Top 25 des saisons vues en 2025

Salut les sériephiles,

Cela faisait longtemps que je n’avais plus fait de top, mais à une époque, j’en faisais carrément un calendrier de l’avent. J’aurais pu faire pareil cette année si je m’y étais pris à temps, mais mieux vaut tard que jamais. Chaque année, je me dis que faire un classement est une idée discutable. Et chaque année, je le fais quand même. Parce qu’un top, ce n’est pas qu’une histoire de notes : c’est une façon de raconter une année de visionnage, mais aussi et surtout une manière de garder une trace facilement accessible pour les années suivantes, quand je vais me la jouer petit nostalgique !

Voici donc une liste de 25 saisons vues cette année (possiblement, je viens juste de finir la 25e pour que ça sonne bien pour mon article et c’est pour ça que je publie si tard, vous n’avez pas de preuve). J’ai choisi de les classer de la moins bonne à la meilleure. D’abord, parce que personne n’a envie de finir un article sur une déception, mais aussi parce que je trouve ça plus positif d’aller vers le meilleur. Et normalement, je publie ça juste à temps pour votre réveillon, eh. J’espère que ça vous plaira !

Les notes sont évidemment subjectives, liées au contexte, à l’attente, à l’humeur du moment. Elles sont également fixées par rapport à ce que j’attends de la série – c’est-à-dire qu’il est évident que je n’ai pas les mêmes attentes quand je lance un épisode de Severance ou un de Plus belle la vie. Ici, je me suis contenté de faire la moyenne des épisodes de chaque saison !

25. Ironheart – 09/20

Hum, il est possible que je vienne juste de la finir et que je le regrette un peu. Si l’objectif était de me donner une petite dose de Marvel “comme avant”, Ironheart m’a surtout rappelé pourquoi je soupire autant devant certaines séries du MCU, comme Echo, par exemple. Le casting est excellent, mais l’écriture transforme l’héroïne en une ado capricieuse (alors qu’elle est adulte) et complètement débile, alors qu’elle est censée être un génie. Et la conclusion, qui n’en est pas une, n’est absolument pas logique par rapport au reste de la série. Un échec cuisant, donc.

24. Marvel Zombies (S01) – 09,5/20

Sur le papier, l’idée avait tout pour me parler : reprendre l’univers Marvel en mode animé, gore et décomplexé. Dans les faits, Marvel Zombies m’a surtout laissé une impression de rendez-vous raté. C’est souvent paresseux dans l’écriture, rarement surprenant, et l’animation ne suffit pas à compenser l’absence d’enjeux ou d’émotion. On regarde, on reconnaît des personnages, on passe à autre chose. Une curiosité dispensable, clairement pas la proposition audacieuse que j’espérais.

23. Tomb Raider – 10/20

J’avais très envie d’y croire. Vraiment. J’aime Lara Croft, j’aimais l’idée d’un animé Netflix pour explorer ses quêtes, son héritage et son rapport à l’aventure. Les dessins sont beaux, l’animation est fluide, il y a clairement du savoir-faire… mais je suis complètement passé à côté du scénario. Les enjeux ne m’ont jamais accroché, les personnages encore moins (ce qui est quand même un comble pour Tomb Raider), et l’ensemble m’a laissé assez froid. Une série que j’aurais voulu aimer, mais que j’ai surtout regardée sans jamais réussir à m’impliquer.

Pas de critique dispo sur le blog.

22. Alien Earth – 13,9/20

Le concept avait de quoi intriguer : ramener Alien sur Terre, en série, avec l’ambition d’élargir l’univers sans se contenter de recycler les films. Et sur certains aspects, ça fonctionne plutôt bien : l’ambiance est soignée et de rares idées viennent vraiment enrichir la franchise. Le problème, c’est que la série peine à maintenir la tension sur la durée. Le rythme est inégal, les personnages mettent du temps à exister et l’ensemble manque d’un vrai souffle horrifique. C’est aussi la preuve que je surnote vraiment sur le blog, parce que je ne vois pas comment on peut leur donner la moyenne alors qu’ils ont autant foiré un concept si simple !

21. What if…? (S03) – 14/20

Troisième saison, et toujours le même constat : What If…? est une série aussi sympathique que frustrante. L’idée de départ reste excellente et certains épisodes proposent de vrais détournements malins de l’univers Marvel, avec une animation efficace et quelques concepts vraiment fun. Mais l’ensemble manque de régularité et trop d’épisodes donnent l’impression de survoler leurs idées sans les pousser jusqu’au bout. Une saison correcte si l’on regarde la moyenne, mais en vérité catastrophique et sauvée uniquement par la conclusion de la série. Dommage.

20. Plus belle la vie Encore plus belle (S02) – 14/20

Cette deuxième saison confirme surtout une chose : le rythme de croisière est trouvé. Rien de révolutionnaire ici, mais une série qui assume d’être un feuilleton populaire. Tout n’est pas égal : certains arcs sont bâclés à en devenir inutiles, d’autres tombent un peu à plat. Une saison correcte, sans éclat, mais efficace. J’espère juste ne plus jamais revoir Ophélie dans la série (et je sais que c’est impossible).

Pas de critique sur le blog (imaginez le nombre d’articles, sinon !)

19. The Walking Dead Daryl Dixon (S03) – 14,1/20

J’ai beau aimer Daryl et reconnaître les efforts de mise en scène, cette saison confirme surtout que la franchise The Walking Dead vit désormais sur ses acquis. Le dépaysement fonctionne et surprend toujours dans cette série, l’ambiance est soignée, mais les intrigues tournent en rond et peinent à justifier leur existence sur la durée. Je regarde plus par habitude que par réel enthousiasme. Correct, mais clairement pas indispensable.

18. NCIS Tony & Ziva (S01) – 14,3/20

Retrouver Tony et Ziva avait tout du plaisir coupable… et c’est exactement ce que propose cette première et unique saison. Le duo fonctionne toujours, l’alchimie est intacte et la série sait jouer sur la nostalgie sans trop forcer. En revanche, les intrigues restent très classiques, parfois même un peu paresseuses, et peinent à exister autrement que comme prétexte à réunir les personnages. Une saison agréable et humoristique, portée par ses héros, mais qui ne cherche jamais vraiment à se réinventer. Diffusée sur M6 à partir du samedi 10 janvier 2026, la série vient d’être annulée aux USA. Dommage.

