God Friended Me – S02E04

Épisode 4 – All Those Yesterdays – 16/20
On repart sur de meilleures choses avec cet épisode qui reprend plutôt, logiquement, la structure de la saison 1, pour le meilleur… et pour le pire, en fin d’épisode. J’ai beaucoup aimé l’intrigue et ses développements, même si la conclusion est loin de me plaire pour deux raisons, mais bon, je vous laisse lire la critique, je ne vais pas spoiler ici, tout de même !

> Saison 2


Spoilers

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She’s looking for me.

De retour à New-York, Miles continue son podcast, totalement oublié ces derniers épisodes, puisqu’il ne sert plus qu’à faire les introductions cette saison. C’est encore le cas dans cet épisode où on enchaîne vite sur « Le Chemin » et Rakesh n’arrivant pas à déchiffrer le code du tableau, malgré bien des tests.

C’est assez sympa parce que même Cara se rend compte que c’est n’importe quoi cette absence perpétuelle de Rakesh à son travail. Seulement voilà, Audrey Grenelle, l’artiste derrière le tableau, passe avant tout. Et ça tombe bien, parce qu’elle a une exposition à New-York cette semaine-là. Le groupe se rend donc aux préparatifs de l’exposition pour apprendre que cette artiste débordée ne sera là que pour le vernissage. Bien, c’est donc pour plus tard.

La série a alors besoin de faire se rencontrer Joy et Cara, et ça se passe de manière très fluide et agréable… jusqu’à ce que Joy reçoive une notification et dise devoir aller au travail. Miles a alors l’impression que Joy lui ment et qu’elle refuse de parler de ses notifications. Il se met à flipper de ne plus pouvoir aider personne.

Miles est donc parti pour un épisode à flipper et être insupportable : il flique carrément Joy en se rendant ensuite à son travail pour mieux se rendre compte qu’elle n’y est pas contrairement à ce qu’elle lui avait dit. Il lui demande alors d’être honnête avec lui parce qu’il voit bien que ça ne va pas et qu’ils sont les seuls à savoir ce que c’est de devoir aider les autres à cause des notifications.

Joy finit alors par lui avouer que la notification qu’elle a reçue est… le nom de sa fille biologique. AH.

En parallèle, Cara de retour à New-York, elle perd déjà une bonne partie de son bronzage et peut retrouver sa mère, Susan, pour lui raconter tout ce qu’il se passe dans sa vie, à commencer par le fait qu’elle n’a plus d’appartement à New-York pour les deux prochains mois. Elle pourrait parfaitement vivre chez Miles, franchement, mais bon…

L’avantage, c’est que sa sœur fait du foot et qu’elle est invitée au match. C’est pas un avantage à première vue, je sais, mais ça l’est quand il est révélé qu’elle est dans la même équipe que la fille de Joy. Comme par hasard. Au moins, ça leur permet à tous de se rendre au match. Joy y retrouve donc sa fille, mais aussi les parents adoptifs de sa fille.

C’est vraiment digne de la série, avec une rencontre parfaitement fluide, quelques lourds moments de non-dits et, évidemment, la crise d’adolescence de la fille de Joy qui ne semble plus si bien s’entendre depuis quelques temps avec ses parents parfaits, y compris son père coach de l’équipe de foot. La pauvre Joy, ça fait beaucoup pour elle tout de même.

Au passage, Miles apprend que Cara risque d’aller vivre chez sa mère. Il lui propose évidemment son appartement, mais elle ne veut pas mettre de pression sur leur couple. Mouais. Attends de devoir être confinée deux mois, on va voir si c’est toujours de la pression. De toute manière, c’est sans surprise qu’en fin d’épisode, elle accepte d’aller vivre chez sa mère. Ouais, je rushe la critique, à quoi bon jouer d’un faux suspense, on l’a tous deviné dès le début de l’épisode, non ?

Pour en revenir à l’intrigue de la semaine, Joy découvre que sa fille a en fait envie… de la rencontrer. Elle fait des recherches sur Facebook sur sa mère biologique, ce que Rakesh n’a aucun mal à trouver. Cela dit, comme elle a 13 ans, Joy ne peut pas exactement débarquer et lui annoncer son identité comme ça, comme le lui rappelle Miles qui est cette fois celui qui met les pieds dans le plat. Bref, il a appris deux trois choses au contact de Joy. Cette dernière accepte donc d’attendre le lendemain pour aller parler aux parents adoptifs… mais je ne sais pas trop pourquoi, je ne lui fais pas tellement confiance. Miles et Cara si, mais ils ont raison.

C’est donc le lendemain que Joy est sur le point d’avouer son identité au père adoptif lorsqu’elle est interrompue par Lauren. Cela l’empêche de dire la vérité, surtout que sa mère adoptive n’a pas l’air prête à ce que sa fille retrouve ses origines.

