Prison Break (S05)

Ci-dessous, mon avis à chaud sur chaque épisode de la saison.

Avis : Prison Break revient pour une saison 5. Je pourrais vous l’épargner, mais j’ai envie de parler de ma réaction initiale qui a été une grande joie suivie d’un énorme fou rire. Non parce que quand même. Michael est mort. Et pas qu’un peu : il avait une maladie qui allait le tuer, qui le tuait déjà à petit feu en saison 4, et il s’est suicidé pour libérer Sara de prison (ne me demandez pas ce qu’elle y fichait, je ne m’en souviens pas).

Alors on pourrait reprendre la série sans lui, c’est sûr, mais assez vite on nous a annoncé son retour. Autant vous dire que dès que j’ai su qu’ils allaient nous pondre une Sara bis, je me suis un peu décomposé et j’ai arrêté d’y croire. Du coup, c’est hyper sceptique que j’entame cette saison, avec le souvenir surtout de l’excellente première saison que j’avais revu il y a deux ou trois ans et un amer goût de souffrance et d’hémorragie interne quand je songe aux trois suivantes dont je n’ai retenu quasiment qu’une tête coupée et une suite de rebondissements faisant s’échapper de prison tous les membres du casting, un à un.

Et pourtant, Prison Break, ça reste la série que je regardais le jeudi soir sur M6, ça reste ce générique stupide de Faf la Rage et tant de suspens pour savoir si oui ou non j’allais me faire prendre quand je regardais la télé en cachette jusqu’à tard le soir le plan de Michael allait fonctionner.

Sans spoiler et après visionnage du premier épisode, force est de constater trois choses. La première, c’est que la série propose une nouvelle histoire de sortie de prison et de conspiration qui a l’air de fonctionner à merveille pour le moment. La seconde, c’est que la cohérence n’est toujours pas le point fort de Prison Break, mais j’y reviens plus en détail ci-dessous. Et la troisième ? Oh, je ne sais toujours pas faire les cygnes en papier, mais ce n’est pas faute d’essayer pourtant.

Bref, retour réussi pour Prison Break, l’élan nostalgique est intact malgré quelques bourdes et énormités ! Sans plus tarder, j’entre dans le vif du sujet.

Note moyenne de la saison : 16/20

Capture d'écran 2017-04-05 14.43.51.pngÉpisode 1 – Ogygia – 18/20
The dead talk, if you listen.

La série marque un retour réussi. Son résumé est rapide mais efficace : il est inévitable de laisser de côté une large majorité des quatre premières saisons puisque cette nouvelle étape se déroule sept ans plus tard. Premier gros bon point de l’épisode : on retrouve l’ensemble du casting (à l’exception de Michael qui n’est là quasiment qu’en flashback) et on découvre son évolution. C’est une excellente chose, car je craignais une trop grande attente pour retrouver tout le monde (et malgré tout, j’ai tellement attendu Sucre, je trouve qu’il arrive trop tard).

L’ambiance de la série est assez vite réinstaurée : un passage en voix off de Michael nous permet de découvrir tout un tas de cygnes en origami dans les canalisations de Sara (hmm), qui a refait sa vie mais continue d’élever Mike, son fils qu’elle a eu avec Michael. Lincoln se trouve pris dans une sombre affaire que j’ai un peu vite oubliée. T-Bag sort de prison.

Et pas n’importe quelle prison. THE prison, dans l’Illinois. Rien que de revoir ce plan de la prison, pfiou, toute la nostalgie (et ma vieillesse) m’a explosé à la face. Ce qu’il faut retenir de cette sortie, c’est un mystérieux courrier qui l’amène aussitôt à rendre visite à Lincoln. Là, nous apprenons le contenu du courrier : une photo de Michael, qui serait donc encore en vie. Problématique.

Pourquoi est-ce que c’est T-Bag qui reçoit ça alors qu’il s’en fout ? Comment Michael a pu survivre ? Pourquoi personne d’autre ne semble au courant ? Autant de questions qui restent en suspension pour le reste de la saison, histoire de s’assurer que le public reste. Forcément. La construction de la saison ressemble donc fortement à ce que Prison Break nous proposait à l’époque, et c’est tant mieux.

Lincoln n’y croit pas trop et n’a aucune réponse à apporter, du coup, la première chose qu’il fait est d’aller voir Sara. Sympa l’ex beau-frère. Pendant ces sept ans, Sara s’est donc remariée. Excellent, nous allons donc avoir une romance contrariée. Rien de bien original, mais la promesse de bonnes scènes, surtout avec la conclusion où Sara décrit Michael comme une tempête. C’est exactement ça.

Nous apprenons donc que Lincoln est aux abonnés absents depuis un moment, sans grande surprise. Nous ne retrouvons même pas son fils dans cet épisode, donc il est à supposer qu’il a vraiment besoin que son petit frère vienne le secouer et reprendre le droit chemin. Ce qui n’est pas le cas pour l’instant.

Bon, l’épisode se sépare ensuite en trois points de narrations différentes.

Lincoln, d’abord, qui découvre un indice très Prison Break sur la photo de Michael, lui indiquant où son petit frère se trouve. Curieux, il déterre la tombe de Michael pour découvrir que celle-ci est vide. Il prévient presqu’aussitôt Sara, mais prend d’abord le temps de manquer de se faire tuer par ce qui ressemble fort à des agents secrets des premières saisons. C’est reparti pour les conspirations que j’ai un peu oubliées (volontairement).

Cela ne freine pas Lincoln, au contraire. Il rend visite à C-Note pour mener l’enquête. Mouais. L’une des choses qui m’a le moins plus est peut-être ce retour de C-Note. Je ne sais pas, j’ai trouvé ça un peu tiré par les cheveux, la manière dont il s’implique autant pour les deux frères. Je ne me souviens pas trop de la série, mais je n’ai pas le souvenir qu’ils étaient si proches. Et comme par hasard, il a appris à parler arabe en étant militaire, ça tombe bien. C’est soit une facilité scénaristique, soit l’occasion de nous révéler quelque chose (auquel cas, sa conversion religieuse étrange serait un bon moyen de nous endormir).

Les recherches autour de la survie (ou non) de Michael mène les frères à faire une recherche sur Internet pour retrouver une photo de Michael. Et là, on touche à la plus grande incohérence de la saison pour l’instant. Quelqu’un a effacé toutes les photos de Michael pour le remplacer par un autre homme. Pourquoi pas. Seulement, même avec énormément de frics et de pouvoir, ça paraît très impossible. OK pour son permis de conduire ou sa photo de Yearbook, je veux bien, mais on parle d’un type qui a été l’homme le plus recherché d’Amérique (ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les promos de la saison 2).

Et au-delà de ça, est-ce que Lincoln ne se trimballe pas une photo de Michael avec lui vu que c’est le but de ses recherches ? Ah ben si, et ils finiront même par l’utiliser pour le montrer à la prison, soit ce qu’ils considéraient impossible de faire depuis les USA. Euké.

Bon donc, beaucoup trop d’incohérences et de facilités, idem pour le retour de Sucre (qui est réussi néanmoins), pour la pote sur place au Yemen, pour le paiement en passeport (limite je m’attendais à une « mission » à accomplir retardant la rencontre avec Michael). Bon, après tout ça, Lincoln parvient finalement à entrer dans une nouvelle prison, qui a l’air tout aussi sympa que celle de la saison 3.

Ensuite, l’épisode se centre également sur Sara. Elle reçoit un appel de Lincoln qui la prévient qu’il a failli se faire tuer et, même après sept ans, elle n’a pas perdu ses réflexes. Elle repère aussitôt qu’elle est sur le point elle-même de se faire tuer et protège sa famille en quatrième vitesse. Sarah Wayne-Callies reste à jamais Sara pour moi, malgré ses rôles dans The Walking Dead et Colony, alors je n’ai eu aucun mal à la retrouver et reconnaître.

Cela aide aussi que son rôle soit finalement assez similaire à celui de Colony. On découvre donc qu’une nouvelle agent en veut à la vie de nos deux frères et leur proche, le mari de Sara finit à l’hôpital avec une balle dans la jambe. Celui-ci a tout du civil tout pépère, c’est un peu dur d’imaginer son couple avec Sara pour le coup. Autant je trouve ça bien d’avoir mis Sara avec quelqu’un, autant je trouve qu’ils auraient pu trouver plus crédible. Au moins, on aura aucun scrupule à la voir retomber dans les bras de Michael…

Elle réconforte finalement son fils comme elle peut, avec une métaphore pas très subtile sur les tempêtes. Cette saison sera donc une nouvelle tempête pour elle et je suis impatient de la voir re-rentrer dans l’action !

Une dernière sous-intrigue de l’épisode s’intéresse enfin à la sortie de prison de T-Bag, donc. Après avoir rendu visite à Lincoln (là encore, c’est un peu étrange qu’ils soient en bons termes), il consulte le courrier de ses fans (tristesse) et se voit offrir une nouvelle main métallique. Bienvenue dans Terminator, oui. Et je n’arrive même pas à leur reprocher tellement le rythme de cet épisode est bon et la nostalgie une mauvaise conseillère pour moi. Attention toutefois, ce cadeau pour T-Bag n’est probablement pas désintéressé et lui est offert par un anonyme utilisant un pseudo-grec pour lui donner.

Oh, oh. La conspiration ne fait que commencer…

Et c’est tant mieux, car pour l’instant, je suis motivé par cette saison supplémentaire (et surtout, Robert Knepper n’a pas encore eu l’occasion d’être psychopathe). Il va falloir voir ce qu’ils en font, mais il y a du potentiel pour une bonne histoire et un bon divertissement.

Bien sûr, l’épisode finit par nous présenter Michael dans cette prison : il a de nouveau tatouage, de jolis yeux dans les paumes (oui, ils ont réussi à trouver des parties de son corps encore non exploitées par le scénario, bien joué), et fait mine de ne pas reconnaître son frère, qui prend soin, via C-Note, de le filmer.

À n’en pas douter, les yeux dans les paumes nous signifient qu’ils sont observés, ce qui a semblé être en plus une constante de l’épisode pour Lincoln. Bon, le jeu de Wentworth Miller ne laisse que peu de doute : Michael n’est pas amnésique, il sait très bien que c’est son frère et souffre de ne pas pouvoir lui parler. Limite, je me serais attendu à une mauvaise histoire de jumeaux autrement. Tant mieux, si on nous épargne ça.

Je me retrouve donc intrigué par ce nouveau scénario à dormir debout, présenté avec beaucoup de justesse dans le rythme et avec une construction qui n’est pas sans rappeler celle de la première saison. Veronica, tu me manques encore.

Je n’en attendais vraiment pas tant de leur part, mais c’est peut-être pour ça que je suis aussi positivement surpris !

Screenshot_2017-04-12-17-20-42.pngÉpisode 2 – Kaniel Outis – 14/20
It would take a genius, like Michael.

Si cet épisode reste un bon divertissement, on sent quand même qu’on repart dans un grand n’importe quoi côté cohérence. Il est aussi super sombre, ce qui n’est jamais cool quand, comme moi, on regarde cet épisode dans un train ensoleillé. Bon, c’est ça aussi de ne pas pouvoir attendre d’être confortablement installé le soir devant la télé volet fermé. Seulement, le premier épisode m’a redonné envie de voir la série, malgré tout.

J’ai beaucoup à critiquer cette semaine, mais en même temps, la note n’est pas si mauvaise, car je trouve très cool de retrouver ces personnages après sept ans. Je suis plein d’indulgence et de bons sentiments pour la série, malgré les apparences. Il y a trois intrigues à suivre cette semaine, et ça tombe bien, il y a trois gros acteurs au casting.

