Blindspot – S05E03

Épisode 3 – Existential Ennui – 12/20
Ce n’est pas glorieux cette semaine, mais je m’attendais tout à fait à une saison de ce genre avec un début, un milieu et une fin probablement très réussis, mais tout le reste qui fait de la peine à voir. Au moins, on va dire que l’épisode a le mérite de très bien porter son titre… et vite oublier les retournements de veste constants des personnages qui n’arrêtent plus de tourner en rond dans leurs choix et discussions. Je ne sais pas pourquoi j’avais un infime d’espoir de quelque chose d’un peu mieux, mais c’est en tout cas ce qui finit par faire baisser la note de cet épisode. Sorry not sorry.

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Spoilers

503

By that, we’ll have to assume we’re compromised.

Mais attendez mais quoi, ils sont sérieux ? C’est quoi ce cauchemar pourri de Jane pour entamer l’épisode ? J’ai tellement ri ! Elle s’imagine de retour au FBI avec toute l’équipe lui souhaitant son anniversaire et buvant du champagne empoisonné par Madeline. C’était rigolo… Mais vraiment pas dingue, même si c’est censé être la construction de personnage de Jane cette année apparemment.

L’intrigue de la semaine est repérée comme toujours par Patterson : quelqu’un s’est amusé à recréer une statue de WizardVille, son jeu vidéo. Quelques combinaisons informatiques plus tard, Patterson trouve le logo d’une abeille, pour symboliser Madeline, puis des coordonnées les menant sur une nouvelle planque. Tout paraît tellement simple.

De son côté, Matthew est donc retenu au FBI où Madeleine vient l’interroger sur l’attentat qui a eu lieu la veille sur sa personne. Bien. Deux semaines depuis le dernier épisode, mais nous sommes le lendemain. C’est merveilleux. La saison va aller vite pour eux à ce rythme.

D’ailleurs, Tasha s’en rend compte et trouve cela suspicieux que leur nouvelle mission débarque si vite. Seulement, Kurt est pressé de revoir sa fille, le reste de l’équipe veut aller vite et Tasha se retrouve une fois de plus en position d’être la reloue de l’épisode, alors que pour le coup, elle semble avoir raison. Mais bon, c’est une série d’action, pas la peine de se donner du mal comme ça Tasha, vas-y, ça se passera bien de toute manière.

Avant de se rendre compte que tout se passe bien, il faut toutefois que ça se passe mal pour leur mission en Allemagne, avec une économie de budget tel qu’on ne voit même pas la fusillade : on l’entend, parce que Patterson et Rich sont en liaison radio avec eux. Tasha demande d’avorter la mission, mais ça ne se déroule pas comme ça, avec des coups de feu rapidement tirés avant la coupure des communications radio.

Patterson et Rich n’ont plus qu’à stresser, du coup, pour deux heures trente. Comme ce genre d’attente du retour des héros n’est pas bien palpitant pour nous, le temps passe vite : on passe de deux heures et demi à une demi-heure. Patterson flippe de devoir changer de lieu de QG, surtout que ça voudrait dire perdre le contact avec le reste de l’équipe et donc encore perdre quelqu’un, mais l’ascenseur se met en route et, miracle, tout se passe bien, en fait. Qui l’aurait cru ?

Kurt est donc le premier à rentrer, mais il s’énerve contre Patterson et Rich qui lui indiquent que Tasha et Jane ne sont plus là. C’est plutôt bien construit comme épisode, tout ça, et on en revient à une formule déjà éprouvée par la série : les flashbacks pour reconstituer l’histoire de cette mission étonnante, avec chaque fois un nouveau membre qui revient et s’énerve de l’absence des autres ou des décisions prises en son absence.

Kurt est vexé de voir que Patterson n’a plus toutes les ressources dont elle disposait au FBI et que son génie est limité, par exemple, et il a besoin de Rich pour être remis en place, constamment. Vraiment, quel insupportable héros, ce Kurt ! Finalement, Zapata est de retour et avoue qu’elle a demandé l’avortement de la mission parce qu’elle a eu un mauvais instinct. Aha. Manquait plus que ça, elle nous fait des crises d’angoisse, maintenant ? Kurt et Jane ont continué la mission malgré tout, et ça pose le problème de continuer à leur faire confiance pour Tasha.

À ce stade, on pourrait croire qu’elle aurait compris qu’ils font ce qu’ils veulent et qu’elle est juste là pour suivre, mais non, cinq saisons n’ont toujours pas suffi apparemment. C’est finalement Rich qui arrête Kurt dans son engueulade avec Tasha, mais de toute manière, tout va bien : l’ascenseur fait à nouveau du bruit.

Jane finit par arriver à son tour, toujours en vie… mais avec un otage. OK ? Cela leur fait un nouveau colocataire, et un nouveau sujet de dispute surtout. Je comprends bien Tasha et Patterson qui ne sont pas pour du tout ce nouvel ennemi vivant avec elles. TU M’ETONNES.

C’est une super mauvaise idée puisque ça veut dire qu’on peut les retrouver bien rapidement… mais bon, tout le monde finit par s’y faire, parce que Jane veut l’interroger et qu’elle a le plan de s’en débarrasser ensuite très loin du QG. Bien sûr, l’épisode donne aussi tort à Tasha qui s’en veut d’avoir fait foirer la mission, alors qu’elle avait théoriquement raison… mais passons sur ce détail, ne soyons pas comme elle qui continue de la ramener sur le sujet malgré ses remords.

Bon, dans tout ça, Jane et Kurt interrogent donc l’homme capturé, mais j’avoue que comme toujours, ce type d’intrigue n’est pas vraiment ce qui m’accroche le plus. Je sais, c’est embêtant pour une série qui ne propose quasiment que ça, mais je suis là pour les personnages, pas pour les intrigues alambiquées et souvent peu crédibles – cette semaine, Jane réussit donc à passer la frontière avec un homme inconscient et un faux passeport, sans oublier un accent américain à couper au couteau, sans que personne ne la soupçonne.

Et quand ils interrogent l’homme, ils n’ont aucun mal ou presque à lui faire cracher sa mission… avant qu’il ne dise à Jane qu’il sait qu’il est à Prague. OUPS. C’est un grand problème pour toute l’équipe car cela compromet forcément leur grande base secrète si un des hommes du gang embauché par Madeline – oui, c’était ça le but de la mission en Allemagne, avoir des infos sur ce gang – sait qu’ils sont à Prague.

Patterson propose alors d’utiliser la drogue Zip pour lui effacer ses souvenirs. Jane est bien sûr contre, mais elle est bien la seule à y mettre son véto. Je sais, j’ai dit que j’étais là pour les personnages, mais en fait, je me rends compte que je ne suis pas là pour Jane. Elle culpabilise encore et toujours de ce qui est arrivé à Roman et elle empêche clairement tout le monde de tourner en rond.

Kurt lui dit que ce n’est pas bien grave et qu’ils n’auront qu’à changer de QG. Après tout, ça a l’air simple pour eux de passer les frontières, donc trouver un entrepôt abandonné quelque part en Europe semble plutôt simple… De toute manière, pas besoin d’en arriver là : l’homme qu’ils ont prisonnier est en fait un bon menteur et un des grands méchants de la saison. Il parvient à s’échapper facilement puisque personne ne le surveille pendant un moment.

