La playlist de janvier

Voici mes nombreux coups de coeur musicaux devant mes séries du mois de janvier. J’en ai sélectionné une douzaine, avec une invasion visible d’Ally McBeal et de The Following, parce que ce sont les séries que j’ai bingewatchées. Comment ne pas souligner une fois de plus également la brillante B.O d’Ulysse ? 😉 Je vous propose toutes ces chansons dans un ordre apparemment totalement aléatoire : c’est en fait celui dans lequel je les ai découvertes.

A noter : les paragraphes accompagnant les chansons sont forcément bourrés de spoilers, méfiez-vous et n’hésitez pas à en passer 😉

Whatever will be, will be (Que sera, sera) – Doris Day (The Following / Ally McBeal)

Je souhaite commencer cette tout première playlist par un cas bien particulier.  Cette chanson, je l’ai adoré dans The Following, où elle est utilisée dans une scène particulièrement glauque, en décalage parfait avec ce qui est montré à l’écran. Et puis, je l’ai retrouvée avec joie dans Ally McBeal. Je sais, c’est particulier, ce sont les années 60 et pas franchement le genre de tubes d’aujourd’hui… Mais c’est calme et apaisant, et les paroles sont géniales. Bref, ça s’écoute en boucle 🙂

David – Noah Gundersen (The Following, 3×06)

Vrai coup de coeur musical, la chanson n’est pas forcément bien utilisée dans la série : elle conclut un épisode dans un montage nous montrant le sort de chaque personnage et, de mémoire, Ryan tentant de fuir son alcoolisme. Les paroles collent à sa situation, mais c’est surtout le rythme entraînant qui m’a convaincu dans cette chanson.

Runaway – Aurora (The Following, 3×15)

À écouter absolument, qu’on connaisse The Following ou pas ! S’il n’y avait qu’une chose à retenir du final de la série, ce serait cette chanson. Elle accompagne un foutage de gueule magistral de la part des scénaristes avec la « résurrection » de Ryan, mais elle est surtout parfaite pour conclure la série, tant dans les paroles que le rythme. Il y a juste la dose nécessaire d’émotions pour être frustré et triste que la série s’arrête sur cette fin ouverte et en même temps satisfait de la conclusion apportée.

Paradise Lost – Iconoclast (Ulysse, 2×02)

La B.O d’Ulysse est ultra soignée et a pour seul défaut qu’il n’est pas toujours évident de tout dénicher sur Youtube (mais ils ont la classe de toujours donner les infos nécessaires pour retrouver et se procurer les chansons). Bref, à défaut de pouvoir vous mettre un lien vers la géniale chanson d’OAK (petit groupe pas connu du tout pote avec l’équipe d’Ulysse, que je vous encourage à aller découvrir ici), je vous parle de cette envoûtante musique qu’est Paradise Lost. Idéale pour bosser, idéale aussi dans son utilisation par l’équipe de la websérie.

Searchin’ my soul – Vonda Shepard (Ally McBeal, Générique)

Je l’ai déjà dit ailleurs sur le blog : une des grandes réussites d’Ally McBeal réside dans son impeccable B.O portée par la voix chaude de Vonda Shepard. Ce générique n’a rien d’une découverte, je le connais et l’adore depuis bien longtemps, même si je n’avais jamais suivi la série. Thème parfait pour la série, quelques notes suffisent pour plonger dans l’univers d’Ally McBeal, et c’est à ça que sert un main theme.

It’s in his kiss – Vonda Shepard (Ally McBeal, 1×03)

Le moment où j’ai compris que j’allais adorer la B.O d’Ally McBeal est le moment où j’ai compris qu’elle était constituée de reprises toutes portées par la même voix de chansons que j’adore déjà. Introduite dans l’épisode The Kiss, cette chanson semble parfaitement adaptée au scénario de l’épisode (et elle l’est), comme si elle était écrite pour l’épisode. A moins que ce ne soit l’inverse. En tout cas, ça marche.


