TFSA – Ce qui nous agace le plus avec les séries

Salut les sériephiles et joyeuse fête nationale à tous les français qui me lisent !

Voilà, comme ça c’est dit, même si ça n’a aucun rapport avec l’article d’aujourd’hui, qui est un simple TFSA. Pour rappel, mais vous devez connaître la chanson maintenant, Tequi nous propose un thème en rapport avec les séries sur lequel faire un top 5 tous les sept jours.

Aujourd’hui, le sujet m’a particulièrement interpellé pour son originalité : ce qui nous agace le plus avec les séries. Au début, j’ai eu envie de répondre spontanément : pas grand-chose ! Mais en fait, soyons honnêtes, il y a tout un tas de choses qui sont agaçantes, au point que j’ai même failli faire un peu plus qu’un top 5. Cela dit, je me tiens à la contrainte de cinq, sinon je n’aurais plus jamais le temps pour d’autres types d’article.

Alors c’est parti pour un article plein de reproches et de rage adressé à mon grand amour de toujours, les séries.

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  1. Les pauses (& cliffhanger)

Oui, bon, c’est un peu stupide car je comprends en quoi les pauses dans la diffusion sont nécessaires pour toutes les séries, mais je m’en passerais bien moi. Il y a des séries, comme The 100 par exemple, que j’aimerais voir se développer sur 22 épisodes ou plus, histoire d’en avoir toute l’année. En plus, la majorité des saisons se terminent sur des cliffhangers insoutenables alors ça n’arrange pas mes affaires. Je pense que tous les sériephiles ont connu ce moment atroce de découvrir que la reprise d’une série était trois ou quatre mois plus tard… Si ce n’est plus, le modèle Netflix étant particulièrement frustrant. Et ne me parlez pas de l’attente entre les saisons de Sense8 !

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  1. Les fandoms rageux

Je suis un sériephile et comme tout le monde, j’ai mes ships, mes envies de scénario et mes désespoirs de voir certains personnages mourir. Seulement, je trouve ça vraiment insupportable quand les fans se mettent à protester pour un ou pour un non suite à des décisions scénaristiques logiques. C’est principalement le cas dans les séries « ados », mais ça m’énerve, surtout quand ça fait chuter les audiences. Là encore, difficile de ne pas penser à The 100, même si les fans avaient raison de se plaindre du Code 307. De là à continuer à vouer un culte à un personnage décédé et à voter pour lui sur TVtime à la moindre occasion, faut pas déconner.

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  1. Les relations « meant to be » qui ne devraient pas l’être (non, pas celle-là)

Un truc particulièrement chiant avec les séries, c’est qu’à partir du moment où deux personnages sont en couple dans le premier épisode (ou qu’ils se draguent), il faut forcément qu’ils finissent ensemble, même si la série dure cinq, dix ou quinze ans. Les séries essaient toujours de nous faire croire qu’elles collent à la réalité, mais c’est un truc qu’elles ont bien souvent faux ! Alors certes, je pense un peu à HIMYM (même s’il y avait là une logique interne), mais surtout à des séries comme One Tree Hill. Je ne l’ai pas encore terminée (même si j’ai vu l’épisode final), mais franchement, Lucas et Brooke sont un couple tellement plus logique que Lucas et Peyton ! Même LOST nous a fait le coup avec Sayid… Au bout d’un moment, une relation peut aussi être vouée à l’échec, sans forcément qu’un personnage doive mourir pour autant (coucou Grey’s Anatomy).

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  1. Les trailers plein de spoilers

Je fais d’une pierre deux coups avec celui-ci. Je ne comprends pas la tendance à faire des bande-annonce qui te révèlent tout ce qu’il va se passer. C’est déjà le cas avec les films ou les trailers pour la saison suivante, mais comme en plus ils en font aussi sur l’épisode suivant, en général. Que tu fasses la promo de ta série, y compris avec des images inédites, pourquoi pas. De là à révéler dans ta bande-annonce une des dernières images de l’épisode suivant, je ne vois pas l’intérêt. Scandal et LOST ont notamment fait le coup et depuis, je ne regarde jamais la moindre bande-annonce. Il n’empêche qu’il y a toujours quelqu’un sur Twitter pour relayer l’info. Putain, mais c’est un spoiler et je déteste les spoilers ! Dans le même genre : les annonces de casting, que ce soit une arrivée (passe encore), un retour ou un départ m’horripilent au plus haut point, parce que l’on peut facilement deviner des pans entiers de l’intrigue rien qu’avec cette info, et c’est naze de savoir à l’avance, ça gâche tout le plaisir de la découverte de l’histoire.

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  1. Game of Thrones

J’aime bien mettre quelques trucs un peu controversés dans mes TFSA, j’avoue, mais GOT, ce n’est juste pas possible. Oui, cette série m’agace parce que ça fait cinq ans que je ne peux pas dire que je suis fan de séries sans que quelqu’un ne se sente forcé de me parler de GOT. Alors, j’ai subi deux saisons et demi de cette production et franchement, oui, les décors sont magnifiques, oui, le casting est globalement excellent, oui, il y a de l’argent derrière… mais : qu’est-ce que l’intrigue est mauvaise, à se cacher derrière 150 personnages pour ne jamais avancer en-dehors des épisodes 9 ! Qu’est-ce que les thématiques sont problématiques, à glorifier violence, torture, meurtres, viols, inceste… ! Qu’est-ce qu’on se fait chier devant un épisode où rien n’avance ! Quelle fanbase horrible divisée entre ceux qui regardent la série et ceux qui spoilent pour avoir lu les livres avant (et désormais, ceux qui spoilent tout court, pour le plaisir de dire qu’ils l’ont vu avant les autres) ! Et en plus, c’est une adaptation qui n’aura pas la même fin que les livres ! Rien ne va et elle m’agace, mais c’est aussi parce que je n’aime trop pas la fantasy, surtout quand elle est pseudo-historique comme dans GOT et qu’on est bombardé partout où l’on va de GOT, GOT, GOT. Au point d’y avoir droit aussi dans les comédies, merci YoungerCommunity ou Wrecked (mais j’ai adoré le traitement de GOT dans ces trois-là cela dit). Bref, la série m’a agacé quand je la regardais, les spoilers permanents dessus m’agacent encore, sa popularité qui en fait LA série à voir quand il y a tellement d’autres pépites qui mériteraient d’être vues m’agacent et l’hypocrisie générale autour m’agacent encore plus. Si je veux voir des gens à poil sur internet, je n’ai pas besoin de GOT, en fait… Et ça reprend lundi, bordel !

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Zen, restons zen.

Voilà, c’est tout pour les pseudo-coups de gueule du jour, on se retrouve la semaine prochaine si tout va bien ! En attendant, je vais ruminer de ne pas avoir réussi à caser une critique assassine de The Big Bang Theory que je déteste également et lire les autres tops des blogueurs pour être frustré d’avoir oublié beaucoup trop de choses agaçantes !

Bonne journée.

Will (S01)

Synopsis : Que savez-vous de la vie de Shakespeare ? Rien ou pas assez ? Bienvenue au club. Cette série se propose de revenir sur la vie du plus brillant des dramaturges anglais, mais ne vous attendez pas à trop de sérieux, l’idée est surtout de vous montrer ce que c’était que du Shakespeare : de l’impro, du fun, du rythme, des jeux de mots et une langue tordue dans tous les sens.

Ci-dessous, mon avis sur l’ensemble des épisodes, juste après visionnage.

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Pour commencer, je dois avouer que je mens un peu, avec ma licence d’anglais et mon master de lettres, autant le reconnaître tout de suite : la vie de Shakespeare, je la connais dans les grandes lignes. Bon, pas autant que celle de Molière cela dit, donc cette adaptation m’a fait de l’œil, c’est un peu pour les études, vous comprenez ?

En plus, le casting a l’air très sympa et la bande-annonce que j’en ai vu, aussi historique soit-elle, m’a envoyé un peu du rêve côté scènes de théâtre et tout. Ce serait stupide de ma part de passer à côté de cette série, car elle peut être à la fois utile et divertissante. J’avoue que la durée du premier épisode (57 minutes !) m’a un peu découragé de prime abord, mais eh, il faut ce qu’il faut pour rentrer dans l’univers !

J’ai donc pris la décision de sortir un peu de ma zone de confort et de retenter une série historique, pour le meilleur j’espère et pas pour le pire, parce qu’allez, j’ai envie d’être confiant ! C’est parti donc pour cette série qui a réussi à me convaincre sans autre argument que son pitch et sa bande-annonce, ce qui est assez rare pour être souligné (généralement, il y a au moins un acteur que j’aime bien ou quelqu’un dans l’équipe de production pour me donner envie de venir). Il faut bien dire ce qui est : la série s’arrange avec l’Histoire pour son histoire, les anachronismes sont nombreux et ce n’est pas du tout la série que j’attendais. Tant mieux, ça m’a surpris et ça m’a accroché, aussi étrange que cela puisse paraître au premier abord.

Toujours pas convaincu ? J’en remets une couche sans spoiler par ici. Pour les autres, c’est parti, oui, mais attention aux spoilers !

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – The Play’s the Thing – 17/20
You can’t just make up words

Bon, la série commence assez clairement par un plan qui fantasme sur son acteur principal et ses beaux yeux bleus, c’est un peu étrange. Plus étrange encore, il a déjà commencé à écrire, mais n’est pas encore connu, ce qui fait peur à sa femme qui préférerait qu’il continue à fabriquer des gants. L’introduction serait presque trop longue, mais permet de bien mettre en avant les enjeux économiques, politiques et religieux de la carrière de ce jeune Shakespeare qui a déjà trois enfants.

Son arrivée en ville est excellente et a dû couter un peu d’argent quand même, avec la masse de figurants, de costumes, de décors, d’animaux, de sang et d’exécution publique lui rappelant celle de son père. C’est brillant et j’adore le montage très vif et plein de coupes.

Le contexte historique et religieux manque un peu je trouve, mais il est agréable de tomber sur une série qui ne prend pas ses spectateurs pour des flans complets. Il est donc question assez vite du protestantisme, forcément. J’ai bien évidemment moins accroché à la partie politique sur les riches du coin qui veulent détruire les théâtres par mépris et dégoût du théâtre gothique, couplé à une haine religieuse.

Le théâtre est représenté tel qu’il était, avec des excès rajoutés pour garder l’attention des téléspectateurs ; il est purement populaire et très brouillon, c’est absolument génial à voir. La première pièce qui nous est présentée, outre le marché, est quand même une exécution publique, mais la seconde s’avère être géniale. C’est génial, parce qu’elle me valide le point danse du Bingo, mais aussi parce qu’elle révèle le chaos total de l’époque concernant le théâtre, côté jeu d’acteurs, public, metteur en scène, sexe et autres dérives. C’est une superbe reconstitution et autant vous dire que je suis tout à fait convaincu par ce premier épisode.

J’en oublierais presque qu’on est là pour suivre une version fictionnalisée de la vie de William Shakespeare, mais celui-ci se débrouille pour séduire Alice, la fille du metteur en scène du coin qui a désespérément besoin d’une nouvelle pièce car son dramaturge habituel a eu la flemme d’en écrire une nouvelle. Le hasard fait si bien les choses…

Ou pas, parce que la première personne qu’il croise en ville est un enfant protestant content de couper du catholique et de lui voler une lettre. Il veut juste se faire de l’argent sur son dos.

Peu importe, Will a réussi à se faire embaucher et il est assez vite question de son écriture, de son invention des mots et de la solution de secours qu’il apporte à ce théâtre qui fait face à une ville lassée et énervée après lui. Par chance, William est un génie, ce qui ne l’empêche pas d’être jeune et de se laisser séduire par l’alcool… qui libère encore plus de génie en lui.

Mon dieu, le script est brillant avec un anglais poétique qui passe très bien, un Will qui veut Shakespeare et une ambiance rock/punk qui fonctionne plutôt bien dans le délire.

Je dois d’ailleurs avouer que je suis assez surpris par le ton choisi : il est résolument moderne du côté des musiques alors que je m’attendais presque à du pur historique. Je suis plutôt content, ce sera déjà moins long avec des musiques aussi rythmées.

On passe de scènes très vives et musicales à de la torture pure et assourdissante, il y a définitivement une ambiance très particulière qui a tout pour être addictive. Il faut dire que je suis peu habitué à regarder ce genre de séries de manière générale et que l’écriture y est fluidifiée par ce parti pris de moderniser le chaos de l’époque. Oh, cela n’a rien de vraiment révolutionnaire, ça a déjà été vu et revu même, mais ça s’appuie sur quelques théories littéraires (William catholique) et en proposant quelques réponses (les différentes écritures sur la pièce Richard III), avec un féminisme bien brave (le personnage d’Alice est génial) qui s’oppose à une horrible époque un peu caricaturale (une fille forcée de se prostituer alors que son frère, sous le lit, se taillade le bras) et souvent trop gore (l’exécution publique).

En fait, ça fait un bon drama modernisé avec une touche très ado : ça ne se prend pas au sérieux et ça permet de retrouver autant que de transmettre le fun de l’écriture shakespearienne. J’avais lu des critiques plutôt très violentes à l’égard de la série, mais j’en pense plutôt le contraire ; elle réussit parfaitement à accomplir ce qu’elle veut dans un rythme effréné qui ne s’encombre pas de véracité au profit de l’ambiance.

Ce premier épisode s’arrête donc sur un véritable succès de Shakespeare qui n’a aucune idée de ce qui se trame dans son dos et profite à fond de la foule. Dans son dos ? Oh, il a été trahi bien sûr, mais ce n’est pas grave car il y a du monde pour prendre soin de lui et envoyer le mauvais dramaturge à l’abattoir, sous les yeux d’Alice.

Bon, et bien, c’est un cliffhanger efficace qui me donne envie de continuer à me plonger dans cette ambiance de folie, surtout que j’aime beaucoup le casting. J’espère que les critiques mauvaises ne couleront pas trop vite la série !

02Épisode 2 – Cowards Die Many Times – 15/20
It was the most… natural thing in the world

La diffusion des deux épisodes à la suite n’était peut-être pas la meilleure idée de la part de TNT car la série est un peu épuisante à suivre, mais en même temps j’ai eu envie d’enchaîner et d’en découvrir plus de cette série. Sa bande originale est super et j’ai déjà beaucoup trop de chansons pour mon article de la semaine lundi prochain.

Will se réveille, son succès précédent encore en tête, ce n’est pas des plus subtils, mais j’aime son obsession de l’écriture. Une nouvelle pièce est jouée et Will doit gérer les improvisations puis caprices de ses comédiens, le tout sans être payé autant qu’il ne le devrait.