Joy est à deux doigts de balancer la vérité, mais Miles rattrape la situation in extremis, la présentant comme une avocate. Cela la laisse furax de ne pas pouvoir dire la vérité, mais clairement, ce n’était pas le moment pour ça. Enervée, Joy finit par dire exactement ce que craignait Miles : elle ne veut plus de lui pour l’aider sur les notifications. Oups.

En même temps, elle a vraiment besoin d’arrêter de foncer dans le tas tout le temps, surtout dans ce genre de situation, je reconnais. Si Miles a appris à le faire, elle n’a pas l’air d’apprendre à ne pas le faire. En tout cas, elle plante Miles et Cara là et tant pis. Pauvre Cara, on lit dans son regard son inquiétude pour son copain, c’en est presque mignon.

Du coup, Rakesh se voit obligé de faire des recherches sur Joy. Il découvre alors ce qui a fait venir Joy à New-York. Cela fait six mois qu’elle a changé radicalement de vie parce que… son grand-père est mort. Bien. C’est en perdant sa seule famille qu’elle a voulu se rapprocher de sa fille et voir si celle-ci pouvait l’aider. Cela se tient, ma foi.

Miles vient donc la confronter sur tout ça, et ça permet une réconciliation rapide entre eux, Joy reconnaissant même qu’il a raison, finalement. Pas de bol, ils sont interrompus par un appel de Rakesh qui a continué ses recherches sur Lauren et sait à présent que la recherche ADN qu’elle a effectuée en cachette lui a permis de retrouver une cousine lointaine à Chicago. Comme par hasard, dans la ville de Joy dis donc.

C’est amusant comme ce n’est pas crédible du tout que Rakesh sache ça et suive même les comptes bancaires au point de savoir qu’elle a acheté un ticket pour un bus, mais bon. Le duo n’a d’autres choix que de se rendre au plus vite à la gare routière, et tant pis si Miles manque le vernissage qu’il attendait tant. Miles décide en effet que le plus important est Joy, pas Audrey Grenelle. OK. Rakesh et Cara vont donc chercher les parents adoptifs pour les emmener à la gare… mais faudra qu’on m’explique pourquoi Cara n’est pas juste restée au vernissage ? Ils pouvaient se séparer franchement, surtout qu’elle ne connaît pas Joy plus que ça, elle.

Bref, le but est d’empêcher Lauren de fuguer pour Chicago… mais ce n’est pas exactement ce que Joy a l’intention de faire. Plutôt que révéler qu’elle est sa mère, elle décide plutôt de lui donner une photo de son arrière-grand-père surfeur. Cela suffit effectivement à la faire descendre du bus, après une jolie scène entre la mère et la fille, même si cette dernière n’a aucune idée de qui se trame. Quant à ses parents adoptifs, ils ne se doutent absolument de rien quand leur famille est réunie. Franchement, c’est un peu repousser le problème à plus tard pour rien. Une dernière scène entre Joy et la mère adoptive permet de nous faire comprendre qu’ils ont bien compris, et ça finit sur un joli remerciement sans que rien ne soit fait pour s’assurer de son identité. J’aimerais bien que la série y revienne plus tard, mais c’est peu probable. Quant à Lauren, elle est une surfeuse naturelle lorsqu’elle commence à prendre des cours.

Concernant le vernissage, nos héros ratent de très peu Audrey Grenelle… mais ce n’est pas grave, parce que pour Miles l’essentiel était vraiment d’aider Joy. Oh, c’est mignon. Le groupe peut donc vraiment être considéré comme un groupe d’amis prêt à vivre tout un tas d’aventure ensemble. Ou pas. Malheureusement, l’épisode se termine sur le départ de Joy. Je m’en doutais un peu que ça finirait comme ça pour elle, un simple petit arc… mais je suis déçu et triste tout de même. Je la trouvais vraiment sympa et ça faisait un ajout intéressant au groupe. Il est déjà temps de lui dire au revoir, en tout cas, et elle remercie Rakesh pour leur amitié, alors que Miles prend le temps de la remercier.

Les deux ont réussi à devenir de vrais amis et se remercier l’un l’autre. Quel dommage qu’elle parte franchement. Cela garde du suspense sur l’identité du prochain détenteur des notifications du compte Facebook… pour à peu près cinq secondes, parce qu’évidemment, Miles reçoit une nouvelle notification juste après le départ de Joy. Finalement, le compte de Dieu ne voulait qu’aider Joy à retrouver sa fille, donc. Que c’est décevant.

En parallèle, l’intrigue un peu chiante de l’épisode nous ramène Arthur et sa retraite. Il est incapable de rester à la retraite sans rien faire, et il aide donc un ami à gérer ses problèmes de religion. Il se voit offrir un poste par cet ami, mais il a l’obligation d’en parler à l’Eglise… mais aussi à sa femme. À celle-ci, il présente ça comme une situation où il a immédiatement pensé à elle en premier. Mouais.

