Oui, ce fut encore une semaine sans article sur le blog… mais pas sans série, les critiques arriveront progressivement, je n’avais pas trop le coeur à publier.
Jeudi dernier, j’avais prévu de me rendre au cinéma… Malheureusement, les émeutes parisiennes ont eu raison de mes plans. Le quartier du cinéma a été touché par les manifestations en soutien à Nahel, les transports ont cessé de fonctionner un moment et on a reporté le visionnage d’un film que j’attendais beaucoup.
Au milieu d’une semaine chargée par le travail, je n’ai pas eu l’occasion d’en parler (j’ai aussi et surtout pris le temps de digérer les images), mais, tout en espérant l’apaisement des émeutes, je suis évidemment du côté de ceux qui réclament justice pour Nahel et je suis profondément choqué de ce qu’il s’est passé, dans un quartier que j’ai souvent arpenté. Je ne comprends pas comment on en est encore là en 2023.
Un destin inexorable
Ceci étant dit, je ne suis pas très bon pour parler politique et ce n’est pas la vocation première du blog. Si vous êtes là, c’est probablement pour lire ma critique de Farang, que j’ai fini par réussir à voir dimanche après-midi. C’était un bon défouloir, en plus, et si vous êtes à la recherche d’un film qui vous fera vous cramponner à votre siège de cinéma du début à la fin, ne cherchez pas plus loin.
Farang est un film de vengeance, un thème que nous avons déjà vu à maintes reprises au cinéma, mais dont on ne se lasse jamais vraiment. Le film nous plonge dans l’histoire de Sam, un détenu modèle qui se prépare à sa réintégration dans la société. Cependant, un accident lors d’une permission le force à s’évader, direction la Thaïlande, où il refait toute sa vie. Tout ça n’est que la première scène du film, promis, je ne spoile pas vraiment.
Pour la suite, vous le devinez : le passé a la peau dure et le rattrape rapidement. Sam se retrouve alors pris dans un engrenage de violence et de vengeance à cause de Narong, le parrain local. Le scénario, bien que prévisible, est efficace et nous tient en haleine du début à la fin, en grande partie grâce à une réalisation immersive qui coupe parfois le souffle.
Une réalisation immersive
La réalisation de ce film est tout simplement impeccable. Les mouvements amples de la caméra, les plans séquences, les nombreuses cascades et chorégraphies de combat réussies nous plongent au cœur de l’action. La violence est omniprésente, mais jamais gratuite. On entend des os craquer, on ressent l’intensité des combats, mais sans jamais tomber dans le gore ou l’horreur. C’est violent, étouffant, comme c’est censé l’être.
Oui, c’est violent, mais ce n’est jamais tout à fait gratuit. Et puis, on finit par être lassé d’entendre les os craquer, mais malgré tout, on ressent chaque coup, chaque douleur, chaque moment de désespoir du personnage principal. Par bien des aspects, la violence du film m’a rappelé l’immersion proposée par The Raid (le film a déjà douze ans ??), mais avec en plus une bonne dose d’émotions – prévisible mais équilibrée.
Un casting réussi
Il faut dire que la prestation de l’acteur principal, Sam, est à saluer. Nassim Lyes incarne à la perfection ce personnage torturé, dans un engrenage de violence, luttant contre un destin qui semble déjà écrit. Sa performance est intense, brute et émouvante, toujours incroyablement juste – les moments de suspense sont aussi maîtrisés que les moments d’amour, la douleur autant que la confiance en lui et le désir de vengeance. Le rôle n’est pas facile, mais il le tient à merveille, en donnant de la profondeur au personnage. Malgré la violence et la brutalité de Sam, on ne peut s’empêcher de ressentir de l’empathie pour lui, ce qui est le signe d’une performance réussie. Et bon, je ne peux pas ne pas évoquer le physique, parfait pour le rôle lui aussi (et mis en avant comme il faut).
Le reste du casting tient largement la route lui aussi, Olivier Gourmet est très efficace dans son rôle (plutôt inattendu après ce qu’il a proposé dans Simone) et la très jeune Chananticha Tang-Kwa est une jolie révélation, je trouve. Dans tout ça, la bande son du film se fait discrète, presque effacée, laissant toute la place à l’action, aux bruits des coups, aux cris de douleur. C’est un choix audacieux qui renforce l’immersion dans l’univers du film.
En bref
Vous l’aurez compris : Farang est un film de vengeance comme on en a déjà vu, mais il se distingue par sa réalisation impeccable et la performance de son acteur principal. C’est un film français vraiment réussi, qui mérite d’être vu – cela dit, même si c’est français, il y a une bonne dose de sous-titres à lire malgré tout, car le thaïlandais et l’anglais occupent une place d’importance dans le scénario.
J’ai adoré ce film, alors que je ne m’y attendais pas forcément : l’idée de base me semblait un peu plate et trop « déjà vue » pour réussir à m’embarquer, l’affiche ne vendait pas du tout du rêve ou de la qualité (désolé, mais ce graphisme ne m’inspirait pas du tout). Malgré tout, je l’attendais car j’en avais entendu du bien avant (mais bon, c’était en partie via l’insta du frère de l’acteur principal, alors je me disais que ce n’était peut-être pas tout à fait neutre comme promo)… ben c’est à mon tour d’en dire le plus grand bien et de le conseiller à tous les fans de films d’action !
