Semaine 4 : du 25 au 31 janvier

Semaine un peu compliquée sur le plan perso, mais quand on a une addiction, on trouve toujours moyen pour la caser dans son emploi du temps. Surtout si ça peut permettre d’oublier un peu ces soucis – même si du coup, j’ai mis la priorité sur certains épisodes plutôt que d’autres. Bref, stop le perso, passons aux épisodes vus cette semaine. :

Supergirl (1×11), 13/20
Suits (5×11), 14/20
Agent Carter (2×03), 14/20
The 100 (3×02), 16/20
Man seeking Woman (2×04), 14/20
Younger (2×04), 15/20
The Shadowshunter (1×03), 10/20
Grandfathered (1×13), 13/20
Colony (1×03), 11/20
The Grinder (1×12), 14/20
Angel from Hell (1×04), 13/20

01
Tenir la chandelle

J’ai donc commencé par un épisode un peu moyen de Supergirl, qui a su me convaincre de rester, une fois de plus, grâce à un très bon guest. L’alchimie entre notre Supergirl et son nouveau (futur) petit-ami transperce l’écran… forcément, quand on est mariés, l’alchimie n’est pas trop compliquée à afficher. Cela dit, ça a donné à l’épisode un étrange petit goût de Glee et je m’attendais presque à les voir se mettre à pousser la chansonnette. Plutôt sympa. Toujours pas la série dont je ne pourrai pas ne pas me passer, mais juste assez bon pour que je continue de venir chaque semaine.

02
« Même moi, je n’arrive plus à y croire »

Mercredi, j’ai mis la priorité sur l’épisode de Suits. Il faut dire que le cliffhanger de mi-saison était plus que réussi et prenant, alors j’attendais la suite avec impatience. Cet épisode de retour était bon, relançait certaines dynamiques et Donna continuait de rester le point fort du show, sans pour autant être aussi brillante qu’elle aurait pu l’être. Quant au reste, je suis plutôt mitigé. L’effet binge-watching de cet été s’est peut-être dissipé, mais j’ai l’impression que le peu de crédibilité de la série disparaît d’épisodes en épisodes. Ce qui ne l’empêche pas d’être cool à regarder, évidemment.

03
Les stores, so 60s

Episode tout aussi sympa d’Agent Carter ensuite. Rien de tout à fait inoubliable, rien de totalement chiant donc. L’ambiance de cette série est toujours aussi étrange, puisque tout concourt à nous renvoyer dans les années soixante, jusqu’au jeu des acteurs. Peggy Carter qui flirte, ça a un côté rétro qui rend l’actrice encore plus craquante et la série encore plus… O.V.N.I. J’ai eu du mal l’an dernier avec ça, mais je finis par m’y faire et adorer le style que tout le monde adore déjà.

04
Mais putain, tire Bellamy, tire !

Le lendemain, le retour de The 100, encore. Et c’est toujours un plaisir de retrouver cette série. J’avoue qu’il m’a manqué un petit truc par rapport à la semaine dernière, mais je ne saurais pas trop dire quoi après cette dernière scène parfaite et cette intro à tomber de son lit. Je ne veux pas spoiler, même si les gens qui lisent ces lignes ont probablement déjà vu l’épisode, donc je n’en dirais pas beaucoup plus, mais c’était quand même un épisode bien foutu et surtout bien écrit. Toute la saison 2 est lancée désormais, avec deux (trois) intrigues parallèles qui vont forcément se rejoindre à un moment ou un autre. À ce sujet, petite faiblesse du côté de l’intrigue Abby/Lincoln/Octavia/Jasper, qui paraissait un peu trop être du remplissage. Bon, je ne m’inquiète pas pour autant : je sais que je vais adorer cette saison ! J’avais pourtant eu un peu peur avec cette intelligence artificielle en fin de saison 2, mais je me suis inquiété pour rien, j’adore la direction ça prend !

