Juin : une progression constante

Bonjour, bonsoir,

Le temps passe à une vitesse totalement dingue et nous voilà déjà en juillet. Cela veut dire qu’il est plus que temps de faire un nouveau bilan concernant le challenge : comme le mois dernier, j’ai l’impression d’avoir écrit le précédent il y a même pas une semaine. C’est le principe de la fin d’année scolaire, ça file à une vitesse terrifiante. On ne va pas se mentir, je suis bien parti pour réussir ce challenge, mais quand même, je trouve que je n’avance pas au rythme que je voudrais. Clairement, je n’aurais pas terminé en septembre, pourtant ça m’aurait bien arrangé. Bon, il faudra bien faire avec.

Alors ce mois-ci, j’ai visionné :

The Man in the High Castle, saison 1
Person of Interest, cinq derniers épisodes de la saison 5
That 70’s show, saison 2 et 3 + 10 épisodes

C’est donc un peu plus qu’en avril et ça me permet de rayer une série supplémentaire sur les douze. Plus que quatre !

 CS MHC
The Man in the High Castle

Je n’avais pas du tout prévu de la regarder et c’est sur un coup de tête que je me suis lancé un dimanche comme un autre. Du coup, ce dimanche-là ne fut pas tout à fait comme les autres puisque je me suis englouti tous les épisodes de la saison comme si de rien n’était en une journée. C’était génial et j’ai pu réussir mon second mini-défi en grande partie grâce à cette série. Évidemment, j’ai publié un article sur cette première saison à la fin hyper-mystérieuse, et vous pouvez le retrouver sur le blog. J’attends très impatiemment la suite de cette saison, qui devrait débarquer si tout va bien avant la fin de ce challenge je pense (18 novembre).

CS POI
Person of Interest

Et voilà, c’en est terminé de cette brillante et excellente série qu’est (était !) Person of Interest. Je me la suis englouti elle aussi, mais en deux mois cette fois. Si elle termine en superbe série, c’était pourtant drôlement mal parti en saison 1. J’ai accompagné le visionnage des derniers épisodes de la saison 5 par l’écriture d’un article constituant un bon gros bilan de mon avis sur l’évolution qu’a connu le show en cinq ans. Il est rare de voir une série évoluer autant et aussi bien, avec un quasi sans faute. Si je compare au reste de mon challenge, ça changeait quand même pas mal de la dynamique catastrophique suivie par Ally McBeal ou The Following, cette dernière ayant aussi fait l’objet d’un bilan bien plus mitigé. Une chose est sûre, Person of Interest va me manquer… et Amy Acker aussi, surtout, j’avoue.

That70sShow

That 70’s Show

J’ai continué avec plaisir et vu à peu près deux saisons de la série ce mois-ci. Je ne peux m’empêcher de trouver les saisons bien longues, avec des épisodes qui ne servent vraiment qu’à combler sans proposer de vraies avancées. Toutefois, je me marre bien et les articles sur les saisons le prouvent bien : par ici pour la saison 2 et par là pour la saison 3. Évidemment avec tous ces épisodes, on a quand même avancé dans les principales intrigues que sont Donna/Eric et Kelso/Jackie, mais ça avance tellement à un rythme d’escargot ! J’ai du mal à me garder un rythme constant : j’en regarde beaucoup d’un coup, puis je fais de longues pauses entre les épisodes… On verra !

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En conclusion, c’est plutôt pas mal encore ce mois-ci avec pas moins de 68 épisodes dégustés, soit une vingtaine de plus qu’en avril. J’en suis donc à 488 épisodes sur 725 (auxquels s’ajouteront une quarantaine d’épisodes à la rentrée). Ça progresse. 114 épisodes de That 70’s show m’attendent encore et il me reste à entamer les 8 de Ministerio del Tiempo, les 13 d’American Horror Story et les 187 de One Tree Hill, dont j’ai piqué les DVDs à ma sœur. 322 épisodes à m’avaler donc. Tout va bien. J’ai visé haut quand même, surtout quand je vois toutes les séries que je suis dans les articles à la semaine.

Semaine 23 : du 6 au 12 juin

Bonjour à tous !

