Comment Buffy a façonné mon blog (et ma vie) ?

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Buffy a 20 ans et, désormais, mon blog a 200 articles. Oui, vous êtes en train de lire la première ligne du 200e article du blog, déjà ! C’est absolument dingue et ça en dit long sur le nombre de saisons que j’ai englouties depuis janvier 2016. Hum.

Cet article va être un peu long et surtout bien différent des autres, parce que je le mûris depuis à peu près deux semaines. Du coup, j’ai très peu posté de nouveaux articles ces derniers temps parce que je savais que je voulais quelque chose de spécial pour le 200e… et aussi parce que, soyons honnête, je n’ai pas eu beaucoup de temps au mois de mars ! J’ai passé un concours, je suis parti en vacances et j’ai rattrapé mes séries, et bam, c’est déjà la fin du mois. Horrible.

Je savais aussi depuis un moment que je voulais écrire un article pour les 20 ans de la série Buffy. Alors, oui, je sais, j’ai quelques semaines de retard et je n’ai pas critiqué les épisodes de Buffy sur ce blog, évidemment, mais tout de même, sachez que le premier article jamais publié ici le fut en janvier 2015 et c’était évidemment sur Buffy.

Oui, 2015. Oui, en anglais. Oui, avant que Just One More Episode ne devienne ce qu’il est aujourd’hui, c’était un tout autre blog que j’ai tenu pendant… allez, une semaine à tout casser, en janvier 2015. Oups. C’était la révélation du jour… et on va revenir sur la création de ce blog et mon amour pour la série Buffy en parallèle, parce que je ne peux m’empêcher de croire que si j’en suis à 200 articles et plus de 5 000 visites, c’est un peu (aussi) grâce à Buffy.

Attention, ça va inévitablement spoiler légèrement Buffy et être long, pas construit et sans but. Une parenthèse sur le blog, une errance qui en dira long sur celui-ci, sur moi, sur l’impact de Buffy et probablement sur tout un tas d’autres choses auxquelles je ne pense pas encore, puisque je vais laisser ma pensée me guider. Bonne lecture, si vous en avez le courage !

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Comme un automate

Dire que je suis devenu fan des séries en regardant Buffy serait un mensonge. Contrairement à beaucoup, je n’ai pas eu la chance de la découvrir durant la Trilogie du samedi… Et non ! Ma grande sœur voulait se garder une série pour elle et comme c’était elle la maîtresse de la télécommande dans sa chambre, j’étais fichu. Je me suis donc contenté de Charmed pendant des années… tout en regardant parfois des bouts d’épisodes de Buffy quand elle avait le dos tourné. J’ai des souvenirs très vifs de la saison 4 (et particulièrement Tara/Willow) et de l’épisode musical par exemple.

Ce n’est donc qu’en 2007 que j’ai pu découvrir véritablement Buffy, la blonde ado qui trucide du vampire à toute heure. Oui, c’était il y a dix ans seulement pour moi, et pas vingt. Suis-je pour autant moins fan que les autres ? Pas sûr.

Depuis, j’ai bien dû voir la saison 6 une vingtaine de fois, le musical une bonne centaine (je ne suis pas en train de l’écouter là tout de suite, c’est faux) et le reste au moins dix fois, en regrettant chaque fois de n’avoir pas pu suivre ça au jour le jour. Buffy, je finis toujours par y revenir, c’est comme ça.

Pourtant, petit, j’étais #TeamCharmed à fond : j’ai tellement regardé cette série que je peux vous citer des formules de mémoire, vous identifier certains épisodes avec une simple photo ou vous résumer l’intrigue avec le titre de l’épisode, surtout sur les premières saisons. Cela m’aurait paru aberrant de me voir devenir fan de Buffy un jour et être capable d’en faire tout autant (et même plus !). Oui, mais voilà, en 2007, je changeais de collège, j’arrivais en troisième, et je m’empiffrais de toutes les séries que je pouvais trouver (déjà !), à la télé (Veronica Mars… ou le terrible jeudi soir d’M6 Prison Break/Alias/The Inside me faisant coucher à 2h du mat avec un réveil à 7h, bien l’adolescence, bien !) ou en streaming (Prison Break aussi, Lost, Grey’s…).

Inévitablement, je suis tombé sur Tru Calling et de là, je ne pouvais que me retrouver devant W9 le 15 février 2007 pour voir un des derniers épisodes de la saison 3 de Buffy. Oui, je me suis fait avoir : je suis venu pour Eliza Dushku (véritable crush qui s’est confirmé avec Faith dont je suis bien plus fan que de Buffy) et Eliza Dushku n’était plus sur mon écran quatre jours plus tard (de toute manière, je n’étais moi-même pas devant le final de la saison 3 parce que c’était l’anniversaire de mon autre grande sœur. Arnaque !).

Avant Buffy, je venais donc de changer de collège, je n’avais plus beaucoup d’amis (inévitablement, imaginez débarquer quelque part en troisième, alors que les gens se connaissent depuis trois ans, et même depuis le CP ou la maternelle pour la majorité d’entre eux) et ouin, et ouin ? Un peu, ouais. Les séries étaient une bonne échappatoire après les devoirs (ou pendant, mais ça, il faut pas l’dire) et c’est tombé un peu par hasard sur Buffy.

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Moi j’ai une théorie

J’ai une vie passionnante, n’est-ce pas ? À partir de là, je me suis englouti tout Buffy et j’ai totalement changé de caractère. Mon caractère un peu chiant, très décalé et ô combien ironique, je le dois à une série et je n’ai pas honte de l’avouer. C’est l’anniversaire de Buffy et je suis heureux de m’en revendiquer tellement fan que la série a eu un impact sur moi !

C’est une série qui traite de l’adolescence et qui se sert de tout un tas de métaphores démoniaques pour parler des problèmes d’adolescents. Je ne vous apprends sûrement pas grand-chose car c’est le B.A.-BA de la série. Dire que ça a fonctionné sur moi me paraît un peu trop poussif malgré tout, mais une chose est sûre, j’ai accroché immédiatement et, de là, mes goûts en matière de séries ont changé du tout au tout. À regarder trois épisodes par soir (merci W9), il était évident que je ne pouvais pas en sortir indemne !

Je me suis mis à écrire énormément à cette période, et j’ai commencé à être un peu plus actif sur internet : je n’avais que 14 ans, mais j’écrivais pour le site Xtrem Charmed (Alexis, si un jour tu passes par-là, merci encore pour ça !). J’écrivais tellement que j’ai même fini par avoir mes initiales dans les remerciements du magazine Arthelius (sans déc’, ce magazine était trop ouf et je suis frustré à vie de ne pas avoir la fin de l’histoire !).

J’ai eu la bonne idée de commencer la série peu avant ses dix ans. Les fans étaient dans un vent de nostalgie et, même si j’étais hyper spoilé, c’était super de trouver chaque soir des gens pour commenter les épisodes sur MSN (AHA MSN !), des articles sur des sites divers et variés et de sentir peu à peu que la série devenait ma série préférée. Surtout, dès cette époque, j’ai compris que Buffy parlait à tout le monde : la série peut être vue à n’importe quel âge et résonner d’une vérité forte en son téléspectateur.

Oh oui, ma découverte de Buffy n’a finalement rien d’original : nouveau collège, nouvel environnement et du temps libre (j’étais en troisième, faut pas déconner). Je suis tombé dans la marmite en quelque sorte et en un an, j’avais vu l’intégralité de la série deux fois et acheté en promo sur Amazon l’intégrale d’Angel à 30€. Pour l’époque, c’était THE achat, vous ne vous rendez pas compte, et la série a résonné en moi, m’a fait me bouger et m’endurcir, puis m’a surtout aiguisé mon sens de l’humour et de l’ironie. J’ai su quel genre d’amis je voulais avoir à partir de là.

Avec l’achat des DVDs, autant vous dire que j’étais foutu, j’avais des épisodes à ne plus savoir quoi en faire et toutes mes soirées y passait. Sans regret.

Ma théorie est simple : j’ai compensé le manque relationnel du changement de collège avec une série, et même si j’ai reconstruit toute une vie bien mouvementée derrière, la série a marqué un tournant (c’était la pierre du chemin, oui, mais on n’y est pas encore).

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Ton Envoûtement

Bien sûr, tout ça, c’est le regard a posteriori qui me le fait remarquer. À l’époque, je regardais juste la série parce que je l’adorais, c’est tout. Et ça virait peut-être un peu à l’obsession par moment, avec en plus une malédiction (mon big bad à moi) qui m’a empêchée de voir TOUS les épisodes de fin de saison sur W9 (anniversaire pour la 3, conseil de classe pour la 4, invités à la maison pour la 5, diffusion tardive pour la 6 et diffusion à minuit pour la 7 !). Oui, j’ai vu le final de la série sur une VHS dont la bande était ruinée, avec l’image qui saute et tout. À l’ancienne. Quant aux saisons 1 et 2, elles ont eu droit à leur problème également lorsque j’ai finalement pu les voir en DVD.

