Grey’s Anatomy – S17E05

Épisode 5 – Fight the Power – 16/20
Oh. Cette pandémie est un véritable enfer sur Terre, et la série nous en fait prendre conscience une fois de plus. C’est nécessaire, je crois, pour ne pas se bercer d’illusions sur le monde dans lequel nous vivons. Pourtant, il est certain que nous sommes dans une série pleine d’illusions, hein ! C’était un épisode un brin plus classique dans les évolutions qu’il propose, et il en propose !, mais une fois de plus, j’ai accroché et je trouve que ces épisodes fonctionnent et donnent un nouveau souffle à la série qui parvient beaucoup plus que les années précédentes à me toucher. Je finissais par être blasé des cas médicaux, je crois.

> Saison 17


Spoilers

If you’re ready to go, it’s OK.

Aha, les gens qui en ont marre que la série parle du coronavirus sont servis dès les premiers instants de cet épisode, avec Bailey qui regarde les statistiques du Covid19 à l’hôpital. C’est elle qui est en charge de la voix-off de l’épisode, c’est étrange, surtout que de son côté Meredith est toujours endormie. Elle va de mieux en mieux, cela dit, parce que l’essai clinique fonctionne.

Chez elle, Jo n’a pas l’énergie de se lever pour aller au travail, surtout que c’est déprimant d’arriver à l’hôpital pour passer devant un camion réfrigéré plein de cadavres à cause du coronavirus. Elle est forcée par Levi de se lever, toutefois, surtout qu’il a besoin d’elle pour aller au boulot maintenant que son vélo est crevé.

Il me semblait que le loft était assez loin de l’hôpital, non ? Il doit être pas mal sportif finalement ! En tout cas, une fois au boulot, il passe sa journée avec Jo sur un cas assez déprimant d’une nouvelle maman qui ne peut pas voir son bébé et est forcée d’être maman en visio. C’est déprimant. Du côté des choses déprimantes, ils travaillent avec un nouveau résident qui passionne Levi. S’il peut remplacer Niko, je vote pour un milliard de fois.

En attendant, c’est un type très positif (pas au covid, en plus !) et très heureux, donc exactement ce qu’il fallait aussi pour décoincer Jo. Elle est toujours dans sa dépression, finalement, quoiqu’on en dise et quoiqu’on espère pour le personnage. Elle a besoin de joie et de bonheur pour décompresser, et apparemment, Jackson n’en apporte pas assez ! Par contre, se retrouver à donner naissance à un bébé parce que l’hôpital manque de médecins pour le faire, c’est exactement ce qu’il lui fallait.

Par contre, ça lui fait envisager de recommencer sa carrière totalement pour devenir obstétricienne. Oh putain ! Elle a eu l’occasion d’opérer dans cet épisode, et elle n’a pas ressenti une once de bonheur. En revanche, quand elle a aidé une mère à donner naissance, elle a eu l’impression de faire quelque chose de sa vie. J’adore qu’elle s’en confie à Levi, et j’adore cette amitié entre eux, autour d’une pizza et d’une bouteille d’alcool. OK, et aussi d’une bouteille de gel hydroalcoolique. Il y en a plein dans cet épisode. C’était déjà un réflexe de la série, mais là, vraiment, on nous montre à quel point c’est important.

Jo envisage donc de changer de voie et de carrière, et je dois dire que j’aime bien cette idée pour elle. Elle va nous devenir la nouvelle Addison, finalement !

Pour en revenir à Miranda, l’épisode se concentre sur elle et son isolement, et ça craint. Elle ne voit plus Ben autrement que par téléphone, elle ne voit plus ses garçons et elle s’inquiète pour ses parents qui ne sont pas très sérieux avec le port du masque. Elle a l’occasion de papoter avec son père, mais ça lui fait peur tout de même.

Sa peur ne peut qu’empirer quand elle apprend que ses parents sont dans une maison médicalisée touchée par le Covid19. Arf. C’est elle qui a insisté pour les envoyer là-bas, alors bonjour la culpabilité. Il n’y a pas beaucoup de personnages ayant encore leurs parents dans cette série, alors ça ne m’étonne pas trop que ça tombe sur Bailey cette intrigue. C’est particulièrement déprimant, en tout cas : Miranda envoie Ben chercher ses parents…

Et elle le retrouve à l’hôpital, avec sa mère, qui a le coronavirus et est dans un état déprimant. C’est très mal parti, donc. Miranda n’est pas la seule à s’inquiéter pour ses parents : Jackson n’est pas ravi de se rendre compte que sa mère porte mal le masque malgré son état médical. Oups. Il demande à Richard de l’aider à lui faire porter son masque, mais les deux ont rapidement autre chose en tête quand ils apprennent la nouvelle pour la mère de Miranda.