Il réussit à mettre K.O Jane un moment – histoire que dans son cauchemar elle confronte Madeline pour comprendre qu’elle se sent responsable de tout ce qui arrive à l’équipe. Vraiment, ce n’est pas subtil, mais on va dire que ça fonctionne.

Avec un prisonnier qui se promène dans leur QG (plutôt que de s’enfuir, oui), tout le monde se retrouve encore une fois à s’engueuler, et c’est une fois de plus Rich qui permet d’être celui qui les calme. C’est n’importe quoi, mais c’est vraiment drôle : Rich est donc celui qui fait le petit speech du leader qui calme les troupes et leur fait prendre conscience qu’ils feraient mieux d’aller tous dans la même direction. Jane lui donne raison, Patterson lui donnera raison en fin d’épisode…

Bref, ils fouillent le bâtiment, dans l’espoir de retrouver l’homme qui ne s’échappe pas alors que c’est clairement ce que quiconque ferait à sa place. Le seul problème, c’est qu’une fois de plus, Tasha se sent mal pendant la fouille. Elle a des souvenirs de Reade qui lui reviennent et une nouvelle crise d’angoisse la met en danger de mort quand elle est prise en otage. Evidemment que ça devait arriver… je ne m’attendais pas à autre chose.

Bien sûr, elle s’en tire sans le moindre mal, parce que Jane tue l’homme avec un tir qui prouve qu’elle sait toujours aussi bien viser quand les scénaristes en ont besoin. Cela tombe bien, on va dire. Dans le même genre, l’homme a une carte SD sur lui – littéralement en lui, à vrai dire – qui permet à l’équipe d’avoir de nouvelles informations et peut-être de quoi faire tomber Madeline. Oh, ils y croient, mais ce serait trop simple.

Tout ce qu’ils découvrent en fin d’épisode, c’est que Madeline prévoit une petite attaque chimique. C’était déjà sous-entendu dans l’épisode d’il y a deux semaines, cela dit, on a connu meilleur cliffhanger. Bien évidemment, nous avons aussi droit à une petite scène où Jane et Tasha se réconcilient en se confiant leurs faiblesses – Jane a peur d’être responsable de ce qui arriverait de mal en cas de mauvaise décision de sa part, Tasha regrette la disparition de Reade qui lui manque. Bla bla bla. Je vous aime bien les filles, hein, mais à un moment vous n’avancez pas, vous tournez en rond depuis le début de saison, là.

Pendant ce temps, au FBI, Madeline est énervée de voir que Matthew lui ment et semble elle aussi tourner en rond – ou plutôt être un poisson dans un bocal oubliant chaque fois ce qu’elle avait en tête dans l’épisode précédent. OK, elle sait qu’il a parlé au père de Patterson et le soupçonne, sans vraie preuve… Mais, franchement, elle se fait bien chier quand on voit comment elle se débarrasse de ses ennemis habituellement, non ? Quel est l’intérêt d’interroger autant Matthew, alors que de toute manière Jane & Co n’arrêtent pas de s’attaquer à elle ou à ses hommes… En plus, elle assure qu’elle fait tout ça pour la sécurité de Matthew, c’est plutôt marrant, mais tout le monde sait que c’est faux, quel est l’intérêt de préserver cet espèce de masque stupide ? Aaah. Je me remets à détester Madeline, au moins.

Quand elle revient l’interroger une deuxième fois, elle lui pose des questions sur le prompteur et son hacking, parce qu’elle n’est pas débile, évidemment. Enfin, elle l’est, parce qu’elle le veut mort, mais elle refuse de le tuer alors qu’elle en a l’occasion là, préférant ces scènes bizarres… Finalement, elle entraîne ensuite Matthew en limousine, ce dernier lui révélant qu’il est loin d’être aussi con qu’elle ne le pense : il a bien compris son plan pour devenir vice-présidente.

C’est au contraire très con : il se retrouve plus en danger qu’autre chose maintenant qu’il connaît son plan. Il n’est pas autant en danger que la pauvre Briana que j’avais fini par oublier depuis le début de l’épisode. Maintenant qu’elle a pris la décision de trahir Madeline, Briana n’a plus aucune utilité aux yeux de notre méchante de la saison.

Enfin, elle en a une dernière : servir de leçon pour Matthew. Briana est donc tuée de sang froid par Madeline qui lui explique qu’elle lui a laissé pourtant le choix de finir mieux que ça. Je suis dégoûté, j’avais de grands projets et espoirs pour Briana… ou pas. En tout cas, pas mal de sa part d’être restée si longtemps dans la série.

Autrement, Madeline voulait donc prouver son pouvoir, afin de s’assurer qu’elle contrôlait toujours Matthew et qu’il ferait ce qu’elle voudrait. Je suis dégoûté de la mort de Briana, honnêtement, mais ce coup politique semble presque efficace. Par contre, faut qu’on m’explique pourquoi Madeline fait appel à tant d’hommes de main si elle savoure autant ses meurtres et pourquoi elle laisse Matthew en vie alors que, contrairement à ce qu’elle dit, elle n’a absolument pas besoin de lui.

Matthew est en tout cas traumatisé de la mort de Briana alors il accepte sa nouvelle mission – faire en sorte que Susan Shah ne soit pas un obstacle à l’ascension au pouvoir de Madeline – et demande à Afreen (la laborantine) de laisser tomber leurs petites affaires, parce que, tout de même, Briana est morte, c’est gênant. Bon. Il rechangera d’avis au prochain épisode de toute manière, comme d’habitude.

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Council of Dads – S01E05

Épisode 5 – Traditions! – 16/20
Si je regrette que le format choisi par la série ne permette pas toujours de creuser les personnages et les relations autant que je ne l’aimerais, je dois dire que cet épisode est tout de même très efficace et plein de petites scènes marquantes. Il va trop vite en besogne, c’est vrai, mais ça lui permet d’être surprenant à d’autres moments parfaitement entêtants. La série reste une belle découverte.

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Spoilers

105

I don’t love you either.

Franchement, la diffusion de cette série est beaucoup trop aléatoire à mon goût. Un mois après le premier épisode, deux semaines après le quatre, c’est too much. En plus, clairement, cet épisode était prévu pour octobre, puisqu’il est le cinquième et qu’il commence à Halloween. C’est pas grave, on peut s’en remettre, surtout qu’il est surtout question des traditions familiales mises à mal par la disparition du père de famille.

On apprend que bien sûr Scott aimait passer Halloween en étant à fond dans la tradition. C’est abusé comme parfois les séries donnent envie d’être américain, parce que les costumes du casting sont vraiment sympathiques et parce qu’on comprend bien que, oui, ils fêtent Halloween comme ça chaque année, comme tout le reste de la ville à en croire les nombreuses décos partout.

