X-Men Dark Phoenix : mort d’une saga

Salut les sériephiles, ou devrais-je dire une fois de plus les cinéphiles ?

Le week-end dernier, j’ai enfin pris le temps d’aller voir X-Men Dark Phoenix et vous vous doutez bien que si je n’en parle qu’aujourd’hui, c’est qu’il ne m’a pas transcendé non plus, comme de nombreux autres, je crois. Le film est un flop total, critiqué dès la bande-annonce (le maquillage de Jennifer Lawrence…) et aux entrées en salle catastrophique. Ce n’est pas nouveau : la franchise X-Men se casse la figure depuis un moment, mais il faut dire qu’ils ne sont pas bien malins.

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Je suis au moins aussi PAS CONTENT que Sophie Turner sur ce gif. Quoi, comment ça, elle joue trop mal pour qu’on sache ce que ça veut dire ?

Autant le MCU est hyper bien géré avec une histoire maîtrisée d’un film à l’autre, malgré des héros solo, autant les X-Men ne sont jamais parvenus à garder un semblant de cohérence d’un film à l’autre. C’est très frustrant puisque je suis fan des comics X-Men. Chaque fois, je paie et espère des progrès, pour mieux me rendre compte que c’est de pire en pire…

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PAS CONTENT on a dit.

Ce film marquait donc la conclusion de la saga des jeunes X-Men et était une énième tentative de transcrire la saga du Phoenix à l’écran. Est-ce que c’est réussi ? Non, toujours pas. Dans les grands plus, je souligne leur volonté d’ENFIN expliquer à l’écran d’où vient le pouvoir du Phoenix. De ce point de vue-là, le film est réussi, puisqu’on a l’origin story qui n’avait jamais été vue jusque-là. En revanche, ça n’a comme d’habitude aucun sens avec les films précédents, puisque le Phoenix avait déjà été vu en Jean dans X-Men Apocalypse. … … Pff.

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Oui, vaut mieux t’écouter que regarder ton maquillage de plus en plus mal fait !

Remettre les pièces du puzzle des X-Men est impossible de toute manière : dans celui-ci, on assiste par exemple à la mort de Mystique, probablement parce que Jennifer Lawrence en avait marre de son maquillage, ou de Jean, alors même que sa version adulte est toujours présente dans X-Men 1. À ce stade, la saga est donc pire que les comics, avec des réécritures dans tous les sens, des ramifications qui ne tiennent pas et des personnages qui ont deux ou trois destins différents ; certains étant même revenus à la vie sans qu’on ne sache jamais comment.

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T’inquiète, il est en vie dans le film suivant.

Tout ça n’est pas nouveau, vous me direz, mais c’est une déception chaque fois un peu plus vive. Est-ce qu’indépendamment, nous avions au moins un bon film ? Eh bien, même pas, en fait. L’histoire proposée ici est un ensemble de cliché sur l’amour et la famille qui adapte bien mal les intrigues des comics ; les effets spéciaux sont beaux mais paraissent recyclés d’Infinity War pour certains (en comparaison, c’était plus joli dans X-Men The Last Stand) et les quelques scènes qu’on attendait tous n’ont même pas lieu – franchement, où était notre petite musique cool pour le sauvetage de Pietro (totalement sous-exploité) dans l’espace ? Quant au casting… Sophie Turner n’a pas réussi à me convaincre du tout (c’était mieux que dans le précédent, mais bon sang, je n’y crois pas une seule seconde à son jeu !).

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Si quelqu’un peut m’expliquer les délires autour de la présence/absence des casques pour respirer dans la scène d’intro, je suis preneur !

