Stargate Origins – S01E06-10

Spoilers

Ci-dessous ma critique des épisodes 6 à 10 de Stargate Origins.

06.jpgÉpisode 6 – 15/20
The only reason you think magic is dangerous is because you don’t have it anymore.

C’était histoire de gonfler un peu les stats de la semaine dernière du côté du nombre d’épisodes vus que je me suis dit que Stargate Origins serait parfaite, alors j’ai commencé cet épisode hier, puis je me suis fait interrompre en plein milieu. Sur des épisodes de dix minutes, faut le faire ! Quoiqu’il en soit, il est temps pour moi d’achever cette courte saison et de voir où ils souhaitent aller avec ça.

On reprend sur le groupe de nazis montrant la vidéo et l’existence des nazis à leurs nouveaux amis d’une autre planète. La bonne nouvelle, c’est que les habitants d’Abidos ont besoin de nouveaux alliés, donc ils acceptent d’être plutôt sympathiques avec eux quand ils découvrent les images vidéos.

En plus, la reine comprend le fonctionnement d’une arme à feu, et ça la fait rire, probablement parce qu’elle se sent puissante. En fin d’épisode, elle parvient à négocier de nouveaux esclaves terriens grâce à l’aide du professeur, qui refuse de traduire dix secondes pour le principe. C’est tout de même problématique, même si c’était rigolo de voir les nazis comparés à des esclaves obéissants.

Pendant ce temps, sous leur tente, James et Catherine s’engueulent et se reprochent l’un l’autre ce qui est arrivé à Wasif, qui se repose et se réveille nu, et flippé par sa nudité attention. Finalement, on lui donne des vêtements et il révèle qu’il parle l’ancien égyptien, ou en tout cas suffisamment pour le comprendre et proposer des bribes de traduction. Si j’ai bien aimé le voir reprocher à Catherine l’impossibilité de l’interrompre, je trouve ça un peu gros que quand il s’écriait « danger ! », il ne l’ait pas traduit ; mais bon. Voilà le trio parti pour des négociations avec leurs hôtes qui veulent les retenir prisonniers.

Cela ne dure pas bien longtemps : le collier de Catherine, celui récupéré enfant dans le pilot, est en fait le signe de Ra, donc les geôliers s’agenouillent et s’excusent immédiatement devant elle. C’était clairement un épisode de transition qui, par conséquent, n’apporte pas grand-chose. Au moins, l’humour prend toujours.

07.jpgÉpisode 7 – 16/20
Naquahda, naquahda !

Naquahda, naquahda, voilà les Daltons ! Les nazis se mettent à faire du troc : des hommes contre du Naquahda, une matière capable de rendre jeune et éternel, et de tuer n’importe quel ennemi facilement. Cela aide bien forcément, le nazi se fait tout un film sur son futur reich et je crois bien qu’il veut devenir führer à la place du führer. Allez comprendre pourquoi, l’allemand continue de parler anglais tout du long, avec son accent pourri, même dans les clips de propagande.

Pendant ce temps, Catherine et ses amis se font un festin, Wasif devenant pote avec Motawk, qui l’a pourtant poignardé, et Catherine comprenant soudain, en se droguant, toute la logique de la série : le carnet trouvé par le nazi contient des symboles qu’elle n’a jamais vus parce qu’ils ne viennent pas de la Terre, mais de celle sur laquelle elle se trouve actuellement.

Elle comprend donc et l’ancien Egyptien de mieux en mieux, et le plan des nazis de devenir éternels et de prendre le pouvoir suprême sur Terre. Cela ne l’empêche pas de se détendre pour la soirée, dans les bras d’un James dégoulinant de sueur avec qui elle passerait bien beaucoup de bon temps dans la tente de leur guide. La drogue aide bien à détendre l’atmosphère pour tout le monde et la réalisation nous montre les personnages partir en vrille, ça me rend curieux de voir l’épisode suivant.

Une fois de plus, un épisode qui fait figure de transition, en développant les personnages et les relations entre eux plutôt que l’intrigue. C’est franchement étonnant sur une saison de dix épisodes aussi courts, mais bon. Les scènes post-génériques sont beaucoup trop drôles en tout cas.

08.jpgÉpisode 8 – 16/20
You have no good side.