Elle, elle apprend que sa mère ne passera pas la nuit : elle sait qu’elle ne veut pas être intubée et être maintenue en vie par une machine, alors elle n’a plus d’autres choix que d’appeler son père pour lui dire que c’en est fini pour sa mère. C’est une intrigue assez horrible, et bizarrement, Miranda décide d’aller se confier à Meredith. Cette fois, pas de retour d’anciens, donc, Meredith a juste le droit d’entendre Miranda lui parler sur sa plage.

Bon, Ellen Pompeo a eu la flemme de tourner avec les masques et les combinaisons, pas vrai ? Je ne vois plus que ça. Elle limite vachement les contacts aussi, étant toujours à un bon mètre de distance sur la plage avec les gens qui lui rendent visite. On découvre au cours de cette scène que Bailey a caché pendant un certain temps que sa mère avait Alzheimer, pour ne pas blesser Mer ou Richard. Soit.

En revanche, sa mère a un instant de lucidité au moment où Miranda lui propose de capituler et de se laisser partir si elle le souhaite. J’ai trouvé la scène assez difficile. Au-delà de l’instant de lucidité compliqué pour Miranda qui se rend compte que finalement elle a peur de laisser sa mère mourir parce que ce n’est peut-être pas ce qu’elle souhaite, c’est une scène difficile parce que des centaines de familles n’ont pas eu cette occasion de dire au revoir à un proche comme ça. Certes, le père de Miranda est à distance, mais elle, elle est là.

Elle essaie en vain de contacter Ben, et elle culpabilise de ses choix. Forcément. Elle a ramené ses parents à Seattle – ah, il me semblait bien que la semaine dernière ils n’étaient pas là ! – la veille du jour où les frontières ont été fermées, et sa mère a passé simplement une journée en ville avant de tomber malade.

C’est violent, mais elle accepte mieux la situation en parlant à… Maggie ! J’ai aimé cette intrigue, et surtout l’évolution du personnage de Maggie sur la mort de sa mère. Elle se rend enfin compte que péter un câble comme elle l’a fait était finalement la solution de facilité : elle n’a pas voulu laisser partir sa mère… La scène entre Miranda et Maggie est longue et bavarde, mais je dois dire que j’ai vraiment accroché. Le discours de Maggie pour convaincre Miranda qu’elle fait les bons choix ? C’était agréable.

Et surtout, il était bon d’avoir cette scène posée dans un parc où les deux profitent de l’air frais et bavardent en riant un peu. C’est le genre de scènes qui manquait un peu dans ce début de saison, et c’est une bonne réaction face à la perte d’un proche.

Jackson, lui, est dépité par la situation, mais aussi à cause des statistiques que redoute justement Miranda : 50% des patients qui décèdent à l’hôpital du Covid sont noirs, dans une ville qui n’en compte que 7%. Wow. Avec cette série, j’étais loin de me douter que le ratio était tel à Seattle ! Bon, admettons. 7% de noirs, 50% de victimes noires, ça fait mal. Et Miranda doit donc dire adieu à sa mère dans une scène très touchante. Décidément, les mères dans cette série, elles prennent cher. Chaque fois qu’elles redébarquent dans un épisode, c’est pour mourir, j’ai l’impression. Celle de Miranda meurt auprès de sa fille lui chantant « My girl ». Quelle tristesse. Et quelle tristesse ce générique de fin qui nous diffuse les noms de personnes décédées du covid. C’était ça pas vrai ? Ca m’a achevé.

Et sinon, sans trop de surprise, Tom débarque à l’hôpital en ambulance cette semaine. L’équipe qui le réceptionne ? Helm, Teddy et Owen. J’ai ri. Ils ne pouvaient pas trouver mieux, dis donc ! Helm a déjà eu le coronavirus et elle apprécie Tom, mais elle ne peut pas rester pour autant sur le cas, parce que ce sont les protocoles de l’hôpital. Ca va être chouette tout un épisode où Owen se charge d’un Tom hallucinant et parlant de son fils décédé.

