High School Musical The Musical The Series – S04E07 – The Night of Nights – 19/20

On va dire que je me réserve le 20/20 pour le dernier épisode de la série (du moins, j’espère !). Cet épisode avait à peu près tout ce que j’en attendais, à part peut-être une chanson originale. Oui, je ne sais jamais ce que je veux, écoutez, c’est comme ça, il faut faire avec. En vrai, j’étais à fond dedans, j’ai eu des surprises en cours de route, de l’émotion quand il fallait (même si c’est parfois trop précipité pour être vraiment efficace) et ouais, j’adore cette série. Quand je pense que je n’étais pas convaincu (du tout) par le projet à la base !

Spoilers

Le spectacle High School Musical 3 est prêt à commencer… mais c’est la folie en coulisses.

The world will know her name

Je ne suis vraiment, vraiment, pas prêt à voir la série se terminer. Et pourtant, je vois la fin s’approcher à grande vitesse désormais. Il faut se faire une raison, les meilleures choses ont une fin et, après tout, autant que ça s’arrête avant de devenir totalement pourri. Je sais que certains sont déjà déçus depuis le départ de Nini, d’ailleurs… Mais bon. J’aurais aimé plus d’épisodes, le saviez-vous ? Comment ça, je l’ai déjà dit ?

Le résumé de cet avant-dernier épisode est assuré par Mazarra, histoire de voir à quoi il change l’air de rien sur cette dernière saison.

Gina & Ricky | Miss Jenn | Les coulisses du spectacle | HSM3 | Cliffhangers

Gina & Ricky

Sans trop de surprise, l’épisode commence par la révélation que Quinn a déjà un nouveau projet de film : Romeo et Juliet, mais sans aucune mort. Le tournage aura lieu en Nouvelle-Zélande et le casting, on le connait déjà : Mack et Gina. Bim, adieu Gina alors ?

Ce n’est pas sûr : Gina en parle à Miss Jenn assez vite dans l’épisode et on comprend qu’elle est toute stressée par la situation. En plus, elle a peur que Ricky ne soit pas amoureux d’elle, puisqu’il ne lui a pas encore dit qu’il était amoureux. C’est tout ce qu’elle attend : la certitude qu’il est amoureux d’elle.

En début d’épisode, Ricky s’introduit une fois de plus dans la chambre de Gina en escaladant la façade. Malheureusement pour lui, cette fois, ce n’est pas Gina qui l’accueille. Elle, elle est au lycée bien en avance, parce que c’est ce font les jeunes qui veulent réussir d’après sa mère. Oui, oui, c’est en tout cas ce que déclare sa mère à Ricky. Le pauvre est bien bredouille devant sa belle-mère.

Cela dit, il est amoureux de Gina lui aussi et il compte bien lui dire. S’il ne le dit pas comme ça à sa belle-mère, forcément, il le dit toutefois en voix off. Et en attendant, il balance à sa belle-mère que même si les Porter n’aiment pas attendre, elle a fait attendre sa mère aux deux spectacles musicaux précédents. Bim.

Sinon, comme le veut la tradition, Gina débarque en retard dans les coulisses le soir du spectacle et a quelque chose à dire à Ricky, mais Ricky aussi, et il veut y aller en premier, et bim, ils sont interrompus. Maddox passe pour les prévenir que le spectacle commence dans cinq minutes – avec un gag qui aurait pu fonctionner s’il n’avait pas été dans la bande-annonce il y a plus d’un mois – et Mack débarque à son tour pour offrir des fleurs à Gina. Gina et Ricky se donnent donc rendez-vous pour l’entracte.

Avant d’en arriver à leur grande scène, il faut toutefois que tout l’épisode se déroule. Au cours de celui-ci, Gina a l’opportunité d’une scène avec EJ. C’est la scène dont la série avait vraiment besoin : elle s’excuse pour son comportement parce qu’elle ouvre enfin les yeux sur sa relation avec EJ et sur le fait qu’il ne voulait pas lui faire du mal durant l’été. Duh. Au moins, ça nous montre un EJ définitivement apaisé.

De son côté, Ricky s’entraîne auprès de ses parents à confesser son amour à Gina. Si c’est sympathique comme idée, ses parents sont atroces avec lui. Ils viennent à peine de se remettre ensemble (oui, oui, ça se fait avec un SMS à Ricky et une surprise pendant le spectacle, mais j’en parle plus bas dans la critique – écoutez, j’ai foiré la construction de cette critique, on s’en remettra) et en sont déjà à puer l’amour comme jamais. Ils lui conseillent donc de plutôt écrire une lettre à Gina. Ben oui, quelle belle idée.