05
Been an awful good girl, Santa baby ♫

Comme je le disais, j’ai fait dans le désordre cette semaine et je me suis gardé Man Seeking Woman pour la fin de semaine, principalement parce que je n’avais pas trop envie de rire jeudi. Et j’ai bien fait de le garder de côté car l’épisode avait quelques scènes vraiment hilarantes ! Je me suis aussi retrouvé totalement traumatisé avec la scène du petit train, mais c’est un autre sujet… Intrigante période pour un spécial Noël, sauf que Noël n’était finalement qu’un thème métaphorique comme un autre. Les épisodes centrés sur Liz sont ce que la série sait faire de mieux, avec des parallèles intéressants entre elle et son frère et le développement d’un personnage vraiment drôle dans la majorité des histoires de Josh, mais toujours beaucoup trop périphériques. Une réussite, donc, mais je lui préfère son pendant en saison 1. Heureux de voir qu’ils reprennent le même concept (mais tant qu’à faire, qu’ils en fassent un spin-off Woman seeking Man et nous proposent comme ça 20 épisodes par an dans cet univers déjanté !)

06
Parfait jeu de regards sur cette photo

Younger continue sur sa (très) bonne lancée, avec un épisode légèrement en-dessous de ce qui nous était proposé jusque-là, principalement parce que j’ai eu l’impression que les ficelles étaient un peu trop grosses. Dit autrement : l’épisode était un tout petit peu trop prévisible à mon goût, notamment toutes les blagues sur la photo et le double-sens final. Ce double-sens final était certes plus qu’attendu, mais je reconnais quand même qu’il conclut l’épisode en beauté, sur un petit fou rire très puéril et une bonne mise en scène des tweets. Bon, quand même, je trouve qu’on sent que l’épisode n’apporte rien à la série, les grosses intrigues de fond ne sont pas vraiment développées (encore que, côté « romance », la coloc est bien marrante). J’aurais aimé aussi qu’on revoit un peu la fille de notre héroïne dans cet épisode, elle apportait un peu de fraîcheur dans la dynamique des premiers épisodes et tous les gags autour d’elle sont loin d’être épuisés…

07
Mais qu’est-ce que je regarde ?

De bonne humeur pour enchaîner avec Shadowshunter… Et toujours pas. Ça ne prend pas, et je n’arrive pas à savoir vraiment pourquoi. C’est le genre de séries que j’aime bien, avec une ambiance un peu particulière qui lui donne une signature visuelle sympa. Les acteurs en revanche sont loin d’être bons, et c’est peut-être ça qui ne passe pas. Je trouve marrant de voir les gens préférer tous les personnages secondaires et pas Clary, qui était présentée un peu comme le centre des histoires dans le pilote. Bref, il y a quelque chose qui ne va pas, et c’est frustrant. Je vais continuer, parce que je suis assez têtu, mais pour l’instant, c’est en train de se transformer en cheap soft True Blood. Et déjà que je n’ai pas que de bons souvenirs de True Blood…

08
Et ce n’est même pas un selfie…

Pour rattraper un peu ce qu’il restait de ma soirée, j’ai terminé avec Grandfathered. Un épisode plutôt classique et sympa, dans la lignée de ce qu’ils ont fourni depuis leur reprise. La série a trouvé son meilleur mode de fonctionnement et c’est un pur régal. Chaque épisode a son petit lot de fun et je pense que si je m’étais bingewatché toute la saison d’un coup, j’aurais encore plus apprécié l’humour (après tout, il faut toujours un petit temps d’adaptation plus ou moins long pour entrer dans l’humour d’une série, et c’est pour ça que les débuts de sitcoms sont toujours un peu compliqués). En tout cas, cette fois, on y est, une bonne formule bien marrante. Intéressant de les voir à leur tour prendre de front le « ghost » concept après Younger la semaine dernière. Ça sent bon le pool de scénaristes tout ça…

09
Non, le problème ne vient pas du jeu des acteurs.

Colony a finalement su me convaincre de rester devant tout un épisode supplémentaire. Comme je l’ai déjà dit, j’aime bien me faire une idée sur cinq épisodes. Si de manière générale, ça n’a toujours pas de quoi être ma série préférée et c’est rempli d’incohérences (des persos qui vivent dans la misère, mais vont prendre un verre au bar ?), ça s’améliore légèrement cette semaine. En tout cas, ça ressemble un peu moins à une simple série policière et commence à se développer dans des directions un peu plus intéressantes. L’introduction était par exemple plutôt pas mal foutue dans son genre. J’ai donc réussi à tenir devant l’épisode cette fois, et avec en prime de bons moments. Affaire à suivre.