Commençons, comme l’épisode, par Lincoln. Toujours en compagnie de C-Note, il reçoit un indice de Michael sous la forme d’un cygne en origami. Cela faisait bien longtemps que l’on n’avait plus vu ce type d’indices (hum) et cela suffit à ce que Lincoln décide d’aller faire une excursion en banlieue de la ville avec C-Note et Shiva.

Cette dernière n’est toutefois pas très ravie de l’idée, car la banlieue est une zone de non-droit tenue par des rebelles. Le Yemen est après tout un pays en guerre. Là, on touche à ce qui m’a probablement le plus soulé dans tout l’épisode : Shiva passe son temps à nous dire qu’ils sont en danger de mort, que la zone est dangereuse, qu’ils sont en danger de mort et qu’ils sont en danger de mort. Ah, et ils sont aussi en danger de mort, sachez-le.

Bref, l’épisode insiste lourdement dans la création d’une atmosphère soi-disant dangereuse et angoissante. Seulement, nous sommes à l’épisode 2 et nous suivons des personnages qui sont tellement les héros de la série que nous savons que rien ne leur arrivera. C’est effectivement le cas : ils parviennent à libérer les otages qu’ils voulaient et à rejoindre la ville sans le moindre problème. Il y a bien une petite course poursuite et fusillade pour l’adrénaline, mais ils passent la frontière comme si de rien n’était. C’est tellement simple que tout le danger qu’on nous promet est attendu pour rien et c’est tout.

Dit autrement ? On sent bien que toute l’intrigue de Lincoln sert à combler la saison (déjà ? Mais c’est un épisode 2, les gars !) et gagner du temps avant qu’il ne retrouve enfin son frère pour de vrai (et pas comme la semaine dernière).

En attendant, Michael est enfin de retour dans cet épisode… mais ce n’est pas forcément pour le mieux. Il est hyper agréable de le voir entrer de nouveau en action et mettre en place hyper compliqué… mais le problème est qu’il semble se prendre la tête comme jamais pour pas grand-chose. Il avait largement de quoi être brûlant sans se prendre la tête comme il le fait.

Du coup, la tension que c’est censée créer tombe un peu à l’eau, surtout qu’il fait tout ça juste pour aller à l’infirmerie (une constante chez lui, faut croire) récupérer de la morphine afin de récupérer un téléphone qui lui sert simplement à « commander une pizza ». La phrase est ridicule, donc on s’attend à une nouvelle excentricité complètement dingue de sa part, sauf que ce ne sera pas vraiment le cas.

En parallèle, nous découvrons également ses nouveaux camarades de cellule, mais je n’ai même pas retenu leur nom pour l’instant, tellement ils m’ont paru insipides. On est loin d’un T-bag ! Il y a juste un gay arrêté pour son homosexualité sur lequel les scénaristes insistent lourdement. Et pour cause ! Lincoln se retrouve avec son père après son excursion en banlieue, et le père en question est partie intégrante du plan pour s’échapper de la prison.

Ben tiens. L’épisode tente malgré tout de nous présenter Michael comme un terroriste du nom de Kaniel Outis, ce qui semble confirmé par la dernière scène qui le voit heureux de retrouver l’extrémiste Abu Ramal. Nul doute que l’histoire sera plus complexe que cela (il a toutefois pu accepter pour survivre à sa maladie ?).

Sara est de loin celle qui redonne les points à cet épisode. Je n’aurais pas cru cela possible, mais il y a un moment dans cet épisode où j’ai retrouvé vraiment Sara. Je veux dire par là que Sarah Wayne Callies est bien meilleure actrice que je ne pensais : je l’ai vue dans Walking Dead, je l’ai vue dans un rôle très similaire avec Colony, mais il y a un sourire qui est définitivement le sourire de Sara de Prison Break, et on ne me l’enlèvera pas de la tête.

Son intrigue est on ne peut plus classique pour l’instant : elle apprend que Michael est en vie et se précipite auprès de son mari pour lui raconter. Voilà, il n’en faut pas plus pour que je sois absolument certain que son mari soit un méchant qui trempe dans la conspiration. Nous savons qu’il y a tout un tas de cygne sous leur maison, il y a fort à parier que ce soit lui qui jette dans les égouts ces signes de vie de Michael. En plus, si c’est un méchant, ça l’écarte définitivement en tant que problème au couple Sara/Michael. Sara semble attachée à son mari, mais s’il s’avère être un connard, nul doute qu’elle ne lui pardonnera pas.

Elle mène malgré tout sa petite enquête sur Michael/Kaniel. Cela lui permet de se confronter à Kellerman (très sympathique retour !) qui est convaincu que Michael est un génie et que, en tant que tel, il s’est servi de Sara avant de changer d’identité et devenir terroriste. En effet, il est en possession de photos de Michael assassinant un agent de la CIA, c’est con. En même temps, des preuves accablantes, il y en avait aussi pour Lincoln donc, si Sara se sent manipulée par Michael, elle refuse toutefois cette version des faits (évidemment) et se barre pour s’occuper de son fiston.

Oui, Sara est avant tout une maman dans cet épisode, et elle s’inquiète aussi de la disparition de Mike en fin d’épisode. En fait, celui-ci n’a pas disparu, il est avec un livreur de pizza qui lui délivre une rose en origami, autre marque de fabrique de Michael… et un bon cliffhanger : Sara doit désormais fuir avec sa famille.

Autrement dit, la série reste un très bon divertissement et ma nostalgie continue d’avoir un bon effet sur cette intrigue moyenne. Il y a de bons moments, c’est un plaisir de retrouver peu à peu tout le casting (pas de T-Bone cette semaine cependant), mais la cohérence n’est toujours pas là. Certains retours semblent un peu forcé d’ailleurs : C-Note la semaine dernière (qui comme par hasard peut faire l’interprète), Kellerman cette semaine (qui comme par hasard est dans le service que demande Sara… bon, je ne sais plus ce qu’il était devenu en saison 4, mais je trouve ça gros).

En fait, c’est agréable à regarder uniquement parce qu’on retrouve des personnages qu’on aime, une ambiance fidèle à l’originale et un plan mystérieux qui intrigue en forçant à théoriser sur la suite. C’est cool à regarder, mais c’est tout juste à la hauteur de ce que j’en espérais. Il faut maintenant qu’ils continuent sur cette lancée et qu’ils arrêtent de perdre trop de temps avant la réunion Lincoln/Michael et, surtout, Michael/Sara.

Bon, si je résume vraiment en une phrase le problème de cet épisode, il y a trois défauts qui me gonflent déjà : les zooms dramatiques inutiles à la Blindspot, l’intrigue étirée pour rien (surtout du côté de Lincoln) et une explicitation constante des situations soi-disant beaucoup trop dangereuses pour le commun des mortels. En revanche, cette saison dose parfaitement les références au passé de la série, le casting gère très bien le retour de leurs personnages, la musique et l’ambiance sont parfaites et les mystères addictifs, marque de fabrique de Prison Break, restent efficaces.

Capture d'écran 2017-04-19 20.17.38.pngÉpisode 3 – The Liar – 18/20
Who in the hell are we breaking out?

Nous revoilà dans l’enfer du Yemen et d’Ogygia cette semaine. Sans grande surprise, Michael utilise une fois de plus ses tatouages pour on ne sait quoi. Quant à la manière dont il envoie des messages hors de prison ? Il utilise des chewing-gums et des enfants. Lincoln, lui, est plutôt du genre à faire de la pub pour Tic-Tac. Putain, si j’avais su, j’aurais écrit les règles de mon Bingo Séries différemment, croyez-moi.

Une fois de plus, Sheba (oui, ça s’écrit comme ça en fait, désolé pour les deux dernières semaines, j’ai corrigé l’article) tente de s’enfuir, mais Lincoln la retient un peu trop simplement. Oh, vous le sentez venir le nouveau couple mythique, vous aussi ?

Cela fonctionne donc très bien et Michael leur envoie des coordonnées pour un point de RDV où une fois de plus ils trouvent des infos sur le terroriste (Abu Ramal) que Michael veut faire s’échapper. Ils passent le reste de l’épisode à organiser leur fuite, cherchant ainsi des passeports. Ils se font néanmoins doubler par l’ancien pote de Sheba, c’est con.

Ancien pote ? Oh, juste son ex-violeur à qui elle a arraché un œil. Enfin, du coup, il ne l’a pas violé. Sheba est une vraie badass qui fait ce qu’elle peut pour se libérer. Dans cet épisode, c’est finalement Lincoln qui lui vient en aide au dernier moment et la sauve d’un viol certain. Ah le mythe du chevalier servant… Elle a désormais deux options pour la suite de la saison : finir en couple avec Lincoln ou mourir. Ou les deux, probablement (et dramatiquement).

À l’intérieur de la prison, les choses s’enveniment un peu néanmoins : Abu Ramal nous est présenté comme un grand méchant. Du coup, il s’en prend à Sid, le nouveau pote homo de Michael (introduit la semaine dernière), simplement parce qu’il est gay. Les scénaristes ont vu très juste sur cette intrigue, ils l’ont écrit il y a une bonne année, mais ça tombe pile dans l’actualité avec la Tchétchénie. Triste.

Par la suite, quelqu’un (un chrétien dont je n’ai pas saisi le nom, mais qui a un frère) essaye de faire en sorte que Whip trahisse Michael à son profit. Cela fonctionne à peu près, mais Michael en profite pour voler une montre. En tant que spectateur, nous sommes invités à noter que c’est Poseidon qui leur demande de faire s’échapper Abu Ramal. On progresse l’air de rien sur l’intrigue de cette saison, puisque cette échappée semble bien être une mission gouvernementale de grande envergure au goût de complot et de politique internationale. Prison Break, quoi.

Tout cela était cependant un plan minutieusement organisé par Michael : la montre volée, il la donne discrètement à Ramal qui ne capte rien.

Comme ça, Michael, Sid, Whip et Ja (un génie coréen, il paraît) sont enfermés dans leur cellule avec un moyen de s’enfuir… N’est-ce pas magique ?

Si, probablement, surtout que Michael fait également en sorte d’organiser une nouvelle émeute. Ce n’est pas à la hauteur de la mi-saison 1 (cet épisode d’émeute m’a traumatisé à l’époque), mais c’est assez dingue quand même, le tout se passant une fois de plus dans le noir (parce que C-Note gère bien sa partie du boulot).

Malheureusement, comme pour les passeports de Lincoln et Sheba, l’évasion se passe mal pour Michael : il est forcé d’abandonner Sid derrière lui, un détenu perd son frère de manière un peu conne, puis Michael se fait choper comme un bleu sur le toit de la prison. Peut-être un peu trop comme un bleu pour que j’y crois pleinement comme étant un accident.

En même temps, il finit l’épisode en pleine dépression à tenter d’envoyer un message à Sara sans y parvenir alors… C’est un joli échec pour notre génie, et ça donne envie de revenir pour voir les conséquences. Un peu comme dans le temps, j’ai du mal à croire à cet échec, parce qu’on nous habitue à ce que tout soit calculé par Michael. Pourtant, c’est de toute évidence le cas cette fois et la confiance de notre héros est ébranlé. C’était donc une partie d’épisode très bien fichue, qui rappelait la saison 1 à plusieurs égards, et franchement, rappeler la saison 1, c’est du tout bon pour moi.

Et ce n’est pas tout ! Non, on en découvre aussi un peu plus sur les méchants qui décident de traquer Sara pour retrouver Michael/Outis. C’est de toute évidence un bon plan, connaissant le passé amoureux de ces deux-là (c’est toujours du présent pour Michael), mais c’est négliger un peu trop l’ex infirmière qui a plus d’un tour dans son sac.

De son côté, Sara a droit à une jolie déclaration d’amour par Jacob, son mari. C’est tellement lourd que ça ne me rassure pas sur son innocence, je continue de le penser impliqué d’une manière ou d’une autre avec Poseidon (le nom de la Compagnie qui traque Michael cette année). Plus tard dans l’épisode, il la motive même à ne pas rester à se planquer… Tout est dit, pour moi, il la trahira d’ici un épisode ou deux.