Une nouvelle semaine s’achève déjà, avec son petit lot d’inédits comme d’habitude. Comme dimanche dernier, j’ai également choisi de désigner ma performance préférée et je finis cet article avec les news concernant le blog.

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Les inédits de la semaine

Baisse de régime dans les notes et dans mon intérêt pour les séries, probablement parce que la reprise est passée et que l’on entame vraiment les saisons d’été avec leur lots d’épisodes moins intéressants. Sans surprise, c’est donc le retour d’Unreal qui est le point culminant de la semaine, car la série revient en grande forme. Les autres épisodes qui valaient vraiment le détour étaient ceux de Person of Interest et d’Orphan Black, ce qui n’avait rien d’étonnant non plus. Le reste de ce que j’ai vu s’engage dans des voies plus ou moins intéressantes pour la suite, Outcast m’intriguant toujours autant, mais Scream et Cleverman étant deux grosses déceptions pour le moment.

Cette semaine, j’ai donc vu :

Silicon Valley (3×07), 15/20
Preacher (1×02), 14/20
Scream (2×02), 13/20
Unreal (2×01), 20/20
– Person of Interest (5×11), 17/20
Cleverman (1×02), 12/20
Orphan Black (4×09), 18/20
Outcast (1×02), 15/20

Cliquez sur le titre de la série pour accéder à un avis à chaud sur l’épisode expliquant sa note 😉

02.jpgLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et notamment de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

J’ai mis 20 à l’épisode d’Unreal, c’est donc logiquement dans cette série que je suis allé chercher ma performance de la semaine. Ça aurait très bien pu être Shiry Appleby ou Constance Zimmer, mais ce serait un peu prévisible… et pas tout à fait juste ! En effet, c’est définitivement Genevieve Buechner qui m’a le plus marquée dans cet épisode !

Cette actrice canadienne, vue également dans The 100, a une tête qui me disait quelque chose depuis un moment, je me suis donc fait une petite recherche IMDB qui m’a permis de découvrir qu’elle avait un (minuscule) rôle dans The 4400. Bref, elle enchaîne les séries que j’adore et c’est cool de voir qu’elle prend de plus en plus d’importance dans chacune de ces séries.

On entre dans le spoiler alert, attention, ne continuez pas la lecture si vous n’êtes pas à jour et passez directement au paragraphe suivant.

Je ne pensais pas la revoir dans la saison 2 d’Unreal après la fin de la saison 1 où il semblait que l’on avait fait le tour de son personnage, mais elle est donc de retour avec une promotion qui la fait devenir productrice. C’est parfait, car elle prend du galon autant dans l’équipe fictive que dans le casting. Son personnage de Madison commence à grandir après avoir été brisée l’an dernier : elle souhaite continuer dans cette voie, aussi difficile que ce soit. Elle brille littéralement lorsqu’elle interviewe une des nouvelles candidates de cette année sur son passé difficile, lui posant des questions atroces.

Évidemment, la douce et gentille Madison n’est pas très à l’aise avec la ligne de questionnements que lui impose Rachel et elle reste notre point d’accroche à l’univers, étant le personnage naïf et innocent qui représente un peu le public. Oui, mais voilà, aussi mal à l’aise soit-elle… elle adore finalement son métier. Elle se retrouve à vomir tellement elle est dégoûtée par ce qu’elle vient de faire, mais en même temps, elle clame qu’elle adore ce qu’elle fait.

Tout cela n’est pas des plus faciles à jouer, mais crie la justesse dans sa performance ! Définitivement le point d’orgue de l’épisode, cette scène est probablement la meilleure que j’ai vue cette semaine, surtout qu’elle souligne aussi comment Rachel en est arrivée là, poussée par Quinn. C’est donc une scène qui sert aussi l’intrigue générale.

00Les autres actus du blog

Tout plein de choses encore cette semaine sur le blog (enfin, pas tant que ça non plus, mais ça fait son effet comme phrase d’accroche !) : j’ai complété le mini-défi du #ChallengeSéries2016 qui consistait à voir trente épisodes de séries en dix jours, avec comme seule contrainte que les épisodes devaient avoir été diffusés avant le mois de juin. Facile quand on se décide à voir toute la saison 1 de The Man in the High Castle en une journée. Oups. Le reste du défi est accessible par ici.