10
« Chéri, Liza de Younger m’a volé mon pull, fais quelque chose. »

Une petite dose d’humour ensuite avec Grinder, qui revient elle aussi avec un épisode qui prouve que les scénaristes ont trouvé leur rythme. Rien de bien particulier à signaler, le développement des personnages est traité avec une étonnante justesse à laquelle cette sitcom ne m’avait pas habitué. De bons running gags se sont mis en place ces dernières semaines et ça fait plaisir. Il va maintenant falloir voir ce qu’ils font des épisodes suivants maintenant qu’un nouvel arc est terminé et que nous sommes de retour à la situation de départ.

11
Joséphine Ange Gardien meets Johnny Hallyday

Et j’ai terminé en retard mes visionnages de cette semaine avec un épisode d’Angel from Hell qui n’avait lui non plus rien d’exceptionnel, à croire que c’était la semaine qui voulait que ça. Un épisode qui se regarde, sans plus, malgré un gag un peu plus drôle que les autres (le coup du strip-teaseur). Dommage, la série laisse de plus en plus filer ses gags : par exemple, ici, aucune retombée. Le gag se fait et puis disparaît sans conséquence. Le côté ange gardien reste sympa aussi, mais bonjour la crédibilité. Je crois que j’aurais déjà tenté à ce stade de la tester plus – ou de m’en débarrasser !

 

Bref, une semaine sans plus, mais une semaine de plus aux pays des séries.

La playlist de janvier

Voici mes nombreux coups de coeur musicaux devant mes séries du mois de janvier. J’en ai sélectionné une douzaine, avec une invasion visible d’Ally McBeal et de The Following, parce que ce sont les séries que j’ai bingewatchées. Comment ne pas souligner une fois de plus également la brillante B.O d’Ulysse ? 😉 Je vous propose toutes ces chansons dans un ordre apparemment totalement aléatoire : c’est en fait celui dans lequel je les ai découvertes.

A noter : les paragraphes accompagnant les chansons sont forcément bourrés de spoilers, méfiez-vous et n’hésitez pas à en passer 😉

Whatever will be, will be (Que sera, sera) – Doris Day (The Following / Ally McBeal)

Je souhaite commencer cette tout première playlist par un cas bien particulier.  Cette chanson, je l’ai adoré dans The Following, où elle est utilisée dans une scène particulièrement glauque, en décalage parfait avec ce qui est montré à l’écran. Et puis, je l’ai retrouvée avec joie dans Ally McBeal. Je sais, c’est particulier, ce sont les années 60 et pas franchement le genre de tubes d’aujourd’hui… Mais c’est calme et apaisant, et les paroles sont géniales. Bref, ça s’écoute en boucle 🙂

David – Noah Gundersen (The Following, 3×06)

Vrai coup de coeur musical, la chanson n’est pas forcément bien utilisée dans la série : elle conclut un épisode dans un montage nous montrant le sort de chaque personnage et, de mémoire, Ryan tentant de fuir son alcoolisme. Les paroles collent à sa situation, mais c’est surtout le rythme entraînant qui m’a convaincu dans cette chanson.

Runaway – Aurora (The Following, 3×15)

À écouter absolument, qu’on connaisse The Following ou pas ! S’il n’y avait qu’une chose à retenir du final de la série, ce serait cette chanson. Elle accompagne un foutage de gueule magistral de la part des scénaristes avec la « résurrection » de Ryan, mais elle est surtout parfaite pour conclure la série, tant dans les paroles que le rythme. Il y a juste la dose nécessaire d’émotions pour être frustré et triste que la série s’arrête sur cette fin ouverte et en même temps satisfait de la conclusion apportée.

Paradise Lost – Iconoclast (Ulysse, 2×02)

La B.O d’Ulysse est ultra soignée et a pour seul défaut qu’il n’est pas toujours évident de tout dénicher sur Youtube (mais ils ont la classe de toujours donner les infos nécessaires pour retrouver et se procurer les chansons). Bref, à défaut de pouvoir vous mettre un lien vers la géniale chanson d’OAK (petit groupe pas connu du tout pote avec l’équipe d’Ulysse, que je vous encourage à aller découvrir ici), je vous parle de cette envoûtante musique qu’est Paradise Lost. Idéale pour bosser, idéale aussi dans son utilisation par l’équipe de la websérie.