Gina & Ricky | Miss Jenn | Les coulisses du spectacle | HSM3 | Cliffhangers

Miss Jenn

Mazarra apporte à Miss Jenn du courrier retenu en otage par Quinn quand elle avait son bureau (forcément). On se rend bien vite compte que si c’est lui qui l’apporte, c’est surtout pour rétablir le flirtqui existait entre eux au départ.

Cela n’empêche pas Miss Jenn-Darbus de se rendre dans les coulisses le soir même (décidément, les coulisses sont un moulin, en fait !) pour son dernier speech à tous ses lycéens. C’était mignon de la voir motiver ses troupes comme elle le fait toujours. Du coup, avant de monter sur scène, Ricky décide d’avouer qu’il l’aime à… Miss Jenn. C’est toujours ça de pris. Celle-ci se voit offrir son big finale aussi : un rôle dans Wicked. Souhaitons-lui le meilleur.

Elle semble toutefois hésiter sur la marche à suivre. Quand Emmy découvre la proposition que reçoit Miss Jenn, parce que c’est Emmy et qu’elle sait toujours avant tout le monde, elle lui rappelle que c’est son rêve depuis ses onze ans. Il est assez clair que ça se fera, donc.

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Les coulisses du spectacle

La saison est tellement courte qu’il n’y a même pas eu de vraies répétitions entre la première lecture du spectacle et le soir de la première ! Si seulement ça pouvait aller aussi vite de faire un spectacle dans la vraie vie… Mais bon, on va faire comme si de rien n’était et être nostalgique de la fin de la série approchant. Ricky se retrouve ainsi à distribuer des enveloppes à tout le monde, reprenant le flambeau de Nini qui, en plus, lui aurait demandé de le faire.

C’est mignon, mais vite éclipsé quand EJ débarque dans les coulisses. Il a enfin pris le temps de se raser et de s’habiller correctement, alléluia. Big Red débarque lui aussi. Il a ainsi enfin un brin de scène avec Ricky (mais c’est frustrant que ce soit si court) tandis qu’EJ a le temps de parler avec sa cousine. C’est bien de les revoir ensemble aussi, surtout pour parler de Maddox et de l’angoisse pour Ash d’avoir eu à parler à sa petite-amie au téléphone. C’est tellement un quiproquo pourtant !

Ash est de toute manière prête à tenter sa chance : grâce à EJ, elle récupère donc un colis mystérieux en provenance de Shallow Lake. La scène avec Mr Wood n’était pas dingue, mais bon. Contre toute attente, on enchaîne aussi avec le retour d’Antoine, dont j’avais oublié l’existence depuis la saison 2. Il débarque avec son accent au couteau pour offrir un cadeau à Ashlyn, mais Big Red le surprend. Il tente donc de l’en empêcher, en vain : Ash entend son prénom et découvre qu’Antoine est venu tenter de la récupérer. C’est une bonne idée des scénaristes en vrai.

Que du succès pour Ash, par contre ! Au même moment, Maddox est en train de s’entraîner à dire qu’elle l’apprécie beaucoup – malgré des SMS à Madison. Malheureusement, Maddox surprend alors que Big Red et Ashlyn se sont remis ensemble : pour se débarrasser d’Antoine simplement, Ash décide de le faire passer pour son copain. C’est si insupportable.

Pêle-mêle, on apprend que Dani récupère le rôle de Tiara Gold, et ce n’est pas surprenant du tout, contrairement à ce qu’elle dit, et que Carlos est fou amoureux de Seb à nouveau. Le mot-clé ici est « fou » : il n’hésite pas à lui prendre des billets pour faire le tour des USA ensemble, sans lui en parler avant. Et c’est clairement une erreur.

On découvre ainsi, plus tard dans l’épisode mais pour le bien de la critique et ma santé mentale, on va le dire ici, que Seb n’a toujours pas fait son coming-out à son père. C’est peu probable vu la relation de Carlos et lui dans les saisons précédentes, mais on va dire que certains secrets ont la vie dure.

