Pourquoi je suis passé au speedwatching? #1

Cela faisait un moment que j’avais envie de refaire une chronique « On ne va pas se mentir », mais quand j’ai une idée, je n’ai pas le temps, et quand j’ai le temps, je n’ai pas d’idée. Du coup, je vais me tenter une nouvelle formule, celle du dossier publié sur quatre semaines. Bref, je suis de retour en février pour la rubrique sans langue de bois du blog, avec une question absolument effrayante : « pourquoi je suis passé au speedwatching ? ».

Le speedwatching : Présentation Les avantages | Les critiques | Ma pratique

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Ces mots sont terribles ! Quitte à appeler cette rubrique « on ne va pas s’mentir », autant vous dire la vérité tout de suite : oui, j’ai speedwatché certains épisodes de séries ! Bouh, c’est mal. Et oui, tant que j’y suis, je l’avoue : certaines critiques de ce blog sont issues du speedwatching aussi (BOUUUUH), mais je ne suis pas certain que vous saurez deviner lesquelles pour autant ! Indice : la taille ne compte pas.

En réponse au podcast de Monsieur Séries qui a récemment cherché à comprendre le phénomène, voilà donc mon témoignage sur la vilaine bête noire des sériephiles : vous saurez du tout du pourquoi, du comment et de mon avis définitif sur cette pratique apparemment un peu honteuse. Enfin, vous saurez tout d’ici un mois, parce que comme je disais en intro, je vais vous faire quatre articles sur le sujet, qui est tellement vaste que j’aurais de quoi en écrire un livre. Oui, je suis motivé comme ça. Par contre, vous, vous avez peut-être un peu autre chose à faire que de lire tout ça et moi, mon but, c’est que vous me lisiez aussi quand même. J’adore parler tout seul, mais c’est toujours sympa de se sentir écouté/lu aussi. Au moins un peu, quoi.

Bon, puisque je vais écrire trois autres articles dessus, en tout cas, laissez-moi aujourd’hui vous proposer une introduction sur la chose, c’est-à-dire simplement une définition et un exemple. Histoire de comprendre de quoi je parlerai plus longuement et plus précisément ces prochains samedis ! Bref, j’avoue, c’était un titre accrocheur, mais la réponse ne viendra que la semaine prochaine, OUPS, restez avec moi quand même, j’ai des photos marrantes pour illustrer l’article :

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Le « en-train-de-regarder-en-vitesse », c’est quoi ?

Explique-nous tout, Jamy ! Nouvelle (soi-disant) dérive mise à la mode par les médias (, ou , et puis ici ou , pour ne prendre que les cinq premiers résultats Google) au passage à l’an 2017 (grosso modo, les articles s’étendent du 28 décembre au 7 janvier), c’est une pratique qui consiste comme son nom l’indique à regarder plus rapidement un contenu multimédia en accélérant sa vitesse de manière variable (du x1.12 au x2, si ce n’est plus). Cela existe depuis des années sur VLC ou Youtube, mais quelqu’un a eu la bonne idée d’en faire un pseudo-débat en fin d’année, et depuis les passions se déchaînent chez les (soi-disant ?) spécialistes. Et du coup, je viens ajouter ma pierre à l’édifice des débats avec ma série d’articles, mais je tiens à le faire surtout en réponse, car j’ai vu beaucoup de critiques faciles, mais peu de justification vraiment solide du pourquoi du comment. Et comme j’aime pas subir des insultes (mais si, promis, ça va jusque-là) sans y répondre,  me voilà.

Donc, certes, je suis en retard sur le mouvement, mais j’espère que ce gros dossier (tous les samedis de février si tout va bien) vous plaira et je commence déjà à réfléchir à quels autres sujets je pourrais traiter par la suite (et je suis preneur de vos idées).

Allez, pour vous faire une idée, je vous laisse cette vidéo Youtube. Vous verrez en l’accélérant que l’on comprend tout à fait les mots prononcés, et même que l’on ne note pas vraiment la différence en 1.25 si l’on n’est pas au courant. C’est assez dingue comme concept. Pour tenter le speedwatching, il suffit d’aller voir dans les paramètres en bas à droite et de changer la vitesse. Pour commencer, on y va gentiment, je vous mets une vidéo française :

J’avoue, j’ai choisi cette vidéo pour vous faire découvrir l’excellent travail de PV Nova au passage. Si vous ne connaissiez pas son projet 10 days/10 songs, je vous invite à aller découvrir l’album (en vitesse normale, HEIN) par ici. Je me laisse rarement l’occasion de parler d’autre chose que des séries sur le blog, c’était l’occasion.

OK, quel intérêt, me direz-vous ? Le speedwatching est supposé faire gagner du temps. Ni plus, ni moins. Bienvenue dans la société de consommation. Personnellement, j’ai d’abord entendu parler du « speedreading », avec des logiciels ou des sites (par ici) proposant de lire des textes beaucoup plus rapidement en faisant défiler les mots devant les yeux plutôt que l’inverse. Et vous savez quoi ? Cela fonctionne. J’ai lu en « speed reading » pas mal de choses complémentaires pour les études. L’attention et l’apprentissage y sont forcément moindre, mais pour revoir des choses déjà connues, c’est sacrément pratique. Scientifiquement parlant, le cerveau est capable de capter beaucoup plus de mots que ce que permet la vitesse de lecture traditionnelle. Il existe également des méthodes qui consiste à diviser une page en quatre et à ne faire que regarder chaque morceau quelques secondes. Si l’on vous pose des questions sur le texte, vous êtes alors capables de répondre assez précisément, alors que pourtant vous ne l’avez pas lu. Flippant ? Oui, c’est aussi comme cela que fonctionne la publicité, hein, si on vous matraque des logos que vous ne regardez pas un peu partout, c’est parce que vous les voyez quand même. Tout un programme.

Il en va exactement de même avec l’audio, où notre cerveau peut gober bien plus de mots que ce que nous permet d’en prononcer la bouche. C’est d’ailleurs pour ça que certaines personnes peuvent traiter les informations données en même temps par deux interlocuteurs parlant en même temps. Et parce que je suis un blog série, je ne résiste pas à l’envie de souligner que certaines séries n’hésitent pas à en jouer dans leurs premières saisons, comme Grey’s Anatomy (Cristina et Meredith qui parlent vite, chacune leur tour certes, de choses totalement différentes) ou plus encore Agents of S.H.I.E.L.D (avec Fitzsimmons parlant cette fois en même temps, le plus souvent pour se compléter…).

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Et comment tu fais ? Il paraît que certains lecteurs DVD permettent de le faire, moi perso il coupe le son si j’essaye l’avance rapide, alors je ne fais pas comme ça. En revanche, il existe tout un tas de manière de regarder en vitesse accélérée, et je suis loin de toutes les connaître. Pour ceux qui téléchargent (et ce n’est pas mon cas), il y a VLC qui permet de le faire dans les options de « Lecture » (il y a un bouton « vitesse », ou sinon vous pouvez accélérer/ralentir la vitesse à coup de 0.5 en appuyant sur les touches +/- de votre clavier). Youtube permet de le faire, bien sûr, comme je le disais plus haut. Parmi les lecteurs de streaming, certains le propose, à commencer par Openload qui, en plus, propose généralement une qualité pas trop dégueu. Et pour Netflix ? L’application ne permet pas de le faire, mais il paraît que des extensions Chrome/Firefox offrent cette possibilité. Je confirme qu’il en existe pour Firefox, car j’en ai une (pour les vidéos des sites d’info notamment, mais aussi pour certains cours et conférences en ligne, où j’adapte la vitesse des profs à mon rythme de frappe/de fatigue), mais je viens de vérifier, elle ne fonctionne pas sur Netflix. Oui, la vie n’est pas un long fleuve tranquille quand on choisit de speedwatcher, en plus de faire face aux critiques, il faut se débrouiller pour trouver comment faire. Cela dit, je vous garantie à 100% que ça peut être pratique et vous sauver un emploi du temps chargé !

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Alors pourquoi pas ? Parce que les autoproclamés puristes des séries hurlent à l’hérésie quand il est question de speedwatching, qui suppose (obligatoirement) de casser un rythme voulu par le showrunner, d’accélérer (et donc perdre) des nuances de jeu d’acteur ou tout simplement ne pas entendre/savourer le dialogue. Bref, ce n’est plus regarder une série de la manière dont elle a été conçue, mais c’est être dans de la consommation pure et dure, sans savourer.

« Mais attends, me direz-vous encore, le bingewatching est à la mode, or ça consiste à regarder toute une saison d’une série diffusée sur treize/vingt-deux semaines en une journée/deux nuits, non ? Est-ce que ce n’est pas de la consommation pure et dure, sans tout savourer et sans regarder de la manière dont elle est conçue avec des cliffhangers pour faire revenir la semaine suivante ? ». Si, vous répondrai-je. Le speedwatching, c’est exactement comme le bingewatching, en fait.

En pire.

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Du coup, j’ai beaucoup de choses à en dire au-delà de cette introduction assez brève (mais déjà longue à mettre en page en fait). On se retrouve la semaine prochaine avec « Les (vrais) avantages du speedwatching »… car non, ce ne sont pas forcément ceux mis en avant par les articles cités plus haut, loin s’en faut ! En attendant, n’hésitez pas à tenter de deviner quelles séries ont fait les frais du speedwatching sur le blog, vous gagnerez des likes de vos commentaires ci-dessous. Vous avez déjà quelques indices dans cet article, même si les photos ne sont pas représentatives car pas exclusivement tirées de séries accélérées. Comme je le disais plus haut, je ne suis pas contre vos retours également sur d’autres sujets qui pourraient faire les frais d’un dossier estampillé « On ne va pas se mentir ».

À très vite sur le blog !

Le speedwatching : Présentation Les avantages | Les critiques | Ma pratique

Powerless (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mes avis sur les épisodes de la saison, à chaud, juste après visionnage.

Avis : Une série qui réunit Vanessa Hudgens, Alan Tudyk et surtout Danny Pudi – l’inégalable Abed de Community ? Évidemment que je me précipite dessus tout de suite, quelle question.

