Semaine 5 : du 1er au 7 février 2016

C’est parti pour une cinquième semaine, et cette fois je la poste à peu près à temps ! L’article est déjà pas mal long, donc je ne vais pas dire grand-chose, c’est plus simple, et comme ça on passe direct au contenu de ces sept derniers jours :

Supergirl (1×12), 14/20
Agent Carter (2×04), 17/20
The Grinder (1×13), 15/20
Shadowhunters (1×04), 11/20
Suits (5×12), 15/20
Younger (2×05), 15/20
Les colocs de mamie (1×01), 13/20
The 100 (3×03), 18/20
Man seeking woman (2×05), 15/20
Grandfathered (1×14), 13/20
Angel from hell (1×05), 12/20
Life in Pieces (1×15), 15/20
Colony (1×04), 13/20
Trepalium : à l’ombre du Mur (1×00), 18/20
Ulysse (2×04), 19/20
American Crime Story (1×01), 11/20.

01
Bizarro ? Elle doit parler de sa tenue...

On commence comme d’habitude seulement mardi avec un petit épisode de Supergirl qui, s’il ne cassait pas trois pattes à un canard, était plutôt pas mal. J’ai bien aimé leur manière d’amener le concept de Bizarro, notamment la manière dont elle était nommée. Il y avait des bonnes trouvailles, et des moins bonnes : les histoires de cœur de lycéenne de Kara commence à être un peu blasante, au même titre que l’étaient celles de Clark dans Smallville (lui au moins avait Lana, cela dit… c’était pire, donc). Cliffhanger sympathique et bonne avancée dans l’intrigue générale par ailleurs, la série a trouvé son rythme. Rien d’exceptionnel, on est en plein milieu de saison quoi. Il faudra encore supporter quelques épisodes avant de retrouver des twists vraiment dingues, j’imagine.

02
Photo du dernier épisode de Breaking B… Wait what?

Le lendemain, j’ai commencé la journée avec un épisode d’Agent Carter qui remonte encore un peu le niveau d’attente que j’ai par rapport à cette série. Je l’ai déjà dit, j’étais beaucoup moins emballé que la majorité des gens (= que Twitter) par la saison 1, mais là, la saison 2 met les petits plats dans les grands. Je ne suis pas un grand fan des flashbacks et des backstories de manière générale, mais là aussi, c’était une vraie réussite – et c’était même plus intéressant que l’intrigue de la semaine à bien des égards. J’adore le personnage de Whitney et la conclusion apportée dans cet épisode, avec la reprise du « Whatever you want » / « Whatever I want », joliment mis en scène avec le parallèle de la mèche en cheveux. Au-delà de ça, l’humour de la série s’est développé et j’ai fini par m’y faire, et l’épisode a proposé quelques répliques vraiment bien senties (Jarvelous, le rhinocéros et le possum principalement). Et en plus de tout, les intrigues secondaires sont elles aussi développées avec la romance de Carter et du médecin, et la jalousie de Daniel. Bref, un épisode qui m’a vraiment emballé et qui me donne envie d’en savoir plus !

03
50% du potentiel comique de la série réside dans ce visage

Quasi-retour au point de départ pour The Grinder, avec un épisode one-shot très sympa qui voyait Rob Lowe s’opposer à son remplaçant dans la série fictive comprise dans la série, avec un faux procès à la clé pour déterminer lequel des deux était le plus proche d’un vrai avocat. L’épisode respectait parfaitement le schéma qu’a pris la sitcom désormais, avec un extrait de la fausse série qui sert de clé pour résoudre le problème de l’épisode. C’est un schéma très classique, mais qui fonctionne, notamment grâce aux très bons personnages secondaires, et notamment celui de Claire. Petit plus pour la pointe de méta quand Claire rencontre Debbie. Sympathique.

04
« Quoi ?! Je joue dans une série crypto-gay ? »

Ce nouvel épisode de Shadowhunters continue à m’intriguer. Je ne sais pas ce qui fait que je continue à regarder : les acteurs sont pour la plupart mauvais (palme du pire cri jamais foiré pour Clary) et l’intrigue n’a rien de vraiment plaisant. Jamais je n’aurais vu un personnage principal aussi peu réussi en ce qui concerne Clary, et de ce que j’en vois sur Twitter, les gens ne restent que pour la romance (spoiler) entre Magnus et Alec. Mouais. C’est vrai que ça manquait d’une romance gay cette série. Et c’est vrai que Magnus est l’une des grandes réussites : personnage complet, acteur en progrès (depuis Glee) et aux répliques comiques. Bon. Ça se regarde. Avec les oreilles. En faisant autre chose.

05
Shippers are gonna ship SO HARD

Suits s’améliore ensuite avec son second épisode de reprise. Je dis ça de manière purement subjective car l’épisode a eu l’excellente idée de se concentrer un peu plus sur Donna (bon, pour le coup, je n’ai pas trop aimé le flashback initial). Et en plus, je me suis même surpris à avoir de la compassion (ça s’appelle de la pitié) pour Luis ! Bref, certes, Rachel est toujours aussi imblairable dans cette seconde partie de saison, mais les éléments qui font que j’aime la série sont toujours là. Puis, cette reprise n’est pas avare en « Darvey », et même si Donna mériterait mieux, c’est sympa. Sympa aussi de voir le retour de D.B Woodside, que je pensais qu’on avait perdu avec l’arrivée à la télé de Lucifer (qui ne me tente pas du tout). Je sais pas trop, ce second épisode m’a bien plus botté que le premier !

06
Épisode jouissif

Le soir, j’ai ensuite lancé le nouvel épisode de Younger, qui continue sur son excellente lancée bien marrante. Les personnages secondaires sont parfaits pour soutenir les intrigues et se voient même désormais confier des arcs. Cette saison 2 est sur une belle lancée, un quasi sans faute pour le moment, et donc c’est que du plaisir. C’est à cause de ce genre de séries que je n’aime pas le format des sitcoms et que j’ai mis si longtemps avant de vraiment en regarder : 20 minutes, c’est beaucoup trop court. Vivement le prochain !

