Bilan 11.22.63 – Saison 1

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Avis : Une série Bad Robot, ça attire toujours ma curiosité. Après, il y a celles qui arrivent à me convaincre de rester rapidement, et les autres. Étrangement, 11.22.63 entre dans les deux catégories : le pilot proposait ainsi un excellent épisode, à la B.O entraînante et à l’exposition vraiment top. Malheureusement, la suite n’était pas aussi convaincante : les règles proposées sont très vite bafouées et on ne sait plus bien sur quel pied danser, c’est dommage.

En effet, dommage, car il n’y a que huit épisodes et après un début franchement réussi, ça se casse la figure et devient une série banale pour quelques épisodes avant de redevenir bon sur sa fin (sans pour autant respecter ses règles). Je regrette de l’avoir vu de semaine en semaine du coup, ça aurait sûrement été plus puissant si j’avais tout vu d’une traite.

Bref, 11.22.63 c’est l’histoire d’un professeur de littérature qui va découvrir que son fast-food préféré possède un portail temporel qui lui permet de remonter en 1960. Il se met alors en tête de résoudre et d’empêcher l’attentat de JF Kennedy. Tout part donc de là, mais très vite cet objectif à long terme est perdu du vue par la folle vie des années 60. De temps en autre, le passé se rappelle néanmoins au bon souvenir de notre héros en cherchant à le tuer, ou au moins à l’empêcher de mener à bien sa mission. Inspiré d’un livre, ce postulat de base est assez efficace pour tenir en haleine.

Je conseille donc la série pour un binge-watch de long week-end. Il y a un début, un milieu, une fin, de bonnes surprises et une intrigue définitivement sympa, qui verse dans la SF sans en faire trop et dans l’historique sans être ennuyeuse. Le contexte de la science-fiction n’est qu’un prétexte pour quelques intrigues qui n’ont rien à voir avec novembre 63 et ça donne une impression de fouillis qui n’existait apparemment pas dans le livre, d’après les commentaires TV showtime. Non, je n’ai pas (encore) jeté un œil au livre. Et ça se dit littéraire après !

Note finale de la saison : 14/20
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Semaine 13 : du 28 mars au 3 avril

 C’est parti pour la treizième semaine de l’année, qui propose sa salve d’épisodes devant lesquels j’ai plus ou moins accroché… pour changer. Cela dit, un coup d’œil aux notes permet de se rendre compte que c’est une sacrée bonne semaine avec des épisodes vraiment bons du côté de Supergirl, The 100 ou Life in Pieces mais aussi meilleur en ce qui concerne Shadowhunters ou 11.22.63. Bref, c’est plutôt un bon cru pour ces sept derniers jours, mais je vous laisse vous faire une idée :

 – The Walking Dead (6×15), 16/20
Quantico (1×15), 13/20
OUAT (5×15), 08/20
Blindspot (1×15), 13/20
11.22.63 (1×07), 17/20
Supergirl (1×18), 18/20
Les colocs de Mamie (1×11), 13/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×14), 14/20
Shadowhunters (1×12), 12/20
Le Secret des Balls (2×06), 12/20
The 100 (3×09), 18/20
Grey’s Anatomy (12×16), 15/20
Scandal (5×16), 14/20
The Catch (1×02), 11/20
Life in pieces (1×21), 16/20
Life in pieces (1×22), 19/20

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Quand tu crises parce qu’il se passe enfin quelque chose (mais en fait non)