Evidemment, l’épisode n’oublie pas le cas de Kourtney : elle croise ainsi sa mère dans les coulisses et apprend qu’elle a deux lettres d’université. Si sa mère lui dit de laisser tomber les enveloppes pour la soirée, il est évident qu’elle en est incapable. Elle apprend donc qu’elle est acceptée dans les deux universités, mais elle doit choisir au plus vite ce qu’elle fera. Elle stresse énormément, forcément, mais elle obtient l’aide de Carlos qui lui rappelle que les deux choix sont bons de toute manière. Cela dit, sa plus grande aide vient de Jet : motivé par Maddox, celui-ci vient parler à son crush pour lui dire qu’elle ne devrait pas avoir peur – c’est la scène qui devrait avoir peur d’elle. Ouais, lui, il lui parle de son spectacle de fin d’année… mais en vrai de vrai, on sait bien ce qu’il en est.

Gina & Ricky | Miss Jenn | Les coulisses du spectacle | HSM3 | Cliffhangers

HSM3

Le spectacle peut donc enfin commencer, mais pas dans le théâtre du lycée. Non. C’est dans un autre lieu emblématique de la saga que ça se fait : le gymnase. L’explication est amusante, parce que Quinn a donc réservé une fois de plus le théâtre, et le spectacle est sympa puisque c’est enfin l’occasion de récupérer les chansons de High School Musical !

On note au passage que les parents de Ricky sont réconciliés : ils débarquent ensemble au spectacle. C’est n’importe quoi, mais bon, c’est une série pour lycéens après tout. On admire le fait que Ricky continuerait de chanter Now or Never, tout en découvrant la réconciliation de ses parents. Now or Never ? Eh, ça rend tout nostalgique de les voir tous ensemble pour cette chanson. Cela donne même envie de se refaire les films.

En plus, le reste du spectacle est super frustrant : on nous montre la scène culte entre Troy et Gabriella sur le toit de la maison (qu’est-ce qui n’est pas culte dans cette saga finalement ?) mais sans la chanson, on nous vend Sharpay et Ryan (Kourtney et Carlos) mais sans nous montrer la scène, on nous vend Madi en peste insupportable et… Non, ça, ça passe. Mais bon. L’envie de se refaire les films est là (je ne le ferai pas pour autant, cela dit).

En bord de scène, Maddox assure les transitions pour tout le monde et elle le fait à merveille, tout en envoyant des SMS à Madison (hugh). Et puis finalement, on a tout de même I want it all par Kourtney (elle ne s’éclate pas assez en Sharpay je trouve), Carlos et Madi. Cela fonctionne bien comme reprise… Par contre, je n’ai jamais vu un spectacle de lycée avec tant de moyens et de talents – la manière dont ils se changent pendant le spectacle ? J’ai un doute sur la faisabilité quand même !

Et pourtant, c’est tout le spectacle qui est comme ça, comme on le voit aussi avec A night to remember. Je ne suis pas sûr que tout soit montré dans le bon ordre, en vrai, mais c’est très sympathique de voir aussi cette chanson du film reprise. Et elle l’est bien, en plus : il y a plein de moments funs et tout un tas de lycéens-figurants qui s’avèrent finalement capables de chanter. Si la série avait été plus longue, ils auraient pu avoir un rôle.

Et en même temps, aurait-on eu le temps pour eux ? Je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est qu’on a manqué de temps pour que certaines choses gagnent encore plus en impact. Par exemple, on sait à peine que le père de Seb n’est pas au courant de sa relation avec Carlos qu’il l’apprend déjà, et ça diminue un peu l’impact de ce que fait Seb. Pour autant, ça en a : il se lève en plein milieu du spectacle pour aller embrasser son copain. Ouais, bon, on nous dit que les places pour le spectacle sont chères et il n’hésite pas à le ruiner comme ça ? Pas cool pour les gens.

Son père ? Il finit par accrocher un sourire, donc c’est que tout va bien. J’ai préféré le sourire d’Ashlyn, par contre.

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Cliffhangers

Que serait une fin d’épisode sans ses cliffhangers, pas vrai ? Ainsi, on en a plusieurs à disposition pour cet avant-dernier épisode de la série (nope, toujours pas prêt) : Maddox reçoit des ballons de la part de Madison, mais quand un ballon éclate, elle fait tomber la sono du spectacle. Il faudra donc gérer le son de manière manuelle (hein ?) pour la deuxième partie du spectacle. Mazarra peut le faire… mais ils ont alors besoin d’un coach Bolton (et apparemment, Seb n’est pas motivé à l’être).

