Allegiance – S01E04 – IRL – 16/20

On a compris que la série voulait faire dans le social et elle est parfois un peu lourde dans sa manière de faire passer des messages – ici, sur les adolescents. Pour autant, je trouve que l’ensemble est fluide, que c’est pas si mal écrit et surtout que les personnages sont attachants. Le casting est excellent et gère parfaitement ce que les scénaristes veulent faire passer, alors je passe de bons moments devant la série.

Spoilers 

Un homme armé est repéré dans la bibliothèque de la ville.

And no one, absolutely no one should hold it against you.

Le temps passe et chaque fois que je lance un épisode, je me dis que la série serait vraiment parfaite en bingewatching. C’est presque frustrant de la voir à la semaine – et en même temps, la semaine prochaine, je vais prendre du retard dans mes visionnages, je le sais déjà. En attendant, je reste à jour dans mes hebdos et je me lance donc dans le visionnage de cet épisode, parce que malgré l’épisode précédent un peu moins bon, la série me plaît beaucoup et j’ai envie d’en voir plus.

Main armée

J’aime bien le fait qu’au commissariat la journée commence par une réunion des bleus. Cela manque depuis le premier épisode ce genre de scènes où ils partagent un café et font une pause ensemble. Je ne sais pas, dans tous les tafs, les nouveaux s’allient, non ? Ou alors, ils se détestent. Et dans le fond, Grove et Sabrina se moquent de Luke, donc c’est dans l’entre-deux.

Ensuite, Brambilla vient casser l’ambiance de déconne entre bleus en les remettant au travail et en partant faire sa ronde habituelle avec Sabrina. En chemin, ils papotent un peu jusqu’à être interrompus par l’annonce qu’un homme armé a été repéré dans un immeuble du centre-ville. S’il n’y a pas de coup de feu, tous les flics sont aussitôt motivés pour gérer l’évacuation du bâtiment et la sécurité de la zone.

C’est un peu dommage : ça nous ramène une fois de plus Degas dans la salle d’opération, mais je n’ai pas trop compris pourquoi. Elle est enquêtrice, alors pourquoi est-elle tout de suite sur le coup ? Cela manque de quelques précisions dans la hiérarchie globale de la police, mais ça ne m’a pas gâché l’épisode pour autant.

En effet, la tension grimpe vite dans cette journée normale pour Sabrina et Brambilla. Ils croisent Gabinski qui fait un topo sur la situation, puis se lancent dans l’évacuation de la bibliothèque municipale (ou universitaire, remarque ?) prise pour cible par l’homme armé. J’aime bien ce que ça donne, même si les figurants paraissaient deux de tension dans l’évacuation. Je ne sais pas, les flics crient dans une bibliothèque, ça donne envie d’évacuer, en théorie.

Assez vite, tout ça termine en prise d’otage par le type qui a bien une doudoune orange, mais réversible. Il est malin tout de même. Il a aussi un flingue qui est bien particulier : après s’être enfui en voiture volée et avoir provoqué un accident, l’homme s’échappe en laissant son arme derrière lui. Il n’est pas bien malin sérieusement… Mais l’arme offre une perspective effrayante à la police : il s’agit d’une impression 3D d’un flingue.

Grove l’analyse rapidement – parce que c’est la seule scientifique geek de toute la police canadienne apparemment et qu’elle n’a toujours pas besoin de son tuteur, dommage – et met Sabrina et Brambilla sur la piste d’un certain « 53nt1n3l » qui a signé sa création. En cherchant sur le net, elle a trouvé tout un site expliquant comment imprimer l’arme. Publier l’information n’est pas un crime. Imprimer une arme, c’en est un. Les policiers se concentrent donc là-dessus.

J’aime bien la manière dont est construit l’épisode ensuite pour que Sabrina comprenne bien vite qu’un étudiant interrogé le matin même est en fait celui qui a imprimé l’arme, parce que oui, l’arme a été imprimée dans la bibliothèque municipale. Ils sont riches les canadiens. Sabrina, elle, gère bien les interrogatoires, et de mieux en mieux pour une bleue, même. Elle ne fait pas assez d’erreur de débutante pour l’instant à mon goût, mais ça n’empêche que la série est sympathique.

