Il est aussi super sombre, ce qui n’est jamais cool quand, comme moi, on regarde cet épisode dans un train ensoleillé. Bon, c’est ça aussi de ne pas pouvoir attendre d’être confortablement installé le soir devant la télé volet fermé. Seulement, le premier épisode m’a redonné envie de voir la série, malgré tout.

J’ai beaucoup à critiquer cette semaine, mais en même temps, la note n’est pas si mauvaise, car je trouve très cool de retrouver ces personnages après sept ans. Je suis plein d’indulgence et de bons sentiments pour la série, malgré les apparences. Il y a trois intrigues à suivre cette semaine, et ça tombe bien, il y a trois gros acteurs au casting.

Commençons, comme l’épisode, par Lincoln. Toujours en compagnie de C-Note, il reçoit un indice de Michael sous la forme d’un cygne en origami. Cela faisait bien longtemps que l’on n’avait plus vu ce type d’indices (hum) et cela suffit à ce que Lincoln décide d’aller faire une excursion en banlieue de la ville avec C-Note et Shiva.

Cette dernière n’est toutefois pas très ravie de l’idée, car la banlieue est une zone de non-droit tenue par des rebelles. Le Yemen est après tout un pays en guerre. Là, on touche à ce qui m’a probablement le plus soulé dans tout l’épisode : Shiva passe son temps à nous dire qu’ils sont en danger de mort, que la zone est dangereuse, qu’ils sont en danger de mort et qu’ils sont en danger de mort. Ah, et ils sont aussi en danger de mort, sachez-le.

Bref, l’épisode insiste lourdement dans la création d’une atmosphère soi-disant dangereuse et angoissante. Seulement, nous sommes à l’épisode 2 et nous suivons des personnages qui sont tellement les héros de la série que nous savons que rien ne leur arrivera. C’est effectivement le cas : ils parviennent à libérer les otages qu’ils voulaient et à rejoindre la ville sans le moindre problème. Il y a bien une petite course poursuite et fusillade pour l’adrénaline, mais ils passent la frontière comme si de rien n’était. C’est tellement simple que tout le danger qu’on nous promet est attendu pour rien et c’est tout.

Dit autrement ? On sent bien que toute l’intrigue de Lincoln sert à combler la saison (déjà ? Mais c’est un épisode 2, les gars !) et gagner du temps avant qu’il ne retrouve enfin son frère pour de vrai (et pas comme la semaine dernière).

En attendant, Michael est enfin de retour dans cet épisode… mais ce n’est pas forcément pour le mieux. Il est hyper agréable de le voir entrer de nouveau en action et mettre en place hyper compliqué… mais le problème est qu’il semble se prendre la tête comme jamais pour pas grand-chose. Il avait largement de quoi être brûlant sans se prendre la tête comme il le fait.

Du coup, la tension que c’est censée créer tombe un peu à l’eau, surtout qu’il fait tout ça juste pour aller à l’infirmerie (une constante chez lui, faut croire) récupérer de la morphine afin de récupérer un téléphone qui lui sert simplement à « commander une pizza ». La phrase est ridicule, donc on s’attend à une nouvelle excentricité complètement dingue de sa part, sauf que ce ne sera pas vraiment le cas.

En parallèle, nous découvrons également ses nouveaux camarades de cellule, mais je n’ai même pas retenu leur nom pour l’instant, tellement ils m’ont paru insipides. On est loin d’un T-bag ! Il y a juste un gay arrêté pour son homosexualité sur lequel les scénaristes insistent lourdement. Et pour cause ! Lincoln se retrouve avec son père après son excursion en banlieue, et le père en question est partie intégrante du plan pour s’échapper de la prison.

Ben tiens. L’épisode tente malgré tout de nous présenter Michael comme un terroriste du nom de Kaniel Outis, ce qui semble confirmé par la dernière scène qui le voit heureux de retrouver l’extrémiste Abu Ramal. Nul doute que l’histoire sera plus complexe que cela (il a toutefois pu accepter pour survivre à sa maladie ?).

Sara est de loin celle qui redonne les points à cet épisode. Je n’aurais pas cru cela possible, mais il y a un moment dans cet épisode où j’ai retrouvé vraiment Sara. Je veux dire par là que Sarah Wayne Callies est bien meilleure actrice que je ne pensais : je l’ai vue dans Walking Dead, je l’ai vue dans un rôle très similaire avec Colony, mais il y a un sourire qui est définitivement le sourire de Sara de Prison Break, et on ne me l’enlèvera pas de la tête.

Son intrigue est on ne peut plus classique pour l’instant : elle apprend que Michael est en vie et se précipite auprès de son mari pour lui raconter. Voilà, il n’en faut pas plus pour que je sois absolument certain que son mari soit un méchant qui trempe dans la conspiration. Nous savons qu’il y a tout un tas de cygne sous leur maison, il y a fort à parier que ce soit lui qui jette dans les égouts ces signes de vie de Michael. En plus, si c’est un méchant, ça l’écarte définitivement en tant que problème au couple Sara/Michael. Sara semble attachée à son mari, mais s’il s’avère être un connard, nul doute qu’elle ne lui pardonnera pas.

Elle mène malgré tout sa petite enquête sur Michael/Kaniel. Cela lui permet de se confronter à Kellerman (très sympathique retour !) qui est convaincu que Michael est un génie et que, en tant que tel, il s’est servi de Sara avant de changer d’identité et devenir terroriste. En effet, il est en possession de photos de Michael assassinant un agent de la CIA, c’est con. En même temps, des preuves accablantes, il y en avait aussi pour Lincoln donc, si Sara se sent manipulée par Michael, elle refuse toutefois cette version des faits (évidemment) et se barre pour s’occuper de son fiston.

Oui, Sara est avant tout une maman dans cet épisode, et elle s’inquiète aussi de la disparition de Mike en fin d’épisode. En fait, celui-ci n’a pas disparu, il est avec un livreur de pizza qui lui délivre une rose en origami, autre marque de fabrique de Michael… et un bon cliffhanger : Sara doit désormais fuir avec sa famille.

Autrement dit, la série reste un très bon divertissement et ma nostalgie continue d’avoir un bon effet sur cette intrigue moyenne. Il y a de bons moments, c’est un plaisir de retrouver peu à peu tout le casting (pas de T-Bone cette semaine cependant), mais la cohérence n’est toujours pas là. Certains retours semblent un peu forcé d’ailleurs : C-Note la semaine dernière (qui comme par hasard peut faire l’interprète), Kellerman cette semaine (qui comme par hasard est dans le service que demande Sara… bon, je ne sais plus ce qu’il était devenu en saison 4, mais je trouve ça gros).