Teddy appelle toutefois Amelia en renfort, et c’était bien agréable à voir, parce qu’Amelia nous fait du Amelia. Elle déballe donc son sac à Linc, lui révélant au passage qu’elle a couché avec Koracick, tout en laissant tout tomber pour justement aller le sauver. Pauvre Linc.

À l’hôpital, Amelia ne croise pas spécialement Owen, mais elle passe beaucoup de temps à s’occuper de Tom. Entre deux interventions pour ça, Amelia bavarde avec Teddy, qui gratte l’amitié autant qu’elle peut. Au secours. J’adorais Teddy, mais là, vraiment, elle est insupportable depuis quelques épisodes et je n’y arrive plus avec elle ! Elle tente donc de parler des enfants pour essayer de se faire une amie d’Amelia.

Cette dernière se débrouille plutôt bien pour se débarrasser d’elle, et ça finit par nous laisser Teddy en train de se confier à Tom. Elle lui raconte un peu sa vie et prend la décision de rester son amie malgré tout, et finalement, elle fait bien parce que Tom se réveille. J’aurais pu m’en passer, mais bon admettons. Ils reprennent leur amitié bien naze et tout va bien. Mouais, ce n’était pas à la hauteur.

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Station 19 – S04E04

Épisode 4 – Don’t Look Back in Anger – 14/20
C’est un épisode beaucoup plus classique pour cette semaine, mais aussi un épisode où les personnages sont de nouveau chiants pour certains. Dans le fond, j’aime bien cette saison, mais le cas de la semaine n’était pas exceptionnel et j’ai trouvé que l’ensemble était très décousu, avec chacun ayant sa petite intrigue, mais finalement assez peu d’évolution marquante.

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Spoilers

Yep, God protects us… with a mask.

Les américains font du jogging avec un masque ? Les français ont plein de choses à apprendre d’eux dis-donc ! Et en plus, Vic réussit à assortir ses masques à ses tenues de sport. Je le savais que les séries finiraient par me mettre en rage en ce qui concerne les masques. Je suis jaloux ! Je ne suis pas jaloux des masques de la Caserne 19, en revanche, parce que oui, ça y est, les pompiers ont une livraison de masques !

Avant ça, Vic passe deux semaines de jogging à flirter avec un certain Théo qu’elle ne reconnaît pas tout de suite à cause de son masque, mais qui est finalement un pompier de la Caserne 23. Evidemment. Les pauvres, c’est dur de se retrouver à draguer un collègue comme ça… mais ils recommencent en fin d’épisode !

Autrement, Andy est de retour chez elle, où Carina s’est désormais installée. Tout semble bien se passer, et Maya lui dit même qu’elle l’aime (à Carina, hein). Hmm, ce serait trop simple avec ces reloues ! Ca ne manque pas : Maya finit par avouer à Andy qu’elle a peur d’être comme son père. Andy la réconforte comme elle peut, mais le fond du problème est en fait que Maya a du mal à comprendre pourquoi Carina a transformé toute leur cuisine en cuisine italienne.

C’est compliqué à vivre pour Maya qui est habituée à avoir tout à sa place à cause des violences de son père. Pourtant, quand Carina lui explique que le but est pour elle de se rappeler de son enfance heureuse pour arrêter de flipper à cause du Covid, elle finit par comprendre. Et j’ai aimé que cette relation se développe aussi autour de ça et que Maya soit capable de prendre du recul sur ses propres problèmes, pour une fois !

Autrement, Ben n’est plus le bleu du groupe, ça y est, c’est officiel ! Robert est donc de retour à la caserne en tant que souffre-douleur de tout le groupe, ce qui est plus ou moins drôle. Il y a des blagues qui fonctionnent, mais Travis n’arrive pas à se moquer de son ex-chef, et c’est bien dommage. En tout cas, l’essentiel, c’est que Robert découvre qu’il n’est pas le bienvenu pour tout le monde : Miller n’a pas l’air d’apprécier son retour.

Andy s’en mêle presque aussitôt, mais pas avant que Miller ne révèle à Robert que ce n’est pas son genou qui l’a empêché de venir le soutenir la semaine dernière. Pfiou. Je sens que ça va me passionner comme intrigue, ça ! Quant à son genou, il va mieux, il tient debout et tout, il va juste être chiant pour au moins un épisode.