Et vous, avez-vous vu Farang ? Qu’en avez-vous pensé ?
Aujourd’hui, je vous emmène dans un voyage nostalgique à Wisteria Lane avec mon rewatch de la saison 2 de Desperate Housewives. C’est encore plus nostalgique que prévu, parce qu’à l’heure où j’écris cette ligne, j’en suis au fait premier épisode de la saison… 4 ! Ouais, ça fait un mois qu’on a parlé de la saison 1, j’ai pris du retard dans l’écriture et la mise en page de cet article sur la seconde saison, normal.
Avec cette saison 2, la série continue de captiver avec ses intrigues, ses personnages attachants et ses thèmes sociaux plus ou moins audacieux. Ironiquement, j’ai trouvé qu’elle vieillissait un peu moins bien que la première saison, mais ça ne l’empêche pas évidemment pas de rester très emblématique. Tour d’horizon rapide (ou pas) de ces quelques épisodes…
Dans cette saison 2, les habitantes de Wisteria Lane continuent leur parcours tumultueux, dévoilant des facettes inattendues de leur personnalité. Plus qu’en saison 1, je trouve que l’anatomie de la saison est très visible dès le départ : chacune des ménagères a sa propre intrigue à explorer et c’est un schéma qui sera valable jusqu’à la fin de la série, de mémoire.
Si en saison 1, cela mettait un peu plus de temps à arriver, cette saison, c’est visible dès le départ : chacune a sa trajectoire et même si elles se croisent régulièrement, les intrigues peuvent assez schématiquement être résumées par personnage :
Susan Mayer, toujours aussi maladroite et attachante, nous offre une saison riche en émotions et porte sur ses épaules une grosse partie des intrigues sentimentales de la série.
Sa relation avec Mike Delfino, qui a laissé un goût amer de trop peu à la fin de la saison 1, continue de faire des vagues. Je ne me souvenais pas à quel point leur relation était sans cesse contrecarrée. C’est à se demander ce qu’ils font à s’obstiner à rester ensemble !
Leur amour non résolu est un fil conducteur tout au long de la saison, ponctué de moments de tension et de tendresse permanent. Je me souvenais évidemment de la scène où Susan s’effondre en robe de mariée dans la rue, mais je ne me souvenais plus exactement pourquoi : avec le recul d’un revisionnage, c’est tout de même largement attendu et mérité comme scène. Par contre, c’est fou que ça intervienne si tôt dans la série quand plein d’autres auraient attendu une mi-saison ou une fin de saison pour faire ça !
En fait, ce revisionnage me fait me demander pourquoi j’aimais tant Susan. Teri Hatcher est une actrice excellente, mais son personnage est imbuvable : elle passe son temps à mentir et manipuler les autres par égoïsme, avant de se plaindre de ce qui lui arrive. Dans cette saison, elle se retrouve tout de même à payer Zack pour qu’il se barre… Pas étonnant que Mike rompe ensuite avec elle.
Par contre, c’est chiant, car ça ralentit beaucoup le rythme pour la suite de la saison. Une fois Mike séparé de Susan, on se retrouve avec un nouveau triangle amoureux qui se forme entre Susan, son ex-mari Karl et la toujours géniale Edie Britt.
Je ne me souvenais absolument pas que Karl avait autant d’importance en saison 2, et c’est un personnage vraiment marrant finalement. Il apporte une fraîcheur et un renouveau bienvenue. Si bien sûr, je souhaitais toujours voir Susan et Mike finir ensemble, il faut bien reconnaître que Susan et Karl sont deux égoïstes qui vont bien ensemble.
Cette nouvelle dynamique du triangle amoureux apporte son lot de complications et de rivalités, et les conséquences de ces intrigues amoureuses se font sentir jusque dans les amitiés de Susan avec les autres femmes de Wisteria Lane. Par contre, ça ne met pas en valeur le personnage d’Edie Britt, et c’est bien dommage. Comme en saison 1, je me retrouve à regretter de voir son personnage être si négligé quand elle est en réalité l’une des plus intéressantes à voir évoluer… On peut penser ce qu’on veut d’Edie, mais il me semble que jusqu’à présent, c’est celle qui ment et manipule le moins. Elle est ainsi bien plus attachante (enfin, jusqu’à ce qu’elle détruise la maison de Susan sans trop de raison, en vrai) !
… Contrairement à Susan, qui vient détruire son couple sans trop de scrupule, tout en détruisant le sien au passage. Bon, certes, elle a une rate qui se balade et elle n’est pas responsable des conneries monumentales que fait Karl tout au long de la saison, mais tout de même, elle a sa part de responsabilité. De là à lui exploser sa maison… Putain, c’est non !
Bree Van de Kamp, toujours aussi impeccable en apparence, traverse une période sombre avec la mort de Rex et la révélation qu’il la soupçonnait de l’avoir tuée. C’est absolument horrible de savoir que Rex est mort en pensant qu’elle l’avait empoisonnée, mais ça permet à Marcia Cross d’être incroyable de justesse et de révéler tout son talent d’actrice. Je me souvenais particulièrement du début de saison avec la mère de Rex et le double enterrement particulièrement marquant à chaque fois, pour des raisons différentes.