En fait, c’est agréable à regarder uniquement parce qu’on retrouve des personnages qu’on aime, une ambiance fidèle à l’originale et un plan mystérieux qui intrigue en forçant à théoriser sur la suite. C’est cool à regarder, mais c’est tout juste à la hauteur de ce que j’en espérais. Il faut maintenant qu’ils continuent sur cette lancée et qu’ils arrêtent de perdre trop de temps avant la réunion Lincoln/Michael et, surtout, Michael/Sara.

Bon, si je résume vraiment en une phrase le problème de cet épisode, il y a trois défauts qui me gonflent déjà : les zooms dramatiques inutiles à la Blindspot, l’intrigue étirée pour rien (surtout du côté de Lincoln) et une explicitation constante des situations soi-disant beaucoup trop dangereuses pour le commun des mortels. En revanche, cette saison dose parfaitement les références au passé de la série, le casting gère très bien le retour de leurs personnages, la musique et l’ambiance sont parfaites et les mystères addictifs, marque de fabrique de Prison Break, restent efficaces.

Capture d'écran 2017-04-19 20.17.38.pngÉpisode 3 – The Liar – 18/20
Who in the hell are we breaking out?

Nous revoilà dans l’enfer du Yemen et d’Ogygia cette semaine. Sans grande surprise, Michael utilise une fois de plus ses tatouages pour on ne sait quoi. Quant à la manière dont il envoie des messages hors de prison ? Il utilise des chewing-gums et des enfants. Lincoln, lui, est plutôt du genre à faire de la pub pour Tic-Tac. Putain, si j’avais su, j’aurais écrit les règles de mon Bingo Séries différemment, croyez-moi.

Une fois de plus, Sheba (oui, ça s’écrit comme ça en fait, désolé pour les deux dernières semaines, j’ai corrigé l’article) tente de s’enfuir, mais Lincoln la retient un peu trop simplement. Oh, vous le sentez venir le nouveau couple mythique, vous aussi ?

Cela fonctionne donc très bien et Michael leur envoie des coordonnées pour un point de RDV où une fois de plus ils trouvent des infos sur le terroriste (Abu Ramal) que Michael veut faire s’échapper. Ils passent le reste de l’épisode à organiser leur fuite, cherchant ainsi des passeports. Ils se font néanmoins doubler par l’ancien pote de Sheba, c’est con.

Ancien pote ? Oh, juste son ex-violeur à qui elle a arraché un œil. Enfin, du coup, il ne l’a pas violé. Sheba est une vraie badass qui fait ce qu’elle peut pour se libérer. Dans cet épisode, c’est finalement Lincoln qui lui vient en aide au dernier moment et la sauve d’un viol certain. Ah le mythe du chevalier servant… Elle a désormais deux options pour la suite de la saison : finir en couple avec Lincoln ou mourir. Ou les deux, probablement (et dramatiquement).

À l’intérieur de la prison, les choses s’enveniment un peu néanmoins : Abu Ramal nous est présenté comme un grand méchant. Du coup, il s’en prend à Sid, le nouveau pote homo de Michael (introduit la semaine dernière), simplement parce qu’il est gay. Les scénaristes ont vu très juste sur cette intrigue, ils l’ont écrit il y a une bonne année, mais ça tombe pile dans l’actualité avec la Tchétchénie. Triste.

Par la suite, quelqu’un (un chrétien dont je n’ai pas saisi le nom, mais qui a un frère) essaye de faire en sorte que Whip trahisse Michael à son profit. Cela fonctionne à peu près, mais Michael en profite pour voler une montre. En tant que spectateur, nous sommes invités à noter que c’est Poseidon qui leur demande de faire s’échapper Abu Ramal. On progresse l’air de rien sur l’intrigue de cette saison, puisque cette échappée semble bien être une mission gouvernementale de grande envergure au goût de complot et de politique internationale. Prison Break, quoi.

Tout cela était cependant un plan minutieusement organisé par Michael : la montre volée, il la donne discrètement à Ramal qui ne capte rien.

Comme ça, Michael, Sid, Whip et Ja (un génie coréen, il paraît) sont enfermés dans leur cellule avec un moyen de s’enfuir… N’est-ce pas magique ?

Si, probablement, surtout que Michael fait également en sorte d’organiser une nouvelle émeute. Ce n’est pas à la hauteur de la mi-saison 1 (cet épisode d’émeute m’a traumatisé à l’époque), mais c’est assez dingue quand même, le tout se passant une fois de plus dans le noir (parce que C-Note gère bien sa partie du boulot).

Malheureusement, comme pour les passeports de Lincoln et Sheba, l’évasion se passe mal pour Michael : il est forcé d’abandonner Sid derrière lui, un détenu perd son frère de manière un peu conne, puis Michael se fait choper comme un bleu sur le toit de la prison. Peut-être un peu trop comme un bleu pour que j’y crois pleinement comme étant un accident.

En même temps, il finit l’épisode en pleine dépression à tenter d’envoyer un message à Sara sans y parvenir alors… C’est un joli échec pour notre génie, et ça donne envie de revenir pour voir les conséquences. Un peu comme dans le temps, j’ai du mal à croire à cet échec, parce qu’on nous habitue à ce que tout soit calculé par Michael. Pourtant, c’est de toute évidence le cas cette fois et la confiance de notre héros est ébranlé. C’était donc une partie d’épisode très bien fichue, qui rappelait la saison 1 à plusieurs égards, et franchement, rappeler la saison 1, c’est du tout bon pour moi.

Et ce n’est pas tout ! Non, on en découvre aussi un peu plus sur les méchants qui décident de traquer Sara pour retrouver Michael/Outis. C’est de toute évidence un bon plan, connaissant le passé amoureux de ces deux-là (c’est toujours du présent pour Michael), mais c’est négliger un peu trop l’ex infirmière qui a plus d’un tour dans son sac.

De son côté, Sara a droit à une jolie déclaration d’amour par Jacob, son mari. C’est tellement lourd que ça ne me rassure pas sur son innocence, je continue de le penser impliqué d’une manière ou d’une autre avec Poseidon (le nom de la Compagnie qui traque Michael cette année). Plus tard dans l’épisode, il la motive même à ne pas rester à se planquer… Tout est dit, pour moi, il la trahira d’ici un épisode ou deux.

Bref, avant ça, elle a droit à une petite visite de T-Bag qui la terrorise (tu m’étonnes) et, bizarrement, elle ne souhaite pas trop faire alliance avec lui. Les choses n’ont pas le temps de se calmer pour elle, ce rythme est très bon, car il ne laisse pas le temps de se poser pour réfléchir et deviner à l’avance certains éléments. Du coup, Sara découvre le piratage de son téléphone aussitôt et doit gérer ce nouveau problème.