Allez, pour ne pas faire que cracher dans la soupe, j’étais content d’écouter du Hans Zimmer pendant près de deux heures et de retrouver Nightcrawler/Diablo qui est l’un de mes favoris et qui avait disparu dans le 3e film, juste parce que les scénaristes n’avaient pas dû savoir quoi faire de lui (?). Il était plutôt bien exploité dans le film, même s’il était un sacré second rôle. Dans les trucs à souligner aussi, notons qu’il n’y a pas que Medusa de Inhumans qui se sert de ses cheveux comme pouvoir et que la technologie a fait des progrès dans ce sens… Notons aussi qu’il n’y a pas eu de scènes post-générique. On peut donc espérer que le rachat par Disney permettra un énième reboot plus élégant de la franchise qui, tel le Phoenix, peut encore renaître de ses cendres… peut-être. Il y a tellement d’histoires à exploiter !

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Parce que le film n’était pas encore assez cliché, ajoutons-y une touche de faux féminisme avant de tuer les deux héroïnes, hein.

En attendant, j’ai quand même envie de voir Les Nouveaux Mutants quand il sortira, car le changement d’ambiance devrait être un vrai plus, mais en ce qui concerne Dark Phoenix… ne dépensez pas votre argent pour le voir ; même les vrais fans ne peuvent qu’être déçus dès la première scène avec une réécriture du personnage de Jean qui n’a pas tellement de sens, ni par rapport aux films, ni par rapport aux comics.

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Seul bon acteur du film ? Peut-être bien. La scène du train était cool. « Les vieux amis » rue de la Paix à Paris, beaucoup moins.

PS : Si vous voulez vraiment une bonne adaptation du Phoenix… Tournez-vous vers X-Men Evolution ou surtout vers de bonnes vidéos Youtube, comme les Epic History X-Men de Comic Book Girl (en anglais). Sinon, ben… Lisez les comics, ils sont mieux.

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Younger – S06E02

Épisode 2 – Flush with Love – 18/20
Fluide, l’écriture de cet épisode ressemble à un puzzle donc chaque pièce est déjà à sa place. Les blagues passent toujours aussi bien, l’écriture est pleine de surprises et de grandes décisions, c’est fou comme la formule de la série est efficace pour faire rire et pour faire rêver à une vie plus simple comme la leur. Comment ça, leur vie n’est pas simple ? Ne me dites pas que vous n’avez pas envie de travailler dans l’édition quand vous regardez cette série !

> Saison 6


Spoilers

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Guess who wrote a masterpiece? It will be our first release.

Cette semaine, Kelsey continue à galérer dans son nouveau job. Ben oui, Quinn a écrit un livre dans le but de le faire vendre par Millenial, mais le livre, Claw, est loin d’être un succès critique. Pour la première fois depuis le début de la série, Kelsey organise donc un panel de lectrices pour avoir leur avis ; et l’avis est plus que négatif, Liza lui expliquant que Quinn refuse catégoriquement le moindre changement.

Il faut dire qu’elle a payé pour racheter Millenial et qu’elle est super sympathique avec Kelsey et Liza, leur offrant des cartes de visite dans une boîte en or et tout un tas de compliments. Bref, pas facile pour les filles de lui faire entendre à quel point son livre a besoin de retouches, surtout que Quinn est une cinglée qui refuse de céder.

Kelsey n’a plus le choix que de trouver une nouvelle solution : elle ne veut pas que Claw soit le premier livre publié sous son nom. Elle décide donc d’utiliser le script du prochain film de Reese pour le sortir avant Claw – pas sûr que Quinn l’accepte aussi bien que prévu. Qu’importe, elle est contente de son plan, qui arrive aussi à convaincre Liza… mais pas Charles. Oh, elle n’a pas besoin de le convaincre, mais voilà, Kelsey est la plus jeune dans l’édition et son job n’est pas simple. Elle se réfugie donc au cours d’une soirée professionnelle dans l’alcool et dans les bras de Zane, à nouveau.

En parallèle, Lauren essaie de convaincre Diana et Enzo de vendre leur relation au public grâce à un joli article. Diana refuse évidemment, surtout qu’elle est en plus confrontée à Charles et Liza qui viennent ensemble à la soirée. C’est beaucoup trop drôle d’avoir Charles qui s’excuse – il fallait qu’il s’excuse de toute manière – en abusant tout de même parce qu’il fait entendre ce qu’elle veut à Diana. Cela signifie donc que Kelsey est vue comme une chanceuse qui n’est à son poste que parce que Quinn voulait une millenial.