Le personnage de Bree est hyper complexe et nuancé, et c’est facilement l’un des plus intéressants à suivre. Sa relation toxique avec George Williams a des conséquences dévastatrices sur sa vie, inévitablement, et c’est un plaisir de suivre cette intrigue et de détester de plus en plus George. Je ne me souvenais pas tellement de la conclusion de cette intrigue, mais j’ai trouvé que c’était sympathique de terminer cette intrigue sur un presque meurtre.
En plus, ça permettait de remettre en avant les problèmes liés à Andrew, qui se multiplient cette saison. Entre luttes intérieures face aux doutes sur sa propre culpabilité et conséquences tragiques de sa dépendance à l’alcool, brillamment interprétée et paradoxalement drôle (la routine ménage + verre de vin blanc !), Bree nous offre une descente aux enfers aussi dramatique que captivante. Par contre, difficile d’être toujours fan d’elle quand on la voit tenter désespérément de ramener Andrew dans le « droit chemin ». Là encore, j’ai redécouvert plein de choses sur la manière dont la série abordait l’homosexualité. Le fait que Justin reste si longtemps dans la série, ça m’a surpris, je le pensais bien plus anecdotique que ça !
Lynette Scavo incarne cette saison la lutte de la femme moderne qui tente de concilier sa vie professionnelle et sa vie familiale… mas de fait, elle n’est plus vraiment une « housewife » à proprement parler. Il y a un vrai déséquilibre qui se dessine cette saison entre elle et les autres ; et parfois même des déséquilibres pour la série : on ne voit pas bien comment elle trouve encore le temps d’être chez certaines de ses amies, apparemment en plein milieu de semaine… Mais bon, ce n’est pas grave.
Comme en saison 1, Lynette est un personnage que je redécouvre totalement. Ce n’est pas une surprise : j’ai toujours soupçonné que si je me décidais à revoir la série, ce serait celle qui me surprendrait le plus et ça se confirme. Les défis auxquels Lynette est confrontée en tant que mère dévouée et femme ambitieuse sont nombreux, mais tous plus intéressants les uns que les autres. Je trouve que les intrigues sur sa vie professionnelle apporte un humour nouveau et des dynamiques intéressantes. Surtout, c’est le travail permanent sur son couple avec Tom qui me plaît. Ils sont cette saison un véritable exemple de couple solide et un exemple pour naviguer face aux difficultés. Les pressions sociales et les sacrifices nécessaires pour réussir dans sa carrière mettent à l’épreuve sa relation avec son mari, mais ils trouvent toujours un terrain d’entente.
Cela dit, plus la saison avance, plus il est évident qu’il faut arriver à la conclusion de cette intrigue : une fois Tom embauché avec Lynette, je trouve que la série patine énormément avec les deux personnages et ne sait plus trop quoi proposer. En plus, voir Tom en ménagère, c’était une idée sympa, mais elle est trop vite mise de côté pour se concentrer uniquement sur Lynette.
Gabrielle ou la plus problématique de mes coups de cœur d’enfant
Gabrielle Solis, je l’ai toujours aimée. Cette saison l’a fait évoluer de la bimbo superficielle à la mère aimante, en théorie. En pratique, c’est le début d’un long parcours où son évolution n’arrête pas de tourner en rond et de faire des virages peu réussis à 180°. Gaby est de plus en plus égoïste, tout en étant a priori prête à devenir mère.
La perte de son bébé suite à la chute dans l’escalier, c’était horrible ; la scène du ballon, elle m’avait marquée à l’époque et elle continue d’être sacrément efficace aujourd’hui. En revanche, j’ai toujours un problème avec le traitement de sa grossesse qui n’a pas mentionné l’avortement ; son mariage avec Carlos est l’exemple même d’un couple toxique à fuir absolument (et puis, toute cette partie en prison, bordel, que de clichés qui s’accumulent !), et les moments émouvants ne compensent pas trop les défauts. Bien sûr, cette saison dévoile une autre facette de son personnage complexe, mais Gaby m’a surtout tapé sur le système.
Tout l’inverse de quand j’étais enfant, donc. Après, comme pour Susan, il faut noter qu’elle est toujours aussi belle, qu’Eva Longoria est géniale et que le personnage a les répliques les plus cinglantes – et donc souvent les plus drôles ! Bref, je suis partagé…
Un double fil rouge : les Applewhite et les conséquences de la saison 1
Dans cette saison 2, deux intrigues majeures se dessinent en parallèle, liées à la saison précédente et aux personnages clés. D’une part, une famille intrigante vient s’installer à Wisteria Lane, les Applewhite. D’autre part, nous explorons les conséquences des événements de la saison 1, avec les conséquences de l’intrigue du suicide de Mary-Alice qui continuent de hanter la série… sans parvenir à être aussi captivantes.