La deuxième partie de saison de The Walking Dead continue ce lundi sur sa bonne lancée, et j’avoue que ça me surprend par rapport au niveau des dernières saisons. Le montage du début est certes trop long et reprend les défauts de la série, mais il permet aussi de faire le point sur l’ensemble des personnages, y compris ceux qu’on ne voit plus depuis deux ou trois semaines (coucou Carl). L’épisode offre quelques fausses pistes sympa et pas forcément surprenantes (on se doute bien que Carole n’est pas morte malgré la première scène de l’épisode), mais assez bien faîtes pour garder l’intérêt et permettre au téléspectateur de décrypter tout ça petit à petit. L’épisode se termine sur un double (triple ?) cliffhanger, il fallait bien ça pour donner envie de subir les 90 minutes du final de la semaine prochaine. Triple : on a d’une part Carole/Morgan, même s’il est possible que ça patiente jusqu’à la saison suivante. D’autre part, on a Maggie qui a des contractions étranges et des problèmes avec sa grossesse (j’espère vraiment que les scénaristes nous réservent mieux que la théorie Twitter qui veut que son bébé soit mort et la bouffe de l’intérieur… un fœtus n’a pas de dent, faut pas déc’ quoi). Enfin, on a Daryl qui se fait tirer dessus… Bon, pas un instant je n’envisage qu’il soit mort, il se prend la balle dans l’épaule et la phrase finale suggère plutôt qu’il veut le torturer. Je crains plutôt pour Rosita, qui des quatre est la moins aimée des fans et qui a depuis trois épisodes un rôle qui se développe. Histoire qu’on soit triste quoi.

02
Quand t’essayes de te te concentrer, mais que non, t’as encore zappé la moitié de ce qu’il se passe

Quantico proposait légèrement mieux que la semaine dernière, mais un épisode qui reste en-dessous de ce qui se faisait en début de saison. L’épisode était long, notamment parce que les scénaristes nous balancent des twists qui devraient prendre un épisode et les résolvent en cinq minutes. Franchement, le mass shooting était terriblement mauvais. Outre le cliché, il n’y a que très peu de tension (on sait à peu près qu’ils vont tous survivre sans trauma ou blessures physiques, vu qu’ils sont là dans le futur) et c’est résolu sans qu’on ne sache comment. Il y a une dizaine de tireurs qui envahissent Quantico – déjà rien que ça, bonjour la crédibilité. On passe les minutes qui suivent à entendre des coups de feux, sans voir quoique ce soit. Puis, on a un personnage pseudo-principal qui tue un des tireurs pour sauver son prof même s’il ne l’aime pas. Et voilà, paf, c’est terminé. Où sont passés les neuf autres ? Mystère. Au niveau du passé, l’intrigue autour de Shelby connaît des plot twists plus intéressants que dernièrement, c’était plutôt divertissant. Pas comme celle des jumelles que je suis heureux de voir prendre fin. J’aurais préféré que Charlie meure pour en finir avec cette partie de la série. Les personnages de Neema et Raina sont intéressants, ça m’énerve de les voir tomber dans une intrigue médiocre. Enfin, une très bonne fin d’épisode après avoir vu Alex galérer pendant tout l’épisode. Juste assez intéressant pour nous demander comment tout ça va continuer.

03
Quand les scénaristes ont pitché la demi-saison et n’avait pas d’idées

Ennui total devant Once Upon a Time en ce qui me concerne. Cette partie de saison n’est vraiment plus à la hauteur de ce que savait faire les scénaristes l’an dernier, c’est très frustrant de ne plus accrocher. J’ai l’impression que plus on avance, plus la série reste dans l’underworld des bonnes notes. Peu de chance qu’ils revoient leur copie, mais ils restent encore pas mal d’épisodes et le plot final autour d’Henry qui récupère sa plume peut être intéressant à suivre. En revanche, il va falloir revoir très vite le budget de la série : clairement, elle ne peut plus se permettre la moitié des effets spéciaux qu’elle aimerait avoir et ça devient vraiment gênant visuellement. Toute cette scène avec Hook et Hadès là… C’est juste pas possible, sérieusement, on se croirait devant une série des années 90 (ou le pilote de Ringer, au choix). Ca n’aide pas à accrocher. Allez, mention spéciale pour Cruella qui m’a bien fait rire en apparaissant dans cet épisode (enfin pas rire au sens propre, faut pas abuser). J’espère que ça repartir vers du mieux !