Je ne suis pas particulièrement plus renseigné sur la série en elle-même. C’est une comédie, ça OK, dans l’univers DC, ça, ça m’embête un peu plus parce que je ne suis pas à jour du tout dans Arrow/Flash et tout, mais bon, je survis avec ces retards et spoilers devant Supergirl, alors ce n’est pas une excuse suffisante pour ne pas commencer.

Bref, j’ai un peu peur d’être déçu quand même, car je me sens déjà fan d’avance alors si je n’aime pas, ça va me saouler d’avoir autant attendu un truc médiocre. Vous voyez ? J’ai déjà trop d’attente alors que j’en ai à peine vu une bande-annonce. Seulement, le casting et l’histoire de base (une compagnie d’assurance dans le monde des super-héros), c’est tout à fait ma came, comme dirait l’autre.

Allez, hop, le verdict avec les critiques de chaque épisode après chaque mes visionnages. Et on commence tout de suite avec le pilot !

01.jpgÉpisode 1 – Wayne or Lose – 16/20
What if it wasn’t? What if it was the opposite of a desk?

Verdict ? Ce n’est pas une déception, c’est même techniquement exactement ce que j’en attendais. Pas plus, donc, mais c’est déjà ça.

Je ne sais pas bien par où commencer : ce pilot était assez classique. Il introduit bien l’ensemble des personnages, une situation de crise qui ne dure pas et un schéma d’épisode qui va pouvoir tendre à se répéter à l’infini : problème, générique trop lent, solution, reproblème, solution définitive. Il lui manque a priori un fil rouge pour donner envie de revenir chaque semaine, et c’est peut-être ce qui fera défaut sur le long terme.

Pour le moment, cependant, la bonne humeur de Vanessa Hudgens est suffisamment contagieuse pour se surprendre à sourire sans raison. Les répliques fonctionnent pour la grande majorité d’entre elles, avec malgré tout quelques petits problèmes de rythme qu’il faudra corriger dans les épisodes à venir.

En soi, rien de surprenant dans un pilot, les premiers épisodes d’une série ayant souvent besoin d’un peu de temps pour ajuster leur équilibre, particulièrement en comédie. Les décors sont limités mais tous très travaillés, les effets spéciaux juste assez bons pour ne pas être horribles, juste assez mauvais pour nous rappeler qu’on est là pour rire. L’univers DC est pas mal exploité, histoire de nous donner l’impression d’être dans un monde connu, mais sans trop en faire non plus.

Chaque personnage est pour l’instant assez cliché, mais cela est un bon moyen de construire des personnages comiques et des comiques de situation qui se développent d’eux-mêmes. Chacun est parfait dans son rôle, et particulièrement Alan Tudyk en faux gentil/faux méchant ou Danny Pudi en Abed. Oui, bon, j’avoue que si j’ai autant aimé, c’est parce que j’ai vraiment l’impression de retrouver Abed de Community qui serait parti faire sa petite expérience dans le Dreamatorium.

Vraiment, c’est le même personnage pour l’instant, dans un univers décalé. Et ça me convient parfaitement.

Quoiqu’il en soit, chacun a réussi à me faire rire dans cet épisode, suffisamment pour qu’il soit dur de choisir un préféré, il n’y a donc pas que ça qui m’a convaincu. Je ne pense pas aller jusqu’à parler de coup de cœur pour le moment, car la première saison va devoir s’éviter pas mal de pièges pour réussir et il est dur de juger sur ces 22 minutes.

C’est un début solide, qu’il va falloir consolider et qui peut-être annonce le début d’une très bonne série !

02.pngÉpisode 2 – Wayne Dream Team – 11/20
You promised me that we were going to stand in awkward silence

La série est à peine commencée qu’elle est déjà en voie d’extinction avec des audiences catastrophiques, mais qu’importe, je suis de retour car moi, j’ai plutôt bien aimé le pilot.

Il est vrai néanmoins que j’attendais beaucoup de ce second épisode pour me faire une idée définitive. Avec le recul, je tiens à dire que le générique est finalement une valeur sûre. En revanche, cette semaine peine à me faire rire contrairement au pilot.

Cette fois, on a surtout l’impression que tout le monde fait de son mieux pour faire rire, mais ça semble forcé, autant dans l’écriture que dans le jeu des acteurs. Je n’ai pas réussi à rentrer dedans du tout, contrairement à la semaine dernière où le sourire de Vanessa Hudgens avait fait tout le travail à lui tout seul.

L’intrigue du parapluie protecteur est intéressante, mais traitée avec trop de négligence au sein de l’épisode. Le directeur qui se photoshoppe sur la photo de la boîte, c’était une bonne idée, mais son exécution peine à convaincre, même si le passage sur les memes était sympa.

L’autre bonne trouvaille de cet épisode vient de l’ajout d’un souffre-douleur pour tout le monde, qui n’est pas sans rappeler Sandra de Superstore, série diffusée juste avant… surprenant, non ? Non.

Et Emily qui veut se faire des amis… on pouvait difficilement faire plus forcé que ça comme intrigue, tout y tombe à plat, de l’idée de base à la vidéo anti-harcèlement de six heures. Du coup, ben, ça peine à me convaincre dans l’ensemble et je suis déçu parce que je rejoins les critiques négatives de la semaine dernière, malgré un casting que j’adore.

Tout le monde semble y mettre de la bonne volonté, mais ça ne prend pas et c’est bien dommage !

03.pngÉpisode 3 – Sinking Day – 13/20
Your father is a poor so it doesn’t matter if you have his respect

Moui. L’épisode commence par une scène d’introduction qui a réussi à me faire rire, mais la série peine encore à proposer une intrigue consistante dans ses épisodes. La structure en deux sous-intrigues est utilisée cette semaine, et s’il y a du mieux, ce n’est toujours pas ça.

D’une part, nous avons donc Emily qui galère avec Van, son boss. Il faut dire que celui-ci est un idiot finit et qu’il fait perdre un client important à la boîte. Il doit alors faire face à son père qui le considère comme une déception. Du coup, ces deux-là se démènent pour se trouver un nouveau client, la ville d’Atlantis, rien que ça.

L’humour est clairement forcé (littéralement dans une scène où les personnages font semblant de rire quand même) et tombe à plat dans cette intrigue, mais la relation Emily/Van fonctionne, ce qui n’est pas négligeable comparé à la semaine dernière. On voit donc ces deux-là apprendre à travailler ensemble et développer des running-gags qui sont au choix lourds ou efficaces, comme la constante mention de son père par Emily.

Il faudra voir comment ça évolue par la suite, mais c’est un peu tout le problème : cela fait trois épisodes qu’il faudra voir.

D’autre part, le reste de l’équipe traque la présence d’un superhéros au sein de la boîte. C’est plutôt très sympathique et fonctionne à merveille, avec de bonnes blagues et références au monde des super-héros et DC. Le côté parodie de Superman/Supergirl est une bonne réussite dans cet épisode, cela m’a fait sourire plus d’une voix.

Et puis, Danny Pudi parvient toujours à me faire rire, ce qui sauve pas mal de scènes.

Bref, l’épisode ne délivre pas toutes les promesses de la série, mais l’ensemble est meilleur que la semaine dernière. Il va falloir toutefois que Powerless se trouve bien vite un équilibre, parce que les répliques parodiant le racisme, c’est moyen, et la voix de dingue de Vanessa Hudgens, ça ne peut pas s’exploiter à chaque fin d’épisode.

04.pngÉpisode 4 – Emily Dates a Henchman – 11/20
Obviously.

Cela fait donc déjà six mois qu’Emily est arrivée dans l’entreprise. Alors je sais que ça fait deux semaines que je n’ai pas regardé, mais quand même, c’est long six mois, non ?

Quoiqu’il en soit, elle est célibataire et ça ne lui va pas quand elle reçoit une invitation de son ex pour… son mariage. Forcément. Elle fait donc une soirée filles au bar et rencontre l’homme idéal, un docteur qui n’est rien d’autre qu’un méchant homme de main.

L’intrigue est sympa, mais les scénaristes vont trop vite en besogne pour faire comme si Emily était subitement devenue amie avec l’ensemble de ses collègues et tout cela sonne particulièrement faux. L’équilibre n’est toujours pas trouvé dans les interactions des personnages, du coup, ce n’est pas franchement une bonne idée de proposer un saut dans le temps pareil.

C’est dommage car chaque personnage est sympathique, mais cela ne suffit pas à créer une dynamique d’ensemble.

De leur côté, les hommes de l’équipe récupèrent un boomerang de Batman et espèrent ainsi le rencontrer. Tous paraissent terriblement enfantins et l’intrigue n’est pas franchement drôle. En fait, c’est tout le problème de cette série qui est résumé avec cette intrigue : ça essaye d’être drôle en jouant sur les superhéros, mais ça finit par être trop enfantin et surtout, surtout, trop insistant.

Et du coup ça ne fonctionne pas du tout. La série est en passe de devenir la déception de la saison, surtout maintenant que sa fraîcheur est passée.

05.pngÉpisode 5 – Cold Season – 12/20
Is this exciting or Emily’s exciting?

Ayant pris du retard, j’enchaîne cet épisode après le précédent qui était extrêmement moyen. L’avantage, c’est que je suis confiant dans le fait que ça ne peut que difficilement être pire !

Donc comme d’habitude, deux intrigues. D’une part, Emily arrive au travail avec une bonne nouvelle : un concours du meilleur inventeur. Malheureusement, la concurrence est rude. Du coup, Teddy, dont je viens juste d’apprendre le nom (c’est donc Abed), stresse à fond sur le projet qu’il va tenter de présenter et c’est Emily qui l’inscrit contre son gré. Cela finit, sans surprise, très mal puisque Teddy perd et tombe en dépression, jusqu’à une petite conversation avec Emily, où ses gants chauffants finissent par trouver toute leur utilité. Plutôt classique, pas vraiment drôle, mais fonctionnel.

D’autre part, le boss part en week-end avec son amante et l’enfant de cette dernière, commandant une voiture en pièces détachées. Ron se laisse avoir par gentillesse et le boss abuse donc de lui pendant un temps… et en fait, tout court, car Ron a beau se défendre, il se fait avoir encore et encore. Sympa comme morale. Le tout se déroule en début de la saison hivernale, la saison où les super-méchants du froid débarquent en ville.

C’est un prétexte qui sert de titre à l’épisode, à quelques gags pas très réussis et… c’est à peu près tout. Et je veux pas dire, mais si même un épisode se concentrant sur Danny Pudi ne réussit pas à me passionner, c’est foutu.