San Francisco Days – Chris Isaak (The Affair, 2×12)

De mon visionnage chaotique de The Affair, je n’ai pas grand chose de positif à redire. Je ne sais pas bien pourquoi j’ai poursuivi et tenu jusque-là, à part peut-être pour le concept initial que je trouvais sympa et le personnage d’Helen. La seconde saison était à la hauteur de la première : parfaite pour aller s’endormir, à l’exception de deux épisodes. Ce final (qui aurait une fin de série parfaite – mais pourquoi ils ne l’ont pas annulée putain ?) fait partie de ces exceptions, principalement grâce à une scène parfaitement écrite, montée et jouée par l’ensemble de l’équipe, qui a eu la bonne idée d’y incorporer cette chanson. Scène mémorable, que je pense inoubliable, au rythme d’une petite balade qui nous fait presqu’oublier que le dénouement qui se joue est prévisible. Utilisation parfaite dans un épisode qui résout enfin le puzzle entamé dès le pilote. De toute la série, je ne retiendrais que cette scène et le jeu d’Helen. Et Cole, bien sûr, parce que le fan de Fringe en moi ne peut se résoudre à ne pas dire que Joshua Jackson est un acteur de talent.

Hooked on a feeling – Blue Swede (Ally McBeal, multi-épisodes)
Cette chanson n’a bien sûr rien d’une découverte originale à Ally McBeal pour moi (je la connaissais même avant son utilisation dans Guardians of the Galaxy), mais elle est une autre grande réussite d’Ally McBeal, qui n’hésite à réutiliser la même chanson tout au long d’une storyline qui court sur plusieurs épisodes. Je ne peux désormais plus écouter cette chanson sans imaginer un petit bébé en image de synthèse danser devant moi.

Add it up – Violent Femmes (The 100, 3×01)

Véritable bouffée d’air frais dans cet épisode de retour de The 100, Add it up en a marqué plus d’un. Aux antipodes du style musical habituel de la série, la chanson s’y inscrit pourtant à la perfection. Les paroles résolument familières, le rythme entraînant, tout concourt à faire de cette chanson l’accompagnement parfait d’une scène de road trip qui redéfinit une fois plus la série. En tout cas, je sais que cette scène dans la voiture, je m’en souviendrais longtemps, et cette chanson est un vrai hymne de liberté pour nous héros. La reprise de cette même chanson par Shawn Mendes en fin d’épisode est à cet égard une autre bonne idée qui le souligne bien. Comme quoi, la musique survit même aux apocalypses.

Tracy – The Cufflinks (Ally McBeal, multi-épisodes)

Encore une chanson parfaite de la B.O d’Ally McBeal, également reprise dans la série par Vonda Shepard (forcément !). S’il faut commenter parce que la chanson ne se suffit pas à elle-même, j’en dirais simplement sans trop spoiler que l’utilisation de cette chanson a été l’un des plus gros fou rire que j’ai eu devant cette saison 1.

Tell him – Vonda Shepard (Ally McBeal, multi-épisodes)

S’il y a bien une chanson qui aurait pu remplacer « Searchin’ my soul » comme générique d’Ally McBeal, c’est celle-ci. C’est la chanson que se choisit Ally comme theme de vie, pour se donner du courage quand elle déprime. Elle donne lieu à une scène mémorable sur un passage piéton, puis dans le bureau, et elle est juste parfaite grâce à son pep’s. J’adore.

4th and Roebling – The District (Ulysse, 2×03)

Voici une autre trouvaille sympa de l’équipe d’Ulysse, qui collait parfaitement à ce qu’il se passait à l’image, forcément. Ce ne sera pas ma chanson de l’année, mais ça termine agréablement cette playlist, je trouve, et ça me permet de faire encore un peu de pub pour cette websérie que j’adore (au cas où vous ne l’auriez pas compris).

Retour sur le mois de Janvier

Le mois de Janvier s’est achevé, il est donc temps pour moi de faire un premier point sur l’avancée de mon Challenge Séries 2016… qui est déjà bien entamé ! Je vous laisse jeter un premier coup d’oeil déjà :

Catastrophe, Saison 2 terminée, 13/20
The Following, intégrale terminée, 12/20
Childhood’s End, saison 1 terminée, 07/20
Master of None, saison 1 terminée, 13/20
Ally McBeal, saison 1 terminée, 17/20
Undressed, du 1×01 au 1×08, 16/20