Searchin’ my soul – Vonda Shepard (Ally McBeal, Générique)

Je l’ai déjà dit ailleurs sur le blog : une des grandes réussites d’Ally McBeal réside dans son impeccable B.O portée par la voix chaude de Vonda Shepard. Ce générique n’a rien d’une découverte, je le connais et l’adore depuis bien longtemps, même si je n’avais jamais suivi la série. Thème parfait pour la série, quelques notes suffisent pour plonger dans l’univers d’Ally McBeal, et c’est à ça que sert un main theme.

It’s in his kiss – Vonda Shepard (Ally McBeal, 1×03)

Le moment où j’ai compris que j’allais adorer la B.O d’Ally McBeal est le moment où j’ai compris qu’elle était constituée de reprises toutes portées par la même voix de chansons que j’adore déjà. Introduite dans l’épisode The Kiss, cette chanson semble parfaitement adaptée au scénario de l’épisode (et elle l’est), comme si elle était écrite pour l’épisode. A moins que ce ne soit l’inverse. En tout cas, ça marche.


San Francisco Days – Chris Isaak (The Affair, 2×12)

De mon visionnage chaotique de The Affair, je n’ai pas grand chose de positif à redire. Je ne sais pas bien pourquoi j’ai poursuivi et tenu jusque-là, à part peut-être pour le concept initial que je trouvais sympa et le personnage d’Helen. La seconde saison était à la hauteur de la première : parfaite pour aller s’endormir, à l’exception de deux épisodes. Ce final (qui aurait une fin de série parfaite – mais pourquoi ils ne l’ont pas annulée putain ?) fait partie de ces exceptions, principalement grâce à une scène parfaitement écrite, montée et jouée par l’ensemble de l’équipe, qui a eu la bonne idée d’y incorporer cette chanson. Scène mémorable, que je pense inoubliable, au rythme d’une petite balade qui nous fait presqu’oublier que le dénouement qui se joue est prévisible. Utilisation parfaite dans un épisode qui résout enfin le puzzle entamé dès le pilote. De toute la série, je ne retiendrais que cette scène et le jeu d’Helen. Et Cole, bien sûr, parce que le fan de Fringe en moi ne peut se résoudre à ne pas dire que Joshua Jackson est un acteur de talent.

Hooked on a feeling – Blue Swede (Ally McBeal, multi-épisodes)
Cette chanson n’a bien sûr rien d’une découverte originale à Ally McBeal pour moi (je la connaissais même avant son utilisation dans Guardians of the Galaxy), mais elle est une autre grande réussite d’Ally McBeal, qui n’hésite à réutiliser la même chanson tout au long d’une storyline qui court sur plusieurs épisodes. Je ne peux désormais plus écouter cette chanson sans imaginer un petit bébé en image de synthèse danser devant moi.

Add it up – Violent Femmes (The 100, 3×01)

Véritable bouffée d’air frais dans cet épisode de retour de The 100, Add it up en a marqué plus d’un. Aux antipodes du style musical habituel de la série, la chanson s’y inscrit pourtant à la perfection. Les paroles résolument familières, le rythme entraînant, tout concourt à faire de cette chanson l’accompagnement parfait d’une scène de road trip qui redéfinit une fois plus la série. En tout cas, je sais que cette scène dans la voiture, je m’en souviendrais longtemps, et cette chanson est un vrai hymne de liberté pour nous héros. La reprise de cette même chanson par Shawn Mendes en fin d’épisode est à cet égard une autre bonne idée qui le souligne bien. Comme quoi, la musique survit même aux apocalypses.

Tracy – The Cufflinks (Ally McBeal, multi-épisodes)

Encore une chanson parfaite de la B.O d’Ally McBeal, également reprise dans la série par Vonda Shepard (forcément !). S’il faut commenter parce que la chanson ne se suffit pas à elle-même, j’en dirais simplement sans trop spoiler que l’utilisation de cette chanson a été l’un des plus gros fou rire que j’ai eu devant cette saison 1.

Tell him – Vonda Shepard (Ally McBeal, multi-épisodes)

S’il y a bien une chanson qui aurait pu remplacer « Searchin’ my soul » comme générique d’Ally McBeal, c’est celle-ci. C’est la chanson que se choisit Ally comme theme de vie, pour se donner du courage quand elle déprime. Elle donne lieu à une scène mémorable sur un passage piéton, puis dans le bureau, et elle est juste parfaite grâce à son pep’s. J’adore.