Le niveau se maintient : une série qui tente d’être drôle sans vraiment trouver le bon équilibre pour l’être. Elle n’est pas ennuyante, mais pas drôle, divertissante, mais pas inoubliable. C’était une expérience sympa, qui aurait dû apporter une vraie révolution avec elle, mais qui arrive à peine à atteindre le rang de série sympa. Dommage.

06.pngÉpisode 6 – Bitch I’MA – 14/20
Aaaw people use my name as a verb?

Hey, on se retrouve aujourd’hui avec non pas un, ni deux, ni trois, mais bien quatre critiques d’épisode de Powerless. Eh oui, j’ai rattrapé mon retard et, comme ils ont déconné dans la diffusion (je suis bien content d’avoir pris du retard quand je vois comment ils se sont plantés), j’ai même pris de l’avance ! Sans regret.

En effet, c’était un peu plus agréable d’avoir plusieurs épisodes à se mettre sous la dent, histoire de bien rester dans le délire… et de confirmer qu’on a beaucoup d’inégalités dans la série. Cet épisode 6 débute sur le départ de Crimson Fox de Charm City. C’est très dommage : c’est l’une des seules super-héroïnes régulières de la série. Or, c’est bien de nous convaincre que nous sommes dans une ville habituée aux superhéros. Je ne suis pas trop convaincu par ce départ qui n’annonce rien de bon pour moi.

Le reste de l’épisode se divise comme toujours en deux intrigues. La première intrigue, celle qui donne son titre à l’épisode, rebondit sur ce départ de Crimson Fox avec Emily qui s’inscrit à un cours de self-defense, embarquant Jackie avec elle. Oui, mais Jackie lui pose des lapins car elle préfère être chauffeur Uber, soit disant pour payer un voyage à sa fille. Cette intrigue fonctionne mieux que celle des épisodes précédents, en prenant enfin un peu de temps pour approfondir les relations entre les personnages du casting principal. Malheureusement, ça peine à être vraiment drôle tant c’est convenu.

À l’inverse, Alan Tudyk continue à être dans le surjeu qui le caractérise. Le personnage de Van pète un câble cette semaine car quelqu’un a utilisé ses toilettes persos. Là aussi, on retombe assez vite dans des thématiques vues et revues, avec les trois amis ligués les uns contre les autres.

La fin de l’épisode propose heureusement une très bonne blague avec les caméras de surveillance (procédé que j’ai néanmoins vu il y a moins d’un mois dans Teachers). Parmi les bonnes choses, l’emploi des prénoms comme verbe est un autre classique qui m’a plu… et la réplique sur Spartacus était on ne peut plus vrai, merci pour le spoiler !

Bref, ça remonte la pente des épisodes 4 et 5, atteignant pour moi vraiment le statut de divertissement. Sans plus. Si, c’est mieux qu’avant où ça me donnait à peine envie de revenir. Sans ce casting, je serais parti il y a déjà longtemps…

07.pngÉpisode 7 – Van v Emily : Dawn of Justice – 13/20
Ouh say cubicle!

L’épisode 7 nous introduit une nouvelle superhéroïne, Green Fury, et je sens venir une valse incessante de super-héros. C’est en soi une bonne idée, car cela permet de renouveler un peu les dynamiques avec le casting. Enfin, encore faudra-t-il qu’ils arrivent à créer de bonnes dynamiques… et que ça ne soit pas trop dommageable de perdre de bons atouts !

Green Fury, donc, débarque et sauve Teddy qui oublie aussitôt sa copine du moment, Hannah. Alors, ça fait un moment que j’ai vu les premiers épisodes, mais je crois bien que nous n’en avions jamais entendue parler de celle-là. Et pourtant, on a vu sa famille dans un épisode. J’aime bien quand une série avance vite, mais je trouve qu’on nous pond toujours des trucs en fonction des besoins de l’épisode, et ce n’est pas toujours efficace.

Il passe le reste de l’épisode à chercher sa Green Fury (encore une actrice que j’aime bien, vue l’an dernier dans Grinder, où elle incarnait je crois le meilleur personnage). Il tente tout ce qu’il peut, se fait sauver par un autre super-héros, et la retrouve finalement par hasard quand il se promène dans la rue avec Hannah.

Son obsession pour les super-héros prend donc une nouvelle tournure, qui rend le personnage un peu plus niais et débile. Dany Pudi le joue à merveille, mais j’ai du mal à accrocher, exactement comme lors de l’épisode 4.

La seconde intrigue ne m’a absolument pas passionné. Une fois de plus, il était question de la relation Emily/Van et donc d’une bataille d’ego. Emily y gagne un bureau (mais ça va l’isoler du reste du casting, alors je suis sceptique) et Van un peu d’humilité (ou pas). Il y avait quelques trouvailles marrantes (l’employé du mois), mais c’est tout. Or, ça résume de plus en plus la série pour moi : il y a vraiment de bonnes trouvailles dans le scénario et l’écriture, mais la mayonnaise ne prend pas.

C’est frustrant, Powerless est en train de suivre l’évolution inverse de The Great Indoors, qui n’a pas une once d’originalité mais qui réussit à s’en sortir par je-ne-sais-quel-miracle grâce à de bonnes dynamiques entre ses différents personnages.

08.pngÉpisode 8 – Green Furious – 15/20
We were emasculated Superman!

Green Fury est de retour dans cet épisode. C’est une bonne chose que la série entre dans cette continuité, même si je redoute toujours une valse de superhéros. Le monde des superhéros n’est que trop effleuré à mon goût, ou trop exploité au contraire. Je m’explique : disons que c’est censé se passer dans l’univers DC, mais je n’ai jamais vu autant de superhéros se côtoyer dans les séries DC (bon, ce n’est pas comme si je les regardais toutes non plus), alors leur surnombre à Charm City (et idem pour les hommes de main) me laisse un peu perplexe. C’est en tout cas donné comme un fait, donc c’est comme ça et il faut faire avec.

Comme d’habitude, nous retrouvons deux intrigues dans cet épisode. L’une ne m’a pas transcendé du tout, alors qu’elle se concentrait notamment sur Jackie, qui est un personnage que j’aime beaucoup. Il y était question de sa fille, qui devient pote avec Wendy. Franchement, je n’ai pas grand-chose à en dire, ça se regarde, mais ce n’était pas particulièrement drôle.

C’était beaucoup mieux concernant l’intrigue d’Emily. La série aborde le féminisme dans cet épisode, un élément inattendu pour une comédie sur cette chaîne, mais étonnamment (et heureusement) plutôt bien maîtrisé. Emily tente donc d’imposer ses vues féministes après avoir sauvé la vie de Green Fury. Elle se retrouve fichée comme sa petite amie.

Cette intrigue se concentre sur l’acharnement médiatique que subit Green Fury parce qu’elle est une fille, avec en écho la vie professionnelle d’Emily, qui subit le sexisme de Van (sois belle et tais-toi, en gros). C’est plutôt bien géré dans l’écriture, qui mène les deux à devenir très amies.

De son côté, Teddy continue d’être désespérément amoureux de Green Fury, uniquement parce que c’est une super-héroïne. J’ai aimé le pull « This is what a feminist looks like » qui n’est pas sans rappeler Unreal et la critique de Game of Thrones. Tellement, d’ailleurs, que je me suis demandé si, finalement, ce déguisement de Teddy n’était pas qu’une parodie de moi. Et en bon narcissique, paf la note de l’épisode grimpe.

Bref, c’était un épisode sympa, avec une très bonne construction, notamment dans le retour de l’Olympian et le scandale du faux-féminisme évité. Il y avait un côté très acerbe dans la critique de ce qui est infligé aux femmes célèbres, mais aussi une critique de la pub. De ce côté-là, c’est tout bon.

Oui, mais… il me manque toujours un truc, un vrai bon humour. Le plus souvent la série, le scénario, les acteurs en font trop pour faire rire, et ça se sent, et ça gâche un peu l’humour. C’est forcé, et ça ne prend pas sur moi quand c’est forcé.

Une fois de plus, néanmoins, j’ai adoré la conclusion de l’épisode avec le mansplaining de Van qui était bien interprété et digne du perso. Malheureusement, même s’il finit tout seul, il n’y a personne pour le contredire et c’est un peu dommage. C’était en tout cas fait intelligemment.

09.pngÉpisode 9 – Emergency Punch-Up – 16/20
I guarantee you’ll lava it

J’ai bien aimé cet épisode, mais c’est peut-être parce qu’il commençait à se faire tard quand je l’ai vu (indulgence ?) ou parce que peu à peu j’entre mieux dans l’univers de la série. Il n’y a pas à dire, enchaîner les épisodes a fait du bien. Malheureusement, j’ai peu d’espoir sur la survie de la série par la suite. Bon, ça reste des acteurs que j’adore, alors je poursuis de toute façon !

Cette semaine, on sort un peu de la construction autour de deux intrigues, et ça permet à la série de respirer. C’est ironique, car tout le problème des personnages est justement de ne pas pouvoir respirer à cause d’une attaque de gaz sur la ville de Charm City. Et seul le casting principal est au boulot parce que le reste est parti en week-end détente.

Le personnage de Dorothy (la grand-mère) est sympathique et, là aussi, c’est agréable de voir une sorte de cohérence se développer entre les épisodes. Puisqu’on la déjà vue auparavant dans la série, ça donne l’impression d’être devant un truc solide ; un peu comme le faisait parfois Community (shut up Leonard).

D’ailleurs, j’ai pensé à Community plusieurs fois devant cet épisode : l’équipe qui s’alcoolise et le team building qui part en vrille me rappelait le study group, l’attaque au gaz un certain épisode d’Halloween, les jeux de mots foireux et l’obsession du karaoke étaient des twists sympathiques dignes de Britta. Il faudra voir si la série parvient à rebondir sur tout ça dans les épisodes suivants, car on tient là une bonne base solide de références et d’informations à réexploiter par la suite.

Oui. Une fois de plus, « il faudra voir ». C’est vraiment dommage après autant d’épisodes de continuer à attendre que la série se libère un peu et ose plus de choses, tout en espérant qu’elle arrête de forcer sur d’autres points.