La fête est cependant vite éclipsée, une fois les enfants au lit. Robin s’inquiète de l’arrivée de sa mère pour les vacances, mais surtout pour Oliver qui s’est engueulé avec Peter et comprend soudainement que le Conseil des Pères va se mêler aussi de sa vie. C’est plutôt une bonne idée, je trouve, car sinon, la série risquait de tourner en rond. Là, ça offre encore plus de dramas possibles.

Oh, du drama, il y en a : l’épisode reprend par Robin faisant son jogging quotidien avec Sam, à qui elle annonce la mort de son mari… mais elle retrouve Sam le soir-même, pour Halloween, puisque c’est lui qui ramène Théo chez lui. En effet, Sam est policier et Théo, lui, était en train de boire de l’alcool avec ses nouvelles amies, dans le cimetière. C’est gênant.

Pendant ce temps, Luly continue de tenter de retrouver la famille qui l’avait adoptée pendant deux mois. Ce n’est pas évident comme démarche, mais un mail fait apparemment l’affaire, alors que son mec, lui, est occupé à repeindre une partie du salon. D’un coup, d’un seul, la maison paraît plus habitable… alors qu’ils n’ont pas de toilettes purée !

Ils ont réussi à oublier Halloween au milieu des travaux, forcément, mais je me demande vraiment qui sont les parents qui laissent leurs enfants aller sonner aux portes dans ce quartier aux maisons qui doivent servir de squat plus qu’autre chose…

À Thanksgiving, Robin continue de faire son jogging, et elle raconte toute sa vie à Sam désormais. C’est vraiment abusé tout ça. J’aime beaucoup la série, mais elle avance tellement vite dans sa chronologie que tous les adultes seront dans le cimetière d’ici la fin de la saison.

La mère de Robin débarque à nouveau dans la vie de sa fille, et elle est toujours aussi insupportable. Elle juge tout ce qu’il se passe dans la vie de Robin, continue de mégenrer JJ – mais s’excuse – et donne son avis sans qu’on ne lui demande. Bon, parfois, on lui demande : Luly se confie donc à elle sur le refus de sa première adoptive. Evidemment qu’ils ne veulent pas la voir.

En tout cas, la présence de la mère de Robin est une excellente chose : elle permet à Margo de se présenter pour de bon dans la série. La pauvre n’est vraiment pas à sa place, même si elle est là pour Anthony. Ce dernier l’abandonne pour la grand-mère qui l’adooooore, Robin l’abandonne pour aller s’engueuler avec Theo qui fait n’importe quoi en cours et a de mauvaises notes, Peter l’abandonne pour aller s’engueuler avec son mari qui a reçu un message de Thanksgiving de la part d’Eddy, son amant.

La pauvre Margo est donc coincée à parler films avec Larry, alors que JJ aussi s’engueule avec sa mère, parce qu’il est vexé de l’absence de Luly partie chez ses beaux-parents et que Charlotte nous fait aussi un pseudo coming-out auprès de Tess, lui avouant qu’elle ne veut pas embrasser de garçons, avant de dire qu’elle ne veut embrasser personne de toute manière. Mouais. Les ados m’ont bien fait rire dans cette partie de l’épisode, en tout cas.

On s’en doutait, mais la série enchaîne ensuite avec le réveillon de Noël. Comme le mois de décembre ne semble pas arrêter Sam et Robin dans leurs joggings, Sam invite évidemment Robin pour Noël, espérant lui imposer une nouvelle tradition joyeuse dans son planning chargé… Et elle accepte.

Cette fois, Margo et Anthony sont vraiment amoureux… enfin, c’est la question que leur pose JJ, mais ça pousse Margo à avouer qu’elle l’est. On le sentait bien : s’imposer toutes ces traditions familiales dès les premiers mois de relation, c’était tout de même un sacré signe…

Margo avoue donc à Anthony qu’elle est amoureuse de lui, et ça le laisse tout paumé, à demander conseil à Robin, puis à Larry. J’ai bien ri, mais ça marche bien ce genre de scènes. Le seul problème, c’est que l’épisode va trop vite pour développer vraiment les personnages à fond. Oh, après, ai-je vraiment envie de voir Théo être insupportable avec sa mère plus que ça ?

Il est tout de même super relou avec sa mère quand il reçoit son cadeau de Noël, l’accusant d’être amie avec Sam à présent. Il réussit tout de même à négocier de ne pas se rendre à l’Église, ce qui vexe énormément sa grand-mère. S’en suit une prévisible engueulade mère/grand-mère qui fait que la famille ne se rend pas à l’Eglise. J’ai bien aimé ce côté un peu plus développé de la grand-mère qui peut enfin dire ce qu’elle a sur le cœur face à ce conseil des pères qui lui prend tout de même une grande partie de son rôle de grand-mère.

En tout cas, cela permet à Robin de découvrir que Theo a en fait organisé une soirée dans son dos, en utilisant le portable de Charlotte. C’est bien drôle comme situation, surtout que ça se termine par Theo n’étant pas tout à fait égoïste : il a organisé cette soirée pour sa copine, celle de l’épisode précédent donc, qui est heureuse d’avoir Theo pour lui changer les idées d’un Noël bien triste.

Par contre, ça signifie aussi que Larry est le seul à aller à l’église avec Patricia, la grand-mère. Il l’aide comme il peut à prendre conscience de ses erreurs avec sa fille. Oups, ça sent la romance pourrie de ce côté-là… alors que Pete et Oliver sont toujours en train de s’engueuler pour Noël, malgré une trêve évidente et distante : Oliver bosse pour la nuit de Noël.

C’est ensuite un peu décevant, parce qu’après toutes ces soirées de tradition, on enchaîne le réveillon avec… le jour de Noël. OK. Robin obtient un charmant cadeau du père Noël (Anthony), mais ça n’empêche que Scott lui manque beaucoup trop. Elle décide donc de faire annuler Noël pour sa famille : c’est un jeudi comme un autre, même si elle rend son portable à Theo.

Robin fait ensuite l’erreur d’apprendre à Margo que son nouveau collier vient d’Anthony. Leur amitié est beaucoup trop gênante d’un coup, Larry avait raison, mais les scénaristes en font énormément dans cet épisode pour rapprocher les deux amis de cette manière qui devient véritablement embêtante.

Après cette journée épuisante de travaux dans la maison de Luly, Robin prend la décision de se rendre auprès de Sam pour lui annoncer qu’elle n’est pas prête pour plus avec lui, parce que sa famille n’est pas encore vraiment rétablie. Cela aide bien Sam à lui dire qu’il ne peut pas trop non plus puisqu’il est fraichement divorcé avec deux jeunes enfants.

Malgré tout, la vue des maisons décorées pour Noël les motive à continuer à se voir et aller tout doucement dans leur relation amoureuse. Je veux bien que ce soit tout lent et que ça fasse quatre mois qu’ils draguent, mais pour nous, ça reste rapide. Heureusement que cette actrice aura toujours de l’alchimie avec le monde entier, hein.