Il y a quelques spoilers dans mes critiques. N’hésitez pas à naviguer avec la fonction recherche (CTRL+F) pour passer d’une série à l’autre si vous voulez éviter de lire certains paragraphes, puisque je redonne le titre de chaque série en début de paragraphe 😉

CS Cata

Alors, comme je l’ai déjà dit, je me suis volontairement gardé de côté la reprise de Catastrophe cette année, car je n’avais pas envie de la suivre à la semaine et que je me doutais que j’arriverais à naviguer sans me faire spoiler : pari réussi. Plutôt heureux de retrouver le couple atypique des deux protagonistes, avec le plaisir de la petite surprise du bon dans le temps et du second bébé. Je me suis goinfré des six épisodes, et définitivement, c’est trop court. L’idée de l’ellipse temporelle a le mérite de surprendre – personnellement, je n’avais rien lu là-dessus. La surprise est partielle, on sent bien dès le début qu’il y a anguille sous roche, puisqu’on nous éclipse le cliff-hanger de la saison 1… Et c’est là que le bât blesse : il est vraiment dommage de ne pas nous montrer la première naissance et tout ce qui a pu s’ensuivre. Je me suis senti un peu lésé par ce twist scénaristique que j’ai pourtant apprécié. C’était sympa, mais ça prive de beaucoup trop de choses, et c’est dommage car ces choses sont simplement comblées par des répliques nous résumant ce qu’il s’est passé. C’était un choix osé à l’image de la série, mais c’est avec le recul quelque chose qui a tué dans l’œuf pas mal d’intrigues. La saison 2 ressemble plus à une saison 3… Ce qui n’est pas forcément un mal quand on voit la qualité de certaines saisons 2.

Les intrigues se développent ensuite sans parvenir à pleinement (me) passionner, surtout qu’elles sont inévitablement trop courtes. En six épisodes, peu de choses sont finalement montrées aux téléspectateurs. Les scénaristes nous délivrent un mini-film comique, dont je ne retiens pas grand-chose malheureusement. L’intrigue autour de Sharon cherchant à se faire une amie est très sympa… mais ne mène finalement nulle part. La collègue de Rob qui le drague ? Pourquoi pas, mais ça paraît très réchauffé et à l’encontre de la modernité habituelle de la série.

Il y a beaucoup de bonnes idées, mais elles sont toujours bien vite évacuées du scénario étrangement. Pour une série censée être comique, il faut bien sûr souligner aussi le côté totalement dépressif de certaines scènes. C’est un trait d’écriture qui permet d’ajouter au réalisme de la situation et de nous rapprocher des personnages, je ne suis donc pas totalement contre.

Cette saison 2 est pour finir assez hybride et tend vers la dramédie, peut-être un peu plus que la première saison. Cependant, elle réussit son pari dans les grandes lignes : surprendre, être drôle, égaler la première. Par contre, égaler la première saison, c’est bien tout ce qu’elle fait : pas de révolution grandiose, elle se voit, fait rire et s’oublie assez vite. Mention spéciale pour cette dernière scène et le dernier plan de Rob qui ouvre la bouche mais dont on ne saura pas la réplique. Malheureusement, l’impatience de la saison 3 est un peu atténuée : s’ils nous refont le coup du un an plus tard, cette fin sera vite balayée elle-aussi…

En conclusion, je dirais que cette saison mérite un petit 13/20. Je continuerai à conseiller la série à toute personne cherchant une sitcom sympa à voir ; mais pas à quelqu’un en quête de sa future série préférée.

CS The FollowingThe Following est largement critiquée pour son manque de réalisme, et force est de constater qu’effectivement ce n’est pas ça son point fort. Cependant, c’est très très prenant et le casting arrive à me convaincre de continuer encore et encore. Je suis bien sûr déçu de la tournure des événements : la saison 1 proposait de grandes choses et des idées vraiment intéressantes qui tombent un peu à l’eau dans la suite. Le fait de les enchaîner si vite aide à faire passer la frustration, on va dire. Je ne vais pas m’étaler plus ici, j’ai déjà écrit un long, très long, article pour dire tout ce que je pensais de cette série : The Following, une lente déchéance.