Du coup, ça le décide à écrire une nouvelle pièce, à la fois comique et tragique. Les scénaristes continuent de s’amuser avec les faits historiques et de les twister comme ils peuvent dans la série, avec quelques mimiques de Will pour les vendre encore mieux.

La relation Will/Alice continue de porter la série, mais l’alchimie entre eux est bonne. En plus, les scénaristes s’amusent d’une certaine vibe gay entre Will et Marlowe qui fonctionne elle aussi très, très bien. C’est tellement attendu de toute façon, ce baiser entre les deux était bien drôle. Ces deux relations tournent autour du secret que William est catholique et qu’un autre auteur est torturé à sa place. La torture est assez bien représentée, une fois de plus dans cette série, avec des scènes gores qui mènent à la mort du non-catholique, le pauvre.

Cette mort pose bien sûr beaucoup trop de problèmes au niveau du théâtre qui doit se réorganiser et gérer le deuil. Le gamin insupportable continue d’harceler Will et de chercher des infos pour se faire son trésor. À force de chercher et fouiller, il vole des déguisements du théâtre pour se travestir, voler de l’argent et blesser sa victime.

Pendant ce temps, la dose de nudité nécessaire pour garder l’audience est servie par un Richard toujours aussi imbu de lui-même : celui-ci fait son speech final à une femme dans le public qui s’arrange ensuite pour le retrouver au lit. Ah l’érotisme est exactement celui que j’attendais, avec un jeu de rideau qui permet d’en voir un peu, mais pas trop.

Le pauvre découvre une fois de plus qu’il s’est fait trop de film avec son miroir et la nature (il n’en faut pas du tout trop), car la femme avec qui il couche est mariée à un homme qui les regarde. Vexé, il se met logiquement à draguer encore plus la servante qui vient le voir le lendemain.

Le problème, c’est que le lendemain, la représentation est une catastrophe après le départ du comédien principal du théâtre. Tout le monde déprime un peu, mais Will écrit un personnage qui fait revenir ce comédien fuyard.

Grâce à ça, l’épisode finit sur une énième fête ! Pfiou, c’était une sacrée soirée et beaucoup de fêtes, ça donnerait presque mal à la tête. Je suis pressé de découvrir la suite de cette histoire. Ce n’est pas la série du siècle, c’est loin d’être parfait et véridique, mais ça embarque dans un bon univers décalé et un peu punk. Les anachronismes (surtout pour les costumes) sont nombreux, mais vraiment pas gênant car l’intention première n’est pas d’être sérieux ou d’enseigner quoique ce soit sur Shakespeare, juste de transmettre du fun et de la liberté théâtrale. De ce point de vue, c’était une réussite pour moi, même si ce deuxième épisode est un peu plus faible que le premier, notamment sur son cliffhanger inexistant.

Je reste curieux de voir ce que la série proposera ensuite, donc comptez sur moi pour continuer de critiquer cette saison !

03Épisode 3 – The Two Gentlemen – 14/20
You are quite insane, Will Shakespeare

Une semaine est déjà passée, c’est donc reparti pour Will et ses intrigues aussi déjantées qu’alambiquées. Cette semaine, nous gagnons un mini générique plus sympathique avant de nous replonger dans les angoisses de Will qui sait qu’il est responsable de la mort d’un autre auteur. Pas facile tous les jours la vie… surtout quand on est chrétien !

Oui, la série décide d’en remettre une couche sur la possible chrétienté de William Shakespeare. Autant je trouvais ça sympa au départ, autant je trouve que ça prend beaucoup de place désormais pour une théorie vraiment hasardeuse sur le dramaturge (pour rappel, il y a aussi une théorie qui dit que Shakespeare, c’était le nom de plume de plusieurs auteurs). Bref, Will retrouve son cousin et se confesse sur son attirance pour Alice auprès d’un prêtre, avant de découvrir la machine à imprimer.

L’introduction est longue avant d’en arriver enfin au théâtre et j’ai plus de mal à entrer dans l’épisode cette semaine, parce qu’il a un rythme plus lent et que, finalement, ce qui m’intéresse, c’est le théâtre plus que les personnages. Malheureusement, cet épisode fait la part belle aux personnages. Oui, si vous lisez mes autres articles, vous allez vous dire que je ne suis jamais content parce que souvent je reproche aux séries de ne pas s’occuper assez de leurs personnages.

Allez (me) comprendre !

La nouvelle pièce de Will ne plaît pas trop aux acteurs. Il continue d’être hanté par ses voix intérieures de chrétien, d’autant que sa pièce ne plaît finalement à personne. Marlow a lui aussi bien du mal à écrire, malgré (à cause ?) une orgie qui semble l’avoir bien occupé la veille.

Forcément, il développe une obsession évidente pour Will et le suit même après un refus de celui-ci. Bon, cela lui est aussi utile parce qu’il peut ainsi balancer la planque des chrétiens et se faire mousser… mais pas sans prévenir les chrétiens avant et leur dire de se protéger. C’est plutôt sympathique à suivre, ça oblige un de ses amants à le protéger comme il peut, mais ça laisse Will sans logement. Peu importe, Marlowe retourne à son orgie gay à peine caricaturale, pendant laquelle son amant l’étrangle, un peu énervé… mais décide finalement de participer aux réjouissances. Ben voui, bien sûr.

Pendant ce temps, Richard refuse de répéter sa prestation de la semaine passée auprès de sa spectatrice un peu particulière, alors que la servante en profite pour se moquer de lui : son maître n’aime que les amants moyens pour sa femme. Bon, la relation Richard/servante est plutôt très sympathique, avec un rapprochement soi-disant uniquement amical entre eux. Cela sent bon la relation amoureuse à des kilomètres, mais c’est sympathique. J’imagine qu’à terme, ça apportera quelques rebondissements pour le théâtre, d’une manière ou d’une autre.

Oh quant à la sœur et son frère, ça marche moyen niveau intrigue. Le petit frère découvre que sa sœur est prête à dépenser toutes ses économies durement volées pour profiter de la vie plutôt que pour économiser plus et s’en aller de son bordel. Triste, mais alors ils sont tellement absents de l’épisode que je ne comprends pas trop leur intérêt dans tout ça pour le moment.

Enfin, une dernière intrigue : celle d’un chrétien qui interrompt une cérémonie religieuse. Peu intéressante, je dois dire, je pense que le but était de nous montrer une fois de plus l’insécurité de l’époque pour les chrétiens. Un peu lourd.

Bon, cet épisode était plus long et moins fun, je trouve, mais la photographie reste impeccable. Je suis vraiment peu convaincu par l’intrigue chrétienne de cet épisode, ni par la relation entre Will et Alice. Il est pourtant sympa de découvrir l’idée de la femme dans l’ombre de Will, mais ça manque de quelque chose. C’était un peu lourd dans le traitement, mais Will manquait d’inspiration cette semaine et Alice la lui rend en lui conseillant de s’inspirer d’autres pièces, quitte à ce qu’ils les volent ensemble.

Malgré le rythme et l’humour, j’ai trouvé ça moins bien amené que la semaine dernière. Heureusement, la bande originale continue à m’enchanter et me donner envie de rester. Pourtant, Alice a un peu une tête à claque cette semaine.

Will parvient grâce à elle à écrire une pièce, à être rémunéré, à trouver refuge au théâtre et à se faire bien dire de rester loin d’Alice. Clairement, il ne le fera pas alors que c’est pourtant la meilleure des idées. Seulement, miss tête-à-claques est curieuse : elle le voit recevoir un colis de son cousin (un livre religieux qui pourrait bien le compromettre bien sûr), puis se faufile la nuit venue pour coucher avec Will.

Faudrait savoir, c’est contradictoire tout ça, mais ça montre bien un Will tourmenté entre désir et religion. Clairement, la religion n’est pas le plus important pour lui : il couche littéralement avec Alice au-dessus du livre de son cousin. Devinez qui est au-dessus de la religion dans ses priorités ?

Dans l’ensemble, ça continue de partir dans tous les sens sans forcément apporter toutes les réponses nécessaires et sans être aussi bon que ça ne l’était au départ. Un peu déçu cette semaine, même si ça reste divertissant.

04.pngÉpisode 4 – Brave New World – 11/20
The writers are persuasive liars.

Will connaît déjà le succès et le montage initial de cet épisode nous le montre bien, que ce soit son succès personnel et sexuel avec Alice ou son succès professionnel avec le théâtre qui ne désemplit pas. Mouais.

La mère d’Alice continue de vouloir la vendre pour se faire de la thune, loin de se douter que sa fille couche avec Will dans tous les coins et recoins du théâtre. Will a quand même ses problèmes, avec son cousin qui débarque de nouveau, drague Alice (ben tiens) et essaye de convaincre Will de travailler sur son script. Ce n’est pas passionnant.

On enchaîne avec une nouvelle soirée orgiaque à laquelle Will et compagnie sont amenés par Marlowe. C’est particulièrement chiant et mal amené, et une bonne partie de l’épisode tourne autour de ça. Dommage. J’avoue avoir rapidement décroché, mais grosso modo, Marlowe nous drogue Will qui finit par fuir la fête tel un Nick de Fear the Walking Dead dans le pilot, sans oublier avant de tout de foutre un coup de poing à Richard qui passait par là.

Richard continue d’être le cliché qu’il a toujours été et j’aurais aimé un meilleur développement du personnage cette semaine. J’en attends trop de Will je crois, mais c’est aussi ce que fait Alice vis-à-vis du personnage du dramaturge. Elle finit en effet par découvrir le manuscrit du cousin de Will, qui met juste tout le monde en danger. Bizarrement, elle prend assez mal la nouvelle et demande à Will de quitter les lieux. Forcément.

Terrifié par les menaces d’Alice, Will décide de se débarrasser du livre de son cousin non en le brûlant comme il essayait de le faire, mais en lui rendant tout simplement. Ouais, bon, vous imaginez bien que le cousin, il n’est pas au top de la joie quand il apprend ça, mais c’est comme ça, c’est la vie.

Will doit ensuite gérer les conséquences de ces conneries, notamment avec Richard qui se fait soigner le nez par sa nouvelle amie, bien sûr. Le dramaturge souhaite que toutes les histoires qu’il écrira désormais soient les siennes et uniquement les siennes, mais Richard réussit à le convaincre du contraire.

Les deux se réconcilient, forcément, et voilà Will qui se remet à courir à toute allure quand il apprend qu’Alice (et son décolleté plongeant) est en train d’être vendue. Nous en arrivons à la scène la plus crédible de l’histoire de la télévision (cf photo du jour) avec Alice qui parle à Will, suspendu à la fenêtre, alors que toute la famille est juste derrière elle. C’est ridicule, mais ça a un côté Romeo & Juliette parfaitement voulu, je pense. C’est juste un peu trop gros pour être réussi et pour que j’accroche, de même que les incohérences historiques et la folie de Will commencent à être vraiment trop loufoques (ses hallucinations de fantômes là, c’est peut-être bon, non ?).

En parallèle de tout ça, les scènes de torture continuent du côté des riches et ça ne m’intéresse pas du tout. C’est même plutôt le contraire, je trouve ça horrible à voir. C’est totalement le but, je sais, mais je n’arrive pas à comprendre l’intérêt de ces scènes en fait. Bon, je dis que je ne comprends pas, mais c’est assez clair car cette semaine le torturé parle et raconte tout ce qu’il sait sur le manuscrit du cousin.

Finalement, j’ai surtout aimé Alice dans cet épisode, surtout le moment où elle comprend que le théâtre est sa vie et qu’elle peut bien se marier pour le sauver, après tout. Bien sûr, c’était sans compter sur Will pour la faire changer d’avis (prévisible), mais ça aura fait une bonne scène.

Le cliffhanger aurait pu être plutôt plaisant également, avec Will qui accepte de se livrer quand l’étau se resserre autour de lui. Finalement, la scène supplémentaire révèle qu’on lui commande d’écrire une pièce anti-catholique et c’est tout. Je m’en doutais un peu, vu comment c’était amené, mais une autre fin aurait pu introduire un peu plus de suspens. Tant pis !

05.pngÉpisode 5 – The Marriage of True Minds – 13/20
Your wife’s downstair !

Une semaine a passé et Will a donc écrit la pièce qu’on lui a commandé, malgré quelques bonnes nuits avec Alice. Il se sent donc heureux de vivre grâce à elle, mais pas de bol, sa femme décide de lui rendre visite au moment même où ils couchent ensemble. C’est col. Du coup, Will retrouve sa femme et ses enfants qui veulent découvrir Londres, alors qu’Alice se retrouve à se sentir sale, si je simplifie son jeu d’actrice au minimum.

L’ensemble de sa famille se rend au théâtre et le découvre, notamment parce que la mère d’Alice les invite à entrer. Alice se sent encore plus mal, comme c’est étrange. Ah drama, drama, drama partout. C’est écrit de manière bien moderne, surtout dans le comportement des deux femmes, à mourir de rire. Anne Shakespeare capte tout de suite la relation avec Alice, c’est à mourir de rire. Pour l’aider à être encore un peu plus sûr, elle trouve un cheveu d’Alice dans le lit de Will, alors bon, ce n’est pas très dur de faire 1+1.

La mère d’Alice engueule sa fille pour qu’elle arrête de voir Will alors qu’Anne confronte son mari. Je dois bien avouer que ça m’a fait rire. Leur relation était vouée à l’échec et c’est la mi-saison après tout. Will prend finalement la décision de rester avec sa femme à Londres, et celle-ci accepte.

Pendant ce temps, Richard continue de coucher à droite à gauche et tombe sur le gamin des premiers épisodes qui leur a volé une robe. Il le vit bien et lui promet qu’il sera pendu pour ça. Si le vol est puni par pendaison, je me demande comment il survivrait à l’adultère.

Le gamin continue d’être bien malin et se dit de la famille de Shakespeare pour survivre. Cela fonctionne un temps, mais il s’en va bien vite, n’appréciant pas trop l’ambiance au théâtre où tout le monde pense qu’il sait lire alors qu’il est évident que non.

Il s’enfuit et apporte plus d’emmerdes qu’autre chose à sa sœur, car les autres prostituées comprennent bien qu’il y a moyen de se faire de l’argent avec le petit. Je ne suis toujours pas accroché par cette intrigue.

Les hommes de Topcliff se rappellent au bon souvenir de Will pendant l’épisode, ce qui permet de ne pas trop perdre de vue l’intrigue de base de la série, tout comme son fils qui est catholique et le dit. Will finit par se rendre chez Topcliff les mains vides mais s’en sort malgré tout assez bien, découvrant même que sa lettre est tombée dans les mauvaises mains. Il se rend aussitôt prévenir son cousin que sa planque est compromise.