Pendant que tout le monde fait le ménage, Ben et Jack sont embarqués dans une autre intrigue, avec Marsha qui s’est effondrée chez elle. Assez rapidement, le soupçon qui se dresse est qu’elle soit infectée par le coronavirus. Evidemment. Elle est ramenée au Grey Sloane Hospital par nos deux pompiers, et on y perd Jack qui va y rester pour le reste de l’épisode avec Marcus. Avant ça, on a tout de même droit à Ben qui insiste auprès d’Owen Hunt pour obtenir des tests Covid aussi pour Jack et Marcus, alors que les deux étant asymptomatiques, ce n’est pas censé être le protocole.

Hunt accepte, allez savoir pourquoi. Je veux bien qu’il connaisse Ben depuis longtemps, mais tout de même. Autrement, Dixon JR est désormais volontaire à l’hôpital dans une tenue qui empêche de le reconnaître.

Le test PCR ? Apparemment, ils sont tout de même limités : on ne les voit pas vraiment faits sur les acteurs, juste sur un figurant que je soupçonne d’avoir été véritablement testé pour l’occasion. Les acteurs, en revanche, tout est fait pour que le test ne soit pas vu à l’écran. Soit. C’est étonnant de faire le choix de nous montrer un test sans avoir de quoi le montrer, cela dit.

Jack rentre donc finalement chez Marsha avec Marcus, pour mieux découvrir que c’est la catastrophe. Marsha ayant probablement choppé le covid19 parce qu’elle refusait de porter le masque, la mère et l’enfant risquent forts d’être expulsés. Il y a tout de même une bonne nouvelle : ils sont tous les trois – avec Jack – testés négatifs. En revanche, Marsha a bien ce putain de Coronavirus. Les trois peuvent vivre ensemble dans l’appartement en attendant son retour, heureusement.

La désinfection de la caserne ne dure pas bien longtemps avant une première sonnerie de l’alarme de la caserne. Les pompiers sont appelés pour s’occuper d’un couple qui se drogue très clairement, probablement au crack. Le truc, c’est que la femme est enceinte et qu’elle a une batte dans les mains. C’est peu engageant comme situation.

Vic et Travis préfèrent tout de même éviter d’appeler la police trop vite… ce qui est tristement une mauvaise décision de leur part. Travis se prend donc un téléphone dans la tronche et se retrouve à saigner du nez. Le reste de l’équipe arrive en renfort et face à ça, Maya est bien obligée d’appeler les flics. Elle envoie ensuite Ben et Vic s’occuper du mari de cette femme cinglée – l’actrice s’éclate, c’était beaucoup trop cool – qui est à peu près dans le même état que sa moitié, avec juste un coup de batte dans la tronche en plus.

J’ai eu un peu peur pour Ben qui se retrouve finalement blessé par le mari, mais finalement tout termine relativement bien. Vic se prend un coup dans la tronche en tentant d’empêcher le mari de rejoindre sa femme, certes, mais le bébé est sauvé de justesse par Maya quand il tombe littéralement de l’entrejambe de sa mère. Ben voyons. Malgré tout ça, Vic prend la défense du couple qu’elle ne veut pas voir finir en prison.

En ce qui concerne la désinfection de la caserne, elle continue donc avec Robert et Miller, mais vraiment, c’est insupportable. Et ça l’est encore plus quand il est révélé que Miller en veut à son ex-chef parce qu’il est noir et qu’il a fait de la merde, rendant plus difficile la possibilité pour d’autres pompiers noirs de devenir chef. Mais ? Hein ? D’où ? Bon.

Je comprends l’idée. C’est assez juste qu’il y a toujours des précédents pris en compte et tout, je reconnais. MAIS. Quel est l’intérêt de reprocher à un addict de s’être drogué ? Vic finit par diffuser la tension qui grimpe rapidement entre les deux, puis Ben tente de raisonner Miller dans les vestiaires de la caserne. Ce n’est pas gagné.

Miller retourne pourtant auprès de Robert, s’imposant dans la salle de gym de la caserne où ils ne peuvent pourtant désormais être qu’une personne à la fois. L’avantage, c’est que même s’ils s’engueulent, ils peuvent enfin communiquer et que ça me raccroche un tout petit peu aux deux personnages. Du côté de Robert, je suis content d’avoir enfin une intrigue où je suis de son côté. Même quand il se confie à Andy en fin d’épisode, j’ai trouvé la scène sympathique. Bien sûr, ils sortent de la douche et ont envie de se faire l’amour, mais ce n’est pas encore possible. Et tant mieux !