Le lendemain, James et Catherine se réveillent au son d’un gong annonçant l’arrivée d’Aset dans le village. Le problème est qu’Aset est évidemment la reine qui s’est alliée avec les nazis, et qu’ils débarquent eux aussi. James les aperçoit à temps pour empêcher Catherine de vouloir sauver son père et, heureusement, le village comprend à temps que le nazi est l’homme horrible et méchant dont elle leur a parlé.

Ce dernier veut savoir jusqu’où sont prêts à aller les hommes d’Aset pour elle, et ainsi, il organise un combat entre un garde du village et Stefan, l’autre nazi qui ne sert pas à grand-chose et se fait bien sûr maîtriser assez vite par le non-terrien. On notera qu’il se bat pourtant bien et avec pas mal d’honneur, mais que dans les derniers instants, il a besoin de son boss pour gagner le combat. Celui-ci tue sans scrupule le garde qui prouvait sa bonne foi religieuse, et tout le village est dépité par la tournure des événements, mais tenu en respect par Aset. En tout cas, les nouveaux alliés du trio, Motawk et Kasuf, doivent être heureux de ne pas s’être portés volontaires comme il le voulait initialement, empêchés respectivement d’y aller par Wasif pour Motawk et par le couple pour Kasuf…

Ensuite ? Oh, rien de bien méchant : le nazi tue Stefan de sang-froid sous les yeux d’une Eva dépitée et forcée de le filmer. Eh oui, le voilà qui part en vrille dans sa soif de pouvoir notre bon vieux nazi. On se croirait dans la réalité dis-donc. Aset refuse de ramener à la vie le garde avec la baguette d’Horus, qu’elle brise au passage, parce que le garde est mort avec honneur.

C’est ainsi tout le village qui se tourne vers le trio pour se débarrasser des nazis. Evidemment. Nous voilà donc en route vers une fin de saison qui a pour but de tuer les nazis, comme dans n’importe quelle bonne production américaine. Ce n’était pas mauvais côté scénario, mais alors le jeu de la scène finale laissait vraiment beaucoup à désirer et était plus comique que dramatique. Dommage. Cela gâche un peu l’épisode qui était autrement vraiment cool dans son scénario, même si un peu prévisible.

09.jpgÉpisode 9 – 17/20
She knows. Do not be a hero Catherine.

Le trio part en mission anti-nazi avec Motawk et Kasuf, ce dernier refusant initialement de lire les coordonnées que lui montre Catherine, avant de lui expliquer qu’il les a déjà vus dans une cave près des mines. On développe un peu nos connaissances géographiques, donc, alors que le groupe se sépare : Catherine et Kasuf se rendent à la cave, alors que les trois autres vont faire diversion pour sauver le professeur.

Kasuf explique le concept de Naquadah, sous la ville de Nagada (c’est recherché tout ça) alors qu’elle tente de lui faire un cours de théologie et de droit de l’homme. Bon courage. Si elle récupère la séquence qui lui permet de rentrer sur Terre, Catherine décide finalement de profaner le temple sacré et détruit les dernières coordonnées, pour être certaine que le nazi ne s’en ira jamais de cette planète, car son plan est bien sûr de sauver son père mais de laisser le nazi rôtir dans cette galaxie lointaine.

Pendant ce temps, Motawk et Wasif sont assez clairement en couple, avec un Motawk qui ne lâche plus la main de Wasif, ce qui est assez marrant. Je ne suis pas spécialement surpris, parce que ça fait quelques épisodes que c’est suggéré, mais ça change dans Stargate qui a toujours été assez conservatrice dans mon idée. C’est plutôt positif, j’imagine.

Ils ont pour plan avec James, complétement à côté de la plaque, de s’emparer du Naquadah et se rendent en secret dans la pyramide d’Aset – après tout, Kasuf est toujours censé y faire le ménage, j’imagine. Catherine et Kasuf les rejoignent justement et comprennent qu’ils doivent immédiatement mettre à exécution leur plan.

Du côté des nazis, Eva commence à se rebeller contre Wilhelm Brucke alors que le père de Catherine apprend que sa fille est sur la planète et proche des « caves ». Cela lui donne le courage nécessaire pour trahir enfin le nazi et se battre contre lui. Et au moment où Brucke, notre nazi donc, s’apprête à le tuer, Ra se dit qu’il est temps de rendre visite à Abidos. Eh bien, voilà qui est définitivement plein de surprises !