Il arrive juste à temps, à dix secondes près, mais les pauvres qui hébergeaient ce cousin se retrouvent dans la merde et dans les mains d’un Topcliff toujours aussi sadique et seulement calmé par Wesley, son fils. C’est un peu blasant à force ce genre de scène… Mais pas autant que celles de Marlowe qui se laisse torturer tout au long de l’épisode, à coup de drogues et d’enterrement vivant. Je ne cherche même plus à le comprendre, mais je devrais peut-être car c’est lui qui attire le plus les fans. Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi, parce que bon, il finit par se faire lécher par un loup et c’est tout. Chacun ses délires, j’imagine. Enfin, ce n’est pas tout à fait tout, car il finit dans les bras d’un homme en train de mourir. Bon, OK, j’ai encore raté des choses je crois.

06Épisode 6 – Something Wicked This Way Comes – 17/20
I cannot speak of what’s inside me. That’s why I write.

L’avantage d’avoir une semaine de retard, c’est qu’on peut enchaîner les épisodes comme si de rien n’était.

L’épisode commence par la disparition d’Hamnet au beau milieu d’un marché bien agité par la présence des catholiques récitant les vers de Robert, le cousin de Will. Sympathique, sanglant et traumatisant pour Hamnet, j’imagine. C’est à peu près tout ce qu’il faut en retenir pour l’autant.

Au théâtre, on nous développe une sous-intrigue bien loin du fil rouge chrétiens/protestants avec un Richard qui veut séduire encore une autre femme. Le truc, c’est que Will à autre chose à faire que de l’aider, il doit réfléchir à une nouvelle pièce. C’est Alice qui a l’idée brillante d’écrire ce qu’il se passe avant la précédente pièce, plutôt qu’après. Bref, la série continue de surfer sur l’idée que les pièces de Shakespeare ont été écrites à plusieurs mains, ce qu’on avait aussi vu dans l’épisode précédent avec son fils. C’est sympa, fait de manière fluide et ça fonctionne.

Anne s’incruste au repas du groupe, ce qui fait bien du mal à Alice. Qu’importe, une dizaine de minutes plus tard, elle aide Will à écrire et ils couchent de nouveau ensemble. Comme c’est beau l’amour et la romance. Ah ben non, il a une femme qui meurt d’angoisse de la vie qu’il mène, entre les hommes qui viennent le voir au beau milieu de la nuit et la peur qu’il la trompe.

Oui, des hommes au milieu de la nuit : Topcliff continue de torturer l’hôte de Robert, puis il envoie une invitation nocturne à Will pour le forcer à écrire une pièce anti-religieuse. C’est classique, un peu répétitif et il a bien sûr une semaine pour l’écrire. Encore.

Quant à Alice, sa mère se rend compte qu’elle continue de coucher avec Will, ce qui pose problème pour son mariage avec Keenan. Bien sûr, cela ne fonctionne pas entre eux et elle se fait larguer par un mec qu’elle n’aime pas. La mère d’Alice engueule donc Will et lui demande la larguer, car il la détruit de l’intérieur. Pas faux.

Il le comprend lui aussi… et la détruit sur place, lui disant qu’elle est une traînée qui l’a séduite pour lui faire du mal et tout un tas d’autres douceurs qui laissent le couple en larmes, de même que la mère d’Alice. Cette scène m’a, il faut bien l’avouer, terrassé sur place et finit par des applaudissements pour Shakespeare qui voit sa femme disparaître au milieu du public. Non mais quelle angoisse, sérieusement, cet épisode. Pauvre Alice ! Ces scénaristes se payent notre tête, sérieux, mais le couple phare aura du mal à se remettre de cette scène.

Dans son coin, le gamin, qui s’appelle Pres (eh je commence à connaître les noms), continue ses activités illégales et s’arrange avec les prostituées pour s’enrichir. Cela énerve sa sœur qui voit bien qu’il n’a pas compris qu’il était question de vendre son corps. Elle le prévient, il s’enfuit, mais il entend malgré tout sa sœur être menacée de mort s’il ne revient pas. Du coup, ben, il revient et accepte de se vendre. La pauvreté à l’époque donc.

Les choses s’accélèrent et s’empirent pour Pres à vitesse grand V. Il se retrouve à devoir se prostituer avec… Topcliff, bien sûr. Il le poignarde, s’enfuit et c’est sa sœur qui se prend une balle et meurt dans ses bras. Outch. Sacré épisode à nouveau, je ne m’attendais pas à autant de la part de Will, surtout juste après avoir vu l’épisode 5, qui était moyen.

Après avoir vu la pièce de Will, Anne décide de s’enfuir de Londres, disant à peine au revoir à son mari.

Marlowe s’occupe une fois de plus du vieil homme finalement pas si vieux et peintre. Il l’appelle « mon roi » tout du long et ils sont clairement homosexuels tous les deux, s’inquiétant pour la survie de leur âme. Malheureusement, il meurt, sans surprise.

La fin de l’épisode enchaîne les cliffhangers, laissant Alice en pleine conversation avec Robert, les parents d’Alice se retrouver sans argent suite à l’annulation du mariage, Will seul sans personne et Pres… qui met le feu au théâtre, par dépit. Oh mon dieu, la série a pris un virage à 180° dans cet épisode et a d’un coup retrouvé tout son intérêt, je ne m’y attendais pas.

07.pngÉpisode 7 – What Dreams May Come – 15/20
We’re closing, for good.

Bon, l’ensemble de la série a fuité sur internet et suite aux cliffhangers de l’épisode 6, je n’ai pas franchement résisté à l’envie de tout voir.

Vous savez ce que je trouve particulièrement triste avec cette série ? Les meilleurs passages sont bien souvent ceux écrits par Shakespeare. Mais le vrai, pas le personnage. L’écriture est souvent moyenne autrement. Bon, Will apprend l’incendie juste à temps pour aller aider à limiter les dégâts, mais les costumes ont de toute manière brûlé et les propriétaires annoncent au petit matin qu’ils sont ruinés.

Will tente de convaincre Alice que tout se passera bien, mais elle a l’air moyennement optimiste, bizarrement. À la place, elle préfère écouter les sirènes religieuses de Robert. Oh, le mauvais choix. Elle décide aussi d’en vouloir à sa mère pour tout ce qui arrive. Sympa.

Will, lui, regrette sa rupture avec Alice, mais il n’avait pas franchement le choix. Il rend visite à Emilia Bassano, à la recherche de fonds pour sauver le théâtre. Emilia, c’est la femme que Richard voulait séduire un ou deux épisode plus tôt et qui a eu la bonne idée de lui mettre un râteau, demandant à voir celui qui écrivait les poèmes qu’il récitait bien mal. Cela lui permet de tomber sur un riche homme qui a de quoi les aider.

Comme ça tombe bien. Will débarque donc en sauveur pour le théâtre avec l’idée d’une pièce qui ressemble fort à Songe d’une nuit d’été si j’ai tout bien suivi. Pour être payés, les acteurs doivent être suffisamment bons pour qu’à l’issue de la représentation privée une italienne accepte de se marier avec le riche qui accepterait de les payer. Pourquoi pas.

La ruine du théâtre n’attire pas que les gentils donateurs comme Emilia (qui aide carrément Will à écrire à la place d’Alice) et son ami, mais aussi les vautours qui narguent le père d’Alice et drague sa mère. De toute façon, Alice est trop occupée à assister à un baptême et vouloir devenir catholique.

Dans son coin, Presto vit assez mal ce qu’il a fait, mais est laissé de côté par les scénaristes. Je peux en dire autant de Marlowe, qui se réveille auprès de son vieux mort, mais continue d’avoir des hallucinations. Il décide finalement de se reprendre en main. Marlowe a toutefois un peu plus de scènes et déclare qu’il veut vendre son âme au diable. J’ai totalement décroché de son intrigue qui est totalement perchée et n’a pas grand-chose de logique. Il semble complètement perdu.

Presto aussi est complétement perdu et il demande de l’aide à Will, qui lui en apporte bien beaucoup, en l’empêcher de tuer Topcliffe. En effet, malgré son coup de couteau, Topcliffe s’en sort bien et continue d’être parfaitement imblairable, à coup de tortures et autres menaces de viol. Cela lui réussit, car il finit par mettre la main sur l’imprimerie des catholiques où il récupère une jolie fournée de pauvres gens à torturer. Alice et Robert débarquent sur place pour voir la fin de l’opération, et ça ne semble pas suffisant pour la faire arrêter de vouloir être catholique.

La fin d’épisode voit la troupe de théâtre jouer à la perfection, avec l’aide d’Emilia qui reprend un rôle-titre à la dernière minute même si elle est une femme (ils en font un peu beaucoup niveau répliques, mais c’est marrant). Richard accepte enfin de jouer le roi des fées, probablement parce que ça lui permet de jouer quasiment nu et Isabetta, la femme italienne, accepte de se marier. Hop, voilà, le théâtre est sauvé en un rien de temps, Marlowe nous parle de voir le Diable sur scène et Will promet à Presto de… le venger. C’est moins bon que l’épisode précédent quand même.

08Épisode 8 – Your Houses – 15/20
Do not be used, Alice.

Déjà de retour pour un nouvel épisode de Will comme toute la saison a fuité et je ne sais à quoi m’attendre tellement la série est inégale, proposant un coup un super épisode et celui d’après quelque chose de moyen.

On commence par l’exécution publique du pauvre homme qui hébergeait Robert il y a quelques épisodes. Ce dernier, très discret, prie pour son âme au milieu de la foule assistant à l’éventrement public et face à ses enfants. Topcliffe n’attise pas du tout la haine, c’est bien. Loin de Londres, la campagne s’avère être bizarrement sanglante, mais je ne suis pas sûr de bien comprendre l’intérêt surtout qu’on ne la revoit pas du reste de l’épisode.

Will décide, sur conseil involontaire d’Emilia (décidément, c’est une affaire de muse), d’écrire la pièce qu’il doit à Topcliffe en faisant de lui le héros. Autant dire que ça lui plaît bien et qu’Emilia continue de l’inspirer autant qu’elle peut (et elle le fait bien). Cependant, Will continue d’espérer l’aide d’Alice, mais celle-ci est définitivement trop occupée à bosser pour Robert et les catholiques. Franchement, je trouve son évolution assez moyenne, je ne vois pas en quoi une rupture amoureuse la pousse autant à renier ce qu’elle était avant et devenir subitement croyante (surtout qu’on ne la voit même pas être croyante).

Elle est tellement douée qu’elle se fait surprendre par le père d’un prisonnier qui est sur le point d’être exécuté. Il n’en faut pas plus pour la mettre en danger je pense. Ne sachant qu’une partie de ses informations, Will tente de la protéger en allant confronter son cousin. C’est franchement n’importe quoi en soi, mais il a bien raison d’agir comme ça pour la protéger, car elle ne fait que des conneries. Bon, vous me direz, Will aussi a la capacité de faire absolument n’importe quoi. Il est plutôt cool de voir Alice se foutre de sa gueule et de ses pièces.

Marlowe continue d’écrire sa pièce avec le diable en personnages, et ça ne ressemble à rien tellement il se laisse porter par ses souvenirs et sa drogue. Il largue ensuite son mec avant de se débrouiller pour se faire casser la gueule dans les règles de l’air. Complétement paumé, il se rend auprès de Will pour lui demander le chemin de la foi. Se faisant, il inspire Richard III à Shakespeare : une histoire dans le passé pour éclairer le présent. Richard, cependant, est un peu frileux à l’idée de jouer ce rôle.

Dans cet épisode, Richard continue surtout de draguer tout ce qui bouge et pousse son meilleur ami à faire de même, ce qui semble être un étonnant décalage. En effet, Richard couche avec une femme pendant que son meilleur ami se contente de lui parler d’oiseaux. L’évolution de Richard continue d’être au cœur des préoccupations scénaristiques, puisque c’est ensuite son « amie », la servante, qui lui fait prendre conscience que son attitude est déplorable.

De leur côté, les amoureux d’oiseaux ont leur premier baiser sur le pont où sont exposées les têtes des condamnés à mort. Sympathique. Ou pas du tout, parce qu’elle a juste la peste et lui refile. Dès lors, il décide de se rendre chez elle et d’être enfermé avec, ce qui se passe avec les pestiférés à l’époque.

Richard prend la décision la plus stupide de la série et se fait enfermer avec eux, étant donc laissé pour mort. Bien. Pas bien. Ils maîtrisent vraiment les cliffhangers, ce qui aide à se projeter dans la série et vouloir la suite. Comme tout a fuité, ce serait idiot de ne pas en profiter.

09Épisode 9 – Play the Devil – 16/20
Where are your words now ?

Allez, on commence sur du Nine Inch Nails, ce ne pouvait être plus parfait pour voir Richard s’en tirer vivant et brûler tous ses vêtements en public. Mouais. Ils abusent un peu sur cet aspect de la nudité publique historiquement parlant, je pense, mais il semblerait que la vie de Richard ne soit plus si fun que ça désormais. C’est une manière un peu forcée de le faire grandir qui fonctionne plutôt pas mal. Will a beau faire ce qu’il faut pour tenter de le convaincre de jouer Richard III, ça ne fonctionne pas.

Bon, en revanche, Autolycus dont j’ai enfin appris le nom est mort, bien évidemment.

Richard est en pleine dépression, mais ça va tout de suite mieux quand il rend visite à Moll. Forcément. Dès qu’il arrive au théâtre en revanche, il refuse de jouer son rôle. Will finit par le convaincre, mais il faut désormais le récupérer à son père, bon courage. Presto n’apprécie pas trop la tournure des événements car il a peur que personne ne comprenne de quel Richard il est question. Will lui offre le rôle du prince, Richard joue Richard, et d’un coup, la pièce prend vie.

De son côté, Alice demande à être baptisée alors qu’elle continue d’être sacrément en danger, parlant religion alors qu’elle est écoutée par Emilia, puis par le père du pauvre jeune de l’imprimerie désormais torturé par Topcliffe. Ce dernier continue d’être baladé par Will qui récupère autant d’informations que possible pour comprendre comment son humanité est devenue si monstrueuse.

Après lecture de la bible, Marlowe ne croit toujours pas en Dieu, continue ses cauchemars et demande à Robert de se confesser.

La religion d’Alice pose de plus en plus de problèmes. Emilia avertit Will des dangers qu’elle prend, donc il recommence à menacer son cousin, mais c’est en vain. Alice a de toute manière pris sa décision, inconsciente des dangers qu’elle est en train de prendre. En effet, le père a décidé de tous les trahir. À tenter de sauver le manuscrit de Robert, Alice se fait arrêter par Topcliffe. Elle n’a pas le temps d’être torturée, fort heureusement, car Marlowe fait intervenir son ex et ses relations. Arrêtée selon la loi, elle n’en reste pas moins dans la merde.