Bon, mon big bad, j’ai fini par le vaincre et j’ai vu la série deux fois de bout en bout, et pareil avec Angel. En fait, cette série m’a marquée, et plus que je ne le pensais sur le moment. J’ai des anecdotes dessus, sur cet épisode que j’ai vu à tel endroit, sur ce twist de dingue, sur cette blague que j’ai fait juste avant qu’Anya ne la fasse tellement j’avais cerné l’humour de la série, sur cette citation que j’ai utilisée un jour sans que personne ne le sache et sur cette autre que j’ai mise en statut Facebook parce que eh ! c’était le début de Facebook et je ne postais que des statuts que je n’oserais même pas envisager aujourd’hui.

J’en ai fait le tour, à fond, des épisodes aux bonus des DVDs aux interviews des acteurs sur internet à la découverte et l’épuration de Whedonesque. Parce qu’inévitablement, j’ai fini par en vouloir plus.

Non pas que j’étais lassé, je ne le suis toujours pas !, mais j’avais besoin d’en savoir plus sur ces personnages, sur les intrigues, sur les coulisses, sur tout. J’ai donc commencé à lire des articles (en anglais pour la plupart) universitaires sur la série et, bien sûr, les innombrables comics qui m’ont occupé bien plus de temps (surtout qu’ils étaient en anglais eux aussi, et qu’à cette époque, j’étais bon, mais pas encore capable de voir un épisode sans sous-titre par exemple). Oui, j’ai amélioré mon anglais avec Buffy et Angel. J’ai aussi coutume de dire que j’ai appris l’anglais en lisant Harry Potter and the Deathly Hallows l’été qui a précédé, de toute manière.

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Il faut pas l’dire

Et puis, toujours pas satisfait, je me suis mis à stalker les acteurs dans tous leurs projets. Quand je vous dis que ça virait à l’obsession mon addiction pour Buffy, ce n’est pas une manière de parler : Firefly, How I met your mother, Dollhouse, Ringer, The Guild, Happy Town, The Crazy Ones, Gossip Girl… tout y est passé, du moment que ça avait un lien avec la série. Encore aujourd’hui, quand je lis qu’un acteur de Buffy a un job (grâce à Whedonesque généralement), même si c’est un petit acteur de rien du tout, je jette un œil au projet !

Et puis, ce fut l’équipe créative : Whedon, Marti Noxon et autre David Greenwalt. Tous les noms de l’équipe de Buffy, je les connaissais des bonus des DVDs et je me suis mis à les chercher ailleurs, IMDB aidant bien sûr. Et vous savez quoi ?

Ils ont totalement redéfini mes goûts et sont encore hyper perceptibles sur ce blog : je ne m’accroche pas à Once Upon a Time par hasard, pas plus que le fait que je regarde Agents of S.H.I.E.L.D ou UnREAL ne devrait être une surprise, vu leur degré de connexion à Buffy. Tout ça, je l’évoque déjà dans l’intro de ce blog cependant.

Et pendant ce temps, je propage mon amour de la série, à en parler encore et encore, sans fin, sur internet comme à mes amis, que j’ai tous saoulé un jour ou l’autre avec Buffy. À tel point qu’il y en a même trois qui ont commencé la série plus ou moins (surtout plus) à cause de moi ces dernières années (Pauline, Sophie, Joey, je vous affiche ici).

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Reposer en paix

Je pense alors naïvement pouvoir satisfaire mon besoin en séries à l’infini grâce à l’équipe et ainsi me reposer en paix. En vérité, avec le recul, je vois bien que ma relation à la série Buffy devient masochiste, je la recherche partout et ne la retrouve nulle part. J’y reviens de temps à autres et me fait plus de mal qu’autre chose quand je repars sur de nouvelles séries, et je suis toujours à la recherche d’un univers aussi bien approfondi.

Je dévore quelques fanfics dont la majorité est décevante (à part ce spin-off sur Faith !), j’écoute l’épisode musical en boucle, je fais ce que je peux sur mon temps libre pour retrouver Buffy là où elle n’est pas. Et je continue à en parler.

Pour ne rien arranger, Lost, mon autre obsession série sur laquelle je me suis pris la tête pendant des années, et Harry Potter, l’obsession de toute une enfance, s’arrêtent à leur tour, coup sur coup, alors que je passe mon bac, et je me retrouve orphelin de mes passions favorites. Cruel, cruel monde ! Est-ce que c’est ça sortir de l’enfance ? Probablement, un peu.

Autant vous dire que je m’en suis remis, mais c’est vrai que par moment, j’ai ce côté un peu con qui revient et qui me pousse à relancer mes DVDs pour un épisode, puis deux, puis trois, puis encore un autre, puis encore un dernier et encore un autre. Vous voyez ? Le titre de ce blog a une histoire et même si je privilégie le suivi de la diffusion américaine à la semaine aujourd’hui, j’ai toujours une tentation du binge-watching particulièrement violente, surtout quand il s’agit de séries que j’adore !

Tout ça pour dire : Buffy a beau avoir 20 ans, la série a beau mal vieillir niveau photographie, image et effets spéciaux, elle reste sacrément spéciale pour moi. Le truc, c’est qu’elle est aussi spéciale que ça pour une grande majorité de ses fans, on a tous notre histoire avec le visionnage de Buffy et c’est certainement ce qui explique la multitude d’articles qui ont fleuri pour son anniversaire, y compris en France.

Et comme en plus elle est tout à fait représentative de mes goûts, il m’a paru évident d’en parler dans ce 200e article, parce qu’elle me semble si bien expliquer ce qu’est ce blog !

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Ce que tu veux

Bon, d’accord, mais de quels goûts on parle au juste ?

Alors, j’aime le fantastique, mais pas la fantasy, l’urban fantasy est ma came. Une série qui ne fait pas évoluer ses personnages n’est pas une série que je souhaite regarder, car le personnage fait tout pour moi : il doit évoluer, il doit avoir des relations cools et des dynamiques sympas avec les autres.

Quant à la structure des saisons, Buffy m’y a rendu plus attentif que jamais, car c’était la première à expérimenter le modèle du Big Bad. Bien sûr, je regardais Charmed qui copiait cette structure, mais tout de même, c’est un héritage qui a marqué le sériephile que je suis. La structure est bien la seule chose que j’apprécie encore dans OUAT : aussi blasé que je sois devant cette série, son écriture est une croisière très sympa que j’aime retrouver.

Donc voilà : une bonne dose d’humour et des relations de groupe fortes et dynamiques, c’est tout ce que je cherche dans une série, ce n’est pas compliqué ! Et bien en fait si, c’est plutôt l’exception que la règle, y compris dans cette ère de séries TV par centaine. Heureusement, j’ai fini par me trouver Orphan Black ou Community pour me raccrocher à quelque chose de qualité (oui, l’une s’arrête cette année et l’autre est déjà terminée, je suis foutu, je sais).

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La Pierre du chemin

Quel rapport avec le blog ? Je vous l’ai dit pourtant ! Buffy est à l’origine de ce blog, jusque dans son titre. Au départ, je me suis dit que j’allais créer un blog pour améliorer ma pratique de l’anglais et pour vendre un ou deux produits dérivés sur Redbubble. Bon, ça commençait à marcher, mais j’ai lâché Redbubble en me rendant compte que c’était prise de tête de devoir déclarer tout ça si ça fonctionnait trop bien. J’y reviendrais peut-être un jour, parce que c’était cool de récupérer un peu d’argent comme ça.

Quant au blog ? L’idée de base était de traiter d’une série chaque mois, avec un article « marathon »/jeu d’alcool et de longues analyses. Ce n’est pas bien différent de ce que je voulais faire avec ce blog : plutôt qu’un énième endroit de critiques subjectives, je souhaitais écrire des articles thématiques et analytiques approfondis. Ouais… bon, c’est raté, je sais. Ce ne sont pas les idées qui me manquent, c’est le temps, parce que purée, c’est long de tenir un blog en vrai !

Tout ça pour dire : ce blog, je le dois à Buffy, parce que je l’ai créé en quête de retrouver ce sentiment de la découverte où tous les soirs, je me disais « allez, encore un dernier épisode ». Yep. Just one more episode. Et dernièrement, j’ai du mal à retrouver ce sentiment d’addiction et d’interdit dans mes séries (bon, il y a eu un peu Person of Interest l’an dernier, OK, encore une série lié au Buffyverse par Amy Acker, d’ailleurs).