Celle-ci aimait bien leur retraite et voulait qu’ils trouvent une occupation ensemble, elle n’est donc pas du tout prête à le voir commencer un nouveau job. Il accepte les arguments de Trish et refuse donc auprès de son ami ce job… pour mieux se voir proposer de le prendre sans que ce ne soit vraiment un travail, juste une manière d’aider un vieil ami. OK. Tout est dit là, ça s’appelle de l’exploitation et c’est contraire à sa volonté, mais vous pouvez être sûr qu’il acceptera tout de même.

> Saison 2

God Friended Me – S02E03

Épisode 3 – From Paris with Love – 15/20
Un peu moins convaincu par les intrigues de cet épisode, même si le voyage à Paris est sympathique à voir. La construction est déjà redondante en revanche, alors j’espère du changement pour la suite car ça fait trois épisodes que les scénaristes proposent exactement la même chose. Heureusement, j’aime les personnages, parce que sinon, ben… ce serait long.

> Saison 2


Spoilers

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My story is in New-York with you.

J’adore Miles, mais ce début d’épisode ne lui rend pas service quand il est tout fier d’annoncer qu’il a une petite-amie, franchement. Heureusement, il y a toujours Joy pour tenter de lui faire remarquer que leur coïncidence de l’épisode précédent peut ne rien vouloir dire. On sait que c’est faux et qu’il y a forcément un intérêt, mais c’est rigolo. Quant à l’intérêt, on peut toujours espérer que Rakesh a raison et qu’il lui dira qu’il l’aime, même si ce n’est pas ce que souhaite Cara.

Elle en parle d’ailleurs avec son amie, parce que c’est la seule qu’elle a à Paris, apparemment. Elle a surtout besoin d’elle pour s’intéresser au pont de Grenelle, alors que la série s’éclate avec son voyage en France. C’est quand même fou d’avoir tourné des scènes à Paris, mais de nous sortir malgré tout des canadiens, des studios foireux et des bérets partout… mais bon.

Cara ne vient même pas chercher Miles à l’aéroport d’ailleurs, préférant le laisser ramer en français. Elle a aussi peur de l’entendre dire qu’il l’aime et trouve tous les moyens pour calmer ses ardeurs, même si elle est surtout aidée par le compte de Dieu. Quand il ne peut rien faire pour elle, elle appelle Simon pour qu’il vienne interrompre leur moment en amoureux sur le pont des amoureux, qui n’a plus vraiment de cadenas, parce que c’est illégal désormais.

Il n’est pas dupe Simon, mais bon, il aide vraiment Cara à ne pas rester seule avec Miles. Il les emmène donc pour un double rencard, prenant ainsi un taxi sur un joli fond vert. Non mais vraiment, c’est quoi l’intérêt d’être allé à Paris ? Ils retrouvent finalement Annie dans un musée où Simon lui propose un boulot qu’elle refuse, s’énervant un peu, avant qu’ils ne rencontrent, bise à l’appui, un ami professeur français. Pour le coup, il a un bon accent parisien à couper au couteau, lui.

Il est capable de donner un bon indice pour notre groupe qui se retrouve finalement au Louvre. Ah si seulement j’avais été à Paris pendant le tournage, dis-donc ! En tout cas, après ces mois de confinement, ça me donne presque envie d’aller à Paris, ils sont doués. Malheureusement pour eux, l’expo qu’ils voulaient voir est terminée, ce qui les fait buguer quelque peu.

Ils repartent dépités de savoir qu’ils ont raté l’opportunité de résoudre cette affaire, mais au moins, ça permet à Cara d’être enfin honnête sur ses sentiments vis-à-vis de Miles et sur son incapacité à lui dire qu’elle est amoureuse en retour. La scène est sympathique, principalement parce que ça permet aux personnages de communiquer, enfin. Et on enchaîne avec Cara comprenant que s’ils ne peuvent pas voir les originaux de l’œuvre d’art, ils peuvent voir les reproductions dans la boutique du musée.

Ils y trouvent un tableau nommé « Le Chemin », rempli d’un code en langage binaire qu’il reste à déchiffrer. Ils n’ont plus qu’à passer une dernière nuit à Paris ensemble. C’est l’occasion pour Miles d’enfin lui dire qu’il l’aime, même si elle n’est pas prête à le dire en retour. Ils peuvent s’embrasser devant la tour Eiffel, comme tous les couples américains, avant que Cara avoue à Miles qu’elle veut rentrer à New-York avec lui, finalement, parce que c’est là que se trouve son histoire. Le lendemain, elle repart donc avec lui, parce que c’est rapide de lâcher sa vie et son appartement, c’est bien connu. Quant à son projet de livre, elle le refile à Annie tout simplement.