Marlowe prévient Will qui court à la rescousse, mais Topcliffe est déjà en train d’étrangler Alice… Tu parles d’un cliffhanger de dingue.

10Épisode 10 – Once, Bright Angel – 18/20
I will have no peace until Topcliffe is dead.

Bien, c’est parti pour le dernier épisode de la série, et probablement de la saison puisque les audiences ont été catastrophiques. Dommage, malgré temps morts et moins bons épisodes, j’ai dans l’ensemble adoré la saison. J’y reviens à la fin de cette critique, de toute manière.

Sans surprise, l’épisode reprend là où le précédent nous avait abandonné. Will arrive chez Topcliffe et se démerde assez inexplicablement pour sauver Alice de sa prison, marchandant pour la relâcher et la faire passer pour morte. Celui qui l’aide se retrouve néanmoins piéger, tue un homme et fait porter le chapeau aux catholiques, ce qui complique tout.

Alice a bien survécu à ses nombreuses blessures et à l’étranglement, et elle a même droit à un docteur beaucoup trop bon pour elle, celui d’Emilia, qui continue d’aider. Will se lance dans une vendetta contre Topcliffe, fait ses adieux à Alice et change totalement d’avis quand elle lui demande de se contenter de la pièce pour le punir. La reine tient beaucoup trop à sa réputation pour se permettre de conserver Topcliffe dans ses rangs.

Assez vite, nous en arrivons donc au stade où Alice et Will rentrent chez les Burbage et où tous les secrets sont enfin révélés, Will allant jusqu’à avouer qu’il est catholique et amoureux d’Alice. La première partie dérange son père, la deuxième Richard. C’est mignon.

A eux tous, ils parviennent à convaincre, malgré leurs différends, tous les acteurs de jouer Richard III pour humilier Topcliffe. Will doit encore s’assurer que celui-ci assistera bien à la représentation pour l’humilier et il se joue de lui, dans une amitié qui n’avait jamais été aussi bien montrée dans la série avant.

Dans son coin, Marlowe continue de partir en vrille, mais pourquoi ça changerait ? On a enfin les explications sur le vieux de Marlowe, qui était donc Emerson. Il raconte tout à Tommy, son (ex) copain et j’ai eu l’espoir d’une vraie fin de série à ce moment-là. Tommy prévient surtout Marlowe que la pièce de Will est fin prête.

Robert, quant à lui, se fouette pour que ses péchés soient pardonnés. C’est beau.

Le grand jour de la représentation arrive et Topcliffe ne peut s’empêcher de raconter à tout le monde qu’il en est le héros. Il va en avoir pour son argent, clairement. Richard est malade de stress, mais à part ça, tout est fin prêt pour la pièce. La représentation est comme d’habitude très partielle, mais en même temps parfaitement représentative de l’impact qu’elle devait avoir sur Topcliffe. Difficile de ne pas être mort de rire à le voir être ridiculisé comme ça et à voir Richard devenir un bon acteur. Aucune surprise dans cette partie de l’épisode en ce qui me concerne, mais une parfaite exécution publique, bien plus efficace que toutes les scènes de torture.

Topcliffe est démis, forcément, envisageant même le suicide et Marlowe semble complétement rétabli. Alice s’enfuit en bateau avec Robert, mais surtout avec Dieu, laissant Will seul derrière elle. Que je suis heureux que la série ne prenne pas le parti du cliffhanger pour ce final, qui est tout bonnement parfait, réglant toutes les intrigues en cours et laissant juste assez de marge pour une saison 2 en cas de renouvellement très improbable.

Cet épisode final contenait ce que je voulais voir, alors je ne vais pas chercher à le descendre, ni à épiloguer plus longtemps.

11

EN BREF – Cette saison est une belle réussite qui instaure son univers et, si je puis dire, son délire. J’ai pu lire dans d’autres critiques que la série dénaturait l’Histoire avec un grand H, je trouve au contraire que les scénaristes ont su capturer l’essence des travaux de Shakespeare pour la retransmettre. La véracité historique est effectivement plus que discutable, mais l’ambiance, les jeux de mots, l’écriture correspondent tout à fait à l’esprit shakespearien tel que je me le figure. Certes, ça n’avait rien de la biographie historique que j’attendais, mais justement, c’est ce qui l’a rendu fun et qui m’a donné envie de revenir chaque semaine. Ca, et la BO assez parfaite quand même.

Je ne sais pas si j’irai jusqu’à parler d’un coup de cœur car il y a eu un vrai coup de mou sur les épisodes 3 et 4, mais la série a su trouver son rythme et sa plume. À coups de cliffhangers parfaitement maîtrisés, Will a su proposer une série qui finalement donnait envie de revenir pour suivre les aventures romancées de ce couple improbable avec Alice, mais aussi pour voir grandir Richard ou, plus improbable au départ, pour suivre le personnage de Presto.

Chacun apporte finalement sa touche à l’histoire qui redouble d’intérêt lors de l’épisode 6 et ne perd (presque) plus son souffle. Si j’avais quelque chose à reprocher à la série, ce serait de ne pas avoir réussi à accrocher à Marlowe, mais c’est à peu près la seule chose qui semble séduire les fans de la série sur TVtime… mais enfin quelque chose me dit que ce n’est pas pour le personnage, mais plutôt pour le physique de l’acteur. Forcément, comme il me laisse de marbre, ça n’a pas dû aider.

Allez, plus sérieusement, je ne suis vraiment pas contre une saison 2 car il y a encore plein de pièces à utiliser (Romeo & Juliet, franchement !) et de muses à trouver, que quelques sous-intrigues restent après tout sans fin (Richard et Moll, Will et sa famille, le futur de Presto…) et que j’ai passé de bons moments devant la série. Si malheureusement, et selon toute logique, la saison 2 ne voit pas le jour, je reste satisfait de cette trouvaille totalement inattendue et bien en-dehors de ma zone de confort habituelle.

Suits (S07A)

Synopsis : La fin de saison 6 était mouvementée, avec Louis qui terminait célibataire (après une demande en mariage !), Jessica qui revenait pour mieux partir et surtout Mike, qui sera un jour marié à Rachel j’espère, qui obtenait un poste d’avocat à Pearson Specter Litt, sous la direction d’Harvey, toujours bien aidé par Donna, qui a connu quelques déceptions monumentales avec Benjamin et son objet révolutionnaire que j’aimerais bien pouvoir m’acheter. Voilà, je ne pouvais pas faire mieux en une phrase. Cette saison 7 voit l’arrivée de nouveaux associés, histoire de redonner du peps à une série en perte de souffle.

Saison 6ASaison 6B | Saison 7A | Saison 7B | Saison 8A

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Pour commencer, je dois dire que je suis très impatient de reprendre Suits. On ne va pas se mentir, ça fait quelques saisons que je suis moins dedans, parce que je trouve que la série est désormais trop abonnée à un rythme de croisière pépère. Les épisodes de début, milieu et fin sont géniaux et dans l’entre-deux, ça galère un peu à surprendre, mais ça reste bon. Tant mieux, car cela permet de se dire que la série a encore de beaux jours devant elle.

La deuxième partie de saison 6 avait peiné, je trouve, à trouver un bon équilibre sans Jessica et avec un Mike trop éloigné de la firme. Maintenant qu’il y est avocat et que de nouveaux personnages s’apprêtent à franchir le seuil de l’ascenseur, j’ai espoir qu’on reparte sur des épisodes de meilleure facture. Quoiqu’il en soit, Suits est et restera une série devant laquelle je passe toujours un bon moment (sauf si c’est vraiment trop centré sur Harvey, parce que oui, en toute logique, je n’aime pas un des deux personnages principaux de la série).

Du coup, je suis impatient de reprendre juste pour voir comment tout ça évolue et vers quels horizons se dirige la série !

Attention, spoilers ci-dessous !

01.pngÉpisode 1 – Skin in the Game – 17/20
I’m not her, Mike. I’m not her.

Cet épisode commence merveilleusement bien et le lendemain de l’épisode précédent, à la Suits, avec juste ce qu’il faut de bonne musique pour être tout de suite dedans. Harvey se rend chez sa psy pour s’arranger un rencard avec. Ben oui, ben bien sûr. Bon, je l’aime beaucoup sa psy, donc je suis content de la revoir… mais c’est bien, c’est éthique comme lancement de saison. De son côté, Mike se rend à la clinique pour annoncer ses décisions.

Tout cela permet de réunir les deux avocats (youpi, première fois de la série que je peux le penser) qui se retrouvent à travailler ensemble sur une nouvelle affaire, leur dernière avant qu’Harvey ne prenne trop l’ascendant dans leur relation. La référence à Jessica passe bien, sans pour autant qu’elle ne me manque trop.

Donna souhaite devenir partenaire de la firme car elle se sait essentielle à son bon fonctionnement. Elle le réclame donc à Harvey et je trouve que c’est une super perspective. Ce n’est pas forcément hyper logique par rapport à la saison précédente où elle semblait vouloir au contraire plutôt s’éloigner de la firme, mais son besoin de contrôle est logique.

Gretchen essaye de convaincre Louis de prendre des vacances, mais il souhaite s’occuper des nouveaux. C’est brillant, parce que comme toujours, il fait de la merde et s’énerve contre eux un peu sans raison. C’est à mourir de rire, mais ça inquiète Rachel (ah oui, fallait bien lui trouver une intrigue cette semaine) qui demande donc à pouvoir s’occuper des associés à sa place. J’adore l’idée, cela dit, ça dépossède Louis de son seul rôle restant.

Cela permet de bonnes interactions entre Donna et Louis, confirmant toutes les craintes de la secrétaire. Sur conseil de Gretchen, elle décide désormais de donner de l’argent à la firme. Son désir de reconnaissance est tellement compréhensible que j’ai une fois de plus du mal à supporter la manière dont Harvey la traite. En même temps, il est vrai qu’elle reste une simple secrétaire, mais tout le monde s’appuie tellement sur elle que c’en est ridicule.

Elle se débrouille donc pour obtenir ce qu’elle veut et Harvey la laisse devenir être partenaire. C’est merveilleux, je suis tellement content de cette avancée ! Cela va permettre de très bonnes choses dans la série et, même si c’est un peu précipité dans la forme, c’était vraiment nécessaire sur le fond.

Harvey continue de draguer sa psy tout au long de l’épisode et je ne sais vraiment pas quoi en penser. Bien sûr, celle-ci finit par le rejeter quand elle comprend que leur relation n’est pas saine du tout. Oui, bien, je ne vois pas trop pourquoi elle a accepté en premier lieu, mais comme il s’agit d’Harvey, il ne lâchera pas l’affaire et le cliffhanger était très attendu.

Mike a aussi le droit à sa part de rejet : bien sûr, ça ne vient pas de Rachel, mais d’Oliver son ancien collègue qui lui fait ouvrir les yeux, alléluia. Et oui, le retour de Mike se passe plutôt mal : sa première affaire est loin d’être comme celles dont il rêvait. Par conséquent, Mike se retourne de nouveau contre Harvey qui, bien sûr, en avait besoin à ce moment. Non, franchement, c’est super bien écrit, c’est du Suits tel que je l’aime, fluide et efficace.

Cela fait vraiment du bien à la série de s’être enfin débarrassé de tout le côté juridique contre Mike. Pour l’instant, c’est très convaincant et j’aime la nouvelle dynamique qui va durer j’espère. J’aurais aimé que la promesse de nouveaux associés apporte de nouveaux personnages, mais cela ne semble pas être le cas pour l’instant : c’est un peu dommage, mais pas encore dérangeant. De toute manière, on en a deux qui ont eu un petit rôle cette semaine et qui devraient revenir.

L’écriture de l’épisode est excellente, j’y retrouve forcément le rythme réussi du premier épisode de l’an dernier, particulièrement sur le dernier acte, ou plus précisément à partir de l’excellente scène dans les toilettes qui signent la première réunion Donna/Louis/Harvey.

Voir Donna enfin prendre de l’importance est génial parce qu’elle tournait en rond depuis deux saisons. Bien sûr, ça impacte mon avis (et ma note) sur l’épisode parce que c’est mon personnage préféré. Je ne suis pas là pour être objectif de toute manière, c’est un blog, alors forcément, je suis subjectif dans mes avis, vous devez savoir depuis le temps (sauf si vous êtes nouveau ici, auquel cas, bienvenue !).

En tout cas, cet épisode m’a convaincu, sur tous les plans (et particulièrement musicalement parlant, OK). Côté cliffhanger, Mike et Donna ont chacun un nouveau bureau et un nouveau poste dans la série, c’était génial, Rachel obtient les associés, Louis cherche à joindre son ex pour enfin terminer leur relation comme il se doit. Et Harvey ? Oh comme prévu, il finit par embrasser sa psy devant chez lui.

Tout avance très vite dans cet épisode, probablement pour mieux ralentir la semaine prochaine, mais wow, quel retour !

02.pngÉpisode 2 – The Statue – 16/20
 Your whole life is bad faith !

Bonne nouvelle cette semaine, j’ai appris le nom de la psy d’Harvey : Paula ! Cela devrait m’être utile, même si Harvey commence l’épisode par lui mentir en disant qu’il ne se lève jamais aux aurores (mec, t’es TOUT LE TEMPS dans ton bureau, ne mens pas !) et qu’elle est la personne qui le connaît le mieux (mouais, et Donna ?). En vrai, je trouve leur couple mignon et plus crédible/sain qu’un Donna/Harvey si je suis honnête. Je vais me prendre des tomates pourries dans la face pour avoir dit ça !

Comme souvent, l’épisode se divise en deux grosses intrigues principales, tournant autour d’Harvey et Mike.

En ce qui concerne Harvey, il est une nouvelle fois question de la firme et de la complexité de remplacer Jessica. Celle-ci est tellement importante pour la série et les avocats que les scénaristes se sont encore débrouillés pour nous la ramener, d’abord en flashback, puis pour de vrai. Franchement, c’est un peu abusé, ils n’arrivent vraiment pas à s’en débarrasser, on sent que l’actrice regrette un peu son choix de déménagement, mais bon.

Cela dit, en grand fan de Jessica, ça me fait plaisir de la revoir. Sa dynamique avec Harvey est meilleure que jamais je trouve, j’ai beaucoup aimé leurs quelques scènes, même si bonjour la crédibilité du type qui traverse le pays en avion pour cinq minutes de conversation. J’ai adoré la toute fin et je sens qu’il  a du potentiel pour le spin-off autour de Jessica.