De son côté, Ricky s’éclipse pour l’entracte qu’il a prévu de passer avec Gina. Malheureusement, celle-ci est attrapée au vol par Miss Jenn qui lui annonce qu’ils ont besoin d’elle au théâtre pour un test de son. Pauvre Ricky. Il s’apprête donc à venir à Gina qu’il est amoureux d’elle pour mieux découvrir que Gina n’y est pas. À la place, il tombe sur sa mère – celle de Gina – qui lui annonce le nouveau rôle obtenu par Gina d’une part, mais aussi le fait qu’elle part en Nouvelle-Zélande le soir même. Avec Mack. C’est plus du cliffhanger, là, Ricky est carrément tombé au fond de la falaise ! Et une fois de plus, il va fuir ses problèmes, c’est sûr.

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Blue Beetle : un film de super-héros réussi

Salut les cinéphiles,

Il est temps de parler du dernier né de l’univers DC : Blue Beetle. Si vous êtes un fan de films de super-héros, ce film est fait pour vous. Pour les autres ? Eh bien, laissez-moi vous dire que ce film pourrait bien vous surprendre quand même.

Après tout, je ne suis pas fan du tout de l’univers DC qui trop souvent me déçoit, mais comme pour The Flash, j’apprécie les efforts qui sont faits ici pour le distinguer d’un film lambda de super-héros… et surtout on est loin du reste de l’univers DC pour le moment.

C’est bien aussi d’avoir des films qui se révèlent plus indépendants que les autres ! Et c’est bien pour cela que je l’ai préféré à The Flash… Bref, j’espère même qu’on aura un deuxième volet, mais en attendant, voici mon avis développé sur ce premier opus :


Prévisible, mais efficace

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le personnage, un petit synopsis, sans gros spoiler promis, s’impose : l’action se déroule au Texas, à El Paso. Jaime Reyes, un adolescent ordinaire, découvre un scarabée mystique d’origine extraterrestre. Lorsqu’il entre en contact avec cet artefact ancien, Jaime se retrouve doté de pouvoirs incroyables, transformant le jeune homme en Blue Beetle, le super-héros blindé.

D’accord, je l’admets, je survends volontairement les choses dans mon introduction : Blue Beetle est un film terriblement prévisible qui a peut-être un peu de mal à surprendre. Franchement, tout n’est pas parfait. Par exemple, le méchant du film est un peu trop lisse à mon goût, manquant de profondeur et tombant dans certains clichés du genre.

Mais est-ce vraiment un problème ? Eh bien justement, pas vraiment. Parce que même si on peut anticiper certains rebondissements, le film parvient à nous captiver. C’est un peu comme ces montagnes russes que vous avez déjà prises des dizaines de fois : vous savez exactement quand viendra la prochaine chute, mais cela ne vous empêche pas de crier de plaisir à chaque fois. Et c’est surtout comme une série procédurale : on sait que les héros vont résoudre les enquêtes, mais ça ne nous empêche pas de les regarder.

Un film de super-héros pour… les amoureux de super-héros

Blue Beetle est un film de super-héros pour ceux qui aiment les films de super-héros. Il coche toutes les cases : des scènes d’action époustouflantes, des moments d’émotion, une dose d’humour et, bien sûr, un héros sexy mais pas trop. Juste ce qu’il faut pour inspirer monsieur tout le monde et faire en sorte qu’on s’y reconnaisse. Après, faut peut-être qu’ils arrêtent chez DC avec leur obsession de mettre bien malgré eux les super-héros nus devant des gens ?

L’un des points forts du film est sans aucun doute ses effets spéciaux. J’ai aimé la charte graphique du film, aux couleurs de néon simples mais efficace. C’est un micro-spoiler, mais la métamorphose de Jaime en Blue Beetle est également impressionnante. En fait, j’ai particulièrement apprécié le fait qu’elle dure si longtemps, qu’on ne sache pas exactement ce qui lui arrive et que le film montre que cette transformation est douloureuse pour lui. C’est un détail qui ajoute une touche de réalisme à une histoire fantastique – et pourtant ça se fait avec énormément d’humour.

En effet, la transformation se fait en présence de la famille du héros. Oui, cette famille omniprésente peut être lourde par moments, mais elle se révèle être incroyablement attachante. Et c’est cette famille qui donne au film une dimension humaine, qui le rend un peu surprenant et en tout cas plus engageant.