17. The Last of us (S02) – 14,9/20

Une saison 2 impressionnante sur le plan formel, mais loin de m’avoir embarqué autant qu’elle semble l’exiger. The Last of Us impose ses choix, sa violence et son propos sans jamais chercher à ménager le spectateur, au risque de transformer l’expérience en épreuve plus qu’en plaisir de série. Je reconnais l’ambition, mais je suis resté souvent à distance car ça manque de maîtrise. En fait, ça m’a parfois même agacé par ses lenteurs…

16. Heated Rivalry (S01) – 15/20

Le concept promettait une vraie romance sur fond de rivalité sportive. Problème : la rivalité est à peine exploitée et la romance n’en est pas une dans les premiers épisodes, parce qu’un plan cul n’a jamais rien eu de romantique. Heated Rivalry fonctionne pourtant grâce à ses acteurs, ses personnages et à ses scènes efficaces par leur réalisme. Elle offre une représentation plus que nécessaire et attendue et je l’aime vraiment pour ça. C’est un coup de depuis l’épisode 3, la fin de l’épisode 5 me fait encore monter les larmes alors que j’ai vu la scène 150 fois au moins sur les réseaux sociaux et elle m’a fait tomber dans une vraie obsession (je vais commencer les romans en janvier). Bref, je l’adore… mais objectivement, non, l’écriture ne mérite pas plus que 15.

15. 9-1-1 (S08) – 15,3/20

La série continue d’aligner les catastrophes improbables et les situations toujours plus excessives, et c’est à la fois sa force… et sa limite. 9-1-1 reste efficace, rythmée, parfois très divertissante, mais cette saison 8 donne aussi l’impression de tourner en rond, avec des intrigues qui recyclent beaucoup et des arcs émotionnels moins marquants qu’avant. Je regarde toujours avec plaisir, mais plus par fidélité que par véritable surprise. Une saison correcte, qui n’est mémorable que pour sa décision totalement incompréhensible vers la fin… mais je ne veux pas spoiler si vous n’êtes pas à jour.

14. Culte (S02) – 15,5/20

La saison 2 continue d’explorer ses thèmes avec sérieux, en reprenant ici l’histoire des 2Be3, mais sans retrouver l’élan ni la force de la première. Culte reste bien écrite, pertinente dans ce qu’elle raconte, mais l’ensemble m’a paru plus sage, moins marquant, comme si la série avançait désormais en terrain balisé… et en oubliant que sa plus grande force, c’est le réalisme. Ils oublient trop de coller à une époque et rajoutent toute une partie de fiction qui ne fonctionne pas aussi bien qu’ils l’espèrent, parce que ça trahit le concept.

13. Daredevil Born Again (S01) – 15,6/20

J’attendais beaucoup de ce retour, peut-être trop. Daredevil: Born Again fait le job sur certains aspects, comme l’ambiance, quelques personnages, l’envie de renouer avec quelque chose de plus sombre. Cependant, l’ensemble reste inégal et parfois frustrant. On sent une série tiraillée entre héritage et nouvelle direction, sans toujours réussir à trancher. Ce n’est clairement pas un ratage, mais pas non plus le renouveau marquant que j’espérais. J’attends beaucoup de la saison 2 en 2026.

12. Grey’s Anatomy (S21) – 15,6/20

Vingt-et-une saisons plus tard, Grey’s Anatomy continue d’avancer, parfois contre toute attente. Moi, je continue de radoter et ça pourrait être un copier-coller de mon avis de la saison 17 que ça reviendrait au même : cette saison n’est clairement pas la plus marquante, mais elle reste étonnamment solide, avec quelques arcs (et un départ dont j’ai parlé dans un article à part accessible ici surtout, bordel) qui me rappellent pourquoi je suis encore là après tout ce temps. Tout n’est pas égal, certains personnages tournent en rond, mais la série conserve son savoir-faire.

11. Law & Order Special Victims Unit (S26) – 16/20

La série n’a plus rien à prouver et cette saison 26 le confirme tranquillement. SVU continue de traiter ses affaires avec sérieux, efficacité et une certaine rigueur qui force le respect, même après autant d’années. Tout n’est pas marquant, loin de là, mais la constance est impressionnante et certains épisodes rappellent pourquoi la série reste une référence du genre. Je ne suis plus surpris, mais je reste fidèle, et à ce stade, c’est déjà beaucoup.

Pas de critique sur le blog, je regarde ça sans prendre de note.

10. Severance (S02) – 16,4/20

Une saison attendue, scrutée, et forcément comparée à la première… Je suis surpris qu’elle finisse si haut dans le top tant elle m’a en vérité déçu ! Oui, Severance continue de fasciner par son concept, son univers et certaines idées très fortes, mais cette saison 2 m’a aussi paru beaucoup trop étirée, trop embourbée dans son propre mystère et pas assez claire dans les réponses qu’elle apportait. Il y a toujours des moments brillants, des images marquantes et une vraie identité, mais l’impression que la série retient volontairement ses cartes m’a tellement frustré. Il faut attendre plusieurs années pour la suite et à mon sens, ils se sont perdus en chemin là.

9. You (S05) – 16,7/20

Après une saison 3 clairement en trop et une saison 4 qui tentait de redresser la barre (saisons également vues sur le blog, les critiques sont sur le blog), cette saison 5 a au moins le mérite d’assumer la fin. You continue de chercher à rendre Joe fascinant ou excusable et va au bout de sa logique, avec un succès plus ou moins discutable. Tout n’est pas irréprochable, mais la série parvient à se conclure de manière cohérente – sans la moindre surprise, par contre. Une fin plutôt satisfaisante pour une série qui aurait dû s’arrêter plus tôt.

