Savoir ce qu’est un bon leader (grâce à LOST)

Invite de rédaction Bloganuary
Qu’est-ce qui fait un bon leader ?

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui encore, j’ai décidé de détourner le sujet du jour : on s’éloigne un peu de la question générale pour se pencher plus précisément sur les séries, et sur une en particulier : qu’est-ce qui fait un bon leader dans LOST ? Pourquoi cette série et pas une autre ? À la base, j’allais parler de Buffy, mais en vrai, ce n’est une question centrale que dans la saison 7 là où ça fait partie de l’ADN de LOST. Et puis, je ne sais pas, j’avais envie de me replonger dans une série que j’ai adorée, mais que j’ai finalement peu revu. Bref, faisons le tour des leaders de la série :

Vous vous souvenez probablement de John Locke, l’homme mystérieux dont on découvre avec surprise le handicap et qui croyait fermement en l’île et en sa mission ? Il incarne parfaitement la première qualité d’un bon leader : une vision claire. Locke avait une vision profonde de l’île et il a su convaincre d’autres survivants de suivre sa vision, même lorsque cela semblait irrationnel. Mais c’est aussi ce qui le disqualifie à mes yeux : faire dans le mystique et vouloir uniquement persuader sans user d’un peu de raison, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres.

Durant toute la série, Locke s’oppose bien sûr à Jack Shephard. Lui, il nous montre l’importance de la communication efficace. Il était souvent le leader de facto du groupe et savait comment communiquer clairement et prendre des décisions difficiles tout en écoutant les opinions des autres. Un leader qui sait écouter est un leader qui inspire la confiance. Il est présenté comme le héros et à l’époque, j’étais le plus souvent de son côté. Je pense que maintenant que je suis adulte, ce serait moins ma came, par contre, parce que les belles paroles, c’est bien, mais il vendait beaucoup de vent, tout de même.

Bon, mais qui alors ? L’empathie est une qualité essentielle pour un bon leader, et Hurley en est un exemple parfait. Il se souciait de ses compagnons et était toujours là pour les soutenir. Cette capacité à ressentir et comprendre les préoccupations des autres renforce le sentiment de communauté, et ce n’est pas pour rien que les scénaristes insistaient autant sur son rôle – il est le point d’union de plein de survivants, le bon pote qu’on veut satisfaire et qui suit toujours les preneurs de décisions… Mais peut-être que c’est à lui qu’il faut demander de les prendre, justement. C’est plus ou moins ce vers quoi la série se dirige…

Mais je crois que le meilleur leader dans la série, ça restait Juliet. Elle savait gérer et allier ces différentes qualités, tout en s’effaçant. Elle se plaçait souvent en seconde – derrière Ben, derrière Jack, derrière Sawyer – mais eh, elle était la leader parfaite, en vrai. De toute manière, LOST est une série qui prend un coup de vieux quand on s’attaque un peu à l’angle féministe et qu’on se rend compte du traitement douteux d’un bon nombre de personnages féminins.

N’empêche que LOST nous offrait plein de leaders aux caractéristiques uniques, chacun illustrant des qualités essentielles pour un bon leader. Peut-être que la meilleure conclusion à en retenir est toutefois qu’ils n’étaient jamais aussi efficaces que quand ils se mettaient à bosser ensemble pour atteindre un objectif commun, non ?

C’était aussi la conclusion de The 100, autre série pleine de leaders. Tss. Encore un genre de série qui me manque dernièrement, ça, les gros castings de survivants face à l’extrême !

Réinventons la diffusion des séries, non ?

Invite de rédaction Bloganuary
Si vous pouviez réinventer quelque chose, de quoi s’agirait-il ?