Bref, avant ça, elle a droit à une petite visite de T-Bag qui la terrorise (tu m’étonnes) et, bizarrement, elle ne souhaite pas trop faire alliance avec lui. Les choses n’ont pas le temps de se calmer pour elle, ce rythme est très bon, car il ne laisse pas le temps de se poser pour réfléchir et deviner à l’avance certains éléments. Du coup, Sara découvre le piratage de son téléphone aussitôt et doit gérer ce nouveau problème.

Assez maligne, elle ne tarde pas à soupçonner que Kellerman est probablement impliqué quand elle apprend que ce piratage vient de son empreinte. Bon, il pourrait y avoir 150 autres explications possibles, mais on va la croire et partir sur cette piste ; on verra bien. Sara entend à son tour le nom Poseidon en échappant de peu à ceux qui la suivent, et envoie T-Bag récolter des infos pour elle. Wow. Sarah n’y va pas de main morte (enfin… si vous me passez l’expression parce que bon, techniquement si, avec T-Bag…) dans cet épisode. C’est absolument fou tout ce qu’elle fait, mais en même temps, ça ne parait pas aussi tiré par les cheveux qu’autrefois. Elle a déjà connu tout ça, donc évidemment qu’elle sait faire.

Toujours est-il que Kellerman est dans la merde avec un T-Bag qui va débarquer, que Michael est en pleine dépression et que la grande évasion (hey salut les québécois) de cette saison échoue ! Nous sommes déjà au tiers de la saison qui ne comprend que neuf épisodes, mais il est pour l’instant bien meilleur que tout ce que j’imaginais depuis que j’entendais parler de ce retour.

Il reste énormément de questions, à commencer par la manière dont Michael a survécu (!), qui plombent un peu mon avis général sur la cohérence de ce qui est proposé ; mais le rythme et la nostalgie sont ultra-efficaces. Oh, ce n’est pas exempt de défauts, même si ça s’en tire énormément mieux cette semaine.

Le plus gros défaut est peut-être à voir du côté d’Ogygia où l’on ne passe pas assez de temps avec les nouveaux personnages pour vraiment s’attacher à eux. Les doutes de Whip, par exemple, sont bien moins prenants que ceux de Sucre à l’époque. Peut-être que neuf épisodes, c’est trop court, et qu’il en aurait fallu quelques-uns de plus pour mieux nous introduire ces personnages.

N’empêche, je m’attendais à un flop, j’ai une saison solide. Je suis content.

04Épisode 4 – The Prisoner’s Dilemma – 17/20
We are in hell Ramal, the question is do you want out?

Sheba s’en tire sans trop de problème et Lincoln cherche un moyen de la sauver, elle et sa famille, sans pour autant abandonner Michael. Par chance, le père de Sheba a une petite idée pour les aider… En échange d’une voiture pour fuir le Yemen, il obtient une lettre qui innocente Michael et le gracie de sa peine. C’est tellement simple ! Limite, ils auraient pu commencer la saison par là, ça aurait été plus simple…

Du côté d’Ogygia, les choses s’accélèrent forcément. Les résistants ne sont pas loin de prendre la prison, alors les prisonniers décident de prendre Ramal en otage pour pouvoir faire pression. Quant à Michael, sa brillante idée de sauvetage échoue : son plan se trouve dans la cellule de Ramal. C’est con.

Bien sûr, tout s’accélère comme prévu. Les prisonniers se rebellent, les gardes se barrent pour sauver leur peau des résistants qui s’apprêtent à prendre la prison. Le grand frère de la semaine dernière prend la tête des prisonniers, parce qu’il faut bien un leader pour mener le mouvement. C’est bien : il veut buter Michael et se servir de Ramal.

Michael réussit à convaincre Ramal de bosser pour lui. Les deux se libèrent comme si c’était un jeu d’enfant, libérant également Ja et Syd. Ils parviennent donc à s’enfuir de la prison. Pendant ce temps-là, Lincoln fait ce qu’il peut pour entrer dans celle-ci, utilisant encore un des gamins pour y parvenir. Comme d’habitude, il le voit s’échapper, mais il ne peut l’atteindre. Il passe donc un temps considérable à le chercher dans les rues. Cela permet des scènes mouvementées où il ne se passe finalement pas grand-chose. Ce mouvement constant garde le rythme tout au long de l’épisode, nous plongeant dans la même perdition que les personnages. C’est plutôt bien géré, avec des plans on ne peut plus classiques mais parfaitement maîtrisés ; exactement comme l’écriture de l’épisode.

Cette saison 5, finalement, réussit parce qu’elle propose une parfaite maîtrise de bout en bout. Elle ne cherche pas à innover, mais juste à livrer une bonne histoire. Nous ne sommes plus dans la découverte qu’était la saison 1, mais vraiment dans la maîtrise de tout ce qu’ils avaient proposé d’innovant il y a dix ans. Force est de constater que c’est un parti pris qui fonctionne bien sur moi.

Bref, Lincoln finit par retrouver Michael en mauvaise posture. Ils n’ont d’autres choix que de tuer Ramal – c’est Sid qui le fait comme si c’était un jeu d’enfant, à nouveau. C’est un peu gros, mais ce sont les grosseurs habituelles de Prison Break, alors ça me va. Je m’attendais à quelque chose de tellement plus mauvais il y a un mois quand j’ai commencé ! Là, je me retrouve à ne pas quitter mon écran des yeux et à être dégoûté par la mort de certains personnages (non, je ne parle pas de Ramal, je parle d’un autre personnage dont il est question dans la suite de ma critique).

L’épisode se termine sur de vraies retrouvailles entre les deux frères, enfin, et au milieu de la saison, comme j’avais fini par m’y attendre, mais aussi sur une déclaration de guerre d’ISIL au groupe de Michael et Lincoln. Ceux-ci ont tué Ramal, il faudra en payer les conséquences. Sans compter que Poseidon voulait Ramal hors de prison, alors là aussi, ça risque de foutre la merde qu’il soit mort !

D’ailleurs, en parlant de Poséidon, pendant ce temps, T-Bag prend Kellerman en filature. Cela ne dure pas longtemps néanmoins, car il s’attaque assez vite à lui pour lui extorquer les infos dont il a besoin. Kellerman lui répond qu’il ne fait qu’aider Sara, tristement absente cette semaine.

Les deux se retrouvent à discuter de Poséidon, encore un américain si haut placé que personne ne peut le retrouver. Il donne toutes les infos dont T-Bag a besoin, y compris le pourquoi du comment Poséidon souhaite libérer Kamal. Enfin, Kellerman lui confie surtout un plan clair : trouver l’identité de Poséidon pour sauver Michael.

Seulement, le fait qu’il donne toutes les infos qu’il a (en s’approchant peu à peu de la fenêtre, en plus) ne peut signifier qu’une chose dans la loi des productions américaines : Kellerman ne sert plus à rien et pan, il se fait tirer dessus par les hommes de Poséidon qui, BIEN SÛR, débarque pile à ce moment-là. T-Bag se retrouve forcé d’appeler les flics, on aura tout vu.

Kellerman se fait donc tuer comme ça, après avoir survécu à quatre saisons de la série, ce n’est pas cool. T-Bag réussit à prendre les hommes de Poséidon en filature et, sans surprise, il découvre qu’ils bossent pour… le mari de Sara. JE L’AVAIS DIT. JE LE SAVAIS. Il était beaucoup trop clean pour ne pas être louche, à manipuler Sara comme ça pour qu’elle retrouve Michael.

Ah lala Prison Break… En définitive, cet épisode était très prévisible sur plein de points, mais son rythme est excellent. Je regrette l’absence de Sara, le départ de Kellerman, mais je trouve absolument jouissive la rapidité d’exécution de ce scénario. On sent que les 22 épisodes habituels sont concentrés sur 9, et ça donne un résultat très bon. Il va pourtant falloir prendre le temps de se poser à un moment pour nous donner des réponses sur la survie de Michael, mais autrement cette saison a toujours tout bon.

05.pngÉpisode 5 – Contingency – 15/20
How are you alive? In Yemen?

C’est un peu pressé que j’entame cet épisode, car je ne doute pas que Sara va péter un câble en découvrant la vérité sur son mari. Et je suis bien content, parce qu’ils commencent effectivement par là. Sa première réaction est de courir jusqu’à son fils, OK.

Elle l’atteint juste à temps, car son mari arrive au même moment. Elle le confronte et il a bien sûr une jolie excuse toute prête. Sara se précipite chez Heather, sa meilleure amie. Bien sûr, Sara… Tu es au cœur d’une conspiration et tu fais confiance à la première venue ? Tss. Bon, d’accord, ce n’est pas la première venue pour elle, mais après la trahison de son mari, il y a quand même de quoi se poser des questions.

Elle se laisse balader malgré tout, jusqu’à ce que son mari la fasse venir au commissariat pour accuser les hommes de main de Poseidon. Personnellement, je ne suis toujours pas convaincu de son innocence. En fait, c’est même tout le contraire, je suis sûr que c’est un connard.

Au Yemen, les choses continuent de partir en vrille. Les résistants offrent une jolie petite somme d’argent en échange de Michael et son groupe. Ils trouvent néanmoins une planque qui permet aux deux frères de s’expliquer. Il est donc temps pour des explications, enfin. Elles ne sont pas franchement exceptionnelles : Michael a été contacté par Poseidon en échange de la liberté pour tout son groupe.

Il est ainsi révélé que Kellerman était plein de promesses fausses : il n’avait pas l’autorité de les blanchir, contrairement à ce qu’il disait. Michael refusant de bosser pour Poseidon, Sara a été envoyée en prison et la suite on la connait. Il reste la question de la maladie de Michael quand même, mais c’est vrai que ça paraît autrement bien trouvé.

Bon, les deux frères se disputent également sur le meilleur moyen de se barrer de l’enfer sur Terre, Lincoln voulant aller à l’aéroport et Michael prendre le train.

De son côté, C-Note est, toujours en compagnie de Sheba, justement à l’aéroport. Seulement, celui-ci est pris d’assaut par la foule. Ils prennent donc un coucou pour s’envoler vers la frontière et atteindre un endroit sûr.

Le groupe de Michael décide de partir en train, où ils sont rattrapés par le borgne de la résistance qui souhaite en profiter pour devenir le chef des méchants, forcément. Du coup, ils prennent la voiture plutôt que le train, toujours contre l’avis de Lincoln qui passe son épisode à nous faire chier avec son aéroport.

Bien sûr, ils ont un accident de voiture car les résistants les retrouvent très vite. C’est donc le moment de tension dramatique où l’on s’inquiète pour les nouveaux amis de Michael. Sid, notamment, demande à se faire tuer car il craint ce qu’il peut lui arriver s’il est retrouvé, sachant parfaitement ce que l’on fait aux homosexuels dans ces cas-là. Nous apprenons aussi à connaître Ja, qui est complétement cinglé et réussit à tuer leurs ennemis avec un petit Frank Sinatra.

Malheureusement, Sid se fait malgré tout tuer par le borgne au dernier moment. Il faut dire que son petit discours sur son passé était trop gros pour lui permettre de survivre. C’est triste, mais on ne connaît malgré tout pas assez le personnage pour être vraiment triste. Il est difficile d’être pleinement touché, surtout que sa mort est vite évacuée. En effet, C-Note et Sheba se barrent avant l’arrivée de Michael et son groupe, les laissant dans la merde face aux hommes armés qui veulent les tuer. Et ben…

Bon, c’était encore et toujours un épisode efficace, mais la note tombe de manière drastique. Je ne suis pas hyper satisfait des explications, il faut bien l’avouer. J’ai eu du mal à rentrer vraiment dans le rythme de cet épisode, surtout qu’il est toujours question de la fuite et non de la résolution des problèmes. Je sais bien que ça en fait partie et que c’est important, mais cet épisode faisait beaucoup trop transition.

