Paradise – S02E07 – The Final Countdown – 14/20

L’épisode précédent laisse des traces et j’ai du mal à prendre la série vraiment au sérieux après un si mauvais épisode. Pourtant, celui-ci s’en sort mieux à faire avancer tous ses pions en même temps. C’est peut-être un peu trop prévisible parfois et un peu trop schématique aussi : tout avance trop vite, parce qu’il n’y a pas assez d’épisodes dans la saison, et ça se sent. Ce n’est pas raté, mais ce n’est pas aussi réussi que la saison 1.

Spoilers

La fin de saison approche : Xavier retrouve Teri, Link rencontre Samantha.

I’m satisfied with the progress.

Même si je suis déçu de l’épisode 6, cette série est la seule dans laquelle je suis encore à jour, alors je trouve ça bien de pouvoir la continuer. J’ai peur d’être spoilé après avoir tant aimé la saison 1 – et après m’être encore fait spoiler Grey’s Anatomy évidemment.

L’épisode commence par un flashback, une fois de plus, dans lequel on suit Sinatra, six ans plus tôt, visiter avec le président le bunker. Plus exactement, ils visitent les coulisses : toutes les salles de machines qui permettent de gérer le bunker leur sont présentés. Cal est encore là, bien sûr, parce que les scénaristes n’arrivent pas à s’en passer. Bizarrement, il paraît sacrément bête à demander qu’on lui parle comme un homme des cavernes. On dirait Trump, finalement.

Ce qui est sûr, c’est que Cal comme Sinatra sont satisfaits de la visite. Pourtant, Cal est curieux tout de même de savoir comment réagira le bunker en cas de problème : plus d’oxygène, attaque extérieure, etc. C’est intéressant en soi, mais tellement abusé de voir Cal anticiper exactement ce qu’il se passe en saison 2 : que se passe-t-il si le système manque d’oxygène, ouvre les portes… et qu’au même moment, il y a une attaque pour envahir le bunker ? Ben oui. Son discours à Samantha, ensuite, sur la chute des empires est un peu lourd en plus.

Teri retrouve enfin Xavier, mais les retrouvailles sont quelque peu compliquées : Xavier vient de lancer une bombe sur le train qui doit les emmener à Chicago après tout. C’est encore et toujours de la faute de Gary, donc : Xavier est rapidement interrogé par la leader du train pour comprendre exactement ce qu’il se passe. Avant ça, il réussit à maîtriser deux hommes armés et à faire un câlin à Teri. C’est nul : après l’épisode précédent, je n’ai plus de patience avec la série. Cette scène me paraît donc trop exagérée et irréaliste alors qu’elle m’aurait probablement plu autrement.

Ce qui est sûr, c’est que la saison pourrait enchaîner par un retour rapide au Colorado, mais qu’il faut ajouter un peu de suspense à tout ça. Surtout, on nous donne l’occasion de voir enfin Teri et Xavier fonctionner ensemble dans ce monde post-apocalypse. C’est ainsi qu’on découvre que Gary a kidnappé le petit que Teri avait pris sous son aile.

Quand elle l’apprend, elle demande à son mari de l’aider à aller le récupérer. En chemin, ils peuvent s’échanger quelques banalités et se raconter la vie durant les dernières années. Apparemment, le plus intéressant, c’est que Presley a un petit-ami (et quel petit-ami, en plus !) et que Gary ne tuera pas Bean parce que même s’il est dangereux, il ne s’en prendra pas à un enfant. Mouais. Teri a bien trop confiance en lui à mon goût.

C’est aussi le point de vue de Xavier : il souhaite tuer Gary, mais Teri assure qu’elle peut lui parler et le raisonner. Mouais. L’orgueil de la meuf, c’est un truc de fou, tout de même. Elle continue de jouer les mères de substitution pour Bean, le met à l’abri de Gary, puis parle un peu avec lui. Ce dernier assure qu’il n’aurait jamais blessé Bean quoiqu’il arrive, mais plus personne ne le croit de toute manière. Pourtant, elle lui dit encore que son mari est à l’extérieur, prêt à le tuer. Elle en dit trop. J’ai envie d’aimer Teri, mais elle est trop gentille pour cette série, je crois.

Gary ? Il est insupportable. On va dire qu’il vit le confinement intensément et qu’il est nostalgique des trois ans de la fin du monde. Je peux comprendre que ce soit dur de tourner la page quand toute sa vie a tourné autour de cette fin du monde. Je pense quand même que le laisser vivre est un risque trop important pour la suite des opérations.