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je n’ai pas trop besoin de détourner le sujet du jour pour répondre : je vais simplement l’orienter du côté des séries. Et le faire en trois parties, déformation professionnelle oblige :

Tout d’abord, si je devais réinventer quelque chose que j’ai déjà créé, je penserais en premier lieu au Bingo Séries. Eh oui. C’est un jeu que j’ai imaginé, je sais, mais bordel, 20 points, ça me paraît beaucoup trop aujourd’hui. Je pourrais le réinventer en le simplifiant. En réduisant le nombre de points dans la grille, on pourrait la remplir plus rapidement et peut-être réussir à gagner à nouveau. Cela rendrait le jeu encore plus amusant et accessible… Mais ça ferait de moi un mauvais perdant, je crois ?

Ensuite, si je devais choisir quelque chose inventé par quelqu’un d’autre mais qu’il faudrait réinventer en 2024, ce serait sans aucune hésitation La Trilogie du Samedi. Cette émission de télévision diffusait des séries à l’américaine en France, et c’était une idée brillante de réunir trois épisodes en une soirée, en visant trois séries plaisant au même public. Un bon compromis entre la diffusion américaine et la diffusion française, en fait.

Bien sûr, le samedi n’est peut-être pas le jour idéal pour les adultes, mais l’idée de l’attente du samedi soir pour regarder un épisode était vraiment cool. Réinventer cette expérience en l’adaptant à la vie moderne serait une excellente idée.

Enfin, si je pouvais réinventer quelque chose qui n’a pas encore été créé, bien qu’on reste sur la même idée en fait, ce serait le mode de diffusion des séries en France. Actuellement, les séries sont éparpillées sur une multitude de services de streaming, ce qui rend difficile le suivi de toutes les nouveautés. De plus, les décalages avec les États-Unis empêchent souvent de discuter des épisodes en temps réel. Regardez mon retard un peu partout ! Je rêverais d’une diffusion régulière, peut-être à raison de deux épisodes par semaine, pour permettre aux fans de se plonger dans une série sans être submergés. Il est temps de mettre fin à la surproduction de séries et de privilégier la qualité sur la quantité. Avec une seule plateforme pour tous. Et gratuites, en plus. Marre du streaming illégal, marre des plateformes qui se prennent pour des chaînes payantes !

Ouais, je suis de bonne humeur dès le matin, je sais.

One Piece – S01E08 – Worst in the East – 20/20

Ouais, je surnote un peu, mais je refuse de faire la fine-bouche. Cet épisode vient très bien conclure la saison et réussit à donner un goût d’achèvement là où le manga continuait encore et encore sans forcément donner ce sentiment de conclusion. L’adaptation est vraiment maîtrisée, et ça me fait plaisir de mettre une dernière bonne note en attendant la saison 2.

Spoilers

Il est temps de venger Nami – et de faire face aux marines.


That’s not a fight, that’s a massacre.

Incroyable, j’arrive enfin à la fin de cette saison ? La saison 2 va être beaucoup trop longue à venir, franchement, et pourtant j’ai fait durer autant que possible mon visionnage de cette saison 1. Désolé à ceux qui auraient voulu les critiques plus rapidement que ça, d’ailleurs !

Arlong Park

Le début d’épisode revient en arrière un peu pour rien, je trouve. Nous y voyons Nami se faire tatouer par Arlong et on nous rappelle la promesse du pirate qui était de libérer le village en échange des cartes de Nami et de cent millions de berrys. On le sait, c’est littéralement le contenu de l’épisode précédent. À la rigueur, la scène y aurait été bienvenue, surtout vu le titre de l’épisode 7 !, à ce moment-là.

Bon, elle est gardée pour le final afin de nous remettre tout de suite les enjeux, mais je ne sais pas, j’ai trouvé ça étrange comme construction. Juste après ce flashback, nous voyons l’équipage de Luffy débarquer pour venir en aide au village de Nami qui vient de se faire cramer par Arlong. Sanji est choqué de la cruauté du pirate, mais Nami explique qu’Arlong voulait punir les villageois et la punir elle. Les punir de quoi au juste ? D’exister.