Assez maligne, elle ne tarde pas à soupçonner que Kellerman est probablement impliqué quand elle apprend que ce piratage vient de son empreinte. Bon, il pourrait y avoir 150 autres explications possibles, mais on va la croire et partir sur cette piste ; on verra bien. Sara entend à son tour le nom Poseidon en échappant de peu à ceux qui la suivent, et envoie T-Bag récolter des infos pour elle. Wow. Sarah n’y va pas de main morte (enfin… si vous me passez l’expression parce que bon, techniquement si, avec T-Bag…) dans cet épisode. C’est absolument fou tout ce qu’elle fait, mais en même temps, ça ne parait pas aussi tiré par les cheveux qu’autrefois. Elle a déjà connu tout ça, donc évidemment qu’elle sait faire.

Toujours est-il que Kellerman est dans la merde avec un T-Bag qui va débarquer, que Michael est en pleine dépression et que la grande évasion (hey salut les québécois) de cette saison échoue ! Nous sommes déjà au tiers de la saison qui ne comprend que neuf épisodes, mais il est pour l’instant bien meilleur que tout ce que j’imaginais depuis que j’entendais parler de ce retour.

Il reste énormément de questions, à commencer par la manière dont Michael a survécu (!), qui plombent un peu mon avis général sur la cohérence de ce qui est proposé ; mais le rythme et la nostalgie sont ultra-efficaces. Oh, ce n’est pas exempt de défauts, même si ça s’en tire énormément mieux cette semaine.

Le plus gros défaut est peut-être à voir du côté d’Ogygia où l’on ne passe pas assez de temps avec les nouveaux personnages pour vraiment s’attacher à eux. Les doutes de Whip, par exemple, sont bien moins prenants que ceux de Sucre à l’époque. Peut-être que neuf épisodes, c’est trop court, et qu’il en aurait fallu quelques-uns de plus pour mieux nous introduire ces personnages.

N’empêche, je m’attendais à un flop, j’ai une saison solide. Je suis content.

04Épisode 4 – The Prisoner’s Dilemma – 17/20
We are in hell Ramal, the question is do you want out?

Sheba s’en tire sans trop de problème et Lincoln cherche un moyen de la sauver, elle et sa famille, sans pour autant abandonner Michael. Par chance, le père de Sheba a une petite idée pour les aider… En échange d’une voiture pour fuir le Yemen, il obtient une lettre qui innocente Michael et le gracie de sa peine. C’est tellement simple ! Limite, ils auraient pu commencer la saison par là, ça aurait été plus simple…

Du côté d’Ogygia, les choses s’accélèrent forcément. Les résistants ne sont pas loin de prendre la prison, alors les prisonniers décident de prendre Ramal en otage pour pouvoir faire pression. Quant à Michael, sa brillante idée de sauvetage échoue : son plan se trouve dans la cellule de Ramal. C’est con.

Bien sûr, tout s’accélère comme prévu. Les prisonniers se rebellent, les gardes se barrent pour sauver leur peau des résistants qui s’apprêtent à prendre la prison. Le grand frère de la semaine dernière prend la tête des prisonniers, parce qu’il faut bien un leader pour mener le mouvement. C’est bien : il veut buter Michael et se servir de Ramal.

Michael réussit à convaincre Ramal de bosser pour lui. Les deux se libèrent comme si c’était un jeu d’enfant, libérant également Ja et Syd. Ils parviennent donc à s’enfuir de la prison. Pendant ce temps-là, Lincoln fait ce qu’il peut pour entrer dans celle-ci, utilisant encore un des gamins pour y parvenir. Comme d’habitude, il le voit s’échapper, mais il ne peut l’atteindre. Il passe donc un temps considérable à le chercher dans les rues. Cela permet des scènes mouvementées où il ne se passe finalement pas grand-chose. Ce mouvement constant garde le rythme tout au long de l’épisode, nous plongeant dans la même perdition que les personnages. C’est plutôt bien géré, avec des plans on ne peut plus classiques mais parfaitement maîtrisés ; exactement comme l’écriture de l’épisode.

Cette saison 5, finalement, réussit parce qu’elle propose une parfaite maîtrise de bout en bout. Elle ne cherche pas à innover, mais juste à livrer une bonne histoire. Nous ne sommes plus dans la découverte qu’était la saison 1, mais vraiment dans la maîtrise de tout ce qu’ils avaient proposé d’innovant il y a dix ans. Force est de constater que c’est un parti pris qui fonctionne bien sur moi.

Bref, Lincoln finit par retrouver Michael en mauvaise posture. Ils n’ont d’autres choix que de tuer Ramal – c’est Sid qui le fait comme si c’était un jeu d’enfant, à nouveau. C’est un peu gros, mais ce sont les grosseurs habituelles de Prison Break, alors ça me va. Je m’attendais à quelque chose de tellement plus mauvais il y a un mois quand j’ai commencé ! Là, je me retrouve à ne pas quitter mon écran des yeux et à être dégoûté par la mort de certains personnages (non, je ne parle pas de Ramal, je parle d’un autre personnage dont il est question dans la suite de ma critique).

L’épisode se termine sur de vraies retrouvailles entre les deux frères, enfin, et au milieu de la saison, comme j’avais fini par m’y attendre, mais aussi sur une déclaration de guerre d’ISIL au groupe de Michael et Lincoln. Ceux-ci ont tué Ramal, il faudra en payer les conséquences. Sans compter que Poseidon voulait Ramal hors de prison, alors là aussi, ça risque de foutre la merde qu’il soit mort !

D’ailleurs, en parlant de Poséidon, pendant ce temps, T-Bag prend Kellerman en filature. Cela ne dure pas longtemps néanmoins, car il s’attaque assez vite à lui pour lui extorquer les infos dont il a besoin. Kellerman lui répond qu’il ne fait qu’aider Sara, tristement absente cette semaine.

Les deux se retrouvent à discuter de Poséidon, encore un américain si haut placé que personne ne peut le retrouver. Il donne toutes les infos dont T-Bag a besoin, y compris le pourquoi du comment Poséidon souhaite libérer Kamal. Enfin, Kellerman lui confie surtout un plan clair : trouver l’identité de Poséidon pour sauver Michael.

Seulement, le fait qu’il donne toutes les infos qu’il a (en s’approchant peu à peu de la fenêtre, en plus) ne peut signifier qu’une chose dans la loi des productions américaines : Kellerman ne sert plus à rien et pan, il se fait tirer dessus par les hommes de Poséidon qui, BIEN SÛR, débarque pile à ce moment-là. T-Bag se retrouve forcé d’appeler les flics, on aura tout vu.