8. Home for Christmas (S03) – 16,8/20

J’avais peur d’un retour inutile, mais cette saison 3 s’en sort mieux que prévu. Home for Christmas retrouve une partie de ce qui faisait son charme, avec des situations toujours un peu bancales, des personnages attachants et cette ambiance douce-amère qui fonctionne bien à Noël. Tout n’est pas aussi juste ni aussi marquant qu’avant, mais la série reste sincère et agréable à suivre, sans chercher à en faire trop. Une saison imparfaite, mais plutôt réussie. J’espère même une saison 4, maintenant.

7. Skeleton Crew (S01) – 17/20

Grosse bonne surprise. Skeleton Crew réussit là où beaucoup de séries Star Wars récentes se sont plantées : proposer une vraie aventure, simple, lisible, portée par des personnages attachants et une énergie très “cinéma”. Le ton est plus léger, parfois très référencé, mais l’ensemble fonctionne parce que la série assume pleinement son point de vue et son public. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est efficace, généreux et franchement plaisant à suivre. Par contre, je ne pensais pas qu’elle finirait si haut dans le classement, c’est une surprise de voir que ça m’a autant plu… alors que c’est très oubliable.

6. Resident Alien (S04) – 17,2/20

La série continue de faire ce qu’elle sait faire de mieux : mêler l’absurde, l’émotion et la SF sans jamais perdre son identité. Cette saison 4 est peut-être un peu moins surprenante, bien qu’elle s’éloigne des comics, mais elle reste portée par des personnages toujours aussi attachants et un humour qui tombe souvent juste. Resident Alien se termine avec brio, avec suffisamment de cœur et d’idées pour rester très agréable à suivre jusqu’à son ultime minute.

5. Eyes of Wakanda (S01) – 17,3/20

Une excellente surprise quand je m’attendais à être déçu après les échecs récents d’autres séries Marvel me concernant (il n’y a qu’à voir le début de de ce top). Eyes of Wakanda parvient à enrichir l’univers sans l’alourdir, en proposant une série animée élégante, (trop) concise et bien écrite. Chaque épisode explore une facette différente de l’héritage wakandais, avec de vraies idées de mise en scène et un sens du rythme très maîtrisé. Une très belle proposition, qui prouve que Marvel peut encore faire juste…

4. Dream Productions (S01) – 17,3/20

Mieux vaut tard que jamais, en voilà une autre finie ce matin. C’est une très bonne surprise, et une énorme frustration à la fois. Dream Productions exploite brillamment l’univers de Vice-Versa, avec des idées vraiment drôles, un rythme très efficace et une vraie réflexion sur le fait de grandir et de laisser certaines choses derrière soi. Les personnages fonctionnent immédiatement et certains épisodes sont excellents. Le principal problème reste son format : trop court, trop resserré, avec une conclusion un peu bancale qui empêche la série d’aller totalement au bout de ses idées. Malgré ça, j’ai passé un excellent moment, et j’en aurais clairement repris beaucoup plus.

3. Splendeur & Influence (S01) – 17,5/20

Deuxième coup de cœur de cette année. Une excellente comédie, et une vraie surprise. La série démarre très fort avant d’accuser un léger coup de mou, mais reste portée par une écriture efficace et surtout par Anne Dorval, absolument exceptionnelle, comme toujours. C’est drôle, très drôle même, avec des gags qui s’enchaînent et donnent envie d’enchaîner les épisodes sans réfléchir. Une série qui se dévore plus qu’elle ne s’analyse, ce qui explique aussi pourquoi elle fonctionne si bien… et pourquoi elle est parfois difficile à décortiquer en critique.

Pas de critique sur le blog, donc, je riais trop pour ça.

2. Twisted Metal (S02) – 17,6/20

Cette saison 2 assume encore davantage son délire et gagne clairement en efficacité, surtout qu’ils ont casté une actrice que j’adore alors… Sans surprise, elle est dans mon top 3 (la surprise, c’est qu’elle ne soit pas première). Twisted Metal pousse plus loin son humour perché, son côté excessif et ses personnages improbables, sans chercher à devenir autre chose que ce qu’elle est. C’est bourrin, parfois très con, mais étonnamment bien rythmé et souvent très fun. Une série qui sait exactement jusqu’où aller, et qui s’améliore en embrassant pleinement sa folie. J’ai tellement hâte de voir la suite !

1. Paradise (S01) – 18/20

Un dernier coup de cœur dans les nouveautés de cette année. Paradise accroche immédiatement par son concept, puis confirme l’essai épisode après épisode grâce à une écriture solide, un vrai sens du rythme et une montée en tension parfaitement maîtrisée. La série sait ménager ses révélations, faire confiance à son spectateur et aller au bout de ce qu’elle raconte sans tricher. C’est prenant, efficace, et surtout très satisfaisant à suivre du début à la fin.

Cette fois, c’est tout pour moi, le blog s’arrête ici pour 2025 ! Je vous souhaite un excellent réveillon, plein de bonnes choses et à demain pour les vœux de la nouvelle année (oui, il y aura un article demain aussi, c’est la fête cette semaine).

Belle soirée à tous !

Severance – S02E10 – Cold Harbor – 19/20

C’est une belle conclusion pour la saison, avec même carrément le contenu d’un double épisode ici. On a beaucoup de réponses apportées – même si elles soulèvent des questions ou laissent en tout cas quelques pistes à explorer – et la fin me paraît moins frustrante que celle de la saison 1. Je suis véritablement curieux de ce que proposera la saison 3 car je ne sais pas où ils souhaitent aller, mais ça ne me dérange pas plus que ça. Je savoure cet épisode, au moins.

Spoilers 

Mark peut-il faire confiance à Mark ? Probablement pas, mais il faut bien avancer…

Why am I here ? Why are you here ?

Le chalet dans lequel Mark se réveille est un chalet qui est fait pour donner naissance en théorie. Il donne ici naissance à de nouvelles révélations : Cobel affirme que Gemma est encore en vie si Cold Harbor n’est pas terminé ; Mark lui répond qu’il sait où est le couloir sombre qui mène ailleurs à Lumon.

Cela tombe bien : ils en ont précisément besoin. Cobel et Devon expliquent le plan à Mark : le but est de sauver Gemma en passant de l’innie à l’outtie. L’innie termine Cold Harbour, change d’étage et redevient son outtie, c’est l’outtie qui récupère Gemma dans la zone de test où elle se fera tuer, puis l’innie qui la guide à nouveau à l’étage jusqu’à l’ascenseur qui les fait partir d’ici.