07
À découvrir sur Youtube !

Les colocs de Mamie, c’est une websérie dont j’ai découvert le premier épisode vendredi matin. Format court de trois minutes, pas évident d’avoir grand-chose à en dire pour l’instant. Le concept est sympa (tout est dit dans le titre : une mamie se met en coloc avec deux jeunes), la réalisation est pour l’instant bonne, on a une ambiance déjà instaurée et des dynamiques d’interactions entre personnages définies. Reste à voir si le format court sera suffisant ou non et la manière dont se développera l’histoire et le jeu des acteurs. Pour l’instant, tout ça est bon, sans plus. Bref, ça me laisse curieux !

08
« Merde, j’ai foiré mon tuto d’EnjoyPhoenix ! »

Mais le vendredi, c’est aussi et surtout le jour de diffusion de The 100. Alors, je sais que la semaine dernière, je prenais presque la défense de City of light et j’étais heureux de voir Murphy enfin devenir un personnage intéressant… Mais bon, c’est vrai que la série est quand même mieux quand elle ne s’attarde pas trop (du tout) sur cette intrigue. Ah, Lexa, d’épisode en épisode, je t’aime de plus en plus (et l’actrice aussi, pour la parfaite maîtrise de ces deux rôles tellement opposés entre The 100 & FTWD). Les intrigues géo-politiques de la série sont toujours aussi réussies et il est sympa de voir une série « ado » s’attarder plus longuement sur celles-ci que sur les romances des personnages, qui paraissent même bâclées pour certaines (coucou Bellamy). Cliffhanger joliment mis en place et détournement de l’attention pendant tout l’épisode (juste assez pour qu’on devine ce qu’il va se passer sans pour autant juger trop stupides les personnages), The 100 a une fois de plus fait preuve cette semaine d’une écriture parfaitement maîtrisée d’un bout à l’autre de l’épisode, et probablement d’un bout à l’autre de la saison aussi.

09
La mère qu’on cauchemarde tous d’avoir (et qu’on a tous un peu)

J’ai fini par rattraper le retard qui s’accumulait déjà en regardant ensuite Man seeking woman. L’épisode de cette semaine revient logiquement sur son personnage principal et développe d’autres thèmes très justes peu exploités jusque-là alors qu’ils sont très attendus dans les sitcoms de ce genre : les retrouvailles avec les amis de lycée, le rêve professionnel et, bien sûr, la pression familiale par rapport au travail. Cette dernière était jusque-là presqu’uniquement perçu à travers le poids de la réussite de Liz, tandis que les parents représentaient plutôt la pression sentimentale. La mère de Liz et Josh est vraiment mise en avant dans cette saison 2, et c’est vraiment une bonne idée, car l’actrice porte le rôle à merveille et est toujours hyper crédible (et pourtant, elle revient de loin avec la torture en saison 1 où je la trouvais trop dans le surjeu – peut-être à tort, du coup). En bref, un épisode centré sur Josh bien plus réussi qu’il y a deux semaines, avec de bonnes trouvailles, tel que ce diplôme de la première bière plus chère, qui renvoie finalement métaphoriquement à des moments de vie dont on sent bien qu’ils sont universels… Et c’est là tout le cœur et la force de cette série, qui la distingue des autres, originalité plus qu’agréable dans le conformisme des sitcoms.

10
J’avais à peu près la même tête le jour où j’ai découvert le boudin noir.

Me restait à rattraper mes nombreux retards pour le week-end. J’ai commencé par Grandfathered qui reste un vrai plaisir à regarder. Il n’y a toujours rien de transcendant et je n’aurais probablement pas tenu devant jusqu’à ce stade de la série s’il n’y avait pas Paget Brewster dedans, car elle reste la constante dans chaque épisode. Pourtant, cette semaine, c’est le personnage de Vanessa qui aura un peu de mon attention, parce qu’elle revient de (très) loin. Dans les premiers épisodes, elle n’était qu’un cliché ambulant et vraiment pas convaincant, pourtant depuis deux ou trois semaines, son personnage semble s’être développé au point d’être désormais attachant et crédible dans… sa stupidité ? Les scènes de bouffe dans le bar « de riches » sont parfaites et de loin le plus hilarant de l’épisode – bon, non ok, le plus hilarant, ce sont ses coups de couteaux.

11
At least you stole the show

Angel from hell, ensuite, avec le retour de Ginger Gonzaga, dans un rôle malheureusement trop secondaire, mais toujours aussi géniale. Je sais que mon opinion est loin d’être la plus répandue, mais je ne suis qu’amour et elle a juste volé la vedette dans cet épisode (dégagez de mon dancefloor). L’intrigue de la semaine en elle-même était sympathique, mais finit malheureusement assez mal avec ces chiffres aberrants de soul mates qui promettent par conséquent de trop nombreux épisodes sur la même thématique. Peu importe pour l’instant, ils ont encore le temps de réparer leur défaut. La série passe le test des cinq épisodes avec suffisamment de succès pour que je continue de la regarder pour l’instant, probablement pour l’ensemble de la saison 1. J’ai la géniale idée de ne pas regarder les audiences cette année, donc je n’ai aucune idée d’où ça va, mais je ne suis pas encore assez attaché pour être déçu en cas d’annulation. Donc, tout va bien.