Bref, c’est du Diana tout crachée, elle en retient qu’elle devrait être au poste de Kelsey et se barre. Seule avec Charles, Liza soutient évidemment Kelsey en lui donnant l’exemple de la bonne décision qu’elle a pris le jour-même… mais Charles lui explique que sa bonne réaction pour bloquer Quinn n’est pas forcément la meilleure réaction. Forcément, le lendemain, Liza en parle à Kelsey. C’est un épisode très fluide qui emboîte toutes ses intrigues en respectant parfaitement le caractère de chacun, et j’ai trouvé ça très chouette. En effet, Kelsey prend super mal le fait que Liza la trahisse en parlant à Charles et elle décide donc d’expliquer à Quinn une bonne fois pour toutes que son livre n’est pas prêt.

Elles arrivent donc à une décision mutuelle : sortir Claw, avec deux possibilités. Soit c’est un succès et c’est positif pour Kelsey, soit c’est un échec et Quinn sortira de la vie de Kelsey, ce qui est positif. Pourquoi pas. De son côté, Liza explique à Charles qu’ils doivent arriver de parler du boulot car elle ne veut pas endommager sa relation avec Kelsey. Soit. Kelsey pourrait tout de même écouter un peu plus les conseils de Charles, mais bon, admettons. Les deux amies finissent réconciliées en fin d’épisode en plus, tout est bien qui finit bien !

Quant à Diana, elle s’enfonce de plus en plus dans la vie en avouant à Enzo qu’elle a eu un crush pour Charles et qu’elle s’était toujours imaginée avec un type aussi cultivé que lui. Prend ça dans ta face, Enzo. Evidemment, il décide donc de rompre avec elle, ce dont elle parle le lendemain à Lauren. J’aime beaucoup l’amitié improbable qui se dessine entre les deux ; parce que Lauren est au moins aussi cassante que Diana, mais sans même s’en rendre compte. La voir faire la liste des défauts de Diana sur les photos, c’était marrant – même si c’est de l’humour simple.

Lauren déclare donc à Diana qu’il faut absolument qu’elle annule l’article prévu sur l’amour de Diana et Enzo, celui-là même que Diana avait refusé la veille. Finalement, l’article est évidemment publié, mais sous le contrôle de et avec une jolie déclaration d’amour de Diana qui, même si elle avoue qu’il n’est pas l’homme de se rêves, avoue aussi qu’elle est folle amoureuse de lui. Les voilà donc réconciliés bien vite eux aussi. C’était chouette, avec une conclusion sympa sur la manière qu’à la vie de modifier les plans que l’on peut faire.

Et effectivement, la vie fait bien son boulot dans cet épisode : Josh et Claire sont de nouveau en bons termes et organisent une soirée pour révéler le sexe de leur bébé… C’est juste flippant. Il accepte bien vite son rôle de papa et se retrouve alors à faire les courses avec… Liza. Ben oui, évidemment. La scène est plutôt sympa, mais alors j’ai trouvé que tous les conseils qu’elle lui donnait sur la manière de faire attention à un bébé paraissait plus être les conseils d’une mère à son fils futur papa que d’une ex ou d’une amie. Je ne sais pas, la différence d’âge commence à se voir, alors que pourtant Josh a pris un coup de vieux lui aussi.

La fête pour révéler le sexe est organisée par Lauren, mais ça ne se passe pas vraiment comme prévu – même si on l’a tous vu venir à des kilomètres, je pense. C’est à Liza d’apporter le ballon contenant les confettis révélant le sexe du bébé, sauf que bien sûr, elle le fait s’envoler. Rien de bien grave : Claire se rend compte que l’accouchement est en train de commencer au même moment.