Le seul défaut de ce plan pour l’innie de Mark ? Il comprend qu’on lui demande de se sacrifier et de mettre un terme aux vies de tous les innies. Il n’est pas spécialement pour. Pour le convaincre, Devon lui donne une caméra sur laquelle Mark s’est enregistré en train de s’excuser auprès de son innie de lui avoir fait vivre un Enfer simplement parce qu’il a cru les paroles de Lumon. C’est beau. Grâce à cette caméra, les deux Mark peuvent enfin se parler.

L’innie enregistre sa réponse, puis sort sur le balcon du chalet où l’outtie reprend conscience et découvre que son innie n’a pas l’impression de vivre réellement un cauchemar. C’est ce qui rend difficile le suicide qu’on lui demande : il n’a pas envie d’en finir avec ce qu’il connaît de la vie et qui est à son sens parfaitement acceptable. L’outtie a pensé à tout : il a commencé à suivre une procédure qui leur permet la réintégration – ne refaire qu’une seule et même personne. Ce n’est pas si simple à comprendre.

Il faut dire aussi que l’outtie ment à son innie selon moi – et oui, j’ai adoré cette scène avec un vrai dialogue entre eux. On voit bien qu’il est difficile de répondre aux questions de l’innie qui calcule qu’il n’existe que depuis deux ans. Il tente alors de l’amadouer avec son histoire de deuil et c’est la pire des idées : l’innie comprend soudainement que son outtie pourrait être en train de lui mentir, qu’il ne s’est pas intéressé à sa vie (Heleny au lieu de Helly, lol, on dirait moi sur mes critiques) et qu’il perdrait tout même avec réintégration, puisqu’Helly ne serait pas réintégrée et qu’elle l’aime.

À bout, l’outtie fait appel à sa sœur depuis le balcon. Il est excédé par le fait que l’innie n’en fasse qu’à sa tête, forçant Cobel à intervenir. Elle décide de parler à Mark R seule à seul pour tout lui expliquer, enfin. Les numéros à Lumon ? Eh bien, ils permettent de recréer une personnalité à Gemma, tout simplement. Chaque dossier – et il y en a 24 – sont une nouvelle personnalité pour elle, une nouvelle salle, un nouvel innie. Allons bon.

Cobel pousse à bout Mark l’innie en lui expliquant qu’il n’aura pas d’happy ending avec Helly. Tu m’étonnes. Mark demande alors à Devon de faire en sorte que la prochaine chose qu’il voit soit bien la sortie du boulot s’il souhaite revoir Helly un jour.

De son côté, à Lumon, Helly l’innie est confrontée à son père et qu’est-ce que j’ai aimé sa réplique du « god you’re fucking weird ». Voilà qui en dit long sur la série ma foi. Le père affirme à sa fille qu’il n’aime pas sa fille, justement, parce qu’il ne voit plus Kier en elle. En revanche, il le voit à nouveau en l’innie qu’elle est : la haine qu’elle éprouve, son besoin d’agir et de le confronter, c’est ce qu’il attend d’elle, tout simplement.

Le lendemain, elle retrouve enfin Mark, qui est de retour au boulot, comme il l’espérait. Le boulot a bien changé, cependant, avec un nouveau tableau à l’accueil représentant clairement toute la vie de Mark. Cela n’empêche pas Helly et Mark de se faire un câlin, avant de se balader dans les couloirs et de tomber sur une statue de cire absolument flippante du Fondateur. Dans la main de celui-ci, une enveloppe adressée à Mark de la part de Milchick : le Fondateur et Helly seront les témoins de la fin du dossier Cold Harbor.

Alors qu’ils s’installent aux ordinateurs, Helly confie à Mark ce qu’Eagan lui a dit la veille, poussant Mark à révéler ce qu’il sait lui-même. Milchick ? Il doit réintégrer Dylan : bien qu’il pensait avoir démissionné, ce n’est pas le cas car son outtie a décidé de lui répondre. « Dear innie ». On passe d’un « Fuck you » à un « Tu peux partir si tu veux, mais tu devrais rester parce que je t’admire vu que ma femme t’admire pour ta confiance que je n’ai pas ». Allons bon. Cela remet quelques certitudes en question, c’est sûr. Et ça empêche presque Milchick d’assister à l’événement du jour : le 25e et dernier dossier est sur le point d’être complet.

Le dernier dossier ? Il confronte Gemma à la tenue qu’elle portait le soir de son accident. Elle semble la reconnaître quand on lui demande de la porter, alors que Mark hésite à compléter le dossier comme Cobel lui demande. Il en parle avec Helly qui remarque bien qu’ils sont foutus. Elle, elle souhaite que Mark puisse vivre et elle est prête à le sacrifier pour ça. Elle sait qu’elle est Helena et que leur amour est impossible. C’est beau ce qu’ils nous disent, dis donc.

L’innie finit par accepter de faire ce qu’on lui demande et de reprendre le travail sur Cold Harbor, tout en disant adieu à Helly avec une dernière private joke sur l’Equateur. Dans ce qui m’a paru être la fin de l’épisode alors que ce n’était que le milieu : ils décident ensemble de mettre les derniers numéros dans le bon dossier pour mettre un terme à tout. La série sait prendre son temps pour y arriver.

On attend désespérément la suite et Mark qui se met à courir pour sauver Gemma, mais ce n’est pas ce qu’il se passe. Bien au contraire : la statue de cire de Kier se met à parler et à présenter une émission digne des années 80. Il en est le présentateur qui introduit Milchick sur la scène également. On a droit à une petite scène de dispute entre Kier et Milchick, ce dernier n’hésitant pas à répliquer quand on critique son verbiage. C’est tout bonnement excellent et amusant, mais ce n’est que le début. On enchaîne sur une scène improbable avec toute une fanfare venant célébrer la réussite de Mark.