04
Quand t’es pas un superhéros (et pas franchement un vrai héros non plus)

J’ai vraiment envie de dire que j’aime Blindspot et d’y mettre des notes de ouf… Mais (vous l’avez senti venir, pas vrai ?) j’ai quand même un gros problème avec son personnage principal qui est le cliché du flic américain de séries TV. Bref, tout ce que je déteste. Donc le voilà qui se fait exploser une bombe à la tronche, opérer et est de retour direct sur le terrain, avec des coups de feu et tout. Sans effet secondaire autre qu’une petite perle de sang de temps à autre. Je sais pas, mais vu la tronche de sa blessure, c’est dur de croire par exemple que l’ouïe n’est pas affectée. Je sais bien que c’est une série, de la fiction, blablabla, mais c’est vraiment gênant quand même niveau crédibilité de la série de savoir que les héros s’en tirent toujours sans rien. Quant à Jane… toujours pas convaincu par l’histoire autour de son personnage. Oui, ça paraît intéressant, mais son double-jeu me lasse déjà, or la fin de la saison est loin. Heureusement, il me reste les personnages secondaires ; Tasha et Patterson continuent de tout déchirer cette semaine.

05
Quand on te fait le coup de la panne pour te faire revenir au dernier épisode

Une fois de plus, j’ai cru que l’épisode de 11.22.63 ne serait jamais disponible, mais wow il l’a été mardi et il était génial ! Le compte à rebours commence vraiment cette semaine, l’épisode démarrant une dizaine de jours avant l’attentat et se précipitant à toute vitesse vers celui-ci. Il y a de bonnes surprises sur le chemin, et surtout beaucoup de moments que je n’avais pas vu venir. Ainsi, Miss Mimi est morte pendant que Jake était à l’hôpital, celui-ci est amnésique et Bill se suicide alors qu’il s’apprêtait à sortir de l’hôpital psychiatrique. J’étais sûr que Bill servirait vraiment à quelque chose autour du meurtre de JFK et je suis extrêmement frustré. Une fois de plus, je ne comprends pas bien l’intérêt de la série d’être partie de si loin en arrière pour rusher comme ça l’intrigue, surtout si ça n’a aucun impact sur l’événement au centre de celle-ci. Il va falloir que je lise le livre je crois, parce qu’il y a forcément des choses que j’ai ratées. Il n’empêche que du coup le rythme de l’épisode est hyper vif et qu’on ne s’ennuie presque pas. Cette série propose définitivement des épisodes inégaux, mais cette semaine était du bon côté de la force, se concentrant en parallèle sur Jake qui retrouve peu à peu ses souvenirs et son suspect principal, son voisin un peu cinglé prêt à dégommer le président. Il faudra voir ce que ça donne la semaine prochaine pour le final et pour l’attentat, mais ça semble bien parti avec cet épisode, d’autant que le passé se met à nouveau à contre-attaquer sur la fin de cet épisode, donc ça risque d’être intéressant à suivre. J’ai pour la première fois quelques théories sur ce que la fin nous réserve.

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Quand une série réussit à être un vrai feel-good

Brillant épisode de Supergirl mardi dernier, épisode de crossover avec The Flash. Je ne regarde pas cette dernière série et j’avais peur de me faire spoiler, mais les scénaristes ont fait le pari intelligent d’intégrer le personnage sans trop en dévoiler de sa série. Très bonne écriture qui du coup donne envie d’en savoir plus sur Flash et de regarder… Ce crossover est une vraie réussite à bien des égards et avait besoin de se concrétiser ne serait-ce que pour permettre à Cat cette vanne sur la CW. Magistral. Bon, maintenant que les roses sont jetées, il faut bien reconnaître que je suis déçu de l’explication annonçant l’arrivée de ce super-héros, c’était peu habile (contrairement à son départ). Je ne suis pas sûr non plus que les fans de Flash regardant Supergirl pour la première fois ne soient aussi satisfaits que moi : il y a des spoilers à tous les coins de scènes (inévitables du coup), mais surtout ça manque cruellement d’explications sur pas mal de dynamiques. Déception également du côté de Shiobban, déjà parce qu’il faut qu’elle retourne apprendre à se maquiller, ensuite parce que j’aurais aimé la voir rester en tant que gentille et que c’est mal barré pour un arc de rédemption dans une série comme Supergirl… Surtout qu’on ne sait pas bien pourquoi elle est si méchante (Pourquoi Karaba la sorcière est-elle méchante ?). Voilà ma vraie problématique avec cet épisode, certaines choses se passent un peu trop vite pour être pleinement crédibles et c’est dommage, c’est ce qui me fait retirer deux points à l’épisode. Le cliffhanger propose toutefois de relancer la série de manière intéressante, ce qui était un cruel besoin maintenant que ce crossover avait permis de clôturer plusieurs storylines et arcs dans un même épisode. Excellent timing de la part des scénaristes, cet épisode est une franche réussite.