Pendant ce temps à New-York, Joy attend patiemment sa prochaine notification en trainant avec la sœur et le meilleur ami de Miles, parce que clairement, elle n’a pas d’amis non plus, elle. Allez, c’est le principe d’une série après tout, mais bon c’est rigolo de les voir sympathiser, surtout que Joy a la bonne idée de parler ENFIN de la copine de Rakesh.

Ce n’est pas comme si ça faisait deux épisodes que je l’attendais. En parlant d’attente, Joy a le droit à sa nouvelle notification du compte de Dieu et, pas de bol, c’est la flic avec qui elle vient de se prendre la tête parce qu’elle lui mettait une amende pour rien. C’était prévisible, mais j’ai bien aimé tout ça. Quant à la flic, elle a une jolie vie sur Facebook, ce qui fait que Joy décide de ne surtout pas appeler Miles pour lui en parler. Après tout, c’est elle qui a le rôle désormais.

En plus de cette notification pour Joy, la série insiste lourdement sur Rakesh voulant s’acheter un jeu d’arcade pour son travail… Il paie une jolie somme pour une machine déjà en panne, ce qui fait qu’il n’a rien à faire de son après-midi, même si Joy lui conseille de réparer la machine. On notera aussi que Joy reçoit toujours des messages de Chicago et que ça intrigue Rakesh. Elle refuse bien sûr d’en parler, parce que c’est Joy et que son passé doit rester dans le passé. Cela fait plein de sous-intrigues pour ce duo, mais ça marche bien.

Il n’empêche qu’en plus de cette sous-intrigue, ils doivent toujours aider la policière dont le problème n’a rien à voir avec le boulot : son problème, c’est son frère Zeke dont elle doit s’occuper, ce qui n’est pas simple et provoque des tensions dans son couple. Son mari est censé surveiller le frère handicapé, mais il le perd.

Une petite recherche plus tard, le frère est retrouvé, mais le couple est évidemment la priorité pour Joy. Elle cherche des moyens d’aider le couple en faisant placer le frère, mais c’est exactement le contraire de ce que veut la femme. En plus, pour l’aider, Joy se sert… de la famille de Miles. OK, elle ne veut pas l’appeler pour se débrouiller seule, mais bon. De toute manière, Rakesh le fait, histoire d’avoir l’avis de Miles sur la convocation au tribunal reçu par Joy.

Miles lui conseille de ne rien faire, mais dans cette série, ils ne savent pas ne rien faire. Joy apprend à ses dépends que ce n’est pas une bonne idée quand elle apprend à son mari que Sarah, la flic, n’a jamais eu la bonne idée d’inscrire son frère dans un institut, alors qu’elle avait dit le contraire à son mari.

Aussitôt, Joy comprend l’erreur évidente qu’elle vient de faire et rappelle Rakesh pour qu’il l’aide à nouveau, alors qu’une nouvelle notification les amène alors dans une boutique de jeux où Rakesh trouve de quoi réparer son jeu d’arcade. Ni l’un ni l’autre ne voient encore le lien qui pourrait être fait avec Zeke, mais bon. En sortant du magasin, ils voient Sarah de l’autre côté de la rue et vont lui parler, parce que, pourquoi pas.

Bien sûr, elle est déjà au courant des conneries de Joy, mais ce n’est pas l’essentiel de cet épisode. L’essentiel, c’est d’apprendre que Sarah s’en veut d’avoir bousillé la vie de son frère en révélant son homosexualité à ses parents à une époque où ce n’était pas une bonne idée. Ainsi, elle culpabilise et veut s’occuper de lui toute sa vie. Mouais.

Joy et Rakesh sont dans une impasse, mais ça permet à Joy de raconter ses problèmes personnels à Rakesh : elle n’est pas sûre de mériter de retourner à la barre car elle s’est mal comportée et… J’ai décroché. J’ai beau bien aimé Joy, sa scène n’était pas bien prenante et ce schéma d’épisode devient lassant puisque c’est la troisième fois déjà qu’on a la même construction de Joy ne voulant pas dire un truc mais le révélant dix minutes plus tard.

Après, en revanche, j’aime son caractère plus rentre dedans que Miles. C’est peut-être un peu moins bienveillant, mais ça marche tout autant. Ainsi, le jeu d’arcade de Rakesh finit comme prévu par être la clé de cet épisode : ils découvrent que la personne du magasin qui leur permet de le réparer, Gary, était en fait en couple avec Zeke, à l’époque.