Voilà toute la genèse de ce blog et la manière dont Buffy a été le premier pavé d’une route qui a mené à ce blog tel qu’il est aujourd’hui.

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J’voudrais rester

Nous voici donc en 2015. Je me relance dans un énorme marathon Buffy après avoir englouti Once Upon a Time sans jamais accrocher plus que ça (à part le début de saison 4) et j’abandonne le blog. Je passe de plus en plus de temps sur TVshowtime et Twitter, à commenter les épisodes, à discuter avec des fans… L’amour de Buffy est devenu amour des séries dans une quête un peu perpétuelle de retrouver des séries qui aient sa carrure, comme Orphan Black ou The 100 par exemple, dignes héritières de Buffy (je signe et persiste).

En fait, en 2015, il faut tourner la page Buffy, il serait temps, 18 ans après la fin de série, 8 ans après l’avoir découverte. Huit ans, putain ! C’est tellement long huit ans, où sont-elles passées ces huit années ? Mystère, et le mystère reste entier deux ans plus tard ! Une chose est sûre, je pourrais tout à fait regarder en boucle la série et avoir tout ce qu’il me faut, à l’exception de la flamme de la découverte, qui est finalement ce que je cherche un peu partout.

Oh, je retrouve bien de temps à autre la flamme de ma passion pour Buffy. J’ai commencé Haven par exemple (là aussi, vous trouverez facilement la connexion Buffy) et je l’ai engloutie en une semaine (OUTCH) avant de rencontrer Eric Balfour au Comic Con 2015.

Fort de cette rencontre, de mes comptes TVshowtime et Twitter, je me dis que je peux bien revenir à l’écriture sur les séries, un truc qui m’a toujours, mais vraiment toujours, plu.

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Marcher dans les flammes

En 2016, je me décide ainsi à reprendre le blog et en faire quelque chose de nouveau. Cette fois, je ne m’illusionne pas : tenir un blog prend un temps fou, alors autant l’écrire en français. C’est l’épreuve du feu : j’écris un article, puis deux, puis trois. Je les écris avant tout pour moi, pour libérer une plume qui ne cherche qu’à s’exprimer tout le temps, mais trop souvent bridée par le temps ou la difficulté d’une histoire suivie.

Je me rends assez vite compte que les analyses prennent trop de temps, que le challenge séries amène de plus en plus de monde à chaque fois, que mes mini-critiques d’épisodes me sont utiles pour me souvenir un peu d’épisodes vus quelques mois avant.

C’est l’épreuve du feu, véritablement. Sans vrai plan, je me lance dans l’aventure blog. Peu à peu, j’en arrive à faire des compromis avec ce que je voulais écrire au départ. Les articles à la semaine deviennent de plus en plus conséquents, puis sont mis à jour quotidiennement. La diffusion du 3×07 de The 100 et les bonnes « audiences » des articles sur les saisons complètes (comme celle de 11.22.62) me font prendre conscience que j’ai envie de développer un peu le côté critique, plus que celui de l’analyse.

C’est plus simple, plus vivant, plus rapide… et je craque. D’abord avec The 100, puis rapidement avec toutes les nouvelles saisons commencées en 2016. Avec la fin de Blindspot en mai, j’abandonne le côté hebdomadaire pour des critiques quotidiennes bien plus représentative de mon rythme de visionnage et de plus en plus longues (mon dieu, la longueur de l’article Shadowhunters !).

Peu à peu, je comprends aussi qu’il faut faire évoluer le format, et ma dernière résolution est d’enfin agencer les épisodes en plusieurs paragraphes plutôt qu’en un bloc compact. C’était logique en bloc quand je n’écrivais qu’une dizaine de lignes par épisode, mais comme avec le temps, je me suis mis à développer de plus en plus, ça devenait illisible. On ne va pas se leurrer, certains ne viennent que pour lire des avis ou des infos sur telle ou telle partie d’un épisode ; certains lisent en diagonale, et pour eux, les paragraphes sont bien plus pratiques pour s’y retrouver.

En fait, un peu comme les personnages de Buffy, j’évolue avec le temps pour me perfectionner. OK, cette comparaison était particulièrement naze, pardon !

En parallèle, je reçois les visites régulières de certaines personnes qui deviennent des habitués du blog, comme Yodabor ou Ludo pour n’en citer que les deux premiers. C’est un plaisir de voir des noms revenir sur le blog pour commenter, et je dirais qu’aujourd’hui, il y a une petite dizaine d’abonnés qui commentent régulièrement les articles. C’est tellement cool, ça me donne l’impression d’avoir réussi l’épreuve du feu !

Le blog s’agrandit de jour en jour, son audience augmente peu à peu et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

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Donne-moi une vie

Enfin oui et non : plus ça va, plus j’ai du mal à suivre le rythme que je m’impose en vrai. C’est assez logique : Netflix multiplie les diffusions de séries, je suis dans une année étudiante plus compliquée que les deux précédentes et je privilégie toujours ma vie sociale sur les séries (encore heureux !). Alors forcément, le manque de temps se fait cruellement ressentir et je suis de plus en plus forcé de prendre du retard sur le blog ou de mettre certaines choses de côté.

Il y a des périodes plus compliquées que d’autres : la fin d’année, du Comic Con au nouvel an, a été rude ; de même que ce mois de mars est passé tellement rapidement que j’ai l’impression qu’il vient de commencer. À chaque fois, c’est parce que la vie prend le dessus sur le blog. Ce qui est bien normal.

Et puis parfois, parfois, le blog prend le dessus sur la vie : par exemple, il y a une semaine j’ai rencontré Ludo et on a passé une très bonne après-midi à se perdre dans Bruxelles. Cela n’aurait pas franchement été possible sans le blog et c’est très cool de voir se dessiner des opportunités amicales comme cela. Un autre exemple ? En mai, j’irai participer à un colloque sur les séries, et je l’ai découvert via Twitter parce que je suis tout un tas de comptes sur les séries pour alimenter mon blog sans refaire ce qui existe déjà.

Bon et puis, en bon geek, je me suis aussi mis à rencontrer des acteurs quand je le pouvais, avec une méchante tendance à favoriser ceux étant passé par Buffy, et pour l’instant uniquement ceux-ci : j’ai une photo avec Felicia Day, Eric Balfour, Eliza Dushku et, depuis samedi, une aussi avec James Marsters et Charisma Carpenter. Et ils sont tous tellement sympas (surtout Felicia Day qui est celle avec qui j’ai pu le plus parler et qui, en plus, répond parfois sur Twitter et Facebook).

Finalement, ce blog est devenu peu à peu une partie de ma vie, là où je m’en détachais beaucoup au départ. Le côté neutre et froid des débuts a un peu disparu, parce que je sais bien que ce n’est pas ce que j’ai envie de lire sur un blog. Forcément, peu à peu, j’ai laissé ressortir un peu plus ma personnalité et il semblerait que ça plaise plus (vu les bons retours sur l’article Shadowhunters saison 2, encore et toujours cet article !). Ce blog oscille entre l’objectif des résumés et de quelques analyses et la forte dose de subjectivité des critiques, qui permet à chacun de se reconnaître ou de réagir, qui ne laisse pas indifférent !

Je vois bien que c’est ce qui vous attire le plus en tant que lecteurs. Et je le comprends, je suis pareil quand je découvre un blog. Alors si cet article est interminable, c’est aussi pour laisser s’exprimer ma personnalité : je suis un éternel bavard et je peux vous écrire des pages et des pages pour ne rien dire de particulier. Ce 200e article, c’est un peu une page de journal intime arrachée et diffusée (ou pas du tout, quand même, on repassera pour l’intimité de ce que j’écris ici), un éloge à la gloire éternelle de Buffy pour ses 20 ans et un récapitulatif de tout ce qui a permis de construire le blog et de le faire devenir ce qu’il est. Normal que je sois intarissable !

Au fond, et je dis ça parce que je viens de passer une bonne partie de mon année à étudier la forme de l’essai en littérature, un blog, ce n’est pas autre chose qu’un essai qui ne s’arrête pas, une pensée vagabonde sans cesse en train de s’écrire. Ce blog en particulier est un bon reflet des différentes pensées qui peuvent m’habiter, et j’y viens presque chaque jour. Je ne l’ai jamais publié sur mon Facebook parce que j’ai parfois l’impression de trop m’y dévoiler, mais en même temps, c’est un espace public et ça me fait toujours plaisir de découvrir que des amis le lisent parfois (eh ! Salut Sophie, salut Chloé, si vous passez par-là). Allez comprendre cette logique.