J’aime le point de vue de Teri, j’aime qu’on lui laisse une chance, mais j’ai vu tellement de séries post-apo que je sais que la gentillesse n’est jamais vraiment récompensée. En plus, Xavier aussi a été trop gentil.

Dans le bunker, Sinatra reprend sa petite routine avec son mari, mais elle s’interroge surtout de savoir comment son mari fait pour s’être remis de la mort de leur fils. C’est intéressant ce point de vue sur le deuil.

De son côté, Gabriela se réveille avec l’impression que Jane lui tire dessus. Il y a des réveils plus sympathiques que d’autres, je suppose. Il est assez évident qu’elle vit à présent dans la paranoia parce qu’elle en sait trop. Elle n’est pas bien discrète, en plus : quand elle croise vraiment Jane, elle sursaute et lui assure qu’elle peut marcher jusqu’à la réunion plutôt que de squatter sa voiture. Pas bien safe.

Même si elle a peur de Jane, Gabriela n’hésite pas à s’opposer aux plans de celle-ci. Gabriela confronte ensuite la nouvelle présidente et je ne comprends pas bien son plan d’action à elle : elle semble se mettre en danger et révéler qu’elle en sait trop, surtout que Sinatra et Jane sont clairement de mèche désormais.

Allez, peu importe, ce qui est intéressant dans cet épisode, c’est que Samantha enchaîne en rencontrant Link. Celui-ci obtient sa petite part de tarte et demande ensuite à avoir une conversation dans Air Force One. Une fois dedans, Samantha se renseigne de manière peu subtile sur son nouvel adversaire, qui semble lui donner toutes les informations qu’elle souhaite, sans rechigner. En échange, il espère obtenir un des réacteurs du bunker.

Du moins, c’est ce qu’il dit à Samantha. Celle-ci comprend vite qu’il doit avoir autre chose en tête, cependant, et elle le demande. Il ne rechigne pas à expliquer qu’il est là pour Alex. Reste à savoir ce que ça signifie exactement. Pour Samantha, ça signifie que la conversation est terminée… Quand elle apprend que le vrai prénom de Link est Dylan, pourtant, elle est toute perturbée. Elle veut aussitôt en savoir plus sur lui, à commencer par sa date de naissance. C’est étrange, d’autant que les deux personnages saignent du nez et que le mari de Samantha semble savoir qui est Dylan. Tout ceci les motive à se réconcilier et faire l’amour, apparemment.

Ainsi, Samantha n’est pas là pour prendre les décisions d’urgence quand il y en a une à prendre, avec l’invasion à venir du bunker…

En parallèle, Presley continue de faire équipe avec la fille de Samantha pour savoir où est passé son petit-ami. Elle fait comme si ses intentions étaient politiques, mais en vrai, tout ce qu’elle veut, c’est retrouver Jeremy, non ? Ensemble, les deux filles trouvent des vidéos de l’arrestation de Jeremy et comprennent donc où il est retenu – même si elles sont loin d’imaginer une prison dans les sous-sols de la ville.

Sous le bunker, nous retrouvons les fugitifs les moins probables de l’univers. Franchement, leur évasion, la construction de leur groupe, leurs intérêts… c’est si raté que j’avais oublié. Je suis déçu de ce bout d’intrigue, surtout quand ça se termine en Robinson parlant à son ex-beau-fils de la relation qu’elle avait avec son père. Ils ont plutôt plus intéressant à gérer, avec un sabotage de tout le bunker à mettre en place. C’est donc ce qu’ils font : ils forcent le bunker à constater un manque d’oxygène pour que les portes s’ouvrent.

Le problème, c’est qu’au même moment, le conseil décide de voter une quarantaine du bunker pour se protéger de Link et ses hommes qui, eux, planifient leur attaque. Le bunker réagit mal aux deux informations contradictoires et prévoit apparemment d’imploser. Bon. C’est con.

Dans le train qui les ramène dans le Colorado, Teri s’endort en berçant le bébé alors que Xavier se met à saigner du nez. Le vrai cliffhanger est ailleurs, avec Sinatra qui se rend dans le sous-sol du bunker pour une petite visite à Alex. Restera à savoir de qui il s’agit exactement, et j’avoue que ce suspense prend bien sur moi. Oh, et sinon, on nous laisse Jane pour morte aussi. Tout ça pour ça ? La Terminator de l’extrême se fait avoir comme une bleue par une Gabriella qui fait semblant de prendre sa douche pour mieux la poignarder dans le dos.