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Quand tu jongles avec les clichés

Les colocs de Mamie revenait cette semaine avec un vrai épisode cette fois-ci. L’idée de la semaine était de jouer avec le cliché que les vieux savent forcément tout de la vie, ce qui part d’une bonne idée. Seulement, le parti pris est de viser l’exagération, avec des jeunes qui du coup paraissent de plus en plus stupides (ce n’est pas la première fois) et une mamie de plus en plus machiavéliques. C’est peut-être la stupidité des jeunes mise en scène qui m’a moins fait rire cette semaine, ou alors le fait que ce soit devenu la routine de les voir malmener par la mamie. Ça continue à me faire sourire, le programme court est rafraîchissant en sortant de 4h de cours et d’un exposé interminable !

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Quand tu te rends compte que Bobbi et Hunter te manquent

Mercredi, Agents of S.H.I.E.L.D accusait violemment le coup du départ (pourtant programmé) de deux de ses acteurs principaux. Pour noyer le poisson, c’est une toute nouvelle menace qui apparaît (pour notre plus grand plaisir) et l’attention est portée sur le personnage de Mack, qui a pris des vacances après les événements de la semaine dernière. Les scénaristes rattrapent surtout le coup après son absence d’il y a deux semaines. Le problème, c’est que l’intrigue avec son frère est assez plate et prévisible, on n’a pas beaucoup de surprises devant et on est content quand ça se termine enfin, après de bonnes scènes d’actions dont on ne voit pas grand-chose quand on regarde par une belle journée ensoleillée. Heureusement, il pleuvait, alors ça allait, mais c’est assez lassant cette mode de faire se dérouler toute l’action dans le noir (même si ici c’est justifié, le moment où il éteint la lumière m’a fait rire car je ne voyais déjà pas grand-chose avant et j’étais pourtant en HD). Autrement, l’épisode propose la bonne idée de mixer à nouveau les duos : Daisy/Fitz, c’est du réchauffé, mais il est intéressant de voir qu’il se laisse totalement mener par elle désormais (alors qu’à une époque, il a dû s’imposer pour la défendre). May/Simmons : j’ai adoré la culpabilité de Simmons, malheureusement, les scénaristes n’ont pas laissé beaucoup de temps à l’actrice pour l’exprimer, et le décès de Will n’est pas super bien géré je trouve… Surtout qu’on n’a une fois encore pas de Fitzsimmons de tout l’épisode. Lincoln/Coulson : sur le papier, l’idée est terrible, dans la réalisation, il en ressort des scènes pas franchement convaincante avec un Papa Coulson très relou. La fin était sympa, notamment le moment de l’hologramme, alors on va y accorder le bénéfice du doute. Bobbi et Hunter m’ont manqué dans cet épisode, auquel l’humour est assez fade. Quant à la nouvelle menace, j’attends de la voir se rattacher aux autres, la série excelle dans l’art de réunir ses storylines, et c’est là que c’est le plus intéressant. Ward, je ne t’aime pas, mais je t’attends !