Chantage

Bref, on enchaîne par l’arrestation du type du début d’épisode qui s’était enfui. Luke appelle Sabrina pour se vanter de l’avoir arrêté avec Gabinski, mais il doit tout de même revenir au commissariat parce que son tuteur est attendu au tribunal. Partant de là, Brambilla se retrouve avec deux bleus à gérer et c’est plutôt chouette. Cela permet à Luke de faire ses preuves en interrogatoire aussi.

La série poursuit l’enquête avec l’ado qui a imprimé l’arme qui disparaît de chez lui en volant l’argent de sa mère (elle est cheloue sa mère à téléphoner de devant sa maison là). Dépitée, elle appelle Sabrina pour l’informer de la disparition de son fils et de son inquiétude car ce n’est pas ce qu’il fait habituellement. Bon, après, il a l’habitude d’être beaucoup seul et rejeté de ses camarades apparemment.

C’est donc sans surprise qu’il part en vrille, au fond. Quand on a son point de vue, on comprend qu’il est en fait harcelé et qu’il y a un sacré chantage en cours : il doit payer son harceleur au plus vite car celui-ci menace d’envoyer un message à ses parents avec… on ne sait pas, mais c’est gênant au point qu’Eddie, le gamin, envisage finalement le suicide. Par chance, Grove trace son téléphone et permet à Sabrina et Brambilla de le retrouver au plus vite.

C’est Sabrina qui repère en premier qu’il est sur le toit d’un immeuble, prêt à se jeter dans le vide. Bon, la série abuse un peu : les deux flics ont alors le temps de monter sur le toit de l’immeuble super rapidement et sans que le gamin ne saute pour autant. Il hésite et n’a pas vraiment envie de mourir, j’imagine. Tout ça se termine bien pour lui, avec Brambilla qui parvient à lui sauver la vie.

Bon. Je dis que ça termine bien, mais il reste le problème du chantage : on le menace de publier des photos de lui nu à sa famille, à tous ses camarades et en ligne avec son nom pour l’empêcher de postuler dans de grandes écoles. Mouais. On est en 2024, je ne sais pas si ça fonctionne vraiment un chantage pareil avec toutes les intelligences artificielles qui peuvent créer des fakes et tout… Je ne sais pas, ça me paraît trop violent tout ça.

Reste à déterminer qui fait du chantage à Eddie – et les nouvelles ne sont pas bonnes : Brambilla pense trouver la coupable pour mieux se rendre compte qu’elle est victime elle aussi du même chantage. L’application utilisée pour s’échanger les photos entre eux n’était pas sécurisée, avec un malfaiteur capable de récupérer les données et les photos, d’où le chantage qui suit. C’est triste : les victimes sont des victimes idéales, des adolescents isolés et surveillés pour cela. Il y a tout un réseau à démanteler.

Malheureusement, tout ce que Grove parvient à faire en fin d’épisode, c’est bloquer les mouvements financiers liés aux photos et aux chantages ; sans identifier pour autant la personne qui en est responsable. Eh, j’accuserais bien doudoune orange du début d’épisode, moi, mais je crois que la série fait exprès de laisser l’intrigue ouverte pour que ça nous torture un peu. Ils font trop de drama autour de cette intrigue d’ados qui s’envoient des nudes quand c’est malheureusement devenu quelque chose de bien trop courant pour que j’arrive à compatir à 100%. Je suis sans cœur, je crois.

J’ai en revanche trouvé vachement intéressant le fait que les photos peuvent être tracées un peu partout sur Internet par des spécialistes Interpol. Les acteurs jouant les rôles secondaires de l’épisode sont bons, et j’aurais aimé que ça termine par un couple d’adolescents qui réussissent au moins à se parler et arrêter de se sentir seuls – tirer du positif de leur expérience hyper négative. À la place, on aura juste Sabrina qui nous fera la leçon en rassurant Eddie : personne ne devrait tenir rigueur à Eddie du fait qu’il se retrouve victime de la fuite de ses nudes… Leçon retenue, pas vrai ? C’est un brin naïf, même si c’est évidemment ma position aussi.