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Paradise – S02E06 – Jane – 09/20

C’est peut-être la fatigue qui parle, parce que je suis très fatigué, mais cet épisode est tout simplement mauvais. Mauvais du côté de l’écriture, mauvais du côté de l’acting d’une grande partie des acteurs qui semblent se rendre compte que tout est brouillon, mauvais dans les répliques toutes plus clichées les unes que les autres. On dirait une caricature qui cherche à aller au plus vite là où les scénaristes veulent aller, mais du coup, c’est fait de manière si hâtive qu’on voit tout de suite où on va. Pas de surprise, pas de saveur. Et c’est d’autant plus décevant que j’accrochais à la série jusqu’ici – mais là, j’ai l’impression d’en voir une autre, bien moins bonne.

Spoilers

Mais pourquoi Jane est-elle si méchante ?

I have a message for that little girl.

Un grand détour en Grèce plus tard, je suis de retour complètement explosé – mais pas encore assez pour dire non à des concerts proposés deux heures avant. Complètement explosé, certes, mais quand on me promet un épisode sur Jane, ma curiosité est piquée. L’épisode commence en 1997 lorsqu’un homme se fait harceler de plein de messages électroniques le prévenant qu’un assassin va naître le 6 juin à 0h01. C’est précis. On lui demande de transmettre le message pour l’arrêter.

Nous assistons ensuite à la naissance, avec une maman qui souffre beaucoup, n’a personne pour elle et semble être en plein post-partum dès la naissance. La pauvre aura ensuite de quoi faire : l’homme qui a reçu les messages sur son lieu de travail débarque à la maternité pour transmettre le message. La série semble d’un seul coup partir dans un délire bien différent de ce que j’en attendais. Des messages qui prédisent le futur ? Humph. Jane deviendra bien un assassin, mais c’est peut-être aussi à cause de ce fou qui dit ça.

Ceci dit, elle est rapidement folle elle-même : quand elle est enfant, elle se retrouve ainsi avec un ami imaginaire, Climby, qui lui propose apparemment de faire des dingueries. Pardon, mais l’enfant psychopathe avec ami imaginaire lui disant de tuer sa mère qui la déteste, c’est un peu simple comme origin story pour Jane. Et je n’ai pas accroché plus que ça, en vrai. C’est un peu décevant, je trouve.

Dix ans avant le début de la série, nous retrouvons Jane alors qu’elle est en plein entraînement pour devenir une agent spéciale. On découvre qu’elle maîtrise bien les accents et est plutôt forte sur le plan physique, mais ce qu’il faut en retenir, c’est que sa boss de l’époque lui propose de faire un peu de méditation pour devenir plus forte. Un montage nous montre ensuite Jane devenir effectivement plus forte physiquement, grâce à un peu de sport. J’ai l’impression d’être devant un mauvais remake d’Alias. J’aime le personnage de Jane en vrai, mais là… Pfiou, ce n’est pas réussi. En plus, sérieux, la scène où elle traite d’incel (ça existait à l’époque ?) son coéquipier pour le désarmer là… C’était cliché.

Ce n’était pas brillant jusque-là, mais ça empire encore quand la boss finit par dire qu’elle s’intéresse à Jane parce qu’elle est incroyablement spéciale. Oh lala. La lourdeur du truc. On découvre ensuite que Jane a été couper le sexe de son coéquipier, avec qui elle s’entend pourtant, pour rendre service à sa boss qui voulait la promotion donnée à cet agent – qui ne l’avait eu que parce qu’il avait un pénis d’après elle. Non mais… Pourquoi ? L’intrigue en elle-même pourrait être bien menée sur un temps plus long, mais si rapidement, c’était… mauvais.

De retour dans le présent de la série, nous retrouvons Xavier faisant toujours équipe avec un ce grand connard de Gary : il a ses explosifs prêts à servir et raconte sa petite vie à son nouveau meilleur ami, loin de se douter de la trahison dont il a fait preuve il y a peu. Il recommence évidemment : Gary trahit Xavier dès qu’il en a l’occasion et fait exploser sa bombe avant qu’il ne puisse attaquer le convoi. C’est finalement une bonne chose car ça permet de nous révéler que Teri bosse pour ce convoi. Elle retrouve donc son mari qui comprend à temps pour ne pas mourir le plan de Gary. Franchement, ça fait un bien meilleur cliffhanger que l’épisode de la semaine précédente, et à une scène près, ils auraient mieux fait de garder ces retrouvailles pour ce moment-là.