CS Childhood's End

Grosse déception pour cette série, j’aurais dû me fier aux critiques des amis qui m’avaient déconseillé de la regarder finalement. J’ai enchaîné les trois épisodes sur une seule soirée, parce que j’ai voulu m’en débarrasser assez vite.
Si je suis honnête, j’ai décroché à plusieurs reprises pour regarder mon portable ou même bosser un peu. J’essaye de comprendre pourquoi j’ai décroché, et je ne sais pas. J’ai trouvé l’intrigue assez mal amenée dans le premier épisode : on ne voit pas bien l’intérêt de l’intrigue présentée et de la multiplicité des personnages. Je n’ai pas lu le livre, j’aurais peut-être dû pour mieux comprendre ? Auquel cas, c’est que c’est mal adapté cela dit.
La fin du premier épisode survient presque trop rapidement, on sait direct (si l’on en doutait encore) que ce sauveur au look diabolique n’apporte rien de bon. Il est à l’image du diable… Quelque part, à quoi bon continuer ? Dans la même optique, les bonds dans le temps proposés entre les épisodes n’aident pas non plus à s’accrocher pour continuer : il est dur de s’attacher vraiment aux personnages.
Dans ce cas, pourquoi je suis resté ? Déjà, parce que c’est dans mon challenge et que j’aimerais le faire sans avoir à switcher quoique ce soit. Ensuite, parce qu’il n’y a que trois épisodes, donc ça se regarde. L’espoir d’une amélioration est toujours là, aussi, même s’il s’amenuise… et c’est surtout une dégradation à laquelle on assiste durant les deux premiers épisodes, je trouve.
La vraie raison du pourquoi je suis resté ? C’est celle qui m’a fait venir en premier lieu mais que j’avais oublié : Georgina Haig. Je suis amoureux de cette actrice depuis Fringe, je me suis farci tous les Once Upon a Time juste pour voir son arc en début de saison 4, j’ai même regardé une mini-série (sur le groupe INXS) en espérant la voir parce qu’elle était dans la bande-annonce, mais dans laquelle elle n’a en fait qu’une scène (heureusement, c’était une super mini-série). Bref, je pouvais bien faire ça…
Ironiquement, j’ai assez bien aimé les twists de la dernière demi-heure, qui se fait sans Georgina Haig. La dimension dramatique est enfin pleinement exposée et ça se passe beaucoup mieux que le côté (fanatique) religieux du deuxième épisode. C’est étrange et ça part un peu plus dans la science-fiction futuriste, c’est appréciable sans être révolutionnaire. La toute fin n’est d’ailleurs tellement pas originale qu’elle fait lever les yeux au ciel. Et putain, je savais pas qu’une planète explosait si vite…
J’ai regardé Childhood’s End parce que la série était diffusée à la même période qu’Ascension l’an dernier. Finalement, les deux séries ont beaucoup en commun : un rythme lent, mais bourré d’ellipses qui font que ça avance ; une musique rétro pour donner un cadre futuriste ; une fin de premier épisode qui révèle trop tôt un twist qui devrait être final de saison. J’ai l’impression que le côté 3 épisodes de 80 minutes n’est vraiment pas un format qui s’adapte bien aux séries SF, j’espère que la chaîne ne fera pas trois fois la même erreur.
La dernière petite question qui tue : à partir de quel âge on n’est plus enfant et on reste sur terre, du coup ? Une bonne grosse déception, durement rattrapée par la dernière demi-heure.

CS Master of None

Une série qui me laisse bien mitigé, cette Master of None ! Je n’ai pas vraiment accroché tout de suite, mais en même temps une part de moi s’est reconnue dans cet oncle un peu débordé par ses neveux et éternel célibataire.
Loin de toujours me faire rire, je reconnais quand même à la série une excellente gestion des thèmes abordés, un par épisode. C’est un peu schématique à première vue, mais cela permet d’aborder tout un tas de questions de l’industrie des séries de manière très juste. Cet épisode sur le racisme, notamment, est l’un des meilleurs que j’ai pu voir sur ce thème (et a paru bien moins forcé que la récente tentative de Grey’s Anatomy en la matière).
La série a fini par me convaincre sur la durée, d’épisode en épisode, elle a su proposer des éléments qui ont permis de s’attacher aux personnages. Sans spoiler, je dirais que la relation amoureuse qui se développe dans les derniers épisodes marchent, qu’elle est pleine de justesse et qu’elle fait rêver.
Une fin un peu dure à encaisser, mais tout à fait crédible et dans la lignée de ce qui a été proposé auparavant. Définitivement pas la fin que j’aurais aimé voir, mais la saison 2 rétablira peut-être les choses… ou partira sur une toute nouvelle voie. C’est ce que j’ai aimé dans cette fin en tout cas, son côté imprévisible et bien monté, une écriture ouverte qui laisse une infinité de possibilités à exploiter en saison 2 (le voyage, ou le retour, ou les retrouvailles…)