Il était notamment question de réconcilier les deux frères de manière à ce qu’ils bossent de nouveau main dans la main, mais le problème est que leur conflit train/avion était franchement chiant à voir, tournant en boucle sur la moitié de l’épisode. Ces deux-là sont incapables de communiquer sérieux. Le pire, c’est que la fin de l’épisode nous promet que l’épisode suivant continuera sur cette voie puisqu’ils n’ont toujours aucun moyen d’atteindre la frontière.

Quant à Sara, il est encore trop tôt pour dire si elle est assez stupide pour croire son mari (que je ne crois pas, non) ou si elle est en train de se jouer de lui pour avoir les infos (espérons). Bref, c’était moins réussi cette semaine pour moi.

Capture d'écran 2017-05-10 11.30.12.pngÉpisode 6 – Phaeacia – 15/20
Our map is dead.

C’est en direct d’un long trajet en bus que j’ai regardé cet épisode, voyageant beaucoup plus que le groupe de Michael qui est coincé au Yemen… cela dit, il balance que le plan était d’improviser alors tout va bien. OK OK.

Qui dit impro, dit bien sûr nouveau piège. Whip est laissé derrière un instant, mais bien sûr tout s’arrange quand Lincoln déjoue ce piège avec une conduite digne de Fast & Furious. Le groupe d’américains fait ensuite toute confiance à un local qui vient de les trahir. C’est parfaitement crédible (attention, ceci est bien sûr de l’ironie), mais il n’y a pas trop de quoi s’inquiéter : celui-ci ne survivra pas à l’épisode.

En parallèle (et sans grande surprise), les hommes de Poseidon sont déjà libérés. Cela a du bon de bosser avec des conspirateurs. Cette libération, pour moi, crie la culpabilité du mari de Sara qui les a soi-disant fait arrêter pour regagner la confiance de sa femme, avant de les libérer. Sara manque cruellement encore dans cet épisode, je trouve que Prison Break n’a jamais su faire sans elle (ce n’est pas pour rien qu’elle a ressuscité).

Des hommes de Poseidon, nous apprenons plus de choses aujourd’hui : la blonde s’appelle Emily. Le mec restera « le mec » pour le moment, en revanche. Peu importe cela dit, puisque c’est Emily qui gère et dirige ce duo. Nous les voyons donc bosser avec la NSA pour retrouver Michael, sans préciser qu’ils veulent le retrouver pour le tuer.

Ce n’est apparemment pas bien compliqué puisque Sheba appelle Lincoln et, pour une raison ou pour une autre, cela leur suffit à localiser tout ce petit monde. Je veux dire Sheba n’est pas une alliée de longue date du groupe et je doute que Lincoln ait son forfait américain qui permette de le localiser. Bon, si on passe au-dessus de cette facilité scénaristique, c’est plutôt cool car Poseidon localise le groupe et balance leur position sans le moindre scrupule aux rebelles qui veulent leur peau.

La course-poursuite s’était calmée pour Michael & Lincoln, arrêtés dans une station-service. Michael en profite pour contacter quelqu’un dont je n’ai pas reconnu la voix (mais je pense que j’aurais pu si j’avais revu tout la série récemment ?) et faire un petit selfie de ses dix doigts. Nous n’avons pas encore de réponse à ce sujet, j’imagine que les épisodes suivants nous en diront plus, comme j’ai encore espoir d’en apprendre plus sur sa survie miraculeuse à sa maladie (comment ça, je ne lâche pas le morceau ?).

Balancés par Poseidon, les américains se retrouvent de nouveau pourchassés après un échange de balles, un mort, une explosion, tout un tas de trucs qui ont choqué ma pauvre voisine de bus, la soixantaine passé, traumatisé par tant de violence. Oups.

Trisha, de la NSA, n’est pas dupe et comprend qu’Emily la manipule pour buter Michael (même si elle ne sait pas qui est Michael). Je suis le seul à avoir senti une drôle de tension sexuelle entre les deux femmes ? Peu importe vous me direz, puisque Trisha coupe Emily des ressources de Poseidon. Retour à la case départ pour les méchants, qui se rendent ensuite dans la villa d’un riche. J’avoue ne pas avoir tout suivi faute d’intérêt pour ces personnages. C’est mal, je sais.

Dans le désert du Yemen, Michael utilise ses super jumelles capables de zoomer plus que mon appareil photo numérique pour découvrir qu’il connaît le borgne qui les pourchasse. Il décide de se séparer du groupe avec un tirage au sort bidon (pourtant Whip semblait prêt à le faire de lui-même cette fois). Il se sacrifie donc, sans savoir comment il s’en sortira de cette course poursuite avec le borgne. Je vous la fait courte : il s’en tire très bien, lui crève son œil et se fait néanmoins poignarder avant de l’abandonner dans le désert. Facile !

Pendant ce temps, Lincoln, Whip et Ja suivent les oiseaux (une ruse totalement improbable qui fonctionne néanmoins très bien, j’ai adoré l’idée) et tombent sur le village sans technologie que leur avait vendu le type auquel ils faisaient confiance alors qu’il avait tenté de les tuer et qui s’est lui-même fait tuer. Là aussi, ça paraît facile dit comme ça !

La fin de l’épisode voit Lincoln retrouver son petit frère mal en point grâce à des feux d’artifice offerts aux enfants de ce village, mais pas avant qu’on voie ENFIN les images du générique avec Michael paumé dans le désert. Il était temps aux deux tiers de la saison. J’ai aussi adoré l’utilisation des quelques flashbacks quand Michael envisage de se laisser mourir. Le cliffhanger est assez clair : Michael est entre la vie et la mort dans le désert.

Je ne m’inquiète pas plus que ça pour sa survie, mais je suis intrigué de voir ce qu’ils vont faire de lui.

C’était un bon épisode (meilleur que la semaine dernière en tout cas), mais il m’a manqué quelque chose (qui a dit Sara ?) pour être vraiment à fond. Et puis, comme d’hab, la majorité des solutions (du côté des gentils comme de celui des méchants) tombent comme un cheveu sur la soupe, avec des résolutions de dingue sortant de nulle part comme si c’était tout à fait normal (et je n’ai même pas parlé de la connexion Wi-Fi dans le désert, hein). J’ajoute à tout cela qu’une fois de plus nos personnages n’avancent pas… mais reculent. J’aurais aimé un retour aux USA pour revoir Sucre, T-Bag et en apprendre plus sur Poseidon. Or, parti comme c’est parti, ce sera difficile avant l’ultime épisode…

Un dernier point sur la technique, je m’attendais à mieux quand j’ai vu que l’épisode était dirigé par Kevin Tancharoen, à qui l’on doit des scènes de combat brillantes dans Agents of S.H.I.E.L.D (notamment une de Daisy en saison 3). Je suis satisfait de son travail, mais on sent qu’il avait quand même moins de liberté que sur AOS (être le frère de la coproductrice et le beau-frère des coproducteurs doit aider à faire ce que l’on veut, j’imagine).

07.pngÉpisode 7 – Dark Wine Blood – 17/20
I had an amazing doctor on call.

Je m’excuse de ne regarder cet épisode que si tard, mais j’ai eu une journée un peu chargée et la flemme de faire play, il faut bien l’avouer. La hype de retrouver la série est un peu retombée et j’attends tellement trop de cette saison que je suis un peu déçu des deux derniers, donc forcément, en pleine période d’upfronts, j’ai des envies d’aller voir ailleurs.

Pourtant, cette saison n’est pas mauvaise, surtout quand on voit de quoi elle part et mes attentes initiales.

Cet épisode marque le retour de Sara, et ma foi, j’ai beau l’adorer et être heureux de la retrouver, elle est un peu stupide. Elle apprend de Lincoln que Michael est empoisonné (une information que j’avais un peu occulté dans les grognements de Michael la semaine dernière) et décide de se rendre auprès de lui pour une transfusion. Sa stupidité ne vient pas de là, mais du fait qu’elle dévoile tout son plan à son mari, Jacob. Et ça, c’est stupide, parce que je ne lui fais toujours pas confiance moi. En plus, elle lui laisse Mike et ses dessins, c’est n’importe quoi !

Cependant, Mike semble se faire enlever et ce n’est a priori pas par Jacob, ce qui ne veut bien évidemment rien dire, puisque les scénaristes peuvent très bien vouloir se foutre de nous… Ce qui est le cas, parce qu’en fait, il ne lui arrive rien du tout à Mike.

Pour réunir Michael & Sara, il faut aussi que Michael quitte le désert, ce qu’il parvient à faire sans trop de mal malgré son état catastrophique et après un au revoir à Ja, qui décide de rester dans le désert. Ce n’est pas Whip qui prendrait cette décision, parce qu’il est trop occupé à faire une déclaration d’amour fraternel à Michael.

Peu après, Sara débarque enfin auprès de Michael et… ça tombe un peu à plat. C’est très beau de les retrouver ensemble, mais ça manque finalement d’intensité, d’épreuve ou de suspense pour les réunir. Pendant que Sara lui donne son sang, Lincoln et Whip comprennent qu’ils vont avoir besoin d’un gros bateau pour retourner aux USA : on va donc enfin revoir Sucre qui, comme par magie, bosse sur un bateau. C’est effectivement le cas et c’est Sara qui paye le voyage avec sa bague de mariage parce que…

Sans grande surprise, Michael tombe sur une photo de Jacob et annonce à Sara qu’il est Poseidon. PUTAIN SARA. Elle ose dire qu’il a bien couvert son mensonge en plus, mais pas du tout, sérieux. Michael est d’humeur pour les révélations cette semaine et lui explique un peu mieux le passé et la conspiration derrière Poseidon. C’est intéressant, mais ça ne me dit toujours pas comment il a survécu à sa maladie. Si même Sara ne s’en inquiète pas, je pense que c’est foutu et que les scénaristes abandonnent l’idée d’enfin nous en dire plus. L’avantage, c’est que ça laisse la voix libre pour Michael & Sara qui reforment leur couple.

Les méchants ne sont pas bien intéressants cette semaine, refusant d’avouer qu’ils étaient à la NSA, tuant un type enquêtant sur eux et bossant avec Poseidon. Rien de bien fou. Ils sont quand même plutôt doués, réussissant à faire passer le message qu’il faut tuer Michael jusque sur le bateau de Sucre. Les retrouvailles de Sucre et Michael sont plus émouvantes et sympas que celles avec Sara d’ailleurs…

Elles sont mouvementées également, puisque bien sûr les hommes de Poseidon remontent vite la piste. Des hommes chargés d’arrêter Kaniel Outis débarquent sur le cargo, mais Sucre est plus malin qu’eux. En gros, Poseidon se retrouve forcé de faire exploser le bateau, au moment où notre fine équipe plongeait pour sa vie. C’est là le cliffhanger de cette semaine, mais la seule vie qui me paraît peut-être en danger est à la rigueur celle de Whip. Et encore.

De son côté, Sara s’inquiète pour Mike une fois rentrée aux USA. Son aller-retour a été express et sans souci, c’est cool. Elle n’a pas l’air d’avoir eu le temps d’être dérangée par le décalage horaire non plus. Le truc, c’est qu’elle demande à sa meilleure amie de récupérer son fils mais, là encore, je ne fais toujours pas confiance à cette Heather. Pourtant, elle était innocente la pauvre et elle se fait avoir par les hommes de Poseidon, qui forcent Sara à baisser son arme face à Jacob. Ah lala.