C’est révoltant et il n’est donc pas étonnant que le village soit enfin décidé à se révolter pour aller tuer Arlong. Nami s’y refuse toutefois, préférant clairement gérer la chose toute seule. Elle a toutefois demander l’aide de Luffy et c’est tout l’équipage qui prend cette mission à cœur désormais. Nous suivons donc nos héros qui débarquent à Arlong Park pour venir à bout des hommes poissons ; Cela permet de très jolies scènes d’action, mais aussi un peu d’humour en cours de route, parce que le scénario est bien écrit. J’ai beaucoup aimé.

Bien sûr, il fallait que ça traîne un peu en longueur aussi : Nami emmène Luffy dans la salle des cartes pour récupérer celle de Grand Line, mais elle en profite pour lui dire qu’elle a été enchaînée jusqu’à ses douze ans. Arlong finit par les retrouver sur place et ça mène forcément à un long monologue de sa part, histoire d’expliquer à Nami qu’elle est stupide et qu’il s’est servi d’elle. J’ai surtout apprécié la fin du monologue, cela dit : Arlong demande à Luffy comment il compte se servir de Nami. Le truc, c’est que Nami n’est pas une chose qu’on peut utiliser, c’est une humaine avec des rêves. Et voir qu’on peut faire ça à un de ses amis, ça énerve Luffy.

En vrai, personne n’a envie d’énerver Luffy. C’est toujours une mauvaise idée. Bon, le combat a ensuite quelques longueurs, mais j’ai beaucoup aimé la stratégie de Luffy. À défaut de pouvoir lui arracher définitivement les dents qui repoussent toujours, Luffy décide de blesser Arlong en détruisant tout ce qu’il a construit. J’ai beaucoup aimé comment la mise en scène nous montre simplement les piliers porteurs de l’édifice principal d’Arlong Park être détruit.

De son côté, Usopp s’attire la haine d’un membre de l’équipage en visant sa tête. Il se retrouve à devoir fuir dans la forêt. J’ai beaucoup aimé l’action proposée. Et puis, c’est toujours bien de voir qu’un personnage lâche peut être héroïque malgré tout. Bon, son héroïsme consiste à se faire passer pour mort avant d’utiliser une petite bille pour exploser une bouteille d’alcool et cramer au passage un homme-poisson.

Bien sûr, Sanji et Zoro ne sont pas en reste. On retrouve ce que je reproche souvent au manga : les personnages se séparent et se retrouvent à devoir se battre chacun contre un adversaire. Inévitablement, cela fait beaucoup de monde et souvent beaucoup de pages à lire pour avancer un peu. L’avantage de l’adaptation, c’est qu’on sait qu’un épisode suffit à se débarrasser de ces longueurs.

On voit donc Zoro être affaibli par sa blessure mais se battre quand même, on les voit prendre la décision de restaurer la tête de Baggy à son corps pour que ce clown les abandonne plus vite (vraiment, Jeff Ward est excellent dans ce rôle) et on voit, bien sûr, des combats compliqués. Tout est évidemment bien qui finit bien, avec évidemment Usopp et Nami qui rejoignent Sanji et Zoro à temps pour la fin du combat – et surtout pour voir l’édifice principal d’Arlong Park être détruit par Luffy.

Ils craignent tout de même pour sa survie, logique, mais bon… Luffy survit. Cela aurait pu faire un bon cliffhanger de saison, en vrai. Cela dit, ça aurait été dommage de se passer des fortes émotions qui suivent : Luffy déclare que Nami est leur amie et qu’elle fait partie de leur équipage désormais. C’était beau et ça permet pas mal d’émotions après de l’action et de bons gags (Sanji qui essaie d’avoir un câlin de Nami, par exemple). Tout est bien qui finit bien, en théorie, surtout que même Luffy finit par approuver les mensonges d’Usopp qui se dit essentiel à la victoire contre Arlong Park.