Kellerman se fait donc tuer comme ça, après avoir survécu à quatre saisons de la série, ce n’est pas cool. T-Bag réussit à prendre les hommes de Poséidon en filature et, sans surprise, il découvre qu’ils bossent pour… le mari de Sara. JE L’AVAIS DIT. JE LE SAVAIS. Il était beaucoup trop clean pour ne pas être louche, à manipuler Sara comme ça pour qu’elle retrouve Michael.

Ah lala Prison Break… En définitive, cet épisode était très prévisible sur plein de points, mais son rythme est excellent. Je regrette l’absence de Sara, le départ de Kellerman, mais je trouve absolument jouissive la rapidité d’exécution de ce scénario. On sent que les 22 épisodes habituels sont concentrés sur 9, et ça donne un résultat très bon. Il va pourtant falloir prendre le temps de se poser à un moment pour nous donner des réponses sur la survie de Michael, mais autrement cette saison a toujours tout bon.

05.pngÉpisode 5 – Contingency – 15/20
How are you alive? In Yemen?

C’est un peu pressé que j’entame cet épisode, car je ne doute pas que Sara va péter un câble en découvrant la vérité sur son mari. Et je suis bien content, parce qu’ils commencent effectivement par là. Sa première réaction est de courir jusqu’à son fils, OK.

Elle l’atteint juste à temps, car son mari arrive au même moment. Elle le confronte et il a bien sûr une jolie excuse toute prête. Sara se précipite chez Heather, sa meilleure amie. Bien sûr, Sara… Tu es au cœur d’une conspiration et tu fais confiance à la première venue ? Tss. Bon, d’accord, ce n’est pas la première venue pour elle, mais après la trahison de son mari, il y a quand même de quoi se poser des questions.

Elle se laisse balader malgré tout, jusqu’à ce que son mari la fasse venir au commissariat pour accuser les hommes de main de Poseidon. Personnellement, je ne suis toujours pas convaincu de son innocence. En fait, c’est même tout le contraire, je suis sûr que c’est un connard.

Au Yemen, les choses continuent de partir en vrille. Les résistants offrent une jolie petite somme d’argent en échange de Michael et son groupe. Ils trouvent néanmoins une planque qui permet aux deux frères de s’expliquer. Il est donc temps pour des explications, enfin. Elles ne sont pas franchement exceptionnelles : Michael a été contacté par Poseidon en échange de la liberté pour tout son groupe.

Il est ainsi révélé que Kellerman était plein de promesses fausses : il n’avait pas l’autorité de les blanchir, contrairement à ce qu’il disait. Michael refusant de bosser pour Poseidon, Sara a été envoyée en prison et la suite on la connait. Il reste la question de la maladie de Michael quand même, mais c’est vrai que ça paraît autrement bien trouvé.

Bon, les deux frères se disputent également sur le meilleur moyen de se barrer de l’enfer sur Terre, Lincoln voulant aller à l’aéroport et Michael prendre le train.

De son côté, C-Note est, toujours en compagnie de Sheba, justement à l’aéroport. Seulement, celui-ci est pris d’assaut par la foule. Ils prennent donc un coucou pour s’envoler vers la frontière et atteindre un endroit sûr.

Le groupe de Michael décide de partir en train, où ils sont rattrapés par le borgne de la résistance qui souhaite en profiter pour devenir le chef des méchants, forcément. Du coup, ils prennent la voiture plutôt que le train, toujours contre l’avis de Lincoln qui passe son épisode à nous faire chier avec son aéroport.

Bien sûr, ils ont un accident de voiture car les résistants les retrouvent très vite. C’est donc le moment de tension dramatique où l’on s’inquiète pour les nouveaux amis de Michael. Sid, notamment, demande à se faire tuer car il craint ce qu’il peut lui arriver s’il est retrouvé, sachant parfaitement ce que l’on fait aux homosexuels dans ces cas-là. Nous apprenons aussi à connaître Ja, qui est complétement cinglé et réussit à tuer leurs ennemis avec un petit Frank Sinatra.

Malheureusement, Sid se fait malgré tout tuer par le borgne au dernier moment. Il faut dire que son petit discours sur son passé était trop gros pour lui permettre de survivre. C’est triste, mais on ne connaît malgré tout pas assez le personnage pour être vraiment triste. Il est difficile d’être pleinement touché, surtout que sa mort est vite évacuée. En effet, C-Note et Sheba se barrent avant l’arrivée de Michael et son groupe, les laissant dans la merde face aux hommes armés qui veulent les tuer. Et ben…

Bon, c’était encore et toujours un épisode efficace, mais la note tombe de manière drastique. Je ne suis pas hyper satisfait des explications, il faut bien l’avouer. J’ai eu du mal à rentrer vraiment dans le rythme de cet épisode, surtout qu’il est toujours question de la fuite et non de la résolution des problèmes. Je sais bien que ça en fait partie et que c’est important, mais cet épisode faisait beaucoup trop transition.

Il était notamment question de réconcilier les deux frères de manière à ce qu’ils bossent de nouveau main dans la main, mais le problème est que leur conflit train/avion était franchement chiant à voir, tournant en boucle sur la moitié de l’épisode. Ces deux-là sont incapables de communiquer sérieux. Le pire, c’est que la fin de l’épisode nous promet que l’épisode suivant continuera sur cette voie puisqu’ils n’ont toujours aucun moyen d’atteindre la frontière.

Quant à Sara, il est encore trop tôt pour dire si elle est assez stupide pour croire son mari (que je ne crois pas, non) ou si elle est en train de se jouer de lui pour avoir les infos (espérons). Bref, c’était moins réussi cette semaine pour moi.

Capture d'écran 2017-05-10 11.30.12.pngÉpisode 6 – Phaeacia – 15/20
Our map is dead.

C’est en direct d’un long trajet en bus que j’ai regardé cet épisode, voyageant beaucoup plus que le groupe de Michael qui est coincé au Yemen… cela dit, il balance que le plan était d’improviser alors tout va bien. OK OK.

Qui dit impro, dit bien sûr nouveau piège. Whip est laissé derrière un instant, mais bien sûr tout s’arrange quand Lincoln déjoue ce piège avec une conduite digne de Fast & Furious. Le groupe d’américains fait ensuite toute confiance à un local qui vient de les trahir. C’est parfaitement crédible (attention, ceci est bien sûr de l’ironie), mais il n’y a pas trop de quoi s’inquiéter : celui-ci ne survivra pas à l’épisode.