Ajeet

Comme toujours, il y a en parallèle une enquête en fil rouge autour de l’accusation de trahison de la part d’Ajeet. Ainsi, l’épisode commence par Sabrina qui cherche à gérer le cas de son père. Elle le fait en parlant avec Max qui insiste sur le fait qu’ils ont finalement assez peu de choses pour retenir son père en prison. Avant ça, on a tout de même quelques phrases à la radio pour nous montrer la montée des discours extrêmes au Canada – ouais, au Canada aussi.

C’est ce qui inquiète particulièrement Max, en fait : l’impression que la Couronne fait tout pour que le ministre Sohal soit un traître à cause de ses origines. On lui retire même, selon lui, la présomption d’innocence. Si la scène est intéressante et fait très legal drama, je trouve tout de même qu’elle tombe comme un cheveu sur la soupe dans cet épisode. On n’a pas tellement eu de drama judiciaire dans les premiers épisodes.

En plus, tout ça mène Max à la réussite de son plan : il parvient à convaincre le juge de faire en sorte que le ministre soit partiellement libéré et assigné à résidence. Le truc, c’est qu’une fois de plus Ajeet n’en fait qu’à sa tête : il refuse de rentrer chez lui et donner l’impression au public qu’il profite d’un avantage dû à sa position. Il est un peu relou, à force, même si j’aime bien son éthique politique depuis quatre épisodes.

Ce n’est pas le cas de sa fille, toutefois, et elle tente donc de le convaincre en fin d’épisode de rentrer à la maison au moins pour raison familiale. Dommage qu’il ne le sente pas comme ça, lui. Pauvre Sabrina – heureusement qu’elle a toujours sa meilleure amie pour s’occuper d’elle et l’emmener faire la fête en vrai. Sabrina en a besoin et danse toute la nuit, enfilant les shots et ignorant les appels de son frère. C’est un drôle de cliffhanger… curieux de voir ce que la série proposera au prochain épisode pour justifier cet appel à l’aide du frère de l’héroïne.

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Resident Alien – S03E03 – 141 seconds – 18/20

C’est une série au ton bien particulier et à l’humour hyper décalé, mais bordel, qu’est-ce qu’elle est forte aussi pour nous faire accrocher à ses personnages et être tristes pour eux de manière totalement inattendue parfois. En plus, l’intrigue avance vraiment vite comme il ne reste déjà plus que cinq épisodes à cette saison (c’est bien trop court), alors c’est un épisode complet, avec toute la gamme des émotions.

Spoilers

Kate et Ben préparent le voyage à Yellowstone avec Max… et Harry qui s’incruste.

At least, let me remember this time. Please, let me remember !

Yellowstone

Quel étrange début d’épisode. J’étais à peu près sûr que Kate rêvait de sa petite fille, mais non : il s’agissait d’une autre nuit où elle était enlevée par les extra-terrestres. Ceux-ci ont donc créé toute une nurserie dans leur vaisseau pour que Kate puisse s’occuper un peu de sa fille. Elles sont vite séparées, malheureusement, et Kate a beau supplier, les Gris ne lui laissent pas se rappeler de son bébé à son réveil.

La voilà donc qui se retrouve à préparer son voyage à Yellowstone, un voyage que Max a du mal à comprendre : il considère que ses parents sont fous parce qu’ils prévoient d’aller là-bas en plein hiver. De son côté, Harry ne comprend pas le problème des humains autour d’eux : ils ont tous peur de mourir et oublient qu’ils doivent se battre pour survivre. Certes. On aime bien vivre et on préfère éviter de se faire tuer par un extra-terrestre.

Bref, toujours est-il qu’il apprend par Asta que Ben et sa famille ont prévu un voyage à Yellowstone. Il fait aussitôt le lien avec les Gris et trouve toutes les excuses possibles pour les accompagner – il n’a donc aucune excuse et est surtout marrant dans sa manière de s’incruster.

Rapidement, la famille et le médecin extraterrestre arrivent donc à Yellowstone. Pendant que les parents s’enregistrent à l’hôtel, Max cherche à en savoir plus sur le plan d’Harry. Il sent bien qu’il y a quelque chose à savoir, parce qu’il n’est pas totalement débile. Harry s’y refuse et je trouve que l’épisode perd du temps avec le gag plus qu’autre chose.