En théorie, un mystère s’installe dans cette saison avec l’arrivée des Applewhite à Wisteria Lane. Cette famille énigmatique composée de Betty, Matthew et Caleb cache des secrets qui promettent d’apporter du suspense à la saison. Malheureusement, le fait que ce soit un revisionnage a cassé pas mal de choses. Autant j’avais oublié bien des détails de l’histoire de Mary-Alice, autant je me souvenais de tout ou presque concernant les Applewhite.
Il faut dire que cette intrigue est beaucoup moins développée que celle de Mary-Alice en fait : tout est très vite dévoilé (notamment la présence de Caleb), un sentiment renforcé par un revisionnage rapide. Finalement, ce qui devait être le mystère de la saison n’apporte pas grand-chose de mystérieux et les personnages n’arrivent jamais vraiment à se mêler à la vie du quartier.
Il y a un sursaut en cours de route quand Betty fait du chantage à Bree et globalement, j’adore le personnage de Betty qui fait tout pour le bien-être de ses enfants en les traitant super mal… mais l’ensemble manque vraiment d’une morale et de vrai mystère. OK, il y a des twists sympathiques, seulement l’intrigue permet juste de découvrir que Danielle est encore plus psychopathe que sa mère.
Quant à la conclusion concernant Matthew, elle est toujours aussi brutale et horrible ; surtout pour Betty qui ne peut que porter sa culpabilité loin de Wisteria Lane sans qu’on ne nous explique jamais ce qu’elle devient après de tels événements traumatiques.
De même, à voir ça en 2023, on se dit que c’est dingue que personne ne parle plus que ça du racisme ou des violences policières. Il semble vraiment évident que les flics auraient pu tirer ailleurs que dans son cœur…
Autrement dit, bien que l’intrigue des Applewhite promettait d’être fascinante, elle a été malheureusement sous-développée et résolue rapidement. Les opportunités de développer davantage les personnages de Betty, Matthew et Caleb ont été manquées tout au long de la saison, laissant un sentiment d’inachevé et de frustration.
Les conséquences de la saison 1 : Paul, Zack et Felicia
Les répercussions des événements de la saison 1 sur la vie de Zack Young et sa relation avec ses proches sont au cœur de cette saison, et ça, sincèrement, je l’avais complètement oublié ! Cela ne fait que me confirmer que je n’aimais pas trop ces personnages enfant. Maintenant que je suis adulte et bien… Je ne les aime toujours pas, mais en tout cas, je trouve qu’ils apportent tout de même quelque chose à la série.
Les secrets dévoilés autour de Zack, son lien avec Felicia Tilman et l’impact sur sa vie et celle de sa famille sont autant d’éléments qui ajoutent une couche de complexité à l’intrigue : très vite, ça vient briser le bonheur de Susan et Mike et très vite, le retour de Paul en rajoute pile comme il faut. Les tensions et les manipulations sont constantes entre ces personnages, et ça permet souvent d’apporter des moments de légèreté malgré le drama.
De ce point de vue-là, le plus drôle est très clairement le retour de Felicia Tilman et son désir de vengeance, semant la peur et le chaos chez Paul. Son personnage, toujours aussi manipulateur et déterminé, est là pour apporter de la peur… mais finalement, elle m’a fait plus rire qu’autre chose. Pourtant, la conclusion de cette intrigue, avec Felicia qui se fait passer pour morte et Paul qui finit en prison, est sacrément terrifiante.
Il est difficile d’être du côté de Felicia, même si elle ne fait que venger la mort de sa sœur… Elle provoque un malaise partout où elle passe qui me fait rire, mais ça montre aussi les limites de l’intrigue proposée en saison 1 : on veut nous faire nous attacher à Paul, sauf que bon, c’est un criminel ; mais Felicia aussi ; et Zack est insupportable comme fils pour Mike… Non, sérieux, on veut juste que tout ce petit monde sorte de la série parce que les scénaristes ne peuvent plus rien en faire. Et on voit bien qu’ils le savent avec cette fin de saison 2, laissant des portes de sortie pour chacun d’entre eux.
Desperate Housewives ne se contente pas de divertir, elle aborde également des thèmes sociaux pertinents qui résonnent encore aujourd’hui… Mais pas toujours comme on aimerait. Voici quelques-uns des thèmes explorés dans la saison 2 :
Maternité, pression sociale et conciliation travail-famille
La série met en évidence les défis auxquels les personnages sont confrontés en tant que parents, les pressions sociales liées à la maternité et les difficultés à concilier le travail et la vie de famille. Ces thèmes résonnent avec de nombreuses personnes qui jonglent avec les attentes de la société tout en élevant une famille : que ce soit Lynette qui se retrouve à culpabiliser de ne plus voir ses enfants (et bordel, l’acteur interprétant Parker est brillant !) ou Bree qui se rend compte qu’elle ne maîtrise plus ses enfants (bordel, l’abandon d’Andrew, c’est toujours aussi violent… et redécouvrir la raison pour laquelle elle le fait est tout aussi dérangeant !), la pression sociale vis-à-vis de la maternité est vraiment explorée sous tous ses aspects.
Dans une moindre mesure, Susan est l’exemple inverse : on peut difficilement la sentir victime de la pression sociale quand elle a une fille si parfaite, mais c’est finalement Julie qui se retrouve trop souvent avec le rôle de l’adulte.