Pas de grosse surprise cette semaine, c’était un épisode plutôt convenu, mais les retrouvailles avec Sara puis Sucre aide à le faire passer à toute vitesse. Il faut bien avouer qu’il est dur de ne pas accrocher et que je m’attendais à des retrouvailles plus tardives. Certes, elles sont tardives, mais je suis heureux qu’elle se produise dans cet épisode, histoire que les deux prochains puissent permettre de réunir un peu les deux amants maudits de Fox River. Quant à Jacob, c’est un méchant intéressant dont je suis pressé de connaître les vrais motifs, puisque pour l’instant, on tourne autour du pot. Il dit même qu’il est vraiment amoureux de Sara et protecteur envers Mike, il est mignon tout plein, non ?

Non.

08Épisode 8 – Progeny – 15/20
He’s baiting you, Michael.

Déjà l’avant-dernier épisode de cette saison ! Tant mieux, la nostalgie ne s’est pas encore totalement envolée et je suis donc toujours content de revenir devant ces épisodes, aussi prévisibles soient-ils. Je trouve que la série ne nous a pas arnaqué sur cette saison supplémentaire en proposant une nouvelle conspiration à la hauteur de celles des saisons précédentes.

Whip, Lincoln, Michael et Sucre sont repéchés en mer par un bon français les emmenant à Marseille. Je comprends mieux les bruits de fond de l’épisode à l’école de Mike (ça y allait en insultes françaises type « enculé ! ») s’ils sont allés faire un tour du côté de la cité phocéenne.

Michael a bien beaucoup de chance car à sa sortie de prison, il a déjà un portable waterproof avec forfait international lui permettant de comprendre après quelques SMS que Sara et Mike sont probablement en danger. C’est effectivement Jacob qui envoie des messages en se faisant passer pour Sara, ce dont nous nous doutons après le cliffhanger de la semaine dernière où Sara baissait les armes, littéralement.

De la France, nous ne verrons pas grand-chose, mais juste assez pour bien rire : l’immanquable béret du figurant, Sucre & Whip qui mangent du boudin, la télé diffusant les infos américaines. Arrivant à court de temps pour boucler la saison, les scénaristes effectuent une habile pirouette pour ramener tout le monde aux USA en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

C’est toutefois bien amené : Lincoln évoque ses sept dernières années pendant lesquelles il s’est mis à faire du trafic de pilules. L’histoire est hyper simple (surtout pour Lincoln), il a fait son bon samaritain (alors qu’il savait très bien dans quoi il trempait) et doit maintenant pas mal d’argent au trafiquant. Comme toujours, Prison Break propose une histoire hyper classique pour Lincoln, mais puisque ça fonctionne, pourquoi s’en priver ?

Tout le petit groupe fait donc le trajet Marseille/Lyon en une scène et sans problème (alors qu’ils sont recherchés) et se séparent à l’aéroport où, là encore, il se balade sans problème malgré des recherches internationales les considérant comme terroristes. Mais oui, mais oui.

Ils se séparent ? Et oui. Michael envoie Whip à Chicago où il doit aller chercher quelque chose au beau milieu du lac Michigan. Quelque chose ? Un pot bien ensanglanté… dans lequel se trouve peut-être une main. Une main ? Mais oui, parce que Whip est le fils de… T-Bag !! C’est donc pour ça que Michael lui accordait tant d’importance ! Alors je me plains que c’est toujours trop prévisible, mais là ils sont partis tellement loin qu’au moins, je ne l’avais pas vu venir. Je ne vois pas bien l’intérêt de lier ces deux personnages, peut-être que ça servira pour le dernier épisode, mais là, ça m’a bien fait rire j’avoue. Putain, pas de bol d’avoir pour père T-Bag !

Pendant ce temps, Sucre prend un avion pour New-York, seul. Cela permet de tromper les hommes de Poséidon, qui s’est fait berner comme un bleu par Michael et son téléphone. Il est à noter que Jacob emploie Thoreau, un geek capable de décrypter les messages de Michael, ce qui l’aide un peu, je pense, à traquer Scofield. L’autre grosse aide vient de… Mike ! En effet, celui-ci a bien l’ADN de son papounet et est capable à son tour de cacher des cartes dans ses dessins. Oh, c’est un peu gros comme ficelle scénaristique, mais tout l’épisode tourne autour de la génétique en commun entre les papas et leur fils. Toujours pas de LJ à l’horizon pour autant, mais Lincoln confirme qu’il a bien rompu avec Sofia. Sans grande surprise.

Lincoln et Michael arrivent ensemble à New-York, à bord d’un autre avion : ils sont aussitôt coincés par le trafiquant qui en veut à Lincoln, mais utilisent C-Note & Sheba pour s’en sortir sans problème. Ces derniers se font passer pour des agents de la DEA et… ça fonctionne trente secondes. En effet, ils sont rapidement retracés, faute d’avoir couverts assez leur trace.

C-Note ne peut malheureusement aider plus que ça les deux frères, car son visage est désormais connu de Poseidon. Sheba accepte de continuer à les aider, ce qui mène à une scène sympathique où Poseidon et Michael cherche l’un et l’autre à se traquer. Avant cela, Michael a trouvé ses cygnes dans les égouts (comme prévu, c’est Jacob qui les jetait là) et s’est servi d’un portable pour envoyer des SMS à son ennemi (oui, oui, un portable, il a dû s’en racheter un à un moment, parce que le sien, il l’avait filé à Sucre pour tromper Poseidon).

Avant la pseudo course-poursuite, nous apprenons également qu’il y a des tensions entre les agents de Poseidon, puisque l’homme veut quitter 21-Void une fois la mission terminée, souhaitant disparaître dans le paysage car il a peur de Jacob. Pourquoi pas.

La « course-poursuite » où chacun tente de trouver l’autre est excellente comme scène, c’est bien mené, même si ça ne mène précisément à rien et que ça comble juste du temps d’épisode. J’ai aimé ce petit jeu entre eux, qui voit enfin un ennemi à la hauteur pour Michael. En effet, Jacob utilise le dessin de Mike pour piéger Michael, qui tombe à nouveau dans le panneau (plus ou moins consciemment, comme dans le reste de l’épisode).

Le double cliffhanger final est excellent et donne envie de revenir au plus vite, malgré un faux suspens : Lincoln se fait tirer dessus par le trafiquant (oups) et Michael retrouve enfin Mike. Problème : celui-ci est avec la blonde bossant pour Poseidon et elle surgit d’un coup, flingue en main. PAN, une jolie giclée de sang conclut l’épisode… Reste à savoir qui a tué la blonde (parce que je doute étonnamment que Michael soit tué à un épisode de la fin après avoir survécu miraculeusement à une maladie mortelle et un suicide).

Allez, malgré la longueur de cet article, j’ai oublié de dire que Sara n’était pas dans cet épisode, de nouveau (malgré un joli usage d’une bande-son pour nous faire croire qu’elle était derrière la porte, lol, ça coûte moins cher qu’une actrice), que Lincoln embrasse Sheba de force et lui demande de se tenir à l’écart (c’est donc probablement elle qui viendra à sa rescousse) et qu’un long flashback en début d’épisode permet de découvrir la relation de « boulot » établie entre Michael et Poseidon, qui lui donne pour conseil l’exact inverse de ce qu’il fait. Tout cela comblait bien l’épisode, parce que Prison Break, c’est toujours beaucoup de remplissage pour pas grand-chose.

En tout cas, je suis pressé de découvrir l’épisode final de cette saison, qui a encore quelques mystères à résoudre.

09.pngÉpisode 9 – Behind the Eyes – 16/20
You’re free to go, Mr Scofield 

Et voilà, il est déjà temps de boucler cette saison et peut-être la série. Et je dois dire qu’ils ont fait un meilleur taf aujourd’hui qu’il y a sept ans. La mort de Michael était une super conclusion, mais elle était aussi bien déprimante. Cette fois, j’ai terminé l’épisode sur un éclat de rire. Les pistes sont clairement là pour une saison 6, mais les audiences étant catastrophiques, il est peu probable d’en arriver là. Tant pis.

Ce dernier épisode reprend six minutes plus tôt, histoire de nous expliquer un peu mieux le cliffhanger de la semaine passée. Malheureusement, ça fait simplement genre on revient six minutes plus tôt pour expliquer ce qu’il s’est passé en cliffhanger, mais en fait ça rajoute une bonne minute de blabla à l’épisode, donc ça ne servait pas à grand-chose de revenir en arrière. Ridicule, du grand Prison Break, à créer du suspense en ne donnant qu’une partie des informations.

Cela baisse un peu la note de l’épisode, mais je reste généreux. Bref, Sara est donc dans le sous-sol de la maison et révèle ce qu’elle sait sur Jacob à Van. Comme ce dernier hésitait déjà à se barrer la semaine dernière, il se laisse convaincre assez facilement et essaye de convaincre Emily d’interroger Michael avant de lui tirer dessus. Il n’en faut pas plus pour que ce soit lui qui se fasse tirer dessus et que Jacob réussisse à enlever Mike.

De son côté, Lincoln est bien blessé par balles et est envoyé à l’hôpital, ce qui permet à Michael et Sara de s’en débarrasser une fois qu’il est stabilisé. Lincoln étant Lincoln, ses multiples blessures par balles ne l’empêchent pas de se relever et d’aller piéger une dernière fois le caïd de la drogue qui s’en est pris à lui. Cette fois, il le fait arrêter (et nul doute qu’il ne termine à Fox River). Par opération du Saint Esprit, Lincoln retrouve ensuite Michael, Sara, Whip et T-Bag dans leur planque supposément secrète. OK.

Oui, parce que cet épisode prend bien évidemment le temps de retrouver Whip & T-Bag. Ce dernier est particulièrement heureux d’enfin rencontrer son fils et reconnaît qu’il en doit une à Michael, qu’il retrouve on ne sait trop comment également. Cela tombe bien : Michael lui demande de tuer Jacob.

Oh, bien sûr, T-Bag est un peu réticent au début, mais comme Jacob, qui continue en parallèle de faire décrypter les tatouages de Michael, fait croire à Mike que Sara est morte et que Michael est un méchant terroriste, T-Bag change d’avis. On notera qu’il aurait suffi que Michael passe le téléphone à Sara pour que Mike arrête de se faire laver le cerveau, mais bon, nous ne sommes plus à ça près.

Michael organise alors un plan sans faille : il réussit à attirer Jacob au zoo pour mieux… se rendre dans son labo, auquel il accède grâce à son tatouage de visage sur les deux mains qui représente… Jacob lui-même. QUOI ? Difficile de ne pas exploser de rire devant cette caméra de reconnaissance faciale qui ouvre la porte sur un tatouage. Je veux dire… ça aurait été plus simple d’utiliser une photo dans ce cas-là, non ?

Non, Michael préfère de toute évidence avoir le visage de son pire ennemi sur les mains. Intéressant comme concept.

Pendant ce temps, Sara retourne à l’hôpital pour mieux découvrir que Lincoln s’est barrée, ce qui ne semble pas l’inquiéter outre-mesure (super l’infirmière). Elle en profite surtout pour demander de l’aide à Van qui lui demande de mourir. Elle ne le tue pas (ah Sara, toujours la compassion !), mais obtient la localisation de son fils, normal.

T-Bag & Whip, eux, continuent de faire connaissance tout en aidant Michael. Ils vont voir « Bluehawaii », un autre type que Michael a aidé à s’évader de prison. Forcément.

Toutes les cartes sont donc en main pour Michael qui se rend confronter Jacob dans un entrepôt miteux. Tout se passe plutôt bien jusqu’à ce que cet idiot de Whip décide de jouer les héros. C’est complétement con, car il se fait tuer en s’attaquant à Emily. Sans grande surprise, Emily se fait donc tuer comme une merde par T-Bag, passablement énervé de la mort de son fils. T-Bag se fait alors arrêté parce qu’il a eu la bonne idée de tuer un agent fédéral devant d’autres agents fédéraux. Non, en vrai, je suis dégoûté de la mort de Whip, c’est vraiment le sacrifice inutile de fin de saison. Bon, après, on est dans Prison Break, il est peut-être encore en vie même si on l’a vu mourir, comme tant d’autres personnages !