Du côté de Miller, je suis content que les scénaristes trouvent le moyen de le rendre plus sympathique dans cette scène. Et mieux encore : il se réconcilie enfin avec Vic quand celle-ci lui explique qu’il peut prouver à tous qu’un chef noir, ça peut le faire. Il n’a qu’à devenir chef à son tour !

Une autre histoire plus intéressante du côté des pompiers est celle de Travis. En début d’épisode, il apprend par sa mère que son père est en train de jouer au golf. Il confie aussitôt à Vic que son père est en train de tromper sa mère et qu’il le sait. Une réplique plus tard sur son père « jouant avec des pénis hors de son mariage », ew, il se retrouve avec le nez quasiment cassé.

En fin d’épisode, il se confie une nouvelle fois à Vic, dans une scène vraiment touchante qui me fait toujours adorer ce personnage, sur son incompréhension face à la religion. Je ne m’y attendais pas du tout dans cet épisode, et ça m’a pris par surprise : Travis ne comprend pas comment la religion peut pardonner à de mauvais parents drogués comme ceux de cet épisode, mais pas à lui qui est gay. Soit. Tout ça est évidemment à relier à son père, qui n’a pas envie de faire son coming-out à cause de la religion. Moi, j’en retiens que Travis et Vic sont tous les deux très justes et excellents dans ces rôles. Chaque fois que Vic pleure, je suis convaincu, de toute manière !

On avance alors enfin : si Vic n’a pas de mots pour le réconforter, Travis se rend finalement confronter son père pour lui dire qu’il est au courant de l’existence de son profil sur une application gay. Hâte de voir ce que ça donnera au prochain épisode, même si ce sera déjà l’épisode de mi-saison.

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Merry Happy Whatever – S01E08

Épisode 8 – Ring in the New Year – 18/20
La série précipite quelque peu sa fin, et je trouve ça dommage… Ceci étant dit, cet épisode final fonctionne bien, et c’est une bonne fin de série, alors pas de regret. C’est une bonne série pour ce début de mois de décembre, ça met bien dans l’ambiance des fêtes, j’ai ri un peu et voilà. Peut-être que cet épisode aurait pu y aller moins fort aussi dans le côté mélodramatique pour être vraiment parfait.

> Saison 1


Spoilers

Dad you don’t know how hard it is to tell you something you don’t wanna hear. Trust me. Even if it’s something you desperately need to say.

L’épisode reprend étrangement sur Sean qui a déjà acheté un foodtruck et le présente à sa famille. Nous sommes quelques jours plus tard et le Nouvel an approche à grands pas. La famille est réunie, mais en fait, c’est habituel, on l’a bien compris. D’ailleurs, c’en est presque surprenant que Kayla abandonne la famille pour aller faire ses valises et cartons avant l’arrivée d’Alan. C’est une très bonne idée, parce qu’elle se retrouve seule chez elle quand Vanessa, l’assistante sexy, débarque.

Elle lui balance rapidement qu’elle n’est pas surprise par le divorce, puisqu’elle a toujours senti que Kayla lançait une vibe. Ben voyons ! C’est vraiment gros et c’est la première scène où j’ai compris que cet épisode allait rusher vers un happy end pour tout le monde, en sacrifiant une grosse part de crédibilité. C’est un peu dommage, parce que l’on sent que toute l’intrigue de Kayla aurait pu s’étendre sur plusieurs épisodes supplémentaires, mais bon.

En parallèle, Emmy annonce à sa famille qu’elle a décidé de rester à Los Angeles : elle a utilisé son offre d’emploi à Philadelphie pour avoir une promotion à Los Angeles. C’est une très bonne chose, puisque ça permet à Emmy d’envoyer dans les dents de son père qu’elle en a marre d’être manipulée et qu’elle en a marre qu’il tente de contrôler toute la famille, en permanence.

Les conjoints sont ensuite pris en flagrant délit par Don : ils renversent du jus dans le jardin en son honneur, comme ils l’avaient fait avec Alan. Ils sont clairement plus triste pour Matt qu’Alan, mais ça fonctionne vraiment bien, parce qu’ils se retrouvent à faire comprendre à Don qu’Emmy n’a pas tellement tort et qu’il a intimidé Matt, provoquant la rupture avec sa fille.