La série est aussi super dérangeante par bien des aspects, surtout en ce qui concerne Gabrielle. Elle découvre dans cet épisode sa volonté d’être mère quand elle perd son bébé et je pense que le pire reste le racisme ambiant sur toute l’intrigue de fin de saison pour Gaby et Carlos. Ils auraient mieux fait d’en rester à la bonne sœur, ça au moins c’était culte… Parce que « sauver » une étrangère chinoise en situation illégale pour finalement l’employer (comme esclave !) et faire d’elle leur mère porteuse, c’était juste horriblement dérangeant ! C’est fou que ce soit passé à l’époque, une intrigue comme ça se ferait, j’espère, bien plus épingler aujourd’hui… Et ça dès qu’il est question d’aller acheter une maman.
Après, bien sûr, c’est terrible comme les deuils successifs que doivent faire Carlos et Gaby en tant que parents sont marquants. Dommage : ils semblent plus nous marquer nous que marquer les personnages…
Desperate Housewives aborde de manière réaliste la violence conjugale et ses impacts émotionnels et psychologiques. À nouveau, difficile de ne pas penser à Gabrielle qui se fait maltraiter en permanence par Carlos. Je me souviens avoir été marqué enfant par Lynette qui me paraissait très violente avec Tom (pour ne pas utiliser le mot « castratrice »), mais en fait, la vraie violence vient du couple Gaby/Carlos ; et en permanence !
Les coups sont aussi bien psychologiques que physiques, et Gaby est certes victime, mais elle sait aussi se montrer une agresseuse redoutable. Ca ne fait que se confirmer quand elle se bat avec la sœur d’ailleurs. On dira que la série a sa propre vision de la religion, hein.
Vingt ans plus tard, en revanche, je regrette que la série ne prenne pas le temps d’aborder toutes ces questions de manière plus explicites. Les graines sont là, mais tout le monde ignore le problème et tourne le regard… C’est d’autant plus dérangeant que la voix off de Mary-Alice commente tout ce qu’il se passe et est censée apporter une réflexion acerbe et un point de vue ayant théoriquement le recul nécessaire pour critiquer ce qu’il se passe. Seulement, ça, elle ne le fait pas, parce qu’à l’époque, ça restait tabou. C’est étonnant de voir une série qui brise plein de tabous être bridée sur d’autres questions ; et on ne le voyait pas à l’époque.
La saison 2 soulève également, bien sûr, des exemples de discrimination et de préjugés auxquels les personnages sont confrontés. Que ce soit le racisme avec les Applewhite, l’homophobie avec Andrew ou d’autres formes de discrimination, la série nous pousse à réfléchir sur ces problèmes sociaux et leurs conséquences sur les individus concernés. Le fait qu’Andrew devienne un tel psychopathe obsédé par la revanche sur sa mère, notamment, fait froid dans le dos. Seulement, cette saison 2 ne parvient pas à apporter pour autant un vrai commentaire social sur tout ça. Elle se contente de le mettre en scène, sans vraiment le commenter.
Le traitement du handicap dans la saison 2 est un autrement élément important de l’intrigue des Applewhite qui, lui, est davantage réussi. Là-dessus, on sent que la série parvient à briser certains silences et tabous. Ainsi, la série aborde cette question de manière sensible, montrant les défis auxquels les Applewhite font face et la maltraitance que fait subir Betty à Caleb. Oh, après, bien sûr, c’est gênant que ce soit Matthew qui soit celui qui le dénonce le plus (quoique j’ai en tête une scène où Danielle le fait aussi, ouf) quand finalement il est tout aussi responsable de ce qui est en train de se passer. Et puis, la conclusion donne trop raison à Bree qui fait la morale à Betty, ce qui pose des problèmes de racisme à nouveau.
L’histoire des Applewhite met en lumière la volonté de Betty de protéger son fils Caleb et de veiller sur lui, tout en cachant leur situation aux yeux des autres… et on comprend bien que c’est finalement ce qui provoque un tas de problème.
En revisitant la saison 2 de Desperate Housewives, j’ai retrouvé avec plaisir l’univers fascinant de Wisteria Lane et ses habitantes décidément attachantes, mais avec un recul nouveau : celui de la modernité qui fait vieillir certaines intrigues plus vite que d’autres. La saison 2 semble ainsi moins moderne que la première, et le fait de me souvenir des intrigues a parfois permis d’y réfléchir plus longuement.
Néanmoins, la série continue d’aborder des thèmes sociaux importants et de le faire avec audace en étant en avance sur son temps, ce qui la distingue toujours des autres comédies dramatiques. Si vous avez besoin d’une bonne dose de drame, de rires et de réflexion, je vous recommande vivement de vous replonger dans la série. Surtout pour l’humour, en fait ; elle fait vraiment rire en permanence et mérite ainsi d’être (re)découverte !
Quant à moi, j’ai donc continué mon visionnage et terminé avant-hier la saison 3… J’en parlerai prochainement sur le blog, mais je peux déjà dire que j’ai été surpris de voir Orson débarquer si vite en saison 2, et surtout de cette manière-là. C’était carrément inattendu de redécouvrir qu’il connaissait Susan avant Bree… mais j’aime toujours autant le début de leur relation à l’hôpital psychiatrique !