En parallèle (et sans grande surprise), les hommes de Poseidon sont déjà libérés. Cela a du bon de bosser avec des conspirateurs. Cette libération, pour moi, crie la culpabilité du mari de Sara qui les a soi-disant fait arrêter pour regagner la confiance de sa femme, avant de les libérer. Sara manque cruellement encore dans cet épisode, je trouve que Prison Break n’a jamais su faire sans elle (ce n’est pas pour rien qu’elle a ressuscité).

Des hommes de Poseidon, nous apprenons plus de choses aujourd’hui : la blonde s’appelle Emily. Le mec restera « le mec » pour le moment, en revanche. Peu importe cela dit, puisque c’est Emily qui gère et dirige ce duo. Nous les voyons donc bosser avec la NSA pour retrouver Michael, sans préciser qu’ils veulent le retrouver pour le tuer.

Ce n’est apparemment pas bien compliqué puisque Sheba appelle Lincoln et, pour une raison ou pour une autre, cela leur suffit à localiser tout ce petit monde. Je veux dire Sheba n’est pas une alliée de longue date du groupe et je doute que Lincoln ait son forfait américain qui permette de le localiser. Bon, si on passe au-dessus de cette facilité scénaristique, c’est plutôt cool car Poseidon localise le groupe et balance leur position sans le moindre scrupule aux rebelles qui veulent leur peau.

La course-poursuite s’était calmée pour Michael & Lincoln, arrêtés dans une station-service. Michael en profite pour contacter quelqu’un dont je n’ai pas reconnu la voix (mais je pense que j’aurais pu si j’avais revu tout la série récemment ?) et faire un petit selfie de ses dix doigts. Nous n’avons pas encore de réponse à ce sujet, j’imagine que les épisodes suivants nous en diront plus, comme j’ai encore espoir d’en apprendre plus sur sa survie miraculeuse à sa maladie (comment ça, je ne lâche pas le morceau ?).

Balancés par Poseidon, les américains se retrouvent de nouveau pourchassés après un échange de balles, un mort, une explosion, tout un tas de trucs qui ont choqué ma pauvre voisine de bus, la soixantaine passé, traumatisé par tant de violence. Oups.

Trisha, de la NSA, n’est pas dupe et comprend qu’Emily la manipule pour buter Michael (même si elle ne sait pas qui est Michael). Je suis le seul à avoir senti une drôle de tension sexuelle entre les deux femmes ? Peu importe vous me direz, puisque Trisha coupe Emily des ressources de Poseidon. Retour à la case départ pour les méchants, qui se rendent ensuite dans la villa d’un riche. J’avoue ne pas avoir tout suivi faute d’intérêt pour ces personnages. C’est mal, je sais.

Dans le désert du Yemen, Michael utilise ses super jumelles capables de zoomer plus que mon appareil photo numérique pour découvrir qu’il connaît le borgne qui les pourchasse. Il décide de se séparer du groupe avec un tirage au sort bidon (pourtant Whip semblait prêt à le faire de lui-même cette fois). Il se sacrifie donc, sans savoir comment il s’en sortira de cette course poursuite avec le borgne. Je vous la fait courte : il s’en tire très bien, lui crève son œil et se fait néanmoins poignarder avant de l’abandonner dans le désert. Facile !

Pendant ce temps, Lincoln, Whip et Ja suivent les oiseaux (une ruse totalement improbable qui fonctionne néanmoins très bien, j’ai adoré l’idée) et tombent sur le village sans technologie que leur avait vendu le type auquel ils faisaient confiance alors qu’il avait tenté de les tuer et qui s’est lui-même fait tuer. Là aussi, ça paraît facile dit comme ça !

La fin de l’épisode voit Lincoln retrouver son petit frère mal en point grâce à des feux d’artifice offerts aux enfants de ce village, mais pas avant qu’on voie ENFIN les images du générique avec Michael paumé dans le désert. Il était temps aux deux tiers de la saison. J’ai aussi adoré l’utilisation des quelques flashbacks quand Michael envisage de se laisser mourir. Le cliffhanger est assez clair : Michael est entre la vie et la mort dans le désert.

Je ne m’inquiète pas plus que ça pour sa survie, mais je suis intrigué de voir ce qu’ils vont faire de lui.

C’était un bon épisode (meilleur que la semaine dernière en tout cas), mais il m’a manqué quelque chose (qui a dit Sara ?) pour être vraiment à fond. Et puis, comme d’hab, la majorité des solutions (du côté des gentils comme de celui des méchants) tombent comme un cheveu sur la soupe, avec des résolutions de dingue sortant de nulle part comme si c’était tout à fait normal (et je n’ai même pas parlé de la connexion Wi-Fi dans le désert, hein). J’ajoute à tout cela qu’une fois de plus nos personnages n’avancent pas… mais reculent. J’aurais aimé un retour aux USA pour revoir Sucre, T-Bag et en apprendre plus sur Poseidon. Or, parti comme c’est parti, ce sera difficile avant l’ultime épisode…

Un dernier point sur la technique, je m’attendais à mieux quand j’ai vu que l’épisode était dirigé par Kevin Tancharoen, à qui l’on doit des scènes de combat brillantes dans Agents of S.H.I.E.L.D (notamment une de Daisy en saison 3). Je suis satisfait de son travail, mais on sent qu’il avait quand même moins de liberté que sur AOS (être le frère de la coproductrice et le beau-frère des coproducteurs doit aider à faire ce que l’on veut, j’imagine).

07.pngÉpisode 7 – Dark Wine Blood – 17/20
I had an amazing doctor on call.

Je m’excuse de ne regarder cet épisode que si tard, mais j’ai eu une journée un peu chargée et la flemme de faire play, il faut bien l’avouer. La hype de retrouver la série est un peu retombée et j’attends tellement trop de cette saison que je suis un peu déçu des deux derniers, donc forcément, en pleine période d’upfronts, j’ai des envies d’aller voir ailleurs.

Pourtant, cette saison n’est pas mauvaise, surtout quand on voit de quoi elle part et mes attentes initiales.

Cet épisode marque le retour de Sara, et ma foi, j’ai beau l’adorer et être heureux de la retrouver, elle est un peu stupide. Elle apprend de Lincoln que Michael est empoisonné (une information que j’avais un peu occulté dans les grognements de Michael la semaine dernière) et décide de se rendre auprès de lui pour une transfusion. Sa stupidité ne vient pas de là, mais du fait qu’elle dévoile tout son plan à son mari, Jacob. Et ça, c’est stupide, parce que je ne lui fais toujours pas confiance moi. En plus, elle lui laisse Mike et ses dessins, c’est n’importe quoi !