Et puis, quand même, il n’y a pas à dire, Vanessa Hudgens n’a vraiment pas perdu sa voix ! Sa partie de karaoké était bien trop courte, du coup. Là aussi, c’est la deuxième fois qu’ils exploitent sa voix et je m’attends de plus en plus à les voir nous pondre un épisode musical.

Bon, il y avait malgré tout deux intrigues bien dissimulées au sein de cette grosse histoire d’attaque de gaz. D’un côté, nous avions Emily obsédée par la construction d’une amitié avec ses collègues, de l’autre, Van qui embauchait des comiques pour avoir enfin de la répartie (et mettre à mal Jackie). Cela fonctionnait drôlement bien d’ailleurs de voir Van dans ce genre de délire (et sans vouloir virer à l’obsession Community, c’était très « deanesque » comme gag).

En conclusion, nous avions donc là un bon épisode, avec des gags efficaces et la construction d’une vraie dynamique de groupe. Nous en apprenons un peu plus sur les personnages et il y a l’esquisse de choses qui peuvent devenir des running-gags par la suite… si les scénaristes se décident enfin à assumer leur délire jusqu’au bout.

Pour l’instant, la série souffre surtout de vouloir trop faire rire et de vouloir être trop convaincante… Bref, elle se prend au sérieux, à l’excès, et c’est là que ça pêche dans la majorité des épisodes… pas celui-ci, néanmoins.

Oh, et je veux le même T-shirt que Teddy, il faut que je me le trouve !

Janvier 2017 : un bilan positif

Mon dieu, le mois de Janvier s’achève déjà, il est donc temps pour moi de débarquer et de faire un premier bilan du Challenge Séries 2017. Et vous savez quoi ? Il est hyper positif, parce que j’ai tenu le rythme que je m’étais imposé. Alors, je ne me le suis pas tenu au jour le jour où j’avais dit que je verrais un Supernatural quotidien, mais j’ai vu la saison 1 avant la fin du mois, comme prévu. Certes, en faisant un énorme bingewatching. Bon, ne cassez pas mon groove, comme dirait l’autre !

01LE RECAP :

The Magicians, saison 1 | 2×01

La vie d’étudiants d’une université de magie à New-York… Tu parles, si je résume la saison 1 (spoiler, donc), c’est l’histoire d’un groupe de jeunes paumés jusque dans leur sexualité qui se retrouve pris dans des délires magiques et la visite d’un autre monde.

Une relative bonne surprise, je ne m’attendais pas à accrocher autant. Ce n’est pas ma série préférée, loin s’en faut, mais c’est de la bonne fantasy avec une vue sur notre époque qui fait que j’accroche. Parce que tout mon problème de la fantasy vient souvent du détachement avec la modernité, et c’est pour ça que je suis très friand d’urban fantasy ou d’anticipation. Oui, je profite du challenge pour comprendre mes goûts.

Je me suis empiffré la saison 1 sans complexe et j’ai commencé la 2 avec plaisir. Je recommande la série, elle se laisse regarder. En plus, j’ai l’impression que mes articles dessus font des vues sur le blog, c’est donc qu’il doit y avoir des fans dans la salle (salut !).

Supernatural, saison 1

Deux frères luttent contre les forces du mal à travers les USA. En gros. Dans cette saison, ils sont aussi et surtout à la recherche de leur papa qui n’a qu’une idée en tête : ne pas les croiser.

Pas de vraie surprise avec celle-ci, j’avais prévu de bien aimer de toute manière, puisque c’est un revisionnage, dix ans après. J’y ai retrouvé les défauts que j’avais en mémoire, mais ceux-ci sont un peu éclipsés par les retrouvailles avec une urban fantasy pure (comment ça, je me répète ? Tout mon challenge est comme ça) et des légendes urbaines plus ou moins bien traitées. Dean me gave déjà, les retards volontaires de l’avancée du fil rouge également. Cependant, c’est très plaisant, aussi bien en un épisode/jour (j’ai plus ou moins tenu une semaine) qu’en binge-watching. Du très bon, avec une bonne moyenne générale. A priori, pas de switch, je craignais de ne plus accrocher du tout à l’univers et de devoir le faire… ouf !

15ET LE MOIS PROCHAIN :

– The Fades, saison 1

En théorie, en février, je dois me faire les six épisodes de The Fades. Franchement, cela ne me paraît pas bien compliqué à tenir, mais vu que tous mes week-ends sont pris et que toutes les séries sont en cours de diffusion, je ferais bien de ne pas trop me reposer sur mes lauriers.

Supernatural, saison 2

Pareil, la théorie veut que je vois l’ensemble de cette seconde saison pendant le mois de février, et je vais tenter autant que possible de tenir le coup de l’épisode par jour qui est une vraie bonne solution, j’en suis convaincu. Bon et en même temps, si je n’y arrive pas, pour me rattraper il y aura toujours :

Le mini-défi du challenge qui consiste à regarder 15 épisodes de séries pendant une période de 10 jours. Cela dit, les dates tombent assez mal pour le moment en ce qui me concerne et j’attends de voir les consignes à appliquer pour valider ce mini-défi pour savoir si je vais pouvoir le tenter ou pas. Je vous en reparle très vite de toute manière !

conviction-2016-s01e10-vo-720p_0000187898ET EN DEHORS DU CHALLENGE ?

Je profite de cet article pour revenir sur les saisons terminées en janvier en dehors du challenge, parce que mon blog ne traite pas que du challenge, déjà, et parce que les sériephiles que vous êtes aiment bien découvrir de nouvelles choses, j’en suis sûr !

A Series of Unfortunate Events, saison 1 :

L’histoire d’orphelins pas comme les autres narrée par un type pas comme les autres dans un monde pas comme les autres. Plot twist : les orphelins ont un héritage, ça attire les convoitises.

J’ai bingewatché ça sur Netflix en une journée et c’est sans regret, car c’est ma meilleure découverte de ce mois-ci. Je sais qu’elle a beaucoup divisé et a été le sujet de conversation de pas mal de challengeurs, donc si vous voulez en lire une critique positive, c’est par ici !

Conviction, saison 1 :

L’histoire d’une fille à papa qui se retrouve malgré elle à la tête d’une équipe de pseudo-experts pour innocenter des gens déclarés coupables par la justice. Plot twist : son boss est aussi son ex.

J’ai suivi la diffusion des treize épisodes de cette série et j’en ressors avec l’impression d’un grand gâchis, malgré un divertissement qui se laisse regarder et un casting excellent. Il y aurait beaucoup à améliorer et beaucoup à en dire. Par chance, je l’ai fait dans mon article, donc si ça vous intéresse, cliquez 😉

The Good Place, saison 1 :

Petite visite guidée du paradis en compagnie d’Eleanor qui vient tout juste d’y arriver. Plot twist : elle n’a rien à faire là.

Une excellente comédie dont j’ai adoré suivre les 13 volets et dont j’attends déjà une seconde saison passionnante ! Gros coup de cœur, malgré des inégalités, je recommande chaudement, et pour le casting, et pour l’humour déjanté. Une vraie série rafraichissante, humoristique et avec un rythme de folie ! J’en voudrais plus des comme ça…

Voilà, c’est tout pour le bilan du mois de janvier, j’espère vous revoir au plus tard dans un mois pour un nouveau bilan (que je ferais peut-être à retardement, concours oblige), et puis je veux bien vous revoir avant si vous voulez suivre mon avancée dans The Magicians chaque semaine ou tout simplement lire mes critiques des autres séries que je suis à la semaine 😉

Bonne journée à tous 🙂

Ulysse (S02)

Spoilers

Ci-dessous mes avis sur la saison 2 de cette websérie géniale que vous pouvez retrouver sur Youtube.

Cependant, avant tout, si vous voulez soutenir l’équipe et la série pour assurer une saison 3 au même niveau de qualité dinguissime, achetez-vous ce super t-shirt (promis, il est super, je le porte en ce moment même).

Avis : J-3 avant le retour de cette excellente websérie, je me décide donc enfin à compiler mes avis (positifs) sur les cinq premiers épisodes de la saison 2 déjà diffusés en janvier/février 2016. C’est aussi l’occasion de se rafraîchir la mémoire avant dimanche 18h si vous n’avez pas le temps de tout refaire (mais essayez de le trouver, en plus ça leur fera des vues). Si vous ne connaissez pas Ulysse, pas de panique, comme ils ont fait une très bonne vidéo de présentation et que je n’ai pas d’article sur la saison 1, je leur cède la parole (c’est facile, je sais) :

Voilà, maintenant que c’est dit, hop on passe aux notes et critiques, rédigés après visionnage de chacun des épisodes l’an dernier (oui, cet article n’est que du recyclage pour le moment) 😉 Et comme je suis très malin, je n’avais pas fait de critique de l’épisode 1, mais je la ferai un de ces quatre, promis, de toute manière, je vais le rererevoir et je referai des critiques plus approfondies, car on ne va pas se mentir, entre les quatre/cinq lignes par épisode de l’an dernier et les critiques que je fais aujourd’hui… y a un petit gouffre, que j’ai franchi avec plaisir tout au long de l’année.

ulysse2

18/20

Nous voilà donc dimanche, 18h, et c’est la diffusion sur Youtube de l’épisode 2 d’Ulysse. Rien de nouveau pour moi, puisque j’étais présent à l’avant-première des deux premiers épisodes à la Cité des Sciences en décembre dernier. Rien de nouveau (ou presque), certes, mais toujours autant de brio dans les dialogues, dans le choix de la B.O, dans la réalisation, le jeu des acteurs, bref, partout. La qualité n’a cessé de s’améliorer, les épisodes de s’allonger, et nous sommes désormais vraiment pris dans l’intrigue. Là aussi, je ne saurais que trop vous conseiller de vous mettre à cette série, en s’accrochant un peu sur les premiers épisodes peut-être. La saison 1 dure 3h environ, c’est en français, c’est sur Youtube, c’est gratuit, c’est génial et plein de références. Mélange parfait de comédie et de science-fiction, à voir absolument, en commençant par le début juste ici. Et pour en revenir à cet épisode 2, il propose un double cliff-hanger extrêmement frustrant – mais moins que celui non résolu de l’épisode 1 – qui ne me donne qu’une envie : être déjà le 24 janvier pour l’épisode 3 !