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Quand toute une fandom se met à fangirler… et que tu juges

Enfin un épisode de Shadowhunters qui passe sans que je ne regarde ma montre ! Alors, le titre de l’épisode nous spoile les ¾ de celui-ci, mais en même, ça va faire dix semaines que l’on sait qu’ils vont finir en couple, donc il est plus que temps que ça se fasse. La scène du baiser Malec est très sympa, très attendue aussi et digne des plus grands soaps. Maintenant, j’attends que Simon sorte avec Isabelle (ça va se faire en saison 2, pas vrai ?). L’épisode propose plein de moments assez légers sur la paternité de Jace et Clary qui prêtent à sourire et s’être débarrassés de ces deux-là comme couple bien niais est plutôt satisfaisant. Reste le gros problème que je n’ai pas suivi avec assez d’attention la plupart des épisodes et que du coup l’intrigue de fin est assez peu claire dans ma tête ; mais même de ce côté-là, ça continue d’avancer assez vite (un point que je ne pourrai jamais retirer à la série d’ailleurs : les dynamiques entre persos sont peut-être développées à vitesse escargot, mais au moins l’intrigue avance) et l’on sent que l’on s’approche du final à pas de géants. Et en plus, ça doit être l’une des premières fois que le cliffhanger me frustre (bien que prévisible). Je suis curieux de voir la fin de saison maintenant !

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Quand ta secte est trop improbable pour être vraiment drôle et que tu cherches à lui imposer le costume le plus ridicule possible

Jeudi marquait enfin le retour du Secret des Balls. Cet épisode de retour post mi-saison était un peu décevant je trouve. Il se concentrait sur la secte des Raologues, mettant de côté une bonne partie de son casting habituel pour nous montrer l’intérieur de cette secte. Saut que j’ai pas accroché du tout aux blagues, running-gags et humour de celle-ci. Or tout se passait là-bas, alors les dix minutes sont passées lentement, malgré un jeu impeccable notamment de la part d’Héloïse (encore, toujours). Dommage, j’espère que ça va s’améliorer la semaine prochaine, le cliffhanger promet au moins une première scène marrante, je crois.

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Quand tu finis comme un déchet au fond de ton lit

Retour sanglant pour The 100, qui prouve une fois de plus qu’ils ont la gâchette (très) facile. Bon, je vais spoiler, évidemment. Évidemment, tout ce que je retiens de l’épisode à chaud, c’est sa dernière scène, artistiquement irréprochable. La mort de Lincoln était prévisible depuis que (la mère de) l’acteur avait annoncé son départ de la série, et c’est dommage, car en terme d’écriture, c’était une nouvelle surprise et un coup dur à encaisser. Mais avant cela aussi, les scénaristes ont concocté de bons rebondissements. Cette balle froidement tirée dans la tête de Lincoln est une image d’autant plus marquante qu’une demi-heure avant, la série nous a rappelé qu’on était sur CW quand ils ne nous ont pas montré la tête décapitée de cet enfant-héros que j’adorais déjà. Tout un tas de storylines avancent, au point qu’on en oublie presque l’absence de Raven, Jasper ou Jaha. Le gros plaisir sadique reste ce qui arrive cette semaine à Bellamy, qui paye enfin la monnaie de sa pièce. Je tire également ma révérence à Indra, seule Grounder notable à avoir survécu jusqu’ici. Bref, tout cela est bien excellent, et ils ont même trouvé le temps de nous balancer une nouvelle garce à détester, et bien sûr je l’adore, autant que Murphy qui réussit encore à se tortiller entre les mailles du filet pour survivre (et pourtant ! Là pour le coup, ça manque un poil de crédibilité). Enfin, j’adore la manière dont la série parvient une nouvelle fois à retomber sur ses pieds et envoyant Clarke chercher Luna, dont on a entendu parler dès la saison 1 et que je pensais bonne à rester la nana qu’on irait chercher pour se cacher des Grounders. Non, vraiment, il y avait du très très bon dans cet épisode !