Comme on a perdu un peu de temps dans les épisodes 6 et 7, la série se précipite vers sa fin de saison, mais ça fonctionne plutôt bien dans ces treize minutes qui ont le temps de mettre en place plusieurs intrigues en parallèle, de la romance et de l’action.

10.jpgÉpisode 10 – 20/20
When you least expect it.

La série n’a plus de temps à perdre, avec 13 minutes pour tout conclure. Du coup, on nous offre le baiser Motawk/Wasif à l’arrache, histoire de conclure cette storyline, avant d’envoyer Catherine s’opposer à Brucke et le toucher non pas d’un, mais de deux coups de feu qui ne font que le blesser. Son père réussit à convaincre Catherine de ne pas le tuer car il n’en vaut pas la peine, et sans surprise que Brucke sort un flingue de sa botte pour les tuer – l’idiot a oublié qu’Eva aussi a un pistolet et un fort désir de revanche. Elle s’émancipe donc du nazi et le tue, surtout que le nazi lui-même préférait soudainement son pouvoir à Hitler. C’est con.

Tout ça n’occupe que deux minutes de l’épisode : Eva se fait ensuite dégommer pour le principe alors qu’elle ne le méritait pas spécialement et Aset refuse de laisser partir Catherine et son père avec tous leurs souvenirs. Et voilà comment une pirouette leur permet de rétablir la mythologie : Aset les lobotomise, faisant tout oublier de la langue au père et donnant pour mission à Catherine d’assembler une équipe assez puissante pour détruire Ra…

C’est vraiment facile tout ça, mais c’est amusant de voir toute la base de la saga réécrite ainsi. On peut dire adieu à la saison 2 en revanche, même si je ne crois pas qu’elle était prévue. En fait, Aset est sacrément humaine : elle déteste Ra, a un héritier illégitime et laisse des terriens se promener sur sa planète sans prévenir pour autant le Dieu. Pas trop de surprise à voir celui-ci débarquer pour se venger, averti par Serqet, chargée à présent de tuer tous nos héros.

Cette saison ne se termine pas en happy end DU TOUT. Sur Terre, notre nazi préféré se fait dégommer par Serquet sans même le savoir, à cause d’un coup de son arme qui passe à travers la Porte des Étoiles. Motawk et Wasif sont capturés par Ra qui en fait des Goaulds sans le moindre scrupule, sans même comprendre que Wasif est un terrien, du coup. Ils ont bien fait de s’embrasser tant qu’ils le pouvaient encore. Un peu comme James et Catherine : James retrouve sa copine lobotomisée et se débrouille pour la faire revenir sur Terre, avant d’être exécuté par Serquet. Wow. C’est drôlement violent comme fin de saison (alors cela dit, on ne voit pas la blessure de James… manque de budget ou ouverture pour une suite improbable ??).

Ra déplace ensuite la Porte des Étoiles et détruit le temple d’Aset, alors que la tablette pour entrer les coordonnées est détruite par Serquet. De même, le village vers lequel Yasuf retournait se fait pulvériser. Le voilà qui doit désormais gouverner Nagada, une cité détruite.

Sur Terre, le professeur et Catherine reviennent et n’ont aucune idée de leur voyage. Catherine ne se souvient même plus de Wasif ou James, la Porte des Étoiles intéresse les nazis qui veulent la racheter, James et Wasif sont portés disparus et Catherine se retrouve avec du Naquahda en poche. Et c’est tout. Pour la suite, il faudra regarder le film et les séries Stargate.

11

EN BREF – Cette saison commençait faiblement, mais m’a replongé dans l’univers Stargate à merveille, me donnant envie d’en revoir plus (bon, je n’ai pas le temps pour ça, mais franchement, c’est inattendu comme envie après tout ce temps !). En plus, je m’attendais à une websérie un peu bof bof, mais son écriture était dynamique et fun, et s’il y a bien quelques épisodes moins bons, l’ensemble tient quand même super bien la route.