Franchement, les scénaristes voulaient juste une excuse pour faire en sorte qu’elle se retrouve à accoucher avec l’aide de Maggie – dans un Uber ! – parce que ça permettait une réplique marrante sur le fait qu’elles sont les deux seules femmes à avoir été dans sa mère. Merveilleux (mais sacrément bien placé et drôle, je reconnais). La fin d’épisode voit donc Josh être un papa comblé d’une petite fille. Ce fut vraiment plus rapide que prévu cette intrigue… Le problème, c’est que si Josh est comblé, on se rend bien compte que Liza ne l’est pas tant que ça dans les bras de Charles. Arf.

Luke Cage (S02)

Synopsis : Luke Cage est devenu la star d’Harlem, il fait fuir les criminels et fascine la foule. Bref, il est sûr que cette saison 2 va ternir et compromettre son image dès que possible.

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, j’ai pas mal procrastiné ce soir encore, mais je me suis dit qu’il fallait vraiment que je finisse par avancer dans mes visionnages de séries. Après beaucoup d’hésitations, je me lance donc enfin dans cette saison 2 de Luke Cage que j’ai mise de côté pendant quasiment un an (la série est sortie le 22 juin 2018).

Pourquoi avoir attendu si longtemps à m’y mettre ? Outre la nécessité de rattraper les séries précédentes, j’ai du mal avec l’idée que les séries de l’univers Marvel/Netflix n’ont pas de vraie fin ; c’est vraiment dommage. Et puis, je pense que c’est la série qui m’a le moins plu, parce que son ambiance était plus particulière. En fait, si j’y reviens, c’est uniquement pour le personnage de Claire Temple, que j’adore… C’est donc bien maigre.

C’est une étape obligatoire avant d’autres séries que j’attends plus, en fait. Allez, c’est parti, sinon, je ne ferai jamais play !

S02E01 – Soul Brother #1 – 08/20
Pfiou, c’est la catastrophe : j’ai oublié plein de choses de la saison 1, la reprise est aussi lente que prévue parce que c’est du Marvel/Netflix, la mise en place de la saison se traîne, les méchants me passent des kilomètres au-dessus… En positif ? L’ambiance musicale de la série, toujours, et quelques personnages qui sont un havre de bonheur au milieu de cet enfer de lenteur. Bref, je n’accroche pas et je me force juste pour le bien de l’expérience globale. L’envie de dire « j’ai tout vu », quoi, mais alors forcément, je fais autre chose en parallèle et ça n’aide pas.
S02E02 – Straighten It Out – 11/20
Après un épisode d’introduction horriblement lent, celui-ci passe un mieux, soit parce que c’est moins lourd dans ses mises en place, soit parce que je me suis habitué. Dans l’ensemble, la saison n’avance toujours pas vraiment et tout se met en place, mais c’est vraiment une calamité pour le moment… Disons que j’en arrive à mieux comprendre les annulations : la formule d’écriture des saisons est répétitive, prévisible et chaque fois un peu moins efficace. Et il m’en reste encore quatre comme ça ! En attendant, cet épisode lance un peu plus les choses, et il y a quelques bons moments.
S02E03 – Wig Out – 08/20
C’est que ça continue d’être long et plein de défauts. J’accroche de moins en moins, c’est à croire qu’il n’y a que la musique à sauver, parce que Luke est de plus en plus insupportable avec tout le reste du casting. Je vois bien que c’est fait exprès pour une sorte de « rédemption » dans le reste de la série, mais c’est trop schématique. Et du côté des méchants, ce n’est pas plus brillant. Heureusement, il y avait quelques bonnes surprises de casting parce qu’autrement, ce n’est pas bon comme début de saison – c’était même risible par moment…
S02E04 – I Get Physical – 11/20
C’est un épisode légèrement mieux, étonnamment, car l’intrigue s’est étoffée lors de l’épisode précédent et qu’on en suit à présent les conséquences logiques. Pour autant, ce n’est pas aussi glorieux que ce que j’attends d’une série Marvel/Netflix. Je n’aime pas ce qu’ils font de Luke dans cette saison 2 et ça empire trop les défauts habituels de la série pour que ça me passe au-dessus.
S02E05 – All Souled Out – 14/20
Ah, voilà, cet épisode propose de bonnes choses, enfin, avec des intrigues qui s’accélèrent et arrivent enfin à remuer un peu la fourmilière de personnages qui faisaient du surplace depuis cinq épisodes. Bien que meilleur, cet épisode reste lent, mais il plante de bonnes graines pour la suite. Disons que c’est plus prometteur que ce qu’on a eu avant et que je reprends espoir dans la série. Il était temps, je commençais à me dire que les 13 épisodes allaient être un calvaire.
S02E06 – The Basement – 10/20
À ce stade, la série ne fait même plus semblant : cet épisode n’est qu’une longue et interminable transition, avec des scènes volontairement bavardes qui retardent autant que possible l’action, gardée pour la fin. Il n’y a pas grand-chose à résumer ou se mettre sous la dent, et ça me confirme que je passe à côté de cette saison. Pourquoi la regarder ? Au risque de me répéter : pour avoir vu l’ensemble de l’univers, pour les quelques crossovers, pour la curiosité.
S02E07 – On and On – 09/20
Je ne suis pas très sympathique dans la notation, parce que la fin d’épisode est vraiment pas mal foutu, même si c’est partiellement risible. Le truc, c’est juste que j’ai mis un temps fou à voir l’épisode, faisant des pauses en cours de route tellement il ne parvenait pas à garder mon attention. C’est franchement dommage, d’autant qu’on entre dans la deuxième partie de saison, supposée être meilleure.