Après une semaine chargée et interminable, avec en prime quelques émotions, j’ai décidé de me détendre en regardant le dernier film d’animation de Pixar, Elemental – ou Elémentaire en VF. Et je dois dire que c’était une belle manière d’entamer mes vacances – laissez-moi y croire, je ne fais plus cours, j’ai décidé que j’y étais même si c’est entièrement faux !
L’avis sans spoiler
Pour ceux qui ne connaissent pas encore, Elemental nous emmène dans un monde où les éléments naturels vivent en ville. Le film suit l’histoire d’Ember Lumen, un élément de feu, et Wade Ripple, un élément d’eau, dont la rencontre va tout bouleverser – ou au moins bouleverser leur vie. Le film explore leur relation, ainsi que leurs interactions avec leur environnement et leur famille.
C’était très sympathique, très beau à voir, mais pas forcément aussi percutant que je l’aurais souhaité en ce qui concerne l’intrigue et les messages du film. Elemental est un film visuellement époustouflant qui aborde des thèmes importants, mais il y a plusieurs messages et c’est peut-être le problème : c’est un peu brouillé et il est difficile d’être pleinement embarqué dans les émotions tant le film joue sur plusieurs tableaux.
Malgré tout, Elemental reste un film à voir, ne serait-ce que pour sa beauté visuelle et son univers original. Et puis, c’est un film qui peut être apprécié par tous, quel que soit l’âge ou la situation. Que vous soyez en famille, seul, en couple ou célibataire, ce film a quelque chose à offrir. Il est parfait pour un rendez-vous amoureux, avec son mélange d’aventure, de romance et de moments touchants, mais il est aussi assez simple et divertissant pour être apprécié par les enfants…
Allez, si vous l’avez déjà vu, on peut continuer d’en parler ensemble histoire que je vous donne un avis plus détaillé… Attention, vous l’aurez compris, dans la suite de cet article, il y a quelques spoilers !
Une animation époustouflante
Le film est une véritable merveille visuelle, avec de superbes paysages et des moments marquants entre les personnages. C’est un véritable spectacle visuel. Des scènes comme la découverte de la ville, le tour en montgolfière, l’opposition eau/feu lorsqu’Ember et Wade se touchent, l’exploration sous l’eau avec la floraison et tous les moments avec du verre soufflé sont particulièrement marquantes. La technique et les effets spéciaux sont impressionnants, au point où j’ai même eu l’impression de voir une photo plutôt qu’un dessin animé lors de la scène du barrage qui cède, par exemple. C’est déstabilisant et impressionnant à la fois !
Un autre point positif est que l’univers est original tout en étant facile à comprendre – et facile à mettre en place. En fait, c’est peut-être la plus grande réussite du film : la mise en place de l’univers est impressionnante, avec beaucoup de décors et détails pour un dessin animé ! À cet égard, le générique de fin est un vrai plaisir à regarder, parce qu’il permet de voir la quantité de travail effectuée pour que cet univers regorge de détails (et de jeux de mots faciles et stupides, mais j’en suis friand, vous vous en doutez !).
Au-delà d’Ember et Wade, il y a aussi toute une galerie impressionnante de personnages secondaires : on sent qu’il y a là des pistes à explorer pour de futurs courts-métrages, et je ne doute pas qu’ils le feront. En attendant, c’est un film qui stimule beaucoup l’imagination et ça fait du bien ! Cela dit, malgré ces nombreux personnages et comme dans beaucoup de Disney ou Pixar, les couples (à la fin notamment) semblent un peu forcés et provoqués par manque de choix. Si je n’aime pas les triangles amoureux, là on a un peu l’impression que Wade est le seul prétendant crédible pour Ember, parce que le petit qui la harcèle avec ses fleurs sous les aisselles, c’est marrant, certes, mais ça ne risquait pas de la faire vibrer !
Quelques déceptions
Bref, le film représente aussi quelques déceptions et n’invente pas l’eau chaude. Ainsi, les designs des personnages m’ont laissé parfois sceptique, à l’image de l’intrigue. Par exemple, j’ai une petite déception pour les nuages et le vent, assez basiques et très peu développés. Pas fan non plus des scènes de sport aérien… Tout le monde n’est pas capable d’inventer aussi bien que le Quidditch de toute évidence !
Ember et Wade sont des personnages très intéressants séparément, mais leur dynamique n’est pas toujours crédible. Leur romance semble un peu précipitée et forcée, comme si Wade était le seul prétendant crédible pour Ember. C’est un peu décevant, surtout dans un film qui par ailleurs brise certains clichés sexistes avec un personnage masculin qui n’hésite pas à montrer ses émotions – les torrents de larmes finissent même par être un running gag lourd… ce qui les empêche d’avoir la dimension émotionnelle attendue dans une des scènes de fin en ce qui me concerne. Ainsi, l’évolution d’Ember est certes très efficace, mais je regrette qu’en 2023, il lui faille un copain pour enfin s’affirmer. Certes, Wade est un garçon qui casse beaucoup les clichés sexistes à évoquer ce qu’il ressent, mais il reste le sauveur de la demoiselle en détresse (et de la flamme) qui aurait pu, il me semble, s’en sortir sans lui.