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Quand tu te rappelles que ton ménage de printemps t’attend

Grey’s Anatomy revient avec un épisode moins bon cette semaine, principalement parce que Meredith redevient cette nana insupportable autour de laquelle tout un chacun se doit de graviter. Finalement, c’est simplement parce qu’elle n’assume pas d’avoir couché avec un mec qu’on se tape une moitié d’épisode à voir ses « sœurs » et Alex faire le ménage. Amelia et Pierce passent encore, mais Alex qui pose un lapin à l’hôpital uniquement pour ça, c’est un peu gros, même si c’est sa meilleure amie. Puisque j’en parle, l’intrigue Amelia est extrêmement bien gérée cette semaine, et celle de Pierce la révèle sous un jour un poil insupportable elle aussi. Peut-être que c’est dans les gênes, mais la manière dont elle rompt avec Deluca… Elle n’a rien compris. Sinon, ENFIN une intrigue qui tourne autour de Callie, et c’est plutôt réussi. J’apprécie vraiment Penny et la manière dont leur relation a été menée, de la même manière que j’apprécie d’avoir enfin revu Sophia (purée qu’est-ce qu’elle est grande ! … bon en même temps, depuis la saison 7, il s’en est passée du temps) et les enfants de Mer. Prochaine étape : ceux de Bailey. Je m’attendais à tous les voir se mettre à danser en fin d’épisode, donc un peu déçu de ce côté-là, mais j’ai adoré la mère d’Avery, toujours aussi froide qu’avant malgré les apparences. J’en attendais pas moins !

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Quand ça part en vrille mais que tu boudes autant que Quinn et Huck

Scandal ne nous épargne finalement pas le débat présidentiel des primaires, et c’est tant mieux. Chacun y joue (bien) son rôle, c’était très appréciable. Le reste de l’épisode nous montre une Olivia prête à tout qu’on avait pas vu depuis bien longtemps et dont l’éthique caractéristique s’est envolée, au grand dam de Huck (qui était celui qui en manquait le plus avant…). L’évolution des personnages paraît presque crédible, et c’est finalement Quinn qui se retrouve avec les meilleures répliques de l’épisode, comme au bon vieux temps. It could be worse, we could be making stuff up. On croirait presque que les scénaristes versant dans le méta, parce que c’est un peu beaucoup ce qu’ils font en copiant à ce point la campagne actuelle. Bon, sinon, pêle-mêle, intrigue sympa autour de Mellie, je leur laisse deux épisodes pour coucher ensemble avec Marcus ; David m’insupporte et je sens que Susan va lui pardonner, c’est n’importe quoi ; Abby est toujours aussi drôle, Fitz chiant ; il faudrait qu’on puisse se débarrasser une bonne fois pour toute de Papa Pope et je me fiche pas mal de ce qu’il se passe du côté des Républicains et de Cy. Ca se regarde et la série continue à être du bon côté de la force après un début de saison franchement pas à la hauteur.

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Quand l’amour est le plus fort

Life in Pieces conclut sa très bonne saison avec deux épisodes très réussis aux audiences malheureusement catastrophiques. Pourtant, la série a définitivement trouvé son rythme et l’écriture de ses personnages. Tout fonctionne plutôt bien dans cet épisode qui nous dirige vers le final, notamment avec cette dernière histoire qui réunit enfin Coleen et Matt. « It’s been the loneliest month of my life » qu’elle lui dit. Oui, moi aussi mon mois a été solitaire sans les nouveaux épisodes de Life in Pieces et j’espère vraiment, vraiment un renouvellement pour une saison 2. L’épisode était sacrément drôle, que ce soit avec cette histoire totalement WTF de Cendrillon ou la prom night. Petit bémol sur l’histoire de Greg qui est l’une des moins drôles dont je me souvienne pour le personnage, mais c’est vite pardonné vu la suite !