Autrement, j’ai décidé de tester deux séries supplémentaires dans les nouveautés de cet été, Roadies et BrainDead, même si je ne suis pas hyper convaincu par la seconde. Rendez-vous en cours de semaine pour l’ouverture des articles sur ces séries, mais aussi pour le lancement de Wrecked et Another Period.

Bref, la semaine prochaine sera à nouveau pleine d’articles 🙂

The Man in the High Castle (S01)

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Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Avis : Hop, hop, hop, ça fait quelques mois que je laisse de côté The Man in the High Castle sur ma liste de séries à voir, au point que je l’ai mise dans mon challenge séries 2016. Et donc, je me suis demandé pourquoi ne pas profiter de ce début de mois de Juin totalement morose pour me lancer dans un marathon SF. Partant de là, j’avais encore pas mal de choix par rapport à ma liste de séries à voir cet été… mais après un bilan de mai que je trouve un peu trop mitigé, je me suis dit qu’il était temps d’avancer encore un peu mon challenge, et rien de tel qu’une courte saison pour faire ça. Voilà, il n’en fallait pas plus pour me lancer !

Alors, pourquoi regarder cette série me direz-vous ? Personnellement, parce que j’adore la SF et que Laura m’en a beaucoup parlé. Le synopsis m’intriguait aussi : la série propose de nous plonger dans une Amérique où les nazis auraient gagné la 2nde Guerre mondiale. Elle débute en 1962. Bref, un plot classique pour le genre de l’uchronie, mais qui m’intriguait quand même. Et puis, le générique a commencé et j’ai vu qu’Alexa Devalos jouait dedans… Ce qui avait dû me convaincre au premier abord. En effet, j’adorais cette actrice secondaire (hum tertiaire même) dans Angel, où elle jouait une guest géniale (Gwen) au look très discutable.

Et donc, après une saison, je conseillerais cette saison aux fans de 11.22.63 et Agent Carter (forcément vu la période…), aux fans de science-fiction, aux fans de Colony pour le côté résistance, aux amateurs d’uchronie et de séries qui prennent le temps de s’installer. La réalisation est plutôt bien foutue, l’écriture de la série intrigante et Alexa Davalos a vieilli de la meilleure des manières qui soient… Je n’ai pas lu le livre (mais lu pas mal de commentaires s’indignant que la série s’en éloignait… encore, toujours), mais j’ai vraiment apprécié cette première saison. Elle démarre et se termine très fort, avec malheureusement un coup de mou regrettable au milieu. Enfin, ça reste drôlement brillant quand même et je vais commencer à la recommander à pas mal de monde, je pense !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Note finale de la saison : 17/20

01.jpgÉpisode 1 – The New World – 18/20
We lost the war, didn’t we? No I can’t even remember what we were fighting for.

Encore une série qui prend la peine de commencer par un long générique, Daredevil style. L’univers est assez vite introduit par un joli plan de croix gammée, ça te met tout de suite dans l’ambiance. Les USA se sont fait diviser par les force de l’Axe, à la manière de l’Allemagne dans notre histoire… qui est justement le cœur de l’intrigue. La série prend une bonne vingtaine de minutes à mettre en place son intrigue, parce qu’il faut avant tout présenter les personnages, notamment Juliana. Elle se retrouve bien malgré elle mélée à un complot qui la dépasse, celui du Man in the High Castle, un homme mystérieux qui produit des films montrant les USA gagner la guerre… bref, montrant notre réalité. C’est très intrigant dès le départ et ça accroche. La vie semble avoir repris son cours normalement, mais tout un tas d’éléments nous rappelle bien que ce sont les « méchants » qui ont gagné (ah les USA et leur manichéisme). Ce long épisode (59 minutes, c’est long) est une introduction qui va permettre aux personnages principaux de se rencontrer et à l’histoire de se mettre en place plus rapidement que ce que je pensais. Excellent.

02Épisode 2 – Sunrise – 19/20
That film can change the world.