Marines

Seulement, ce serait trop simple et oublier une grosse partie du fil rouge. Pendant ce temps, du côté de la marine, nous retrouvons le capitaine qui vient de voler l’argent de Nami. Il est convoqué par Garp qui cherche à savoir ce qu’il se passe exactement sur l’archipel. Sans trop de surprise, le capitaine ment autant que possible pour se couvrir et met tout sur le dos de Luffy. C’est une mauvaise idée car il le fait en présence des cadets qui prennent aussitôt la défense de Luffy.

Malgré tout, Garp décide d’aller chercher Luffy dans le village de Nami. Oh, Kobby et son nouveau meilleur ami refusent bien de suivre les ordres donnés par Garp, mais ça n’empêche pas tout le reste des marines de faire ce qu’on leur demande. Ils prennent en joug tout l’équipage de Luffy, laissant donc Luffy se battre seul contre Garp. Ce dernier est sacrément puissant, mais même s’il met à terre Luffy plus d’une fois, il ne parvient pas à le faire changer d’avis.

L’entêtement de Luffy est genre sa première caractéristique : Luffy refuse de se soumettre et affirme qu’il sera toujours pirate, riant au passage comme Gold Roger. Il n’en faut pas plus pour que Garp comprenne que c’est un combat perdu d’avance. Le grand-père décide donc de laisser s’en aller Luffy et son équipage. Oh, ça ne plaît pas à tous les marines présents, mais un petit coup de bâton de Nami suffit à faire taire le connard qui lui a volé son trésor, Nezumi. C’était un minimum.

Happy end. Ends.

On peut se diriger alors vers un happy end qui traîne un peu trop en longueur à mon goût. On y voit Nami se recueillir sur la tombe de sa mère et sa sœur lui expliquer que sa mère est forcément fière d’elle. On découvre aussi que Nami a changé de tatouage pour en avoir un qui ressemble désormais à celui de sa sœur.

De ce happy end, on retiendra aussi que la série veut nous remettre à la mode les mandarines, hein. Bon, et les avis de recherche. J’ai trouvé très cool de voir Kobby apporter à Luffy son avis de recherche : Nezumi se venge en faisant de Luffy un homme recherché par la marine, mais c’est exactement ce que Luffy voulait. Il m’a fait délirer Luffy, et ça m’a privé des moments d’émotions des adieux avec Kobby.

Cela dit, la fin de saison est une vraie réussite : tous les personnages découvrent l’avis de recherche de Luffy – et Usopp est heureux de voir qu’il y a son dos sur l’affiche aussi. Zoro leur fait prendre conscience que ça complique un peu les choses pour eux : désormais, tous les chasseurs de prime seront après eux. Effectivement. On voit donc Baggy vouloir les tuer, mais ce n’est pas le seul. Tous les personnages secondaires de la saison découvrent l’affiche, ce qui est un clin d’œil très sympa.

On pourrait croire que la série s’arrêtera là-dessus, mais non, toujours pas. En fait, ça n’en finit pas et c’est horrible, parce qu’on sait qu’on va les quitter, on n’en a pas envie mais on finit quand même par se dire qu’il va être temps d’y mettre fin. Ainsi, on voit Kobby et son nouvel ami devenir vraiment des marines qui seront formés par Garp ; on voit Mihawk prévenir le mentor de Luffy de ce qu’est devenu son poulain, on voit des pirates qui en veulent à la peau de Luffy, bordel, tellement de choses restent à évoquer en saison 2 ! C’est un univers vaste…

Pour autant, la dernière scène sur le bateau de Luffy était nécessaire : les mandarines sur le pont pour Nami, le drapeau pirate enfin avec un chapeau de paille pour les cris de joie de Luffy (bordel, ces cris de joie, ça fait du bien !) et la cérémonie sur le tonneau sont de très bonnes touches. C’est une belle aventure qui vient de commencer. L’ajout de cette cérémonie est une vraie bonne idée, avec chaque fois un flashback sur l’enfance d’un personnage au moment d’évoquer son rêve. Non, vraiment, c’est simple comme tout et c’est beau.