Saison 1 | Saison 2

Luke Cage – S02E01-02

Épisode 1 – Soul Brother #1 – 08/20
Pfiou, c’est la catastrophe : j’ai oublié plein de choses de la saison 1, la reprise est aussi lente que prévue parce que c’est du Marvel/Netflix, la mise en place de la saison se traîne, les méchants me passent des kilomètres au-dessus… En positif ? L’ambiance musicale de la série, toujours, et quelques personnages qui sont un havre de bonheur au milieu de cet enfer de lenteur. Bref, je n’accroche pas et je me force juste pour le bien de l’expérience globale. L’envie de dire « j’ai tout vu », quoi, mais alors forcément, je fais autre chose en parallèle et ça n’aide pas.

> Saison 2


Spoilers

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Who is he really, Luke Cage?

Petit rap, hoodie et scène de nuit urbaine, on est bon, je ne me suis pas trompé de série. On retrouve Luc prêt à se faire tirer dessus, pour le principe, parce qu’il arrête quelques trafiquants en tous genre, qui n’hésitent pas à utiliser son nom pour vendre de la drogue. C’est gênant. On note tout de suite le pull du héros, qui fait de la pub pour l’alliance universitaire des afro-américains : la série n’oublie pas sa ligne politique.

C’est une scène d’introduction assez banale qui ne dit rien de la saison à venir, a priori, et on enchaîne seulement ensuite avec le générique, que j’aime toujours autant. Après le générique, on nous refait le point sur la situation : Luke Cage est un héros pour Harlem et le révérend du coin ne l’aime pas beaucoup. Ben oui, qui dit héros, dit vénération mal placée et mal vu de l’homme de foi. Pourquoi pas. Faut dire aussi que ça va loin cette vénération, avec carrément une application qui permet de le traquer et de l’imiter, avec des touristes de base venant visiter la boutique de Pop juste pour le principe d’y avoir mis les pieds.

Toute cette réintroduction ne me motive pas plus que ça, mais c’est le problème des séries Netflix/Marvel. Il leur faut toujours deux à trois épisodes pour introduire la saison, et des longues, longues scènes pour en arriver là. D’ailleurs, cet épisode nous réintroduit aussi le personnage de Misty. Elle a donc perdu son bras et c’est Claire qui s’occupe d’elle, parce qu’elle lui est redevable : si Misty n’a plus de bras, c’est parce qu’il fallait bien quelqu’un pour sauver Claire et Colleen dans Defenders, il y a déjà deux ans de ça, oups.