Durant la nuit, Kate est réveillée par des pleurs de bébé qu’elle pense venir de la chambre d’à côté… mais on sait bien que c’est autre chose. L’instinct maternel est puissant apparemment. Le problème, c’est que dans la chambre à côté, il y a Harry, qui se fait faire une manucure et qui débarque le lendemain matin dans la chambre du maire pour tenter d’en savoir plus sur ce qu’ils vivent durant la nuit. Une chose est sûre : ils ne passent pas la meilleure des journées, parce qu’une tempête de neige a chassé tout le personnel de l’hôtel ou presque.

Alors qu’ils font tout de même les touristes à Yellowstone, Harry comprend que Ben est attiré sur place pour visiter une entreprise, dont le logo l’obsède très clairement. Il décide d’aller mener une planque le soir-même devant l’entreprise ; et il est encore surpris que Max le suive et l’espionne pendant qu’il fait ça. C’était tellement obligé, pourtant. En plus, c’est une excellente chose pour lui : Harry découvre qu’il y a un portail vers le vaisseau Gris dans l’entreprise et est à deux doigts de se faire griller par un de ses ennemis lorsque Max arrive à temps pour lui sauver la mise. Que ferait Harry sans Max ?

Pas grand-chose, probablement. En attendant, il essaie de comprendre le plan des Gris qui semble avoir plusieurs décennies d’avance quand on voit la taille de la grotte qu’ils creusent. On a sûrement là un élément-clé pour la suite, mais on ne sait pas encore à quoi il sert : Harry finit par comprendre que les Gris veulent utiliser en fait l’eau qu’ils y trouvent pour la diriger vers le cœur du Yellowstone et provoquer une éruption gigantesque qui pourrait détruire le monde – ou au moins les USA, en vrai !

Les scénaristes préfèrent enchaîner sur l’un des pires gags possibles avec Ben qui fout une tortue au micro-ondes par erreur, alors que Kate est toujours obsédée par des pleurs de bébé. Elle entend un bébé à travers l’hôtel et finit par trouver dans quelle chambre il est : elle supplie alors la mère de porter le bébé. C’est juste atroce. On passe d’un coup de l’humour à de l’émotion bien trop forte.

Patience

Au commissariat, Mike et Liv continuent d’enquêter sur la photo qu’ils ont, prise avant le meurtre du chasseur d’extraterrestres. Pas de bol pour eux, c’est tout ce qu’ils ont maintenant qu’ils savent qu’ils n’ont pas d’empreinte. Cela mène à un bon humour lorsque Liv suggère d’appeler celle qui est désormais son ex pour avoir ses ressources avec les agences américaines bien au-dessus d’eux.

Et alors qu’elle explique à l’ex que Mike est horny au lieu d’happy, Liv n’est pas prête pour ce qui suit : Judy débarque au commissariat pour présenter à Mike sa mère. Ben oui, elle ne compte pas le lâcher maintenant qu’elle a couché avec lui. C’est exceptionnel. Judy enchaîne avec une journée au bar – meilleur karaoké ever – ce qui est une bonne idée : ça lui permet de croiser à nouveau Liv, mais cette fois seule à seule.

Liv se rend au bar pour interroger D’Arcy sur la photo. Cela nous donne une Judy qui est toujours folle amoureuse d’Harry et une D’Arcy qui s’enfuit de manière très discrète parce qu’elle a reconnu Harry. Elle se rend aussitôt auprès d’Asta, croisant au passage Jay. Ben oui, Jay vient prendre quelques nouvelles de sa mère biologique. Elle sait bien que son rencard n’était pas terrible, mais elle se prend encore un refus de la part d’Asta quand elle l’invite à sortir passer un peu de temps ensemble. J’ai de la peine pour Jay à ce stade.