Et bien sûr, la saison termine sur quelques références à la suite, que ce soit cette rivière remontant une montagne ou ce cigare écrasé sur l’affiche de Luffy. J’ai beaucoup trop hâte de voir comment tout sera mis en scène et adapté !

En bref

Quand j’ai lu que One Piece allait être adapté en série, je n’en avais rien à carrer : je ne lisais pas encore les mangas et je pensais que ça n’allait pas être pour moi. Et puis, je suis tombé dans les mangas parce qu’un élève m’a demandé de lire le premier – et je savais bien que je n’allais pas m’arrêter là. Un an plus tard, je termine la saison 1 de l’adaptation avec le smile. Franchement, la série est à la hauteur du manga, surtout qu’elle en diminue certains défauts avec ce qui semble être de la facilité mais qui a dû demander un travail de dingue sur le scénario.

Les personnages sont respectés, les dynamiques bien adaptées, les intrigues parfois simplifiées, mais avec efficacité. L’univers est super large, pourtant, la série mène son bateau sans problème le long de flots qui ne sont pas tranquilles du tout. Les principaux écueils sont évités et j’adore tout simplement le voyage qu’on nous propose dans cette saison 1.

J’attends avec impatience la saison 2, mais ouais, il y a de fortes chances que je la fasse durer autant que la saison 1 quand je finirai par la voir !

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One Piece – S01E07 – The Girl with the Sawfish Tattoo – 17/20

Ce n’est pas mon arc préféré qui est adapté ici et j’ai trouvé que, bizarrement, on n’avait pas assez de flashbacks pour rendre pleinement justice à l’histoire du manga. Cela n’empêche pas l’épisode de retomber sur ses pieds avec beaucoup d’agilité et une force de frappe émotionnelle vraiment très bien sentie. Franchement, on aime ces personnages : on s’attache bien vite à eux et on ne veut pas qu’il leur arrive malheur.

Spoilers

Il est temps d’en savoir plus sur le passé de Nami


Like any women, she’s a mystery to be unravel.

L’aventure continue pour Luffy et ses amis, et en vrai, je suis content de la continuer avec eux. La saison 2 mettra bien trop de temps à venir.

Baggy

Le début d’épisode nous remet vite dans l’ambiance : Usopp est à la barre et il est moins efficace à ce poste que Nami. Forcément. Il suit en plus les directions données par le clown, ça ne donne pas envie. Baggy est toujours aussi insupportable, mais Jeff Ward sublime vraiment le personnage. J’ai adoré le voir se mettre à chanter l’histoire de Nami et j’ai bien ri de la situation. Franchement, je trouve très efficace l’adaptation de ce personnage : Baggy m’a toujours un peu soulé dans le manga, mais il est bien plus drôle comme ça.

Pendant que Zoro et Usopp s’occupent de Baggy, Luffy et Sanji sont occupés à pécher du poisson. Du moins, ils tentent, sans grand succès. C’était sympa comme scène, car ça permettait de voir se développer leur amitié, mais aussi la jalousie de base entre Sanji et Zoro. On est sur une amitié de mâles toxiques voulant tout dominer là, c’est lourd. De toute manière, ça ne dure pas : ils arrivent vite à destination, là où Baggy récupérera son corps, là où Nami est, l’archipel Conomi.

L’histoire de Nami

Nous retrouvons Nami dans cet épisode, bien sûr. Elle en est même au cœur dans une histoire qui ne m’a pas plu plus que ça dans le manga. Ouais, je sais, il y a plein d’arcs que je n’aime pas, c’est surprenant, pas vrai ? Bon, en fait, c’est facile, c’est la partie flashback que je trouve bien trop longue à chaque fois. Les flashbacks pour Nami ?