Pendant que Gemma est conduite dans les couloirs du sous-sol, prête à mourir je suppose, et que Mr Eagan vient assister au test, la fanfare s’éclate à l’étage de Mark et Helly. Ces deux-là sont coincés face à un Milchick qui s’éclate alors que Mark veut juste se dépêcher d’aller sauver Mrs Casey. Helly fait diversion en volant la radio de Milchick et en l’enfermant dans les toilettes comme elle peut – sans l’aide de la fanfare mais ouf avec celle de Dylan in extremis ; permettant à Mark de suivre les instructions laissées par Irving pour se rendre dans le couloir sombre où il pourra sauver Gemma.

C’est un vrai labyrinthe Lumon et il n’a pas intérêt à se tromper. C’est presque dommage qu’Helly ne soit pas avec lui, puisqu’elle a tout mémorisé dans l’épisode précédent. Quant à moi, je suis frustré : j’ai l’impression de tout comprendre, mais bim, on nous ressort la cinglée avec ses chèvres et je me demande ce que j’ai raté encore. Elle l’offre en sacrifice au boss de Milchick afin qu’elle puisse guider l’âme d’une femme bienaimée avec qui elle sera enterrée vers l’esprit de Kier. Rien. Que. Cela. J’vous jure, à ce stade, je me suis dit qu’il était temps d’aller dormir en fait. La femme semble toutefois regretter de devoir sacrifier sa protégée.

Elle hésite un temps, juste assez long pour que Mark débarque. Il essaie d’ouvrir la porte qui est supposée le mener à Gemma – mais son pass ne l’ouvre pas. Il se trouve en revanche que la porte est juste devant la porte cachée de la salle du sacrifice. Drummond entend Mark et sort donc de la salle du sacrifice pour essayer de comprendre ce qu’il se passe.

Mark ne lui est plus d’aucune utilité : il n’hésite pas à le tabasser et l’étrangler un long moment. La haine se lit dans les yeux de Drummond et il est prêt à aller au bout. Il est toutefois interrompu par la femme aux chèvres qui pointe le flingue sur lui. Elle aime bien Mark et elle ne veut plus de meurtre. S’ensuit un autre tabassage en règle : celui de Drummond par la femme, un peu aidée par Mark. Ce dernier l’empêche toutefois de tuer Drummond et je ne sais pas trop pourquoi.

Vouloir le pass d’accès de Drummond, je comprends, mais l’emmener avec lui, ça me paraît risqué. J’ai toutefois éclaté de rire quand j’ai découvert ce que les scénaristes avaient prévu : Mark voulait que Drummond aide son outtie à trouver son chemin. C’est peine perdue : au moment de récupérer ses esprits, Mark appuie sur la gâchette. L’outtie se réveille donc avec une fontaine de sang dans la gueule et un cadavre qui lui tombe dessus. Rassurant comme réveil.

Il n’a plus qu’à trouver la salle de Cold Harbor à temps. Dans la salle de Cold Harbor ? Gemma découvre un berceau vide. Guidée par les instructions d’Eagan, elle est bien forcée d’entrer dans la pièce et de se confronter à celui-ci. Il souhaite savoir qui elle est. Le berceau n’est pas si vide que ça cependant : il y a un tournevis dedans, dont elle doit s’emparer pour le démonter. Terrible ce test. Le but est de voir si elle sent le deuil au-delà de la pénibilité du travail manuel. J’avais compris l’inverse jusqu’ici.

Toujours est-il que Mark n’est pas loin et finit par trouver la salle Cold Harbor. Bien sûr, l’assistante qui mène Gemma dans toutes les salles essaie de l’empêcher d’aller au bout de ce qu’il souhaite faire, mais il y parvient en lui faisant peur, puis en utilisant le sang de Drummond sur sa cravate pour tromper le détecteur sanguin de la porte. C’est un peu exagéré, mais soit. C’est passionnant de voir que ça mène enfin aux retrouvailles entre Mark et Gemma.

Bien sûr, elle ne le reconnaît pas, bien sûr, il y a eu 25 dossiers pour totalement supprimer l’outtie, mais elle finit par faire confiance à Mark quand il se présente comme son mari venu l’aider. C’est la défaite totale pour Mr Eagan : Mark parvient à faire sortir Gemma de la salle – et quand elle passe le seuil de la porte, elle retrouve sa mémoire.

Elle déclenche aussi une alarme générale qui interrompt leur étreinte et s’entend dans tout le bâtiment. En parallèle, et c’était moins intéressant, Helly parvient à convaincre toute la fanfare de ne plus suivre les ordres de Milchick : elle a besoin de leur aide car ils sont sur le point d’être désactivés – et elle sait qu’ils ont perdu des amis eux aussi. L’alarme l’interrompt et marque le succès de Mark dans la première étape.

Il faut encore réussir à s’échapper et à… oui, tiens, à quoi tout cela mènera-t-il ? À un baiser dans l’ascenseur pour le réveil de Mark S l’innie et de Mrs Casey. C’était plutôt amusant à suivre en vrai. Cela n’empêche pas le couple de détaler à toute vitesse vers la sortie. Mark fait sortir la femme de son outtie en premier, mais ça fait qu’il hésite vraiment à la suivre, parce qu’il sait qu’il devrait dire adieu à Helly. C’est terrible.

Qu’est-ce que DIchen Lachman est une actrice incroyable. Elle voit Mark, son mari, choisir de rester avec Helly, trahi par son inni finalement. Le personnage de Gemma est vraiment un personnage de souffrance, c’est ouf. La saison se termine donc ici : Helly et Mark sont ensemble à tenter de faire face à Lumon, tout comme Dylan et la fanfare font face à Milchick. J’adore Helly, mais je suis plutôt triste en vrai : Mark mérite un happy ending avec Gemma, tandis qu’Helly et Mark sont condamnés à court terme. Mais bon. La passion, tout ça. Courez dans votre couloir, vous n’irez nulle part.

En bref

Cette saison est plus inégale encore que la première, je trouve, parce que j’ai l’impression qu’on démultiplie les pistes en permanence et qu’une énorme partie des épisodes ne sert qu’à accentuer la confusion et prendre son temps quand tout ce qu’on veut nous c’est avoir des réponses après une attente interminable et avec une autre attente interminable.