Pendant ce temps, du côté de Paradise, Gayle demande poliment à entrer. La vidéo est montrée à Sinatra au petit matin. Elle est la nouvelle présidente du bunker désormais, puisque le président en exercice est mort. Décidément, ça fait beaucoup de meurtre dans ce bunker. Jane, elle, est la nouvelle garde du corps en chef de la présidente. C’est une catastrophe : elle devient le visage de la sécurité pour le bunker.

Sinatra, elle, est vraiment la nouvelle présidente : elle se présente en retard, une idée de Jane, pour faire son petit effet, avant de vite faire oublier à tous qu’il y a un autre président assassiné : l’arrivé de Gayle est parfaite pour ça, ça lui permet de faire diversion. Elle explique qu’elle a un plan, mais qu’elle veut l’accord de tout le conseil avant de passer à l’acte.

Sinatra décide ensuite de confronter Jane pour mieux comprendre ses véritables intentions : elle se souvient évidemment de ce qu’il s’est passé en fin de saison 1 et veut comprendre pourquoi Jane lui a dit qu’elle lui serait utile vivante, pas morte. Comme prévu, il n’y a pas assez d’épisode pour que ça puisse avoir l’intensité qu’il faudrait. C’est tellement dommage !

On arrive trop vite à la révélation que Jane est une assassin qui bosse pour d’autres, Sinatra ne paraît même pas surprise, c’est… étrange, on va dire. Et dommage. Elle décide en tout cas d’envoyer Jane à la rencontre des hommes armés qui attendent devant le bunker. Notre tueuse expérimentée sort donc du bunker, observe la situation et décide de jouer le charme, parce que dis donc qu’est-ce que c’est facile de faire baisser la garde des hommes quand on est jolie comme elle. C’est un peu lourd.

La négociation qui suit permet à Gayle d’obtenir la permission d’entrer dans le bunker, avec cinq hommes, non armés. Et une part de tarte. C’est un peu amusant, même si c’est caricatural comme négociation.

Vous me direz, c’est loin d’être la scène la plus caricaturale. Jane, jusqu’ici, parvenait à me filer des frissons dans le dos. Là, on la voit au contraire dans une scène où elle se parle toute seule dans le miroir et où l’actrice elle-même semble ne pas savoir quoi et comment jouer.

La fille de Xavier, Presley, est de plus en plus vénère. Le problème, c’est que ça fait d’elle une ado en pleine crise, et ce n’est pas spécialement mon genre de personnage préféré. Elle prend le temps de rencontrer la fille de Sinatra pour en savoir plus – et pour être insupportable. Elle révèle à la fille que sa mère est Sinatra – Sinatra étant son nom de code ; elle s’appelle Sam aux yeux de tous. La gamine commence à flipper, forcément. Elle décide donc de venir en aide à Presley et lui révéler les quelques petits secrets d’état qu’elle connaît.

Du côté de la prison de Paradise, le plan se précise : le but est d’ouvrir toutes les portes de Paradise en même temps. Je trouve également ce passage très caricatural et ça me pose problème : j’adore la série, mais… Cet épisode est vraiment écrit grossièrement de bout en bout. Les répliques elles-mêmes semblent écrites par des scénaristes débutants. Gabriela finit par passer voir Robinson en prison. Elle découvre ainsi la vérité sur Jane après une longue scène pénible tant elle était mal écrite.

Après une scène où Robinson se fait envoyer bouler par le fils de Cal, Robinson finit, ô surprise, par aider celui-ci à s’évader pour mettre à exécution son plan. Sincèrement, tout semble parodique dans cet épisode qui veut faire avancer toutes ses intrigues à la fois, mais le fait trop rapidement pour que ça fonctionne vraiment.

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Scrubs (2026) – S01E03 – My Rom-Com – 16/20

Si je n’ai pas pleuré de rire devant l’épisode, je trouve qu’il fonctionne déjà mieux que les précédents et parvient à trouver son rythme. On cerne davantage les nouveaux personnages, les anciens reprennent vraiment des couleurs, les dynamiques sont cohérentes et rappellent celles de la série d’origine tout en développant de nouvelles nuances… Bref, c’est écrit de manière fluide (peut-être un peu trop simple parfois) et je passe ma critique de l’épisode à dire que ça fonctionne. Il ne manque plus grand-chose pour que ce soit encore plus drôle.