12
On a retrouvé grand-mère Yeta

Je ne peux pas en dire autant avec Life in Pieces, qui continue elle aussi sur une lancée bien drôle. Avec juste ce qu’il faut d’humour et des dynamiques de plus en plus géniales, surtout dans la dernière des quatre histoires qui réunit toute la famille. Excellent guest de la part de Greg Grunberg dans un personnage gonflant qui lui va étonnamment à ravir – probablement parce qu’il m’a tant gonflé dans Heroes Reborn. Cependant, ce guest n’est pas à la hauteur des personnages de Jen et Greg, qui sont de loin, très loin, les meilleurs de cette sitcom. Chacune de leurs histoires est toujours la plus hilarante (et quand elle ne l’est pas, alors ce sont leurs répliques qui le sont).

13
Encore une grand-mère en capture cette semaine, promis c’est la dernière !

Et je me suis traîné Colony un certain temps, pour la bonne raison que la série ne me plaît que très moyennement, comme vous le savez si vous avez suivi les articles précédents. Comme la semaine dernière, la scène d’introduction m’a parfaitement introduit dans l’épisode, avec une ambiance très particulière et réussie, pleine de mystère et de violence. C’est un bon point de la série. L’autre bon point réside dans le développement de son intrigue, qui s’est cette semaine concentrée sur d’autres enjeux plus sympathique. La fausse attaque à la bombe est une scène marquante par exemple. En revanche, sur cette intrigue, il faut aussi souligner le gros manque de crédibilité : le personnage incapable d’avoir une histoire cohérente en interrogatoire, ce n’est justement pas cohérent. J’ai aimé aussi la manière dont l’intrigue s’est un peu plus concentrée sur le fils de la famille. Cependant, ce qui donne presque tous ses points à cet épisode, c’est le jeu impeccable de Kathy Baker (Phyllis), qui était une incroyable révélation. Le cliffhanger final m’a laissé bouche bée, et a clairement fait remonter la note… De là à être heureux d’apprendre la commande de la saison 2, peut-être pas quand même.

14

« Cher journal, aujourd’hui, j’ai 17 ans… ». C’est par cette pub sur Facebook qu’Arte a réussi à me piéger et me faire écouter Trepalium à l’ombre du mur. Alors, avant toute chose, ce n’est pas vraiment une série, on tient plutôt là une sorte de websérie, à mi-chemin entre l’animation et le podcast. À l’ombre du mur, c’est un très sympa coup de promo précédant la diffusion jeudi prochain de la série d’anticipation française Trepalium. Rien que présentée comme ça, je trouve que ça mérite déjà le coup d’œil, car l’anticipation et la France, ce n’est pas un couple très courant. Mais ce podcast retraçant le journal d’un pauvre étudiant de 17 ans qui se trouve pris dans un flot d’événements qui le dépassent était très accrocheur. Parfait pour découvrir le cadre de la série : dans un futur pas si lointain, 80% de la population se retrouve au chômage et vit dans la « zone », à l’ombre du mur de la ville qui a tous les pouvoirs et contraint ses habitants à travailler et avoir des privilèges, ou finir dans la zone à leur tour. Je sais, ça ne paraît pas très crédible comme ça, mais justement, c’est là qu’intervient cette série de vidéos Youtube qui parviennent petit à petit à présenter et expliquer cette situation de base. Une chose est sûre, je serai devant ma télé jeudi soir pour découvrir tout ça plus en profondeur, et je vous en parlerai la semaine prochaine !

15
Quand Charlie n’est pas si Charlie

Et puisqu’on parle production française et anticipation, j’ai ma transition toute trouvée pour l’épisode 4 d’Ulysse. On approche déjà malheureusement de la fin de cette première partie de saison (le 28 février), mais on l’approche en continuant sur une lancée très positive. Tout y est parfait (bon, ok, presque, on a des petits reflets gênants dans cet épisode, mais ils sont vite oubliés). Les personnages se retrouvent enfin, et heureusement, c’est un peu le titre de ce double épisode. L’intrigue avance à vitesse grand V côté 2038, où Elena comprend… quelque chose. Des flashbacks qui remontent au pilot nous montrent que tout était calculé d’avance et c’est un pur plaisir que de suivre le raisonnement du personnage, avant une scène finale bluffante et incroyablement montée pour une petite websérie. Et je suis bien placé pour commenter le montage, puisque j’étais figurant sur place. C’était déjà super à vivre au-delà de l’expérience de figuration, mais le rendu-final est tellement magistral ! Côté 2012, tout s’emboîte aussi bien, que ce soit du côté de Ted, de M&M’s ou du retour d’Ulysse. Les rues de Versailles servent à merveille la série. Bon, assez blablaté, il faut surtout que je souligne l’incroyable travail de Gaëtan Delaleu dans cet épisode, qui bascule d’une subtilité à l’autre de son personnage à merveille, offrant toutes les nuances nécessaires (et il y en a la masse !) et insufflant toute la crédibilité qu’il lui faut et juste assez de mystères pour nous donner la masse de théories à travailler. Ce cliff-hanger ! Sacré travail, tant du côté de l’écriture que du jeu, c’est superbe. Sinon, je parlais théories, alors je dois dire que Léonie (étonnamment silencieuse cette semaine) est aussi l’objet de toutes mes attentions depuis l’épisode 3. J’espère me tromper dans ce que je pense, et j’espère qu’on en saura plus le 28, même si je crains le cliff-hanger de mi-saison (et du même coup celui non-résolu de l’épisode 1). L’équipe annonce une intrigue un peu spéciale, j’ai comme l’impression qu’on va suivre un peu Accus. Bref. Je veux la suite. En attendant, je vais écouter en boucle la B.O de cet épisode.

16
Mais pourquoi je m’inflige ça ?

Bon, et je ne sais pas bien pourquoi j’ai voulu tenter American Crime Story. Probablement parce que j’ai regardé quelques saisons de AHS et que j’ai pour intention de voir celles que je n’ai pas rattrapées (cf. mon challenge). Sans surprise, je ne suis pas fan : ce n’est pas trop mon genre de série. C’est pas raté, loin de là. Mais ce n’est pas ma tasse de thé : malgré un bon jeu et une réalisation sympa, je ne peux pas m’empêcher de trouver tout ça plat. Disons que je vais me la garder de côté pour m’endormir.