D’accord, la saison 3 est annoncée, mais s’il faut encore attendre deux ans et demi pour à peine une dizaine d’heures de contenu, je ne sais pas si le jeu en vaut la chandelle. Il y a eu cette saison des épisodes où je me suis posé sincèrement la question de ce que j’étais en train de regarder. On sent bien qu’ils savent où ils vont, mais les scénaristes ne donnent pas toujours assez de pistes et d’éléments pour nous convaincre que ça vaut le coup de rester. Et l’épisode sur Cobel, toute la mythologie Kier/Eagan et le flou qui continuent de régner ne me rassurent pas.

La saison 3 ? Je ne sais pas trop. Irv est parti en train avec l’aide de Burt (qui n’était pas si gentil que ça), mais le reverra-t-on ? Mark et Helly courent dans Lumon, mais vers où quand ils n’ont nulle part où se mettre à l’abri ? Dylan se rebelle contre Milchick, mais souhaite-t-il pour autant perdre son poste ? Reverra-t-on Mlle Huang ? Que cache encore Cobel ? Devon va-t-elle récupérer Gemma sans son frère ?

Il y a tellement de possibilités et de choses à raconter, mais je suis sûr qu’ils prendront le temps de nous surprendre avec encore un ou deux twists improbables. Allez savoir, ils commenceront peut-être par l’histoire complète de la dame aux chèvres ! Et moi, je regarderais probablement dès la sortie…

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Severance – S02E09 – The After Hours – 16/20

La qualité est de retour avec des avancées incertaines, mais bien présentes. Les longs silences ne remplacent pas tous avec efficacité des dialogues et les dialogues sont parfois assourdissants par leur absence de réponse. On sent tout de même qu’on s’approche d’une fin de saison, même si je reste déstabilisé par les choix faits qui ne permettent pas d’en apprendre beaucoup plus.

Spoilers 

Mark peut-il faire confiance à Cobel ? Probablement pas, mais il faut bien avancer.

Devour feculence.

Un épisode moins bon que les autres a suffi à me déconnecter totalement de la série, même si son cliffhanger offrait des révélations complètement dingues qui auraient dû me donner envie d’en voir bien plus. Pourtant, voilà, j’ai préféré bosser que de suivre tout ça. C’est fou, tout de même. Malgré tout, me revoilà devant la série. Il y a plein de questions que je me pose et, en vrai, je n’ai pas tenu tout ce temps pour rester sans réponse.

L’épisode commence en se centrant sur Helly. C’est toujours une bonne chose, car c’est celle dont la vie extérieure à l’entreprise a le plus à nous apprendre sur la mythologie complexe de la série. Cela dit, son crawl impeccable me donne plus envie d’aller à la piscine que de continuer à regarder l’épisode. L’ambiance mystérieuse un peu lourde de l’épisode précédent continue en plus dans cet épisode. La musique est incroyable et permet vraiment de donner une ambiance géniale à l’ensemble, mais c’est tout de même long.

On sent bien que des choses se mettent en place, mais c’est déjà l’avant-dernier épisode de la saison alors est-ce vraiment nécessaire de nous montrer que Helly coupe ses œufs durs comme une vraie psychopathe ? Je dis ça, mais ça donne envie d’acheter le même appareil pour faire de jolies salades de crudités. Juste, je ne fais pas ça en plein hiver. Je sais bien que ce n’est pas la critique que vous attendiez de ma part : après tout, cet épisode la voit interagir avec son père tout de même ! Seulement voilà, je me concentre sur ce que je comprends, que voulez-vous ?

Après le générique, nous apprenons que Mlle Huang s’appelle Eustice, et nous l’apprenons grâce à Milchick qui a beaucoup à lui dire : il la félicite d’avoir réussi sa période d’essai – et elle est surprise que ce soit déjà fini. Elle apprend son déménagement dans un centre Eagan le soir-même et doit sacrifier son jeu préféré pour le bien de l’entreprise. Nous la voyons donc détruire avec une statue d’Eagan un jeu représentant quelqu’un en train de nager. Helly se fait écraser par son père de la même manière ?

De son coté, Irving rentre chez lui et tombe nez à truffe avec un chien qui contemple son œuvre d’art et avec Burt, assis dans un coin sombre. Il est en train de lire les notes d’Irv et découvre les soupçons de son… ami ? amant ? ex ? Je ne sais pas trop. Irving assure en tout cas qu’il n’a plus de soupçons désormais. Burt le teste aussitôt en lui proposant un petit tour en voiture avec lui – qu’il ne peut refuser.

Une fois dans celle-ci, Burt explique qu’il n’a jamais blessé personne : il se contente de déplacer les gens d’un point A à un point B. Il est donc bien un complice de Lumon. Burt l’emmène dans ce qui ressemble à une gare et lui assure qu’il ne pourra plus revenir à Kier après son départ. Ah. Allons bon ? Cela me donne l’impression d’une matrice – ou d’un nouveau Westworld. Burt en fait en tout cas beaucoup pour Irv et prend de grands risques : il lui assure qu’il le fait par amour. C’est surprenant pour Irving d’être aimé pour la première fois, cependant, il affirme être prêt à être aimé.

Ce n’est pas suffisant : Burt assure qu’ils ne peuvent pas être ensemble et finit même par s’énerver. Irv accepte donc de s’en aller avec son chien, vers la voie 9 ¾. Pardon, les voies 3-4. Bon voyage ? Il monte dans un train qui part, laissant bien Burt derrière lui – et tant pis pour les risques que Burt prend.

Pendant ce temps, Gemma est toujours surveillée de près alors que le projet Cold Harbor est bloqué à 96%. Il est neuf heures du matin, mais Mark n’est pas au travail. Milchick est vite tenu au courant et doit gérer Helly à peu près aussitôt parce qu’elle s’inquiète de son absence (elle a la joie de se voir rappeler qu’elle est, en tant qu’innie, une employée ; même si elle est la boss), mais non, Mark n’a pas l’intention de venir à Lumon ce jour-là. Il est dans la voiture de sa sœur qui décide de l’emmener voir Cobel. Il pense que c’est une erreur, qu’on ne peut pas faire confiance à son ancienne voisine et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il a bien raison.