1419/20

Et dimanche, c’est Ulysse qui a rendu tout le reste de la semaine un peu désuet avec un épisode qui atteignait une fois encore le meilleur de ce que la websérie a pu faire depuis son début. Il est loin le petit épisode 1, cette fois c’est clairement dans la cour des grands qu’évolue Ulysse, et à tous les niveaux : jeux, musique, réalisation (cadrage !), décors, scénario… Tout y est ! On ne comprend pas encore tout, mais ça s’emboîte petit à petit et l’épisode n’était pas avare du tout en révélations. Des réponses… et de nouvelles questions. Une nouvelle dynamique pour la suite de la saison et personnellement, beaucoup beaucoup de théories. L’épisode est impeccable et jouerait presque au même niveau que les séries américaines… Alors après, je suis peut-être pas objectif, je sais pas. Je suis figurant dans l’épisode, j’ai rencontré une bonne partie de l’équipe, ça m’aveugle peut-être un peu. Mais quand même, putain, cet épisode m’a plus immergé dans un univers propre et complexe que tout ce que j’ai pu voir cette semaine. Et en plus, il m’a changé les idées sur une journée plutôt très mauvaise et il m’a même fait rire. Je réserve juste le dernier point manquant… parce qu’ayant été figurant, je sais qu’il y a encore mieux à venir dans le(s) prochain(s) épisode(s), merde !

15
Quand Charlie n’est pas si Charlie – 19/20

On approche déjà malheureusement de la fin de cette première partie de saison (le 28 février), mais on l’approche en continuant sur une lancée très positive. Tout y est parfait (bon, ok, presque, on a des petits reflets gênants dans cet épisode, mais ils sont vite oubliés). Les personnages se retrouvent enfin, et heureusement, c’est un peu le titre de ce double épisode. L’intrigue avance à vitesse grand V côté 2038, où Elena comprend… quelque chose. Des flashbacks qui remontent au pilot nous montrent que tout était calculé d’avance et c’est un pur plaisir que de suivre le raisonnement du personnage, avant une scène finale bluffante et incroyablement montée pour une petite websérie. Et je suis bien placé pour commenter le montage, puisque j’étais figurant sur place. C’était déjà super à vivre au-delà de l’expérience de figuration, mais le rendu-final est tellement magistral ! Côté 2012, tout s’emboîte aussi bien, que ce soit du côté de Ted, de M&M’s ou du retour d’Ulysse. Les rues de Versailles servent à merveille la série. Bon, assez blablaté, il faut surtout que je souligne l’incroyable travail de Gaëtan Delaleu dans cet épisode, qui bascule d’une subtilité à l’autre de son personnage à merveille, offrant toutes les nuances nécessaires (et il y en a la masse !) et insufflant toute la crédibilité qu’il lui faut et juste assez de mystères pour nous donner la masse de théories à travailler. Ce cliff-hanger ! Sacré travail, tant du côté de l’écriture que du jeu, c’est superbe. Sinon, je parlais théories, alors je dois dire que Léonie (étonnamment silencieuse cette semaine) est aussi l’objet de toutes mes attentions depuis l’épisode 3. J’espère me tromper dans ce que je pense, et j’espère qu’on en saura plus le 28, même si je crains le cliff-hanger de mi-saison (et du même coup celui non-résolu de l’épisode 1). L’équipe annonce une intrigue un peu spéciale, j’ai comme l’impression qu’on va suivre un peu Acus. Bref. Je veux la suite. En attendant, je vais écouter en boucle la B.O de cet épisode.

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Le concours interne du plus grand nombre de coupes de cheveux chez les acteurs d’Ulysse continue, avec une légère avance de Charlie – 18/20

Dimanche, c’était déjà la fin de la première partie de saison d’Ulysse et oui, je suis en pleine dépression depuis. C’était à nouveau un excellent épisode plein de révélations. J’en retiens principalement une scène à couper le souffle entre les deux Orphelines, un personnage de Charlie encore un peu plus complexe que prévu (et parfaitement maîtrisé par son acteur) ainsi qu’une scène d’effets spéciaux digne des plus gros blockbusters (genre, regardons Avengers 2, X-Men DOFP puis cette scène où des personnages tirent sur Acus, puis discutons-en). Bluffant. Bluffé aussi par la qualité de jeu de l’ensemble des nouveaux personnages et de l’intrigue. Je dois avouer avoir eu deux petits problèmes dans l’épisode : je n’ai pas compris comment Eléna faisait le lien entre Charlie et Fitz (boouh, son nom était probablement dit dans l’épisode 4, dans une scène où j’étais figurant. Good job) et surtout je n’ai pas compris l’indice (Alkemade) qui lui a permis de déchiffrer les indices (et c’est frustrant). Bon, et comment ne pas parler de ces très bons liens entre les 4 personnages principaux du présent, tissés dès le passé, avec les origines de la gazette (encore une intrigue bien drôle pour Ted) ? Et de cette putain de scène où M&M’s a ses chaussures rouges simili-cuir et… je n’ai pas la mémoire d’Ulysse pour le reste de la réplique. Excellent !

EDIT : évidemment, l’équipe d’Ulysse est tellement parfaite que leur compte Twitter a répondu à mes questions l’article à peine publié (je n’exagère pas) : Eléna découvre l’identité de Fitz en fin de saison 1 comme le spectateur lambda en lisant le carnet et Alkemade est le nom du pilote de l’histoire qu’Ulysse raconte en début de saison 1. Et je me disais bluffé avant de savoir ça ? Pff. Je sais plus quoi dire, du coup.

06-2.pngÉpisode 6 – Les âmes soeurs (part.1) – 17/20

Retour tout en douceur et en sentiments pour ma websérie française préférée, mais en même temps je peux difficilement dire autre chose maintenant que toute l’équipe a fait la pub de cet article (merci) et m’attend au tournant sur Twitter pour la suite ! J’espère que c’est OK pour la capture d’écran ci-dessus, sinon je changerai, mais voilà, je voulais parler des cadrages et gros plans réfléchis et réussis, et c’était un bon exemple. Du coup, je vais commencer par le côté technique pour ce retour, et franchement, c’est époustouflant. La HD est au top y compris sur écran plasma (mais ça, ça ne change pas), les cadrages toujours soignés et réfléchis et le plan d’introduction de la base militaire en 2038 franchement bluffant (drone + effets spéciaux ?). C’est un vrai plaisir de voir du travail amateur gentiment égaler celui des pros (et ça paraît tellement simple alors que non), et il en va évidemment de même pour la musique de l’épisode qui accompagne avec justesse les scènes (ce remix final, j’adore). Rien que pour tout ça et pour l’esthétique (oui, ça passe par la coupe de M&M’s), la note grimpe déjà beaucoup, malgré une ou deux mini boulette(s) que la HD ne pardonne pas (15h44.. mais après tout, Ted est bien le genre à ne pas mettre son four à l’heure). À l’inverse, la HD permet aussi de déceler immédiatement l’easter egg du cliffhanger de chien sur lequel je vais revenir juste après ou la mention du Chesnay sur le tableau d’Ulysse – et franchement, j’y habitais quand j’ai commencé à regarder, alors c’est tout bête, mais ça m’a fait sourire et ça prouve une très belle attention au détail. Il est peut-être temps de parler un peu de l’intrigue en elle-même pour justifier la note. J’ai beaucoup aimé cette reprise qui se concentrait sur les personnages, surtout en 2013. Le rythme de l’intrigue est un peu plus lent, mais permet de resituer tout le monde, surtout que les trois mois de décalage aide à se remettre dans le bain, malgré quelques changements de look. La perruque de M&M’s attire tous les regards, c’est bien drôle (mais ça a dû être un casse-tête pour l’équipe, les passants versaillais dévisageant littéralement les acteurs quand ils sont dans la rue… cela dit, là encore, ça passe très bien vu son look qui ne passe pas inaperçu). Je ne m’attendais pas à un retour du Baradoz, mais cette scène très bien écrite entre entre Ulysse et Ted nous montre bien l’évolution des persos depuis la saison 1, peut-être autant que ce regard de Charlie dans sa seule scène (ah trop court !). Et ce cliffhanger de chien, bien joué grâce à un excellent choix de casting, c’est bluffant, là aussi. Bon alors, pourquoi seulement 17 ? Pas assez de Charlie (mais enfin un peu plus de Ted – bref, je ne suis jamais content, mais sur la saison, ça s’équilibre bien). J’ai eu quelques difficultés sur l’intrigue 2038 pour resituer cette base militaire et pour savoir de quoi il en retournait. Je ne suis toujours pas sûr d’avoir bien compris les motivations du sergent. Dit autrement, je n’en ai pas eu assez, voilà tout. Petite mention spéciale quand même pour le maquillage très bien fichu d’Elena (surtout que le monde étant petit, le maquilleur est ami avec une amie alors). Les deux orphelines sont toujours au top dans leur jeu de regard, oscillant entre assurance et peur pour Elena, stress et terreur pour Léonie, c’est toujours aussi parfait, j’adore (et Elena n’a pas perdu tout son humour malgré la situation). Bref, j’ai juste eu un peu de mal avec le bond dans le temps en 2038, car je n’ai pas tout de suite compris cette histoire de soubrette. Ca se reconstitue tout seul, mais c’était un peu déroutant. Allez, vivement la suite, et en attendant passez une bionne fin de journée 😉