Cependant, Mike semble se faire enlever et ce n’est a priori pas par Jacob, ce qui ne veut bien évidemment rien dire, puisque les scénaristes peuvent très bien vouloir se foutre de nous… Ce qui est le cas, parce qu’en fait, il ne lui arrive rien du tout à Mike.

Pour réunir Michael & Sara, il faut aussi que Michael quitte le désert, ce qu’il parvient à faire sans trop de mal malgré son état catastrophique et après un au revoir à Ja, qui décide de rester dans le désert. Ce n’est pas Whip qui prendrait cette décision, parce qu’il est trop occupé à faire une déclaration d’amour fraternel à Michael.

Peu après, Sara débarque enfin auprès de Michael et… ça tombe un peu à plat. C’est très beau de les retrouver ensemble, mais ça manque finalement d’intensité, d’épreuve ou de suspense pour les réunir. Pendant que Sara lui donne son sang, Lincoln et Whip comprennent qu’ils vont avoir besoin d’un gros bateau pour retourner aux USA : on va donc enfin revoir Sucre qui, comme par magie, bosse sur un bateau. C’est effectivement le cas et c’est Sara qui paye le voyage avec sa bague de mariage parce que…

Sans grande surprise, Michael tombe sur une photo de Jacob et annonce à Sara qu’il est Poseidon. PUTAIN SARA. Elle ose dire qu’il a bien couvert son mensonge en plus, mais pas du tout, sérieux. Michael est d’humeur pour les révélations cette semaine et lui explique un peu mieux le passé et la conspiration derrière Poseidon. C’est intéressant, mais ça ne me dit toujours pas comment il a survécu à sa maladie. Si même Sara ne s’en inquiète pas, je pense que c’est foutu et que les scénaristes abandonnent l’idée d’enfin nous en dire plus. L’avantage, c’est que ça laisse la voix libre pour Michael & Sara qui reforment leur couple.

Les méchants ne sont pas bien intéressants cette semaine, refusant d’avouer qu’ils étaient à la NSA, tuant un type enquêtant sur eux et bossant avec Poseidon. Rien de bien fou. Ils sont quand même plutôt doués, réussissant à faire passer le message qu’il faut tuer Michael jusque sur le bateau de Sucre. Les retrouvailles de Sucre et Michael sont plus émouvantes et sympas que celles avec Sara d’ailleurs…

Elles sont mouvementées également, puisque bien sûr les hommes de Poseidon remontent vite la piste. Des hommes chargés d’arrêter Kaniel Outis débarquent sur le cargo, mais Sucre est plus malin qu’eux. En gros, Poseidon se retrouve forcé de faire exploser le bateau, au moment où notre fine équipe plongeait pour sa vie. C’est là le cliffhanger de cette semaine, mais la seule vie qui me paraît peut-être en danger est à la rigueur celle de Whip. Et encore.

De son côté, Sara s’inquiète pour Mike une fois rentrée aux USA. Son aller-retour a été express et sans souci, c’est cool. Elle n’a pas l’air d’avoir eu le temps d’être dérangée par le décalage horaire non plus. Le truc, c’est qu’elle demande à sa meilleure amie de récupérer son fils mais, là encore, je ne fais toujours pas confiance à cette Heather. Pourtant, elle était innocente la pauvre et elle se fait avoir par les hommes de Poseidon, qui forcent Sara à baisser son arme face à Jacob. Ah lala.

Pas de grosse surprise cette semaine, c’était un épisode plutôt convenu, mais les retrouvailles avec Sara puis Sucre aide à le faire passer à toute vitesse. Il faut bien avouer qu’il est dur de ne pas accrocher et que je m’attendais à des retrouvailles plus tardives. Certes, elles sont tardives, mais je suis heureux qu’elle se produise dans cet épisode, histoire que les deux prochains puissent permettre de réunir un peu les deux amants maudits de Fox River. Quant à Jacob, c’est un méchant intéressant dont je suis pressé de connaître les vrais motifs, puisque pour l’instant, on tourne autour du pot. Il dit même qu’il est vraiment amoureux de Sara et protecteur envers Mike, il est mignon tout plein, non ?

Non.

08Épisode 8 – Progeny – 15/20
He’s baiting you, Michael.

Déjà l’avant-dernier épisode de cette saison ! Tant mieux, la nostalgie ne s’est pas encore totalement envolée et je suis donc toujours content de revenir devant ces épisodes, aussi prévisibles soient-ils. Je trouve que la série ne nous a pas arnaqué sur cette saison supplémentaire en proposant une nouvelle conspiration à la hauteur de celles des saisons précédentes.

Whip, Lincoln, Michael et Sucre sont repéchés en mer par un bon français les emmenant à Marseille. Je comprends mieux les bruits de fond de l’épisode à l’école de Mike (ça y allait en insultes françaises type « enculé ! ») s’ils sont allés faire un tour du côté de la cité phocéenne.

Michael a bien beaucoup de chance car à sa sortie de prison, il a déjà un portable waterproof avec forfait international lui permettant de comprendre après quelques SMS que Sara et Mike sont probablement en danger. C’est effectivement Jacob qui envoie des messages en se faisant passer pour Sara, ce dont nous nous doutons après le cliffhanger de la semaine dernière où Sara baissait les armes, littéralement.

De la France, nous ne verrons pas grand-chose, mais juste assez pour bien rire : l’immanquable béret du figurant, Sucre & Whip qui mangent du boudin, la télé diffusant les infos américaines. Arrivant à court de temps pour boucler la saison, les scénaristes effectuent une habile pirouette pour ramener tout le monde aux USA en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

C’est toutefois bien amené : Lincoln évoque ses sept dernières années pendant lesquelles il s’est mis à faire du trafic de pilules. L’histoire est hyper simple (surtout pour Lincoln), il a fait son bon samaritain (alors qu’il savait très bien dans quoi il trempait) et doit maintenant pas mal d’argent au trafiquant. Comme toujours, Prison Break propose une histoire hyper classique pour Lincoln, mais puisque ça fonctionne, pourquoi s’en priver ?

Tout le petit groupe fait donc le trajet Marseille/Lyon en une scène et sans problème (alors qu’ils sont recherchés) et se séparent à l’aéroport où, là encore, il se balade sans problème malgré des recherches internationales les considérant comme terroristes. Mais oui, mais oui.

Ils se séparent ? Et oui. Michael envoie Whip à Chicago où il doit aller chercher quelque chose au beau milieu du lac Michigan. Quelque chose ? Un pot bien ensanglanté… dans lequel se trouve peut-être une main. Une main ? Mais oui, parce que Whip est le fils de… T-Bag !! C’est donc pour ça que Michael lui accordait tant d’importance ! Alors je me plains que c’est toujours trop prévisible, mais là ils sont partis tellement loin qu’au moins, je ne l’avais pas vu venir. Je ne vois pas bien l’intérêt de lier ces deux personnages, peut-être que ça servira pour le dernier épisode, mais là, ça m’a bien fait rire j’avoue. Putain, pas de bol d’avoir pour père T-Bag !