Pourtant, il suit tout de même le plan de Devon et ignore les appels de Milchick, inquiet pour le projet Cold Harbor. Mark suit les conseils de sa sœur coûte que coûte, mais il ne peut s’empêcher d’être énervé après Cobel. Bien que celle-ci assure qu’ils sont des alliés désormais, elle peine à révéler tout ce qu’elle sait tout de même. Elle s’inquiète de savoir si Mark a complété Cold Harbor, sans trop expliquer pour autant, et lui propose d’attendre la nuit pour parler avec son innie. Il faut tout de même attendre alors que Mark sait que Gemma est prisonnière. Pour ne rien arranger, Cobel explique calmement que Gemma est possiblement morte, s’il a déjà complété le dossier. Ben super. La série est forte pour mettre des enjeux et du suspense en ne donnant que des miettes.

Mark finit par appliquer ce que Cobel lui conseille : il appelle Milchick pour lui dire qu’il est malade. Cela ne dure qu’un temps cependant : Milchick veut absolument venir le voir à l’hôpital alors Mark finit par avouer qu’il n’est pas malade. Il voulait juste un jour off. Bordel, les silences dans cette conversation téléphonique sont si longs ! Cela me donnerait de grandes envies de raccrocher bien vite au nez de ce Milchick. Mark promet de revenir le lendemain, Milchick est obligé de choisir de le croire (ou non ?).

La journée passe donc et une fois la nuit tombée, Cobel tient sa promesse. Elle emmène Mark et Devon en voiture : Mark est dans le coffre, Devon est passagère et assiste à un échange totalement lunaire où Cobel explique qu’elles se rendent au cottage 5 et que ce doit être un grand secret. Soit. On nous coupe un peu les choses, et Mark l’innie se réveille dans le chalet en question où Devon le guide vers Cobel. On s’arrête donc pour cet épisode sur une répétition du « she’s alive » de fin de saison 1. Ma foi. Je n’ai plus qu’à enchaîner sur l’épisode suivant.

Loin de Lumon, Dylan n’a aucune idée de ce que traverse sa femme. Elle finit par lui avouer, toutefois, qu’elle a embrassé son innie, pendant environ une minute. Il ne sait pas trop comment prendre la nouvelle apparemment, mais elle s’excuse, preuve qu’elle se sent coupable. Il a l’impression que sa femme le trompe et réagit mal à cette nouvelle inattendue – avec colère, en fait. Il lui interdit de revenir à Lumon.

Sans surprise, sa femme y retourne donc et explique à l’innie qu’elle a tout avoué à son alter-ego. Elle est là pour rompre avec cet innie, parce que même si elle est amoureuse de lui, elle se rend bien compte que son mari est trop énervé pour continuer cette relation intra-conjugale. Franchement, il n’y avait que Severance pour inventer un truc pareil. Une chose est sûre : Dylan a beau faire une déclaration d’amour et une demande en mariage, Gretchen le plaque pour de bon, privilégiant la relation avec l’outtie. Forcément : c’est sa vie.

Dylan finit par tout raconter à Helly. C’est une bonne chose que ce secret soit révélé, mais ça rend l’ensemble de ce qu’il se passe encore plus compliqué : Dylan prend conscience qu’ils n’ont pas de vie. Helly a beau essayer de le convaincre qu’ils ont des vies différentes dans l’entreprise et en-dehors, son argument peine à l’atteindre puisque Mark n’avait pas pris conscience qu’elle n’était pas elle-même il y a quelques épisodes. Outch.

Dylan décide alors de démissionner – et ce n’est pas l’outtie qui le fait, c’est l’innie. Il remplit un formulaire pour cela, sous le regard désapprobateur de Mlle Huang et les reproches de Milchick. Il faut dire qu’il sait bien qu’il est dans la merde vis-à-vis de ses supérieurs ; et effectivement, Mr Drummond lui reproche sa très mauvaise gestion de l’équipe de nos héros et le force à s’excuser. En boucle. Cela ne fonctionne pas bien longtemps : Milchick sait très bien qu’on lui reproche aussi l’absence de Mark – et ça, ce n’est pas de son ressort, mais de celui de Mr Drummond. Allez.

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Severance – S02E08 – Sweet Vitriol – 11/20

J’adore les mystères et j’aime bien me prendre la tête sur des théories, mais pour pouvoir le faire, il faut me donner de quoi creuser – ou au moins un objectif. Là, la série nous embarque loin de ce qu’elle a été jusqu’ici et propose mystère sur mystère, sans donner les moyens de se faire une idée du puzzle qu’on essaie de reconstituer. Bref, c’est un épisode que j’ai subi plus qu’autre chose (il dure 38 minutes mais il était si lent !) et que je suis bien incapable d’expliquer tellement il manque de points d’accroche clairs. Et si je peux comprendre que ça plaise à d’autres, force est de constater que ce n’est pas mon cas, malheureusement. Donnez-moi un vrai contexte que je sache ce que je regarde, au moins, ou un personnage qui soit attachant (parce que j’aime l’actrice, mais on ne connaît pas assez son personnage, en fait).

Spoilers 

Cobel se rend dans une ville côtière. Je ne sais pas.

Fine, then buy me a coffee.

Les derniers rayons du soleil de cette belle semaine sont éclipsés par des nuages de plus en plus gris : je considère que c’est un signe pour me lancer dans le visionnage de cet épisode. Il est plus court que les autres et commencent de manière bien étrange, avec de longs plans sur la mer et des collines enneigées. J’ai envie de partir en vacances. Apparemment, Cobel aussi : on la voit en train de faire un énième trajet en voiture jusqu’à une petite ville côtière toute paumée, vibrant au son des mouettes. Où veulent-ils en venir ? Je n’en ai pas la moindre idée, bien sûr.

Le titre de la série apparaît, puis nous découvrons une Cobel en train de se brosser les dents au bord de la route. Un roadtrip comme un autre, je suppose. Elle ignore un appel de Devon, regarde un homme faire une sorte de crise d’asthme et continue sa journée. J’imagine que s’éloigner comme ça de Lumon a pour but de nous faire découvrir le monde, qui continue de tourner malgré la procédure. C’est étrange, et ça ne fait que s’accentuer quand on a ensuite une scène dans le bar du coin.