Le dernier acte de l’épisode se concentre alors sur le Nouvel an, avec Robin qui a un dîner sympathique au restaurant avec Sam et Peter qui reçoit un SMS d’Eddy pour lui souhaiter la nouvelle année. C’est tout naze : Oliver se rend engueuler Eddy qui lui explique que ce n’était qu’un simple baiser, mais heureusement, il est avec Anthony pour avoir une assurance-sécurité. C’est utile parce qu’autrement, il est probable qu’Oliver aurait fini par casser la gueule de son non-rival. Et non, ils ne sont pas rivaux, clairement. Anthony engueule toutefois Oliver après ça, lui intimant l’ordre d’aller réparer son mariage parce qu’il a de la chance. Non, non et non, je ne veux pas d’un couple Robin/Anthony, ugh.

Pour le Nouvel an, Luly apprend par mail que la famille qui l’avait adoptée deux mois veut bien la rencontrer. J’imagine que ce sont eux qui lui apprendront le rôle d’Anthony, par accident… On verra ça plus tard.

La soirée de Robin se passe moins bien : l’ex-femme de Sam envisage de sauver leur mariage… Il est hésitant parce qu’il a désormais Robin dans sa vie, mais c’est elle qui le pousse à recontacter son ex pour faire ce qu’il faut. Pour la première fois, elle le compare à Scott et comprend que comme lui, il passe ses enfants avant tout. C’est donc ce qu’elle souhaite le voir faire à présent. Dommage, je commençais à bien l’aimer, lui, mais c’était évident qu’il ne pourrait pas rester : c’est trop tôt dans la série.

De son côté, Anthony est embêté par Margo. Une semaine après lui avoir confié son amour, elle est navrée de voir qu’Anthony ne l’aime pas en retour. C’est décevant, parce que ça sent la rupture, voire la disparition de Margo de la série pour un moment, or, moi j’étais content de retrouver l’actrice.

Allez, Anthony a au moins été de bons conseils auprès de Peter : ce dernier a retrouvé ses vœux de mariage dans son costume de réveillon, et la lecture de ceux-ci suffit à sauver le mariage… Au moins pour entamer cette nouvelle année.

L’épisode se termine par une dernière tradition assez triste : l’anniversaire de Scott. Le Conseil des Pères a heureusement de quoi aider tout le monde à aller mieux. Scott a laissé à sa famille un dernier cadeau pour célébrer ce jour, parce qu’il savait que ce serait un jour triste pour eux… Le cadeau ? Des pistolets à eau !

Ils organisent donc une bataille d’eau géante pour respecter le désir de Scott d’en faire une nouvelle tradition. Ma foi, c’est une chouette tradition familiale – mais je ne suis pas sûr que ça puisse le rester. Du fun comme ça, ça ne se force pas… et puis, l’épisode se termine de toute façon par un cliffhanger absolument atroce : Charlotte s’effondre en pleine bataille d’eau. Je doute franchement qu’elle ne survive pas, mais ça n’empêche que Robin nous apprend que sa fille n’a plus de pouls. L’entendre lui faire le massage cardiaque est entêtant, obsédant, atroce. Après, bon, rassurons-nous : s’effondrer en présence d’une infirmière et d’un chirurgien, il y a pire. Pfiou. Charlotte a réussi à casser la nouvelle tradition, super !

> Saison 1

In the Dark – S02E07

Épisode 7 – The Straw That Broke the Camel’s Back – 18/20
Un bon épisode encore cette semaine, même si le temps semble soudainement être tout relatif et s’arrêter depuis deux ou trois épisodes après avoir vite avancé au départ. Drôle de construction de saison. Les révélations et avancées de l’épisode fonctionnent toujours aussi bien grâce à un casting qui déchire tout et la barque semble se diriger vers une cascade : hâte de savoir si mes théories fleuriront !

Saison 2


Spoilers

207

I’m the other visitor.

Comment ça Ben fait le petit-déjeuner pour Felix et Chelsea ? Il est si étrange ce personnage ! Sa sœur est plutôt fière de lui, parce qu’elle est persuadée qu’il est enfin sobre après une longue lutte, qui a été sacrément compliquée. Il piquait quand même les médicaments anti-douleur de sa mère avant sa mort… Oh, Chelsea demande à Felix de ne pas en parler, mais c’est une information qui craint beaucoup trop pour que ça reste un secret.

Felix enchaîne ensuite en se rendant à un rendez-vous en compagnie de Murphy avec Darnell. C’est complètement fou, ça, qu’est-ce que Felix vient foutre là ? Murphy, tu déconnes ! Bon, c’est plutôt une bonne chose cela dit, ça fait plaisir de voir que ce duo Murphy/Felix fonctionne si bien. En tout cas, le plan de Darnell est sympa pour eux : il leur demande de ne rien faire, mais d’attendre que Nia comprenne que Guiding Hopes n’est pas un endroit sûr pour sa drogue, puisqu’il compte bien le lui dire comme ça.

Le plan se tient, et c’était rigolo à voir. Le duo se rend ensuite à Guiding Hope, où ils s’étonnent du silence de Jess qui refuse toujours de leur parler. C’est complètement débile de leur demander d’être plus impliquée, si en parallèle elle ne veut plus leur parler. De toute manière, elle va vite avoir besoin de Murphy, parce que sa copine décide ensuite de la larguer. Bon, elle ne le décide pas vraiment, c’est Sam qui l’oblige à rompre, mais je suis complètement dévasté pour Jess.

Oh, bien sûr, face à Sterling, elle reste assez impassible, mais en même temps, l’actrice déchire totalement dans le rôle de son personnage et on voit très clairement qu’elle est détruite par cette situation. Quand on la voit ensuite en crise de panique dans les toilettes, je me suis tout de même retrouvé à craindre qu’elle se mette à se droguer.

Murphy découvre que Max est en danger quand elle apprend que Nia a perdu son accès pour livrer la prison. Pire que ça, elle apprend qu’il s’est fait tabasser – parce que c’est évidemment ce qui lui arrive encore ! en début d’épisode. Complètement impuissante, Murphy se rend compte qu’elle a peut-être pris la mauvaise décision en comptant sur Nia pour le protéger.

C’est très con tout ça et Felix est dépité d’entendre Murphy lui apprendre la nouvelle que maintenant Max est en danger… mais il est celui qui finit par lui donner l’idée de donner de la drogue à Max en prison. Oui, oui. Ca craint totalement, mais voilà, la sécurité de Max est la priorité numéro 1 de Murphy qui ne réfléchit pas trop aux conséquences de ce qu’elle est en train de faire, alors qu’il est évident que ça va intéresser Nia…

Dans une sous-intrigue, Jess débarque dans le bureau de Felix pour lui annoncer que les anti-douleurs pour chiens ont disparu de Guiding Hopes. Elle les accuse immédiatement, mais ils n’ont rien fait les pauvres. Felix comprend aussitôt que c’est probablement Ben le problème. Après tout, c’est un ancien drogué et il passe son temps à dormir. Pauvre Chelsea… mais pas pauvre Ben, pour le coup.

Felix est forcé par Murphy de le confronter, mais Ben lui affirme qu’il est sobre, jeton à l’appui. Alors oui, mais non. C’est d’autant plus triste que Ben avoue immédiatement tout à Chelsea. La pauvre prend cher dans cet épisode : entre son frère toujours drogué sur le point de mourir et la trahison apparente de Felix qui fait l’exact inverse de ce qu’elle lui a demandé de faire.