Matt reçoit ainsi un appel de Don… et il refuse de décrocher. Il est de retour à Los Angeles, déjà. C’est compliqué. Don continue de culpabiliser, cela dit, et il essaie d’en parler à Kayla pour comprendre ce qu’il en est. Elle lui fait prendre conscience qu’il n’est pas si évident que ça de dire quelque chose qu’on a vraiment envie de dire s’il n’a pas envie de l’entendre. C’est violent, mais elle ne fait pas son coming-out pour autant.

Don enchaîne ensuite en harcelant Emmy pendant son jogging (hivernal, oui, elle est vraiment énervée, hein) pour la convaincre de reprendre Matt… Ce n’est pas si simple, pour autant. Elle voit bien que son père est encore en train de la manipuler, et ça ne lui plaît pas du tout, alors que Matt est en train de faire ses cartons.

De son côté, Patsy panique dans la maison : il manque une pièce à son puzzle de Noël. Elle peut la chercher longtemps : elle est à Los Angeles, chez Matt et Emmy, dans la guitare de Matt. Evidemment. Sans trop de surprise, Don débarque à Los Angeles pour tenter de récupérer Matt. Celui-ci n’était pas prêt : il voulait juste déménager tranquillement avant le retour d’Emmy, et le voilà qui est forcé de rentrer à Philadelphie avec Don, parce que ce dernier est toujours aussi persistant. Comme Matt peut être têtu aussi, les deux se retrouvent à jouer de la guitare ensemble, parce que pourquoi pas.

Le plus étonnant est que Don enchaîne avec un semblant d’excuse – il ne reconnaît pas ça comme ça, mais il s’en veut. « Sorry » finit même par sortir de sa bouche… Il pense même que c’est suffisant pour convaincre Matt. Le problème, c’est qu’il ne fait que reproduire ce qu’on lui reproche : il contrôle toute la situation. Encore.

Cela ne marche pas du tout. Même quand il retrouve la pièce de puzzle, il n’appelle pas Emmy. C’est pourtant une bonne excuse, et il passe plein de temps au téléphone avec Kayla. Oui, c’est logique : Matt est le seul à savoir qu’elle est lesbienne après tout.

En parallèle, Todd et Joy décident quant à eux de se rendre à l’hôpital pour parler à Nancy et comprendre la raison de leur rupture. Bon, ce n’est pas vraiment une rupture puisqu’ils n’étaient pas ensemble, mais ils veulent comprendre pourquoi elle a pris la décision de rester aussi loin que possible de Don.

Nancy a de bons arguments, puisqu’elle considère qu’il n’a pas encore tourné totalement la page. On sent pourtant qu’elle a envie de se laisser convaincre par Joy et Todd… Pendant ce temps, Emmy reçoit un appel imprévu : elle apprend que son job de rêve n’est finalement pas à Los Angeles comme elle le pensait, mais à Londres. Ca change tout pour elle, puisqu’elle voulait tout de même rentrer à LA pour se remettre avec Matt !

Tout ça nous mène alors à la soirée du Nouvel an, forcément. Nancy y débarque par surprise, invitée par Don. Elle ne voulait pas venir, mais les conjoints ont réussi à la convaincre, ce qui touche particulièrement Don… Et évidemment, on se retrouve donc avec une scène où finalement les conjoints sont bien contents d’être de la famille et en font bien partie, eux aussi. Chaque fois, ce sont eux qui arrangent les affaires de tout le monde tout de même.

D’ailleurs, quand Emmy envisage de se barrer de la soirée à 23h58 – histoire de ne pas la gâcher avec sa mauvaise humeur paraît-il, c’est encore un conjoint qui la sauve : Matt débarque ! Emmy remercie d’abord son père quand elle apprend qu’il est allé jusqu’à Los Angeles pour elle, et ça me fait de la peine pour Matt, mais bon, il paraît que c’est censé être un couple qu’on a envie de voir finir ensemble… Bien sûr, Matt ramène la pièce de puzzle manquante, pour la plus grande joie de Patsy, et révèle à Emmy qu’il considère qu’elle est la pièce manquante de sa vie. Non, vraiment, c’est rushé.

Si encore on avait suivi la famille construire ce puzzle sur plusieurs épisodes avant… Là, on a l’impression qu’ils rajoutent l’idée au dernier moment. C’est dommage. Cela n’empêche en revanche pas les bons sentiments de prendre sur moi. Entre la demande en mariage attendue de Matt qui a enfin lieu (humph, réglez d’abord vos problèmes de couple sérieux !) et Kayla qui fait enfin son coming-out lors d’un moment de « Quinntention » aka résolutions, il y avait de quoi faire.