Huit ans plus tôt, elle était enfant et pauvre sur une île, ce qui l’a poussée à devenir une voleuse. On découvre qu’elle est sacrément bien éduquée par sa famille, mais elle refuse de reconnaître qu’il s’agit de sa famille. Non, en vrai, c’est une jolie histoire que celle de Nami. Elle a une sœur adoptive, on lui enseigne correctement à ne pas devenir une voleuse, tout est au mieux dans son enfance… Jusqu’à ce qu’Arlong et sa troupe débarquent pour détruire le village.

Il demande à chaque adulte 100 000 berrys et à chaque enfant 50 000 berrys. Sans ça, il tue les gens. C’est simple comme deal, mais ça a la fâcheuse tendance de poser problème aux pauvres. Et justement, c’est le cas de Nami, sa sœur et sa mère adoptive. Cette dernière n’a que 100 000 berrys et elle est forcée de reconnaître qu’elle a deux filles quand Arlong lui demande. Elle refuse de nier l’existence de ses filles, parce qu’elle considère que ce sont ses filles, même si elle n’a fait que les recueillir quand elles étaient très jeunes.

C’est super triste comme intrigue, et je trouve que le manga réussissait beaucoup mieux à nous rendre triste pour cette mère adoptive – déjà, dans le manga, on connaissait son prénom. Là, le meurtre se déroule sous les yeux de Nami, mais hors écran à un point où je me suis senti détaché de ce qu’il se passait. Peut-être que c’est parce que je le savais déjà, cependant.

Dans le présent, Nami est donc sur l’archipel Conomi et vient de trahir tout son équipage pour rejoindre celui d’Arlong – elle est désormais à Arlong Park, un parc d’attraction plutôt sympa (j’aime bien le stand avec le corps de Baggy par exemple. Pourtant, les hommes-poissons, ça ne donne pas envie. Elle les arnaque comme elle peut en jouant aux cartes, mais elle est aussi convoquée par Arlong qui veut récupérer la carte. C’est leur deal et elle assure qu’elle a toujours eu l’intention de s’y tenir. Mouais. On t’a vu essayer de fuir cocotte. Arlong ne semble pas lui en tenir rigueur, cependant… Du moins en apparence. En vrai, il décide de l’envoyer au village Cocoyashi pour récolter la taxe que les habitants ne lui paient pas. Ce n’est pas exactement ce qu’elle souhaite, évidemment.

Elle n’a toutefois pas le choix de s’y rendre : elle retourne donc dans son village d’enfance pour récolter leur taxe. Elle a la surprise de tomber nez à nez avec Luffy, Usopp, Zoro et Sanji. C’est toutefois à son ancien capitaine qu’elle s’adresse immédiatement : elle assure l’avoir manipulé et avoir réussi. Elle demande à ce que Luffy la laisse tranquille désormais.

C’est mal connaître Luffy – et aussi Sanji qui sent bien qu’il y a quelque chose à découvrir derrière le mystère qu’est Nami. Usopp a trop peur et veut se barrer avant le retour d’Arlong, Zoro veut écouter ce que dit Nami, parce qu’il est premier degré. Pas de surprise jusqu’ici, donc. Toutefois, Luffy n’abandonne pas Nami et décide plutôt de rencontrer sa sœur. Bon, il ne sait pas qu’il s’agit de sa sœur à la base, mais il voit bien qu’elle n’a pas peur de Nami. C’est la seule du village à ne pas être terrifiée, alors il comprend qu’il doit lui parler. Un peu de drague de Sanji – et la promesse d’un bon repas – et hop, Nojiko, la sœur se met à parler. Forcément.

Elle raconte tout le passé de Nami à l’équipage, et les voilà drôlement touchés par ce qu’il s’est passé. Luffy semble étonnamment affecté de découvrir que Nami puisse bosser pour le type ayant tué sa mère, et il a alors besoin de s’isoler pour faire le point. J’aime beaucoup son amitié avec Zoro : c’est lui qui décide de venir s’asseoir auprès de Luffy pour parler avec.