Après avoir déposé Murphy à la prison – où elle écoute les messages de Darnell de manière pas du tout discrète, sérieusement ? – Felix décide d’aller surprendre Chelsea au boulot. Ils feraient définitivement mieux d’arrêter ça, ces deux-là. On en reste là pour cet épisode, et c’est un peu frustrant…

À la prison, le plan de Murphy est loin de bien se passer. Comme il y a deux épisodes, elle comptait sur son chien pour passer la drogue, mais elle apprend soudainement que ce n’est pas possible en fait. Elle est ainsi forcée de s’isoler dans les toilettes et de déplacer la drogue comme elle peut. Bien sûr, elle le peut et c’est évident dès le départ : elle met la drogue dans son bâton.

Elle réussit à passer la sécurité sans problème une fois que c’est fait, étant aussi agressive que d’habitude ce qui, bizarrement réussit à l’aider. Max est super surpris de la voir, mais ça mène à une très jolie scène où il est très heureux de la voir prendre autant de risques pour elle. Il récupère la drogue et peut ainsi la distribuer, après une scène toute choupie et lourde de non-dits entre eux. C’est chouette.

Le seul problème de tout ça, c’est que Nia apprend que Murphy a passé la drogue bien sûr, et elle engueule aussitôt Sam qui n’était pas au courant, à cause de Sterling qui a rompu avec Jess… La scène où Sterling se fait engueuler ne sert pas à grand-chose en tout cas, mais ça permet de gagner du temps dans l’épisode, histoire que Murphy fasse d’autres choses avant que Sam ne l’appelle pour la convoquer auprès de Nia voulant la voir.

De son côté, Josh voit sa condition médicale empirer. Le médecin lui conseille ainsi de vite apprendre à se servir d’une canne, parce qu’il en aura besoin bien vite. Il en achète donc une avant de se rendre auprès de Murphy. Même si elle passe un bon moment avec lui, l’appel de Sam est évidemment plus important pour Murphy.

Nia convoque donc Murphy, mais ce n’est pas pour l’engueuler comme la série tente (en vain) de nous le faire croire un moment, c’est pour l’embaucher, évidemment. Ce n’est pas surprenant : Nia a bien conscience que Murphy est excellente dans son rôle.  Sinon, notons que Nia se rétablit plutôt bien et rapidement de sa blessure par balle et que Nia prend aussi la décision d’informer Darnell qu’elle désire garder la drogue à Guiding Hopes : Murphy est un trop bon atout pour elle…

Darnell demande donc à voir Murphy pour l’engueuler, ne comprenant pas comment « ne fais rien » à pu se transformer en « donne un nouveau moyen à Nia de passer la drogue en prison ». On note aussi que même si Murphy veut faire tomber Nia, elle accepte son nouveau rôle bien vite. Et ça craint pas mal, parce qu’on dirait qu’on se dirige vers Guiding Hopes nouveau ténor de la drogue d’ici la fin de la saison.

On verra bien. Pour l’instant, ça sent le roussi pour Murphy : Darnell est venu la voir juste après un rendez-vous avec son pote qui a pris soin de le suivre jusqu’à Guiding Hopes pour savoir quel pouvait bien être son contact dans le trafic de drogue de Nia.

Au milieu de la nuit à Guiding Hopes ? Ah, oui, Murphy n’est plus chez elle, figurez-vous… En effet, pendant ce temps, Jess retrouve du sang de Nia dans son bureau, le nettoie et crise comme d’habitude… Sa réaction est alors d’appeler Vanessa pour avoir un câlin. Si elle l’obtient, elle est forcée aussi d’expliquer ce qu’il se passe dans sa vie, à demi-mot, et d’accuser Murphy. Vanessa lui explique alors, de manière quelque peu agressive, qu’elle attendait des excuses et qu’il serait temps pour elle d’arrêter de blâmer Murphy de tout ce qui arrive dans sa vie.

Vanessa se barre en disant de Jess qu’elle n’est pas vraiment une victime. Il y a du vrai, mais aussi beaucoup de choses déformées, comme elle n’a pas toute l’histoire, franchement. Le problème vient alors de la réaction de Jess en ce qui me concerne. C’est grave abusé parce qu’elle s’en prend ensuite à Murphy. Jess, je t’adore, mais va falloir faire attention à ne pas aller trop loin, là : elle décide de quitter l’appartement, mais quand Murphy la surprend, elle lui dit que ce serait plutôt à elle de quitter l’appartement, espérant une conversation.

Vous aurez donc compris qu’elle ne l’a pas, et qu’elle finit l’épisode en dormant à Guiding Hopes, où le pote de Darnell risque de vite découvrir qui elle est et où est planquée la drogue. Ce ne serait pas le premier, cela dit.  Bien évidemment, Ben finit par découvrir la planque de la drogue.

On s’en doutait largement, mais c’est hyper violent que ça se fasse par accident pendant qu’il est dans les toilettes en train de se droguer et que ça se retourne une fois de plus contre Felix qui n’a rien demandé. D’un coup d’un seul, Ben obtient le moyen de pression qui lui manquait sur Felix. Plutôt que d’être viré, il peut donc faire du chantage à son employeur et obtenir bien rapidement une promotion. C’est soit ça, soit balancer à tout le monde ce qu’il sait du trafic d’héroïne…

Bien sûr, l’épisode revient aussi sur ce que Chloe a entendu Murphy dire à son père, et il était temps. Dean se défend en disant que Murphy est alcoolique, mais ça ne colle pas trop. Du coup, comme Chloe est toujours punie, il l’emmène au bureau où elle commence à mener sa propre enquête sur son père. Et quand Jin lui apprend que l’ancienne partenaire de son père est morte, elle commence immédiatement à douter, la pauvre.

Dean est ainsi forcé de lui expliquer qu’il se sent coupable du suicide de Jules, parce qu’il est parti en week-end avec Murphy plutôt que de bosser avec Jules qui a alors pris la décision de se tuer. C’est suffisamment crédible pour Chloe qui comprend immédiatement que son père n’est pas un meurtrier, mais que Murphy appuie là où ça fait mal pour le blesser davantage. Ah bordel, t’es bon Dean, mais tu t’en sortiras pas, c’est sûr !

Saison 2

The 100 – S07E02

Épisode 2 – The Garden – 20/20
Ah oui, tout de même. D’une certaine manière, cet épisode fait une meilleure entrée en matière dans la saison 7 en nous montrant enfin de quoi il en retourne. C’est très ironique : ce qui était le moins intéressant (ou presque) en saison 6 devient la meilleure partie de cette année. Les réponses pleuvent parmi les nouvelles questions et la décision prise est assurément passionnante cette fois. Il ne reste plus qu’à espérer qu’on s’attarde davantage sur ce genre d’épisode que sur celui de la semaine dernière, sinon ça va vite se transformer en saison inégale. Mais là, c’est un grand oui.

> Saison 7


Spoilers

702

Time dilation is sexy as hell. You get to the future faster.