 

Voilà. La semaine prochaine, retour de tout le Shondaland en vue, couplé avec deux soirées devant la TV française, donc attendez-vous à un article encore un peu plus long et une vingtaine d’épisodes. Normal…

 

Semaine 4 : du 25 au 31 janvier

Semaine un peu compliquée sur le plan perso, mais quand on a une addiction, on trouve toujours moyen pour la caser dans son emploi du temps. Surtout si ça peut permettre d’oublier un peu ces soucis – même si du coup, j’ai mis la priorité sur certains épisodes plutôt que d’autres. Bref, stop le perso, passons aux épisodes vus cette semaine. :

Supergirl (1×11), 13/20
Suits (5×11), 14/20
Agent Carter (2×03), 14/20
The 100 (3×02), 16/20
Man seeking Woman (2×04), 14/20
Younger (2×04), 15/20
The Shadowshunter (1×03), 10/20
Grandfathered (1×13), 13/20
Colony (1×03), 11/20
The Grinder (1×12), 14/20
Angel from Hell (1×04), 13/20

01
Tenir la chandelle

J’ai donc commencé par un épisode un peu moyen de Supergirl, qui a su me convaincre de rester, une fois de plus, grâce à un très bon guest. L’alchimie entre notre Supergirl et son nouveau (futur) petit-ami transperce l’écran… forcément, quand on est mariés, l’alchimie n’est pas trop compliquée à afficher. Cela dit, ça a donné à l’épisode un étrange petit goût de Glee et je m’attendais presque à les voir se mettre à pousser la chansonnette. Plutôt sympa. Toujours pas la série dont je ne pourrai pas ne pas me passer, mais juste assez bon pour que je continue de venir chaque semaine.

02
« Même moi, je n’arrive plus à y croire »

Mercredi, j’ai mis la priorité sur l’épisode de Suits. Il faut dire que le cliffhanger de mi-saison était plus que réussi et prenant, alors j’attendais la suite avec impatience. Cet épisode de retour était bon, relançait certaines dynamiques et Donna continuait de rester le point fort du show, sans pour autant être aussi brillante qu’elle aurait pu l’être. Quant au reste, je suis plutôt mitigé. L’effet binge-watching de cet été s’est peut-être dissipé, mais j’ai l’impression que le peu de crédibilité de la série disparaît d’épisodes en épisodes. Ce qui ne l’empêche pas d’être cool à regarder, évidemment.

03
Les stores, so 60s

Episode tout aussi sympa d’Agent Carter ensuite. Rien de tout à fait inoubliable, rien de totalement chiant donc. L’ambiance de cette série est toujours aussi étrange, puisque tout concourt à nous renvoyer dans les années soixante, jusqu’au jeu des acteurs. Peggy Carter qui flirte, ça a un côté rétro qui rend l’actrice encore plus craquante et la série encore plus… O.V.N.I. J’ai eu du mal l’an dernier avec ça, mais je finis par m’y faire et adorer le style que tout le monde adore déjà.

04
Mais putain, tire Bellamy, tire !

Le lendemain, le retour de The 100, encore. Et c’est toujours un plaisir de retrouver cette série. J’avoue qu’il m’a manqué un petit truc par rapport à la semaine dernière, mais je ne saurais pas trop dire quoi après cette dernière scène parfaite et cette intro à tomber de son lit. Je ne veux pas spoiler, même si les gens qui lisent ces lignes ont probablement déjà vu l’épisode, donc je n’en dirais pas beaucoup plus, mais c’était quand même un épisode bien foutu et surtout bien écrit. Toute la saison 2 est lancée désormais, avec deux (trois) intrigues parallèles qui vont forcément se rejoindre à un moment ou un autre. À ce sujet, petite faiblesse du côté de l’intrigue Abby/Lincoln/Octavia/Jasper, qui paraissait un peu trop être du remplissage. Bon, je ne m’inquiète pas pour autant : je sais que je vais adorer cette saison ! J’avais pourtant eu un peu peur avec cette intelligence artificielle en fin de saison 2, mais je me suis inquiété pour rien, j’adore la direction ça prend !

05
Been an awful good girl, Santa baby ♫

Comme je le disais, j’ai fait dans le désordre cette semaine et je me suis gardé Man Seeking Woman pour la fin de semaine, principalement parce que je n’avais pas trop envie de rire jeudi. Et j’ai bien fait de le garder de côté car l’épisode avait quelques scènes vraiment hilarantes ! Je me suis aussi retrouvé totalement traumatisé avec la scène du petit train, mais c’est un autre sujet… Intrigante période pour un spécial Noël, sauf que Noël n’était finalement qu’un thème métaphorique comme un autre. Les épisodes centrés sur Liz sont ce que la série sait faire de mieux, avec des parallèles intéressants entre elle et son frère et le développement d’un personnage vraiment drôle dans la majorité des histoires de Josh, mais toujours beaucoup trop périphériques. Une réussite, donc, mais je lui préfère son pendant en saison 1. Heureux de voir qu’ils reprennent le même concept (mais tant qu’à faire, qu’ils en fassent un spin-off Woman seeking Man et nous proposent comme ça 20 épisodes par an dans cet univers déjanté !)