ELENA.pngÉpisode 7 – Les âmes soeurs (part.2) – 20/20

Bordel, mais par où je suis censé commencer là ? Allez oui, ça y est je fais péter le 20, parce que l’intensité de l’épisode est absolument dingue et que je pouvais plus me décrocher de l’écran sur la fin. Excellent début d’épisode qui reprend bien toutes les infos connues par Ted, avec une mise en abîme, un Easter Egg et un jeu d’acteur qui l’air de rien a dû être galère. Il faut courir et parler au rythme de fou de Ted, ça doit être une sacrée épreuve physique ! Nora est de retour, pour être honnête, je ne l’attendais plus, c’est cool de la savoir dans le coin, mais elle foire bien sympathiquement sa mission qui est de tenir Ulysse éloigné d’Eris. On y revient juste après, car il y a d’abord le cliffhanger de l’épisode précédent à gérer. L’actrice incarnant Emilie est toujours aussi douée pour copier les mimiques du personnage, le travail de casting est impressionnant et permet des flashbacks faisant l’aller-retour d’une Emilie à l’autre sans que ça ne paraisse faux. Impressionnant, c’est le mot. 2013 n’a que rarement été aussi intense que cette scène Emilie/Ulysse/Marie. Charlie continue de me manquer cette semaine, mais je ne doute pas que cela permettra un retour en force pour la fin de saison. Du côté d’Ulysse, le plus dur paraît passé après le coup de couteau et une scène explicative… mais évidemment, la série nous pond un des twists dont elle a le secret : Eris, une autre immortelle. Difficile de ne pas accrocher immédiatement au personnage, qui s’avère déjà assez fun malgré toutes les prises de tête qu’elle annonce, surtout s’il faut la tenir normalement à l’écart d’Ulysse. Acus est lui aussi enfin de retour, après une attente de plusieurs épisodes et il vole littéralement la lumière aux autres en faisant le lien entre les deux équipes. Et pourtant, je suis #TeamOrphelines. On en apprend légèrement plus sur le conseil qu’il contacte. La plume se laisse un peu emporter sur ses explications, il faut s’accrocher pour suivre, mais comme toujours ça fonctionne bien. Il reste à traiter de 2038 et putain, putain !, le personnage d’Acus déchire absolument tout, mais avant ça, c’est Alice Dessuant qui est (une fois de plus) totalement bluffante. Elena est torturée à travers Léonie, intensité dramatique plutôt classique en soi… Sauf que pour l’actrice, souvent limitée à son côté comique dans les premiers épisodes, c’est l’occasion de prouver tout son talent. C’est rare que je vois autant d’intensité dans une production française (bon, ok, c’est rare que je regarde des trucs français vous allez dire, mais franchement déjà que la scène d’Ulysse au départ m’avait bluffée, là j’ai eu envie de remettre la scène du « pour qui tu bosses ? » aussitôt qu’elle était terminée). Il faut bien que j’avoue que j’attendais l’intervention d’Acus tout au long de la torture, mais ce coup de feu m’a fait hurler car il est hors de question qu’il arrive quoique ce soit à Léonie (bon, au-delà des coups déjà pris et de ce excellent make-up). Une fois qu’Acus arrive, tout se débloque en quelques instants et le personnage apparaît plus énorme que jamais, avec l’utilisation de ces pouvoirs toujours aussi bien foutus en post-prod. Il faut bien reconnaître que les décors grandioses (mais où trouvent-ils tout ça ?) et la musique aident à se plonger dans l’univers, mais le rythme d’écriture, les boucles bouclées (le sergent putain !, la ruelle, …), les plans et les jeux d’acteurs contribuent tous vraiment à rendre cet épisode beaucoup trop dingue. Mais le 20/20, ça veut dire qu’il est parfait et il est parfait parce que « Fais un truc d’héroïne ». Quoi ? J’ai dit que j’étais #TeamOrphelines !

08.pngÉpisode 8 – Les âmes soeurs (part.3) – 17/20

La barre est haute pour cet épisode qui suit un excellent septième volet et que j’ai même failli garder pour mon anniversaire, mais j’ai craqué avant, oui je suis comme ça (bon, j’étais surtout pas chez moi à 18h et rentré trop tôt pour attendre minuit). Difficile de garder le même rythme, mais comme toujours, la série sait garder ses révélations pour les moments les plus improbables. Et des révélations, putain, il y en avait dans cet épisode qui ENFIN apporte les réponses tant attendues ! Je vais commencer par 2038 cette semaine, avec un temps d’écran moindre mais pas négligeable : Acus largue les orphelines en une scène, sympa le maître du temps. Les deux filles sont cependant pleines de ressources et trouve un nouveau lieu, qui ressemble un peu à une chambre de Ted qui aurait mal tourné avec les années. Comme je sais que l’équipe passe lire cet article, j’en profite pour demander si le plan de la porte qui s’ouvre était une référence à la trappe de Lost, parce que ça m’y a fait penser en tout cas. Bref, ce nouveau lieu recèle clairement d’informations, qui auraient dû être incarné par un nouveau personnage qui n’a pas le temps de vraiment parler avec une Léonie survoltée. J’ai adoré cette introduction du personnage, qui paraît aussi taré que Ted, avec un brin de narcissisme en plus. Et surtout, j’ai rigolé aux deux coups de plateau dans la tronche, avec un vrai éclat de rire sur le deuxième tellement je ne m’y attendais pas après cette révélation ! Ted est donc le père d’Elena ! Putain, mais putain ! J’approuve tellement l’idée du couple Ted/Nora qui donne naissance à Elena. Et surtout, comment j’ai raté ça dans l’épisode précédent ? C’est évident qu’il y a un truc entre les personnages, et les acteurs nous le jouent à merveille ! Le duo est parfait et monte clairement le niveau, les deux acteurs profitant de cette opportunité pour travailler encore un peu plus leur personnage (en tout cas, j’ai l’impression). Quant aux avancées de l’intrigue pour ces deux personnages, elles sont un peu moindre (encore que), mais leur alliance est vouée à faire des étincelles et désormais on le sait. Je ne m’attendais pas à cette révélation dans cet épisode, et franchement, c’est bien joué. Il me reste à parler d’Ulysse, donc, avec des explications posées avec Eris. Après un début vertigineux dans l’épisode précédent, le développement de leur amitié est sympathique, mais provoque quelques petites longueurs en début d’épisode. Cependant, c’est nécessaire aussi pour apprendre à connaître le personnage et voir la définition de leur relation. En parallèle (et il est difficile de ne pas faire le parallèle des scènes de canapé), Charlie conseille M&M’s. Charlie et Eris en arrivent aux mêmes conclusions l’un après l’autre, à deux moments différents de la journée et c’est très efficace. Cela nous amène à des retrouvailles explosives entre Ulysse et M&M’s. On sait tout de suite vers quoi on se dirige, la claque me faisant sourire mais n’étant même pas surprenante avec le personnage (je l’attendais, clairement). Leur scène est grosso modo ce qu’on voulait tous voir depuis le début de la série, n’en déplaise à Nora et son père. C’était donc parfaitement cool à voir ! Enfin, je veux revenir sur le cas Charlie. J’en connais qui jouent un peu avec nous. Avec la fin de saison 1, on s’attendait à en découvrir beaucoup plus sur Charlie Fitz, et finalement, on ne fait qu’effleurer les choses dans cette saison pour l’instant. Après l’avoir vu en méchant en début de saison, il est bizarre de retrouver le personnage blagueur qui regarde How I met your mother, lit Game of Thrones (putain, mais tellement de clins d’œil dans son appart !) et fait de bonnes blagues (le coup des « un mètre » est génial). Bien qu’encore sous-exploité, le personnage apporte une excellente justification sur le titre de ces trois derniers épisodes et un peu d’intensité avec une scène de téléphone. Et après tout ça, l’attente de trois semaines va être longue ! J’ai envie d’en savoir plus sur les nouveaux personnages, d’en voir plus sur les relations de couple et sur les orphelines, ainsi que sur Charlie. En fait, je suis tout simplement à fond dedans à chaque épisode, chacun apportant quelque chose d’unique et nécessaire à la série. Et puis, je ne suis jamais déçu, même avec quelques longueurs, cet épisode a réussi à me faire rire et me décrocher la mâchoire, ce n’est pas rien quand même.

09.pngÉpisode 9 – Son Choix (part.1) – 19/20

Quinze jours que Marie et Ulysse couchent ensemble alors ? Ma foi, pourquoi pas ! L’épisode commence fort en annonçant l’anniversaire d’Ulysse, ce qui promet une fin de saison épique, dont on a déjà été spoilé il y a fort fort longtemps dans le pilot de la série. Du coup, la demi-heure qui débute s’annonce aussitôt forte en émotion. Ce retour pour un nouvel épisode marque aussi le retour de la Saxo bic et d’un personnage de Charlie décidément pas très au fait de la technologie quand on voit son portable. Qu’à cela ne tienne, moi je suis surpris qu’ils soient encore en état de fonctionnement (surtout la Saxo !). Le début de cet épisode est un peu longuet, mais le rythme se tient justement sur la longueur : le but est d’arriver petit à petit à recréer les bons moments de la saison 1, et ça fonctionne (oh nostalgie quand tu nous tiens). La partie dans le présent (qui est désormais bien notre passé, quand même) occupe la majeure partie de l’épisode et c’est presque tant mieux pour cette semaine ! En effet, on retrouve quasiment toutes les dynamiques de la saison 1 : Ulysse/Marie, Charlie/Ulysse, Marie/Ted. Ces derniers ont une scène tout à fait adorable chez Ted, leur relation étant tout bonnement une réussite tant en terme d’écriture que de jeu. Des amis comme ça, on en voudrait à la pelle. J’ai tout de même eu un bug sur Nora nue dans le lit, genre : quoi, ils sont en couple ? Je suis un peu idiot, c’était forcément du grand Nora et rien que ça ! On note quand même qu’elle se déshabille en deux secondes, mais se rhabille beaucoup plus lentement, hein. Très vite, on en arrive à une scène faisant écho à la saison 1 : le trio d’origine devant Star Wars. Non seulement, ça fonctionne parce que ce rituel entre potes titille la nostalgie de manière réaliste, mais aussi parce que les parallèles qui sont faits avec la prélogie, bien que parfois un peu trop gros, sont d’une évidence déconcertante. Pour jouer avec nous, un ou deux détails se glissent ça et là dans l’épisode : M&M’s qui lit l’Iliade pour faire écho à 2038 (et pour nous rappeler qu’elle est étudiante, peut-être) ou les scènes de Star Wars qui reflètent la situation de Charlie. Ce dernier continue d’être l’un des personnages les plus passionnants de la série et revient enfin sur le devant de la scène : il apprend la mort d’Alexandra (quoi ? déjà ? Comme ça ? Mais non ? Si ?) au téléphone avant de devoir reprendre le cours de sa vie avec un couple, au secours. Il passe donc du côté obscur en tout cas puisqu’il enlève à présent Marie. Oh putain. En parallèle, Paynes s’en prend à Eris, qui voulait juste prévenir Ulysse, et Nora court, court, court, pour arriver à temps (mais en fait, non). J’ai adoré la mise en place des différentes sous-intrigues se recoupant les unes aux autres et l’ignorance totale de ce qui se tramait du côté d’Ulysse, une fois de plus à l’ouest des événements. Tout se recoupait à merveille et les longueurs du début d’épisode sont vites oubliées tant la fin est vive : si elle paraît aussi explosive, c’est aussi grâce aux scènes un peu plus longues des débuts ; l’enchaînement des plans et des situations en fin d’épisode provoque une accélération tout à fait jouissive. En 2038, on retrouve les orphelines et leur nouvel allié un peu cinglé dans un décor qui a quand même dû être bien relou à créer maintenant que j’y pense. Alors, je suis peut-être un mauvais fan, mais je n’ai pas réussi à capter le prénom du nouveau. En tout cas, il est largement en passe de devenir mon personnage préféré, tant son humour pourri est savoureux (et me rappelle le mien) ! Non content d’être drôle, il apporte aussi la dose de révélations qui met en trame la suite (et fin) de cette saison, en expliquant tout un tas de données qui répondent, l’air de rien (comme d’hab !), à une masse de questions qui étaient en suspension depuis le premier épisode. Les références plus ou moins subtiles (de la brochure d’article aux véritables flashbacks) à celui-ci sont hyper efficaces et, comme trop souvent, j’ai refait un tour du côté d’Un Nouveau Départ pour constater que, oui, la photo de Nora est bien visible depuis le 3 novembre 2013. Bien joué, les gars. Bon, le reste est tout aussi efficace, avec Léonie qui voit son rôle s’étoffer à vitesse grand V. J’ai ce même exemplaire de l’Iliade et le coup du cheval de Troie, je l’ai vu venir dès que l’on a aperçu le livre au loin. Là aussi, j’ai aimé la subtilité de la chose, le parallèle étant proposé sans être explicité. Bref, ça continue à jouer avec nous et nos références culturelles et intellectuelles, semant des indices par-ci, par-là. Bon, voilà, les révélations étaient moins dingues que la semaine dernière, mais tout ce jeu de piste et de parallèles, associés à un jeu d’acteur de dingue de la part d’un peu tout le monde (grosse mention spéciale à Gaëtan Delaleu – et bon anniversaire au passage !) font que les points remontent. Quant au dernier épisode très largement évoqué en 2013 et dans le cliffhanger de cette semaine, je suis déjà mort d’impatience de le voir sur grand écran dans un mois… parce que, oui, évidemment, je serai à l’avant-première organisée à Paris !