Bon alors autant je n’étais pas franchement fan du personnage de Frank dans le premier épisode, autant les scènes de torture psychologique que les japonais lui font subir dans celui-ci m’ont mis de son côté en quelques instants. Je me suis laissé prendre au piège de cette intrigue complexe (mais pas trop) et je commence même à apprécier les scènes du côté ennemi, auxquelles je n’avais pas accroché du tout au départ. Les choses avancent très vite encore dans cet épisode, avec Juliana qui fait confiance aux mauvaises personnes et l’interrogatoire de Frank qui se conclue de la pire des manières. Ils nous ont pourtant fait croire par leur montage que l’issue pouvait être positive pour tous… Mais non. Beaucoup de tensions, de stress, de suspens et une fin horrible, qui a fait avancer tous les personnages à vitesse grand V. J’aime vraiment beaucoup pour l’instant, on frôle la perfection, j’ai juste encore du mal avec l’intrigue autour de Joe… Mais je crois que ça ne durera pas à ce rythme-là !

03.jpgÉpisode 3 – The Illustrated Woman – 16/20
It’s good to have you back Franck, really good.

Voilà un premier épisode un peu plus long et calme, il fallait bien que ça ralentisse un peu à un moment ou un autre. Pour autant, l’intrigue avance malgré tout. Nous suivons Franck reprendre le cours de sa vie « normale » et être animé d’un fort désir de vengeance que l’on comprend largement. Par ailleurs, les nazis & japonais continuent d’essayer de rattraper Juliana et de percer le mystère qui l’entoure, ce qui fait que l’on suit un personnage les traquant et créant le chaos dans la zone neutre. La fin nous offre un cliffhanger haletant après un épisode un peu plus lent, c’est très prometteur.

04Épisode 4 – Revelations – 14/20
I’m not here to kill Nazis. I’m here because I need answers and I’m not leaving until I get them.

Bon, ça commence à devenir décevant la manière dont ça n’avance pas en cours d’épisode. Le cliffhanger précédent a été résolu en un rien de temps et tout est monté lentement en épingle dans cet épisode, pour nous ramener au personnage de Franck qui choisit au dernier moment de ne pas assassiner le prince… Tout ça pour être finalement témoin de l’assassinat. C’est un peu gros, mais ça fait un excellent cliffhanger qui avance la série vers l’étape suivante. En plus, ce regard avec le petit garçon… Bouleversant de suspens. Du côté de Juliana et Joe, j’ai eu un peu de mal à accrocher, parce qu’il paraissait évident que c’était trop tôt pour rencontrer le « man in the high castle ». En plus, Juliana commence à me taper sur le système à vouloir rester à tout prix à Canon City qui ne lui a apporté que des emmerdes (cependant, ça reste très bien joué de la part de l’actrice)… jusqu’au moment où elle apprend ce que Franck compte faire et repart précipitamment. Comme si elle pouvait changer quelque chose, sérieux, le temps qu’elle rentre tout sera terminé… Et elle n’a pas plus de réponse que 10 minutes avant ! Je préférais le rythme des deux premiers et j’ai espoir que ça reprenne…

05Épisode 5 – The New Normal – 13/20
I just want things to go back to normal.

C’est peut-être une mauvaise idée d’enchaîner autant les épisodes, mais je trouve que l’on est très loin du rythme et de l’intensité des premiers épisodes. Plus on avance, plus j’ai l’impression de me retrouver devant Colony, et ce n’est pas franchement un compliment. L’épisode était pourtant plutôt prometteur avec le retour de Juliana à San Francisco et sa vie totalement bouleversée par ses quelques jours d’absence, mais justement ça insiste un peu trop dessus et sur sa curiosité maladroite pour la résistance. L’autre point problématique de l’épisode, c’est sa séparation d’avec Joe, dont l’intrigue de retour chez les nazis n’est pas des plus passionnantes. Et puis, il y a cette scène finale qui voit Juliana fuir en percutant Tagomi qui, à son tour, fait tomber le fameux collier. Combien d’objets vont-ils faire tomber d’ici la fin de saison au juste ?

06Épisode 6 – Three Monkeys – 15/20
We were only ever as happy as they allowed us to be.