Pourquoi Harvey se rend la voir ? Parce qu’il veut virer son plus gros client et le remplacer par un ami rival de celui-ci, tout en le nommant partenaire. Dès lors, je me suis douté que la place de Donna était menacée. Katrina revient dans cet épisode pour lui faire de la lèche puis lui planter un couteau dans le dos et il est assez vite clair que sa promotion de l’an dernier va s’envoler. J’ai aimé ce retour de la blonde, même si je continue de penser qu’elle est sous-exploitée. Sur cette partie de l’intrigue, deux choses : d’abord, j’ai trouvé que, pour une fois, Harvey n’avait franchement pas tort. Lors de la première réunion avec Louis et Harvey, Donna est incapable de s’imposer. C’était ridicule à voir, pas très Donna et clairement pas professionnel qu’elle vienne s’en plaindre à Harvey après.

Ensuite, et c’est la deuxième chose, leur dernière scène entre eux était tellement du Suits qu’elle ne m’a pas franchement fait peur pour Donna. Harvey vient lui dire qu’elle ne peut être partenaire, lui propose un poste de merde histoire qu’elle puisse négocier le poste de PDG. OK, OK. Grosso modo, ça ne change que le nom, c’est plus logique que la semaine dernière et ça me plaît bien car Donna conserve l’affirmation de son pouvoir. C’était bien mené, même si toujours trop rapide je trouve et franchement une répétition de la semaine dernière avec l’argument « telle firme a un PDG pas avocat » déjà utilisé avec « telle firme a un partenaire pas avocat ». Bon admettons.

Dernière partie de cette intrigue : Louis. Il n’est pas d’accord avec Harvey, réussit à être encore plus insupportable (mais du coup, Harvey paraît sympa à côté) et se rend chez le psy. Les interactions avec son psy et avec Gisèle sont intéressantes et réaffirment la colère permanente du personnage, ça m’a fait rire, ça m’a bien plu dans l’ensemble. Pourtant, là encore, pas une once d’originalité dans la résolution : Louis s’excuse et dit à Harvey qu’il avait raison, alors qu’entre temps, Harvey a compris que Louis avait raison. C’est TOUJOURS comme ça. Beaucoup de bruit pour rien, donc !

De son côté, Mike se retrouve pris dans une affaire pro-bono qui en profite pour tacler le système d’assurance américain. C’est très à la mode cette année, actualité politique oblige avec Trump qui veut virer l’Obamacare. En effet, Mike doit défendre un client qui risque de n’être pas payé à cause d’une photo de sa femme, cigarette en main, alors qu’elle avait dit ne pas fumer.

La résolution est super prévisible (ils ont déjà fait le coup à d’autres clients et du coup, ils acceptent une résolution à l’amiable pour éviter le scandale), mais le voyage est plutôt bon. En effet, l’avocat utilise le passé de Mike pour tenter de gagner, du coup, notre avocat souhaite laisser son cas à Rachel, mais Harvey refuse qu’il cède au chantage. Cette fois encore, c’est Harvey qui a raison et je reste un peu sur ma faim concernant Rachel. Elle n’est toujours pas très occupée alors que j’espérais la voir avec les nouveaux. Décevant.

Pour résoudre l’affaire, ils font appel à un personnage du passé que j’avais totalement oublié. Je me sens un peu con du coup, mais bon, ce n’était pas spécialement nécessaire de s’en souvenir pour suivre l’épisode.

Cette saison part très bien en tout cas, j’ai aimé la présence de Jessica qui permettait surtout de bonnes dynamiques sans être aussi omnipotente qu’avant (on devrait la voir de moins en moins, mais je trouve cette transition bien mieux gérée que l’an dernier où elle a été beaucoup trop absente trop vite), qui réaffirmait Donna comme personnage important mais un peu dépassée par les événements et où, pour une fois, j’étais du côté d’Harvey pendant les ¾ de l’épisode. C’est tellement rare !

La fin d’épisode voit Mike raconter son histoire à un journaliste. J’ai aimé la manière dont Rachel s’est désistée de la chose. C’était plutôt intelligent, je doute qu’elle ait trop envie d’être associé à un fraudeur dans sa carrière, même si elle se marie avec quoi…

03.pngÉpisode 3 – Mudmare – 14/20
I call it the seven stage of Louis.

Après un résumé bien long, c’est parti pour un épisode bien sympathique et longuement attendu. Entre mes problèmes d’ordinateur et le fait que je voulais le voir avec Ludo, puis que j’ai été interrompu deux fois pendant l’épisode, autant vous dire que ce fut compliqué. Est-ce que ça influe la note ? Peut-être un peu, mais c’était juste du Suits classique, avec trois intrigues en parallèle, dont deux qui s’entremêlent plutôt bien.

Tout commence par un cauchemar de Louis qui va encore bien nous prendre la tête tout l’épisode. Et oui, il a désormais peur d’être menacé par le type qu’Harvey voulait en senior partner la semaine dernière, Alex. Ce dernier vient donc renforcer le casting de manière à combler un peu l’absence de Jessica j’imagine, mais on perd vraiment au change. Louis essaye d’être gentil avec lui, mais sans surprise, il est juste collant à la place. Bref, il nous fait du Louis et il n’est pas aidé par un Harvey qui propose à Alex de bosser plutôt que d’aller à son déjeuner avec Louis. Bref, on est totalement dans Suits où les réunions hyper importantes ont toujours lieu deux minutes après que quelqu’un soit en charge du dossier. J’aimerais bosser aussi vite quand je reçois mes cours putain, mais non, j’ai toujours deux cents pages qui m’attendent bien sagement là.

Tout l’épisode tourne autour des psychoses de Louis, d’où le titre qui fait jeu de mot entre le bain de boue tant voulu par Louis et le cauchemar qu’il fait. L’acteur joue toujours aussi bien, le personnage est donc parfaitement antipathique pendant 80% de l’épisode. Ouais, il reste 20% où il s’en tire bien, mais pour que j’en parle, il faut que je raconte le cas de Mike.

Cette semaine, notre coursier préféré se retrouve à bosser pour un cas pro bono, une fois de plus. Comme d’habitude, il laisse tomber tout son boulot pour celui-ci et celui-ci n’est pas franchement bien passionnant. Bienvenue dans le côté procedural de Suits où l’on se fait chier à voir Mike mener l’enquête sur une mort suspecte en prison. Finalement, Alex se rend compte que son nouveau client est lié à l’affaire et que ça pose donc conflit d’intérêt que Mike le traite. Mike s’en plaint à Louis, qui devient supportable pour 20% de l’épisode.

Dans ces 20% là, Louis s’attaque à Harvey et lui dit ses quatre vérités, suivant assez bien les conseils de son psy qui a vu très juste. Il est génial de voir Louis comme ça, avoir raison et être capable de le prouver. En plus, il est soutenu par Donna qui trouve enfin sa voix lors de la réunion improvisée entre les trois, contrairement à la semaine précédente. Seulement, Harvey étant Harvey, il est insupportable avec eux et refuse de les écouter. Si ce caractère d’Harvey est un point particulièrement négatif de l’épisode, ça permet toutefois à Donna de gagner en splendeur… Et elle en avait besoin !

Pour la première fois depuis bien longtemps, Donna a en effet de la (grosse) merde dans cet épisode, vis-à-vis de Rachel. Bien que pas assez présentes, ces deux-là ont toujours des scènes super bien écrites : cette semaine, Rachel s’occupe et se plaint des nouveaux, en particulier de Stéphanie, que l’on a vu dans le premier épisode de la saison.

Alors que Rachel tente de recadrer une Stephanie qui se tortille plus qu’un serpent pour ne pas faire son boulot, Donna intervient et sape d’un coup toute l’autorité que pourrait avoir Rachel… et en public devant tous les junior, s’il vous plaît. Bref, Donna fait n’importe quoi, c’est assez mal écrit a priori de la voir nous citer du Louis pour avoir raison (même si c’était brillant qu’elle le reprenne mot à mot).

L’avantage, c’est que Donna étant quand même plutôt du genre parfaite, elle comprend assez vite son erreur et s’en excuse auprès de Rachel, après une engueulade. Ce qui lui fait prendre conscience qu’elle déconne ? Voir Harvey lui faire subir ce qu’elle a fait à Rachel. Bien.

Cela se termine par une superbe scène entre les deux où Rachel choisit malheureusement de ne pas poursuivre dans son nouveau poste. Putain, ils changent tous tellement vite de postes, il faut les suivre, sérieusement. C’est dommage, car j’adorais l’idée de voir enfin Rachel arrêter de pleurnicher et devenir une boss cool, et en fait non. Heureusement, cela rétablit totalement Donna dans sa perfection habituelle, donc on va dire que tout n’est pas perdu.

Mike ne peut pas en dire autant cependant, il s’incline devant Harvey et refile son cas pro bono à un Oliver d’abord réticent. Comme d’habitude, les jérémiades de Mike suffisent à le faire changer d’avis et on perd une scène à les voir faire ça, alors qu’on sait très bien où ça va.

Reste à traiter le cas de Harvey : c’est un pur connard dans cet épisode, comme bien souvent dans la série, à traiter égoïstement tous les gens qui l’entourent. Une fois de plus, sa psy décide de mettre de la distance entre eux avant de finalement se laisser sauter dessus. Autrement dit, ils ont tous les deux exactement la même intrigue que la semaine dernière, c’est vraiment du rabâchage, histoire de.

L’épisode se termine sur un Louis qui s’énerve sur son psy, en jeu de rôle où il le prend pour Harvey. Louis finit en larmes et comme je suis quelqu’un de sadique, ça m’a plus fait rire qu’autre chose.

Bref, cet épisode était divertissant avec de bonnes scènes (le trio Rachel/Donna/Mike notamment), mais un Harvey 100% insupportable (du début où il affiche Mike, littéralement, à la fin où il est avec sa psy, il m’a juste irrité). Je suis déçu de la tournure de l’intrigue de Rachel et de savoir que Stephanie se fait virer, mais au moins Donna a une vraie intrigue cette saison (j’aimais bien Benjamin, mais leur intelligence artificielle, c’était pas la meilleure trouvaille de la série).

On est revenu à du Suits tout ce qu’il y a de plus classique. C’était bien, mais pas exceptionnel. À suivre la semaine prochaine, donc.

04.pngÉpisode 4 – Divide and Conquer – 15/20
You are one of us now. Don’t tell Louis I said he was right !

Me voilà de retour, enfin, pour la suite de Suits. Pour justifier mon retard, je vais tout mettre sur le dos de Ludo qui voulait qu’on le voit ensemble en commentant sur FB en même temps (on a même appelé ça un WIT, Watch It Together).

Cet épisode nous ramène le mariage de Mike et Rachel sur le devant de la scène et il serait temps. Ce n’est pas fait avec beaucoup de subtilité, puisque ça commence avec Rachel qui amène son père chez Harvey. Bon, finalement, le mariage n’aura pas trop lieu là-bas, parce que ça la fout mal un mariage dans un appartement quand même.

Pourquoi pas, mais ça sent dès le départ la merde pour le couple. Les préparatifs vont assez clairement les diviser dans la suite de la saison. Pour l’instant, ils sont encore soudés autour de leur travail, d’accord pour reporter le mariage indéfiniment (on ne l’aura jamais !) et Rachel en profite même pour avoir une petite scène touchante avec son père. C’était meugnon tout plein.

Par ailleurs, Mike est occupé par un cas pro bono offert par Harvey pour s’excuser de celui de la semaine dernière qu’il n’a pu mener au bout… officiellement. Officieusement, il aide encore Oliver à le faire. Ce n’est pas si facile, parce qu’Oliver est un bleu, clairement, et il passe son temps à être un poids. Disons qu’il débute, ça se sent et il ne prend pas tous les risques que prendrait Mike à sa place. En même temps, il y a des risques qui seraient insensés à un moment.

En tout logique, Mike reprend l’affaire alors qu’il n’a pas le droit de le faire, pour convaincre le père de la victime de continuer à enquêter et ne pas prendre une somme faramineuse. Oui, bon, OK, ça m’a perdu, jamais je prendrais un tel risque à la place du client. Bien que Mike n’est pas censé s’occuper du cas d’Oliver, il le voit tellement galérer à gérer les dizaines de clients qu’il se retrouve à avoir qu’il décide d’aider Oliver. Cela veut dire qu’il se lance officiellement dans une association contre Harvey et contre les clients de sa firme. Bien, sacré cliffhanger.

Du côté de la firme justement, c’est comme d’habitude la merde, cette fois avec Tommy Bratton, que j’ai soit oublié, soit qui est nouveau. C’est en tout cas l’ancien patron d’Alex, et ça leur permettra de se sauver la mise car il a bien sûr des infos contre lui. Grosso modo, Bratton Gould s’est débrouillé pour obtenir des informations confidentielles sur des clients de la firme et ça met tout le monde dans des situations délicates, avec des rachats et des procès délicats en cours. Heureusement, le père de Rachel avertit Harvey et propose même son aide à la firme parce qu’il n’aime pas Tommy Bratton.

Avant même de savoir tout ça, Louis s’énerve déjà sur Donna histoire de lui saper toute autorité parce qu’il veut le retour de Stéphanie. Le problème ? Stéphanie travaille désormais pour… Bratton Gould. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Donna la soupçonne et demande à Rachel d’aller enquêter. Le truc, c’est que Stéphanie se dit bien sûr innocente et paraît sincère. J’aime vraiment beaucoup le personnage de Stéphanie, je trouve que c’est un ajout intéressant. J’espère qu’on la reverra, car il y a encore beaucoup qu’elle peut faire pour tous les empêcher de tourner en rond sans rompre son contrat de privilèges avocat/client.

Du coup, si vous avez bien suivi, il faut une autre taupe… Et c’est bien sûr Jessica ! Une fois n’est pas coutume, Harvey s’est encore précipité vers elle quand Donna lui a fait remarquer qu’il avait problème avec Louis et Jessica en a profité pour donner quelques armes à Bratton, même si c’est son ennemi de toujours. Elle leur a donc conseillé de diviser Louis et Harvey pour mieux conquérir et Donna a eu la bonne idée, pour les réunir, de leur faire échanger leurs clients. Un peu têtu, Louis refuse et Harvey se débrouille a priori seul… En fait, Louis est sauvé de justesse de la perte de son client par Alex qui connaît les tactiques de Bratton et Harvey l’est par Mike, prévenu par Donna. C’était moins une.

Tout ceci était une manière pour Jessica de se venger du rejet de ses clients après son départ mais, comme d’habitude, elle tourne surtout ça comme un test pour voir si Harvey était prêt. Bien sûr, comme d’habitude bis, il l’est, surtout qu’il comprend tout seul de quoi il retourne. J’aime vraiment beaucoup la manière dont les scénaristes font revenir Jessica pour quelques scènes pertinentes à chaque fois, surtout que sa relation avec Harvey est impeccable.