06
Parfait jeu de regards sur cette photo

Younger continue sur sa (très) bonne lancée, avec un épisode légèrement en-dessous de ce qui nous était proposé jusque-là, principalement parce que j’ai eu l’impression que les ficelles étaient un peu trop grosses. Dit autrement : l’épisode était un tout petit peu trop prévisible à mon goût, notamment toutes les blagues sur la photo et le double-sens final. Ce double-sens final était certes plus qu’attendu, mais je reconnais quand même qu’il conclut l’épisode en beauté, sur un petit fou rire très puéril et une bonne mise en scène des tweets. Bon, quand même, je trouve qu’on sent que l’épisode n’apporte rien à la série, les grosses intrigues de fond ne sont pas vraiment développées (encore que, côté « romance », la coloc est bien marrante). J’aurais aimé aussi qu’on revoit un peu la fille de notre héroïne dans cet épisode, elle apportait un peu de fraîcheur dans la dynamique des premiers épisodes et tous les gags autour d’elle sont loin d’être épuisés…

07
Mais qu’est-ce que je regarde ?

De bonne humeur pour enchaîner avec Shadowshunter… Et toujours pas. Ça ne prend pas, et je n’arrive pas à savoir vraiment pourquoi. C’est le genre de séries que j’aime bien, avec une ambiance un peu particulière qui lui donne une signature visuelle sympa. Les acteurs en revanche sont loin d’être bons, et c’est peut-être ça qui ne passe pas. Je trouve marrant de voir les gens préférer tous les personnages secondaires et pas Clary, qui était présentée un peu comme le centre des histoires dans le pilote. Bref, il y a quelque chose qui ne va pas, et c’est frustrant. Je vais continuer, parce que je suis assez têtu, mais pour l’instant, c’est en train de se transformer en cheap soft True Blood. Et déjà que je n’ai pas que de bons souvenirs de True Blood…

08
Et ce n’est même pas un selfie…

Pour rattraper un peu ce qu’il restait de ma soirée, j’ai terminé avec Grandfathered. Un épisode plutôt classique et sympa, dans la lignée de ce qu’ils ont fourni depuis leur reprise. La série a trouvé son meilleur mode de fonctionnement et c’est un pur régal. Chaque épisode a son petit lot de fun et je pense que si je m’étais bingewatché toute la saison d’un coup, j’aurais encore plus apprécié l’humour (après tout, il faut toujours un petit temps d’adaptation plus ou moins long pour entrer dans l’humour d’une série, et c’est pour ça que les débuts de sitcoms sont toujours un peu compliqués). En tout cas, cette fois, on y est, une bonne formule bien marrante. Intéressant de les voir à leur tour prendre de front le « ghost » concept après Younger la semaine dernière. Ça sent bon le pool de scénaristes tout ça…

09
Non, le problème ne vient pas du jeu des acteurs.

Colony a finalement su me convaincre de rester devant tout un épisode supplémentaire. Comme je l’ai déjà dit, j’aime bien me faire une idée sur cinq épisodes. Si de manière générale, ça n’a toujours pas de quoi être ma série préférée et c’est rempli d’incohérences (des persos qui vivent dans la misère, mais vont prendre un verre au bar ?), ça s’améliore légèrement cette semaine. En tout cas, ça ressemble un peu moins à une simple série policière et commence à se développer dans des directions un peu plus intéressantes. L’introduction était par exemple plutôt pas mal foutue dans son genre. J’ai donc réussi à tenir devant l’épisode cette fois, et avec en prime de bons moments. Affaire à suivre.

10
« Chéri, Liza de Younger m’a volé mon pull, fais quelque chose. »

Une petite dose d’humour ensuite avec Grinder, qui revient elle aussi avec un épisode qui prouve que les scénaristes ont trouvé leur rythme. Rien de bien particulier à signaler, le développement des personnages est traité avec une étonnante justesse à laquelle cette sitcom ne m’avait pas habitué. De bons running gags se sont mis en place ces dernières semaines et ça fait plaisir. Il va maintenant falloir voir ce qu’ils font des épisodes suivants maintenant qu’un nouvel arc est terminé et que nous sommes de retour à la situation de départ.

11
Joséphine Ange Gardien meets Johnny Hallyday

Et j’ai terminé en retard mes visionnages de cette semaine avec un épisode d’Angel from Hell qui n’avait lui non plus rien d’exceptionnel, à croire que c’était la semaine qui voulait que ça. Un épisode qui se regarde, sans plus, malgré un gag un peu plus drôle que les autres (le coup du strip-teaseur). Dommage, la série laisse de plus en plus filer ses gags : par exemple, ici, aucune retombée. Le gag se fait et puis disparaît sans conséquence. Le côté ange gardien reste sympa aussi, mais bonjour la crédibilité. Je crois que j’aurais déjà tenté à ce stade de la tester plus – ou de m’en débarrasser !

 

Bref, une semaine sans plus, mais une semaine de plus aux pays des séries.

Semaine 3 : du 18 au 24 janvier 2016.

Oui, j’ai une semaine de retard. J’ai dû partir précipitamment de chez moi suite à un décès, mais me revoilà. Je n’ai pas encore vu tous les épisodes sélectionnés pour ma « semaine 4 », je posterai donc l’article avec un peu de retard également.
En attendant, me revoilà donc avec la troisième semaine, un peu plus complète que les dernières, une petite fournée d’épisodes inédits diffusés cette semaine-là. Du coup, cet article est de plus en plus long, mais je vous l’avais dit : je suis bavard ! Rien de surprenant, donc. Cette semaine, j’ai donc regardé les épisodes suivants :

Supergirl (1×10), 13/20
Grandfathered (1×12), 14/20
The Grinder (1×11), 12/20
Agent Carter (2×01), 17/20
Agent Carter (2×02), 17/20
Shadowhunters (1×02), 10/20
Man seeking woman (2×03), 11/20
Younger (2×03), 17/20
The 100 (3×01), 18/20
Heroes Reborn (1×13), 6/20
Colony (1×02), 4/20
Angel from Hell (1×03), 14/20
Life in pieces (1×14), 16/20
Ulysse (2×03), 19/20