En parlant de déceptions, parlons d’ailleurs de l’intrigue. Bien que classique, elle aborde des thèmes importants comme l’immigration, l’identité et le sacrifice. Le film parle d’immigration de manière originale avec la famille d’Ember qui représente en fait l’immigration asiatique aux USA. Si cela reste un point fort du film, j’ai trouvé décevant que ce soit fait avec moins de subtilités et nuances que d’autres films récents, comme TurningRed ou même Over the Moon de Netflix. J’aurais aimé voir ce dernier au cinéma d’ailleurs… Là où je me dis qu’Elemental aurait pu être vu sur mon canapé sans que ça me dérange car j’ai une télévision HD (un peu comme pour Soul).
Le début du film est néanmoins très touchant, montrant l’évolution de la famille d’Ember, ce qui rappelle le film Là–haut (d’ailleurs mis à l’honneur par un court-métrage sympathique juste avant la projection). La dynamique familiale reste efficace pour l’héroïne, avec une volonté de plaire à/d’être acceptée par son père qui se voit durant tout le film. C’est l’inverse de Wade, à la famille très réussie aussi mais avec une dynamique différente (plutôt famille nombreuse, riche et libérale, ouverte d’esprit sur la relation entre Wade et Ember). Malgré tout le positif, tout ça n’est pas vraiment exploré autant que ça le devrait, donnant l’impression de rester souvent à la surface – un comble pour ce film.
Après c’est un film qui aborde beaucoup la notion de sacrifice – sacrifice personnel sur le moment pour le bien sur du long terme – alors c’est peut-être normal de sacrifier certains aspects présentés pour en mettre d’autres en avant. Cependant, comme je le disais en introduction, ça a fini par me poser problème, en donnant l’impression que le film voulait trop en faire. À jouer sur tous les tableaux, Elemental finit par manquer d’âme et d’émotions à certains moments-clés – ou plutôt, moi, en tant que spectateur, je n’ai pas réussi à ressentir ce qu’on voulait me faire ressentir.
Pour finir cette partie sur mes déceptions, terminons sur une note musicale. La bande sonore, composée par Thomas Newman, est très bien, même si elle ne m’a pas spécialement marquée. En fait, je dirais même que j’en retiens surtout le générique de fin qui est sympa – la chanson est très bien et finira dans ma playlist Spotify du mois de juin – mais bon, il n’est pas par Thomas Newman. La majorité du temps, la musique originale du film est effacée ou mise de côté pour des chansons. C’est un choix qui fonctionne… mais un peu décevant pour un film d’animation, dont je retiens souvent l’univers musical habituellement.
En bref
Malgré quelques défauts, Elemental est un film que je reverrais probablement, surtout pendant une période de vacances. Il a tous les éléments d’un bon film de Noël : une histoire touchante, des personnages attachants et une animation, je le redis, époustouflante. Je le recommande donc à tous ceux qui ont l’occasion de le voir.
Cependant, bien que l’expérience du cinéma ajoute toujours quelque chose de spécial, je ne pense pas que ce soit nécessaire pour apprécier ce film si vous avez un bon écran HD chez vous. Que vous le regardiez sur grand écran ou en blu-ray/streaming à l’occasion dans quelques mois, Elemental est une expérience à ne pas manquer pour une soirée où vous aurez envie de passer un bon moment avec un brin de féérie. Bref, pas un pétard mouillé, mais pas le feu d’artifice du 14 juillet non plus !
Cela fait un moment que je n’avais plus pris du tout le temps d’écrire un article sur un film vu au cinéma. Avec les vacances qui pointent enfin le bout de leur nez, je me suis dit que je pouvais peut-être tenter de m’y remettre. Je ne rattraperai pas tout – je vais quand même essayer de le faire pour certains coups de cœur et surtout pour les Marvel – mais rien ne m’empêche de reprendre comme si de rien n’était.
Ainsi, aujourd’hui, je vais vous parler du tout dernier film de DC, The Flash. Bon, je dois admettre que je ne suis pas le plus grand fan des films DC en général, mais je suis toujours prêt à être surpris. Le film était vendu comme l’un des meilleurs de l’année (nope) et il se concentrait surtout sur un personnage que j’aime beaucoup – c’est possiblement mon personnage DC préféré, en fait. Je me suis donc naturellement dit « allons-y ».
Finalement, ce n’est pas exactement ce qu’on me vendait, comme toujours… The Flash, c’est un film de super-héros plutôt basique dans l’ensemble et survendu par la critique et la promo. On sent clairement qu’il essaie de rivaliser avec les succès de Marvel, mais il ne parvient pas vraiment à atteindre le même niveau. Pour être honnête, la promotion du film en a presque révélé la totalité, ce qui est assez décevant… surtout que vous savez que j’ai tendance à ne pas regarder les promos. Rien qu’avec les affiches, on savait déjà beaucoup trop de choses. Et on devinait ce qui s’avère être le cas : ce n’est pas un film sur Flash, c’est un film sur les superhéros Marvel dont Flash s’avère finalement être le personnage principal, certes. Ce n’est toutefois pas celui qui a les meilleures scènes d’action.