Et pendant que Whip se fait tuer ? Oh Sara se cache derrière un arbre pour dire bonjour à son fils. OK, OK.

Michael parvient en fait à piéger Jacob pour le meurtre qu’Outis est accusé d’avoir commis. C’est un joli plan, assez bien mis en place et surprenant. C’est possiblement la meilleure partie de cet épisode d’ailleurs, parce qu’aussi deux ex machina qu’elle semble être, elle fonctionne très bien et semble tout à fait plausible. C’est assez rare avec Prison Break, donc c’est à souligner.

Micahel se fait arrêter mais grâce à sa petite manipulation et à l’aide de Lincoln & Sara, qui ont retrouvé Mike en arrêtant le boulet qui le surveillait (le geek qui déchiffrait les tatouages, donc), il parvient à faire entendre raison au directeur du FBI. Hop, malgré tout ce qu’il a pu faire de répréhensible, ne serait-ce qu’au cours de la saison, Michael est libéré.

La série peut donc se finir avec toute la famille au parc, la famille étant désormais composée de Lincoln, Sheba (évidemment), Sara, Mike et Michael. Bon, ça manque un tout petit d’une scène où ils sont vraiment tous ensemble, mais ça met des jolis petits sentiments tout mignons pour la fin, avec les deux frères qui se disent je t’aime.

Quant à la dernière scène, elle voit Jacob atterrir à Fox River où il se retrouve bien sûr dans la même cellule que… T-Bag ! Je vous avais dit que ça m’avait fait mourir de rire !

10

EN BREF – Je l’ai dit et redit un peu partout, cette saison de Prison Break a réussi à me surprendre positivement et à m’enfermer dans une nostalgie qui lui a été très (très) bénéfique en termes de notes. Si je suis lucide, elle était plutôt médiocre avec des épisodes qui n’auraient pas dû dépasser le 15 passé le début de saison.

Oui, mais… Cela fait sept ans que l’on n’avait plus eu un épisode de la série et ses codes fonctionnent toujours autant : l’ambiance, le rythme, les origamis (je me suis refait un cygne, ça faisait bien dix ans que je n’en avais pas fait), les tatouages, la musique, le générique… Oh, ce générique va me manquer (qu’il soit en VF ou en VO, il est parfait).

Malgré ses énormités et ses facilités scénaristiques constantes, cette saison a su me replonger dans l’univers de la série, avec ses complots et ses machinations, avec un génie faisant des trucs stupides tout en résolvant des mystères de dingue, avec perpétuellement au moins une énigme à déchiffrer. Je reste très frustré de ne pas savoir comment Michael a pu guérir de sa maladie incurable, de ne pas savoir ce qu’il est advenu de LJ ou de la copine de Lincoln, mais dans l’ensemble, j’étais chaque semaine bien content de retrouver ces personnages et de suivre leurs aventures.

La fin de la série est beaucoup plus ouverte que la dernière fois, mais désormais, plus rien n’est possible de toute manière : s’ils avaient tué un des trois membres du trio principal, je n’y aurais de toute manière pas cru. J’ai aimé ce happy end et l’ouverture sur Fox River qui revient à la base de la série. Les scénaristes se laissent de multiples portes ouvertes pour une éventuelle suite : Fox River avec T-Bag, possiblement le dealer et Jacob s’il n’est pas tué par T-Bag ; une vengeance de Van sur Sara puisqu’il n’est pas mort, l’adolescence de Mike si jamais la série ne revient que dans sept ans, Sucre dans la nature, une résurrection de Whip, une vengeance des rebelles du Yemen, etc, etc. Et puis surtout, la plus jolie des pistes : Michael qui pourrait se retrouver à bosser pour le FBI, y compris contre son gré, ce qui est largement sous-entendu par la proposition de job en toute fin de saison.

Les audiences sont loin d’être merveilleuses, mais nous savons désormais que tout est possible avec la FOX, surtout que la série se vend bien à l’étranger. Si elle n’est pas renouvelée, elle n’est pas non plus annulée et je ne serais vraiment pas surpris qu’une saison 6 voit le jour. Maintenant, il est peut-être bon d’attendre un peu avant de la proposer, histoire d’éviter de trop retomber dans une lassitude qui me ferait baisser les notes après ouverture de mes yeux sur la qualité fluctuante de la série.

Si vous aimiez la série, c’est à voir. Sinon, passez votre chemin.

11

 

 

Journal de Bord #WESéries

Lorsque nous avons proposé pour la première fois le Week-end en Séries avec Ludo, on nous a dit, parmi les encouragements et les messages motivés, que ce n’était pas possible et qu’il ne fallait vraiment pas avoir de vie pour réussir ce challenge. Et pourtant, nous sommes une bonne dizaine à avoir réussi avec plaisir ce challenge.

En ce qui me concerne, j’ai donné de mes nouvelles de temps à autres sur le blog, tout en visionnant avec succès (et de justesse) les 880 minutes du niveau compliqué.  Tout en ayant une vie sociale. Comme quoi, c’est possible ! Voici le journal de bord de ce challenge…

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Vendredi 31 mars 2017

18h49 : Je suis trop pressé de commencer le challenge ! Confortablement installé dans mon canapé, avec un petit rayon de soleil qui tombe direct sur le visage, j’ai préparé le début de mon article sur 13 Reasons Why dans le cadre du Week-end en Séries et je me retrouve sagement à attendre l’heure fatidique.

19h : C’est parti ! Bon challenge à tous 🙂

19h26 : Je suis déjà fan de 13 Reasons Why, ça va être vite fait ce challenge.

19h53 : Un épisode et 52 minutes 40 plus tard, je suis à fond dans cette série.

20h50 : Pause repas (j’en suis à 104 minutes, 10 secondes)

21h58 : Je m’y remets déjà, je suis trop pressé de voir la suite !

22h56 : J’enchaîne, j’enchaîne ! 160 minutes au compteur.

2h03 : Bon, j’aimerais continuer, mais il est quand même plus raisonnable de m’arrêter et de dormir pour ne pas trop casser mon rythme de sommeil (comment ça c’est un peu tard pour y songer?). J’ai déjà vu six épisodes (un de plus que prévu) et, franchement, ça se passe bien, avec 328 minutes et 40 secondes au compteur. À demain !

13RW

Samedi 1er avril

12h01 : Après une longue nuit de sommeil, il est temps de se remettre au Week-end en Séries avec un nouvel épisode de 13 Reasons Why.

13h43 : Hop, pause repas rapide ; oui, en plein milieu d’un épisode. C’est ça quand on ne mange pas tout seul, on ne choisit pas son horaire.

14h18 : Je m’y remets pour valider mon huitième épisode et la contrainte du challenge difficile que je vise !

16h47 : Il est possible que je devrais être ailleurs que devant mon écran là tout de suite, mais que la série m’a un peu trop accroché. Ah Netflix, tu auras ma peau !

16h56 : Nouveau plan : finir l’épisode dans le bus, je suis déjà censé être parti depuis 20 minutes. C’est vrai que le challenge casse la vie sociale, mais ce n’est pas ce que vous croyez : ce n’est pas le challenge le problème, c’est la série choisie qui est beaucoup trop addictive ! Allez, je reprends demain avec les 300 minutes et des brouettes qu’il me restera ! Bonne fin de journée. 🙂

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Dimanche 2 avril

17h33 : 24h de pause, c’est plus que ce que je n’avais envisagé hier à la même heure… mais je me remets au Week-end en Séries sans grand espoir de parvenir à boucler le niveau compliqué, mais pour au moins terminer 13 Reasons Why.

18h53 : Après savants calculs et en comptant une pause repas de seulement 30 minutes, je vais rater le niveau compliqué à… dix minutes près. C’est con ! Bon, ça reste sans regret car j’ai passé une très bonne soirée/nuit/journée avec mes deux meilleurs amis. Je pensais rentrer à midi, et je ne suis parti qu’à 17h. Oups !

19h38 : C’est parti pour Iron Fist. L’article sur 13 Reasons Why arrivera dans la semaine, mais du coup, je n’ai pas trop rédigé pour les derniers épisodes, puisque j’en ai vu un bout dans le bus et que je n’ai pas dormi la nuit dernière, alors il y a du boulot ehe

19h53 : Premières impressions sur Iron Fist vraiment mauvaises… :/

20h40 : Je suis mauvais en maths (ou j’avais tout simplement oublié de compter l’épisode en cours tout à l’heure), mais en fait j’en suis à environ 780 minutes. Donc ça me paraît jouable, même avec une pause repas de temps raisonnable ! Niveau compliqué, j’arrive ! Plus que 100 minutes 🙂

20h58 : Pause repas sans pression.

22h11 : Je viens juste de reprendre et hop, niveau moyen validé, je suis dans ma 801e minute !

23h01 : Bon, Iron Fist n’est pas mauvaise mauvaise, mais ce ne sera vraiment pas ma série préférée !

23h30 : 880e minute passée ! Plus qu’à terminer ce troisième épisode d’Iron Fist et le niveau compliqué sera validé !

23h41 : 894 minutes et 53 secondes, je m’arrête là pour le #WESeries que je valide au niveau compliqué !

00h00 : Je retire un bilan très positif de ce premier challenge Week-end en Séries et je voudrais remercier Ludo de m’avoir proposé de l’organiser ! Sur le plan perso, j’ai adoré m’empiffrer avec 13 Reasons Why, coup de cœur aux thématiques compliquées dont la fin va me faire parler prochainement ici, et j’ai enfin débuté Iron Fist que je gardais de côté depuis deux semaines. Ce n’est pas l’amour fou avec cette dernière, mais c’est aussi parce qu’elle souffre de la comparaison avec la première…

Quoiqu’il en soit, c’est assez intéressant de constater tout ce que je peux voir en un week-end, ça remet en perspective le « manque de temps » que j’utilise pour tout, tout le temps, comme tout le monde. Non parce que j’ai vu mes 880 minutes presque sans galère et malgré une bonne partie du week-end loin de mon ordinateur (et une nuit de 4h, aïe). Donc tout est possible !

Sur le plan plus général, le challenge a généré quelques visites sur le blog et c’est toujours agréable. Cependant, ce que j’ai trouvé le plus agréable était de pouvoir parler avec les autres participants que ce soit sur Twitter ou sur le groupe Facebook. Je ne connaissais pas forcément tout le monde, mais je pense ne pas me tromper en disant que tout le monde a pris un certain plaisir à participer et à échanger ses impressions. Le Week-end en Séries, c’est donc aussi des rencontres sériephiles !

Enfin, en ce qui concerne les séries, la majorité des challengers s’est précipitée sur 13 Reasons Why, ce qui explique aussi pourquoi il était si intéressant d’échanger entre nous. Cependant, d’autres ont rattrapé leurs séries en cours ou ont choisi d’autres séries, et c’était tout aussi intéressant de voir des stratégies de challenge bien différentes de la mienne, qui consistaient à changer de séries de temps à autres.

Bref, merci à tous les participants, vous ne nous avez pas déçu, bien au contraire ! C’était une expérience très sympa et, forcément, on va remettre ça au prochain trimestre, on vous concocte déjà de nouvelles options et règles pour pimenter tout ça 🙂

C’était en tout cas un essai réussi en ce qui nous concerne… maintenant, j’ai une saison à terminer et deux articles à rédiger, alors à très vite !
N’hésitez pas à participer vous aussi au prochain Week-end en Séries qui aura lieu du 7 au 9 juillet et à suivre les tweets #WESeries.

 

H-1 pour le Challenge Week-end en Séries

Nous sommes à une heure du début du premier Week-end en Séries, je propose donc de faire rapidement le point avant de se saouler aux séries !