Moins impeccable est la relation entre Harvey et Donna. Celle-ci ne se sent pas à la hauteur de sa promotion et il passe beaucoup de répliques à la rabaisser, pour finalement la réconforter en fin d’épisode. Je n’aime pas quand on s’en prend à Donna, alors ça m’a un peu fait mal, mais tout est bien qui finit bien.

Oui, ça finit bien et cette saison s’en sort mieux que l’an dernier je trouve. Les épisodes ont un bon rythme et des bonnes intrigues, avec des avancées et des rebondissements moins prévisibles, peut-être aussi parce que je suis moins attentif et que je me suis trouvé paumé dans toutes leurs affaires avec Bratton.

05.pngÉpisode 5 – Brooklyn Housing – 14/20
You will take my words for a fact that Harvey and I are on good terms.

Hop, on est lundi soir, ça y est je lance l’épisode, toujours avec Ludo pour commenter en parallèle.

Mike commence l’épisode par faire de la merde en allant voir Oliver à 6h30 à la clinique. Tu parles d’une discrétion : il prévient carrément son ex patron et l’ensemble des clients dont ils ont besoin en étant présent lors des interviews. Je ne vois pas bien comment il compte garder secret sa présence vis-à-vis d’Harvey, mais bon, il fait ses trucs d’avocats, il est content.

Il ne faut pas longtemps, cela dit, pour que ça pose problème avec Harvey qui a besoin de Mike quasiment tout le temps – mais Mike refuse, une fois de plus, de lui apporter son aide. C’est problématique.

Harvey le laisse toutefois faire sa vie avec Oliver, sans se douter une seconde de ce qui se trame dans son dos. Avec Oliver, ils découvrent qu’il n’y a pas moins de huit prisons concernées par le problème, et Mike se dit que c’est une bonne idée d’aller parler à Frank Gallo pour avoir des infos. Seulement, ce dernier refuse de parler tant que sa peine n’est pas réduite. Oh putain, je l’avais oublié Frank Gallo, et c’était pas plus mal.

De son côté, Harvey s’inquiète pour sa petite amie qui a besoin d’un avocat. Le vrai problème, c’est qu’elle préfère traiter avec quelqu’un qui n’est pas de sa firme, alors ça ne plaît pas à monsieur je-contrôle-tout-ce-que-font-les-gens-autour-de-moi. Forcément.

Elle a beau lui dire non, il demande l’aide de Louis, lui racontant aussi sa vie privée et lui demandant de la cacher à Donna. Euh ? Pourquoi ? Il ne peut y avoir de bonnes réponses à cette question. C’est juste un manipulateur arrogant, qui en plus semble incapable d’accepter que sa petite-amie gère aussi ses problèmes sans lui.

Bon, ça ne semble pas offusquer Paula beaucoup plus que ça et elle accepte l’aide de Louis pour gérer son problème… avec son ex, bien sûr. Elle ne lui dit pas tout, parce qu’on est dans Suits et qu’il est mieux de faire des grandes phrases peu claires du genre « il m’a brisé le cœur… mais c’est pas tout ». Wouhou. Louis commence par ne pas bien gérer la situation, mais finalement, Jacob, l’ex de Paula, regrette d’avoir affaire à lui, comme toujours dans cette série. C’était un cas plutôt sympa, traité en quelques scènes et hop, on n’en parle plus (pour le moment).

Pour en revenir à Harvey, il rencontre Mrs Cromwell qui veut lui arracher un job. Normal. Il continue ensuite sa journée de boulot, comme dans chaque épisode de chaque saison, quoi. L’avantage, c’est que la Mrs Cromwell peut en fait lui être utile quand il est attaqué par un client, donc il s’en sert pour lui donner un job qui n’existe pas.

Louis étant incapable de bien garder un secret, il avoue à Donna qu’Harvey lui a donné quelque chose de perso à gérer. Il est à peu près sûr qu’elle comprend aussitôt qu’Harvey lui a caché une information, et avec Donna, il est évident qu’elle va aller chercher ce qu’il en est.

C’est tout à fait ce qu’elle fait aussitôt qu’elle le voit parler à Louis. J’adore Donna, mais quand elle est comme ça et que les scénaristes n’ont rien à lui faire faire, elle est aussi très chiante et c’est dommage. Elle remet aussi les pendules à l’heure pour Harvey qui la traite toujours comme sa secrétaire, mais bon, on aurait pu s’en passer.

Harvey lui demande ensuite de faire en sorte que Cromwell puisse être embauchée, mais elle s’y oppose et gagne son duel verbal avec lui, ce qui est une excellente chose, pour une fois. Bon, le problème, c’est que Cromwell est effectivement un bon élément pour la firme et qu’elle s’en rend compte après l’avoir attaqué un peu pour rien.

Cela permet finalement des réconciliations toutes mignonnes entre Donna et Harvey, digne du bon vieux temps, mais en même temps avec des onces de regrets et nostalgie totalement déchirantes. Difficile de ne pas détester Paula après ça.

Cette dernière remercie Harvey de s’être mêlé de qui ne le regardait pas, l’encourageant ainsi à recommencer plus tard pff. Certes Louis a fait de l’excellent travail, mais rien ne prouve que l’autre n’aurait pas fait pareil. Bon, on s’en fout, vous me direz, mais non content de lui, Harvey en profite pour lui dire qu’il sait pour son ex et tout. Oh lala, mais elle a le droit d’avoir une vie privée aussi, ils viennent à peine de se mettre ensemble, il est juste flippant à tout vouloir gérer comme ça. Bon, comme je n’aime ni l’un ni l’autre de toute manière, je vais laisser couler.

Quant à Rachel… Elle n’a rien eu à faire cette semaine, à part se réveiller. Plutôt cool comme taf. Bon, elle doit aussi couvrir Mike auprès d’Harvey, mais bon. C’est classe aussi de mentir à son boss pour soutenir son mec. Pff, elle ne sert vraiment à rien d’autre que ça (si, elle mange) dans cet épisode, j’ai trouvé ça dommage.

Heureusement, à la toute fin, elle se rattrape en confrontant Mike et en lui rappelant qu’il a signé un deal avec Harvey. Team Rachel, go ! Elle a entièrement raison dans ce qu’elle lui dit sur sa parole qui ne va plus valoir grand-chose s’il continue comme ça, c’est bien que de temps en temps, il y ait quelqu’un pour leur rappeler qu’ils ne sont pas des dieux intouchables !

06.pngÉpisode 6 – Home to Roost – 15/20
I just got some news I should have seen coming and I didn’t.

Alors si je me serais passé de Louis dans cette longue minute de résumé, j’étais bien content de revoir Rachel remettre les pendules à l’heure avec Mike. Vous comprendrez bien que la première scène m’a fait beaucoup de peine pour elle.

Mike continue donc d’aider Oliver sur son cas, et cela le ramène voir Frank Gallo en prison. C’est une scène dont je me passerais bien.

Harvey commence à culpabiliser de n’avoir toujours rien dit à Donna et en parle à Paula. Celle-ci m’agace de plus en plus je dois dire. Bon, elle arrive tout de même à convaincre Harvey de dire la vérité à Donna, mais les scénaristes retardent l’information par une pirouette qui n’a aucun sens : Donna écoute les messages d’Harvey et entend Gallo le menacer. Je sais que Donna sait toujours tout, mais là, elle écoute des messages qui ne la concernent pas alors qu’elle n’est plus sa secrétaire.

Bon, Harvey s’en fout royalement car il comprend que Mike se moque de lui. C’était une jolie enquête de sa part auprès d’Oscar Reyes, mais il passe ensuite pour le grand méchant en se la jouant boss insupportable qui demande à Mike de tout laisser tomber.

Mike est clairement plein de bonnes intentions, mais il agit comme un con avec, ce qui ne plaît bien sûr à personne. Outre Harvey, il se met Rachel à dos car il la force à mentir à son patron ; puis, il s’engueule avec Oliver. Bon, sur cette dispute, il y a du vrai dans le fait que Mike avait prévenu depuis le début qu’il risquait de se retirer du cas à tout moment, mais prévenir la veille à la dernière minute, je comprends qu’Oliver s’énerve.

Malgré ce choix, Alex débarque le lendemain lors du procès et accuse Mike d’avoir rompu son engagement, ce qui fait que le procès est annulé. Bien. Alex a certes un peu tort de se jeter dans la gueule du loup sans prévenir avant, mais comme tout part du fait que Mike fait de toute manière de la merde, je suis plutôt du côté d’Alex que de Mike. Le cliffhanger nous révèle toutefois qu’Alex n’a pas la conscience tranquille dans cette affaire, je suis donc pressé de savoir de quoi il en retourne !

En revanche, voir Oscar engueuler Mike, ça m’a laissé mitigé : je sens que Mike va vouloir aller jouer les héros derrière et rouvrir le procès malgré son accord de ne pas s’en mêler, et ça ce serait complètement stupide de sa part.

Harvey finit par avouer à Donna qu’il voit Paula, et même si Donna fait semblant de savoir, on sent tout de suite qu’elle ne le vit pas si bien que ça. Rachel débarque à ce moment-là, comme par hasard, et c’est juste parfait. Donna joue merveilleusement bien, comme toujours et c’est ce qui donne quelques points à cet épisode. Je n’ai jamais dit que je devais être objectif de toute manière… moi aussi, je ne suis qu’humain.

Si Harvey se réconcilie d’une broutille avec Paula (concernant Donna, bien sûr), Donna met un peu plus de temps à accepter qu’elle n’est pas heureuse de voir Harvey heureux. J’ai trouvé cette intrigue vraiment bien menée pour une fois, et pourtant je ne suis pas fan du couple Harvey/Donna. Seulement, même quand on est pétri de bonnes intentions envers ses ex/coups de cœur, ce n’est pas toujours si simple d’accepter de les voir avancer. Du coup, j’ai trouvé ça bien écrit, même si ce n’est pas révolutionnaire et ça donne un bon rôle à Rachel, également, dont la relation avec Donna est l’une des forces de la série.

Donna finit par accepter malgré tout la nouvelle relation d’Harvey et lui rendre ses clés, mais je pense qu’on en réentendra parler malgré tout. Ces deux-là se tournent autour depuis tellement de temps que les scénaristes nous les remettront bien ensemble un jour ou l’autre (et pourtant, ce n’est vraiment pas ce que j’ai envie de voir).

Reste à parler de l’intrigue de Louis. Cela commence lorsqu’il sympathise avec Brian, mais il est juste flippant et le harcèle totalement. Je veux dire, c’est un patron hostile, quand même, et ils sont censés être avocats et connaître le droit. C’est d’ailleurs pour ça que je ne suis pas surpris de voir Stephanie lui coller un procès pour harcèlement sexuel suite à son altercation avec il y a quelques épisodes. Au moins, ça ramène Stephanie (décidément, elle est un excellent empêcheur de tourner en rond) et Katrina sur le devant de la scène.

Katrina est en effet envoyée auprès de Stephanie pour tenter de lui faire changer d’avis, mais bien sûr, elle ne l’entend pas de cette oreille. En fait, Stephanie avoue ne faire le procès que pour faire taire les rumeurs comme quoi elle ne supporte pas la pression. Pourquoi pas.

Cet épisode explore donc le Louis post-rupture et vise à nous le ramener sur le droit chemin, enfin. Ce n’est pas comme si je risquais de l’apprécier, mais c’est bien de le voir être remis en place de temps en temps. Du coup, j’ai adoré Katrina dans cet épisode, ce qui est rare aussi, mais pas autant que Stephanie, qui n’hésite pas à s’engueuler avec lui. Maintenant qu’elle n’est plus son employée, elle peut se le permettre. Je l’ai déjà dit, mais j’aime beaucoup Stephanie de toute manière.

Comme à son habitude, Louis aggrave son cas en faisant le contraire de ce que lui conseille tout le monde, mais il finit par écouter Brian qui lui suggère de s’excuser. Quand il s’excuse auprès de Stephanie, il raconte surtout sa vie et je ne vois pas en quoi ça l’excuse totalement des horreurs qu’il balance sur ses employés à chaque fois que ça va mal dans sa vie. En fait, il mérite un peu toute la merde perso qui lui arrive. Stephanie lui pardonne malgré tout, et une partie de moi n’a pas pu s’empêcher de voir leur engueulade puis leur rapprochement comme étrange. C’est le genre de scènes qui peuvent déboucher sur un couple dans pas mal de séries, et je n’ai pas envie de voir ça.

Pas plus que je n’avais envie de voir Louis être gentil avec Brian en fin d’épisode. Je le déteste tellement que je ne peux m’empêcher de le penser faux dans ce genre de scène. Je sais, je sais, c’est pour nous montrer qu’il a grand cœur malgré tout et que la vie perso de Stephanie l’a adoucit, mais non, ça n’a pas pris sur moi. En revanche, j’ai adoré le voir remercier Donna, qui en avait bien besoin et alors qu’elle n’a rien fait pour l’aider cette semaine. Bon tout est bien qui finit bien et tout ça pour ça, l’intrigue du harcèlement est vite oubliée – et pire, justifiée – dans cet épisode. Pourtant, Louis mériterait vraiment de perdre un ou deux procès quand on voit comment il se comporte…

07.pngÉpisode 7 – Full Disclosure – 12/20
The last thing I need in the world is therapy.

À attendre de me synchroniser avec Ludo, je finis par avoir quasiment une semaine de retard sur le visionnage de cet épisode, oups. J’espère que vous me pardonnerez, ce n’est pas toujours évident.

Le résumé de l’épisode nous informe direct qu’on va aller faire un tour dans le passé, mais franchement, je n’ai aucun souvenir de tout ça.

Alex raconte toute son histoire à Harvey… mais c’est entre les épisodes, du coup, on nous laisse dans le flou, pour mieux nous servir un flashback datant d’il y a sept ans. Il y a sept ans, oui, en saison 1, où Alex et Harvey étaient de grands amis jouant au poker. Ben oui, ils sont tellement potes qu’on ne le connaissait pas d’ailleurs.

Donna en est à son sixième mois de relation avec un certain Mark dont je n’ai pas le moindre souvenir et Jessica peut une fois de plus être présente dans la série. Heureusement qu’ils nous ont fait tout un plat sur son départ de la série. Bon, ça m’arrange bien parce qu’elle me manquait énormément l’an dernier, mais ces flashbacks ne sont pas une bonne chose pour l’épisode, avec une histoire faussement compliquée.