Bien sûr, le gros plus vient aussi du fait que cette famille est mexicaine – pour une fois on n’est donc pas coincé avec un super-héros blanc dans sa famille déjà vue et revue 500 fois. Chaque personnage de la famille a son moment de gloire et son caractère bien trempé, qui permet de proposer un film se concentrant aussi sur les dynamiques entre les personnages. Pour moi, c’est toujours un plus.

Un script bilingue

Puisque la famille est mexicaine, l’un des aspects les plus originaux du film est le mélange constant d’anglais et d’espagnol dans le script. Cela donne au film une touche d’authenticité, un petit quelque chose en plus qui le distingue des autres films de super-héros. Bon, j’ai eu parfois du mal à croire que tout le monde parle un espagnol impeccable autour d’eux, parce qu’ils comprennent des accents ou du vocabulaire parfois complexes, mais ça restait agréable à l’oreille.

Et puisque je parle d’oreille, la musique du film est vraiment bonne. Elle parvient à créer une ambiance qui colle parfaitement à l’univers voulu – avec là aussi beaucoup d’espagnol, notamment grâce à des reprises de chansons. C’est cool, c’est frais, c’est entraînant. Bref, c’est réussi.


En conclusion, Blue Beetle est un divertissement solide qui plaira aux fans du genre. Il a ses défauts, mais ses points forts, notamment la performance de l’acteur principal et les effets spéciaux, en font une sortie cinéma agréable.



Et vous, avez-vous vu Blue Beetle ? Qu’en avez-vous pensé ?

Troublante Reality

Salut les cinéphiles,

Je dois vous avouer que j’ai pris un peu de retard dans mes critiques ciné. Entre le rythme effréné des sorties et ma volonté (peut-être un peu trop ambitieuse) de vous parler de chaque film que je vois, il m’arrive de me laisser déborder. Cependant, je m’efforce de partager avec vous mes impressions le plus souvent possible… Je vais tenter plusieurs formules jusqu’à trouver le rythme qui me convient le mieux. Une chose est sûre, on aura beaucoup de texte et peu d’images – car c’est ce qui prend le plus de temps à la mise en page. Bref, l’éternel dilemme qualité/quantité.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un film que j’attendais avec impatience, notamment à cause de sa bande-annonce intrigante et parce que j’adore son actrice principale : Reality (2023).

C’est bien simple, c’est un film unique en son genre. Je le recommande vivement, mais attention, il faut s’accrocher avant d’y aller et savoir dans quoi on s’embarque. C’est une expérience cinématographique différente, un peu troublante, et je conseille vivement de la vivre sur grand écran.

Ceci étant dit, on peut s’immerger davantage dans les détails, avec très peu de spoilers, promis, vous me connaissez !


Un huis-clos étouffant

D’emblée, Reality se distingue par son atmosphère particulière. Le film nous plonge dans un huis-clos étouffant, avec un réalisme si perturbant qu’il en devient presque irréel. Le rythme est lent, les bruits de fond omniprésents, volontairement mis en scène parfois, et l’enquête du FBI est présentée d’une manière que je n’avais jamais vue auparavant. C’est inévitable et annoncé dès le début du film : tout se fonde sur les rapports et les enregistrements audio de l’arrestation de Reality. Partant de là, on est sur un film « histoire vraie » qui cherche à sortir autant que possible du cadre du cinéma.

Ainsi, la censure du script, reflétant la censure des documents officiels par des effets spéciaux un peu étranges et cryptiques, ajoute une couche d’irréalité à l’ensemble – un comble vu le titre du film. Malgré cette lenteur, le film m’a littéralement cloué à mon siège. Cela dit, soyons francs, une heure trente de cette ambiance étrange, c’était déjà long, il ne fallait pas une minute de plus. On ressort de la séance un peu hébété par ce qu’on vient de voir…

Un film remarquable

Sydney Sweeney, que j’adorais déjà dans Euphoria, livre ici une performance incroyable. Elle incarne un rôle très différent de celui de l’adolescente un brin complexée et pas mal déglinguée, mais le maîtrise à la perfection. Il faut dire que Reality est aussi un rôle complexe et déglingué, ça doit aider. J’exagère avec le mot déglingué, je sais.

La réalisation, parfois étrange avec ses plans larges ou ses très gros plans, semble être là pour examiner dans le moindre détail son jeu d’actrice. Tout le casting est de toute manière efficace, contribuant à la réussite du film, mais beaucoup se reposent sur les épaules de Sydney Sweeney, je trouve.