Misty retrouve ensuite Luke, qui déprime un peu de ne pas trouver de quoi arrêter les deals de drogue, parce qu’il ne fait que frapper des coups de poing dans l’eau. Cela ne l’empêche pas de continuer sa relation avec Claire, qui lui conseille de se faire payer ses services. Moi, je ne peux pas m’empêcher de voir à quel point Claire est une cible facile : ils mangent en public sans problème et tout… mais bon, ça a beau être un héros, il a pas mal d’ennemis et elle n’est pas pare-balles, elle. D’ailleurs, du côté des méchants, j’ai, comme trop souvent avec ces séries, absolument décroché. Pourtant, j’adore l’actrice, mais c’est lent et mal introduit.

Tout aussi lent, mais plus sympathique ? Le montage musical qui voit Claire et Luke danser/coucher ensemble, Misty boire et les méchants être méchants. Comme il entend des sirènes de police, Luke repart dans la nuit pour battre le crime, interroger ses indics (Sugar, dont il raye la voiture) et tomber sur le révérend. Il semblerait que je sois victime d’une amnésie passagère, parce que c’est apparemment un personnage que l’on est censé connaître – ex-ami de Luke, père d’une de ses conquêtes, l’occasion pour moi de me rendre compte que la saison 1 est loin, très loin.

Et du coup, ça ne m’aide pas à me concentrer sur la saison 2. C’est pire que ce que je pensais, pour l’instant, je n’accroche pas du tout à cette histoire de drogue au nom de Luke Cage. Du côté des méchants, on a toujours la même qui domine la ville et qui demande comment on aurait pu oublier ce qu’il s’est passé en saison 1… Alors franchement cocotte, ce n’est pas la bonne question à me poser ça, je peux te l’expliquer, hein. Bon, du coup, Miss Mariah (c’est son nom) réunit tout plein de super-méchants dans la même pièce histoire de mieux organiser le crime dans Harlem. Oh, bien sûr, Luke intervient pour lui dire que ce n’est pas bieeeeen.

Il est toutefois rapidement énervé de découvrir que Claire est dans le club, elle aussi, pour prendre des « selfies » qui lui permettent d’avoir des photos des membres du gang des méchants. Pourquoi il s’énerve ? Les méchants ont conscience de la fragilité que Claire représente pour Luke. Et bon, le caractère de Claire fait que Luke n’est vraiment pas aidé non plus : elle refuse de ne servir à rien et d’être une potiche, prenant des risques qui ne plaisent pas trop à notre héros.

Pourtant, lui aussi, il prend des risques : il oublie ainsi de ne pas faire une confiance aveugle aux mauvaises personnes ; avec Sugar qui le trahit. Il se retrouve donc dans une embuscade où on lui fait subir une petite explosion qui ne fait que cramer partiellement son hoodie – et pas le reste – puis où on lui tire dessus avec une arme un peu plus efficace que d’habitude, puisqu’il s’agit d’une balle Judas… Qu’il finit par rejeter sans blessure. Rien de bien ingérable pour lui qui n’a aucun mal à reprendre le dessus alors qu’il aurait dû être en train de mourir. Le tout est filmé par un fan, et on tombe dans le ridicule complet avec Luke qui envoie un message aux autres méchants, leur demandant de se montrer et d’assumer un peu plus… avant d’enchaîner sur un dab ! Bordel, c’était à la mode au moment de la production, c’est sûr, mais c’est déjà ridicule un an après !

En parallèle, Misty retrouve dans la rue un méchant qu’elle a arrêté avant, le confronte, et en oublie son sac de courses qu’elle a jeté par terre parce que pourquoi pas, on jette tous nos courses au sol quand on croise quelqu’un qu’on n’aime pas, non ? Non ? Elle demande ensuite à reprendre son boulot, parce qu’elle n’est pas très heureuse d’apprendre que plusieurs de ses criminels ont été remis en liberté.