Oui, Kayla lutte un bon moment et tout est fait avec autant d’humour que possible vu le sujet, mais elle finit par faire son coming out à sa famille qui lui fait un câlin et l’accepte bien sûr sans trop de mal. Et bonne année, bien sûr ! Nancy est restée jusqu’à minuit, et elle embrasse aussi Don tant qu’à faire, tout comme Emmy et Matt s’embrassent ou Joy et Sean. Ceux qui ne s’embrassent pas ? Todd ET Patsy, qui finissent le puzzle… pour que Todd puisse mieux le détruire encore plus rapidement.

On en arrive alors à la fin de la série, puisque tout est réglé. On peut donc suivre toute la famille qui se rend à l’aéroport pour dire au revoir à Matt et Emmy, mais ça passe avant ça par Don qui partage une jolie scène avec Kayla, pour accepter son coming out. Il en fait un peu trop avec un porte-clé aux couleurs du drapeau gay, mais c’est plutôt sympathique malgré tout. C’est rushé… ça fonctionne tout de même.

À l’aéroport, les conjoints partagent une petite scène rigolote pour se dire au revoir, et ça fonctionne très bien aussi, puis il est l’heure de faire nos adieux à cette famille hyper toxique, mais malgré tout plutôt attachante. Ce fut une sympathique saison !

EN BREF – Ils vont me manquer les Quinn, dis donc. Cela dit, je comprends l’annulation de la série. Tout est réglé, c’est moins frustrant que bien des fins de série que j’ai pu voir ! Le format aurait pu fonctionner sur deux ou trois ans, mais soit. Les scénaristes ont eu le temps de faire le tout d’un paquet d’intrigues l’air de rien. Une deuxième saison aurait pu tout gâcher, alors qu’ils ont été aussi vite que possible pour tout conclure dans le dernier épisode de la saison. Au moins, là, pas de regret à avoir : une vraie conclusion est donnée et on a une série qu’on peut revoir pour les fêtes. Qu’importe si l’on connaît l’histoire, elle restera drôle et d’actualité pour quelques années, tout de même !

 

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Merry Happy Whatever – S01E07

Épisode 7 – Christmas Break – 18/20
Cet épisode est une vraie bonne surprise, parce qu’il a réussi à me décrocher de vrais éclats de rire. Peut-être que j’ai regardé les précédents trop vite, d’une traite, et que ça m’a empêché d’être vraiment à fond dedans contrairement à ce que je pensais. L’attente entre les épisodes donne envie de revenir voir les personnages et fait rire bien plus. Les sitcoms familiales comme ça me manquent, en fait, il va falloir que je m’y remette. Quant à l’épisode, c’était assez classique, mais je n’ai pas envie que la série se termine, maintenant !

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Spoilers

Stay. Get drunk. Judge him.

Quelques notes de musique du générique suffisent à me remettre dans l’ambiance de la série. J’ai publié ça tout au long de la semaine, mais en vrai j’ai vu six épisodes lundi, et je me suis arrêté parce qu’il était plus de minuit. Bref, j’ai vu cet épisode le lendemain après une longue journée de travail, et j’étais directement dans la bonne ambiance pour ça.

Cette pauvre Emmy, en revanche, elle n’est plus trop dans le délire des fêtes de fin d’année. Elle en veut toujours à son père, avec qui elle continue de cohabiter, forcément. Patsy et Todd débarquent comme toujours, histoire d’emprunter des jeux à Don… qui refuse de venir à leur soirée jeu, pour aller passer la soirée avec Nancy. Voilà qui est fait. Ils ne parlent pas du tout à Emmy, ce qui est bien étonnant.

Quand ils le font cependant, c’est logiquement pour aborder son rendez-vous le midi pour aller rencontrer Ted, son possible futur employeur. Oh, ils finissent par aborder Matt, hein, et ça fait de l’humour bien senti. Matt ? Il est en fait chez Joy et Sean. Normal ! Bon, c’est assez logique en vrai : on ne part pas le jour de Noël à l’autre bout du pays sur un coup de tête. Il est une bénédiction pour le couple qui peut enfin avoir une vraie nuit de sommeil. C’était marrant à voir, et ça tombe bien puisque Sean est censé avoir un entretien ce jour-là. Censé, oui.