Cela dit, il faut bien que j’en finisse avec cet article un peu spécial qui ne fait que devenir de plus en plus long. J’espère que cette plongée dans mon subconscient vous aura plu !

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Maintenant qu’allons-nous faire ?

Se sentir vieux en écoutant les premières notes de « Close your eyes » qui, après tout ce temps, suffisent encore à filer des frissons. Oh et révéler aux gens qui n’ont jamais vu Buffy que l’ensemble de cet article est articulé autour des titres français de l’épisode musical (que je préfère évidemment en VO mais que je trouve sacrément courageux en français).

Se sentir vieux en se disant qu’on est toujours beaucoup trop fan d’un truc qui a vingt ans, au point d’aller payer pour une photo avec les acteurs.

Se sentir vieux aussi, en se disant qu’il y a déjà 200 articles sur ce blog.

Se sentir vieux et se demander où est passé le temps entre hier où j’ai vu mon premier épisode de Buffy et aujourd’hui, où ça fait dix ans que je bassine tout le monde avec, au point d’en rédiger huit pages Word (si, si, ceci est la fin de la septième et le peu qui suit est sur la huitième).

Se sentir vieux et vous demander si vous avez la moindre suggestion pour améliorer le blog, parce qu’il est en évolution constante, grâce à vous et vos conseils, pour vous et puis, à vrai dire, pour ressembler chaque fois un peu plus à ce que j’ai envie de lire quand je me rends sur internet.

Se sentir vieux et se lancer dans une nouvelle aventure avec le Week-end en séries.

Se sentir vieux et vous dire merci à tous devisiter régulièrement le blog, de lui assurer une vingtaine de visites quotidiennes et puis, te dire merci, à toi en particulier, qui aura lu ces huit pages en entier ou en diagonale, parce que, même si je prétends écrire ce blog avant tout pour moi, c’est toujours un plaisir de se savoir lu !

Voilà, voilà, c’est tout pour moi aujourd’hui.

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P.S : Oui, il y a les seize principaux acteurs de la série ci-dessus.

Challenge #WESeries

Salut tout le monde !

Aujourd’hui, c’est un article un peu particulier que je vous propose. Particulier, parce que je le passe avant toutes mes chroniques en retard et parce qu’il s’agit d’un challenge organisé avec l’ami Ludo (la vie est bien faite, donc si tu cliques sur son nom, tu arrives sur l’article de son blog qui présente ce même challenge. Dingue !).

Si vous suivez un peu mon blog, vous allez me dire : « comment ça un challenge ? Tu n’as déjà pas avancé d’un iota dans ton challenge séries 2017 ces deux derniers mois ! » et vous aurez probablement raison. Oui, mais voilà, j’aime beaucoup l’idée de base de ce nouveau challenge et, surtout, il est un peu plus dans mes cordes !

Si vous ne suivez pas du tout mon blog en revanche, vous allez vous dire que je suis assez soporifique comme type avec cette intro qui n’en finit pas, donc entrons dans le vif du sujet, si vous le voulez bien !

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Vous ne savez pas quoi faire ce WE ? Nous, on le sait pour vous : vous allez vous installer confortablement devant votre écran et regarder des séries, tous ces épisodes que vous avez en retard ou cette nouveauté Netflix que vous n’avez pas encore eu le temps de voir. Le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc assez simple et totalement inspiré du « Week-end à 1000 », un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air).

L’idée est aussi d’échanger entre nous (on a même un groupe Facebook par ici), sans spoiler merci, de se motiver à finir ces séries que l’on a toujours la flemme de voir (mais dont on aimerait connaître la fin quand même) et puis, surtout, de s’amuser.

Comme on a bien fait les choses, on a choisi comme date pour notre premier WE en séries le 31 mars 2017 à 19h. Oui, c’est dans quatre jours. C’est juste à temps pour tomber sur les vacances de beaucoup d’entre vous et juste avant le 1er, histoire qu’on ne nous accuse pas d’un mauvais poisson.

Bon, ça, c’est le concept de base… mais en détails ça donne quoi ?

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On sait bien que l’on propose un peu au dernier moment un challenge assez chronophage et conséquent. En plus, la météo (en tout cas par chez moi) joue un peu contre nous pour le moment, avec plein de soleil. Qu’à cela ne tienne, mon ordinateur fonctionne tout aussi bien dehors : à moi la bronzette !

Je m’égare, une fois de plus, pardon. Revenons à nos moutons : les règles de ce challenge sont on ne peut plus simple et voici les trois niveaux de difficultés que nous vous proposons !

  • Le basique : 600 minutes ! C’est le nombre de minutes de séries à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. Cela représente tout bêtement 10h sur trois jours, soit à peu près 15 épisodes de 40 min ou 30 de 20 min (on vous laisse choisir entre faire les calculs au fur et à mesure parce que les épisodes ne durent jamais un nombre de minutes tout à fait rond ou vous en tenir à 15 épisodes de 40 min, quitte à dépasser). 600 minutes donc, et aucune autre contrainte, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer.

Je vous conseille : de varier les plaisirs ! Regardez des séries aux formats différents, des dramas longs le soir, mais des dessins-animés le matin (ceux de Netflix sont souvent de grandes qualités) et des comédies l’après-midi. Je vous conseille autant de sortir les paquets de mouchoirs devant This is us que de rire aux éclats avec Teachers ou de chanter avec Lost & Found Music Studios (mais là, ne cherchez pas la qualité). Vous aurez ainsi fini vos 600 minutes avant même de vous en rendre compte !

  • Le moyen : 800 minutes, ça se corse ! Là encore, vous avez du vendredi 19h au dimanche minuit pour regarder ces 13h30 de séries, soit environ 20 épisodes de 40 minutes. Comme pour le basique, vous êtes libre de choisir ce que vous regardez (nous ne sommes pas des tyrans, juste des fanatiques) MAIS il faut regarder au moins huit épisodes de la même série. Comme Ludo, qui a beaucoup plus réfléchi aux règles de ce challenge que moi il faut bien l’avouer, est un peu faible, c’est le challenge qu’il vise, je vous laisse suivre ça sur son blog ou son twitter ou sa chaîne youtube.

Je vous conseille : de trouver une série qui accroche bien et ne donne plus envie de lâcher son écran, quitte à se coucher plus tard que prévu. C’est un peu comme ça que j’ai empiffré Secret City ou les deux saisons de The Man in the High Castle, des séries que je recommande à fond… Pour plus de légèreté, vous pouvez viser des séries plus orientées science-fiction et fantasy, comme par exemple The Magicians !

  • Le difficile : 880 minutes d’épisodes à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. EASY. Cela représente 14h50, soit une saison complète de 22 épisodes de 40 min en un peu plus de 48h. Soit environ un tiers du temps. Gardez-vous un autre tiers pour dormir et il vous restera plus de 15h de vie sociale, c’est hyper jouable. Enfin, j’espère, parce que je vais tenter le difficile ! En termes de contraintes, le difficile est difficile (dingue, non ?) : il faut là aussi regarder au moins huit épisodes de la même série… mais aucun format court n’est autorisé ! Par format court, nous entendons les épisodes de moins de 40 min, qu’il s’agisse de dessins animés, de comédies, de webséries ou de mini-formats. Pour être validé, ce challenge difficile doit s’en tenir à des épisodes de quarante minutes minimum. Le level ultime du difficile, c’est de voir 22 épisodes de la même série. J’étais parti pour faire ça (je n’ai jamais que deux saisons de retard sur mon planning pour Supernatural), mais en fait, avec toutes les nouveautés Netflix du mois de mars, j’ai changé d’avis.

Je vous conseille : De trouver une ou deux séries qui vous accrochent vraiment et de vous y tenir. Il sera plus difficile de varier les plaisirs avec cette formule qui supprime les formats courts. À nouveau, il faut aller chercher la légèreté là où vous pourrez la trouver. Si vous sentez que vous décrochez vraiment trop, commencez-en une autre, ou vous risquez de faire pause et d’échouer.

Pour moi, le planning est assez simple : je compte bien voir tout Iron Fist et tout 13 reasons why ce WE. Oui, ça dépasse même les 880 minutes, oui, c’est très improbable et oui, il me restera encore la saison 2 de Love.

Oh et inutile de préciser qu’évidemment le speedwatching est interdit (et j’en profite pour dire que mes deux derniers articles sur le sujet sont écrits, mais que je n’ai juste pas pris le temps de les mettre en forme. OUPS.), mais que vous pouvez tout à fait faire un peu de ménage ou de sport devant vos séries. Et même, je vous le conseille, c’est mal d’être une larve !

 

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Si comme Clary de Shadowhunters ci-dessus, vous êtes perplexe, voici quelques bonnes raisons de vous lancer dans le Week-End en Séries !