Quand Luke vient déposer le criminel, El Tercero, qui a essayé de s’en prendre à lui, il est content de retrouver Misty au commissariat, mais il se met déjà le nouveau capitaine à dos. Sinon, il faut noter que Miss Mariah est toujours en couple avec le méchant aux lunettes de soleil, et je sens bien que c’est un méchant que j’aimais beaucoup en saison 1 ; je me souviens de certains trucs quand même… mais pour l’instant, je ne vois pas ce que j’avais pu trouver de cool à ce personnage. Pour l’instant, il ne sert à rien, y compris en fin d’épisode quand Luke vient menacer Mariah.

L’épisode se termine aussi avec la révélation de l’identité d’un nouveau méchant, le Rock, qui est tout aussi bulletproof que Luke Cage et est beaucoup plus violent, n’hésitant à crever les yeux d’un type au couteau dans la scène la plus gore de l’épisode… Mais aussi dans ce qui était la meilleure scène. Vraiment pas convaincu du tout, quoi…


Épisode 2 – Straighten It Out – 11/20
Après un épisode d’introduction horriblement lent, celui-ci passe un mieux, soit parce que c’est moins lourd dans ses mises en place, soit parce que je me suis habitué. Dans l’ensemble, la saison n’avance toujours pas vraiment et tout se met en place, mais c’est vraiment une calamité pour le moment… Disons que j’en arrive à mieux comprendre les annulations : la formule d’écriture des saisons est répétitive, prévisible et chaque fois un peu moins efficace. Et il m’en reste encore quatre comme ça ! En attendant, cet épisode lance un peu plus les choses, et il y a quelques bons moments.

> Saison 2


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Why did you kill him before you get the money?

Masochiste, moi ? Un petit peu, je le reconnais. L’idée est d’enchaîner, histoire d’en arriver plus vite aux épisodes qui seront un peu mieux ou à la série suivante de l’univers… parce que là, c’est mal barré. Surpris d’avoir survécu à l’attaque de la bombe et surtout à la balle qui aurait dû le blesser dans le premier épisode, Luke se confie à Claire qui pense qu’il est désormais plus solide encore qu’avant. Génial, il va forcément prendre la grosse tête.

Et ce n’est pas la presse qui va aider : il se rend à un « entraînement » auprès de Bobby qui a organisé toute une conférence de presse pour montrer à quel point il est puissant et fort. L’engouement populaire plaît à Luke et Claire, mais cette dernière se met à s’inquiéter de ce qui pourrait encore blesser son homme, des choses pires que les balles Judas.

Quand on retrouve Luke, il est dans la boutique de Pop, qui n’a jamais aucun client, et il retrouve son… père. Génial. C’est l’occasion d’une dispute avec Claire, encore, mais c’est vite réglé quand il s’agit d’aller attaquer de nouveaux méchants.

Au commissariat, Misty reprend ses marques et retrouve ses collègues, avec les politesses habituelles. Tout se passe bien, mais il est tout de même frustrant pour elle de comprendre que son boss n’a aucune intention de la faire reprendre à temps plein. Elle se retrouve à gérer la paperasse, pas les interrogatoires. Elle décide donc de parler à un criminel sans autorisation et malgré sa demande d’avocat, ce qui fait qu’elle obtient une info font elle ne peut pas se servir officiellement. Pas grave, elle a le numéro de Luke !

Celui-ci peut donc partir à la recherche d’information sur El Tercero, le méchant qui a fait abandonner ses courses à Misty dans l’épisode précédent et qui s’en tire à présent avec la défense de l’avocat de Mariah. De son côté, Mariah pète un câble car elle est dégoûtée de voir que Luke résiste désormais aux balles Judas. C’est vrai que c’est con, pour elle. Elle a toujours son mec pour la rassurer au moins.