Le trésor de Nami

Tout ça est bien joli, mais en attendant, Nami continue de faire de la merde à Arlong Park, hein. Elle est aux ordres d’Arlong et fait tout ce qu’il lui demande, ce qui nous permet de découvrir que les pirates ont un arrangement avec la marine. Encore un ! Décidément, la marine dans cette série n’est pas exceptionnelle. Cela fait beaucoup d’arnaques de la part de la marine !

Ce n’est pas la dernière pour autant : la marine demande deux fois plus de berrys que d’habitude à Arlong, qui n’a évidemment pas de quoi payer. Ce n’est pas un vrai souci : Nami débarque et annonce qu’elle a la somme, mais elle veut en échange qu’Arlong tienne sa promesse. Et oui, Nami bosse pour lui, mais elle a un objectif évidemment. Son but est de libérer son village du joug des pirates, en achetant leur liberté avec tout l’argent volé au cours des années.

Il est juste dommage que Nojiko tombe sur elle au moment où elle va chercher le butin. Un ou deux coups de pelles après, Nami finit par expliquer à Nojiko qu’elle a demandé à travailler pour Arlong en tant que cartographe pour pouvoir racheter le village. Cent millions de berrys, rien que ça ! Elle a toutefois décidé de garder le secret pour éviter de décevoir qui que ce soit.

Le problème, c’est que c’est un secret mal gardé : Arlong est au courant. Il fait donc suivre Nami par la marine afin que cette dernière puisse voler le butin de Nami. Cent millions de berrys, ça fait beaucoup et la marine accepte évidemment de confisquer cet argent volé. C’est triste pour Nami : elle perd l’occasion de racheter son village, tout en comprenant que la trahison vient d’Arlong. C’est un pirate, quoi. À quoi s’attendait-elle ? Un pirate qui honore sa parole ? Le monde des pirates, ce n’est pas Luffy.

Du coup, l’épisode se termine avec Arlong qui a la carte de Grand Line et qui a arnaqué Nami une fois de plus. Cela fait beaucoup. Nami est inévitablement en larmes et décide de s’arracher son tatouage au couteau. La scène est belle et sacrément puissante, surtout quand Luffy débarque pour l’empêcher de se planter une troisième fois avec son couteau. Et pourquoi fait-il ça ? Eh bien, parce que Nami est de son équipage et a besoin d’aide. Bordel. C’est une sacrée scène : Luffy met son chapeau de paille sur la tête de Nami et la symbolique est incroyable.

Toute l’équipe est prête à suivre Luffy pour venger Nami. Et la vengeance sera encore plus terrible, parce qu’Arlong a décidé d’attaquer le village pendant la nuit. Tant qu’à faire.

Garp

Pendant ce temps, la Marine arrive un peu tard sur le Baratie. Ils veulent toujours plus d’informations sur Luffy, et on finit par tourner en boucle avec eux. Le Baratie est en rénovation, mais Zeff accepte de parler avec le vice-amiral malgré tout, lui proposant même un bon repas. J’imagine que son but est de le retarder. Une chose est sûre en tout cas, ça nous retarde dans l’épisode, avec quelques moments un peu inutiles.

Cela dit, ça mène à Kobby qui finit par avouer à son pote cadet – le fils du colonel – que Garp est le grand-père de Luffy. La conversation est entendu par le barman du Baratie qui finit par négocier avec eux l’information qu’ils veulent : l’endroit où s’est rendu Luffy. Dire qu’en parallèle, Zeff faisait tout ce qu’il pouvait pour faire oublier à Garp ce qu’il visait.

Kobby n’hésite pas à lui dire qu’il a l’information qu’il cherche et hop, voilà la marine qui se dirige à son tour vers l’archipel de Nami. Au passage, on notera que Zeff pense que Luffy ressemble à Gold Roger.

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