Là, on trouve un barman aux yeux bleus qui semble connaître Cobel quand il la remarque arriver. On s’en doutait : il s’agit d’un retour d’Harmony Cobel dans une ville qu’elle connaît bien – Rose, la vieille dame au bar avec un appareil respiratoire, pourrait parfaitement être sa mère, je suppose. Il n’empêche que ce début d’épisode est assez caractéristique : je trouve tellement dommage que les séries soient si lentes aujourd’hui et apportent du mystère sur ce genre de moments très longs. Le mystère est parfaitement inutile, on pourrait facilement clarifier à l’aide d’une ou deux répliques ce que Cobel vient faire là. Et pourtant, non. On doit se taper ce qui semble être une éternité de silence et d’absence de réponse.

J’aime la série donc je devrais être à fond, mais ça n’arrive pas à m’apporter assez de suspense ou de vraie dose de mystère où on peut deviner. Ah, voilà, je mets le doigt sur le problème : le mystère et le suspense, c’est addictif quand on a les éléments pour deviner ou théoriser. Là, on est juste tellement loin de ce que la série a montré que nous n’avons aucune chance d’anticiper ce qu’il va arriver.

Tout de même, on apprend que Cobel et le barman sont d’anciens collègues et qu’ils se connaissent bien. Elle lui demande un service qui n’a ni queue ni tête pour nous, mais qui semble l’embêter lui : elle souhaite son aide pour se rendre chez Sissy avec sa voiture à lui, par peur que sa voiture à elle soit surveillée. Par Lumon, je suppose ? Pas évident de le savoir. Une chose est sûre : il est de nouveau question de Kier, mais aussi d’Imogen (qui est-ce donc ?), qui se seraient rencontrés pas loin. Tout le monde est donc fasciné et brainstormé par ce Kier ? Je ne sais pas si j’accroche tant que ça à ce que la série vend avec cette intrigue ; j’aimais bien l’idée que ça se déroule notre monde – mais plus on avance, plus il est clair que nous n’avons pas la même société.

Bref, le barman finit par apporter son aide à Harmony (c’est son prénom) qui, de son côté, continue d’ignorer les appels de Devon. Sissy ? On ne sait pas trop qui elle est, mais on peut l’imaginer facilement comme étant la mère d’Harmony : il est en tout cas sûr qu’elle n’est pas heureuse de voir Harmony et qu’Harmony a dans cette maison une chambre d’enfance. Bon, la chambre est vidée de toutes ses affaires en revanche, ce qui l’énerve.

Harmony cherche à savoir ce qu’elles sont devenues – Sissy les a vendues – puis demande à avoir la clé de la chambre de sa mère. Ah. Sissy n’est pas sa mère, donc. Sa grande sœur ? Difficile à dire. La chambre est en tout cas fermée à clé tant que tous les gens qu’elle a connue ne seront pas convertis à Kier. Ils vont loin avec ce délire de religion, mais juste après, on nous dit que la mère ne croyait pas en « les neufs ». Qui sont-ils ? Suspense.

On sait simplement que Cobel n’a pas pu dire au revoir à sa mère parce qu’elle a été repérée par Eagan comme une disciple vraiment remarquable avec Kier en elle-même. Malheureusement, sa carrière est plutôt une déception apparemment. Que c’est frustrant de ne devoir composer qu’avec des indices si peu clairs. Je reconnais que ma curiosité est titillée, mais en même temps, il est trop dur d’appréhender exactement ce que l’on veut nous vendre (ou nous cacher ?) alors j’oscille entre désintérêt et vraie réflexion sur ce qu’il faut comprendre de tout ça.

Harmony remonte à l’étage de la maison et trouve finalement la clé de la chambre de sa mère, dans laquelle elle se rend, sans qu’on ne sache vraiment pourquoi. Elle finit par s’allonger sur le lit après avoir aspiré un liquide dans un tube associé à une machine qui a tout de la machine médicale. C’est une sorte de mix entre une perfusion et une chicha, non ? On dirait qu’Harmony se drogue avec, en tout cas.

Harmony s’endort donc sur le lit, puis est réveillé par le barman qui monte la chercher à l’étage de la maison, même si ça ne plaît pas du tout à Sissy. Harmony est toujours en train de chercher quelque chose apparemment, mais c’est en vain. Elle s’embarque dans une longue discussion ponctuée de longs silences avec le barman, qui lui propose finalement de se droguer – avec des vapeurs si l’on en croit Sissy. Ok. Qu’est-ce que je regarde ? Je vous jure, heureusement que l’épisode ne dure que 38 minutes finalement.

Tous deux respirent un chiffon, Cobel dit ne pas l’avoir fait depuis ses huit ans (drôle d’âge pour se droguer) et lui reproche de vendre ça… avant de l’embrasser. Amour de jeunesse ? Allez savoir. Cela permet à Cobel d’en arriver à la conclusion que Sissy n’a pas pu le jeter (quoi ? On ne sait pas, mais c’est la quête de l’épisode apparemment). Harmony décide donc d’aller fouiller une sorte de cave, à l’extérieur de la maison. Elle y trouve des trophées au nom de la famille Eagan, un album photo scolaire et des documents qu’elle cherchait apparemment.

Avant de partir, Harmony confronte une dernière fois Sissy pour lui demander de ne pas dire qu’elle était là. Sissy refuse de mentir aux émissaires des Eagan et la scène finit par apporter un peu plus de contexte : Harmony est énervée parce que les Eagan ont volé ses designs et sa création. On ne comprend pas grand-chose à ce qu’elle a pu inventer, mais soit. Sissy essaie de brûler le carnet pour qu’Harmony ne puisse révéler la vérité au grand jour. En vain.

Harmony finit par s’enfuir dans la maison quand quelqu’un approche. Elle apprend au passage que sa mère se serait suicidée et que selon elle, Lumon a détruit la ville. La secte force donc à donner tout son travail ? Soit.

Le cliffhanger est intéressant, lui, au moins : on y voit Cobel répondre enfin à Devon et apprendre que Mark essaie d’être réintégré. Elle demande à lui parler pour savoir exactement ce que Reghabi lui a fait. La suite vraiment attendue au prochain épisode.

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