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Quel contenu pour mon challenge ?

Comme vous le savez peut-être si vous avez lu mon article de présentation du challenge, je vise pour cette première édition le niveau difficile. Ce n’est pas gagné, car j’ai une soirée demain soir, un peu de travail à faire et forcément un ou deux imprévus qui s’en mêleront !

Le niveau difficile consiste à voir 880 minutes de séries, soit environ 22 épisodes de 40 minutes. Oui, mais… J’ai décidé de faire mon challenge avec des séries Netflix dont la durée moyenne est plutôt de 57 minutes. Cela réduit énormément le nombre d’épisodes, qui passe du coup à… 16 !

(OK, si vous êtes pointilleux, ça tombe entre 15 et 16)

Par conséquent, cela veut dire que ça réduit mes ambitions de voir les premières saisons de 13 Reasons Why ET Iron Fist !

Je prévois donc de voir les treize épisodes de la première et le début de la seconde, que je ne finirais probablement pas ce week-end, mais dans la semaine à venir.

Attendez-vous à voir des articles sur ces deux saisons dans les jours qui viennent 😉

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Où suivre mon challenge ?

Comme vous le savez, je publie mes avis sur les saisons complètes plutôt que sur les épisodes les uns après les autres quand je regarde en marathon comme cela. En effet, ça ne casse pas mal le marathon de devoir gérer la mise en page au fur et à mesure, et puis ça fait un peu trop de mises à jour à publier sur Twitter !

Qu’à cela ne tienne, vous pouvez tout de même suivre mon challenge au fur et à mesure.

  • Sur le blog : je mettrais à jour de temps à autre et tout au long du WE le fil d’actu sur la gauche de cette page (là où il y a la date).
  • Sur Twitter (@ShipouJG) : je commenterai mon avancée, avec le #WESeries notamment. N’hésitez pas à l’utiliser vous aussi, que je vois où vous en êtes !
  • Sur Facebook, puisque nous avons un groupe pour le challenge et un événement dédié à la progression des participants.
  • Sur mon compte TVshowtime (Shipou) : mon compteur est actuellement à 14 mois, 28 jours et 11 heures. Si tout se passe bien, il en sera donc à 29 jours et quelques heures dimanche soir !

Voilà pour moi ! N’hésitez pas à me dire où vous suivre si vous le faites vous aussi. Et si ça vous intéresse, Ludo fera normalement un vlog sur sa chaîne Youtube pour raconter sa progression.

Allez, à dans une heure, devant vos écrans !

Imaginary Mary (S01)

Ci-dessous, mon article sur les huit neuf épisodes de cette série, semaine après semaine.

Avis : Oui, je sais. Encore une nouvelle série. Je sais que je n’ai pas fini certaines saisons en cours, que je n’ai pas non pris le temps d’entamer la saison 2 de Love ou les nouveautés Netflix que je me garde pour le #WESéries à 19h, mais voilà, j’ai envie de tester Imaginary Mary.

Je n’ai absolument aucune raison de le faire, aucun nom qui ne m’a attiré l’œil dans le casting ou la production. Cela dit, je trouve le concept de l’amie imaginaire intéressant et potentiellement créateur de bons gags pour la suite. Du coup, je me lance et on verra bien.

Le premier épisode me laisse un peu sceptique, oscillant entre un bon humour et des moments gênants tant cela tente d’être drôle sans toujours y parvenir.

Attention, spoilers.

Note moyenne de la saison : 14,5/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 13/20
That will never be me.

Cette série commence bien avec du Katy Perry et une voix off omniprésente mais efficace pour nous introduire le personnage d’Alice. Cette petite fille que l’on voit bien vite grandir au divorce de ses parents s’invente une amie imaginaire : Mary.

Et Mary a beaucoup à faire une fois Alice adulte : cette dernière rencontre Ben, un mari divorcé père de trois enfants et craque totalement pour lui. Quelques mois plus tard, elle se retrouve à accepter de rencontrer les dits enfants, Andy, un ado mal dans sa peau, Dora, sa sœur un peu trop bien dans la sienne, et Bunny, la petite dernière. Le stress lui fait revoir son amie d’enfance, qui à partir de là lui donne le conseil de fuir et devient cette petite voix dans sa tête qui lui donne tous les pires conseils et répliques imaginables – c’est-à-dire tout ce qui lui viendrait le plus naturellement mais qu’elle ne peut pas dire.

Le reste du pilot se concentre sur la rencontre avec les enfants, qui se passe évidemment mal, et sur ses difficultés à assumer ce nouveau rôle de mère de substitution. Bon, c’est loin d’être révolutionnaire et hyper drôle pour le moment. L’amie imaginaire est sympa, mais un certain nombre de moments essaient trop d’être drôles pour l’être vraiment, devenant ainsi un peu gênant à regarder (principalement tous les moments où Alice et Mary sont bourrées). Le personnage de Mary est un dessin plutôt marrant et je sens bien que le concept pourrait apporter quelque chose, mais il va falloir du boulot pour vraiment me convaincre.

Il y a bien des blagues qui fonctionnent (la dance mom), le problème est qu’elles étaient toutes dans la bande-annonce, comme toujours. Il est du coup dur de savoir si le rythme y est ou non, comme bien souvent dans les pilots de comédie.

Le reste du casting est bon sans être excellent, l’alchimie entre le couple principal est tout ce qu’il y a de plus banale. Les enfants sont susceptibles d’apporter un bon humour néanmoins, mais ils ont besoin d’être encore approfondis pour que cela se confirme ou non. La conclusion constitue une famille dysfonctionnelle un peu rapidement, mais c’est le rôle d’un pilot de nous créer une situation qui pourra être exploitée pour le reste de la saison.

C’est pour l’instant sans plus, mais à regarder d’un œil distrait pour voir comment ça évoluera.

02.pngÉpisode 2 – The Mom Seal – 15/20
Kidnappers do it everyday! How hard can it be?

Bon, allez, ça fait fait deux semaines et je n’ai pas spécialement eu envie de continuer. J’ai un peu de temps ce soir, alors autant les regarder et me faire une opinion plus précise sur la série.

Cela reprend mal je dois dire, avec Ben qui n’arrive pas à gérer ses enfants et demande à Alice de s’occuper de sa fille. Celle-ci accepte contre l’avis de Mary et se retrouve à demander de l’aide à ses collègues pour savoir quoi faire. Mouais, ça enchaîne les clichés, mais il y a quelques répliques drôles.

J’ai un gros problème malgré tout avec Mary : sa voix finit par me saouler tellement elle crie trop. C’est un problème de taille, je sais. En plus, Mary a tendance à disparaître de certaines scènes sans vraie explication… mais bon, c’est le principe des budgets limités.

Du côté des ados, Andy refuse de passer le permis et Ben se dispute avec lui pour qu’il le passe. Il finit par lui donner des leçons. Là encore, il y a des répliques percutantes, mais l’ensemble continue de me laisser perplexe. L’intrigue n’est pas géniale, mais les répliques le sont. C’est un bon début.

Je tiens à dire aussi que j’adore l’idée de la glace au micro-ondes et que la relation entre Andy et Alice est une bonne réussite de la série pour le moment. Dans tout ça, je suis totalement mitigé, parce que je ris plus que devant d’autres séries au même stade, mais simplement par moments. C’est genre beaucoup d’ennui et une bonne blague qui remonte carrément le niveau, quoi. THIS GIRL IS ON FIRE.

03.pngÉpisode 3 – The Parent-y Trap – 17/20
You’re being super parent-y.

Je continue d’être perplexe, mais j’enchaîne avec le 3. Un de mes problèmes reste que le jeu d’Alice n’est en fait pas si dingue, surtout quand elle parle à Mary. L’actrice n’avait clairement aucune idée d’à quoi ressemblerait son amie imaginaire…

L’intro est plutôt marrante avec le concert de flûte de Bunny et le reste de sa classe, et cela lance l’idée principale de l’épisode. En effet, Alice s’y moque de Ben qui pleure devant le talent de sa fille (qui est juste absolument une mauvaise joueuse de flûte). Du coup, le reste de l’épisode va s’attarder à transformer Alice en mère elle aussi.

Andy et sa sœur se disputent à propos de Grease. En effet, il veut auditionner pour un rôle dans la comédie musicale du lycée. Bien sûr, il est hyper mauvais acteur, parce que ce personnage est mauvais pour tout. Alice décide donc de l’aider… et il semblerait bien que les scénaristes choisissent une fois de plus de centrer leur épisode sur ces deux-là. C’est un peu embêtant quand les scénaristes se rendent compte que la meilleure alchimie de la série est Andy/Alice… mais au moins ça fonctionne à merveille.

Ben passe l’épisode à essayer de se mettre en travers de leur route, Dora (sa sœur) écrit une pièce anti-Grease (et donc pro-féministe) et Bunny est contaminée par Grease.

Sans grande surprise, Andy rate son audition, mais sa soeur lui donne son premier rôle sans la moindre hésitation. Et quand la pièce a enfin lieu dans le garage familial, Alice est en larmes à son tour. Du coup, elle est presque trop rapidement transformée en belle-mère. La série se piège un peu à aller si vite en besogne, mais c’est une bonne évolution pour l’instant.

C’était de loin le meilleur épisode pour le moment et je me sens pris au piège de cette série qui arrive à me faire rire alors que tout paraît… peu drôle, en fait. Comme c’est étrange. En plus, j’ai apprécié les trois enfants dans cet épisode (avec toujours une nette préférence pour Andy, puis Bunny, malgré tout), d’où la très bonne note.

C’est finalement Ben qui est le personnage le moins intéressant pour l’instant. C’est un peu con pour un personnage principal.

04Épisode 4 – Prom-Com – 18/20
You tried to trick me with the Andy Rule!

C’est un peu tôt dans la saison pour déjà nous parler de bal de promo, mais l’introduction de l’épisode est très réussie, de même que le reste. Je n’étais vraiment pas convaincu par les premiers épisodes, mais en fait, je suis bien forcé de reconnaître que ça me file le smile semaine après semaine. Oui, ce sourire débile des comédies.

Le problème ? Ce n’est clairement pas Mary qui me le file. Pire que tout, je considère de plus en plus qu’elle ne sert à rien. Elle n’est littéralement qu’un accessoire même plus si comique et un peu ennuyeux, qui surgit de temps à autres (et franchement dans cet épisode, à peine trois fois).

Bref, hormis Mary, et ça m’embête vraiment de le dire, j’ai adoré cet épisode. C’est frais, léger, pas prise de tête et marrant. Andy fait de la merde, comme toujours, mais finit par avoir son rencard pour le bal de promo avec Clara, l’asiatique de l’épisode précédent. Oh, je sais que c’est idiot, mais ça donne presque envie de les shipper tellement ils sont marrants ensemble. Bien sûr, c’est trop simple pour être réaliste, mais tant pis, ça m’a fait rire. Surtout le « Clara, do me ? ».

De son côté, Dora a également un prétendant, Gabe, qui passe l’épisode à chanter la même chanson pour l’inviter au bal. Un peu lourd, parfaitement américain, mais très réussi.

En parallèle de tout ça, on voit Alice gérer son rôle de belle-mère et permettre à Andy d’un peu lâcher prise sur ses gosses, une constante de plus en plus visible dans la série. C’est donc tout simplement des thèmes classiques traités de manière classique, mais ça fonctionne à merveille.

Le pire, c’est que ce n’est même pas forcément bien joué (Dora ne gère clairement pas la crise de larmes adolescentes sur la tristesse, mais vraiment sur la comédie). Je ne sais pas trop ce qui m’accroche tant dans cette série, mais ça m’accroche, alors je ne vais pas mentir ! C’est peut-être la musique, parce que chaque semaine voit l’utilisation d’une excellente soundtrack.