PS : je ne sais pas comment j’ai pu oublier de parler du cosplay de M&M’s, mais chapeau, fallait oser comme cadeau d’anniversaire (et en même temps, c’était tellement évident).

Capture d'écran 2017-04-09 18.49.57.pngÉpisode 10 – Son choix (part.2) – 20/20
– En plus, il le fait tellement mal.
– Quoi ?
– Le mort !

Je ne sais même pas par où commencer tant j’ai de choses à écrire sur cet excellent épisode que j’ai eu la chance de voir sur grand-écran lors de l’avant-première hier à Paris (bim, le 20e point de mon Bingo Séries). Il y a énormément d’infos à retenir de l’épisode et de l’avant-première, alors installez-vous confortablement dans votre fauteuil car cette critique va être longue – mais de toute manière, si vous venez ici après avoir vu l’épisode, vous en aurez probablement pour digérer et si vous venez ici avant… mais allez voir l’épisode avant que je ne vous spoile !). En plus, il commence par un excellent résumé des choses et une scène qui nous éclaire sur Acus et sa mission (qui touche à son épilogue).

Je vais commencer par le moins traumatisant de l’épisode cette semaine, et donc par 2038. Il y a peu de scènes sur cette partie de la série tant il se passe de choses en 2013, mais tout de même. Léonie trahit Elena & Harry comme prévu, et cela nous permet une scène intense entre elle et Charlie, pleine de gros plans qui nous montre l’impeccable travail make-up sur les cicatrices. Oui, je sais, c’est étrange comme réflexion, mais ça m’a frappé (ceci n’est pas un jeu de mots) et j’en ai parlé à d’autres à la sortie du cinéma, je ne suis apparemment pas le seul.

Léonie galère un peu à gagner la confiance de Fitz (ça fait trop bizarre de l’appeler Charlie quand on voit comment il est parti le vrille le bonhomme) et celui-ci la met donc au test. Elle doit tuer Elena, qui ne sert plus à rien. Euh ouais, mais non. Bon, déjà avant ça, la gravité de l’échange entre les deux était absolument merveilleuse, avec une Léonie qui cherche par tous les moyens de le convaincre, dans un salon très versaillais qui contraste énormément avec le reste de la saison. Tout ce luxe pour Charlie !

Bien sûr, avant d’en arriver à Fitz qui demande à Léonie de tuer Elena, on a une montée en tension excellente. La musique est oufissime tout du long, montant en même temps que le drame qui se noue et les répliques.

On se doute assez vite qu’Elena ne peut pas y passer comme ça (enfin elle pourrait, mais tuer Elena comme ça devant une salle de ciné remplie, ce serait un peu du suicide pour eux, non ? Non pas forcément vu ce qu’il s’y passe dans cet épisode, j’y viens après), du coup, je me suis vite douté de l’issue qu’allait prendre cette scène. Et inévitablement, Léonie finit par tuer Harry qui nous livrait pourtant une belle prestation encore dans cet épisode. Je suis déçu car j’adorais le personnage, mais en même temps, c’est très bien joué d’arriver à me décevoir de la mort d’un perso qu’on ne connaît que depuis trois épisodes. C’est très bien fait, aussi, parce qu’il s’agit plus d’un suicide que d’un meurtre. Harry prend la parole un peu trop et fait signe à Léonie, un simple geste de tête qui veut tout dire. Quant à la décision de Léonie, elle est largement explicitée par des flashbacks sur toutes les infos qu’a eu Léonie et qui nous montre bien tout ce à quoi elle pense dans cette minute de forte tension. Et donc, elle tue Harry, assurant qu’Elena a beaucoup d’informations de toute manière.

C’est son choix, comme dirait Evelyne Thomas (j’ose toutes les blagues de merde aujourd’hui, oui). Ou le titre de l’épisode, plus simplement. Fitz finit par croire Léonie qui réussit ainsi son infiltration. À couper le souffle.

Et donc (bis), c’était ça, le moins traumatisant ? Bon, OK, j’avoue, je suis totalement traumatisé aussi. Léonie qui tue quelqu’un comme ça, un pote en plus. Cela ouvre de belles perspectives pour la saison 3.

Autre lieu, autre époque, Eris est torturée par ce cher monsieur Paynes. Celui-ci en profite pour nous fournir toutes les informations nécessaires à la compréhension de la série et du pouvoir d’Ulysse. Et en gros, ce sont les Templiers qui comptent bien profiter de lui pour renverser le cours du temps et se sauver les fesses de la destruction. C’est un enjeu sympathique, que l’on sentait bien se dessiner dès la saison 1 et qui renverse un peu les cartes, faisant de Nora et son père des presque-méchants, en fait. Comme d’habitude avec Ulysse, les « méchants » ont de vrais motifs, et il est difficile de vraiment les détester. D’autant plus que Nora semble encore ignorer quelques-unes des intentions de son papounet et Eris ne compte pas se laisser faire par ce méchant, toute rebelle qu’elle est.

La scène est un peu longue en explications, comme souvent, mais cette fois, le rythme y est, puisque les révélations pleuvent et qu’Eris passe son temps à tenter de se libérer. Ce n’est pas si facile (d’être une femme libérée, oui, j’ose la faire celle-là), mais en même temps, c’est elle et elle sait y faire, tout en récupérant toutes les informations dont elle a besoin, notamment sur ses origines… et sur la faiblesse d’Ulysse, Marie.

Du coup, elle réussit à se détacher juste à temps car Paynes était prêt à la sacrifier avec sa fameuse épée, la seule capable de tuer les immortels (qui ne sont donc pas si immortels, finalement). Cela mène à un combat sympathique entre les deux, une scène d’action qui sait jouer du décor et des accessoires, tout en enchaînant les cascades. Eris y apparaît plus badass que jamais… et finalement réussit à gagner, en tuant Paynes d’un bon coup d’épée, mais plus par accident qu’autre chose. Elle, elle se défend, lui, il se jette sur elle. Elle refuse également de l’achever (les bruitages de l’épée !), jurant qu’elle a changé depuis les temps où elle tuait tout le monde. Excellent.

D’autant plus excellent que Paynes nous ouvre lui aussi des pistes vers la saison 3, avec un message à faire passer à Nora, qui clairement ne sait pas tout des activités de son paternel… Et peut-être pas tout de sa mère non plus. Il y a une insistance intéressante qui est consacrée à ce personnage dont on ne sait rien et qui est celle qui nous fournit le papillon d’Elena. Et oui, le papillon appartient donc à sa grand-mère. Et là, autant vous dire que ça m’a fait partir dans des théories un peu dingues et des suppositions dans tous les sens, ne serait-ce que pour savoir à quel moment Nora va récupérer le papillon, mais aussi concernant l’identité de cette grand-mère. On verra bien. En tout cas, c’était une très belle mort dans la mise en scène, avec une transition vers Nora assez géniale (et le rythme parfait entre tristesse et retour à l’humour).

Enfin, la dernière partie se consacre à 2013 et se déroule à merveille, avec une très bonne musique d’introduction et une introduction qui, de toute manière, fait frissonner par le rappel des images d’épisodes diffusés il y a quatre ans. Et oui, on découvre enfin en contexte les images du premier épisode de la série !

Ca, c’était trop cool et encore plus quand dans l’intro de l’avant-première, les deux réalisateurs nous ont prévenu que cet épisode était la conclusion de tout ce qu’ils avaient imaginé en début de saison 1. Cela se sent à de nombreuses reprises, avec pas mal de flashbacks et d’images qui datent de 2013, mais qui s’intègrent parfaitement à l’histoire de la saison. C’est juste super cool, ayant suivi depuis quatre ans (pardon, trois ans et cinq mois), d’enfin voir toutes les pièces du puzzle s’emboîter. Je comprends largement pourquoi ils ont fini de monter l’épisode à 8h du matin hier (pour une projection à midi, HEIN), car l’attention aux détails se ressent partout, des effets spéciaux au scénario. Le montage n’a pas dû être évident, et pour ça, bravo !