01
Mardi reprenait Supergirl après une semaine de pause : j’ai le sentiment d’avoir un peu surnoté l’épisode, car très franchement, je n’ai pas accroché au début. La présence d’Emma Caulfield m’a aidé un peu à rester concentré. En fait, l’intrigue de la semaine était pleine de bonnes idées, mais leur écriture/réalisation peinaient à convaincre. La résolution à la convention est bâclée : déjà, la convention en elle-même n’est intégrée à la dernière minute que pour donner un moment dramatique, ensuite, la manière dont Supergirl sauve tout le monde en cinq secondes… Bon, on repassera, on va dire. En revanche, les cinq ou six dernières minutes remontent totalement le niveau, avec de très bonnes scènes qui touchent juste en terme de jeu d’acteurs (surtout Winn/Kara). C’est qui s’appelle sauver les meubles. Si on pouvait juste oublier tout le reste de l’épisode…

02
Le lendemain, grosse journée séries qui commence par Grandfathered et un excellent épisode, qui prend le parti de se centrer sur un excellent duo trop peu exploité jusqu’ici : Jimmy et Vanessa. Belle trouvaille des scénaristes que de se centrer sur la seule chose capable de les unir : la superficialité et la vanité. L’ensemble de la famille qui s’allie ensuite contre Gerald permet de révéler de nouvelles dynamiques vraiment bien trouvées et d’oublier la storyline catastrophique d’Annelise (opinion apparemment non partagée par la majorité, mais franchement !), qui accumule de son côté les clichés (et frise l’homophobie ?). Dommage que l’épisode en soit ainsi plombé quand le reste atteint une conclusion parfaite

03
C’est donc quand même dans de bonnes dispositions que j’ai commencé The Grinder, mais sans accrocher à cet épisode. Et je n’ai pas réussi à vraiment rentrer dedans, même si Rozz & Landy fut une bonne trouvaille. J’ai eu l’impression de me retrouver sur un épisode de début de saison, le rythme n’y était pas. La toute fin était toutefois bien trouvée et prêtait à sourire, surtout avec la reprise du « To be continued », critiquée en début d’épisode. Pas assez pour remonter la note, cependant : beaucoup d’idées plutôt bonnes, mais pas assez peaufinées pour être au niveau.

04
Mercredi, c’était aussi et surtout le retour très attendu de l’Agent Carter, d’autant plus attendu depuis qu’Hailey Atwell a quitté Twitter. Alors, très franchement, la saison 1 ne m’a pas vraiment passionné – j’ai bien sûr aimé, mais quelque chose n’allait pas. Le côté pseudo-historique, peut-être ? Je ne vois que ça, car tout le reste semble être fait pour me plaire – du style Alias au casting impeccable qui m’a permis de retrouver Enver Gjokaj. Cette reprise était donc… au-delà de mes attentes ! Je me suis trouvé pris dans l’intrigue (plutôt trop du genre procedural et episode of the week pourtant). Un retour plus qu’appréciable et vraiment réussi, jusqu’à ses parfaites scènes finales.

05
Et ce second épisode se fait dans la continuité du premier. Je ne sais pas si c’est leur campagne interminable sur les réseaux sociaux (#DubshmashWar) ou simplement que la qualité s’est améliorée, mais je suis bien plus pris dans cette intrigue. Il y a peut-être aussi que j’ai fini par me faire à l’ambiance, ou qu’enchaîner les épisodes est une bonne idée. En tout cas, je me retrouve impatient de voir la suite, d’autant que des liens avec Agents of SHIELD sont très perceptibles, contrairement à ce qui était annoncé. Tout bon. Pas parfait, mais très prenants, et mieux que prévu.

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Pas facile de se remettre alors dans le flou de Shadowhunters, dont je n’ai toujours pas lu les livres ou vu le(s ?) film(s). J’entre donc dans l’univers via la série, et ça continue à être très confus, mais c’est peut-être un parti pris pour perdre un peu le téléspectateur novice qui se retrouve à la place de Claire. Premier point qui dérange : elle est beaucoup trop à sa place rapidement. C’est nécessaire à l’avancée de la série, mais ça avance un peu trop vite et si on ajoute à ce tempérament tête brulée un jeu d’actrice inégale, le mystère ne suffit plus à tenir en haleine. Un second épisode encore plus inégal que le premier, ça commence à faire beaucoup de défauts. Je lui laisse encore le bénéfice du doute pour un troisième épisode, mais ça part mal et le cliff-hanger me laisse un peu de marbre. Peut-être que je me fais trop blasé pour ce genre de série ?

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Bon. Ce n’est clairement pas ma semaine, parce que le court épisode de Man seeking woman ne m’a pas transcendé non plus. L’histoire était sympa, il y avait un ou deux gags qui prêtent à sourire… mais je ne suis pas trouvé happé dans l’histoire du tout. Je ne sais pas bien ce qu’il manquait, peut-être de la cohérence ? Mais cette série ne m’a jamais plu pour sa cohérence. Beaucoup de choses paraissaient un peu trop forcé cette semaine, y compris malheureusement dans le jeu des acteurs, d’habitude plus maîtrisé que ça. Cette saison 2 a pourtant super bien démarré… Étrange.

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Heureusement, Younger a été capable de remonter le niveau cette semaine, avec un nouvel épisode excellent qui se centrait un peu plus sur Kelsey, comme le laissait imaginer la fin du second volet de cette saison. L’épisode a filé très rapidement et c’est regrettable que la série ne dure que 20 minutes et pas 40, car ses personnages et ses concepts (le ghost cette semaine) visent toujours très juste et font mouche dans le rire. Une vraie réussite.