4th and Roebling – The District (Ulysse, 2×03)

Voici une autre trouvaille sympa de l’équipe d’Ulysse, qui collait parfaitement à ce qu’il se passait à l’image, forcément. Ce ne sera pas ma chanson de l’année, mais ça termine agréablement cette playlist, je trouve, et ça me permet de faire encore un peu de pub pour cette websérie que j’adore (au cas où vous ne l’auriez pas compris).

Semaine 3 : du 18 au 24 janvier 2016.

Oui, j’ai une semaine de retard. J’ai dû partir précipitamment de chez moi suite à un décès, mais me revoilà. Je n’ai pas encore vu tous les épisodes sélectionnés pour ma « semaine 4 », je posterai donc l’article avec un peu de retard également.
En attendant, me revoilà donc avec la troisième semaine, un peu plus complète que les dernières, une petite fournée d’épisodes inédits diffusés cette semaine-là. Du coup, cet article est de plus en plus long, mais je vous l’avais dit : je suis bavard ! Rien de surprenant, donc. Cette semaine, j’ai donc regardé les épisodes suivants :

Supergirl (1×10), 13/20
Grandfathered (1×12), 14/20
The Grinder (1×11), 12/20
Agent Carter (2×01), 17/20
Agent Carter (2×02), 17/20
Shadowhunters (1×02), 10/20
Man seeking woman (2×03), 11/20
Younger (2×03), 17/20
The 100 (3×01), 18/20
Heroes Reborn (1×13), 6/20
Colony (1×02), 4/20
Angel from Hell (1×03), 14/20
Life in pieces (1×14), 16/20
Ulysse (2×03), 19/20

01
Mardi reprenait Supergirl après une semaine de pause : j’ai le sentiment d’avoir un peu surnoté l’épisode, car très franchement, je n’ai pas accroché au début. La présence d’Emma Caulfield m’a aidé un peu à rester concentré. En fait, l’intrigue de la semaine était pleine de bonnes idées, mais leur écriture/réalisation peinaient à convaincre. La résolution à la convention est bâclée : déjà, la convention en elle-même n’est intégrée à la dernière minute que pour donner un moment dramatique, ensuite, la manière dont Supergirl sauve tout le monde en cinq secondes… Bon, on repassera, on va dire. En revanche, les cinq ou six dernières minutes remontent totalement le niveau, avec de très bonnes scènes qui touchent juste en terme de jeu d’acteurs (surtout Winn/Kara). C’est qui s’appelle sauver les meubles. Si on pouvait juste oublier tout le reste de l’épisode…

02
Le lendemain, grosse journée séries qui commence par Grandfathered et un excellent épisode, qui prend le parti de se centrer sur un excellent duo trop peu exploité jusqu’ici : Jimmy et Vanessa. Belle trouvaille des scénaristes que de se centrer sur la seule chose capable de les unir : la superficialité et la vanité. L’ensemble de la famille qui s’allie ensuite contre Gerald permet de révéler de nouvelles dynamiques vraiment bien trouvées et d’oublier la storyline catastrophique d’Annelise (opinion apparemment non partagée par la majorité, mais franchement !), qui accumule de son côté les clichés (et frise l’homophobie ?). Dommage que l’épisode en soit ainsi plombé quand le reste atteint une conclusion parfaite

03
C’est donc quand même dans de bonnes dispositions que j’ai commencé The Grinder, mais sans accrocher à cet épisode. Et je n’ai pas réussi à vraiment rentrer dedans, même si Rozz & Landy fut une bonne trouvaille. J’ai eu l’impression de me retrouver sur un épisode de début de saison, le rythme n’y était pas. La toute fin était toutefois bien trouvée et prêtait à sourire, surtout avec la reprise du « To be continued », critiquée en début d’épisode. Pas assez pour remonter la note, cependant : beaucoup d’idées plutôt bonnes, mais pas assez peaufinées pour être au niveau.