CS Ally
J’ai fini la saison 1 hier soir, je vais donc réserver mon jugement pour l’instant, mais la note indicative que j’ai mise à ces 23 épisodes (24 avec le cross-over) donne une bonne idée de que j’ai pensé de la première saison.
Rafraîchissante, malgré ses presque 20 ans !, cette série propose un univers décalé qui éclipse joyeusement le côté procedural souvent ennuyeux, pour suivre la vie de toute ce petit groupe hétéroclite qui fonctionne comme une famille dysfonctionnelle.
Bourrée de répliques qui font mouche et d’une B.O magistrale & exceptionnellement cool, cette saison 1 n’hésite pas pour autant à aborder des thèmes audacieux pour l’époque – si ce n’est encore aujourd’hui (la transexualité, la polygamie…). Avec malgré tout des restes machistes, Ally McBeal est un étrange produit féministe qui décrit une société presqu’idéalisée pour l’époque, et finalement très actuelle de ce que l’on peut vivre aujourd’hui. Bref, il y a toujours un côté contemporain dans cette série qui pourtant est totalement d’une autre époque (les choix musicaux à nouveau, les looks surtout).
J’ai adoré, et je me réserve un épisode par jour, parfois un peu plus. Brillant. Vivement que j’entame la saison 2 !

CS Undressed

L’autre vraie bonne surprise de ce Challenge pour l’instant, c’est Undressed, une petite série dont je n’avais littéralement jamais entendu parler avant. C’est peut-être d’ailleurs ce qui la rend si surprenante, plus qu’Ally McBeal à bien des égards.
Je me cherchais une longue sitcom pour le challenge et je suis tombé là-dessus il y a quelques mois, en remontant je pense la filmographie d’un acteur (mais pour l’instant, impossible de savoir lequel). J’ai vu avec amusement le nom de Steven D. Knight dans les scénaristes… sérieusement, pourquoi cette série n’est pas plus connue ?
Peut-être à cause de sa diffusion probablement confidentielle pendant l’été sur MTV, il y a plus de dix ans. Forcément, ça n’aide pas.
Les sujets abordés sont aussi vastes qu’inhabituels pour cette période pré-2000 : les relations amoureuses, de tous types et genres. Et là où je m’attendais à des clichés rebattus plutôt mauvais, j’ai eu la surprise de trouver des dialogues qui font encore mouche et de découvrir une série qui a pris un coup de vieux sur la forme (les looks, la qualité, la BO…), mais pas tellement sur le fond. Oui, ma critique est assez similaire à celle que je viens de faire d’Ally McBeal… Non, les deux séries ne se ressemblent pas pour autant, il manque finalement à Undressed ce petit côté décalé et drôle, fun et pep’s, qui fait tout le charme d’Ally.
La cohabitation universitaire entre la bombe et l’intello, le mec qui embrasse la copine de son meilleur pote, le mec et la nana qui se rencontrent parce que leurs conjoints ont couché ensemble et qu’ils cherchent à se venger, le coloc gay… Tout y passe dans Undressed, de manière toujours assez réaliste pour être pertinente, mais surtout assez drôle pour être regardable.
Quant au format, c’est un véritable O.V.N.I pour l’époque : chaque épisode se découpe en trois intrigues (jusque-là, rien de neuf) totalement indépendantes et qui courent sur plusieurs épisodes. Quand un arc narratif se termine, il est remplacé par un autre avec de nouveaux personnages. Pour autant, les anciens qui disparaissent de l’écran ne sont pas forcément oubliés : par exemple, le frère d’un personnage dont l’arc vient de se terminer débarque dans la série pour débuter son propre arc. Il y a donc de petites connexions à faire entre les histoires, qui redonnent un peu d’intérêt aux histoires les plus plates. Et en plus, c’est marrant. Une vraie bonne découverte, que je suis pressé là aussi de continuer !