Quoiqu’il en soit, cet épisode commence par Ulysse & Nora qui se rendent à la recherche de M&M’s qui s’est fait enlever par Charlie à la fin de l’épisode précédent. Ils se retrouvent donc dans la fameuse tour d’Emilie à s’infiltrer en tant qu’architectes… ou pas. La couverture n’a aucune crédibilité, d’autant qu’Ulysse la balance à des gens qui enquêtent sur lui. Forcément, ça ne passe pas trop.

Cela offre l’opportunité aux acteurs de nous fournir une excellente scène d’action, avec une chorégraphie de combat faite par des pros. On sent que la série a franchi un nouveau cap d’ailleurs, entre la durée (40 minutes) et la justesse de ce type de scènes (même si on remarque un peu les doublures au second visionnage – au premier, j’étais trop à fond dans l’histoire pour ce genre de détails ; et pourtant, c’était sur grand écran). Bref, j’ai coutume de dire que chaque épisode est meilleur que le précédent du côté de la qualité technique et je suis content de pouvoir continuer à dire ça de cette fin de saison 2. Pourtant, ce n’est pas évident à force, mais ils le font comme si de rien n’était.

Bon, là encore, l’AVP permet d’avoir quelques informations supplémentaires : l’épisode a coûté plus cher que d’habitude, culminant à 1500€ soit… absolument rien par rapport aux coûts d’un épisode de série TV. C’est hallucinant ce rendu avec un si petit budget (enfin, je ne veux pas minimiser non plus les dons des fans, hein – nos dons, en fait, lol).

L’infiltration de Nora et Ulysse est aussi l’occasion d’une bonne scène comique de la part de cette première, lorsqu’Ulysse joue son bouclier pare-balle et simule la mort. C’est très bon et très efficace, toute la salle de cinéma s’est marrée.

Malgré tout, à eux deux, ils perdent contre les méchants qui emprisonnent Nora d’une part et emmènent Ulysse d’autre part. Rien de bien surprenant de ce côté-là, jusqu’à ce que Ted intervienne pour libérer Nora. Bon, c’est un peu gros côté crédibilité, mais ça offre un bon comique de situation hors scène, avec Ted qui se dispute pour la 4G de son voisin de bus tout en étant sur le haut-parleur de la prison de Nora. Décidemment, Nora est de toutes les scènes qui me font rire depuis que l’on sait qu’elle finit avec Ted ! En même temps, ces deux-là se sont bien trouvés (ou plutôt, se trouveront bien) et les deux acteurs ont une excellente alchimie.

Tout le monde finit par se réunir dans un hangar lugubre (et très froid d’après l’équipe). La situation est rapidement mise en place : Charlie livre Marie à une Emilie Sommerville qui garde Ulysse prisonnier contre son gré pour lui voler son pouvoir. Pas de surprise de ce côté-là. Marie est utilisée pour activer le pouvoir d’Ulysse, mais pour ça, il faut la torturer. Charlie le refuse, mais il est déjà trop tard, et celle-ci se fait tirer dessus une première fois. Mais putain, M&M’s quoi !

Ce n’est que le début, car très rapidement la situation devient tendue, grâce à une intervention involontaire (et sacrément comique) de Ted. Marie récupère un flingue et se retrouve face à un choix impossible à faire : celui de se suicider. Cela est très bien amené, même si j’ai naïvement cru un instant qu’elle allait tirer sur Ulysse pour tenter de gagner du temps. Non, au lieu de ça, elle comprend (là encore, flashback à l’appui) que c’est à elle de se sacrifier et se tire une balle. PUTAIN.

C’est horrible à voir tout simplement, et encore plus sur grand écran. Histoire d’empirer encore un peu notre état, nous avons droit à tous les flashbacks de sa relation avec Ulysse, après un gros plan de tous les personnages, y compris Nora qui arrivent une seconde trop tard. C’est beau, tout simplement beau comme scène. Et triste. Et horrible. Et Charlie l’éloigne d’un Ulysse qui s’apprête à exploser, et Ted sauve Nora in extremis, et putain, sérieux ?

Après l’épisode, ils nous ont demandé si ça nous plaisait et on a répondu oui, mais en fait non, les gars, merde, vous avez tué Marie ! Cela dit, c’était largement (largement) sous-entendu depuis la série que cela finirait par arriver et, à nouveau, c’était hyper plaisant de voir les pièces du puzzle s’emboîter.

Et puis, là encore, c’est… son choix. Bon, donc l’épisode se divise en trois parties, chacune menant à la mort d’un personnage important (et de plus en plus important dans l’ordre de leur mort, en plus – c’est aussi celui que j’ai choisi pour cet article).

Les dernières minutes de l’épisode nous lancent alors la saison 3 à leur tour : Ulysse fait un petit détour dans le passé, en 1307, et est aidé par Acus qui lui permet de s’enfuir (menant à la constitution d’un duo qui me plaît énormément et que je suis pressé de revoir !) en abandonnant Sommerville à son sort. Le rôle d’Acus se précise enfin dans cet épisode, de l’intro (où on lui demande de tuer Ulysse si nécessaire) à cette conclusion où il fait le choix de l’aider. C’est toujours joué à la perfection par l’acteur, en plus.

En 2038, Elena découvre qu’Ulysse est encore en vie dans la cellule à côté de la sienne… mais en fait, non. Cette supposition qu’elle faisait à cause de la pilosité de l’homme qu’elle a aperçu s’avère fausse et elle se retrouve à parler à… son père ! Et en plus, c’est lui qui lui révèle, sans oser nous faire le coup du « Je suis ton père » (j’avoue, je l’attendais, c’est bien joué de l’avoir désamorcé). Le tatouage Batman et le look de Ted rajoutent un bon humour à cette scène qui ouvre des perspectives folles, surtout qu’Ulysse est lui aussi encore en vie, quelque part.

Eris tombe sur le portable d’Ulysse et entend le message de Marie sur le portable d’Ulysse, sachant qu’elle est déjà en retard pour empêcher l’horreur de se produire. Ulysse utilise un portail temporel et, alors que le message de Marie se fait entendre, on revient au hangar froid, Nora, Ted et Charlie se retrouvent autour du corps de Marie… On sent bien se dessiner l’affrontement à venir : Charlie est isolé et son évolution vers le rôle du général Fitz se fait déjà sentir dans sa douleur et ses regrets. Il a perdu sa fiancé et sa meilleure amie dans la même journée, finalement… Et là encore, c’est à cause de son choix. Excellent titre d’épisode quoi. Et moi qui voulait du Charlie… Pff.

Cette saison 2 se conclut sur un regard d’Ulysse plein de désir de revanche. Wow.

Enfin, ils annoncent officiellement en post-générique ce que l’on savait déjà si l’on était à l’avant-première du premier épisode de la saison 2 (bah quoi, je les fais toutes et alors ?) : il y aura en tout trois saisons, pas une de plus, puisque l’intégrale fait trois saisons. Et la dernière sera pour 2018. Novembre 2018, probablement, mais 2018 quand même. Cela va être dur de tout boucler de ce nouveau chapitre qui s’apprête à commencer en seulement dix épisodes ! Je suis déjà hyper impatient, sans vouloir foutre la pression à qui que ce soit !

Traumatisés par LOST (j’imagine), Nicolas et Emilien nous ont aussi trollé pour qu’on ne les accuse pas d’avoir tout inventé au fur et à mesure (en même temps, tout est tellement annoncé dès le pilot que ce serait dur de le faire). Je propose donc de terminer cette critique sur cette photo de l’épisode 2 dont ils ont parlé hier, épisode diffusé le 17 novembre… 2013.

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RIP M&M’s. Voilà, voilà.

(alors le pire, c’est qu’en effectuant ce zoom, j’ai eu l’impression d’avoir déjà cherché à déchiffrer cette plaque avant et abandonné à cause du flou malgré la HD, mais je ne sais plus en fait…)

EN BREF – Cette saison 2 ne déçoit jamais, faisant monter d’un cran la tension et l’énorme bordel qu’est cette intrigue. Toutes les pièces du puzzle s’emboîtent à la perfection, au point de nous révéler comment se met en place toutes les informations que nous avions depuis le début. Mieux encore, les scènes sont réutilisées, les petits détails exploités et les clins d’œil expliqués… le tout en adéquation parfaite avec tout un tas de références plus ou moins explicites à la pop-culture, parfaitement disséminées dans les épisodes pour assurer un contre-poids comique à une histoire qui pourrait n’être que dramatique.

Au fond, c’est encore ce mélange de genres qui fonctionne le mieux, le décalage entre l’humour constant des personnages et la gravité de ce qu’ils vivent. Cela nous vend la série à merveille, nous fait passer au-dessus des petits défauts qui se corrigent d’épisode en épisode, tout en nous accrochant à l’intrigue autant qu’aux personnages.

Du coup, il est bien difficile de s’imaginer que l’on se sépare de Marie. Le concept des voyages dans le temps, introduit cette année, me fait espérer un peu plus de M&M’s pour la suite, j’avoue. Quant au reste, la série a atteint au cours de cette saison 2 une qualité impressionnante, que ce soit du côté de l’écriture, de l’acting (chaque acteur se révèle encore meilleur qu’avant à un moment ou un autre de la saison, je trouve), des choix musicaux (putain, j’adore tout ce que j’y découvre), des effets spéciaux (dont je n’ai pas assez souligné l’efficacité dans le dernier), de la technique (de plus en plus osée pour certains plans), du make-up… Je m’arrête là, en espérant ne pas oublier trop de monde. De toute manière, ce résultat global est le fruit du travail d’une équipe qui donne tout ce qu’elle a, et ça se voit, alors félicitations à tous !

Vivement la saison 3 !!

Et un dernier mot pour remercier les très nombreux Ulyssiens/Ulyssiennes qui sont passés sur le blog lors de la diffusion de cette seconde partie de saison. Vous avez fait de cet article le plus consulté de 2017 (loin, loin devant le succès de 13 Reasons Why) et même du blog depuis sa création (détrônant de peu la saison 5 de Person of Interest). Ce n’est pas rien ! 🙂

PS : eh, il me reste une question que je n’ai pas pensé à poser lors de l’AVP… Serge, il est devenu quoi ? Retour à l’orphelinat ?