Beaucoup de développement de personnage dans cet épisode, et de manière plus réussie que dans les épisodes qui ont directement précédé. Les personnages principaux sont toujours séparés chacun de leur côté et on finit par se surprendre à trouver sympa ces personnages de Nazis qui entourent Joe, avec leur vie de famille tout ce qu’il y a de plus banal… Jusqu’à ce qu’ils parlent de l’Holocauste, de meilleur whisky et de meilleur monde. Hum, il y a peut-être un fond de regret, de questionnements sur ce qu’il s’est passé. Il est cool également de constater les différents parallèles entre Joe et Juliana, cherchant chacun de leur côté des États-Unis des indices sur le Man in the High Castle et sur Grasshoper. Je ne suis pas bien certain d’avoir compris toutes les implications des révélations de cet épisode, mais je suis impatient de continuer tout de même.

07.jpgÉpisode 7 – Truth – 17/20
In your culture, truth is of higher importance and only with the truth one can move forward.

Je tiens à commencer par dire que wahou, Alexa Davalos a quand même fait des progrès énormes en terme de jeu d’actrice depuis son passage dans Angel. Voilà. Maintenant l’épisode en lui-même était à nouveau hyper intéressant, et surtout hyper prise de tête, surtout que j’ai l’impression qu’on se dirige vers un virage SF – et après tout, je voyais la série comme ça avant de la commencer. Il y a donc un nouveau film à trouver, des écoutes à droite à gauche, de la confiance accordée trop facilement, un couple un peu improbable… La tension monte et est palpable jusqu’au bout, où Juliana retrouve le corps de Trudy… Ce qui ne suffit pas à me convaincre que ce n’est pas elle qu’elle a aperçu au marché. Je suis très sceptique devant cet épisode, j’ai un milliard de questions, et ça a tendance à me rassurer à 3 épisodes de la fin ! En revanche, l’intrigue autour de l’antiquaire m’a laissé perplexe pour le moment, je ne vois pas bien où ça souhaite aller derrière.

08.jpgÉpisode 8 – End of the World – 19/20
It’s a trap, the Kempetai are coming

Pfiou, un nouvel épisode qui fait monter la pression jusqu’à sa conclusion épique. Tout commence par un message codé de la part du Man in the High Castle, puis par Juliana qui annonce la mort de sa sœur à ses parents, faisant comprendre sa culpabilité à son beau-père. Et puis, tout s’enchaîne jusqu’à ce qu’il la prévienne du piège tendu à la résistance en toute fin d’épisode. Entre, il y a eu quand même pas mal de gap-fillers, notamment l’intrigue autour de Thomas qui sera paralysé dans quelques mois, mais on fait avec et ça fonctionne plutôt pas mal dans cet épisode par rapport aux autres. Et puis quand même, nous faire sympathiser avec un nazi forcé de tuer son fils, c’est bien joué de la part des scénaristes. En revanche, l’intrigue autour de Frank et l’antiquaire était vraiment là pour combler, même si ça donne un peu d’enjeu avec le bus à prendre en fin d’épisode. La toute fin réunit bien sûr le couple Juliana et Joe, sans grande surprise, et ils sont forcés de monter dans une étrange voiture, tout en étant poursuivi par les japonais. Quelque chose me dit que Juliana n’arrivera pas à choper son bus à temps…

09.jpgÉpisode 9 – Kindness – 19/20
This isn’t like the other film…

Pfiou, la série prend le virage que j’attendais, ouiii ! Mais avant ça, il faut suivre un épisode un peu longuet parce que – ironiquement – possédant trop de rebondissements et sous-intrigues à régler. Il est intéressant de voir comment tout se met en place autour du visionnage du dernier film. Il fallait que Frank ne parte pas pour qu’ils puissent tous les deux utiliser l’argent pour sauver Joe, une des sous-intrigues qui se déroule à vitesse grand V. Ed leur apporte encore beaucoup trop d’aide, ça devient louche et puisque Frank ne peut plus être le Man in the high castle (j’y reviendrais) comme je le soupçonnais depuis un ou deux épisodes, c’est mon nouveau suspect numéro 1 (ou alors il va mourir bêtement). Bref, la toute fin d’épisode mène notre couple préféré, Juliana & Frank, devant un écran qui leur diffuse le dernier film du haut château… et oh surprise ! Cette fois la vie n’est pas rose. Oui, mon “oh surprise” est totalement ironique, car les scénaristes l’introduisent lourdement avec la mention de Nagasaki dans la scène qui précède. Et donc Juliana découvre avec horreur que la victoire implique des sacrifices atroces, en l’occurrence une bombe atomique, et que peut-être elle se trompe depuis le début. Puis, le film enchaîne et nous montre des Nazi tuant des prisonniers. Oh ironie du sort, Frank fait partie de ces prisonniers et a le droit de voir son propre headshot par (oh surprise bis, roulement de tambour) Joe ! Magistralement bien amené !