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Quand tu apprends que les audiences ont été mauvaise et que tu juges les goûts des américains (bon, cela dit, le jeudi soir quoi…)

 Et en même temps, l’épisode conclusif de cette saison est suffisant pour conclure la série si elle devait être malheureusement annulée. En effet, ces dernières 20 minutes viennent conclure chaque storyline avec une fin ouverte sympa, le tout en prenant bien soin de garder de très bonnes blagues, dont le possible futur running gag « Bastard ». Car oui, les deux parents de cette joyeuse famille ont divorcé avant l’arrivée de Greg, qui est donc techniquement un bâtard, un enfant né hors mariage. Cette vision du mariage et de la famille est un peu vieux jeu pour une série moderne, mais ça permet de bonnes blagues et surtout cette dernière histoire qui, à la manière de poupées russes, dévoile toutes les deux minutes une nouvelle surprise pour l’ensemble de la famille. Un remariage, une grossesse, un vrai mariage à venir… mais aussi un mariage surprise et un couple improbable, le tout ficelé en quelques minutes ? C’est pas original ou franchement bien trouvé, mais ça fonctionne à merveille dans cette surenchère qui nous mène aux dernières secondes. En plus, au passage, on a droit à l’une des demandes en mariage les plus originales et funs que j’ai vues depuis un moment à la télé, et ça, ça force le respect !

Allez, à la semaine prochaine pour parler de ce dernier TWD si plein d’action… hum.

Mini-Challenge #1 : Doubler la mise !

Bonjour à tous !

Ce week-end (01/04 – 03/04) avait lieu le premier mini-challenge dans le cadre du #ChallengeSéries2016. Le principe est simple : il fallait voir une saison complète d’au moins dix épisodes de la série de son choix, dans ou hors challenge. Histoire de pimenter un peu les choses, je me suis dit que j’allais prendre du hors-challenge et en profiter pour enfin voir une série que je reportais de mon planning depuis sa sortie le 19 février. Oui, mais voilà, les dix épisodes de Love ne m’ont pas suffi et il y a un twist : j’ai vu deux saisons de deux séries différentes ce week-end. Oups !

love

La série que j’ai choisie pour ce mini-challenge, c’est Love. Disponible depuis un mois et demi sur Netflix, je n’en avais entendu que des critiques élogieuses, et puis j’adore l’actrice principale, alors je savais qu’il me faudrait la voir un jour. J’ai failli craquer et regarder il y a deux semaines, et puis j’ai entendu parler du mini-challenge. Alors personnellement, je n’ai pas que des éloges à en faire, même si je reconnais que la série est excellente. Il y a des choses qui ne me plaisent pas, mais qui sont très à la mode depuis quelques années avec des séries comme GoT et Breaking Bad (deux séries que j’ai commencées puis arrêtées, plus d’infos dans ce pavé). Il faut bien ramener de l’audience et il faut s’y faire : le cul et la drogue se sont emparés des séries. Au-delà de ça, c’est plutôt positif donc (14,5/20) et j’ai déjà posté ma critique complète de la saison sur le blog 😉

Lost&Found

N’ayant pas mis la barre très haute avec seulement 10 épisodes d’environ 35 minutes, je me suis retrouvé à n’avoir rien à faire de mon samedi soir. Et après ces 10 épisodes de Love, j’étais un peu claqué (pour ça et pour d’autres raisons). Je me suis donc retrouvé sur Netflix à regarder la première saison de Lost & Found Music Studio. Bon. C’est très mauvais. Ou plutôt : c’est une série pour les gamins, pour ne pas dire pour les petites filles. Je ne suis donc pas du tout (du tout) le cœur de cible, et c’était par conséquent super marrant, alors je n’avais pas le cœur de bouger de mon lit pour arrêter Netflix et chercher autre chose à regarder. Bref, je me suis tout vu d’un coup jusqu’à assez tard dans la nuit. Sans regret, parce que c’était une série spin-off (et oui !) hyper comique (malgré elle), dont je parle un peu plus longuement dans cet article. Je n’ai pas eu à cœur non plus de la noter, parce que même si c’est très mauvais, je pense que pour le public visé, c’est plutôt sympa. Et pour moi, c’est franchement marrant à regarder. En plus, leurs chansons restent pour certaines en tête et le fait que je n’ai pas stoppé le tout me fait dire qu’il doit bien y avoir un truc pour nous faire rester (mais je ne sais pas quoi).