Pendant ce temps, Sucre prend un avion pour New-York, seul. Cela permet de tromper les hommes de Poséidon, qui s’est fait berner comme un bleu par Michael et son téléphone. Il est à noter que Jacob emploie Thoreau, un geek capable de décrypter les messages de Michael, ce qui l’aide un peu, je pense, à traquer Scofield. L’autre grosse aide vient de… Mike ! En effet, celui-ci a bien l’ADN de son papounet et est capable à son tour de cacher des cartes dans ses dessins. Oh, c’est un peu gros comme ficelle scénaristique, mais tout l’épisode tourne autour de la génétique en commun entre les papas et leur fils. Toujours pas de LJ à l’horizon pour autant, mais Lincoln confirme qu’il a bien rompu avec Sofia. Sans grande surprise.

Lincoln et Michael arrivent ensemble à New-York, à bord d’un autre avion : ils sont aussitôt coincés par le trafiquant qui en veut à Lincoln, mais utilisent C-Note & Sheba pour s’en sortir sans problème. Ces derniers se font passer pour des agents de la DEA et… ça fonctionne trente secondes. En effet, ils sont rapidement retracés, faute d’avoir couverts assez leur trace.

C-Note ne peut malheureusement aider plus que ça les deux frères, car son visage est désormais connu de Poseidon. Sheba accepte de continuer à les aider, ce qui mène à une scène sympathique où Poseidon et Michael cherche l’un et l’autre à se traquer. Avant cela, Michael a trouvé ses cygnes dans les égouts (comme prévu, c’est Jacob qui les jetait là) et s’est servi d’un portable pour envoyer des SMS à son ennemi (oui, oui, un portable, il a dû s’en racheter un à un moment, parce que le sien, il l’avait filé à Sucre pour tromper Poseidon).

Avant la pseudo course-poursuite, nous apprenons également qu’il y a des tensions entre les agents de Poseidon, puisque l’homme veut quitter 21-Void une fois la mission terminée, souhaitant disparaître dans le paysage car il a peur de Jacob. Pourquoi pas.

La « course-poursuite » où chacun tente de trouver l’autre est excellente comme scène, c’est bien mené, même si ça ne mène précisément à rien et que ça comble juste du temps d’épisode. J’ai aimé ce petit jeu entre eux, qui voit enfin un ennemi à la hauteur pour Michael. En effet, Jacob utilise le dessin de Mike pour piéger Michael, qui tombe à nouveau dans le panneau (plus ou moins consciemment, comme dans le reste de l’épisode).

Le double cliffhanger final est excellent et donne envie de revenir au plus vite, malgré un faux suspens : Lincoln se fait tirer dessus par le trafiquant (oups) et Michael retrouve enfin Mike. Problème : celui-ci est avec la blonde bossant pour Poseidon et elle surgit d’un coup, flingue en main. PAN, une jolie giclée de sang conclut l’épisode… Reste à savoir qui a tué la blonde (parce que je doute étonnamment que Michael soit tué à un épisode de la fin après avoir survécu miraculeusement à une maladie mortelle et un suicide).

Allez, malgré la longueur de cet article, j’ai oublié de dire que Sara n’était pas dans cet épisode, de nouveau (malgré un joli usage d’une bande-son pour nous faire croire qu’elle était derrière la porte, lol, ça coûte moins cher qu’une actrice), que Lincoln embrasse Sheba de force et lui demande de se tenir à l’écart (c’est donc probablement elle qui viendra à sa rescousse) et qu’un long flashback en début d’épisode permet de découvrir la relation de « boulot » établie entre Michael et Poseidon, qui lui donne pour conseil l’exact inverse de ce qu’il fait. Tout cela comblait bien l’épisode, parce que Prison Break, c’est toujours beaucoup de remplissage pour pas grand-chose.

En tout cas, je suis pressé de découvrir l’épisode final de cette saison, qui a encore quelques mystères à résoudre.

09.pngÉpisode 9 – Behind the Eyes – 16/20
You’re free to go, Mr Scofield 

Et voilà, il est déjà temps de boucler cette saison et peut-être la série. Et je dois dire qu’ils ont fait un meilleur taf aujourd’hui qu’il y a sept ans. La mort de Michael était une super conclusion, mais elle était aussi bien déprimante. Cette fois, j’ai terminé l’épisode sur un éclat de rire. Les pistes sont clairement là pour une saison 6, mais les audiences étant catastrophiques, il est peu probable d’en arriver là. Tant pis.

Ce dernier épisode reprend six minutes plus tôt, histoire de nous expliquer un peu mieux le cliffhanger de la semaine passée. Malheureusement, ça fait simplement genre on revient six minutes plus tôt pour expliquer ce qu’il s’est passé en cliffhanger, mais en fait ça rajoute une bonne minute de blabla à l’épisode, donc ça ne servait pas à grand-chose de revenir en arrière. Ridicule, du grand Prison Break, à créer du suspense en ne donnant qu’une partie des informations.

Cela baisse un peu la note de l’épisode, mais je reste généreux. Bref, Sara est donc dans le sous-sol de la maison et révèle ce qu’elle sait sur Jacob à Van. Comme ce dernier hésitait déjà à se barrer la semaine dernière, il se laisse convaincre assez facilement et essaye de convaincre Emily d’interroger Michael avant de lui tirer dessus. Il n’en faut pas plus pour que ce soit lui qui se fasse tirer dessus et que Jacob réussisse à enlever Mike.

De son côté, Lincoln est bien blessé par balles et est envoyé à l’hôpital, ce qui permet à Michael et Sara de s’en débarrasser une fois qu’il est stabilisé. Lincoln étant Lincoln, ses multiples blessures par balles ne l’empêchent pas de se relever et d’aller piéger une dernière fois le caïd de la drogue qui s’en est pris à lui. Cette fois, il le fait arrêter (et nul doute qu’il ne termine à Fox River). Par opération du Saint Esprit, Lincoln retrouve ensuite Michael, Sara, Whip et T-Bag dans leur planque supposément secrète. OK.

Oui, parce que cet épisode prend bien évidemment le temps de retrouver Whip & T-Bag. Ce dernier est particulièrement heureux d’enfin rencontrer son fils et reconnaît qu’il en doit une à Michael, qu’il retrouve on ne sait trop comment également. Cela tombe bien : Michael lui demande de tuer Jacob.