En vrai, Joy lui propose de faire plus d’heures en tant qu’enseignante (ah bah c’est pour ça que je l’adore, alors !) pour qu’il puisse enfin trouver un job qui lui plaise vraiment. Cela dit, Matt ne reste pas chez eux tout l’épisode : la scène suivante le voit débarquer chez Patsy et Todd qu’il aide à repeindre la chambre du futur bébé.

Même sur ce sujet-là, les deux ne sont pas tout à fait d’accord. Nous en sommes donc à un débat sur les nuances de jaune de la peinture, parce que ça fait une bonne métaphore pour les problèmes de religion qu’ils rencontrent désormais. C’était plutôt drôle… et c’est devenu un thème régulier de l’épisode.

Kayla ? Elle est donc de retour chez elle, et c’est bien triste. Elle fait tout ce qu’elle peut pour éviter Alan, lui proposant des pancakes plutôt qu’un matin crapuleux, puis se rendant chez son père pour entendre que Don et Emmy s’embrouillent. Ben oui, en parallèle, Emmy rentre chez son père pour l’entendre dire qu’il l’aurait embauché… de toute manière. Oups. Emmy interroge aussitôt son père dans une très bonne parodie d’interrogatoire policier. Ma foi, je ne sais pas si c’est la nuit de sommeil qui fait ça, mais j’ai bien plus ri devant cet épisode que le précédent.

En même temps, Kayla qui propose à Emmy de dormir chez elle, puis dans son lit, pour être loin d’Alan autant que possible, c’était excellent à voir. Le pauvre Alan, en revanche, à très envie d’elle, et ça ne lui plaît pas trop.

Les conjoints se retrouvent au bar, comme d’hab, même si ça faisait un moment que ce n’était plus le cas. Ils le font parce qu’ils se sont vite attachés à Matt et qu’ils souhaitent savoir ce qu’il devient, forcément. Le fait qu’il soit encore là à continuer de voir toute la famille de son ex, cela dit, c’est la preuve que ça finira bien pour Emmy et lui.

En attendant, la soirée arrive pour toute la famille : il s’agit d’une soirée-jeu chez Patsy et Todd, ce qui est la pire des idées du monde. Pour eux, tout est sujet d’en revenir à leurs problèmes. Je suis gêné pour toute la famille, mais je me marre bien ! En revanche, Emmy tranche finalement en faveur de Todd quand il est question de Matt. Toute la famille l’adore.

Emmy décide donc de rejoindre Matt, parce qu’elle a une idée pour régler la situation. Elle se barre donc… et ça finit en coupure de courant, juste après une terrifiante annonce de Sean : il veut refaire sa vie dans un food-truck à vendre des « Eggies Eagles ». Mouais. La coupure est causée par une tempête, et elle a lieu dans toute la ville.

Elle interrompt ainsi le rencard de Nancy et Don, au bar où Matt est forcé de se cacher d’eux… Heureusement pour lui, ils partent lorsqu’il n’y a plus de lumière, et il trouve même l’occasion de se faire de l’argent en jouant dans le bar. C’est sûr que sans électricité, c’est compliqué une soirée karaoké ! Malheureusement pour Nancy, elle se rend compte une fois chez Don que celui-ci n’est pas encore prêt à refaire sa vie : elle le laisse donc, lui assurant qu’elle a passé une excellente soirée.

Chez Todd et Patsy, la coupure de courant est une galère monumentale qui les force à allumer des bougies d’Hanouka parce que c’est tout ce qu’il y a. Le plus déprimant n’est pas là, mais bien dans le couple Kayla/Alan, forcés de rentrer chez eux. Pauvre Kayla… Au moins, ça se termine bien pour Todd et Patsy qui peuvent parler calmement de religion et mélanger les peintures – elle ne supporte pas les odeurs d’encens, mais pas de problème pour la peinture ?

Kayla avoue toute la vérité à son mari dans un montage où on ne l’entend pas parler, ce qui est bien dommage, alors que Joy se fait à l’idée farfelue de son mari et que Don en arrive à regarder des albums photos. L’épisode s’achève sur un cliffhanger : Emmy a une solution pour que tout s’arrange. Tout ? Est-ce qu’elle va aussi pardonner à son père de contrôler toute sa vie ?

> Saison 1