Et voilà pour mon mini-challenge, il faut malgré tout que je profite de ce dimanche ensoleillé pour travailler un peu mon mémoire quand même, surtout que j’ai remarqué que j’allais poster pas mal d’articles sur le blog cette semaine et que l’air de rien ça prend un peu de temps. Bonne fin de week-end à tous et bon courage à ceux qui font le mini-challenge !

Lost & Found Music Studio – Saison 1

Avis : Je venais donc de terminer Love après un samedi après-midi passé à dévorer la série, et étant totalement crevé pour d’autres raisons, je me suis dit que j’allais passer ma soirée devant un ou deux films Netflix, en visant plutôt le genre de films où tu réfléchis pas, c’est-à-dire du Disney. Et voilà que je me retrouve devant le catalogue Kids de Netflix et devant cette toute nouvelle série (ajoutée au catalogue le 1er avril) nommée Lost & Found Music Studios. Rien que ça.

Laf

Prenez Glee.
Ajoutez-y un soupçon de Un, dos, tres.
Mélangez avec beaucoup d’High School Musical.
Retirez le sexe, l’homosexualité, le transgender et tout ce qui pourrait être controversé.
Retirez aussi, au cas où, les baisers et tous les thèmes un peu trop adolescents.
Attention, veillez à bien avoir gardé les looks, et surtout les mini-jupes indécentes.
Ajoutez une large dose de clichés.
Bim, vous y êtes, vous tenez votre premier épisode de Lost & Found Music Studios et vous l’aurez compris, c’est moins palpitant que du Disney Channel.

Je ne note pas, tellement c’est… Y a pas de mots, c’est juste très très drôle à voir. Je vous le conseille si vous êtes du genre à aimer critiquer ce que vous regardez avec des potes (genre si vous aimez les films type-Sharknado), là il y a de quoi faire.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, cette série est en fait un spin-off, donc si vous êtes vraiment motivés, vous pouvez même commencer par Next Step, qui elle est à propos de danseurs apparemment. Le plus ? Il y a des crossovers permanents avec la relation amoureuse d’une des héroïnes de Next Step et d’un des chanteurs au coeur tendre (il a perdu sa maman, vous comprenez ?) de Lost & Found. Magique.

Venez rencontrer l’insupportable Leia (grosso modo un mélange entre Rachel de Glee et Sharpay de HSM… Détonnant) et vibrez (ou pas) devant son crush pour Luke le faux bad-boy au look Bieber. Oui, oui, Leia et Luke. Rencontrez aussi la timide-et-sans-rouge-à-lèvres-parce-que-papa-et-maman-veulent-pas-mais-en-vrai-je-vais-quand-même-en-mettre-parce-que-je-suis-une-rebelle Eva ou Jude, le seul personnage noir des premiers épisodes (pour les quotas ?) qui est (forcément) rappeur. Très vite, assistez aux auditions des nouveaux, notamment Maggie (attention, elle aussi a un crush pour Luke, et en plus elle est cool), Annabelle (plot twist: elle a appris la mauvaise chanson) ou Nate (le gamin soutenu par sa maman étouffante qu’on ne reverra plus qu’en arrière-plan). Ayez aussi vos coeurs brisés pour John (celui qui a perdu sa maman) et Michelle.

Enfin voilà, c’est cliché, c’est même pas feel good et toutes les chansons ne valent pas le coup d’intégrer vos playlists (mais certaines si). Parfait pour un soir de grande fatigue où vous n’aurez pas le courage de dire à Netflix d’arrêter de vous enchaîner les épisodes et que vous finirez sur ce cliff-hanger de malade (non) à la fin de saison 1 !