Gary décide alors de retrouver Zeke et d’expliquer à Sarah que son frère avait fait son coming out avant qu’elle ne dise quoique ce soit à ses parents. Elle peut donc se pardonner et venir dès le lendemain avec son frère au travail de Rakesh (le quoi ?) pour jouer un peu. Bien sûr, quand il se remet à jouer à son jeu d’arcade, Zeke retrouve l’usage de la parole. Du coup, Rakesh leur donne le jeu. Mignon comme tout cette intrigue, mais pas leur meilleure non plus.

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> Saison 2

Ma première série abandonnée (6/16)

Salut les sériephiles,

Après mon premier blog, j’avais d’abord prévu de parler de mes premières fanfics, mais le sujet est vaste et un chouilla redondant par rapport à la semaine dernière, alors il faudra attendre un autre samedi pour en savoir plus sur ce que j’ai bien pu écrire avant ce blog… En attendant, je vous propose un article un peu plus simple à rédiger, puisqu’il va s’agir de la première série… abandonnée.

Avant d’en dire plus, je tiens à écrire que je n’arrête que rarement des séries en cours de route, ou en tout cas, je ne le faisais pas. Une fois lancé dans une histoire, j’aime en connaître tous les détails et la voir être menée jusqu’à la fin.

Game of Thrones : ce petit détail qui annonçait le Red Wedding
Il y a des choses qu’on vous spoile et que vous ne pardonnez jamais, surtout quand vous n’aimez déjà pas spécialement la série à l’origine.

En revanche, l’expérience m’a appris qu’en cas de spoilers, je pouvais avoir du mal à me réinvestir dans une histoire, parce que je suis trop frustré et énervé d’avoir été spoilé, donc ça peut me décrocher de la série. Avec le temps, il faut bien reconnaître aussi qu’il y a des séries dont la qualité a tellement décliné que j’ai parfois du mal à m’y remettre, également faute de temps.

SamTakingCareOfDean #Supernatural | Supernatural, Supernatural tv ...Et désormais, je laisse parfois des épisodes s’accumuler sans avoir l’envie de m’y remettre (mais une fois devant, j’adore, allez comprendre). Bref, il y a plein de raisons d’abandonner une série, mais quand j’étais plus jeune et innocent (il n’y a pas si longtemps, donc, hein), je n’abandonnais pas une série, c’était inimaginable pour moi – même quand la diffusion française s’est mise à faire de la merde, j’ai suivi le streaming, à l’exception notable de Supernatural, là j’ai fait n’importe quoi.

Tout ça est bien joli, mais c’est une bien longue introduction pour simplement vous signaler que la première série qui a été victime d’un abandon dans ma vie fut…

Dexter

Je ne sais plus si j’en ai déjà parlé sur le blog, mais j’en doute : j’adorais la première saison de cette série. Et le générique, qu’est-ce qu’il est cool aussi, même si personne n’a jamais enfilé son t-shirt comme ça, j’espère ! Concrètement, c’était un de mes premiers anti-héros et l’histoire de ce serial-killer qui ne tue que des méchants, pour l’époque, c’était à la fois original et sacrément bien foutu. Si le tout était très prenant, y compris en saison 2, j’ai fini par décrocher un peu en saison 3.

La raison ? Vous allez rire, mais… La rentrée scolaire. J’arrivais au lycée, alors forcément, ça a compliqué les choses. À la base, j’ai commencé la série quand elle avait déjà trois saisons en stock, mais je me suis arrêté à cause des cours dans mon visionnage intensif. De toute manière, l’histoire commençait à me déplaire et traîner beaucoup trop en longueur. Et ensuite, ce fut le drame. J’avais bien l’intention de m’y remettre, jusqu’à ce qu’on me spoile la fin de saison 4. Oui, vous savez ce fameux épisode qui en a révolté plus d’un normalement.

Dexter – desperatecouchpotatoe
Bon, ben, on va dire que ça m’apprendra à être en retard et entouré de gens complètement débiles à cette époque-là (coucou si vous passez par-là) ?

Là, ça m’a dégoûté de la série pour quelques années, au moins. Quand j’ai voulu m’y remettre et que j’ai terminé les saisons 3 et 4, j’y allais donc à reculons et j’ai tout dévoré en très peu de temps. Malheureusement, la série est devenue un fond sonore pendant que j’écrivais (oui, déjà à l’époque, vous savez bien que j’écris tout le temps depuis toujours, non ?) autre chose et je dois dire que, un peu à l’instar des dernières saisons de Smallville, je n’en ai pas le moindre souvenir. À part cette fin de saison 4, donc. Oui, je fais une fixette.

dexter | dexterina

Ce rebondissement m’a tellement déplu que je n’ai finalement même pas pris la peine de revenir pour la saison 5. Il faut parfois se faire une raison : je n’aimais plus l’histoire, on me retirait un personnage que j’adorais de manière bien peu logique par rapport à la série et en fonçant tête la première dans un très mauvais cliché de la femme mourant pour faire avancer le héros (enfin, l’anti-héros). Arf. On va dire que mon premier abandon fut un éveil féministe de plus ?