Oh, bien sûr, T-Bag est un peu réticent au début, mais comme Jacob, qui continue en parallèle de faire décrypter les tatouages de Michael, fait croire à Mike que Sara est morte et que Michael est un méchant terroriste, T-Bag change d’avis. On notera qu’il aurait suffi que Michael passe le téléphone à Sara pour que Mike arrête de se faire laver le cerveau, mais bon, nous ne sommes plus à ça près.

Michael organise alors un plan sans faille : il réussit à attirer Jacob au zoo pour mieux… se rendre dans son labo, auquel il accède grâce à son tatouage de visage sur les deux mains qui représente… Jacob lui-même. QUOI ? Difficile de ne pas exploser de rire devant cette caméra de reconnaissance faciale qui ouvre la porte sur un tatouage. Je veux dire… ça aurait été plus simple d’utiliser une photo dans ce cas-là, non ?

Non, Michael préfère de toute évidence avoir le visage de son pire ennemi sur les mains. Intéressant comme concept.

Pendant ce temps, Sara retourne à l’hôpital pour mieux découvrir que Lincoln s’est barrée, ce qui ne semble pas l’inquiéter outre-mesure (super l’infirmière). Elle en profite surtout pour demander de l’aide à Van qui lui demande de mourir. Elle ne le tue pas (ah Sara, toujours la compassion !), mais obtient la localisation de son fils, normal.

T-Bag & Whip, eux, continuent de faire connaissance tout en aidant Michael. Ils vont voir « Bluehawaii », un autre type que Michael a aidé à s’évader de prison. Forcément.

Toutes les cartes sont donc en main pour Michael qui se rend confronter Jacob dans un entrepôt miteux. Tout se passe plutôt bien jusqu’à ce que cet idiot de Whip décide de jouer les héros. C’est complétement con, car il se fait tuer en s’attaquant à Emily. Sans grande surprise, Emily se fait donc tuer comme une merde par T-Bag, passablement énervé de la mort de son fils. T-Bag se fait alors arrêté parce qu’il a eu la bonne idée de tuer un agent fédéral devant d’autres agents fédéraux. Non, en vrai, je suis dégoûté de la mort de Whip, c’est vraiment le sacrifice inutile de fin de saison. Bon, après, on est dans Prison Break, il est peut-être encore en vie même si on l’a vu mourir, comme tant d’autres personnages !

Et pendant que Whip se fait tuer ? Oh Sara se cache derrière un arbre pour dire bonjour à son fils. OK, OK.

Michael parvient en fait à piéger Jacob pour le meurtre qu’Outis est accusé d’avoir commis. C’est un joli plan, assez bien mis en place et surprenant. C’est possiblement la meilleure partie de cet épisode d’ailleurs, parce qu’aussi deux ex machina qu’elle semble être, elle fonctionne très bien et semble tout à fait plausible. C’est assez rare avec Prison Break, donc c’est à souligner.

Micahel se fait arrêter mais grâce à sa petite manipulation et à l’aide de Lincoln & Sara, qui ont retrouvé Mike en arrêtant le boulet qui le surveillait (le geek qui déchiffrait les tatouages, donc), il parvient à faire entendre raison au directeur du FBI. Hop, malgré tout ce qu’il a pu faire de répréhensible, ne serait-ce qu’au cours de la saison, Michael est libéré.

La série peut donc se finir avec toute la famille au parc, la famille étant désormais composée de Lincoln, Sheba (évidemment), Sara, Mike et Michael. Bon, ça manque un tout petit d’une scène où ils sont vraiment tous ensemble, mais ça met des jolis petits sentiments tout mignons pour la fin, avec les deux frères qui se disent je t’aime.

Quant à la dernière scène, elle voit Jacob atterrir à Fox River où il se retrouve bien sûr dans la même cellule que… T-Bag ! Je vous avais dit que ça m’avait fait mourir de rire !

10

EN BREF – Je l’ai dit et redit un peu partout, cette saison de Prison Break a réussi à me surprendre positivement et à m’enfermer dans une nostalgie qui lui a été très (très) bénéfique en termes de notes. Si je suis lucide, elle était plutôt médiocre avec des épisodes qui n’auraient pas dû dépasser le 15 passé le début de saison.

Oui, mais… Cela fait sept ans que l’on n’avait plus eu un épisode de la série et ses codes fonctionnent toujours autant : l’ambiance, le rythme, les origamis (je me suis refait un cygne, ça faisait bien dix ans que je n’en avais pas fait), les tatouages, la musique, le générique… Oh, ce générique va me manquer (qu’il soit en VF ou en VO, il est parfait).

Malgré ses énormités et ses facilités scénaristiques constantes, cette saison a su me replonger dans l’univers de la série, avec ses complots et ses machinations, avec un génie faisant des trucs stupides tout en résolvant des mystères de dingue, avec perpétuellement au moins une énigme à déchiffrer. Je reste très frustré de ne pas savoir comment Michael a pu guérir de sa maladie incurable, de ne pas savoir ce qu’il est advenu de LJ ou de la copine de Lincoln, mais dans l’ensemble, j’étais chaque semaine bien content de retrouver ces personnages et de suivre leurs aventures.

La fin de la série est beaucoup plus ouverte que la dernière fois, mais désormais, plus rien n’est possible de toute manière : s’ils avaient tué un des trois membres du trio principal, je n’y aurais de toute manière pas cru. J’ai aimé ce happy end et l’ouverture sur Fox River qui revient à la base de la série. Les scénaristes se laissent de multiples portes ouvertes pour une éventuelle suite : Fox River avec T-Bag, possiblement le dealer et Jacob s’il n’est pas tué par T-Bag ; une vengeance de Van sur Sara puisqu’il n’est pas mort, l’adolescence de Mike si jamais la série ne revient que dans sept ans, Sucre dans la nature, une résurrection de Whip, une vengeance des rebelles du Yemen, etc, etc. Et puis surtout, la plus jolie des pistes : Michael qui pourrait se retrouver à bosser pour le FBI, y compris contre son gré, ce qui est largement sous-entendu par la proposition de job en toute fin de saison.

Les audiences sont loin d’être merveilleuses, mais nous savons désormais que tout est possible avec la FOX, surtout que la série se vend bien à l’étranger. Si elle n’est pas renouvelée, elle n’est pas non plus annulée et je ne serais vraiment pas surpris qu’une saison 6 voit le jour. Maintenant, il est peut-être bon d’attendre un peu avant de la proposer, histoire d’éviter de trop retomber dans une lassitude qui me ferait baisser les notes après ouverture de mes yeux sur la qualité fluctuante de la série.

Si vous aimiez la série, c’est à voir. Sinon, passez votre chemin.

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