Il s’occupe de faire le ménage pour elle et n’hésite donc pas à assassiner El Tercero quand il commence à critiquer Mariah et la traiter, en espagnol, de péripatéticienne. De manière moins poli que ça, aussi.

Au commissariat, Misty supporte assez mal les regards des collègues, parce qu’elle ne veut pas de leur pitié ou de leurs blagues lourdes, mais elle apprend rapidement la mort d’El Tercero, ce qui l’occupe. Elle culpabilise un peu et rappelle Luke qui lui parle du Cafard, un ennemi d’El Tercero qui fournit Mariah en armes, alors que les collègues de Misty n’hésite pas à lui dire qu’elle n’a pas sa place sur la scène de crime. Sympa.

Luke continue ensuite son enquête et j’avoue, j’ai décroché une fois de plus, même si y avait de bons moments, comme celui où il se fait tirer dessus, puis défenestré sous la force de l’impact. C’était rigolo, quoi, même s’il finit vraiment blessé et a ensuite besoin de Claire pour guérir, parce qu’il ne peut pas se remettre l’épaule tout seul. Et cela provoque une nouvelle dispute de couple, parce qu’elle veut qu’il comprenne qu’il n’est pas invincible. Purée, mais ça m’énerve : ils essaient d’en faire une meuf relou alors qu’elle a tellement raison, franchement ! Lui, il préfère lui faire des reproches qui n’ont rien à voir avec le problème, c’est débile.

Du côté de Mariah, c’est la dépression d’apprendre que son mec a osé tuer El Tercero AVANT de récupérer l’argent qu’il lui devait. Ouep, Mariah a quelques problèmes financiers, elle est ruinée, et c’est embêtant, évidemment. Et pendant ce temps, Bobby est clairement le manager de Luke ; lui organisant même des contrats avec Nike.

Le nouveau méchant entend forcément parler de Luke Cage et de son dab de l’épisode précédent, alors on sait bien à quoi ça va mener : une petite confrontation dans quatre épisodes, si tout va bien, pour le fameux cliffhanger de mi-saison des séries Netflix (je dis ça, mais j’espère vraiment être surpris par une structure différente, hein). En attendant d’en arriver là, on découvre qu’il parle à un certain Amansi et qu’il n’est pas si bullet proof que ça : oui, il résiste, mais il ne guérit pas aussi vite que Luke.

Il se rend ensuite auprès d’une amie de Mariah, mais comme je n’ai pas tout suivi à son introduction, ben je me rends compte qu’il faudrait que je sois plus attentif, une fois de plus. Non, parce que quand même, cette amie s’avère être Tilda, sa fille. Après, ce n’est pas de ma faute si la série ne parvient pas à conserver toute mon attention : c’est toujours le même problème avec ces séries qui insistent sur les méchants.

Mariah présente alors Tilda à Hernan, le méchant aux lunettes de soleil qui récupère à mes yeux un nom après quasiment deux heures, quand elle vient lui rendre une visite surprise à son club. Tout arrive. En parallèle, le nouveau méchant se soigne ses plaies grâce aux produits achetés à Tilda et le révérend fait un nouveau serment anti-Luke Cage, écouté par Claire. Soit. Cela semble lui permettre de découvrir qu’il faudrait arrêter de nourrir l’égo de Luke pour éviter qu’il ne soit pas en plein pétage de câble comme il le fait de plus en plus.

C’est trop tard : il se retrouve à tabasser un mari violent avec sa femme et son fils. C’est ridicule comme scène, avec le mari connard qui essaie même de se battre avec Luke alors que c’est perdu d’avance. Il finit par étrangler ce monsieur devant sa famille et comprend qu’il a peut-être un peu merdé en voyant le fils en larmes. J’imagine qu’il faut aussi comprendre que c’est trop profond, t’as vu, ça le renvoie à son père. Bon, c’est pas un cliffhanger qui restera dans les annales, cela dit.

> Saison 2