Voilà donc pour mon premier abandon : un spoiler qui me frustre, une qualité déclinante avec de mauvaises décisions et l’absence totale d’envie de m’y remettre. Pendant très longtemps, ce fut la seule que j’avais commencé sans la terminer. Malheureusement, depuis, je regarde tellement de séries que force est de constater que ça s’accumule, encore et toujours ! Le premier d’une longue série, donc, mais bon, il n’est jamais trop tard pour m’y remettre, j’imagine… Pas sûr que ça vaille le coup pour celle-ci, en revanche !

When ever I watch Jennifer Carpenter on Dexter being all amazing ...
J’en ai entendu tellement de mal de la fin… et, j’avoue, j’en ai lu tellement aussi, je sais ce qu’il s’y passe, donc, bon, voilà.

Blindspot – S05E08

Épisode 8 – Death Train – 18/20
Non, non, non, non, non, je crois que c’est la première fois en cinq saisons que je suis vraiment frustré de voir un épisode de la série se terminer sans que je ne puisse voir la suite immédiatement, même si ça doit aider d’avoir vu les saisons 3 et 4 après diffusion de l’intégrale. Il y a des décisions prises dans cet épisode qui sont assez incroyables pour une série procédurale comme celle-ci et je me demande vraiment comment la saison finira. Quant à l’épisode en lui-même, il commençait assez lentement et j’ai eu du mal à rentrer dedans… autant d’ailleurs qu’à en sortir, finalement.

> Saison 5


Spoilers

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I always have a plan B.

Madeline est une connasse, et c’est tout. Je ne vais même pas m’excuser de l’écrire, hein. Le début d’épisode la voit encore et toujours savourer une petite scène de torture avec un grand sourire, même si on ne sait pas exactement bien qui est torturé. De son côté, Kurt continue de s’inquiéter pour son ex, ce qui inquiète à son tour Jane parce qu’il refuse de reconnaître son vrai problème. Tasha est inquiète quant à elle par rapport au fils de Madeline dont elle n’a pas de nouvelles et autant dire que le moral des troupes n’est pas au beau fixe du tout.

Rich continue de beaucoup s’amuser dans le bunker, au moins. Le confinement commence à lui monter à la tête, mais il est encore plus allumé que nous après 54 jours dis donc. Enfin que moi, en tout cas. En faisant quelques recherches, et même s’il se prend désormais pour un capitaine de navire, il a trouvé de nouveaux indices.

Toute l’équipe est blasée, Patterson s’occupe du moral des troupes, et hop, tout le monde peut se remettre au travail. Pendant que Patterson et Rich en sont à déchiffrer les nouveaux indices, Kurt indique à Tasha qu’il imagine désormais que Tasha ne lui envoyait pas un message à lui, mais à un possible allié. C’est malin.

Le problème, c’est que tout est interrompu lorsqu’Ivy envoie un message à Madeline pour la prévenir qu’elle est en mouvement et que la première frappe au Zip va pouvoir être utilisé. Cela force l’équipe à passer à l’action, ce qui n’est de nouveau pas évident parce que toutes les agences gouvernementales sont à leur recherche. Cela n’avait pas l’air de les gêner jusque-là…

Et ça ne les dérange toujours pas tant qu’il est question de voyager en Europe. Comprenant que la première attaque risque d’avoir lieu à Malte, Tasha décide ainsi de s’y rendre afin d’entrer en contact avec Keaton et d’obtenir son aide pour prévenir les autorités. Avant son départ, Patterson lui donne tout de même un Tamagotchi (sort of) histoire de s’assurer qu’elle s’entraîne à s’occuper d’un bébé, hein.

Une fois qu’elle est partie, Rich prévient Kurt et Jane qu’ils n’ont pas le temps de rester sur place le temps que Patterson résolve le tatouage du jour. Avant de les voir partir en mission, elle leur offre aussi un Tamagotchi. Le but est évidemment de pouvoir rester en communication quoiqu’il arrive avec eux, parce qu’il y a de fortes chances pour qu’ils ne puissent plus se servir du bunker.

Le simple fait que la série considère cette option nous indique que cet épisode va mal se terminer, franchement. Et Patterson flippe tellement pour eux que je me retrouve à flipper pour elle : elle a eu ses adieux avec toute l’équipe, sauf Rich, mais elle est encore avec lui.

Au FBI, Matthew continue de demander de l’aide à sa laborantine préférée, qui refuse désormais d’avoir quoique ce soit à voir avec lui car elle sait que Madeline peut faire pression sur lui. Elle n’a pas aimé de devoir aider Madeline… mais bon, il arrive évidemment à la convaincre de lui venir en aide, même si elle souligne qu’elle ne le fait pas pour lui.