Une fois de plus, il est question de la rivalité Harvey/Louis. C’est une jolie manière de nous rappeler que dans le fond, rien n’a changé en sept saisons. Hum… ce n’est pas franchement gratifiant pour les scénaristes ça. Bref, à cette époque, il était question de deal et d’accord qu’Harvey ne veut pas respecter et que Jessica est forcée d’imposer. Voilà, voilà, ça marchait bien il y a sept ans, mais c’est un chouilla redondant. Cela permet d’expliquer les relations Alex/Harvey, mais ça ne fonctionne pas trop, parce que voir Harvey hésiter à quitter la firme quand on l’a toujours connu beaucoup trop loyal et sans personne pour remettre en question sa loyauté, c’est… pas franchement bien joué.

Heureusement, s’ils ruinent complétement le personnage d’Harvey et son passé en redéfinissant totalement le passé du personnage, ils gardent toute la cohérence de Donna qui se fait larguer à cause de sa loyauté pour Harvey. Quant à Harvey, il plante Alex après lui avoir garanti qu’il serait à ses côtés dans sa firme et prendrait le job de junior partner là-bas. C’est con, c’est ce qui laisse Alex dans la merde avec son employeur, qui l’avait averti avant que ça ne pouvait pas arriver sans qu’il n’en subisse les conséquences.

Dans le monde idéal de Suits, Jessica peut aussi forcer Louis à aller en consultation psy. C’est beau les USA. Tellement beau que les scénaristes nous sortent que Louis est raciste et anti-germanique, ce qui est logique car il est juif. OK. Et ils emploient en plus le mot « nazi » à tort et à travers, ce qui tombe vraiment mal vu le contexte actuel dans le pays. Franchement, cet épisode ne fait pas le moindre effort pour tenter de me convaincre. En plus, je ne vois vraiment pas l’intérêt d’intégrer Louis à ces flashbacks qui n’avaient rien à voir avec son personnage normalement.

Le filtre des flashbacks me donnait l’impression d’être sur snapchat et je n’ai pas franchement accroché. Le problème, c’est que la moitié de l’épisode s’y déroulait et que du coup, je suis passé à côté de l’épisode. Bon, on va dire que ça arrive, mais toute leur intrigue m’a franchement blasé. On nous y a expliqué comment Louis s’était débrouillé pour avoir les junior partner sous son aile et comment Harvey avait eu sa promotion en étant infidèle à la firme. Merci bien.

Et sinon, les choses s’arrangent un peu pour Mike et Rachel (qu’est-ce qu’elle fait en jean ?? et qu’est-ce qu’elle fait à cuisiner toute sa vie ?) car Mike a enfin pris conscience qu’elle avait raison. C’est presque trop simple, j’ai du mal à y croire.

J’ai du mal à croire que les scénaristes se débrouillent pour nous ramener une fois de plus Anita dans l’épisode. Sans grande surprise, elle refuse d’aider Mike s’il ne lui apporte pas de vraies preuves tangibles, continuant d’être une bitch avec.

Mike voit ensuite Frank Gallo qui, d’une manière ou d’une autre, lui donne l’idée d’aller pirater une organisation gouvernementale. Pour cela, il fait appel à Benjamin qui, bien que ce soit contre l’avis d’Harvey, accepte.

Harvey se débrouille pour court-circuiter Mike qui avait enfin les preuves pour Anita grâce à Benjamin. En signant un contrat avec un nouveau client, il bloque l’idée de Mike. Ce dernier comptait sur Anita pour prendre le relai de son enquête, mais elle ne peut pas prendre ses informations sans briser la confidentialité avocats/clients de la firme. C’est con. En bon stupide, Mike tente une fois de plus de la corrompre, et elle refuse bien sûr.

Sans grande surprise, Mike débarque ensuite dans le bureau d’Harvey pour l’engueuler et avoir quelques explications, mais Harvey ne lui en donne pas, manquant de confiance envers lui et menaçant de le virer. Le truc, c’est que j’aurais bien aimé qu’il explique simplement les choses à Mike, car je ne sais pas si je les ai ratées ces explications, mais je suis perdu. Les flashbacks devaient nous l’expliquer, mais à part qu’Harvey en devait une à Alex, je suis passé à côté.

Donna demande à son tour des explications à Harvey pendant qu’Alex va les fournir à Mike, et du coup, je ne sais vraiment pas à quoi servaient les flashbacks. On a donc enfin nos explications : Alex a pris un client un peu trop louche, forcé par son employeur qui lui faisait faire un job minable autrement, et a compris que son client cachait des meurtres. Le truc, c’est que sa firme en était aussi et a maquillé la vérité pour faire porter le chapeau à Alex s’il disait la vérité.

Là-dessus, Alex a fini par signer un contrat disant qu’il était totalement responsable, pris au piège par son employeur et son client, les mêmes que Mike tente de faire tomber. Voilà, on a notre dilemme de fin d’épisode : Mike doit choisir entre poursuivre l’enquête (et être viré) au risque d’envoyer Alex (qu’il connaît à peine) en prison ou tout arrêter. Mouais. Il risque de trouver une parade pour protéger Alex, puis continuer. Cela aurait été plus rapide de tout balancer à Mike direct, mais il n’y aurait plus de série si ça avait été le cas.

Cet épisode fut long et pénible à bien des égards, ces flashbacks ne lui rendant ni service, ni justice ; transformant totalement le passé de certains personnages pour faire une intrigue et négligeant beaucoup trop le présent. Quant aux révélations finales, on sait bien que cela va relancer l’intrigue sans empêcher Mike de parvenir à ses fins sur le long terme. Elles étaient nécessaires et ont fait beaucoup de bien à l’épisode, qui a su regagner un point ou deux de justesse.

08.pngÉpisode 8 – 100 – 15/20
Frank Gallo is dead.

Malgré le fiasco de l’épisode précédent, je suis déjà de retour pour voir le centième épisode de la série, annoncé en grande pompe dès le titre… et c’est tout. Cela commence bien mal avec Harvey qui téléphone à Paula qui lui pardonne son silence de plusieurs jours comme si de rien n’était.

Cette pauvre Donna se retrouve à déprimer seule avec le livre que son ex lui a offert le jour de la rupture. Elle appelle donc Mark et se débrouille pour avoir un rencard avec. C’est merveilleux, mais bien sûr ça ne fonctionne pas comme ça la vie : Mark est désormais marié depuis trois ans. Bon, son mariage se passe mal, mais ça ne suffit pas à convaincre Donna de sortir avec.

Mike débarque au milieu de la nuit chez Harvey pour parler de l’affaire, ce qui conduit Harvey à donner les dossiers de l’affaire au père de Rachel. C’est un contournement comme un autre, mais ça énerve Alex qui se sent menacé par cette affaire, alors que Mike lui promet qu’il est protégé.

Je ne suis pas le plus grand fan de Zane, mais il faut dire qu’il est beaucoup plus doué que Mike et remue les choses en quelques scènes à peine. Comme son père est maintenant dans l’affaire, Rachel découvre que Frank Gallo est lié à ce cas. Du coup, elle fait ce qu’elle fait de mieux : elle geint. C’est très frustrant que les scénaristes la réduisent constamment à ce rôle, surtout qu’ils lui font dire qu’elle en a marre d’être dans ce rôle !

Bon, le problème, c’est que Zane fait tellement bien son job que, comme prévu, Alex se retrouve dans la merde. Comme c’est étonnant. C’est Rachel qui débarque et sauve les fesses d’Alex, Harvey et Mike, parce que wouhou, c’est une femme forte maintenant. N’empêche que c’est encore et toujours les hommes qui définissent sa vie et débattent de ce qu’elle fait quelques minutes plus tard. Le féminisme et Suits, c’est toute une histoire, quand même.

Louis s’énerve de découvrir que Columbia ne veut pas envoyer d’étudiants à leur firme désormais et il décide d’aller taper un scandale là-bas. De manière 100% prévisible, il y tombe sur Sheila. Histoire de bien nous bouleverser Louis, elle lui apprend qu’elle est fiancée et que, cette fois, elle a déménagé pour son fiancé… Ce qu’elle avait refusé de faire pour Louis au point de rompre avec. Bien. J’adore Sheila, mais là, elle fait de la merde, surtout à ne pas prévenir Louis de son retour et tout… c’est n’importe quoi et clairement l’attitude d’une ex qui n’assume pas trop ce qu’elle fait.

Cela fait un parallèle sympathique avec les problèmes de Donna et les deux se retrouvent sur le toit de la firme, un peu par accident. J’ai adoré cette scène, et c’est suffisamment rare avec Louis pour le souligner. J’ai trouvé bien écrit la manière dont les deux partagent leurs problèmes personnels.

Le lendemain, il se comporte comme un gamin total en refusant de lui parler, mais Sheila se débrouille pour l’appeler quand même et lui suggérait une dernière nuit torride ensemble avant qu’elle se marie, le lendemain. C’était rigolo, surtout après l’avoir vu dans Lucifer. Rachel débarque et lui remonte le moral, avant de faire exactement la même chose avec Donna qui vient de croiser Paula dans le bureau d’Harvey.

Dans cette scène, Donna est tout de même parfaitement flippante vis-à-vis de la vie d’Harvey. Elle passe de nana totalement badass qui sait tout tout le temps à grosse tarée qui note dans un carnet les heures où il va aux toilettes. La limite est fine, mais franchement, ce n’était pas beau de la voir tomber là-dedans et décider de rejoindre Mark à l’hôtel.

Harvey apprend que Frank Gallo s’est fait tuer et, désolé, mais j’ai trouvé que c’était une merveilleuse nouvelle. Bon, ça l’est un peu moins quand il est révélé que Robert Zane a manipulé les choses pour que ça se fasse et qu’Harvey trouve ça cool, mais ça permet de résoudre l’enquête de cette demi-saison avec une confession de Gallo avant sa mort. Normal, normal.

J’ai toujours détesté Gallo, mais c’est une ligne un peu abusée à franchir, le meurtre, même s’ils ne sont pas directement responsables. Alex et Harvey parviennent à faire démissionner leur grand méchant Tommy et on peut passer à la conclusion de l’épisode.

Mike et Zane se réconcilient autour d’une bière en l’honneur de Gallo, tout se passe bien pour les deux mois d’Harvey et Paula… De leur côté, Donna et Louis font des choix autodestructeurs en se rendant à l’hôtel pour une nuit torride avec Mark/Sheila. Donna réussit à lutter contre ses désirs grâce à un message de Rachel lui rappelant qu’elle mérite le meilleur ; mais Louis n’hésite pas une seconde à coucher avec Sheila.

Bon, franchement, c’était un bon épisode, mais pour un centième épisode, je m’attendais à mieux, surtout qu’ils nous mettent un titre pour qu’on s’attende à quelque chose d’exceptionnel et… bof. L’épisode était sympa, le fil rouge est en grande partie résolu, mais ça ne m’a pas entièrement convaincu sur plein de points. J’adore toujours autant Rachel, qui se transforme dans cet épisode en Donna niveau rôle à soutenir ceux qui ont besoin et trouver toutes les solutions, mais l’épisode a créé une attente à nous dire que c’était le centième pour ne rien réserver d’extraordinaire – à part le retour de Sheila, mais même ça… Si tu n’as pas envie de faire un centième épisode exceptionnel, très bien, mais pourquoi l’indiquer comme ça dans le titre alors ? C’est pourtant l’occasion de faire de belles choses généralement car c’est un sacré cap.

09Épisode 9 – Shame – 11/20
I’m not just your daughter, I’m a lawyer.

Et me revoilà parti pour Suits qui commence par un cauchemar de Louis qui se croit dans Game of Thrones, ça commence mal, très mal, du coup, je dois avouer que je n’ai pas trop suivi les premières scènes. En plus, cette mauvaise parodie donne son titre à l’épisode, ça a de quoi m’inquiéter.

Mike s’en prend à Harvey qui se comporte trop comme Jessica selon lui (ils ne s’en débarrasseront jamais de Jessica, je crois), Donna s’en prend à Rachel qui est une trop bonne amie. Ce n’est pas génial, tout ça, mais pas d’inquiétude à avoir : à la fin de l’épisode, Donna se réconciliera bien sûr avec Rachel.

Ensuite, c’est reparti pour des flashbacks, où on repart douze ans plus tôt. C’est à croire qu’ils n’ont plus rien à raconter qui se passerait dans le présent. J’ai l’impression qu’ils nous crient qu’ils sont bloqués narrativement par moment. Du coup, le flashback introduit un ancien collègue d’Harvey et Donna qui est aujourd’hui le nouveau procureur contre lequel ils sont opposés dans le cas d’une cliente.

De son côté, Louis embarque Brian avec lui sur un de ces cas. Brian s’énerve facilement quand on parle de ses enfants, et ça plaît à Louis, dont le développement est au cœur de l’épisode… même si on sait bien comment ça va tourner pour lui (s’énerver, se repentir, être gentil et prêt à recommencer à faire la merde deux épisodes plus tard maxi).

Du coup, pour justifier qu’il s’énerve, les scénaristes décident de continuer à le tourmenter avec Sheila. Le fiancé de Sheila appelle Louis pour lui dire qu’il est parfaitement au courant de ce qu’il s’est passé et que cela n’empêchera pas le mariage. Voilà Louis qui redevient super chiant avec Brian. Heureusement que Gretchen est là pour lui rappeler la ligne de conduite qu’il est censé avoir. Cela fait du bien de voir quelqu’un s’énerver contre lui et la voir monter en grade.

Gretchen s’occupe ensuite du cas de Brian, et franchement, elle marque beaucoup de points auprès de moi. C’est une Donna bis en quelque sorte et ça fonctionne merveilleusement bien. Elle le force à voir son psy et c’est une bonne chose, évidemment. Les deux se réconcilient donc et tout va bien dans le meilleur des mondes.

Enfin, Rachel voit son père débarquer car il veut travailler avec elle pour un pro bono comme elle avait fait avec Jessica l’an dernier. Oui, bon au moins ça fait bosser Rachel, ça change de la découpe de légumes. Je n’ai absolument aucun confiance en son père cela dit, donc j’ai passé l’épisode à me méfier que ça lui revienne à la gueule et, ma foi, c’est un peu le cas comme son père s’énerve dès qu’il commence à perdre. Il y a bien évidemment une histoire personnelle derrière ce cas pro bono ; mais je n’en attendais pas moins de Zane.

Cet épisode m’a ennuyé dans sa grande majorité je dois dire et ça m’a rappelé la saison 6 qui m’avait un peu donné cette impression de ne rien renouveler. Comme c’est prévisible de voir Donna qui sort de nulle part pour contredire Harvey ou Louis qui s’énerve sur quelqu’un qui n’a rien à voir avec son problème ! Cela pourrait être que les personnages sont bien écrits et qu’on les connaît bien, mais non, c’est surtout que l’on retombe dans la routine de Suits où l’on manque de surprises tant tout est convenu (la pseudo-défaite suivant une première réussite qui finit de toute manière en grosse victoire). Enfin, la grosse victoire n’est pas pour tout de suite, hein, car cette histoire de procureur est le nouveau fil rouge, ce qui est un peu étonnant si proche de la mi-saison, mais il faut bien renouveler la série.