Spoilers

Elliot doit se faire à l’idée que son ex-mari est son boss.

They’re all my patients, Elliot

L’épisode commence par ce qui pourra rapidement redevenir un gag régulier : JD fait les rondes avec ses internes et ça permet quelques blagues faciles sur la sexualité des seniors. Allez, pourquoi pas. C’est assez raccord avec l’ambiance de la série, ça paraît même être recyclé.

L’intrigue principale de l’épisode est rapidement introduite : JD et Elliot doivent se réhabituer à bosser ensemble, ce qui n’est pas simplifié par le fait qu’ils soient divorcés et que JD soit désormais son chef. Inévitablement, ça termine en dispute. C’est chouette que Carla soit de retour pour commenter la relation entre Elliot et JD. Elle le fait avec Turk, s’immisce dans la relation JD/Turk et c’est parfait.

Toute l’intrigue tourne autour de JD prenant des décisions énervant Elliot, et c’est hilarant avec simplicité : je retrouve davantage la dynamique et l’humour de la série dans cet épisode et avec cette intrigue. Elliot qui tombe dans le couloir ou qui se fait draguer par Raffi, l’informaticien de l’hôpital, ça m’a énormément convaincu – autant que le fait que tout l’hôpital commente la situation et critique les deux médecins (et les octaves qui grimpent vite).

Je n’ai pas aimé la rêverie de JD, une fois de plus, mais tout le reste fonctionnait bien – et la rêverie m’a fait rire en toute fin d’épisode dans le combat avec Turk, même si la trahison de son secret, pfiou, tu parles d’un pote. La résolution de l’intrigue principale qui voit JD demander à Elliot de faire quitter l’hôpital à une de ses patientes refusant les soins est simplissime, avec Elliot faisant un transfert sur sa patiente âgée décidant de mourir seule et se confiant finalement à JD sur sa peur de finir seule. Pfiou, cette phrase était interminable, pardon. Pour simplifier : JD décide donc d’aider Elliot, parce qu’il veut être là pour elle avant qu’ils ne soient trop vieux.

Au milieu de tout ça, j’aime beaucoup le fait que Sibby soit de nouveau là dans cet épisode, mais j’ai quand même l’impression que les scénaristes galèrent à trouver une utilité à ce personnage. L’actrice est super drôle, mais la présence du personnage est un peu forcée, je trouve, surtout dans sa première scène. Après, toutes les blagues sur Là-Haut ont fonctionné sur moi, car je suis bon public. La blague, c’est que le mari de la vieille patiente ressemble au héros de Là-Haut (pas tellement en vrai), et oui, ça m’a fait rire principalement parce que l’actrice surjoue tout ça. Elle a ce qu’il faut pour faire rire en s’adaptant à l’humour de la série et est un très bon ajout comique. J’espère juste qu’elle ne soulera pas trop, parce que ce genre d’humour a ses partisans autant que ses détracteurs.

Sinon, du côté des internes, Elliot se sent obligée d’envoyer Tosh (je l’apprécie bien plus dans ce troisième épisode) chercher le patient, ce qui provoque quelques gags de plus et permet à la patiente, finalement, de décider de rester en vie pour faire chier son ex. Ce n’est pas tout à fait l’histoire d’amour mignonne qu’on nous vendait, mais c’est efficace pour conclure l’intrigue.

Une deuxième intrigue de l’épisode voit les internes s’inquiéter des résultats qu’ils obtiennent sur des applications pour noter les médecins. Ce n’est évidemment pas grandiose, ça permet à nouveau des blagues excellentes, à la fois sur les internes et sur JD. Ce dernier découvre que tout le monde ne l’aime pas parmi ses patients et il est particulièrement énervé de voir qu’on dit qu’il n’a pas les qualités pour être chef car il est trop narcissique.

Je supposais dès le début qu’on saurait assez vite que ça venait de quelqu’un du casting, mais en attendant, ça fonctionnait bien de le voir être un chef catastrophique. Il préfère acheter des robots à ses amis et des machines pour faire le ménage. C’est idiot, mais ça fonctionne. Évidemment, en fin d’épisode, Elliot explique que c’est elle qui a écrit la review négative. Le timing était le bon pour que ça fasse rire et ça permettait de relier toutes les intrigues de l’épisode (ou presque), ce qui est toujours bienvenu en comédie (mais moins dans mes critiques, car c’est un petit enfer à écrire de manière séparée et logique).