La fin était bien plus noire que ce que j’attendais d’une websérie si drôle. La pirouette était obligatoire pour respecter la mythologie de la franchise, et je suis heureux de ce lavage de cerveau en règles, mais de là à buter tout le village, James, tous les allemands de la série, Aset et son bébé… C’était quelque peu radical.

J’adore quand ça finit mal cela dit, et là, je suis servi, d’où la jolie note finale pour conclure la saison en beauté !

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La websérie Preview au Japan Tours Festival

Salut les sériephiles,

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Comme vous le savez si vous suivez le blog depuis un moment, j’ai une petite tendance à suivre aussi l’actualité des webséries françaises, et particulièrement tout ce qui concerne Ulysse – même si j’ai évidemment regardé également quelques grands classiques comme Le Visiteur du futur ou La Théorie des balls. Du coup, je me voyais mal passer sous silence l’arrivée prochaine d’une nouvelle websérie : Preview. En plus, celle-ci a d’avance tout pour que je le regarde, alors même qu’elle reste encore très mystérieuse, teasing oblige !

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Cette websérie racontera l’histoire d’un célèbre Youtubeur, Arthur, en manque d’inspiration et au succès commençant à décliner. Par chance, il va pouvoir tester une nouvelle fonctionnalité de Youtube, et apparemment, ça va changer la vie et sa vision de la plateforme. Au niveau du casting, on retrouve tout un tas de visage connu dans le monde de la websérie, avec Bertrand Usclat (Le Visiteur du futur, Jezabel), Julien Pestel (Very Bad Blagues, Un village français, Golden Moustache), Justine Le Pottier (Le Tueur du lac, Golden MoustacheLe Visiteur du futur) et Charlotte Hervieux (Ulysse, L’Émissaire des Étoiles).

Difficile d’en savoir plus pour le moment, mais ça ne m’a pas empêché d’essayer de poser quelques questions à cette dernière, géniale M&M’s dans Ulysse. Sa réponse ? « Alors je n’ai pas trop le droit de parler du projet pour le moment à part que ça parle de l’univers des youtubers sur fond d’anticipation… Mais je peux te dire que ça va être top ! »

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Charlotte Hervieux dans Ulysse

C’est déjà un excellent début, surtout que le mot « anticipation » est déjà bien séduisant. Pour beaucoup, c’est probablement la partie sur Youtube qui attirera, car le monde de la websérie représente une large communauté sur la plateforme, on ne va pas se le cacher. D’ailleurs, ça semble faire partie des raisons qui ont poussé Charlotte Hervieux à participer : « Je découvre grâce à ce projet l’univers des youtubeurs et c’est génial, et uis j’ai été touchée par les valeurs et messages défendus par le scénario donc j’ai hâte de commencer le tournage. Et en bonus, retrouver une petite partie de la famille Ulyssienne, ça booste encore plus ! ».

Une partie de la famille Ulyssienne ? Outre le public qui va probablement suivre comme moi de très près le projet, c’est surtout que la websérie Preview est créée par Emilien Paron, l’un des producteurs/monteurs/cadreurs/scénaristes d’Ulysse. Avec autant de casquettes à son actif, il ne chôme pas, et il est probable qu’une partie de l’équipe technique d’Ulysse travaille aussi sur Preview. On leur souhaite en tout cas.

Le tournage va partiellement se dérouler les 9, 10 et 11 mars lors du Japan Tours Festival, à Tours donc ! Une websérie tournée au beau milieu d’une convention ? Cela fait rêver et je suis bien triste de ne pouvoir me rendre sur place (je serai en plein concours) pour voir ça. En tout cas, si vous avez l’occasion d’y aller, n’hésitez pas ; c’est très chouette les tournages, j’ai eu l’occasion de squatter celui de deux épisodes d’Ulysse en tant que figurant, et c’est un super souvenir. Alors en plus pendant un festival, ça ne peut qu’envoyer du pâté !

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Quant au choix du Japan Tours Festival, il apparaît logique à Emilien Paron : « La série parlant du monde de YouTube, nous personnages vont également connaître les conventions geeks dans lesquelles ils se retrouvent au contact de leurs fans. » Je vois d’ici l’humour que ça peut apporter et j’ai hâte !