Le bon côté de l’épisode, c’est la promesse de Donna à la barre et de Louis qui la prépare à l’être. C’est excellent, précisément parce que c’est un rappel d’une des meilleures scènes de la série entre Louis et Donna. Bon, ça tombe le mauvais jour pour Louis qui vient de se faire dire qu’il faut qu’il arrête de s’énerver contre les gens. Pour se faire pardonner, il décide d’aller aider Brian à s’occuper de son bébé et, très franchement, jamais je ne confierais mon bébé à un type comme Louis, mais bon, Brian le fait.

Vivement la semaine prochaine : la mi-saison et la perspective d’un épisode centré sur Donna entraînée par Louis me motive beaucoup plus que cet épisode médiocre et presque sans saveur, sauvé par Gretchen.

Bizarrement, je remarque aussi que Mike était bien peu présent dans cet épisode et qu’il ne m’a pas manqué, tellement il a été insupportable cette saison. Pourtant, je suis censé bien l’aimer, c’est problématique quand même.

10.pngÉpisode 10 – Donna – 16/20
Yes, about me and Harvey ! It’s always about me and Harvey.

L’épisode repart sur la même intrigue que la semaine dernière, sans grande surprise et se concentrant sur Donna assez clairement, comme l’indique le titre.

Cela reprend donc sur un Harvey très inquiet pour Donna, ce qui est subtilement présenté par son changement de cravate devant son inutile petite amie puis par son énervement envers Alex. Cela dit, Louis débarque et les prévient que ce n’est pas la peine de s’inquiéter. Oui, mais bon, le titre de l’épisode étant Donna, on se doute bien que ce ne sera pas aussi simple pour l’ex-secrétaire.

Effectivement, le plan de Louis tombe à l’eau plus vite qu’il ne faut pour le dire – et ça ne prend pas longtemps de le dire. Donna a beau faire ce qu’elle peut, il ne faut pas longtemps pour qu’elle soit décrédibilisée par rapport à sa promotion incompréhensible vu ses études. C’est franchement abusé, mais c’est la justice à l’américaine, donc bon.

Mike et Harvey se retrouvent donc dans la merde et apprennent qu’ils ont une taupe qui leur veut du mal à la firme, oups. Finalement, ils comprennent qu’ils ont eux-mêmes provoqué leur problème, et ils le font grâce à la mémoire de Mike. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu ce genre de scène.

Quant à Donna, elle s’en prend à Louis à qui elle reproche de ne pas l’avoir testé. Elle aide ensuite Mike et Harvey à contacter Holly, qui est au cœur de tout leur problème. Ce qui est bien, c’est qu’une fois de plus j’ai un doute sur l’identité d’Holly.

Alex continue son intrigue de son côté et très franchement, j’aime de moins en moins le personnage d’Alex. Je trouve qu’on tourne en rond avec lui et qu’il n’apporte que des emmerdes jusque-là. Du coup, il se retrouve à bosser avec Louis parce qu’il faut bien occuper Louis maintenant qu’il ne prépare plus Donna. C’est la partie de l’épisode clairement la moins intéressante.

Alex et Louis ne parviennent pas à gagner en plus, ça change un peu. Louis gagne même le droit de se faire raccrocher au nez le pauvre. Quant à Alex, il comprend que son adversaire du jour veut simplement le récupérer comme employé, afin qu’il trahisse Harvey. Heureusement, il enregistre la conversation et cela résout tous les problèmes. C’était un peu trop simple comme solution, mais comme le problème lui-même sortait de nulle part et ne m’a pas intéressé, ça me va.

La série ne perd pas non plus l’habitude de ses flashbacks, en repartant carrément 25 ans plus tôt. Rien que ça. Et ça n’arrange absolument rien, croyez-moi. C’est déjà chiant 7 ans plus tôt, ce n’est pas 25 années qui vont nous aider.

C’est que l’épisode ne se concentre pas que sur Donna, mais aussi sur Rachel. Elle trouve en effet un nouvel angle pour son procès avec son père et nous la voyons même au tribunal pour une fois. Tout se passe bien pour elle, et c’est plutôt cool, au moins au début.

Bien évidemment, la suite révèle que les tensions familiales avec son père n’aident pas à travailler. Elle réussit à prendre le dessus sur lui dans le cas, ce qui est vraiment une excellente chose. Dix épisodes plus tard, il était temps de la voir bosser.

Malheureusement pour elle, son père est un véritable boulet qui finit par avouer qu’il mène une vendetta contre l’homme qu’il accuse. Il n’en faut pas plus pour que tout le cas tombe à l’eau. Zane n’arrête pas de se perdre dans ses souvenirs et flashbacks, mais ça ne m’a vraiment pas accroché.

Finalement, ils trouvent enfin un moyen de gagner en montant le conseil et le PDG l’un contre l’autre. Marrant et efficace.

Quant à Mike et Harvey, ils finissent par gagner eux aussi. Bref, tout le monde l’emporte dans cet épisode et les cinq dernières minutes doivent relancer tout ça. Malik s’en prend donc à Jessica et se démerde pour faire en sorte qu’elle perde le droit d’exercer. Par conséquent, Jessica se paye une nouvelle visite à Harvey pour lui dire qu’il est temps que son nom ne soit plus sur le mur. Dur. Voilà donc une page de la série qui se tourne, même s’il a déjà été annoncé en grande pompe ce qu’il se passerait en fin de saison. Alors bon, ça gâche un peu le plaisir.

C’était tout de même un très bon épisode, dans lequel Rachel et Mike ont même eu le temps de fonctionner comme un vrai couple, avec une Rachel qui confie à Mike ce qu’elle pense de Donna ! Du coup, c’est Mike qui affirme à Donna qu’elle doit enfin révéler ses sentiments à Harvey. Comme elle est toujours hésitante, c’est ensuite Louis qui s’y colle en faisant de lui-même le parallèle avec Sheila, que son psy lui avait suggéré avant de lui raccrocher au nez quand Louis lui a demandé de jouer un rôle pour l’arranger dans une affaire.

Face à autant de regrets de la part de Louis, aux conseils de Mike et surtout à un Harvey paumé probablement venu parler de ce qui arrive à Jessica, Donna décide donc d’embrasser Harvey, puis de se barrer. MAIS RESTE ET PARLEZ-EN BORDEL !

C’était un bon épisode de mi-saison et je suis pressé de voir la suite, mais je trouve vraiment dommage qu’Alex et les flashbacks des Zane gâchent un peu l’ensemble avec des ficelles déjà beaucoup trop usées. Dans le fond, toutes les intrigues en cours sont terminées et la mi-saison repose uniquement sur le cas Harvey/Donna. Comme ça fait sept ans que ça dure et que je ne doute pas que tout ne sera pas aussi simple au retour en janvier, ça me fait attendre la suite, c’est sûr, mais je ne suis pas aussi impatient que je pensais l’être.

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#13 – Oups, je suis en retard (mais j’ai vu 40 épisodes)

Bonjour à tous !

J’avais prévu d’utiliser cette chanson pour entamer la semaine de bonne humeur et en rythme et nous voilà déjà mercredi aujourd’hui. Il est plus temps que je sorte mon article, je sais, je m’excuse, la fin de semaine a été un peu (beaucoup) rock’n’roll, mais je pense que vous le savez déjà, parce que la fréquentation du blog a aussi bien augmenté… normal, normal me direz-vous, et vous aurez raison !

Comme vous l’aurez deviné, cette musique survitaminée (ne cherchez pas, ce mot n’existe pas), je l’ai piquée à Younger et à son épisode 2. De manière générale, je trouve toujours de bonnes chansons dans la série, alors vous en aurez peut-être d’autres dans les semaines à venir !

Je vous propose donc une petite parenthèse de milieu de semaine pour revenir rapidement sur la semaine dernière. Rapidement, oui, car j’ai un retard énorme sur le blog cette semaine. Non, mais tout va bien, ça va le faire !

24-2

Ma semaine de sériephile

Retour sur les événements et articles marquants des sept derniers jours, toujours sans spoiler, bien sûr.

Si je suis tout à fait honnête, je vais surtout faire court parce que la semaine passée est déjà loin et je ne sais plus trop ce que j’ai bien pu faire chaque jour. Et ouais, je n’ai même pas tenu mes notes à jour dans la semaine, donc voilà quoi. Je peux vous dire que j’ai passé un temps conséquent de la semaine à tenter de m’inscrire à la fac sans succès et tout autant à préparer la fin de semaine (avec bien plus de succès fort heureusement).

Le mardi, je n’avais même pas de Shadowhunters à me mettre sous la dent et idem le mercredi avec Wrecked, j’étais donc bien triste et j’ai vu très peu de séries dans la semaine. Côté sériephilie, on repassera donc, c’est tout juste si je me suis occupé de mettre à jour le menu du blog. Oui, ça prend un temps fou et ça a en permanence besoin d’être refait, donc il l’est rarement, mais, promis, je fais de mon mieux !

Bon, je dis avoir vu peu de séries, mais tout de même, j’ai réussi en cours de semaine à ENFIN en terminer avec la saison 3 de The Affair, que j’ai repris à la recherche d’un train pour mon Bingo. Ce fut une réussite de ce point de vue-là, mais la série n’est toujours pas très brillante. Il y a un truc qui me fait revenir, et ce n’est pas que Cole et Helen, mais je ne sais pas encore quoi. C’est sympathique à voir quand on est bien crevé et qu’on a envie de dormir comme moi la semaine dernière parce que c’est très hypnotisant.

Le vendredi était une journée toute particulière sur le blog : elle marquait le retour du Week-end en séries et le lancement du quatrième Bingo. Autant dire qu’il y avait de quoi faire en coulisses, mais ça m’a surtout occupé le début de semaine. En effet, moi, vendredi, je me préparais à aller passer 48h à Paris, donc il fallait que tout soit prêt en arrière-plan. C’était fort heureusement le cas et ça m’a permis de partir l’esprit tranquille.

Quant à la suite, vous la connaissez peut-être déjà, car je vous ai détaillé tout mon week-end dès minuit dimanche dernier (enfin, lundi du coup). Ouais, je suis à la bourre dans mon article de la semaine, OK, mais je n’ai pas rien fait non plus, alors ça me déculpabilise totalement… Pas vrai ?

02

Le Coup de…

Je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon…

Coup de Cœur : La saison 4 de Younger semble tout à fait prête à explorer de nouvelles perspectives que j’adore. J’ai bien compris avec Twitter que j’étais un des rares à shipper le nouveau couple qui est plus ou moins en train de se former, mais rien à faire, vous n’aurez pas ma liberté coup de cœur !
Coup de Mou : Je sais bien que The Mist n’a jamais été une grande série au cours de ses deux premiers épisodes, mais le troisième volet était absolument terrifiant de médiocrité. J’espère qu’ils vont réussir à se reprendre, parce que j’accroche bien à une partie du casting quoi.
Coup de Poing : Je peine à croire que je n’ai pas pensé à faire de capture, mais clairement Jack Bauer décroche la palme du coup de poing de la semaine ! Il est loin d’en donner qu’un au cours des 24 premiers épisodes de la série que j’ai visionné ce week-end. Ah oui, je sais, ça surprend si vous n’avez pas lu l’article du Week-end en séries mais si, si, 24 épisodes.
Coup de Blues : Je l’ai eu en avance, parce que j’ai capté que Fear the Walking Dead allait passer en mi-saison à la fin du 3×06 où j’ai eu droit à un trailer pour me prévenir de la pause. Or, moi, toute période sans Alycia Debnam Carrey à l’écran me file le blues !
Coup de Vieux : J’ai donc commencé 24 et… la série a 16 ans cette année ! OUTCH. Autant vous dire que redécouvrir la technologie de l’époque (les portables !) et les tronches de certains (Eric Balfour en tête, il est tellement plus jeune que quand je l’ai rencontré), ça m’a fait bizarre !
Coup de
Gueule : Une fois n’est pas coutume, il est contre Netflix qui te fait croire que tu peux télécharger des épisodes, mais en fait, si tu combles la mémoire de ton téléphone avec, celui-ci ne parvient pas à les lire de manière fluide. Du coup, ça te fait des freezes d’écran tout moche et ce n’est pas très pratique. OK, c’est surtout un coup de gueule contre moi-même parce que j’aurais dû y penser en fait…
Coup de Barre : L’épisode 8 de The Affair était horriblement lent et ennuyeux, j’ai cru que j’allais m’endormir… et je l’ai vu à 19h !
Coup de Bol :
Réussir largement mon week-end en séries avec le niveau ultime alors que je pensais avoir du mal à terminer le niveau difficile. Je le dois à un week-end particulièrement peu productif, même si, eh, j’ai bien mérité de ne rien faire de mon dimanche après 4h de déménagement le samedi. Ou pas.
Coup de Tête :
J’ai débuté le visionnage de 12 Monkeys également en fin de semaine, avec quatre épisodes (dont deux que j’avais déjà vu il y a quelques années). J’ai bien aimé, même si j’émets pas mal de réserve et que je n’en suis pas à tout enchaîner !
Coup de Théâtre :
C’est sans conteste la révélation finale de l’épisode 23 de 24, aussi intrigante/énervante soit-elle. Quelle réussite !
Coup de Pub : Je comptais le faire pour vous parler du Amazon #PrimeDay et des bonnes affaires que je comptais y faire… Hum. C’était hier. Bon, ben… voilà quoi.
Coup de Grâce : Je vais en rester à Amazon, parce qu’à l’occasion du Prime Day, ils ont quand même offert 5€ à tous les abonnés Premium qui regardait une demi-heure de vidéo sur leur site de streaming. Ouais, j’ai littéralement gagné 5€ (en bon d’achat sur une commande de 25, mais bon) juste en regardant deux de mes épisodes préférés de Community. Normal !

07

Les 34 inédits de la semaine…

Du plus récent (hier) au plus ancien (lundi dernier) :

-> 24, 1×01-24
-> 
Orphan Black, 5×05
-> 
The Mist, 1×03
-> 
Younger, 4×02
-> 
The Affair, 3×06-10
-> 
Preacher, 2×03
-> 
Fear the Walking Dead, 3×06

Et les 6 autres…

-> Community, 6×08 et 13
-> 12 Monkeys, 1×01-04

Si vous voulez me parler d’un de mes coups ou de quoique ce soit, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça, mon compte Twitter (@ShipouJG) aussi !

Bonne semaine de visionnage à tous !