04
Mercredi, c’était aussi et surtout le retour très attendu de l’Agent Carter, d’autant plus attendu depuis qu’Hailey Atwell a quitté Twitter. Alors, très franchement, la saison 1 ne m’a pas vraiment passionné – j’ai bien sûr aimé, mais quelque chose n’allait pas. Le côté pseudo-historique, peut-être ? Je ne vois que ça, car tout le reste semble être fait pour me plaire – du style Alias au casting impeccable qui m’a permis de retrouver Enver Gjokaj. Cette reprise était donc… au-delà de mes attentes ! Je me suis trouvé pris dans l’intrigue (plutôt trop du genre procedural et episode of the week pourtant). Un retour plus qu’appréciable et vraiment réussi, jusqu’à ses parfaites scènes finales.

05
Et ce second épisode se fait dans la continuité du premier. Je ne sais pas si c’est leur campagne interminable sur les réseaux sociaux (#DubshmashWar) ou simplement que la qualité s’est améliorée, mais je suis bien plus pris dans cette intrigue. Il y a peut-être aussi que j’ai fini par me faire à l’ambiance, ou qu’enchaîner les épisodes est une bonne idée. En tout cas, je me retrouve impatient de voir la suite, d’autant que des liens avec Agents of SHIELD sont très perceptibles, contrairement à ce qui était annoncé. Tout bon. Pas parfait, mais très prenants, et mieux que prévu.

06
Pas facile de se remettre alors dans le flou de Shadowhunters, dont je n’ai toujours pas lu les livres ou vu le(s ?) film(s). J’entre donc dans l’univers via la série, et ça continue à être très confus, mais c’est peut-être un parti pris pour perdre un peu le téléspectateur novice qui se retrouve à la place de Claire. Premier point qui dérange : elle est beaucoup trop à sa place rapidement. C’est nécessaire à l’avancée de la série, mais ça avance un peu trop vite et si on ajoute à ce tempérament tête brulée un jeu d’actrice inégale, le mystère ne suffit plus à tenir en haleine. Un second épisode encore plus inégal que le premier, ça commence à faire beaucoup de défauts. Je lui laisse encore le bénéfice du doute pour un troisième épisode, mais ça part mal et le cliff-hanger me laisse un peu de marbre. Peut-être que je me fais trop blasé pour ce genre de série ?

07
Bon. Ce n’est clairement pas ma semaine, parce que le court épisode de Man seeking woman ne m’a pas transcendé non plus. L’histoire était sympa, il y avait un ou deux gags qui prêtent à sourire… mais je ne suis pas trouvé happé dans l’histoire du tout. Je ne sais pas bien ce qu’il manquait, peut-être de la cohérence ? Mais cette série ne m’a jamais plu pour sa cohérence. Beaucoup de choses paraissaient un peu trop forcé cette semaine, y compris malheureusement dans le jeu des acteurs, d’habitude plus maîtrisé que ça. Cette saison 2 a pourtant super bien démarré… Étrange.

08
Heureusement, Younger a été capable de remonter le niveau cette semaine, avec un nouvel épisode excellent qui se centrait un peu plus sur Kelsey, comme le laissait imaginer la fin du second volet de cette saison. L’épisode a filé très rapidement et c’est regrettable que la série ne dure que 20 minutes et pas 40, car ses personnages et ses concepts (le ghost cette semaine) visent toujours très juste et font mouche dans le rire. Une vraie réussite.

09
Mon vendredi a commencé avec le plus qu’attendu épisode de The 100 et le moins que je puisse dire c’est qu’il valait largement l’attente de huit mois. J’ai lu que beaucoup était déçu de la tournure que prenait « Bellarke », moi je suis bien heureux de voir Clarke poursuivre sa vie loin de Bellamy – les revoir ensemble serait peu crédible après Finn. De la même manière que sa relation actuelle n’est pas des plus crédibles non plus, affaire à suivre. Bon choix de la part des scénaristes d’avoir attendu la moitié de l’épisode avant d’en venir à elle. N’ayant jamais été un grand fan de Clarke, c’est agréable de voir qu’elle n’est plus vraiment considérée comme l’unique personnage principal. Comment ne pas revenir sur l’excellente scène d’introduction, sorte de remix de Lost version bad trip ? Comment ne pas parler de l’introduction très réussie de nouveaux personnages ? Se réjouir de la tournure des intrigues, qui ne vont pas se concentrer uniquement sur City of light ? Comment ne pas aimer le road trip de nos héros, ou cette scène chantée au piano ? Énorme réussite pour un début de saison 3 qui montre que la série ne s’essouffle pas. Vivement la deuxième partie de cet épisode d’intro !