Avant tout, pour le plaisir, le plaisir de se faire plaisir avec de bonnes séries (on vous le souhaite en tout cas !). Rien ne vous empêche non plus de décider de faire ce challenge entre amis (mais attention aux jeux d’alcools hein, faut pas oublier modération, on vous connaît !). 15h, ce n’est jamais que deux soirées de 7h30 (si vous commencez à 20h, ça s’arrête aux alentours de 3h30, ce n’est pas aberrant pour de vrais fêtards).

Et c’est tout ? Non : évidemment, si vous le faites, on vous encourage à nous en parler sur FB ou Twitter (#WESeries), donc vous gagnez aussi de nouvelles connaissances totalement barges de séries, comme vous (j’estime que si vous êtes encore en train de me lire après deux pages, c’est que vous devez être motivés pour le faire, donc un peu frappadingue, donc bienvenue au club !). Si vous décidez d’en parler sur vos blogs ou autres plateformes, faites-nous signe également, je vous ferai un peu de pub 🙂

Bon et surtout ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir !

Voilà, j’espère que l’on sera nombreux à participer, n’hésitez pas si vous avez des questions ou si vous voulez simplement nous dire ce que vous comptez regarder ou demander des idées de choses à voir, les commentaires sont là (aussi) pour ça !

À vendredi !

Février 2017 : Oups.

J’avais bien dit que j’aurais du retard pour publier mon bilan du mois de février, mais je ne m’attendais pas à galérer autant à trouver un peu de temps pour rédiger un article, surtout que l’article est bien plus court que prévu. Oui, février a été une catastrophe pour le challenge et si je suis 100% honnête, Mars s’annonce encore pire parce qu’on est déjà mi-mars et je n’ai rien avancé. Non seulement je n’ai rien avancé, mais en plus, j’ai du retard dans mes séries à la semaine. Oups. Bon, en même temps, j’ai passé un concours hyper dur et j’avais prévu d’être dans la merde. Mais pas à ce point !

01LE RECAP :

The Magicians, 2×02-05

La vie d’étudiants d’une université de magie à New-York… Tu parles, si je résume la saison 2 jusque-là (spoiler, donc), c’est l’histoire d’un groupe de jeunes paumés qui finissent rois d’un royaume fantastique qu’ils connaissaient uniquement à travers des bouquins, et qui sont totalement dépassés par les événements – jusqu’à en mourir.

La saison 2 s’avère particulièrement inégale pour l’instant, avec des épisodes tout bonnement hallucinants (le 3 !) et d’autres trop routiniers pour être vraiment passionnants (le 5). Il n’empêche que c’est très divertissant et que ça fait bien son travail pour le moment. Il y a des rebondissements de manière à peu près constante et, à l’image de la saison 1, les délires magiques sont assez bien fichus, avec des effets spéciaux réussis et des explications toujours plus dingues.

L’autre grosse amélioration cette saison, c’est le choix des lieux de tournage et des décors. Cela confère à la série une esthétique vraiment magnifique, particulièrement lorsqu’il s’agit de Fillory. Je suis moins fan des filtres qui s’appliquent à toutes les scènes de l’intrigue Jules, mais bon, c’est un parti pris intéressant de jouer sur les couleurs.

J’aime bien revenir chaque jeudi pour découvrir un nouvel épisode, et en même temps, je ne me sens pas toujours passionné par tout ça.

The Fades, saison 1

Cette série raconte l’histoire de Paul, un ado comme les autres qui voit des morts, pas comme les autres. Les esprits des défunts coincés sur Terre récupèrent peu à peu de la force et cherchent à revivre, ce qui engendre tout un tas de problèmes, dont l’apocalypse.

Je ne savais pas trop quoi m’attendre avec cette série, et c’est à peu près ce que j’ai eu. C’est un produit 100% britannique, jusque dans la longueur de la série (6 épisodes) et dans l’ouverture finale.

Concrètement, la justesse du casting, l’excellence de l’écriture et la vivacité du rythme font que je conseille cette série à tous ceux qui veulent un truc vite vu et malgré tout passionnant. Il y a quelques prises de risques bien sûr, des rebondissements assez dingues et une mythologie complexe que nous n’arrivons jamais à tout à fait comprendre. Et c’est ce qui en fait toute la force.

– Et l’angoisse de ce mois de février, c’est que je n’ai pas vu un épisode de Supernatural. Ni envisagé de réussir le premier mini-défi. Oups, oups, oups.

22ET LE MOIS PROCHAIN :

Autrement dit, ce mois-ci… Et ben, je ne vais pas m’avancer car je suis à la bourre partout. Donc ce mois-ci, il y aura The Magicians, c’est sûr, car je suis à jour. Et le reste, je vais tenter, surtout Supernatural, mais Netflix propose un calendrier de dingue avec la saison 2 de Love, les premières de 13 Reasons Why et Iron Fist, sans oublier la 3 de Grace and Frankie, mais comme je n’ai même pas encore publié mon avis sur la 2… Bref, hier, une amie m’a dit que ce blog demandait une rigueur qu’elle ne pourrait pas avoir et qu’elle trouvait cool que j’y arrive. Oui, beh peut-être pas tant que ça en fait ! Je fais ce que je peux, et c’est déjà pas mal après tout.

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ET EN DEHORS DU CHALLENGE ?

Je profite de cet article pour revenir sur les saisons terminées en février en dehors du challenge, parce que mon blog ne traite pas que du challenge, déjà, et parce que les sériephiles que vous êtes aiment bien découvrir de nouvelles choses, j’en suis sûr ! Malheureusement, là aussi il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Fais pas ci, fais pas ça (S09) :

Les Bouley et les Lepic sont de retour pour de derniers épisodes mouvementés qui verra tout ce petit monde grandir une dernière fois sur nos écrans. Plot twist : la saison se déroule sur 10 ans.

Un peu de déception pour une fin moyenne à une série qui était brillante et géniale, drôle tout du long, malgré un humour percutant sur sa fin. Je retiens de la série de vraies révélations côté acteurs (de Valérie Bonneton à Tiphaine Haas, à la tête aujourd’hui de Jeune diplômée, une websérie marrante à découvrir sur Youtube), des répliques cultes (ta professeur de français est une CONNE) et une découverte non-négligeable : oui, on peut faire de bonnes séries en France. Dire adieu à la série n’a malgré tout pas été facile, et j’ai passé pas mal de temps à revoir mes scènes préférées ou des interviews des acteurs…

How to Get Away With Murder (S03) :

Nouvelle saison, nouveau mystère à éclaircir : la maison d’Annalise s’apprête à cramer et quelqu’un y laissera la vie. Plot twist : ben, il est déjà écrit dans la phrase précédente en fait…

Si la première moitié de saison s’est enfermée dans une routine un peu trop marquée, la suite a su se révéler comme passionnante. Comme toujours, la mi-saison était explosive, mais cette fois-ci, littéralement. Les personnages ont su évoluer, rarement dans la direction que j’attendais, les mystères ont été bien menés et les révélations à la hauteur de mes attentes. Je reconnais finir la saison un peu frustré, mais qu’à cela ne tienne, la saison 4 est programmée, tout va bien !

Voilà, c’est tout pour le bilan du mois de février. Je vous avais prévenu que c’était la catastrophe !

Legion (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la première saison de cette série, écrit après visionnage.

Avis : Encore une série basée dans un univers de superhéros ? Vraiment, mais pourquoi je me fais ça ? Et bien, parce que j’adore ça, déjà, et ensuite parce que le projet est plutôt cool sur le papier : il est assez déconnecté de l’univers X-Men pour avoir son identité propre et la hype autour n’a cessé de grandir au cours des derniers mois.

Cette série est donc inspirée d’un comic que je n’ai jamais lu, chez Marvel. David est un schizophrénique qui, pour ses 30 ans, est de nouveau en hôpital psychiatrique. Comme c’est du Marvel, il s’avère qu’en fait, les voix dans sa tête ne sont rien d’autre qu’une manifestation de son pouvoir…

Alors certes, mon jeudi est suffisamment plein comme ça, mais voilà, j’avais un peu de temps samedi en faisant la cuisine, donc j’ai lancé, car ce synopsis m’intriguait. Ce n’est pas forcément la meilleure des idées de faire autre chose devant cette série, mais elle m’a suffisamment convaincu pour que je vous en parle et surtout pour que je la suive !

Note moyenne de la saison : 17/20

Capture d'écran 2017-02-11 13.42.39.pngChapter 1 – 18/20
How does that make you feel?