Allez, et pour finir de vous convaincre de suivre le projet – sur place si vous pouvez, ou au moins depuis chez vous en regardant les épisodes quand ils seront dispos, je laisse les mots de la fin à Charlotte Hervieux qui fait ça très bien : « Je sors d’une grosse aventure scénique* donc enchaîner un projet comme celui-ci avec des comédiens si talentueux et une équipe aussi professionnelle, pour moi, c’est le rêve ! ». Un rêve qu’on est pressé de découvrir !


* Elle incarnait Mercredi dans La Famille Addams de septembre 2017 à janvier 2018, pour tous ceux qui ont eu la chance de voir ce très bon spectacle musical à Paris.

Merci à Charlotte Hervieux & Emilien Paron d’avoir répondu à mes questions.

Stargate Origins – S01E04-05

Spoilers

Ci-dessous ma critique des épisodes 4 et 5 de Stargate Origins.

Capture d'écran 2018-02-24 14.28.26.pngÉpisode 4 – 14/20
There’s no seven symbol.

J’ai dû attendre plus longtemps que prévu avant de voir ces deux nouveaux épisodes, faute de les trouver, mais finalement j’ai pu mettre la main dessus et c’est tant mieux. J’espère quand même qu’ils parviendront à trouver une solution pour nous ouvrir une appli similaire à Stargate Command en France, parce que ça paraît tout de même être une idée géniale. Sinon, mettez toute la franchise sur une plateforme qui soit Netflix ou Amazon et je ne vous dirais rien.

Quant à cet épisode, il était plus faible que les précédents, mais pas raté pour autant, ne serait-ce que pour la musique qui renvoie immédiatement à l’ensemble de la franchise.

Un serviteur nettoyant la porte est le point d’entrée de cet épisode qui voit le trio Catherine/James/Wasif (oups, c’est donc comme ça qu’il s’appelle, je vais aller modifier ma critique de la semaine dernière) débarquer sur une nouvelle planète. On suit donc leur exploration des lieux et si les dialogues évitent certains temps morts, il ne se passe tout de même pas grand-chose dans cet épisode 4 : Cat découvre qu’ils sont coincés faute de septième chevron à enclencher (et c’est un mystère pour la suite de la série : comment reviendront-ils ?), Wasif découvre qu’ils ne sont plus sur Terre en regardant par la fenêtre et James, déjà effrayé par la non-possibilité de retour, découvre le nazi mort.

De ces découvertes successives, je retiens surtout une bonne dynamique établie dans le duo, même si les disputes de couple entre James et Cat sont un peu chiantes, il faut bien l’avouer. Wasif apporte un bon contrepoint humoristique, alors ça va. Bon, il est rapidement assommé en revanche, et la femme guerrière qui s’attaque à lui permet d’apporter de l’action à l’épisode puisqu’elle s’en prend ensuite au couple.

Le combat fait un peu de la peine à voir, mais il est bien chorégraphié malgré tout : on sent que le couple n’est pas habitué à se battre aussi, on a un Wasif qui fait une réflexion sur cette femme qui sait trop bien se battre et on nous introduit dans la mythologie d’Origins les anneaux qui permettent de se téléporter sur un vaisseau. Grâce à ceux-ci, ils parviennent à se débarrasser de la guerrière.

Le nettoyeur du début d’épisode, effrayé par la porte des étoiles à l’origine, revient finalement et les aide, malgré la barrière de la langue. L’épisode se termine sur Cat qui oublie sa broche, la guerrière qui revient et la trouve et sur le trio embarquant son nouveau guide à l’abri. Mouais, mouais, mouais. Heureusement qu’il y avait un bon humour, franchement.

Capture d'écran 2018-02-24 14.43.59.pngÉpisode 5 – 16/20
Sit tight and wait ? God, he’s worse than you!

Voilà le trio qui explore la planète désertique sans eau et moi qui accroche beaucoup trop à une websérie qui s’en tire bien avec cet épisode, malgré un budget qu’on devine limité. Ce que j’aime surtout, au-delà de la science-fiction, c’est que le budget restreint force les scénaristes à s’attarder sur les relations entre chaque personnage. On est sur des interactions très classiques, surtout pour Stargate qui a toujours bien maîtrisé l’exercice, mais ça me plaît bien.