Et voilà pour ce premier mois extrêmement chargé du Challenge 🙂
RDV en février !

Semaine 3 : du 18 au 24 janvier 2016.

Oui, j’ai une semaine de retard. J’ai dû partir précipitamment de chez moi suite à un décès, mais me revoilà. Je n’ai pas encore vu tous les épisodes sélectionnés pour ma « semaine 4 », je posterai donc l’article avec un peu de retard également.
En attendant, me revoilà donc avec la troisième semaine, un peu plus complète que les dernières, une petite fournée d’épisodes inédits diffusés cette semaine-là. Du coup, cet article est de plus en plus long, mais je vous l’avais dit : je suis bavard ! Rien de surprenant, donc. Cette semaine, j’ai donc regardé les épisodes suivants :

Supergirl (1×10), 13/20
Grandfathered (1×12), 14/20
The Grinder (1×11), 12/20
Agent Carter (2×01), 17/20
Agent Carter (2×02), 17/20
Shadowhunters (1×02), 10/20
Man seeking woman (2×03), 11/20
Younger (2×03), 17/20
The 100 (3×01), 18/20
Heroes Reborn (1×13), 6/20
Colony (1×02), 4/20
Angel from Hell (1×03), 14/20
Life in pieces (1×14), 16/20
Ulysse (2×03), 19/20

01
Mardi reprenait Supergirl après une semaine de pause : j’ai le sentiment d’avoir un peu surnoté l’épisode, car très franchement, je n’ai pas accroché au début. La présence d’Emma Caulfield m’a aidé un peu à rester concentré. En fait, l’intrigue de la semaine était pleine de bonnes idées, mais leur écriture/réalisation peinaient à convaincre. La résolution à la convention est bâclée : déjà, la convention en elle-même n’est intégrée à la dernière minute que pour donner un moment dramatique, ensuite, la manière dont Supergirl sauve tout le monde en cinq secondes… Bon, on repassera, on va dire. En revanche, les cinq ou six dernières minutes remontent totalement le niveau, avec de très bonnes scènes qui touchent juste en terme de jeu d’acteurs (surtout Winn/Kara). C’est qui s’appelle sauver les meubles. Si on pouvait juste oublier tout le reste de l’épisode…

02
Le lendemain, grosse journée séries qui commence par Grandfathered et un excellent épisode, qui prend le parti de se centrer sur un excellent duo trop peu exploité jusqu’ici : Jimmy et Vanessa. Belle trouvaille des scénaristes que de se centrer sur la seule chose capable de les unir : la superficialité et la vanité. L’ensemble de la famille qui s’allie ensuite contre Gerald permet de révéler de nouvelles dynamiques vraiment bien trouvées et d’oublier la storyline catastrophique d’Annelise (opinion apparemment non partagée par la majorité, mais franchement !), qui accumule de son côté les clichés (et frise l’homophobie ?). Dommage que l’épisode en soit ainsi plombé quand le reste atteint une conclusion parfaite

03
C’est donc quand même dans de bonnes dispositions que j’ai commencé The Grinder, mais sans accrocher à cet épisode. Et je n’ai pas réussi à vraiment rentrer dedans, même si Rozz & Landy fut une bonne trouvaille. J’ai eu l’impression de me retrouver sur un épisode de début de saison, le rythme n’y était pas. La toute fin était toutefois bien trouvée et prêtait à sourire, surtout avec la reprise du « To be continued », critiquée en début d’épisode. Pas assez pour remonter la note, cependant : beaucoup d’idées plutôt bonnes, mais pas assez peaufinées pour être au niveau.