Je connaissais peu l’histoire de Reality Winner (ce nom, bordel !) avant de voir le film. Si j’aurais aimé en savoir plus plus tôt dans le film sur la fuite des documents dont il était question, garder certains éléments pour la fin fonctionne bien. En plus, c’est aussi le message du film que d’interroger ce qui a fuité et dont on n’a que trop peu entendu parler…

Un sentiment d’injustice

Le film m’a laissé avec un sentiment d’injustice profond – mais je ne sais pas si c’est pour Reality. Certes, elle a commis une fuite top secrète, mais ce qu’elle a fait me semble essentiel pour la démocratie. L’injustice semble finalement être pour nous aussi : on nous tient dans le secret et on fait tout pour nous y maintenir, y compris quand ces informations sont graves. Alors certes, il s’agit des élections américaines et je ne suis pas américain… mais tout de même, l’influence mondiale des USA est importante.

Cependant, le film comporte le risque que le spectacteur décroche avant d’en arriver vraiment à son message. Il faut vraiment être accroché au film pour le comprendre pleinement. Le scénario, tout en étant captivant, nous pousse à la réflexion… mais si jamais on décroche de cet OVNI cinématographique, on peut passer à côté. En plus, le film, sans vraiment prendre parti, nous laisse avec une bande-son « brute » et l’interprétation de différents médias à la fin. À nous de démêler le vrai du faux.

J’ai eu l’impression, en sortant, qu’on devrait tous devenir un peu complotistes… Et franchement, on a déjà Twitter pour ça, alors était-ce vraiment nécessaire ?


Et vous, avez-vous vu Reality ? Qu’en avez-vous pensé ? Partagez vos impressions en commentaires 🙂

High School Musical The Musical The Series – S04E06 – Trust the Process – 18/20

Il est enfin temps d’avoir des chansons originales à la hauteur de ce que j’en attends et que je vais écouter en boucle pour tout le reste du mois et sûrement un peu plus. L’épisode est excellent et commence déjà à préparer la fin de saison – qui est aussi la fin de série désormais. Et franchement, on dirait que ça a toujours été prévu pour être une fin de série tellement c’est bien foutu.

Spoilers

Tous les élèves de Miss Jenn se réunissent enfin, mais trop tard.

It was always just a high school musical.

J’avoue tout, j’ai enchaîné les épisodes finalement. J’avoue aussi que les résumés des épisodes précédents me manqueront aussi quand la série prendra fin. Oui, si vous ne l’aviez pas encore compris, tout va me manquer et je compte le dire jusqu’à la fin de mes critiques de cette saison. Faut pas déconner.

Le dernier cours | Carlos & Seb | Gina & Ricky | Alyson Reed | Cliffhangers

Le dernier cours

Le tournage d’HSM 4 prend fin au début de cet épisode, qui en revient donc à la première scène de la saison, l’air de rien. Gina en est très heureuse, elle est adulée par tout le monde, et surtout les stars du vrai HSM… mais elle a d’autres priorités : elle veut enfin aller répéter HSM3 avec Ricky, surtout maintenant que leur couple roule si bien.

Non, personne n’a eu la bonne idée de briser leur bonheur et de leur expliquer que le spectacle était annulé. C’est alors à Miss Jenn de leur expliquer que le club de théâtre du lycée n’existe plus. Et ça, ce n’est pas possible pour Ricky et Gina. Si Miss Jenn s’était fait une raison, ce n’est pas leur cas.

Aussitôt, ils organisent avec Miss Jenn une réunion de l’ensemble du casting, ce qui est un cauchemar pour ma critique mais un tel plaisir à voir ! Les voilà tous à s’exciter quand ils se réunissent car ils ont cru à la mort d’un des leurs – les messages de Miss Jenn toujours. J’ai adoré la scène, des messages cryptés d’Emmy (c’est vraiment un bon perso) à la révélation des crises existentielles de tout le casting, en passant par Maddox qui fait la liste des personnes célibataires (oh, elle est si intéressée par Ash, vivement que le malentendu soit derrière elles !), tout était parfait.

Gina ne comprend pas bien par contre en quoi l’absence de budget par le lycée est un tel problème, le budget ayant été donné à Mazzara. Le problème, c’est que Miss Jenn leur assure que c’est trop tard et qu’il faut apprendre à tirer son salut – et tant pis si ça fait pleurer au passage Emmy. La pauvre.