Le nouveau guide du trio s’appelle Kasuf, et j’ai adoré la scène de présentation entre les personnages. Cela permet la création de liens amicaux entre eux, donc c’est intéressant. Toutefois, Kasuf les mène droit vers une tente où ils sont faits prisonniers.

Ailleurs sur la planète, la reine est triste d’apprendre que les hommes savent combattre et se sont échappés des griffes de sa guerrière. Il y a tout de même le problème qu’on ne sait pas bien où elle était dans l’épisode précédent ou que la websérie a la flemme très concrète d’introduire sa mythologie avec des explications. Stargate Origins est surtout écrite pour des fans de Stargate, pas pour de nouveaux téléspectateurs. Vous me direz, c’est logique pour une application permettant de revoir tout Stargate, mais c’est dommage, je trouve qu’ils ratent une opportunité. Sinon, il est aussi question de Ra, qui terrifie tout le monde (tu m’étonnes), et d’un débat entre la reine et sa guerrière. Mouais.

Encore ailleurs, les nazis tournent en rond. On découvre qu’ils ont pu garder leur équipement, mais que leurs armes leurs ont été retirées. Allez trouver la logique là-dedans : comment faire la différence entre une arme et une valise pleine d’objets divers et variés, franchement ? Il était nécessaire de voir ce que ces personnages devenaient, mais ce n’était pas bien passionnant. Tout au plus, on voit Eva continuer de vouloir tout filmer et la mise en place d’un nouveau plan dont on ne sait rien.

C’est heureusement mieux sous la tente où le trio est prisonnier. J’aime définitivement les dynamiques entre eux et tout l’humour que ça apporte à la série. Wasif parvient à se libérer, puis il libère Cat et James. Ils sont malheureusement surpris par un garde contre lequel s’engage un combat enfantin qui termine par un Wasif blessé à mort.

Sur le moment, je me suis senti dégoûté car je ne voulais pas perdre le personnage, mais ça n’a duré qu’une demi-seconde avant que je comprenne que le but très clair était de montrer la médecine carrément plus au point de leur planète par rapport à la nôtre. Il n’empêche qu’avoir peur de perdre un personnage après seulement 50 minutes de série, c’est la preuve d’une bonne écriture et d’une histoire dans laquelle je suis plus investi que je ne l’aurais cru.

Oh, et mention spéciale pour Heinrich, le seul nazi resté sur Terre, qui reprend son rôle comique pour une scène dans cet épisode. Efficace.

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Stargate Origins (S01)

Synopsis : La série se déroule en 1938 et narre la jeunesse de Catherine Langford, fille du professeur qui a lancé les recherches sur la porte des étoiles après sa découverte en 1928 à Gizeh.

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Pour commencer, j’ai été le premier surpris de mon excitation face au teaser de la série diffusé lors du Comic Con de San Diego. Cela faisait bien longtemps que je pensais avoir laissé derrière moi mon côté fan de cet univers vis-à-vis duquel j’ai toujours été du genre sceptique, et je disais même que je ne regarderai probablement pas la nouvelle série… Je n’ai vraiment aimé SG-1 qu’à partir de sa saison 7 ou 8 (mieux vaut tard que jamais), j’ai adoré les premières saisons d’Atlantis (qui sont celles m’ayant donné envie de m’intéresser à la franchise) mais pas les dernières, je n’ai jamais regardé les SGU… Quant au film d’origine, je n’en ai gardé aucun souvenir. Pourtant, cet été, trois notes de musique du générique m’ont donné envie de me replonger dedans. Il faut dire que le générique de Stargate a toujours fait partie de ce qui me donnait envie de regarder la série.

Pour en revenir à Origins, je me suis donc d’abord montré particulièrement intéressé par ce projet proposant de revenir à la toute base de la porte des étoiles. C’est un concept simple et efficace, mais rapidement limité par le canon : Catherine Langford est censée n’avoir jamais traversé la porte, d’après Daniel. Or, toutes les affiches promos de la série nous présente Catherine comme une exploratrice perçant le mystère des chevrons. C’est une incohérence majeure, mais je ne vais pas juger avant d’avoir vu : peut-être qu’elle décidera à la fin de faire comme si elle n’avait jamais traversé, apeurée par le potentiel de la découverte.