Les recherches les mènent à obtenir un sacré répertoire de noms d’agents du FBI et de divers officiels détenus normalement par Madeline. Chaque dossier contient de quoi faire un beau chantage, et c’est justement comme ça que Madeline obtient son pouvoir. Cela ne plaît pas beaucoup à notre laborantine qui se lance alors dans une nouvelle mission bien personnelle : détruire ces données avec un virus.

Au dernier moment, elle hésite tout de même à le faire, parce qu’elle comprend qu’au passage, elle libère Matthew de son chantage et des crimes qu’il a commis. Pourtant, elle finit bien par décider de lui faire confiance et espérer ne pas se tromper. Bien. Evidemment qu’elle se trompe et qu’il envisage de s’enfuir dès qu’il en a l’occasion.

Cette fois, Madeline récupère sa longueur d’avance sur l’équipe : elle apprend que Tasha est vue à la pointe sud de l’Italie. Elle comprend immédiatement où la retrouver. L’avantage, c’est que ça laisse tout de même le temps à Tasha de débarquer chez Keaton et d’obtenir pas mal d’infos sur ce qu’il se tramait en parallèle de cette saison.

On peut donc revenir trois mois en arrière quand Allie et Keaton ont compris que l’équipe était mal barrée. Allie a aussitôt fait ses valises quand elle a vu Madeline prendre la tête du FBI, mais plutôt que d’aller se cacher comme on le supposait, elle a rejoint Keaton et a fait en sorte qu’il leur transmette des infos. La bonne nouvelle, c’est qu’ils n’étaient pas seuls dans leur combat. On retrouve ainsi Boston, qui les aide quand il apprend que Rich est en danger.

Si c’est pas chou, tout ça. C’est donc lui qui crypte les messages et les envoie à l’équipe. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, Boston a disparu. Il pourrait être celui est torturé dans ce début d’épisode, du coup. En tout cas, Tasha indique à Keaton qu’ils ont trouvé un moyen de tracer le ZIP et qu’ils sont à ça de coincer Madeline… quand elle se rend compte que la caméra de l’ordinateur de Keaton n’est plus protégée. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour elle, ça veut dire beaucoup.

Tasha se rend compte du problème, mais elle reste moins réactive que Keaton. C’est improbable, honnêtement : Keaton la braque avec une arme bien plus rapidement. C’était finalement lui qui était le prisonnier torturé par Madeline et Ivy en début d’épisode. Il n’aime pas l’idée de savoir que sa famille est prise en otage par Madeline, et c’est pour cela qu’il accepte de bosser pour elle désormais. Madeline débarque pile à ce moment et lui fait remarquer qu’il peut baisser son flingue, car il n’a plus la moindre utilité à ses yeux. Tasha vient juste de lui dire que quand ce sera le cas, Madeline n’hésitera pas à le tuer, en plus.

Keaton se sacrifie donc, ce qui n’a pas le moindre sens, en tirant sur des soldats de Madeline plutôt que sur elle. Madeline était à portée de main, putain ! Elle peut en tout cas commencer à interroger Tasha grâce à ça, lui révélant tout ce qu’elle sait, et notamment le nom de tous leurs alliés. Comme Tasha refuse de parler, choquée de découvrir ce qui est arrivé à Greg, Madeline n’a d’autres choix que de la torturer. Sauf qu’elle est enceinte, évidemment que ça va poser problème.

J’ai adoré voir le sourire de Madeline s’effacer un peu pour une fois quand elle apprend comment Tasha a retourné la veste de son fils si facilement. Elle n’aime pas beaucoup Tasha… et la torture n’est même pas physique : il suffit de parler de ses anciens partenaires de travail et de Reade, tous morts. Par contre, énerver Tasha quand elle est simplement ligotée à une chaise, ce n’est jamais une bonne idée. Celle-ci parvient ainsi à prendre le dessus sur Madeline et se libérer dans une scène jouissive.

Plutôt que de s’enfuir, Tasha essaie de tuer Madeline. Ce n’est malheureusement pas efficace, mais ça aura eu le mérite de me faire espérer quelques secondes que, peut-être, on allait pouvoir s’en sortir avec une deuxième partie de saison sur Ivy plutôt que Madeline. Malheureusement, Tasha est vite capturée et Madeline indique qu’elle veut les garder en vie…

En parallèle, Patterson déprime de ne pas réussir à déchiffrer l’indice du jour… avant de comprendre qu’ils sont traqués sur chacune des minutes qu’ils passaient à travailler dessus. Elle a beau débrancher tous les ordinateurs, c’est trop tard, et l’électricité est coupée dans le bunker. Patterson va pouvoir passer le reste de l’épisode à culpabiliser, comprenant qu’elle a fait une erreur terrible à ne pas comprendre plus tôt que l’indice était un piège.