Wow, je comprends toute la hype autour de cette série : un casting impeccable, une image léchée et une post-prod soignée font qu’on a plutôt l’impression d’être devant un film Marvel à gros budget que devant une série. Pas étonnant que la saison soit réduite à huit épisodes, car ils doivent individuellement coûter bien cher. Pas vraiment une série classique donc, on est bien sur la mode des mini-saisons éclatant tout le budget de l’année en très peu de temps. Qu’à cela ne tienne, les effets spéciaux sont magistraux.

Parmi les premiers défauts qui me viennent en tête sur cet épisode, je relève toutefois l’extrême lenteur des plans. Cela a l’avantage de bien introduire l’univers (il ne faut pas longtemps pour comprendre que le parti pris est de nous perdre autant que ne l’est le personnage), mais a aussi ses inconvénients car l’épisode est long et il y a des moments où on se demande quand est-ce que ça va avancer.

Toutefois, c’est plutôt une grosse réussite : l’épisode nous présente deux timelines autour du personnage de David et de sa rencontre avec Syd, une femme mystérieuse qui s’avère avoir elle aussi des pouvoirs. Il y a de bonnes blagues (la sœur qui retire l’outil de jardinage du sous-sol), des répétitions infernales et tout est fait pour nous perdre. Un peu trop, peut-être, car on sort de cette heure sans trop savoir vers quoi la série se dirige, il faudra donc revenir pour le savoir.

Côté casting, c’est impeccable, et j’ai adoré retrouver Aubrey Plaza dans un rôle bien différent de celui qu’elle avait dans Parks & Rec (qu’il faudra que je finisse un jour), mais qui lui va tout aussi bien. J’ai adoré aussi retrouver Hamish Linklater dans une série… même si c’est de courte durée puisqu’il finit cramé à la fin de l’épisode. J’étais dégoûté, c’était un méchant parfait, et c’est rare de connaître ce genre d’extrême sur un pilot.

Bref, beaucoup de hype autour et c’est dur de ne pas en faire partie pour le moment, car c’était vraiment prenant et immersif comme épisode. Je reste un peu plus sceptique sur le long terme, mais il faudra voir la semaine prochaine ce que ça donne !

Le logo final donne une bonne indication de l’univers qui nous attend, et j’ai aimé que ce soit la seule référence évidente à l’univers X-Men pour l’instant.

02.pngChapter 2 – 15/20
I’m not an easy guy to…

Wow, le début de cet épisode m’a totalement perdu dans ces premières minutes, mais je pense que c’est un peu l’idée, de donner l’impression d’une explication alors qu’en fait non. Cela finit par passer quand on plonge dans le passé et les souvenirs de David. Son histoire commence à prendre forme, puisque son enfance se met en place.

En revanche, la chronologie de la série est totalement floue, mais là encore c’est clairement volontaire. J’aime beaucoup le personnage de Ptonomy (nom que j’ai chopé sur TVshowtime, j’avoue) qui permet toute cette confusion cette semaine avec son pouvoir.

En revanche, je ne vois pas bien ce que la série cherche à développer, ni si un fil rouge existe, mais l’impression qui persiste est que oui. Du coup, c’est un peu étrange à suivre, mais les relations entre personnages sont assez fortes pour donner envie de poursuivre et voir vers où ça va, surtout en ce qui concerne Syd et David.

La photographie et la réalisation restent heureusement au top et le mystère est complet, surtout avec le personnage du père (Xavier, donc) toujours dans l’ombre. Il y a tellement de choses qui sont suggérées, c’est d’un frustrant !

Je me sens presque comme la sœur de David, Amy, qui apprend que son frère n’a jamais été dans l’hôpital psychiatrique où elle lui rend visite depuis des années. Brillant, surtout qu’elle finit l’épisode au bord de la torture.

Oh, et aussi, j’en ai juste marre de cette journée. J’ai vu énormément d’épisodes et beaucoup d’acteurs se trouvaient dans deux à la fois. Cette fois, c’est un rôle secondaire de l’épisode de Suits du jour qui est aussi dans cet épisode de Legion (le psy, et franchement, des oreilles comme ça, ça ne s’oublie pas !). Sérieux, quoi.

Bon, en gros et quitte à me répéter (après tout cette série le fait sans complexe, pourquoi pas moi ?), cet épisode continue de me paumer dans sa chronologie, dans son fil rouge, dans ses explications et je suis méga frustré de pas voir ce que je sens que je devrais voir pour comprendre le tout. Ouais, je me sens bon pour l’hôpital psychiatrique moi aussi à ce stade, et le générique final (excellent) ne m’aide pas non plus…

L’épisode est très bon parce qu’il réussit à provoquer le sentiment qu’il veut, mais je ne peux taper dans l’excellente note car il maque quelque chose, définitivement.

03.pngChapter 3 – 17/20
« Control » may be an overstatement

C’est reparti pour le grand mystère qu’est cette série et la scène d’introduction commence fort, avec toute une succession de plans me montrant bien que je suis toujours autant paumé. Parfait.

On recommence ensuite à se balader dans l’esprit de David, et son esprit est toujours aussi cinglé lui aussi : on en apprend un peu plus sur la scène de la cuisine, impressionnante dans le pilot… impressionnante encore dans cet épisode. Cette fois, cependant, David aperçoit un « monstre » qui ressemble au dessin de la semaine dernière et téléporte tout le monde (Paul, Mélanie et lui) ailleurs. Normal. Et vite expédié.

On continue aussi de suivre le développement de David et Syd. C’est marrant et mignon, même si leur conversation sont hyper lentes et perchée. Je ne comprends pas trop ce qui me fait trouver ça cool ou me donne envie de rester, mais en tout cas ça fonctionne.

Les tests reprennent sur un moment stressant (un épisode d’Halloween) et David part en vrille de nouveau, vers la dernière intrigue de l’épisode : Amy, la sœur de David, se fait torturer pour que d’autres récupèrent des infos sur son frère. Les corps astraux de David et Syd parviennent à lui rendre une petite visite, mais se font repérer par les méchants, dont Oliver. Je me note son nom là, j’imagine que ça me sera utile.

Les choses sont un peu plus développées à leur retour, avec des explications, mais même ces explications restent un flou total pour moi. En plus, ça mène à la première non dispute entre Syd et David, qui se réveillent en pleine nuit et partagent un peu de temps dans les douches communes. Et non, c’est moins fun que ça ne le paraît quand je le raconte, mais leur réconciliation est touchante.

On retourne une dernière fois dans la tête de David et c’est voué à partir en vrille maintenant que Syd est là aussi. Bien sûr, puisqu’elle peut toucher David dans ses souvenirs, il va sans dire que David est là en tant qu’enfant, soit disant parce que le sédatif ne lui permet pas d’être adulte. MOUAIS, on repassera pour l’explication, mais c’était rigolo. J’aime beaucoup l’actrice, même si je ne cerne pas encore le personnage.

Le côté cauchemar qui tourne mal, avec changement de format de l’image est une excellente chose, avec des plans qui par moments me rappellent Channel Zero et à d’autres la saga Insidious. Bref, on vire un peu du côté de l’horreur gentillette, et je ne m’y attendais pas en commençant la série.

Quoiqu’il en soit, cet épisode propose une fois de plus des choses très sympas, surtout du côté de la réalisation et des effets spéciaux, avec la concrétisation des pouvoirs de David via effets spéciaux très réussis.

Niveau écriture, je suis paumé, mais je suis aussi drôlement accroché et le cliffhanger de David ne se réveillant pas est efficace. Il est bon aussi de savoir que même blessés, les autres se réveillent des souvenirs de David sans séquelle physique ou que Syd voit les mêmes choses que David, quand les autres y sont aveugles.

Beaucoup de questions restent posées sans l’ombre d’une réponse, en tout cas.

04.pngChapter 4 – 18/20
What was real? That was the mission.

Double dose de mystères et de prises de tête cette semaine où je rattrape mon retard en séries des quatorze derniers jours. Il faut bien. Et comme je ne comprends rien à Legion, je me réserve une bonne soirée.

Sans surprise, les trois premières minutes de cet épisode ne dérogent pas à la règle, alors qu’un présentateur nous expose de longues idées sur la science et la nature humaine. C’est parfaitement inutile a priori, mais bien sûr la suite de l’épisode vient apporter un nouvel éclairage à cette scène.

On enchaîne ensuite avec un David inconscient qui ne se réveille pas, perdu dans ses souvenirs et dans des flashbacks. Il n’est pas en mort cérébrale, mais son esprit n’est pas là non plus. Paul, Syd et Kerry (la laborantine jusque-là inutile) sont envoyés en mission pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé avec le docteur. Et nous avec. Le problème, c’est que les éléments ne sont pas tous à notre portée.