04
Mercredi, c’était aussi et surtout le retour très attendu de l’Agent Carter, d’autant plus attendu depuis qu’Hailey Atwell a quitté Twitter. Alors, très franchement, la saison 1 ne m’a pas vraiment passionné – j’ai bien sûr aimé, mais quelque chose n’allait pas. Le côté pseudo-historique, peut-être ? Je ne vois que ça, car tout le reste semble être fait pour me plaire – du style Alias au casting impeccable qui m’a permis de retrouver Enver Gjokaj. Cette reprise était donc… au-delà de mes attentes ! Je me suis trouvé pris dans l’intrigue (plutôt trop du genre procedural et episode of the week pourtant). Un retour plus qu’appréciable et vraiment réussi, jusqu’à ses parfaites scènes finales.

05
Et ce second épisode se fait dans la continuité du premier. Je ne sais pas si c’est leur campagne interminable sur les réseaux sociaux (#DubshmashWar) ou simplement que la qualité s’est améliorée, mais je suis bien plus pris dans cette intrigue. Il y a peut-être aussi que j’ai fini par me faire à l’ambiance, ou qu’enchaîner les épisodes est une bonne idée. En tout cas, je me retrouve impatient de voir la suite, d’autant que des liens avec Agents of SHIELD sont très perceptibles, contrairement à ce qui était annoncé. Tout bon. Pas parfait, mais très prenants, et mieux que prévu.

06
Pas facile de se remettre alors dans le flou de Shadowhunters, dont je n’ai toujours pas lu les livres ou vu le(s ?) film(s). J’entre donc dans l’univers via la série, et ça continue à être très confus, mais c’est peut-être un parti pris pour perdre un peu le téléspectateur novice qui se retrouve à la place de Claire. Premier point qui dérange : elle est beaucoup trop à sa place rapidement. C’est nécessaire à l’avancée de la série, mais ça avance un peu trop vite et si on ajoute à ce tempérament tête brulée un jeu d’actrice inégale, le mystère ne suffit plus à tenir en haleine. Un second épisode encore plus inégal que le premier, ça commence à faire beaucoup de défauts. Je lui laisse encore le bénéfice du doute pour un troisième épisode, mais ça part mal et le cliff-hanger me laisse un peu de marbre. Peut-être que je me fais trop blasé pour ce genre de série ?

07
Bon. Ce n’est clairement pas ma semaine, parce que le court épisode de Man seeking woman ne m’a pas transcendé non plus. L’histoire était sympa, il y avait un ou deux gags qui prêtent à sourire… mais je ne suis pas trouvé happé dans l’histoire du tout. Je ne sais pas bien ce qu’il manquait, peut-être de la cohérence ? Mais cette série ne m’a jamais plu pour sa cohérence. Beaucoup de choses paraissaient un peu trop forcé cette semaine, y compris malheureusement dans le jeu des acteurs, d’habitude plus maîtrisé que ça. Cette saison 2 a pourtant super bien démarré… Étrange.

08
Heureusement, Younger a été capable de remonter le niveau cette semaine, avec un nouvel épisode excellent qui se centrait un peu plus sur Kelsey, comme le laissait imaginer la fin du second volet de cette saison. L’épisode a filé très rapidement et c’est regrettable que la série ne dure que 20 minutes et pas 40, car ses personnages et ses concepts (le ghost cette semaine) visent toujours très juste et font mouche dans le rire. Une vraie réussite.

09
Mon vendredi a commencé avec le plus qu’attendu épisode de The 100 et le moins que je puisse dire c’est qu’il valait largement l’attente de huit mois. J’ai lu que beaucoup était déçu de la tournure que prenait « Bellarke », moi je suis bien heureux de voir Clarke poursuivre sa vie loin de Bellamy – les revoir ensemble serait peu crédible après Finn. De la même manière que sa relation actuelle n’est pas des plus crédibles non plus, affaire à suivre. Bon choix de la part des scénaristes d’avoir attendu la moitié de l’épisode avant d’en venir à elle. N’ayant jamais été un grand fan de Clarke, c’est agréable de voir qu’elle n’est plus vraiment considérée comme l’unique personnage principal. Comment ne pas revenir sur l’excellente scène d’introduction, sorte de remix de Lost version bad trip ? Comment ne pas parler de l’introduction très réussie de nouveaux personnages ? Se réjouir de la tournure des intrigues, qui ne vont pas se concentrer uniquement sur City of light ? Comment ne pas aimer le road trip de nos héros, ou cette scène chantée au piano ? Énorme réussite pour un début de saison 3 qui montre que la série ne s’essouffle pas. Vivement la deuxième partie de cet épisode d’intro !