J’en ai aussi pour Asta qui se fait exploser son portable par D’Arcy sans vraie raison valable – l’humour de cette série est particulier, mais j’adore. En tout cas, les deux amies se lancent dans une expédition très amusante où elles décident de brûler toutes les chemises à carreaux d’Harry, parce que bon, la police pourrait faire un lien avec la photographie en noir & blanc qu’ils ont. Pourtant, les flics sont occupés ailleurs – entre la vie perso de Mike qui déborde sur les heures de travail et celle de Liv occupée à cuisiner en uniforme sur insta et se faire défoncer par la presse, autant dire qu’ils sont… débordés, oui, c’est le mot. À l’inverse, Asta et D’Arcy n’ont clairement rien à faire car elles passent la soirée à tout brûler et faire la vaisselle pour éviter que la police ne trouve de l’ADN de chasseur d’aliens chez Harry. Elles y vont fort.

Heureusement, le père d’Asta est là pour calmer un peu sa fille et lui faire prendre conscience qu’elle en fait peut-être un peu trop. En parallèle, Harry comprend qu’il doit se débarrasser de Judy, et ce n’est pas si simple. Il essaie de lui parler « à l’arrière du bar », ce qu’elle comprend être autre chose, c’est sûr et certain. Pourtant, son but est juste de lui dire qu’il ne veut pas aller à son dîner d’anniversaire et la larguer. J’ai tellement de peine pour Judy, en vrai, elle s’était déjà fait le film de sa vie avec Mike. Allez, joyeux anniversaire. Heureusement, Judy a toujours D’Arcy. Depuis quand est-ce qu’on aime assez Judy pour avoir de la peine pour elle ? Ces scénaristes sont trop forts !

Dans le même genre, Liv croise sa grand-mère et découvre que c’est elle la source anonyme de la presse qui a décidé de la descendre en flèche dans la presse. La pauvre. Elle craque totalement alors même qu’ils avancent enfin dans leur enquête.

Conclusion

La conclusion de l’épisode réunit alors les deux intrigues au diner : Harry explique à Asta et D’Arcy ce qu’il a découvert. Les humains sont terrifiés à l’idée de la destruction de la Terre par les Gris, mais Harry leur jure qu’il fera tout son possible pour les empêcher de mener à bien ce plan. Reste le problème que Yellowstone est un vrai souci dont on devrait tous se préoccuper parce que ça explosera un jour.

Il y a là de quoi remettre en perspective la tristesse de l’épisode, hein. C’est le cycle naturel de la vie, bien sûr. N’empêche qu’Asta décide alors de passer la soirée avec Jay plutôt que de bosser, que D’Arcy fait son possible pour consoler Judy pour son anniversaire, que Ben et Kate sont heureux en famille malgré tout (mouais, c’est un sacré raccourci) et que Mike fait danser Liv pour lui redonner le sourire.

Bref, tout est bien qui pourrait finir bien – si Harry n’était pas soudainement poursuivi par la justice intergalactique parce qu’il n’a pas honoré son contrat avec les Gris qui devait le faire quitter la Terre. Oupsie.

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The Rookie – S06E02 – The Hammer – 13/20

Je dois dire que je suis assez déçu par l’épisode, même s’il commençait par une excellente scène. Il ne pouvait pas en être autrement de toute manière, il est question du mariage d’un couple qui n’a rien à faire ensemble à mes yeux, même si les scénaristes forcent autant qu’ils peuvent depuis deux saisons. Bon, il y a quelques points positifs, mais j’ai trop l’impression qu’on passe à côté d’intrigues qui auraient pu être excellentes pour… ça. Et c’est décevant pour un 100e épisode (déjà ?).

Spoilers

Le mariage de Nolan et Bailey approchent.

Les points forts :

– Ils ont osé ! La première scène de l’épisode fait revenir Zander Hawley, le fils d’un créateur de la série, pour nous chanter une nouvelle version de « Arrest me, but make it sexy ». J’ai reconnu la maison avant même que la porte de garage ne s’ouvre et je suis juste absolument fan de cette chanson. C’est incroyable. Le gag est brillant, introduire Grey dans la boucle, et le gospel, et… Non, sérieux, c’est brillant. Et puis bon, la scène en elle-même, avec ce chanteur incroyable ! Il aurait même fallu qu’on nous remette la chanson à la fin, en vrai, pendant le mariage, ça aurait été justifié puisque Grey a vu la vidéo.