Rich se rend alors compte que Kurt et Jane sont toujours dans l’ascenseur. Heureusement, Patterson peut leur envoyer un message pour qu’ils se préparent. Si tout le groupe est persuadé que Madeline les a trouvés, j’ai quelques doutes, mais bon. Ce pourrait tout aussi bien être Boston forcé de les chercher puisque Keaton est compromis.

Bon, par contre, les choses ne prennent pas cette tournure quand Patterson et Rich trouvent des hommes armés derrière un mur qu’ils viennent de détruire. Finalement, quand Jane et Kurt arrivent à la surface, ils tombent sur la police et imaginent donc que ce n’est pas Ivy. Pas de bol, c’est bien elle qui est derrière l’opération, mais s’est servie de la police tchèque. Après tout, ça se tient, avec Madeline à la tête du FBI. Jane et Kurt sont donc faits prisonniers bien rapidement, forçant Patterson et Rich à tout détruire derrière eux.

Pas de bol : les bombes prévues ne fonctionnent pas et les forcent à ne pas s’enfuir pour les relancer. Au passage, la série prend le temps de leur faire se parler beaucoup, histoire que Rich déculpabilise autant que possible Patterson, alors que cette dernière reconnaît qu’il est plutôt très cool finalement. Après une première bombe mise en place par Rich qui fait son petit effet, notre second geek préféré peut retourner auprès de Patterson qui vient tout de même de lui dire qu’il est le meilleur hackeur qu’elle connaisse. Après elle, théoriquement. Le fait qu’elle ne le dise pas est clair, surtout quand on la voit mettre une bombe pour les trente prochaines secondes : elle a eu son adieu avec tout le monde.

Ils n’ont donc que quelques secondes pour s’enfuir… mais Rich et elle sont évidemment rattrapés par des hommes d’Ivy qui n’hésite pas à blesser Rich pour le capturer et tirer sur Patterson qui se réfugie dans la pièce où elle vient de mettre une bombe en place.

Ah. Elle sait très bien son erreur et on tombe alors sur les dix secondes les plus longues de la série, avec un décompte qui n’en finit pas et Patterson qui ne trouve aucune solution pour sortir de la pièce avant que la porte ne se scelle automatiquement.

Sérieusement ? Ils ont osé ? A priori, oui. La scène est tellement longue que c’est un adieu dans les règles pour Patterson : elle se retrouve coincée dans la pièce au moment où la bombe se déclenche, n’ayant que le temps de murmurer « I’m sorry » (enfin, je veux bien votre avis, moi c’est ce que j’ai lu) à Rich qui est en train d’hurler à la mort de voir Patterson cramer comme ça, des mains de sa propre bombe qu’elle ne peut même pas désactiver ou fuir.

Rich est alors ramené dans le même camion que Jane et Kurt, forcé de leur apprendre la mort de Patterson. Tasha ? Elle l’apprend en entendant Madeline et Ivy parler au téléphone. Je sais que la série ne nous laisse aucun doute sur la mort de Patterson, et qu’ils ont d’ailleurs fourni la masse de scènes allant dans le sens de sa mort, mais tout de même. Reade, puis Patterson ? C’est too much pour eux. Je n’arrive pas à comprendre comment ils ont pu se dire que la tuer pouvait être une bonne idée si ce n’est pas pour la faire ressusciter au dernier moment. Je suis en plein déni, probablement, mais je me dis qu’elle et Rich avaient créé un trou dans un mur. Tant qu’on n’a pas vu ses restes, je vais être dans le déni, comme pour Reade. Je ne peux pas croire que les scénaristes décident de se débarrasser de leur meilleur personnage comme ça, alors qu’on est encore loin de la fin de la série. En plus, nos héros n’ont plus beaucoup d’allié pour les aider à se sortir du pétrin si elle est vraiment morte.

L’épisode se termine en tout cas avec le retour au FBI de toute l’équipe, mais pas comme ils le souhaitaient : ils sont menottés et accompagnés de Madeline et Ivy, au moment où Matthew allait s’enfuir comme un lâche qu’il est. La laborantine apprend le décès de sa star… et tout le labo suit son instinct premier qui est d’éteindre les écrans.

La minute de silence qui s’ensuit logiquement est belle, et largement méritée pour Patterson. Malheureusement, la fin est moins heureuse : Madeline peut annoncer au monde entier qu’elle a arrêté les terroristes. C’est un beau cliffhanger et vraiment, ça laisse songeur sur la suite cette fois. Et sinon ben… Repose en paix, William Patterson, sauf si tu avais vraiment toujours un plan B et que t’as eu la bonne idée d’utiliser ton tunnel.

> Saison 5