10
À l’inverse, Heroes Reborn signe et persiste, et je ne regretterai pas l’annulation de la série qui nous a finalement carrément servi un petit extrait de Claire Bennet qui parle et son lot de flashbacks… Rien n’allait dans cette conclusion qui propose une pseudo-fin non satisfaisante et relance l’intrigue sur le père des enfants de Claire (encore et toujours elle). Quel dommage d’avoir une fois de plus mis ce personnage au centre de tout – surtout sans avoir pu booker l’actrice ! Tous les défauts de la saison culmine dans cet épisode final loin d’être à la hauteur des attentes que le milieu de saison avait fini par susciter. À l’image de la série-mère donc, beaucoup de promesses avortées et de ratés dans ce remake/spin-off/saison supplémentaire, disons-le clairement. Sans regret, au revoir.

11
Je pensais avoir trouvé mon pire épisode de la semaine, mais c’était sans compter sur Colony qui confirme son statut de grosse déception. La série s’enlise dans une enquête policière qui en oublie les aliens (sur lesquels je doute qu’on apprenne quoique ce soit un jour) et dans des scènes qui font des clins d’œil tellement grossiers aux chambres à gaz qu’ils en sont malhabiles. Vraiment pas convaincu et j’ai fini par suivre mon fil Twitter plus que l’épisode. Je m’y suis pourtant pris à deux fois sur deux jours différents, mais non. On va dire que ça peut encore progresser ? Je retenterai la semaine prochaine. Certaines séries améliorent leur qualité sur les cinq premiers épisodes, je me force généralement à voir au moins ça pour juger.

12
Heureusement Angel from Hell a ensuite délivré un épisode plutôt drôle pour me rattraper ma soirée. L’histoire n’avait rien d’exceptionnel et tous les gags ne prenaient pas forcément, mais il y en avait quelques-uns qui fonctionnaient plutôt bien. Jolie manière en tout cas de continuer les interactions entre les personnages sans qu’elles ne paraissent trop forcées dans la suite de la saison.

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J’ai terminé pour une fois par Life in Pieces, là où je commence d’habitude donc. Et je n’ai pas regretté d’avoir changé mon ordre de visionnage, car c’était un excellent épisode qui était proposé cette semaine et il aurait mis la barre trop haute pour le reste. La série confirme son potentiel comique dans des mini-histoires très réussies cette semaine et qui ont fini par me faire éclater de rire sur les dernières minutes (faut croire que l’humour noir fonctionne encore sur moi). Plus les épisodes passent, plus cette sitcom se transforment en petit coup de cœur. Rien dont je ne saurais me passer et rien de transcendant, c’est sûr, mais une vraie réussite dans les codes habituels des séries. Ça fait plaisir de voir encore ce genre de séries !

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Et dimanche, c’est Ulysse qui a rendu tout le reste de la semaine un peu désuet avec un épisode qui atteignait une fois encore le meilleur de ce que la websérie a pu faire depuis son début. Il est loin le petit épisode 1, cette fois c’est clairement dans la cour des grands qu’évolue Ulysse, et à tous les niveaux : jeux, musique, réalisation (cadrage !), décors, scénario… Tout y est ! On ne comprend pas encore tout, mais ça s’emboîte petit à petit et l’épisode n’était pas en avare du tout en révélations. Des réponses… et de nouvelles questions. Une nouvelle dynamique pour la suite de la saison et personnellement, beaucoup beaucoup de théories. L’épisode est impeccable et jouerait presque au même niveau que les séries américaines… Alors après, je suis peut-être pas objectif, je sais pas. Je suis figurant dans l’épisode, j’ai rencontré une bonne partie de l’équipe, ça m’aveugle peut-être un peu. Mais quand même, putain, cet épisode m’a plus immergé dans un univers propre et complexe que tout ce que j’ai pu voir cette semaine. Et en plus, il m’a changé les idées sur une journée plutôt très mauvaise et il m’a même fait rire. Je réserve juste le dernier point manquant… parce qu’ayant été figurant, je sais qu’il y a encore mieux à venir dans le(s) prochain(s) épisode(s), merde !