Et alors que tout le monde stresse, panique et déprime, voilà que Kourtney est celle qui essaie le plus de restaurer le calme. C’est complètement inattendu, en vrai. Et alors que Ricky lui fait la remarque, Ashlyn se met à souligner que l’état de Kourtney est l’exact inverse de ce qu’il était à la base. C’est là que la série révèle qu’elle a décidé de se lancer dans un truc qui fait très saison finale : un épisode flashback. Ou plutôt, un épisode plein de flashbacks. C’est un exercice délicat vu que la moitié du casting s’est barré en cours de route, mais bon.

Le premier flashback voit Ashlyn et Kourtney devenir amies, et franchement, c’était top. On replonge dans la saison 1 et on découvre que si Ash a osé se présenter au casting, c’est parce que Kourtney lui a dit que si elle le faisait, alors elle postulerait pour être la costumière du spectacle. Simple et efficace, la scène est mignonne comme toute.

La transition vers le deuxième flashback est peu fluide, pour le coup, avec Ash qui remercie Mazzara de lui avoir permis de sécher un cours pour auditionner. Dès lors, on enchaîne sur Jet qui parle à un prof comme s’il était son pote et Miss Jenn qui se souvient de sa rencontre avec Mazzara. Et maintenant qu’ils sont célibataires tous les deux, ils peuvent nous les mettre ensemble ? Mais non, le but est de nous proposer un flashback afin qu’on découvre finalement la raison du mal-être de Mazzara : il faisait partie d’un boysband (wtf ?) et a été viré de celui-ci. Je sens que ça aura son rôle à jouer pour sauver le musical.

Le dernier cours | Carlos & Seb | Gina & Ricky | Alyson Reed | Cliffhangers

Carlos & Seb

Cependant, avant d’en arriver là, il faut passer à Carlos qui raconte sa première rencontre avec Miss Jenn, avec son consentement à elle. Humph ? Je n’ai pas bien compris pourquoi il en avait besoin… Mais la scène est touchante. Trop rapide pour être efficace par contre : on y découvre que Carlos était harcelé et que Miss Jenn a fait en sorte que ça s’arrête, y compris en ligne. Cela aurait mérité un épisode entier, franchement. Finalement, on en retient surtout que c’est Carlos qui donne son nom de « Miss Jenn » à Jenn. Pff.

Celle-ci profite, dans le présent, de son influence dans la vie de Carlos pour tenter de le réconcilier avec Seb. Elle a donc invité ce dernier à cette séance improvisée et interdite du club de théâtre et ça permet à Seb de venir s’excuser. Au passage, il révèle qu’avant d’être avec Carlos il était aussi avec Natalie Bagley. Apparemment, ils s’en souviennent tous quand moi j’avais totalement oublié son existence (et pourtant, elle était bien là en saison 1) et ce qu’il faut en retenir, c’est qu’elle était sacrément cool… mais que Seb l’a larguée pour lui.

Et comme en plus, Seb débarque avec une chanson écrite pour Carlos, que tout le monde semble l’avoir aidé à écrire la chanson et que c’est de loin, pour le moment, l’une des meilleures chansons de la saison, eh bien… ça fonctionne pour eux.

Le dernier cours | Carlos & Seb | Gina & Ricky | Alyson Reed | Cliffhangers

Gina & Ricky

Il faut toutefois enchaîner sur le reste de l’épisode et ce n’est pas évident de trouver une idée qui soit aussi bonne que la réconciliation (enfin !) de ce couple sur une aussi bonne chanson. C’est donc au tour de Gina de passer par la case flashback et de révéler à ses camarades une part de son passé. Là-dessus, la série joue avec nous clairement : on la voit arriver à East High en tant qu’adolescente méga rebelle et, c’est vrai, elle a eu une sacrée évolution depuis la saison 1 pour devenir la lycéen parfaite là.

Si elle semble dans ce flashback plus punk que jamais, elle croise aussi un Ricky qui répète I think I kinda you know et nous renvoie vraiment en saison 1. C’est fou comme en quatre courtes saisons il s’est passé des choses, en vrai ! L’essentiel de ce flashback est toutefois ailleurs : Gina conseille à Ricky d’auditionner pour HSM avec la chanson de Nini plutôt que de lui chanter à son balcon comme il le pensait, car ce serait un geste avec beaucoup plus de… guts. C’est osé de la part des scénaristes, c’est littéralement le titre de l’album d’Olivia Rodrigo. Le clin d’œil est juste assez discret pour être efficace, je trouve.