Et la dernière scène m’a fait énormément rire, avec les danses du casting au bal. Difficile d’en attendre plus d’une comédie de cette envergure. Cela me fait un peu penser à ce que je ressens devant un épisode de Life in Pieces, sauf que ça a surgit beaucoup plus tôt avec Imaginary Mary.

05Épisode 5 – In a World Where Worlds Collide – 12/20
Don’t try to talk me out of it

Bon, je confirme que l’humour apporté par Mary ne fonctionne pas sur moi, sa relation avec Alice étant juste bizarre. Je veux dire, c’est juste une actrice jouant avec un aspirateur quoi. Du coup, quand dans cet épisode elle demande ce qu’elle fait, j’ai juste envie de répondre que je ne sais pas, en le criant à ma TV. Enfin bon…

Andy s’ennuie depuis le départ de son meilleur ami, Jeff, dont on n’a jamais entendu parler auparavant (je crois). Passionnant. L’épisode ne passe pas assez de temps avec les enfants, ce qui explique qu’il est sacrément moins drôle. Bunny passe sa vie en-dehors de la maison chez ses amies et Dora n’ose pas demander à son frère de l’accompagner, catastrophée de ce qui risquerait d’arriver.

Elle finit par le faire malgré tout. C’est probablement la partie la plus marrante de l’épisode, qui retombe très vite, surtout avec la conclusion sur Cher quoi…

Non, le point central de l’épisode, c’est que Ben demande à Alice de rencontrer ses amis… Parce que oui, elle a des amies, notamment Nathalie Morales qui est déjà consolée de la fin de Powerless où elle était également un rôle secondaire avec une coupe de cheveux improbables. Bon, donc, Alice ne veut pas mélanger ses mondes. Je la comprends, pour l’avoir fait une fois ou deux avec des conséquences aléatoires. De là à craindre de finir célibataire, c’est un peu abusé.

Bon, elle finit par les faire se rencontrer, tentant d’inventer toutes les excuses du monde pour qu’ils ne se parlent pas, y compris sur place. Cela finit par se passer à merveille, du coup, Alice veut rencontrer les amis de Ben… mais il ne lui présente que des connaissances et des collègues. Elle se met alors à stresser quand il est assez évident qu’il est exactement comme Andy et n’a pas d’amis. Il a trois enfants, merde, évidemment qu’il n’a pas le temps d’avoir des amis.

Bref, cet épisode était prévisible, passait trop de temps avec Ben et pas assez avec les enfants, les gags tombaient à côté et c’est très exactement ce que je craignais… Dès qu’on s’éloigne d’Andy et Dora, la série (re)devient plate. Cela va être dur à compenser…

Je conseillerais de regarder l’épisode 9 à ce moment de la saison : c’est un épisode qui a été tourné grosso modo par là vu son intrigue, mais qui n’a été diffusé qu’après le final. Attention, ma critique de l’épisode 9 spoile le final dans ses deux premiers paragraphes.

06.pngÉpisode 6 – Alice the Mole – 12/20
Are we strangers again?

Dans cet épisode, nous apprenons que Mary ne peut rien sentir. Pourquoi a-t-elle peur de l’aspirateur alors ? À une qualité d’intrigue assez moyenne, la série ajoute déjà des soucis de cohérence interne et de crédibilité, ça part mal. Et franchement, ça me déçoit !

Zut quoi, la série a déjà perdu de son charme et de sa fraîcheur, je crois. Elle réussissait bien à faire rire en chansons et en se concentrant sur Andy et Dora, mais cet épisode a beau tourner autour d’eux, j’ai eu du mal à éclater de rire. Il y a plusieurs problèmes évidents avec les deux intrigues du jour, et c’est ce qui provoque ce sentiment de déception. Au lieu de rire, je m’ennuie, c’est bien dommage !

L’ennui, c’est justement le point de départ d’une des intrigues de cette semaine. Bunny s’ennuie, parce qu’elle est la plus petite. Jusque-là, on est dans du convenu et, même, dans du réaliste. Pour l’occuper, Ben demande à Andy de s’occuper d’elle. Déjà, là, on commence à s’éloigner un peu d’un truc crédible. Du coup, Andy l’emmène avec lui pour draguer Melissa, une fille dont on n’a jamais entendu parler avant et qui sort de nulle part. Quant à sa petite-amie des épisodes précédents, elle n’est pas évoquée. Hop, une intrigue à la trappe.

Comme pour le fait que Mary peut ou non sentir les choses, ce n’est pas l’important, l’important c’est de divertir, de faire rire, en occupant du temps d’écran avec des gags plus ou moins réussis. C’est très dommage, car pour moi, l’un n’empêche pas l’autre normalement.

La deuxième intrigue s’en sort à peine mieux dans la cohérence générale. Après nous avoir martelé le cerveau tout au long de l’épisode 4, le copain de Dora a lui aussi mystérieusement disparu, remplacé par des étudiants de l’université qui la font fantasmer. Franchement, pourquoi pas ! À l’adolescence, les choses bougent vite. Pourquoi pas aussi, puisque l’épisode nous annonce en intro que les choses bougent vite dans la vie de Dora. Mais… aucun suivi, aucune trame en-dehors de la famille, c’est dommage. Alice n’a même plus de travail dans cet épisode.

Elle n’a plus d’amis non plus, car elle devient pote avec Dora. Cette intrigue voyait quelques scènes marrantes, notamment dans sa relation avec l’ado ou le faux coup de fil aux parents de l’autre fille.

En définitive donc, les scènes vraiment légères manquent encore cette semaine, le fil conducteur est tombé à l’eau et les gags peinent à décoller. Bref, la série s’empêtre dans des voies qui ne sont pas les meilleures qu’elle pourrait suivre… C’est frustrant, car elle pourrait faire mieux.

Capture d'écran 2017-05-10 14.36.19.pngÉpisode 7 – The Ex X Factor – 14/20
We can’t be sick on the same day, it raises suspicions.

Alice rencontre l’ex-femme de Ben cette semaine, ce qui n’annonce rien de bon parce que ça se concentre de nouveau sur le couple. Cela dit, cela a merveilleusement bien fonctionné rien que grâce au casting, parce que j’étais très heureux de retrouver l’actrice, déjà vu dans Grey’s Anatomy (entre autres). En plus, elle a encore une blouse blanche dans cette série.

Bien sûr, Alice fait de la merde sans s’en rendre compte et même avant de la rencontrer, laissant Bunny regarder les femmes au foyer alcooliques. Pour se rattraper, elle fait semblant d’avoir l’habitude de jardiner avec Bunny, ce qui se retourne immédiatement contre elle. En tout logique. Franchement, il est difficile de ne pas être de l’avis de Renée, Alice enchaînant les merdes depuis sept épisodes.

Andy & Dora font semblant d’être malades pour rater les cours, finissant devant Buffy. N’est-ce pas magique ? Déjà qu’ils étaient mes personnages préférés, si en plus ils se mettent à regarder ma série préférée, c’est magique.

Bon, malheureusement pour Andy, il sèche pour rien. Il voulait simplement éviter un tournoi sportif, reporté au lendemain pour cause météorologique. Dora l’apprend, mais ne lui dit rien car elle veut sécher le même cours. Il est vexé, mais Dora décide de se rattraper en participant à la course avec lui. C’est mignon, même si hyper prévisible. Andy est effectivement le plus lent des coureurs.

Bon, sans être hilarant, cet épisode remonte un peu la pente grâce à une excellente guest-star, un bon montage musical et quelques blagues, mais ce n’est toujours pas aussi bon que ça ne l’était il y a quelques semaines. Je suis déçu, j’en attends trop, je pense.

08.pngÉpisode 8 – Last Dance with Mary – 15/20
The whole reason you came back was to get me to this point and I’m ready to do it.

Bon. Je commence cet épisode alors que je suis triste pour des raisons personnelles et furax d’avoir été spoilé sur twitter. A priori, je suis déjà dans la bonne ambiance pour voir la fin de cette série, déjà. Oui, les audiences n’ont pas suivi, c’est annulé.

L’anniversaire des six mois de relation de Ben et Alice approche, du coup, celui-ci lui achète une bague de fiançailles. Bien sûr, Alice la trouve assez rapidement par pur hasard. Mary comprend alors qu’elle disparaîtra si la demande en mariage a lieu. Elle fait tout pour empêcher Alice d’accepter.

Pendant ce temps, Dora et Andy entrent en compétition pour voler les vêtements de toute la barraque et les donner pour un projet scolaire de charité. Bien sûr, Dora récupère les chaussures dans lesquels son père a caché la bague.

Du coup, celui-ci ne peut pas faire sa demande à Alice qui déprime et décide de s’enfuir en avion. Moui, c’est un peu radical quand même, mais pourquoi pas, cela permet de combler un peu le final avec pas mal de suspense pendant que Ben cherche la bague à l’école, ses enfants mis au courant de son grand projet.

Bien sûr, tout finit bien pour la petite famille : Mary culpabilise et révèle à Alice qu’il faut qu’elle retourne auprès de Ben pour le demander en mariage, Ben retrouve sa bague, la double demande a lieu, avec ce qu’il faut de quiproquo et d’humour.

Ce n’est vraiment pas l’épisode le plus drôle de cette courte saison, mais il a ses bons moments, autant dans l’humour que dans la tristesse. Sans grande surprise, Mary a disparu seulement un temps. Alice est beaucoup trop déprimée sans elle pour continuer et, du coup, Mary revient, après un petit détour de son interprète vocal à l’écran.

C’est une jolie conclusion de saison. On sent bien que les scénaristes aimeraient continuer mais, en même temps, c’est une conclusion de série avec une boucle bouclée et aucune scène qui ne relance pour la suite. Pas de cliffhanger, une conclusion qui fait la série part sur une jolie révérence.

Capture d'écran 2017-05-31 18.02.31Épisode 9 – The Sleepover – 15/20
Did grandpa died again?

WTF? La série est annulée et tout le monde en a annoncé la fin avec l’épisode 8. L’épisode lui-même avait tout d’une fin de saison. Et pourtant, voilà, ce matin, j’ai reçu une notification de TV Time pour me dire qu’un nouvel épisode était dispo.

Bon, la chaîne doit se débarrasser de tout ce qu’elle a en stock j’imagine, mais je ne comprends pas bien pourquoi ils n’ont pas diffusé dans l’ordre d’écriture/tournage. Clairement, cet épisode n’a rien à faire là : ni Alice, ni Ben n’ont leur bague. Il aurait donc fallu le voir bien plus tôt dans la saison.

Cet épisode voit Alice vouloir rester dormir chez Ben car elle en a marre de passer une heure à rentrer chez elle. Le problème, c’est que les enfants sont atroces avec leur père et l’empêche de dormir toute la nuit. Je veux dire, admettons pour Bunny, mais les deux autres, c’est un peu exagéré. Les ronflements et le somnambulisme sont des problèmes difficiles à éradiquer, mais personne ne semble y faire grand-chose.

Alice se rend compte du problème et trouve des solutions à la Alice qui se retournent contre elle. C’est beaucoup trop drôle et ça fait regretter la série : l’épisode est plutôt sympathique et a des moments drôles qui confirment que la série avait quand même son rythme. En plus, la fin touche même à la corde l’émotion. Quel dommage, cette annulation !

fin

EN BREF – La série n’aura pas fait long feu, mais cela aura été suffisant pour me marquer positivement. L’équilibre des intrigues était incertain, mais il y avait de quoi s’amuser dans certains épisodes et surtout un vrai sentiment de feel good qui se dégageait des scènes en musique. Cela manque un peu à la télé en ce moment dans ce que je regarde, je suis donc forcément déçu de cette annulation si rapide.

Cependant, il faut bien dire ce qui est, la série était inégale et les audiences vraiment absentes. Tant pis, au revoir Imaginary Mary, ces deux derniers mois étaient un plaisir.