Et voilà, à peine une semaine que la saison est commencée et j’ai déjà du retard dans mes visionnages. Ce n’est pas bien malin, je sais, mais bon, ce n’est pas bien grave non plus 24h de décalage. Pourtant, cet épisode prend directement la peine de faire ce que j’en espérais : un retour en arrière pour nous expliquer ce qui est arrivé à Octavia la saison passée quand elle a traversé l’anomalie, à la fin de l’épisode 8.

Voir aussi la fin de cette critique pour se remettre en tête les choses : S06E08 – The Old Man and the Anomaly – 19/20

C’est inattendu, si rapidement dans la saison. Je pensais plutôt voir ça pour l’épisode 4 ou 5. Allez, Octavia a traversé quelques secondes après Diyoza, mais on découvre rapidement qu’elle débarque au même endroit qu’elle trois mois plus tard. Bon, il faut que je fasse les choses dans l’ordre tout de même : le portail les emmène au fond de l’eau puis sur une étrange planète, avec un ciel tout nouveau.

La planète a l’air plutôt cool si on arrive à remonter à la surface à temps : température au top, petit cadre idyllique et maison prête à l’emploi pour Diyoza.

Enfin, on imagine. Ecoutez, trois mois se passent dès le départ pour Diyoza, donc, ce qui fait qu’on la retrouve en train d’accoucher quand Octavia parvient à la rejoindre. Les retrouvailles n’ont pas vraiment le temps de se faire : Hope n’attend pas. La scène de l’accouchement est très sympathique, quoiqu’un peu longuette. J’ai beaucoup aimé découvrir cette partie de l’intrigue, surtout qu’Octavia utilise l’astuce que Bellamy utilisait pour la faire taire sur l’Arche, ce qui est un souvenir plutôt sympathique.

Par contre, la série souligne que ça ne fonctionne pas vraiment, et ça me fait rire : Octavia n’arrive à faire taire Hope que de temps à autres. A part ce bébé qui hurle, la vie sur place est plutôt le paradis : de la nourriture à portée de main, une maison sympa, de quoi faire des plantations, tout va bien, quoi.

Octavia n’est toutefois pas motivée à l’idée de rester dans ce paradis et elle le fait bien vite savoir à Diyoza, qui se fait à l’idée qu’elle restera seule avec Hope si Octavia devait trouver un moyen de se barrer. Cela dit, ce n’est pas gagné : elle a tenté pendant trois mois sans jamais le trouver.

Au bout de trois ans, Octavia a appris à retenir sa respiration pour deux minutes, mais ce n’est toujours pas suffisant pour atteindre le fond du lac, où elle pense pouvoir retrouver le portail menant à Sanctum. Cela dépite Diyoza de la voir continuer à tenter de s’échapper après trois années. Le temps passe vite dans cette série dis donc, par contre chapeau bas à Octavia qui a bien peu vieilli en dix ans tout de même. Je n’aurais pas parié sur si longtemps quand on a compris qu’il y avait un décalage temporel entre les deux endroits.

Dans tout ça, Tante O finit par accepter son rôle de deuxième maman pour Hope avec beaucoup de regrets, et la relation qui se dessine entre les deux est chouette. Hope demande donc en cachette à Octavia de l’entraîner pour l’aider à aller sauver son frère, parce que le but d’Octavia, malgré le temps passant, reste toujours le même. Je la savais bornée, mais à ce point-là, c’est quelque chose tout de même. Il s’en est passé des choses, en fait, dans la vie d’Octavia en saison 6 !

Elle s’est même mise à cultiver son propre potager et on est vraiment loin de la guerrière qu’on imaginait il y a des années. Pourtant, celle-ci est toujours là, elle attend juste son heure, qui finit par arriver quand elle déterre dans son potager… un cadavre. Il y a là de quoi traumatiser Hope pour un bon moment, puisque le cadavre en question surgit de manière surprenante et en bon état grâce à son casque, semblable à ceux aperçus la semaine dernière.

Octavia est heureuse de ce retournement, cependant : le casque est justement l’occasion qu’elle attendait pour tenter de se barrer une nouvelle fois ! En effet, il lui permet de tenir plus longtemps sous l’eau, et tant pis si le mettre risque d’avertir de leur présence sur cette planète, nommée Skyring par Hope.

Diyoza est bien dégoûtée de voir qu’Octavia n’a pas changé : elle a toujours envie d’une petite guerre. Elle est prête à ramener des soldats dans leur coin de paradis juste pour aller voir Bellamy et l’avertir, alors même que cela signifierait sûrement devoir dire adieu à Hope, voire même à la condamner. Diyoza est plus terre-à-terre qu’Octavia finalement, remettant la réalité en face pour Octavia qui n’est pas tout à fait prête à écouter. Elle lui rappelle donc que si elle s’en va véritablement, elles ne se reverront jamais et, pire, qu’il est probable que Hope soit morte aussi avant le retour d’O. C’est violent, et ça fait une bonne scène.

Malgré tout, Octavia veut absolument avertir Bellamy de l’intrigue sur les Premiers datant de l’an dernier. Elle dit donc adieu à Hope, et s’apprête à effectuer un petit plongeon dans le lac pour retourner à Sanctum… Mais ce n’est pas encore l’heure pour elle de revenir en saison 6. Et oui, sans trop de surprise, Diyoza l’empêche de partir parce qu’elle tient beaucoup trop à sa paix. Je suis partagé, de mon côté, je vois bien l’intérêt de Diyoza de rester sur Skyring, je vois aussi celui d’O d’y rester. Après autant d’années, je pense que je ferais comme Diyoza et que je me résignerais, surtout que leur vie a l’air plutôt chouette.

Malgré cela, Octavia prend très mal le fait que Diyoza n’hésite pas à détruire le casque qui lui aurait permis de peut-être rejoindre son frère. La scène est dévastatrice : Octavia veut avouer à Bell qu’elle le comprend maintenant qu’elle a Hope dans sa vie… mais on sait qu’elle a tout oublié Hope quand elle retrouve finalement Bellamy. En gros, elle ferait mieux d’écouter Diyoza, qui a clairement raison… même si le retour d’Octavia a été une sacrée clé de voute en saison 6.

Il n’y a pas de bons choix, donc, et la douleur d’Octavia de ne pas pouvoir parler à son frère est très bien interprétée par l’actrice qui reste assez crédible dans le jeu du personnage, malgré un épisode assez compliqué la faisant passer d’un extrême à l’autre, avec un an d’écart en plus entre ce qui vient juste de se passer pour Octavia et ce qu’il se passe maintenant. Le tout, avec aussi une scène d’action et un combat entre les deux femmes, Diyoza laissant finalement O à terre pour qu’elle pleure un bon coup.

O finit par rentrer malgré tout chez elle, toujours aussi énervée, pendant que Diyoza tente d’apprendre à Hope comment lire. Hope est tellement ravie de revoir Octavia qu’elle abandonne bien vite ses leçons et reprend sa routine avec elle. C’est chou comme tout, de même qu’il est chou comme tout de voir Octavia écrire une lettre à son frère et jeter une bouteille à la mer. On ne sait jamais. La lettre est merveilleuse, mais elle n’atteindra jamais Bellamy – ou en tout cas, elle n’a pas encore atteint Bellamy, qui est omniprésent dans l’épisode tout en restant le grand absent de celui-ci. L’acteur ayant demandé plus de temps pour lui malgré le fait que c’était la dernière saison est à remercier pour cela, apparemment, même si ça se justifie très bien dans cet épisode du point de vue scénaristique.