De son côté, Turk obtient le robot qu’il espérait dans l’épisode précédent – c’est l’intrigue C de l’épisode, qui ne tourne pas autour de Turk, mais d’Amara. En effet, c’est l’occasion de développer quelques nouveaux internes. On découvre ainsi un peu plus Amara, la bonne élève qui fait tout pour être bien vue… et qui est en fait une ancienne élève ayant fait école à la maison et ne sachant pas conduire. Il n’en faut pas plus pour que ses collègues la voient comme bizarre et que ça ouvre la voie à quelques blagues.

Amara ne parvient pas à faire fonctionner le robot comme il faut. En revanche, elle tape dans les yeux d’un des internes – et ça n’échappe pas à Blake, autre interne qui s’amuse de la situation. Bien sûr, ça permet aussi de développer Dashana : elle est amie avec Amara et décide de lui laisser la chirurgie qu’elle voulait à l’origine. Cela la rend encore un peu plus appréciable, surtout qu’elle parvient à Turk d’aider également Amara en lui apprenant à conduire.

En revanche, un point négatif de l’épisode est que la nouvelle némésis de JD ne soit pas là. Ils ont beaucoup insisté sur son personnage dans les deux premiers. J’imagine que comme toutes les séries de network, Scrubs doit composer avec des limitations de budget et des acteurs qui ne sont pas présents tous les épisodes. Sur seulement neuf épisodes, et au risque de me répéter, ça donne l’impression qu’on va manquer de temps pour tout développer autant qu’ils aimeraient le faire. J’espère donc déjà un renouvellement pour leur laisser une vraie chance par la suite.

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9-1-1 Nashville – S01E12 – Spirit of the Games (2) – 08/20

Le crossover le plus catastrophique de tous les temps, avec une compétition enfantine, de la masculinité toxique érigée en exemple et des comportements immatures pour mener le tout vers une conclusion prévisible et choisissant la voie de la facilité. C’est désespérant, surtout que c’est clairement écrit comme une deuxième introduction à cet univers, pour les fans de 9-1-1 qui n’auraient pas encore testé Nashville. Un échec, en ce qui me concerne.

Spoilers

Buck & Eddie viennent participer à un tournoi entre pompiers à Nashville.


Nashville folks are kind of intense.

Le début de l’épisode ne traine pas en besogne : nous sommes sur un crossover et, contrairement à l’épisode de 9-1-1, l’idée est de ramener les audiences devant Nashville, alors on prend deux personnages et on nous les impose dans cette série. C’est bizarre de le faire comme ça et de donner tout le début d’épisode à Eddie et Buck.

Franchement, l’épisode commence par un discours ridicule de Don sur le match qui va avoir lieu prochainement : il compare les équipes adverses à des incendies plus dangereux et violents que tous les incendies qu’ils ont pu éteindre. C’est ridicule et intense. Buck et Eddie ne peuvent que penser ça et le disent.

On enchaîne pour nos pompiers de Nashville sur une scène inintéressante qui ne les développe en rien, pas même en tant qu’équipe puisqu’ils ne font qu’écouter leur capitaine. À l’inverse, Buck et Eddie ont plein de développement. On les retrouve à l’hôtel où Buck veut se coucher tôt et dormir, mais où Eddie veut visiter la ville. Pour le forcer à quitter sa chambre, Eddie n’hésite même pas à fouiller dans les affaires de Buck.

Sortir est une bonne idée quand on est dans une ville qu’on ne connaît pas, mais dans cette série, ça tourne forcément au désastre : nos deux pompiers se retrouvent dans un bar où ils font tomber d’un balcon un homme bourré. OK, j’abuse, ils n’y sont pour rien : ils essaient de calmer ses ardeurs, mais c’est un échec.

L’avantage, c’est qu’ils peuvent agir aussitôt : l’homme s’éclate le visage, forçant Eddie à lui faire une procédure chirurgicale pour qu’il puisse respirer, mais il provoque aussi un incendie dont Buck s’occupe au plus vite. Ainsi, quand les pompiers de Nashville arrivent, tout est pris en charge. C’est chouette de les voir se rencontrer sur une intervention comme ça, en vrai, et ça fonctionne plutôt bien.