– Le générique qui fait savoir que c’est le 100e épisode de manière presque subliminale… J’aime beaucoup, c’est un excellent début, tout simpelement.

– Celina bosse avec Nyla comme Nolan est sur le point de se marier, c’est top. Je m’attendais à ce que Nyla renfile l’uniforme, mais non, elle reste détective malgré tout. C’était chouette de voir Celina en salle d’interrogatoire, en tout cas.

– Wesley et John découvrent que Monica est l’avocate d’Oscar. Que ce dernier porte plainte contre John ? Je veux bien que ce ne soit pas exceptionnel, mais je trouve ça étonnamment réaliste.

– Angela qui s’éclate à suivre les disputes à demi-mots de Lucy et Tim, c’est top à voir.

– Le rapprochement Celina et Aaron est top, surtout que c’est crédible de les voir faire face au choc post-traumatique ; le fait que Nyla s’en inquiète est très sympathique à voir. Dégoûté qu’Aaron se prenne un râteau, en revanche, mais Celina fait le bon choix.

– Le détecteur de mensonge pour Tim et Lucy, c’est un petit peu trop comme idée. Que ça révèle que Tim ne veut pas que Lucy soit sous couverture ? C’est terrible.

– La conversation Angela/Nyla et James/Wesley au mariage ? C’est juste exceptionnel qu’une série prenne le temps de se moquer comme ça de nos conventions un peu nazes. Ceci étant dit, la robe de Bailey était super belle !

– La piste de danse du mariage, j’aime beaucoup.

Les points faibles :

– Il me semble que « Arrest me, but make it sexy » n’est toujours pas disponible en ligne.

– Bailey est sur le point de se marier avec Nolan et décide de commencer par un mensonge en ne lui disant pas que son fils est en galère pour venir au mariage ? Et Nolan ment en ne disant pas qu’il retourne bosser la veille de son mariage ?

– Dans quel monde Randy est-il accepté dans la chambre d’ami de Nolan ? Qui laisse traîner su la table de salon les deux bagues de mariage ? Ils ne font que demander les problèmes et ils les méritent.

– Lucy et Tim s’engueulent, ce n’est pas top à voir. Oui, malgré Angela.

– L’intrigue autour de « The Hammer » (le Marteau, donc), qui aime se battre contre les flics et se retrouve à se battre contre Tim ? C’est du grand n’importe quoi, jamais de la vie un flic accepterait de se battre, surtout que Tim le fait pour récupérer la bague de Bailey, sérieusement. Le combat de catch est amusant, certes, mais était-ce vraiment nécessaire ?

– Quel genre de mariage déraille autant et si vite ? Le fils n’est pas là, John est obligé d’arrêter un DJ qu’il n’a clairement jamais rencontré avant son mariage, le fleuriste balance les fleurs à un autre client, le gâteau est à la noix de coco alors que John est allergique, ils n’ont personne pour les marier à cause d’un embouteillage… Sincèrement, je croyais que Bailey était une superhéroïne capable d’être partout à la fois et de tout organiser super simplement ? Et Nolan ne se rend pas compte de l’absence de son fils avant le matin même ? Les scénaristes ne paient pas l’acteur qui joue le frère de Nolan ?

– Le mariage en lui-même n’était pas dingue, je trouve. Je ne sais pas, ils ont eu plusieurs mois pour le préparer et on se retrouve avec un truc bâclé (rushé, vraiment) en quelques minutes et des vœux de mariage vraiment nazes.

– Est-ce que la femme de Grey est en train de se transformer en ma nouvelle Bailey ? J’ai l’impression que les scénaristes forcent sur sa présence à chaque fois.

– Personne pour mentionner la mort de West une fois de plus. Je sais, c’est un mariage, c’est un moment joyeux, mais… comment peuvent-ils oublier de le mentionner, surtout pour un 100e épisode ? Ils méritent que ça se termine mal pour Celina. John mérite de ne pas savourer son mariage… Seulement, j’aurais préféré que l’épisode se termine autrement que par la disparition de Celina, sincèrement.

– Lucy en première ligne lorsqu’ils sont à la recherche de Celina ? Aucun autre flic en uniforme ? Les mecs tous en chemises blanches visibles à trois kilomètres ? Quoi, tous les gens au mariage sont les seuls flics de la ville ou bien ? Et John défenestre un type ?