En tout cas, on voit la petite famille vivre une jolie vie et Octavia faire le deuil de son passé comme elle le peut. C’était touchant, vraiment, et ça fait un bien meilleur début de saison que la semaine dernière. Abandonnons Sanctum au plus vite, franchement. Malheureusement pour elles, alors que la vie était belle et que tout recommence à fonctionner pour cette famille plus fonctionnelle que n’importe laquelle dans cette série, le portail finit par se rouvrir au niveau du lac.

Diyoza comprend immédiatement ce qu’il se passe, puisqu’elle a vu l’arrivée d’O, et elle se sépare rapidement d’elle et sa fille pour aller au-devant d’un possible nouvel arrivant. Elle n’est pas déçue du voyage : les soldats invisibles de l’épisode précédent sont là et lui tire dessus – sans chercher à l’atteindre toutefois. Ils cherchent à savoir si elle est Octavia ou Diyoza, révélant qu’ils ont en leur possession la bouteille lestée envoyée par Octavia dans l’espoir que la lettre atteigne Bellamy. Quelle arnaque !

Comprenant que son bluff ne prend pas lorsqu’elle essaie de faire croire qu’elle est désormais seule sur Skyring, Diyoza hurle à Octavia de s’enfuir. La séparation se fait donc dans la douleur pour O et Hope : Octavia abandonne Hope dans la cave de la cabane et nous cache la petite dans une trappe sous le sol, exactement comme elle lorsqu’elle était enfant sur l’Arche. Ce petit clin d’œil est vraiment sympathique de la part des scénaristes, parce que ça nous montre bien qu’O a enfin compris le rôle de Bellamy, en l’endossant complètement sur ses épaules.

En parlant d’épaules, elle décide aussi de remettre sa veste de la saison 6 plutôt que de s’enfuir, espérant probablement un retour à Sanctum. Après tout, elle n’a aucune idée de l’identité des nouveaux arrivants et il serait plus logique que ce soit des gens de Sanctum. Pourtant, ce n’est pas le cas quand elle est amenée auprès de Diyoza…

Les deux femmes sont prisonnières et abandonnent ainsi Hope derrière elle, en grande partie grâce à son prénom : la lettre d’Octavia dit simplement qu’elle a de l’espoir, pas une petite fille… L’épisode se termine sur ce cliffhanger qui nous promet donc que nous aurons de nouveaux flashbacks par la suite – et des épisodes divisés en trois parties pour cette saison ? – pour en découvrir plus sur un mystérieux Anders à la tête des hommes de ce commando invisible…


Des années plus tard, Hope, Echo et Gabriel débarquent sur cette nouvelle planète nommée « Skyring » (Anneau du ciel, donc) par Hope quand elle était enfant. Rapidement, Hope se précipite vers la maison vue dans les flashbacks, entraînant dans son sillage Echo et Gabriel qui remarquent qu’elle a récupéré ses souvenirs, même si elle ne connaît pas non plus la poupée glauque et étrange qu’ils trouvent dans la maison.

Hope s’impose à la fois comme un gilet de sauvetage et comme quelqu’un tentant de nous noyer dans cet épisode. Elle a toutes les infos, mais elle les distille sans explication, ce qui fait qu’on ne comprend pas grand-chose pour le moment. Elle nous balance ainsi plein de choses nécessaires pour la compréhension de la saison, à toute vitesse : elle veut se rendre à Bardo en utilisant un pont. Qu’est-ce que Bardo ? Aucune idée. Le pont ? On imagine bien que c’est l’anomalie.

C’est à Bardo que se trouve Bellamy selon Hope, qui explique qu’elle a passé un marché avec un certain Anders pour sauver la vie de Diyoza – qui avait donc pris 20 ans avant l’arrivée d’Hope en fin de saison dernière et doit en être à quelque chose comme +30 ou 35 ans depuis la saison 5 là. Le marché ? Anders devait laisser la vie sauve à Diyoza si Hope acceptait de mettre un traceur sur Octavia pour qu’elle puisse être amenée à Anders.

Bien ? Le seul problème de ce traceur, c’est qu’il faut l’implanter profondément dans la personne qu’il aidera à transporter, ce qui nous explique le coup de couteau. Comme prévu, Hope ne voulait pas spécialement tuer Octavia, mais il manque encore tellement d’informations sur le mystérieux Anders et l’intrigue Diyoza que c’est bien compliqué de s’accrocher pour le moment.

En tout cas, l’anomalie est donc un pont entre les mondes selon Gabriel et Hope révèle qu’on peut le contrôler aussi depuis cette planète : la maison possède une cave similaire à celle de la tente de Gabriel sur la planète Alpha. Pas de bol, le code pour retourner sur Terre – que Hope avait au verso de son « Trust Bellamy » – s’est effacée dans l’eau quand elle est arrivée sur cette planète. Echo décide alors d’aller plonger pour atteindre à nouveau Sanctum, avant d’apprendre qu’Octavia a tenté pendant six ans de faire la même chose qu’elle, en vain. On découvre donc en même temps qu’Echo qu’il a fallu dix ans à Octavia pour repartir sur Terre. Rien que ça. Il reste de toute manière du temps à explorer dans les flashbacks, donc.

Démotivée par Hope, Echo laisse donc tomber son plan alors qu’Hope lui explique plus clairement le coup de poignard dans Octavia. Il est très clair, toutefois, qu’Hope n’aime pas beaucoup Echo pour l’instant, mais ça ne peut pas être une surprise : elle a été élevée par Octavia, après tout, elle n’a pas dû entendre beaucoup de bien d’Echo. Cette dernière aussi a du mal avec Hope, puisqu’elle la considère responsable de la disparition de Bellamy. Effectivement, il s’est fait embarquer à cause d’elle, a priori.

Hope est toutefois désolée de découvrir que Bellamy a été transporté à son tour alors que ce n’était pas son plan, ni le marché passé avec Anders. Vraiment curieux d’en savoir plus sur celui-ci, parce qu’il y a des choses à explorer – son obsession pour O et Bell… j’espère que ce ne sera pas un personnage qu’on connaît déjà d’une saison antérieure. Je m’avance et je vois mal comment ça serait possible, mais avec cette histoire d’anomalie, on ne sait jamais.

Cependant, Hope insiste pour dire que ce n’est pas une anomalie, nous expliquant qu’elle a simplement trouvé la porte des étoiles, si on résume simplement les choses. C’est à ce moment de ses explications qu’Echo comprend qu’un homme vit dans la maison, avant de le débusquer assez facilement d’une bien mauvaise cachette. Ils auraient pu mieux fouiller la maison, honnêtement.