Malheureusement, le but de l’épisode est de nous parler d’une compétition sportive. Et alors, je disais que ça manquait de maturité quand je regardais l’épisode de 9-1-1, mais faut voir l’écriture de celui-ci qui est désespérante. Concrètement, on nous vend de la masculinité toxique à tous les étages, parce qu’il faut absolument gagner la compétition sportive. Don et Ryan veulent gagner coûte que coûte, Buck aussi, ça se moque de ceux qui ne font pas les efforts pour la compétition… Bordel, même mes collégiens sont plus matures que ce qui est proposé dans cet épisode. C’est une écriture paresseuse et flemmarde, avec en plus Don qui se fait une entorse sur un coup bas d’une autre caserne et les filles qui refusent de participer à cause de l’esprit de compétition des mecs.

Non, franchement, y a rien qui va, et il fallait en plus ajouter une petite dose de sexisme. Bref, tout ça permet de justifier que Blue participe à son tour à la compétition. On a donc Ryan et Blue qui font équipe dans les jeux des pompiers de Nashville face à Buck et Eddie. Paraît-il que c’est une compétition pour les meilleurs pompiers. Apparemment, ça attire plein de monde, dont Blythe et Dixie dans le public (en vrai, la présentation de la situation à une inconnue qui passe par là et fait l’erreur de s’asseoir entre elles était plutôt drôle tout en permettant d’expliquer aux gens qui ne regardent pas encore le spin-off ce qu’il en est), mais aussi Cam, qui pour une raison ou une autre, présente les jeux. À deux doigts de nous dire qu’elle les finance, aussi.

Les épreuves ? Bon, elles sont on ne peut plus clichées, on les voit chaque fois qu’il est question d’entraînement des pompiers. Bien sûr, les équipes de Nashville et Los Angeles sont vite les meilleures dans la compétition et il n’y a pas un seul pompier du Texas pour venir nous faire un clin d’œil à Lone Star. Et le pire dans tout ça ? Eh bien, Buck et Eddie finissent par se foutre de la gueule de Ryan et Blue parce qu’ils bossent avec leur père et sont des bébés privilégiés. Ces derniers en viennent ensuite aux mains. C’est nul. NUL. NUUUL.

Franchement, c’est pénible de voir tant d’immaturité. Pour les réconcilier, les scénaristes décident de les faire intervenir à nouveau ensemble : un homme ensanglanté débarque limite au milieu de leur prise de bec et les mène à un accident dans la rue où les pompiers doivent travailler ensemble, au plus vite et sans équipement. Ils sont efficaces, sauvent une vie et la leur, sont géniaux, mais dès que plus personne n’est en danger, hop, ça repart en insultes entre eux.

Putain, c’est insupportable d’avoir des comportements aussi enfantins érigés en exemple ! L’avantage, je suppose, c’est que ça prouve que Ryan et Blue sont vraiment potes désormais… mais… mais… Quel dommage cette compétition ! Cela ne vend pas du tout la franchise comme il faut : autant Ryan et Blue sont bien écrits et loin des clichés des frères qui se détestent en se rencontrant tard dans la vie, autant la compétition avec les autres pompiers donne l’impression qu’il faut être immature pour avoir de l’avenir dans cette série.

De manière prévisible, ni LA, ni Nashville ne gagne à la fin : ils sont ex-aequo et le font en étant en plus super classe. Lorsque le premier de la dernière course tombe à quelques mètres de la ligne d’arrivée, Buck et Ryan prennent ensemble la décision, en un regard, de le faire gagner (et en plus, c’est Carl, le mari de la femme entre Blythe et Dixie) en le portant jusqu’à la victoire. Des vrais pompiers, yeah. Cela permet même à Blythe et Dixie de se faire un câlin… Et ça fait que les deux casernes sont finalement ex-aequo.

Don propose de laisser le nom des deux équipes sur le trophée et ça offre une belle conclusion à l’épisode. Les pompiers acceptent de partager le trophée et une soirée ensemble. C’est encore Cam qui organise la soirée. Blue et Taylor en profitent pour finir ensemble, Cam anime un concours de rodéo, Buck et Ryan finissent ex-aequo en rodéo, Blythe gagne et Dixie… drague Buck ? Oh lala y a rien qui va. Et apparemment, les prochains épisodes sont encore un crossover ? Allons bon, je ne m’y attendais pas et je ne suis pas sûr d’avoir envie de voir ça.

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