10
À l’inverse, Heroes Reborn signe et persiste, et je ne regretterai pas l’annulation de la série qui nous a finalement carrément servi un petit extrait de Claire Bennet qui parle et son lot de flashbacks… Rien n’allait dans cette conclusion qui propose une pseudo-fin non satisfaisante et relance l’intrigue sur le père des enfants de Claire (encore et toujours elle). Quel dommage d’avoir une fois de plus mis ce personnage au centre de tout – surtout sans avoir pu booker l’actrice ! Tous les défauts de la saison culmine dans cet épisode final loin d’être à la hauteur des attentes que le milieu de saison avait fini par susciter. À l’image de la série-mère donc, beaucoup de promesses avortées et de ratés dans ce remake/spin-off/saison supplémentaire, disons-le clairement. Sans regret, au revoir.

11
Je pensais avoir trouvé mon pire épisode de la semaine, mais c’était sans compter sur Colony qui confirme son statut de grosse déception. La série s’enlise dans une enquête policière qui en oublie les aliens (sur lesquels je doute qu’on apprenne quoique ce soit un jour) et dans des scènes qui font des clins d’œil tellement grossiers aux chambres à gaz qu’ils en sont malhabiles. Vraiment pas convaincu et j’ai fini par suivre mon fil Twitter plus que l’épisode. Je m’y suis pourtant pris à deux fois sur deux jours différents, mais non. On va dire que ça peut encore progresser ? Je retenterai la semaine prochaine. Certaines séries améliorent leur qualité sur les cinq premiers épisodes, je me force généralement à voir au moins ça pour juger.

12
Heureusement Angel from Hell a ensuite délivré un épisode plutôt drôle pour me rattraper ma soirée. L’histoire n’avait rien d’exceptionnel et tous les gags ne prenaient pas forcément, mais il y en avait quelques-uns qui fonctionnaient plutôt bien. Jolie manière en tout cas de continuer les interactions entre les personnages sans qu’elles ne paraissent trop forcées dans la suite de la saison.

13
J’ai terminé pour une fois par Life in Pieces, là où je commence d’habitude donc. Et je n’ai pas regretté d’avoir changé mon ordre de visionnage, car c’était un excellent épisode qui était proposé cette semaine et il aurait mis la barre trop haute pour le reste. La série confirme son potentiel comique dans des mini-histoires très réussies cette semaine et qui ont fini par me faire éclater de rire sur les dernières minutes (faut croire que l’humour noir fonctionne encore sur moi). Plus les épisodes passent, plus cette sitcom se transforment en petit coup de cœur. Rien dont je ne saurais me passer et rien de transcendant, c’est sûr, mais une vraie réussite dans les codes habituels des séries. Ça fait plaisir de voir encore ce genre de séries !

14
Et dimanche, c’est Ulysse qui a rendu tout le reste de la semaine un peu désuet avec un épisode qui atteignait une fois encore le meilleur de ce que la websérie a pu faire depuis son début. Il est loin le petit épisode 1, cette fois c’est clairement dans la cour des grands qu’évolue Ulysse, et à tous les niveaux : jeux, musique, réalisation (cadrage !), décors, scénario… Tout y est ! On ne comprend pas encore tout, mais ça s’emboîte petit à petit et l’épisode n’était pas en avare du tout en révélations. Des réponses… et de nouvelles questions. Une nouvelle dynamique pour la suite de la saison et personnellement, beaucoup beaucoup de théories. L’épisode est impeccable et jouerait presque au même niveau que les séries américaines… Alors après, je suis peut-être pas objectif, je sais pas. Je suis figurant dans l’épisode, j’ai rencontré une bonne partie de l’équipe, ça m’aveugle peut-être un peu. Mais quand même, putain, cet épisode m’a plus immergé dans un univers propre et complexe que tout ce que j’ai pu voir cette semaine. Et en plus, il m’a changé les idées sur une journée plutôt très mauvaise et il m’a même fait rire. Je réserve juste le dernier point manquant… parce qu’ayant été figurant, je sais qu’il y a encore mieux à venir dans le(s) prochain(s) épisode(s), merde !