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Mon vendredi a commencé avec le plus qu’attendu épisode de The 100 et le moins que je puisse dire c’est qu’il valait largement l’attente de huit mois. J’ai lu que beaucoup était déçu de la tournure que prenait « Bellarke », moi je suis bien heureux de voir Clarke poursuivre sa vie loin de Bellamy – les revoir ensemble serait peu crédible après Finn. De la même manière que sa relation actuelle n’est pas des plus crédibles non plus, affaire à suivre. Bon choix de la part des scénaristes d’avoir attendu la moitié de l’épisode avant d’en venir à elle. N’ayant jamais été un grand fan de Clarke, c’est agréable de voir qu’elle n’est plus vraiment considérée comme l’unique personnage principal. Comment ne pas revenir sur l’excellente scène d’introduction, sorte de remix de Lost version bad trip ? Comment ne pas parler de l’introduction très réussie de nouveaux personnages ? Se réjouir de la tournure des intrigues, qui ne vont pas se concentrer uniquement sur City of light ? Comment ne pas aimer le road trip de nos héros, ou cette scène chantée au piano ? Énorme réussite pour un début de saison 3 qui montre que la série ne s’essouffle pas. Vivement la deuxième partie de cet épisode d’intro !

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À l’inverse, Heroes Reborn signe et persiste, et je ne regretterai pas l’annulation de la série qui nous a finalement carrément servi un petit extrait de Claire Bennet qui parle et son lot de flashbacks… Rien n’allait dans cette conclusion qui propose une pseudo-fin non satisfaisante et relance l’intrigue sur le père des enfants de Claire (encore et toujours elle). Quel dommage d’avoir une fois de plus mis ce personnage au centre de tout – surtout sans avoir pu booker l’actrice ! Tous les défauts de la saison culmine dans cet épisode final loin d’être à la hauteur des attentes que le milieu de saison avait fini par susciter. À l’image de la série-mère donc, beaucoup de promesses avortées et de ratés dans ce remake/spin-off/saison supplémentaire, disons-le clairement. Sans regret, au revoir.

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Je pensais avoir trouvé mon pire épisode de la semaine, mais c’était sans compter sur Colony qui confirme son statut de grosse déception. La série s’enlise dans une enquête policière qui en oublie les aliens (sur lesquels je doute qu’on apprenne quoique ce soit un jour) et dans des scènes qui font des clins d’œil tellement grossiers aux chambres à gaz qu’ils en sont malhabiles. Vraiment pas convaincu et j’ai fini par suivre mon fil Twitter plus que l’épisode. Je m’y suis pourtant pris à deux fois sur deux jours différents, mais non. On va dire que ça peut encore progresser ? Je retenterai la semaine prochaine. Certaines séries améliorent leur qualité sur les cinq premiers épisodes, je me force généralement à voir au moins ça pour juger.

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Heureusement Angel from Hell a ensuite délivré un épisode plutôt drôle pour me rattraper ma soirée. L’histoire n’avait rien d’exceptionnel et tous les gags ne prenaient pas forcément, mais il y en avait quelques-uns qui fonctionnaient plutôt bien. Jolie manière en tout cas de continuer les interactions entre les personnages sans qu’elles ne paraissent trop forcées dans la suite de la saison.

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J’ai terminé pour une fois par Life in Pieces, là où je commence d’habitude donc. Et je n’ai pas regretté d’avoir changé mon ordre de visionnage, car c’était un excellent épisode qui était proposé cette semaine et il aurait mis la barre trop haute pour le reste. La série confirme son potentiel comique dans des mini-histoires très réussies cette semaine et qui ont fini par me faire éclater de rire sur les dernières minutes (faut croire que l’humour noir fonctionne encore sur moi). Plus les épisodes passent, plus cette sitcom se transforment en petit coup de cœur. Rien dont je ne saurais me passer et rien de transcendant, c’est sûr, mais une vraie réussite dans les codes habituels des séries. Ça fait plaisir de voir encore ce genre de séries !

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Et dimanche, c’est Ulysse qui a rendu tout le reste de la semaine un peu désuet avec un épisode qui atteignait une fois encore le meilleur de ce que la websérie a pu faire depuis son début. Il est loin le petit épisode 1, cette fois c’est clairement dans la cour des grands qu’évolue Ulysse, et à tous les niveaux : jeux, musique, réalisation (cadrage !), décors, scénario… Tout y est ! On ne comprend pas encore tout, mais ça s’emboîte petit à petit et l’épisode n’était pas en avare du tout en révélations. Des réponses… et de nouvelles questions. Une nouvelle dynamique pour la suite de la saison et personnellement, beaucoup beaucoup de théories. L’épisode est impeccable et jouerait presque au même niveau que les séries américaines… Alors après, je suis peut-être pas objectif, je sais pas. Je suis figurant dans l’épisode, j’ai rencontré une bonne partie de l’équipe, ça m’aveugle peut-être un peu. Mais quand même, putain, cet épisode m’a plus immergé dans un univers propre et complexe que tout ce que j’ai pu voir cette semaine. Et en plus, il m’a changé les idées sur une journée plutôt très mauvaise et il m’a même fait rire. Je réserve juste le dernier point manquant… parce qu’ayant été figurant, je sais qu’il y a encore mieux à venir dans le(s) prochain(s) épisode(s), merde !

Semaine 1 : du 4 au 10 janvier

En cette semaine de reprise peu chargée, j’ai vu les épisodes inédits de :
Supergirl (1×09), 13/20
Grandfathered (1×10), 15/20
Grinder (1×10), 15/20
Man seeking woman (2×01), 18/20
Heroes Reborn (1×11), 11/20
Life in Pieces (1×12), 15/20
Ulysse (2×02), 18/20

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                La semaine série n’a débuté que mardi pour moi, avec un épisode de Supergirl, de retour de sa pause de Noël. Verdict ? Un bon épisode, sans plus. Je suis depuis le départ assez mitigé sur cette série, qui propose une vision pseudo-féministe souvent datée et qui se repose sur des acquis peu solides. À ce propos, on avait cette semaine un retour assez bien fait sur Cat soupçonnant Kara d’être Supergirl. Effet pétard mouillé avec la conclusion plutôt bien trouvée, certes, mais bon, ça ne fait pas vraiment avancer le schmilblick… L’épisode ne m’a pas transcendé, et le seul vrai point positif de cette série reste pour moi son casting, et notamment le surjeu de Calista Flockhart, juste parfaite.