Enfin, un dernier mot concernant le format de cette… websérie. Eh oui, ils ne sont pas fous au point de relancer la franchise par la grande porte, le but d’Origins est de ramener les fans sur une application payante. Du coup, c’est plus un contenu bonus qu’autre chose, avec des épisodes de 10 minutes. Bref, je suis sceptique, mais tout de même curieux de ce que ça peut donner. Et puis, des épisodes de moins d’un quart d’heure, c’est pratique pour le planning.

Ci-dessous, mes avis sans spoiler. Pour la critique complète, cliquez sur le numéro de l’épisode.

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – 15/20
Difficile de se faire une idée précise en dix minutes : il y aurait du potentiel pour une histoire plus longue, mais tout semble être précipité. C’est définitivement un contenu bonus plus qu’une volonté de relancer la franchise, et c’est donc dommage d’avoir voulu le présenter comme un revival de la saga. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais ça aurait pu être tellement mieux que c’est frustrant. Quant au casting, on a connu mieux, justement…
S01E02 – 13/20
Aïe. Conformément à ce que tous les fans de Stargate pouvaient craindre, cette websérie ignore totalement les bases de la mythologie de la série et propose une aventure à sa sauce. Une aventure ? Difficile d’associer le sérieux de la franchise à des moments classiques d’une websérie manquant de budget (les effets spéciaux) ou de temps pour fournir une vraie qualité. Certains passages en deviennent risibles alors qu’ils se veulent dramatiques, et c’est dommage.
S01E03 – 16/20
Si toutes les bases la saga sont réécrites, il y a une bonne dynamique entre les personnages dans cet épisode et c’était déjà bien plus intéressant, avec une écriture qui trouve enfin son rythme et un gag post-générique qui nous rappelle que cette websérie ne se prend pas trop au sérieux. Peut-être que l’on finira par faire quelque chose des dix épisodes promis, qui, après tout, devraient mener tout ça à la durée d’un film.
S01E04 – 14/20
En dix minutes, il est difficile de faire avancer l’action autant qu’il le faudrait sur un épisode « classique ». Il faut donc se faire au rythme pour savourer un peu mieux cet épisode qui apporte finalement pas mal d’éléments de la mythologie de la série et toujours beaucoup d’humour, notamment dans la chorégraphie d’un combat très efficace (la chorégraphie, pas le combat).
S01E05 – 16/20
La dynamique de groupe des personnages porte la série et c’est tant mieux. Je regrette que seul le trio parvienne à se rendre si intéressant alors que les autres intrigues de la série sont bien plus molles, mais dans l’ensemble, c’est réussi, surtout sur la fin d’épisode qui donne vraiment envie de revenir sans avoir pour autant à proposer un énorme cliffhanger.
S01E06 – 15/20
C’était clairement un épisode de transition qui, par conséquent, n’apporte pas grand-chose. Au moins, l’humour prend toujours, mais je n’ai pas tellement de choses à raconter sur l’épisode !
S01E07 – 16/20
Une fois de plus, un épisode qui fait figure de transition, en développant les personnages et les relations entre eux plutôt que l’intrigue. C’est franchement étonnant sur une saison de dix épisodes aussi courts, mais bon. Les scènes post-génériques sont beaucoup trop drôles en tout cas.
S01E08 – 16/20
Ce n’était pas mauvais côté scénario, mais alors le jeu de la scène finale laissait vraiment beaucoup à désirer et était plus comique que dramatique. Dommage. Cela gâche un peu l’épisode qui était autrement vraiment cool dans son scénario, même si un peu prévisible.
S01E09 – 17/20
Comme on a perdu un peu de temps dans les épisodes 6 et 7, la série se précipite vers sa fin de saison, mais ça fonctionne plutôt bien dans ces treize minutes qui ont le temps de mettre en place plusieurs intrigues en parallèle, de la romance et de l’action.
S01E10 -20/20
La série n’a plus de temps à perdre, avec 13 minutes pour tout conclure et pour rétablir sa mythologie qui a quelque peu dévié en cours de route. Contre toute attente, les scénaristes s’en sortent bien et proposent une fin de saison bien plus convaincante que les épisodes précédents. Et ça donnerait presque envie d’une suite, ou d’une autre série Stargate.