10.jpgÉpisode 10 – A Way out – 18/20
– What was that?
– A nightmare.
– With me in it, how is it possible?

Ce dernier épisode reprend très exactement là où le précédent nous a laissé, et commence donc plutôt bien, avec l’arrivée de Joe une fois le film terminé. Ils essaient de comprendre ce qu’ils viennent de voir, mais n’en parlent pas à Joe, et en même temps ne peuvent soudainement plus leur faire confiance. Faut dire que tout ça ne doit pas avoir grand sens pour eux. Juliana et Frank acceptent alors de comploter pour tuer Joe en échange d’un bateau qui les amènera au Mexique, malgré les réticences de Juliana, partagée entre son amour inavoué pour Joe et la terreur des images qu’elle a vues. Toute cette intrigue est du coup un peu longue et nous amène à une scène finale où c’est en fait Joe qui prend le bateau pour le Mexique, parce que Juliana lui fait confiance à lui plutôt qu’au film (bien joué) et que de toute manière Frank n’est pas là… Encore un départ raté pour le couple. Il faut dire que Frank a mieux à faire puisqu’il essaye de sauver la vie d’Ed, qui s’est dénoncé comme l’homme possédant une arme amenée lors de l’attentat contre le prince (c’est anecdotique, mais j’ai percuté seulement dans cette épisode à quel point niveau date cet attentat tombe proche de JFK du coup). Et donc Ed continue de beaucoup trop se sacrifier pour ses amis, je trouve ça presque louche. Côté politique, on apprend que les Nazis souhaitent désormais entrer en guerre contre les Japonais, et que ce sont eux qui ont commandité ledit attentat. Pourquoi pas, laissons les méchants pas beaux s’entretuer. Wegener lui s’apprête d’ailleurs à rencontrer Hitler sous les ordres d’Heydrich. Compliqués, toutes ces scènes et noms en allemand, mais il faut en retenir que c’est finalement Hitler qui vit dans un château… et qu’il regarde un bout du film Grasshopper. Ah, la migraine qui se pointe… Est-ce qu’il a gagné la guerre grâce aux films, pouvant empêcher ce qui devait se passer ? La tension monte, Hitler semble en savoir un peu plus que nous sur les films, et finalement tout part en cacahuète puisque Wegener décide de se suicider pour ne pas tuer Hitler, ce qui oblige Obergruppenführer (OUI J’AVOUE J’AI CHERCHÉ SUR GOOGLE) à emprisonner Heydrich. Et maintenant qu’on a dit tout ça, les scénaristes nous font un virage à 180° et nous ressortent Togami de nulle part. Armé du collier de Juliana, celui-ci ferme les yeux et se tape un petit voyage du côté de l’Amérique dirigée par les USA. Il semble donc en mesure de traverser d’un monde à l’autre, de vivre du côté des films autant que de celui où l’Axe a gagné la guerre. C’est tout de même décevant de ne pas avoir plus d’informations sur la manière dont il parvient à faire cela ou sur l’identité du Man in the high castle (tout laisse suggérer que c’est lui… mais pourquoi ferait-il ça ? et surtout, il a l’air de ne pas comprendre ce qui lui arrive alors peut-être pas ? Est-ce lié au collier ?). Beaucoup de questions sont donc en suspens dans cette fin de saison, ils m’ont eu par surprise avec Togami, finissant sur un personnage présenté comme secondaire dans la série, et je me retrouve à attendre la seconde très, très impatiemment.

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