J’en dis déjà trop, je trouve, alors attention, il y a bien sûr des petits spoilers dans la suite de l’article. Lisez à vos risques et périls.
Oui, parce que visuellement, c’est pas toujours top ce DC. Franchement, certains jeux vidéo font mieux qu’eux, et il y a vraiment eu des scènes du film où j’ai fini par me demander qui avait bien pu valider ça. Et puis, l’ensemble du film est sacrément prévisible, ce qui ne fait pas spécialement honneur à mon héros préféré de DC. Après avec Ezra Miller en tête d’affiche, malgré ses déboires judiciaires, voilà quoi, fallait pas non plus s’attendre à des merveilles d’écriture. Pour rester sur les effets visuels, le retour de Nicolas Cage, franchement, c’était raté. On aurait dit de l’image de synthèse. Et puis, le concept de la faille, c’était intéressant, mais mal exploité. On a juste des super-héros qui restent là, passifs, sans rien faire. C’est pas crédible du tout, donnez au moins une réplique ou une action ? Les mondes s’écroulent les uns sur les autres et ils admirent ça, sans popcorn… Le côté fan service fonctionnait pour être aussitôt hyper déceptif !
Ah, j’allais oublier. Supergirl était beaucoup trop attendue. Je veux dire, elle est sur l’affiche, alors pourquoi en faire tout un suspense dans le film ? Et puis, je suis pas fan de l’interprétation par l’actrice, franchement.
Tout de même du positif
Cela dit, on ne peut pas tout critiquer. Le retour de l’acteur qui joue Batman, ça valait quand même le coup. Et la dernière scène du film fonctionne plutôt bien, même si on la voit venir. Ça a été une bonne surprise.
Dans le même genre, la performance d’Ezra Miller est plutôt réussie, surtout qu’il joue deux rôles sans qu’on ne se demande qui est qui. Ce n’était pas une surprise, j’ai toujours beaucoup aimé son jeu (il fait un excellent Credence dans Les Animaux fantastiques) et ça continue de me poser problème vis-à-vis de sa personnalité. Dissocier l’œuvre de l’artiste, tout ça tout ça.
Après même si j’aime sa prestation et l’humour qu’il a su insuffler dans la version jeune de son perso, sérieusement, qui court comme ça ? Je veux dire, outre la posture ridicule qu’il adopte à chaque fois pour coller à peu près aux comics, j’ai vu des X-Men faire mieux avec leurs ralentis pour montrer la super-vitesse d’un héros. Là, la scène la plus intéressante de ce point de vue-là intervient au début du film… et elle n’est pas dingue, même si elle est drôle.
Ce qui m’a surpris d’ailleurs, c’est que le ton est beaucoup plus léger que prévu. DC est souvent critiqué pour ses films sombres, et je suis le premier à m’être royalement fait chier devant Batman(que ce soit celui de Pattinson ou n’importe lequel hein à part le deux de la trilogie), mais cette fois-ci, ils ont essayé de faire dans l’humour. Pour ma part, je suis bon public et je trouve que ça colle au personnage de Flash, mais j’aurais préféré un équilibre plus subtil, parce que là, ça frise le ridicule par moment sans jamais l’assumer à fond.
N’est pas Marvel qui veut
Bref, à la sortie de la salle, certains diront que c’est un No-Way Home du pauvre… et franchement, il est difficile d’argument le contraire. Ils ont même fait une référence évidente avec la scène des spaghettis pour expliquer le multivers. Bon, c’était marrant cette métaphore ; et puis ça donne faim, ça crache aussi un peu sur la concurrence, on s’en souvient, c’est nickel. Mais bon, difficile de ne pas voir la volonté de réunir les différents univers DC, les différents superhéros pour juste quelques clins d’œil et pour nous affirmer que c’est un univers étendu. C’est dommage que ce soit si raté… et non, les fesses d’Ezra Miller ne suffiront pas à me faire dire que c’était génial, hein.
En plus, on nous laisse sur la scène post-générique qui était… nulle à chier. Je vais rarement autant dans l’excès, mais là, on nous sert vraiment une scène finale courte qui n’est qu’une promo pour Aquaman mais qui donne pas envie de voir leur prochain film. Bon, passons, j’irai probablement le voir aussi de toute manière, j’aime les films de super-héros, c’est toujours fun ce genre d’action.
Finalement, The Flash est un film DC correct, sûrement mieux que leur moyenne qui m’a laissé parfois des traumas, mais qui ne se démarque pas vraiment des autres films de super-héros. Il essaie de suivre la voie de Marvel, mais sans tout à fait y parvenir ; peut-être justement parce que ça paraît être un mauvais copier-coller réchauffé. Bref, si vous êtes un fan inconditionnel de DC, vous pourriez y trouver votre compte. Sinon, il vaut peut-être mieux attendre la sortie en streaming et ne pas donner son argent à la va-vite. Je me dis que ce sera noyé au milieu de tous les films que je vois avec mon abonnement. En attendant, il reste pour DC une décevante course vers le multivers.