De retour dans le présent, tout le monde se rend donc compte que sans Gina, Ricky n’aurait pas auditionné et ne serait pas devenu Troy en saison 1 – puis ne serait pas là aujourd’hui. À l’inverse, sans Ricky, Gina n’aurait pas auditionné non plus : elle l’a fait parce qu’elle avait croisé Ricky, qu’il lui en avait parlé et qu’elle cherchait à s’intégrer au lycée. C’est un joli twist qui ruine un peu le Nini/Ricky de l’époque, mais qui renforce le couple Ricky/Gina. Et c’est le but si proche de la fin de la série !

Le dernier cours | Carlos & Seb | Gina & Ricky | Alyson Reed | Cliffhangers

Alyson Reed

Bon, après, les scénaristes en font un peu trop à faire surréagir tous les personnages, mais c’est sympa. Cela mène aussi à l’explication de comment Miss Jenn s’est retrouvée à East High. Je ne suis pas sûr que ce soit un vrai besoin quand on sait déjà une grosse partie de sa folie, mais voilà, on a tout de même une explication en flashback : elle a croisé Alyson Reed lors d’un casting et cette dernière lui a conseillé de faire confiance au processus de la vie, de postuler au poste de prof repéré par sa mère et de faire confiance au process. Oh, et bien sûr, j’ai trouvé fun que Miss Darbus se souvienne avoir bossé avec Jennifer.

Bon, là encore, j’ai trouvé que l’écriture exagérait un peu les réactions de Ricky, et c’est dommage parce que ça m’a sorti de l’émotion. Dans le même genre, de savoir qu’il restait encore deux épisodes derrière casse beaucoup la suite de l’épisode : on nous vend ce qui aurait pu être le dernier épisode franchement. En fait, tout sent la fin de série avec celui-ci : les flashbacks, tout le casting présent, les réconciliations, les adieux. Miss Jenn décide en effet d’offrir un journal de gratitude à ses étudiants et le principal débarque pour les dégager à peu près aussitôt.

C’est l’heure des adieux, en théorie, et à part pour Jet qui s’énerve d’être venu à East High pour rien, ça se passe à peu près bien. Ce serait oublier la présence d’Emmy : elle s’est barrée au début de l’épisode pour pleurer un coup, mais aussi pour parler, apparemment, aux acteurs interprétant le coach Bolton et Miss Darbus dans HSM4. Il n’en faut pas plus pour que ceux-ci se décident à céder un quart de leur salaire au lycée, afin de financer le spectacle.

Oh, il leur reste encore des questions à régler, bien sûr, notamment sur le casting, et ils n’ont qu’une semaine pour le faire mais tout ça c’est accessoire, surtout quand on découvre enfin ce que vaut Emmy sur un solo. Bon, on sent bien que c’est le genre de chansons qui aurait été filé à Olivia Rodrigo si elle était encore là (et clairement, dans cet épisode, elle semble être là), mais ça fonctionne de la voir cartonner avec cette chanson et donner envie à tout le monde de sauver le spectacle. Pour la prochaine génération. Bordel, c’est de nouveau la fin de High School Musical, c’est si triste !

Le dernier cours | Carlos & Seb | Gina & Ricky | Alyson Reed | Cliffhangers

Cliffhangers

Et alors que je pensais que ce serait la fin de l’épisode, il fallait encore que les scénaristes nous refoutent des cliffhangers. Voilà donc Ricky qui explique à Gina qu’il ne souhaite pas parler du futur et Gina qui galère à essayer de lui dire qu’elle est amoureuse. Et quand elle est sur le point d’y arriver, Mazarra puis Miss Jenn lui mettent des bâtons dans les roues. Voilà donc Ricky convoqué dans le bureau du conseiller d’orientation.

Ce dernier lui apprend qu’il est accepté à l’université de Salt Lake City – non, il n’a pas postulé, Miss Jenn et son père l’ont fait pour lui. Et Mazarra a appuyé la demande aussi et, par chance, le doyen de Salt Lake est fan de son boysband. C’est un peu tard dans la série pour ce genre de running gag, mais on fera avec, j’imagine. Il y a toutefois une condition à cette admission : Ricky ne doit plus avoir que des A dans toutes les matières. Il affirme que ce n’est pas un problème car Gina sera là pour lui et pour l’aider. Tant qu’elle reste au lycée, il est bon, assure-t-il. Du coup, personne n’est surpris que Gina reçoive un coup de fil avec, probablement, une offre d’emploi pour un autre film.

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