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Mercredi, ce sont deux petites nouvelles sitcom qui ont attiré mon attention, elles aussi de retour après une pause. Alors, commençons par parler de Grandfathered : la série a peiné à trouver son ton en première partie de saison, mais s’est ensuite bien rattrapée en développant un peu ses personnages secondaires. Plutôt un bon point, surtout que Paget Brewster s’est vraiment trouvée dans la comédie : elle est juste brillantissime dans Community et dans Another Period, dans des rôles très différents. Là encore, un rôle différent, qui colle peut-être mieux à son âge et c’est tant mieux ! Mention spéciale au personnage d’Annelise, développé avec soin cette semaine, avec ce petit duo d’employés très appréciable. Un épisode de retour loin d’être inoubliable, mais plutôt drôle. Ça fait plaisir de retrouver toute la petite famille !

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Une autre famille que j’ai aimé retrouvé : celle de Grinder. Ce n’était pas gagné du tout : j’ai laissé tomber en cours de diffusion la série avant de la reprendre en binge-watching pendant la pause. Pour être honnête, je ne suis vraiment pas convaincu par le ton des six ou sept premiers épisodes, et je me suis fait violence pour en arriver à cet épisode dix… Mais heureusement, je ne le regrette pas. En effet, l’intrigue se renouvelle agréablement autour de l’épisode huit, et l’on cerne un peu mieux le personnage de Rob Lowe. Et là, pour le coup, point négatif : la série reste beaucoup trop centré sur son lead. Il y a pourtant matière à travailler sur les personnages secondaires… Affaire à suivre, j’espère.

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Jeudi, c’était ENFIN le retour de Man seeking woman, un de mes grands coups de cœur de l’an dernier. Et je n’ai pas été déçu : tout y était rondement bien mené, c’est pour moi le retour gagnant de la semaine. Les métaphores développées dans cet épisode étaient certes assez prévisibles et attendues, mais tellement bien amenées que c’en était drôle juste comme il faut. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette sitcom, c’est une petite pépite de geekitude, suivant Josh qui se fait larguer par sa copine de longue date dans le pilote. Josh se lance donc dans LA quête qui fait toute bonne sitcom, celle de l’amour. Pour cela, il est aidé par son meilleur ami Mike et sa sœur Liz (qui, elle, a au moins réussi sa vie professionnelle). Tout cela est plutôt banal et convenu : l’originalité vient des métaphores totalement loufoques proposées par les scénaristes, qui font évoluer Josh dans un monde où toutes les comparaisons de la « vie réelle » sont prises au pied de la lettre : on le voit avoir un rencard avec un troll ou répondre à des journalistes sur la manière dont il a réussi à aborder une fille, parce que c’est un grand succès qui mérite d’être en Une ! Bref, je ne saurais que trop la recommander, ne serait-ce que pour son originalité.

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Vendredi a vu le retour de Life in pieces. Là encore, un peu comme pour Grinder et Grandfathered, force est de constater que les scénaristes ont enfin compris et trouvé le rythme de la série. Ce n’était pas chose aisée : chaque arc d’un épisode de 20 min propose une mini-histoire indépendante sur les membres d’une seule et même famille, avec souvent des interactions différentes entre les membres de la famille. Maintenant que nous commençons à connaître un peu mieux les différents personnages, des scènes vraiment drôles voient le jour – notamment cette intrigue dans l’avion, banale mais tordante. Ce n’est pas la série de l’année, c’est sûr, mais ça se regarde et c’est définitivement sympa.

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Et puisqu’on parle de série qui n’est pas celle de l’année, vendredi était aussi l’occasion de voir reprendre Heroes Reborn. Un retour très lent et difficile pour moi. Comme la série-mère, ce spin-off (qui n’en est pas vraiment un vu que tout le cast revient, à l’exception des grosses stars…) souffre d’une intrigue beaucoup trop tordue avec des mystères et retournement de situation tellement inexplicables qu’ils en sont lassants. Alors, je me sens un peu trop critique tout de même : il y a eu de bonnes surprises dans cet épisode, mais une fois de plus tout se repose beaucoup sur la série-mère dont j’ai totalement oublié la fin. Et peu de rappels sont vraiment faits. On avance, mais on ne sait pas où on va ! Et on a souvent l’impression que les scénaristes non plus ne le savent pas…

ulysse2

Nous voilà donc à dimanche, 18h, et la diffusion sur Youtube de l’épisode 2 d’Ulysse. Rien de nouveau pour moi, puisque j’étais présent à l’avant-première des deux premiers épisodes à la Cité des Sciences en décembre dernier. Rien de nouveau (ou presque), certes, mais toujours autant de brio dans les dialogues, dans le choix de la B.O, dans la réalisation, le jeu des acteurs, bref, partout. La qualité n’a cessé de s’améliorer, les épisodes de s’allonger, et nous sommes désormais vraiment pris dans l’intrigue. Là aussi, je ne saurais que trop vous conseiller de vous mettre à cette série, en s’accrochant un peu sur les premiers épisodes peut-être. La saison 1 dure 3h environ, c’est en français, c’est sur Youtube, c’est gratuit, c’est génial et plein de références. Mélange parfait de comédie et de science-fiction, à voir absolument, en commençant par le début juste ici. Et pour en revenir à cet épisode 2, il propose un double cliff-hanger extrêmement frustrant – mais moins que celui non résolu de l’épisode 1 – qui ne me donne qu’une envie : être déjà le 24 janvier pour l’épisode 3 !

Et c’est tout pour cette semaine !