– La fin de l’épisode… Non mais y a rien qui va avec ce couple ! Et John n’a même pas échangé un mot avec son fils ? Tu parles d’un centième épisode.

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NCIS Hawai’i – S03E03 – Licence to Thrill – 13/20

C’est beau comme c’est le genre d’épisodes où l’enquête est totalement inintéressante et mérite d’être mise de côté au profit des personnages. Franchement, j’ai passé un bon moment à voir les personnages (et les acteurs !) s’éclater, c’était fun, mais je n’ai aucune idée de ce qu’était l’enquête. Tant pis, hein. En revanche, difficile de pardonner l’absence de Lucy, non expliquée et alors que la saison est sacrément raccourcie cette année !

Spoilers

Les agents enquêtent sur un vol d’argent effectué par des pros en motocross.

Sensations fortes

Les Power Rangers sont de sortie dans cet épisode, avec des motards qui volent la recharge de fonds d’une banque avant de se séparer. On sent tout de suite que la police fait le mauvais choix en suivant un seul des motards qui aura clairement les mains vides. Et ça tombe bien pour lui : ça lui permet de s’enfuir en sautant d’une falaise pour atterrir dans la mer et avoir droit à un petit tour en jet-ski. C’est une course poursuite vraiment sympathique, qui force le respect et permet à tous les agents sur l’affaire – du NCIS comme du FBI – d’être impressionnés.

Ils le sont encore plus quand Ernie se débrouille pour relier ce casse à d’autres cas internationaux plein de cascades et qu’ils retrouvent le lieu de livraison des motocross : un stade dans lequel il y a une réunion de mobylettes et de cascadeurs sur motocross. C’est l’occasion pour les scénaristes de nous dire que Jesse est un grand fan, évidemment, mais pas suffisamment pour être au courant de l’arrivée d’autant de cascadeurs d’un coup.

Allez, on va ignorer le problème et adorer le voir être un fanboy (moins quand il fait sa crise de la quarantaine là), à peu près autant que j’ai aimé Kate se fondre dans le décor. Par contre… Ne pas nous expliquer l’absence de Lucy sur un épisode qui semblait écrit pour elle ? C’est trop dommage de faire ça sans elle, je l’imagine tellement sur une mobylette ! Et puis, oui, c’était amusant de voir Kate comme ça, mais c’est dommage que ça se fasse sans que Lucy n’intervienne.

J’étais aussi surpris que ce soit Jesse qui termine sous couverture à faire du surf. De mémoire, Kai maîtrisait ce sport aussi, non ? En tout cas, les cascades étaient plutôt impressionnantes – même si courtes – et… ça faisait du bien au sex-appeal de l’acteur de se débarrasser de son look habituel ? Pardon, mais faut bien le dire. L’acteur a l’occasion de s’éclater et ça fait plaisir à voir, même si c’était parfois un peu long, notamment lorsqu’il était question de faire atterrir un avion. On savait très bien qu’il y arriverait, c’est le troisième épisode de la saison, il n’allait pas mourir comme ça, tout de même !

Tout ça me fait perdre de vue l’enquête de l’épisode, mais il faut bien reconnaître qu’elle n’était pas grandiose. Bref, tout est bien qui finit bien de toute manière.

Sam

Les scénaristes ne savent toujours pas quoi faire de Sam. Certes, maintenant, ils s’en amusent à en faire un prof qui utilise une agrafeuse, mais je continue de me demander ce qu’il fait là. Il y aurait des manières plus fluides de se servir d’un acteur – et de ce personnage ! On nous en fait tout un mystère en plus… Mais je m’en fous ? On apprend au moins qu’à Los Angeles, le NCIS continue de bosser comme avant ; et j’ai bien aimé le fait que ça permette de voir comment ça se passe hors de la salle de conférence.

Jane m’a amusé à mener son enquête pour finalement la voir débarquer en plein séminaire de Sam. Reste qu’on ne sait toujours pas ce qu’il fait là et que, comme Jane, on ne peut que se douter qu’il est là sous couverture. Mais pourquoi au juste ? Mystère.

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