Les scénaristes nous proposent donc un développement de la pensée de Syd, puis de Kerry. Il s’avère qu’elle vit à l’intérieur du scientifique, qu’ils sont liés d’une manière ou d’une autre, comme des jumeaux d’âges différents qui partagent un même corps mais peuvent aussi se dissocier l’un de l’autre. C’est un pouvoir vraiment intéressant, comme tout ceux choisis jusqu’ici par cette série, car c’en est un que l’on ne voit jamais exploité à la télévision. En plus, sa personnalité qui est de vouloir de l’action à tout prix est vraiment sympa.

La mission se poursuit ensuite avec l’ex petite amie de David et ses souvenirs tout aussi cryptiques de leur relation. Les mystères s’épaississent grâce à elle (et la jalousie de Syd) : Lenny (Aubrey Plaza) est un homme qui s’appelle Benny, par exemple. Notre équipe se retrouve alors piégé chez le psy, confirmant qu’il faut se méfier de tout dans cette série où aucune certitude n’est acquise. Sympa. Le piège voit Paul et Kerry se faire maîtriser en quelques secondes, et Syd changer de place avec le méchant qui les poursuit.

Mélanie possède quant à elle un secret bien gardé, Oliver, un homme dans un scaphandre. C’est vrai que cette série n’avait pas encore assez de mystères, merci. Cet homme est donc celui qui nous parlait directement (cassant le 4e mur) en début d’épisode et qui se trouve désormais en pleine conversation avec l’esprit de David, dans son esprit, ou allez savoir où. Cela permet en tout cas d’affirmer l’existence d’un monstre : tout ne se joue pas uniquement dans l’esprit de David. C’est en tout cas ce que j’en déduis, mais je peux tout autant me tromper pour ce que j’en sais.

De son côté, Amy est toujours retenue prisonnière contre son gré quelque part, en compagnie du docteur de son frère. Cela nous permet d’avoir quelques informations supplémentaires sur l’esprit de David. Il a parlé d’un chien à son docteur, mais il n’en a jamais eu. Super.

Finalement, nous sommes aussi paumés que lui, c’est désagréable de ne rien comprendre, mais c’est agréable de se sentir des points communs avec le personnage. Et surtout, on sait déjà que la série a une histoire bien définie à nous dévoiler, il suffit de se laisser porter finalement. Ce que je fais.

La scène finale voit ainsi David réussir à retrouver l’équipe après avoir été énervé par Lenny. Kerry se fait tirer dessus (non, putain !) donc Cary (le médecin/scientiste) tombe lui aussi et David comprend qu’il a arrêté Syd au lieu du méchant dont je ne connais pas le nom.

Complexe, mais j’ai l’impression de comprendre un peu mieux certains enjeux.

05.pngChapter 5 – 17/20
Who teaches us to be normal when we’re one of a kind?

L’épisode reprend le lendemain du précédent, avec une opération pour Kerry. Pendant ce temps, David apprend à Mélanie qu’il a parlé à son mari et à Syd qu’il a trouvé le moyen de la toucher autant qu’il veut : dans son esprit. L’une et l’autre sont bouleversées par ces nouvelles, et ça se comprend.

Mélanie espère ainsi pouvoir retrouver son mari et Syd comprend qu’elle va pouvoir lui faire l’amour, ce qui est aussi l’occasion d’un nouveau développement sur son passé et de nouveaux mystères sur les pouvoirs de David, car il y a des signes discordants dans ce paradis.

L’intrigue part bien vite sur tout autre chose, à savoir David voulant retrouver Amy. Seulement, il semble que le monstre prenne possession de David sur ce coup-là : il bute ainsi le monde entier. Et nous y voilà, les premières vraies explications nous viennent de Cary : il y a bel et bien un monstre, qui vit dans la tête de David et qui explique tout le bordel auquel on a le droit depuis le début. Ce monstre est comme un ver solitaire mental qui bouffe ses souvenirs et vit en lui depuis 30 ans, d’où la schizophrénie.

Tout le reste de la série semble soudain tellement plus clair maintenant qu’on a cette explication, et cet épisode est d’ailleurs plus facile à suivre.

Amy libérée, elle est amenée par David dans la maison parentale où elle lui révèle qu’il a été adopté. Bon, la révélation est un peu gâchée par le fait que la série a été annoncée depuis le début comme centré sur un personnage qui est « fils de », mais l’intensité dramatique est assez juste dans le jeu comme dans l’écriture.

Le reste du casting débarque alors pour retrouver David et l’aider, et l’on entre dans un épisode silencieux. C’est sacrément long et pourtant c’est une bonne idée sur le principe : seulement, il aurait fallu accélérer le rythme. Buffy l’a fait sans souci l’épisode silencieux. Peut-être que c’est le manque de musique qui n’aide pas non plus à trouver ça raisonnable. Toujours est-il que les choses s’accélèrent, l’action est simplement dingue cette fois, avec le monstre qui s’attaque à David et Syd, puis le méchant qui débarque pour leur tirer dessus et le passage dans la pièce blanche pile au bon moment, la nouvelle attaque du monstre et la fin totalement délirante où Syd se retrouve en psychothérapie de groupe. Tu parles d’un cliffhanger qui fait retomber toute la dimension dramatique !

C’est plutôt bien joué de la part des scénaristes, car c’est le contrepied total des habitudes que l’on peut avoir. En plus, ce n’est pas sans rappeler Inception ces enchaînements de situations.

Du coup, j’ai vraiment apprécié cet épisode car j’ai enfin l’impression de comprendre où la série souhaite aller, et en tout cas l’impression de savoir d’où l’on vient. C’est la première fois que j’ai pu suivre l’épisode sans sentir qu’il me manquait des infos. J’aime vraiment les différents mutants proposés, leur pouvoirs et leurs relations. Je suis curieux de voir ce que donneront les trois prochains épisodes, maintenant que toutes ces pièces maîtresses du puzzle sont dévoilées.

Il reste à résoudre cette énigme du monstre, mais aussi celle du mari de Mélanie, donc il y a de quoi faire ! Je suis pressé de voir la suite, même si ironiquement, la hype retombe un peu maintenant que je comprends mieux de quoi il en retourne…

06.pngChapter 6 – 17/20
Maybe this place, the hospital, maybe it’s a version of reality and not reality itself

L’introduction de cet épisode poursuit sur le cliffhanger dingue du dernier épisode : Lenny psychanalyse l’ensemble du casting, et le fait même plutôt bien. Difficile de démêler le vrai du faux, de savoir précisément où est le vrai, surtout quand des flashbacks viennent encore s’en mêler. Aubrey Plaza est juste géniale dans ce rôle de la psy.

En fait, Legion ne propose pas autre chose que le classique épisode qui fait croire à son héros qu’il est en hôpital psychiatrique, et c’est d’autant plus violent que les personnages de cette série ont commencé en hôpital psychiatrique.

On devine assez vite que la porte qui fascine Syd va avoir son rôle à jouer pour un retour vers la réalité, mais il est très cool en même temps de voir le détour que prend cet épisode avant d’y arriver, surtout quand il s’agit de voir la série partir en vrille sévère et Lenny danser dans les souvenirs de David (non, vraiment, Aubrey Plaza est brillante, je le dis d’épisode en épisode, mais c’est chaque fois un peu plus vrai).

Les développements de chacun dans l’hôpital psychiatrique sont sympathiques, mais pas hyper nécessaires puisque l’on sait bien que tout ça n’est qu’un énorme rêve de la part de Syd, qui est elle-même dans la tête de David. Enfin, on sait… plus l’épisode avance, et plus je me rends compte qu’il s’agit encore et toujours d’une supposition, car Legion ne prend pas le temps de s’expliquer.

Amy est ainsi une infirmière hyper violente avec ses patients, Kerry est harcelée et ne retrouve plus Cary, Paul est un patient, Melanie est accrochée à son ex-mari qui la mène dans la maison où Syd est sur le point de se prendre les balles dans le dos. Seulement, Mélanie ne peut rien faire. N’est pas Quicksilver qui veut.

En fait, il apparaît peu à peu clair que chacun, dans cet hôpital, se retrouve à vivre son pire cauchemar. Et c’est une bonne chose.

Finalement, ce sixième chapitre n’est qu’un énorme détour qui prolonge la série d’un épisode pour le plaisir de la prolonger et de partir dans un délire total. Tant mieux, de toute façon, elle est commandée pour une saison 2, alors le fil rouge devra être prolongé ! Je suis du coup partagé sur la note à mettre à cet épisode, parce que c’est une perte de temps hyper bien foutue et que cette série est faite pour le délire, de toute manière. De là à proposer un cliffhanger (le sort de Kerry) dans le cliffhanger (Syd qui imagine cet hôpital) du cliffhanger (Syd attaquée par le monstre) du cliffhanger (Syd sur le point de se faire tuer), c’est… osé. Si ce n’est plus.

Alors que le cinquième épisode me donnait l’impression de vraiment comprendre les choses, je me trouve à nouveau perdu grâce à celui-ci, qui complexifie tout. J’en retiens que le monstre est en train de réduire autant que possible la place laissée à l’esprit de David dans son corps, mais c’est d’une folie rarement atteinte dans toutes les séries que je regarde.

07.pngChapter 7 – 16/20
What did he do with it?

Pourquoi tester la drogue quand on peut regarder Legion ? C’est tout ce qui me vient quand je vois l’intro de cet épisode. Difficile de ne pas être totalement paumé devant cette série et, même si je sais que les scénaristes ont une idée assez précise en tête, je commence à être frustré de ne rien comprendre.

Les premières minutes de l’épisode exploitent sans résoudre le cliffhanger de la semaine dernière autour de Kerry, puis le monstre/Lenny interroge Amy sur le passé et celle-ci le raconte comme elle peut. Ce n’est pas bien clair et il est impossible de savoir où veulent en venir les scénaristes avec ces scènes.

Cary rencontre le mari de Melanie et prend les choses en main. Les explications viennent alors de Syd qu’il rejoint et libère de sa léthargie. Les transitions entre toutes les intrigues sont brillantes et magistrales côté effets spéciaux, mais c’est vraiment un casse-tête sans nom.

Melanie finit par retrouver Oliver, mais celui-ci ne se souvient pas d’elle, même s’il reconnaît en sa femme un visage familier. C’est déjà ça. Avec l’aide de Cary, Melanie tente de déplacer Syd et David de la trajectoire de la balle, sans succès. C’est finalement Oliver qui parvient à faire quelque chose avec son don, mais je ne suis pas sûr d’avoir saisi exactement comme il faisait… C’est tout le problème de Legion, j’ai l’impression de n’avoir aucune certitude, mais que des théories.

Dans l’esprit de David, Syd parvient à protéger un à un tous ses amis en leur mettant des lunettes qui leur fait voir la vie en noir & blanc. L’avantage, c’est qu’ils ne voient alors plus leur ennemis. Pourquoi pas ? C’est une autre partie de l’épisode qui manquait encore de vraie explication et d’approche concrète de la situation.

De son côté, David se créé un double pour comprendre un peu ce labyrinthe mental qu’est le sien. Là encore, la série se distingue par des effets spéciaux magistraux sur le tableau noir. David nous raconte son histoire, mais le vrai problème est que l’histoire qu’il raconte est ce que nous savions déjà. Cette fois, c’est lui qui reconstitue tout, et c’est ce dont nous avions besoin pour le voir tenter de reprendre le contrôle. En plus, ça confirme aussi un peu les théories que l’on n’oublie vite d’une semaine à l’autre.

De nouveau, la série propose une scène psychédélique, avec également un hommage aux films muets. Tout s’accélère au cours de celle-ci et chacun revient à la réalité : le méchant est tué par le monstre, David réussit à intercepter les balles par l’esprit et tout le monde s’en sort. Tout ça pour ça. N’empêche qu’il faut encore que David parvienne à tuer le monstre qui est dans son esprit, mais a priori sous contrôle grâce à une machine mise sur la tête de David par Cary.

Autre conséquence désastreuse : Oliver a disparu à cause du monstre. Il réapparaît en fait à l’institut où tout le monde se rend. Tout le monde, et même le personnage interprété par Hamish Linklater qui a finalement survécu au premier épisode où il avait fini brûlé vif. Oh putain, tellement heureux de retrouver cet acteur que j’en oublie presque le mal de crâne que m’a encore infligé cet épisode ! Cette fois, Hamish n’est pas venu seul et il ordonne à ses hommes de main de tuer tout le monde, sauf David.

C’est ce qu’on verra pour la fin de saison la semaine prochaine ! En attendant, il va encore falloir réfléchir à tout ça et théoriser sur ce que je viens de voir, car se laisser porter par la série n’est pas suffisant pour obtenir toutes les réponses. La satisfaction de la compréhension de l’intrigue n’est pas celle du simple visionnage, déjà très agréable grâce à la photographie léchée et à la bande-sonore impeccable.

Sept épisodes et je suis encore et toujours perdu.

08.pngChapter 8 – 16/20
You don’t have to be afraid

Le méchant est de retour et je suis on ne peut plus heureux de le savoir. On suit à présent sa convalescence passée, auprès de son mari et de leur fils. J’ai dû mal à y voir un grand intérêt, mais l’acteur est assez génial pour que je sois heureux de son temps à l’écran. Évidemment, il se lance dans une grande opération de vengeance et l’équipe technique s’arrange pour qu’on le voit au maximum de son bon profil.

Par la suite, on reprend sur le cliffhanger qui est vite expédié : David a tellement de pouvoirs qu’il parvient à se faire son chemin sans le moindre souci. Et moi, j’ai un gros problème, c’est que je n’accroche pas à cet épisode et je ne sais pas expliquer pourquoi. David nous fait soudainement une crise existentielle, encore une, avec ses pouvoirs dans lesquels il doute, pendant que notre méchant se fait emprisonner.

Bien sûr, il a une caméra dans son œil brûlé et retransmet tout à la Division 3, qui se régale des informations qu’elle obtient grâce à lui, notamment lorsque Mélanie l’interroge, après un rapide rapprochement avec Oliver. Quant à David, il a encore le monstre en lui et cela provoque un sale compte à rebours où le monstre tente de reprendre le contrôle. Pourquoi pas. C’est d’autant plus efficace qu’il hésite à lire son esprit.

De leur côté, Carry et Kerry sont toujours en pleine embrouille, c’est un peu dommage pour une fin de saison.

Le monstre s’en prend ensuite à Syd, directement dans son esprit, en utilisant la télépathie de David. C’est un rebondissement intéressant, surtout que le monstre insiste pour dire qu’il doit s’en aller de lui-même s’ils ne veulent pas faire de mal à David. Cela ouvre pas mal de perspectives, de même que Syd qui révèle tout ce qu’elle sait de son amoureux à la Division 3.

Pour virer le monstre, Carry fait une nouvelle tentative qui permet un nouveau bon gros délire dans l’esprit de David, sur de petits airs des Pink Floyd. Lenny s’avère une nouvelle fois un personnage passionnant et Aubrey Plaza une actrice beaucoup trop douée.

Tout s’enchaîne alors car David ne fait pas le poids face à son monstre. Syd décide alors de l’embrasser, échangeant aussitôt de place avec David. Puis, c’est Kerry qui est contaminée par le monstre et l’action semble ne plus pouvoir s’arrêter. Tout s’enchaîne violemment vers une confrontation David/Kerry, et un Oliver qui se barre en chantant après avoir été confronté à Kerry. Pas très clair tout ça, mais grosso modo, le monstre est en Oliver.

Au laboratoire, tout le monde est chaos, y compris Mélanie, même si je n’ai pas trop compris comment ni pourquoi. La victoire est en demi-teinte : David est libéré de son monstre, mais celui-ci est désormais avec Lenny en route vers le Sud. C’est con, parce qu’Oliver venait juste de se souvenir de Melanie.

Comme tout cela ne suffit pas, nous avons un cliffhanger post-générique (sérieusement, c’est odieux de faire ça aux séries !!) où David se fait enlever par un drone. J’étais déjà sûr de vouloir revenir pour la saison 2, mais cela me permet d’en être certain. J’aime beaucoup les perspectives ouvertes pour les prochains épisodes, que ce soit retrouver David ou retrouver Oliver, il y a de quoi faire !

En plus, je me suis rendu compte que j’avais commencé à m’attacher à plusieurs des personnages. Ce n’était pas gagné avec ce sentiment général de confusion permanente.

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EN BREF – Sacrée prise de tête que Legion, il m’aura fallu six épisodes et demi pour être à peu près certain de comprendre ce qu’il se tramait dans la série. Pourtant, pas un instant dans cette errance je n’ai eu le sentiment que les scénaristes ne savaient pas où ils voulaient aller.

La photographie et la réalisation sont impeccables, le casting excellent et les mystères extrêmement difficiles à percer : tout ceci rend la série sacrément solide pour une nouveauté. C’est un vrai plaisir que de se perdre chaque semaine devant cette série, même si c’est aussi un peu douloureux par moment de devoir tout remettre en question.

Le moins qu’on puisse dire c’est que la série aura su me dérouter et me surprendre par son originalité, à peu près dans chacun de ses épisodes. La qualité globale fait qu’on est forcé d’y revenir et les cliffhangers de fin de saison m’accrochent bien. À l’année prochaine, Legion !