Hope balance donc que l’homme est prisonnier dans la maison, et ce pour une durée de cinq ans à en croire le tatouage qui effectue un décompte sur son bras. Pour elle, cet homme est également leur porte de sortie de Skyring, qui est une prison. Hein ? La planète sert ainsi de prison pour les criminels de Brado qui doivent survivre cinq années sur place s’ils espèrent s’en sortir. Bien.

Pour aller à Brado et retrouver Bellamy, il faut donc attendre ces cinq années selon Hope, de manière à pouvoir attaquer les soldats et se rendre sur place comme ils peuvent, par la force probablement. Bordel ! Echo n’est pas du tout motivée à attendre 5 ans, inévitablement… mais ça semble pourtant être le temps qu’elle devra attendre pour pouvoir bouger. Les scénaristes prennent de sacrés risques sur ce coup-là franchement…

Toute cette intrigue promet une belle prise de tête, des calculs, voire des incohérences… Et Clarke va maintenant avoir un paquet d’années de décalage avec Bellamy, en plus ! Coucou les Bellarke, ça craint cette affaire !

Après, l’avantage est aussi que même si cet épisode dure longtemps, il ne se passera pas grand-chose à Sanctum. Dommage, j’aimerais bien qu’on puisse se débarrasser de Sanctum plus vite que de cette intrigue d’anomalie qui prend une très chouette tournure.

Hope y est pour beaucoup, car elle s’impose comme un personnage que j’aime beaucoup. Elevée par Octavia et Diyoza, elle ne pouvait que bien tourner, non ? Enfin, cela dit, je doute qu’elle ne soit élevée totalement par elles : je pense qu’elle n’a revu sa mère depuis une bonne dizaine d’années. On verra bien dans de futurs épisodes ce qu’il en est.

Une chose est sûre en tout cas, Hope a fini par rencontrer un homme dans sa vie en la personne de Dev. On ne sait pas bien qui il est, mais en cherchant à rejoindre le prisonnier qui s’est échappé de la maison, le trio de héros découvre un cimetière déterré où Hope apprend le décès de ce Dev… La série reviendra sur cet élément plus tard, j’imagine, mais bon hier est loin, si loin d’aujourd’hui, mais il arrive encore à Hope de rêver à l’adolescente qu’elle n’est plus. (Pardon ! Si vous avez la référence, vous allez me détester, mais je n’ai pas pu résister).

Pour en revenir à la critique, Gabriel, lui, retrouve Colin Benson, un homme d’armée dont il connaît le nom pour l’avoir vu avant… et ça nous permet d’apprendre ainsi que nous sommes non pas sur Skyring, mais sur la planète Beta : Benson faisait partie d’Eligius III. C’est un peu simple ça, on s’en doutait qu’on aurait le droit à la planète Beta dans cette saison, mais la faire en lien direct avec Alpha, c’est abusé. Même les personnages le disent, c’est dire…

En tout cas, ça aide nos héros : Gabriel retrouve une puce en Colin Benson et il a justement sur lui un écran qui permet de visionner tous les souvenirs de Colin. Eh, ça tombe bien tout ça. Tous les souvenirs de Colin ? Ca promet d’être long, et ça blase bien rapidement Echo qui n’en a rien à faire de ces histoires de trous noirs à proximité de Beta qui expliqueraient le décalage temporel de manière bien plus évidente que l’explication de l’anomalie. Les choses sont claires.

Nos personnages dressent rapidement quelques conclusions en attendant de visionner tous les souvenirs – parce qu’il faut tout de même que ça se reboote tout ça : Bardo serait donc les descendants d’Eligius et maîtriserait le portail de l’anomalie. Gabriel retrouve alors un message de Becca dans la puce : c’est fou ce que ça m’a fait plaisir de la revoir, exactement comme Gabriel.

Comme visionner tout ça promet d’être vraiment très, très long, Echo décide d’aller monter la garde parce qu’ils ont élu domicile dans la maison occupée à présent par le prisonnier qui est devenu fou dans sa solitude – en plus d’être mal nourri. Il a pourtant un potager à disposition, parce qu’Octavia a bien bossé à l’époque ! Echo y retrouve d’ailleurs la bouteille à la mer d’Octavia, lisant la lettre écrite pour Bellamy… ce qui énerve passablement Hope.

Il faut la comprendre, j’insiste : les scénaristes nous ont bien expliqué qu’elle avait été bercée par les histoires de sa tante Octavia – comme Madi l’a été des histoires de Clarke, elles ont un problème d’imagination pour les contes apparemment – sur les moments où Echo n’a pas hésité à la poignarder et la faire tomber d’une falaise. Ah oui, c’est vrai qu’il s’était passé ça en saison 4, c’était un twist sacrément abusé la survie d’Octavia. Et on ose dire que Murphy est le cafard dans l’histoire ? D’ailleurs, je veux souligner le fait qu’Hope enfant était fan de Murphy. Elles sont toutes fans de Murphy, j’adore !

Bref, cette scène n’est pas si longue pour nous, mais c’est un joli moyen de faire passer beaucoup de temps comme si de rien n’était pour qu’on retrouve Gabriel au moment où il est arrivé là où il voulait : il voit comment Colin a trouvé l’anomalie sur Beta, sans la voir comme une anomalie. En fait l’anomalie sur Alpha n’est jamais que les gens de Beta tentant de comprendre ce qu’ils avaient trouvé, si je résume.

C’est tellement complexe pour elle qu’Echo finit par ressortir… et consoler Hope. Quel duo ! Cela sort un peu de nulle part, mais c’est tellement efficace de voir les deux femmes s’associer dans leur douleur : Echo a perdu Bellamy, Hope a passé un deal pour rien apparemment, puisque Diyoza n’est pas là. Hope révèle alors que c’est Dev qui lui a appris à se battre, pas Diyoza ou Octavia, ce qui conforte totalement ma théorie que ce sera bien Dev qui élèvera Hope de ses dix ans à ses vingt ans dans un futur flashback.

Nous n’en sommes pas là toutefois. Pour l’instant, c’est sans surprise que Gabriel est débile et laisse son écran dans la maison derrière lui pour annoncer aux filles qu’il a trouvé le moyen de retourner à Sanctum dans les souvenirs de Colin… Pas de bol cependant, abandonner l’écran et la maison était la pire des idées.

Il est retrouvé par le prisonnier qui est entré par une porte de derrière – mais pourquoi Octavia ne s’est-elle pas enfuie par-là plutôt que de remettre sa veste là ? – et a été immédiatement attiré par ce gadget. Bien que fou, ce prisonnier a encore conscience qu’il doit servir un maître (Anders ?) envers et contre tous. L’écran est donc détruit par l’homme et ruine toutes leurs chances d’espérer s’en sortir plus rapidement qu’en attendant les cinq ans avec lui. Les voilà donc forcés de cohabiter avec cet homme qui a détruit leurs espoirs, tout en sachant qu’il est devenu fou de solitude. Eh, ça promet. Vivement la suite, en espérant que ce soit bien dans l’épisode 3 et pas beaucoup plus tard… Cela faisait du bien de se débarrasser de Sanctum ! Oui, oui, j’étais plus convaincu par les discussions sur le véganisme forcé de Diyoza, Octavia et Hope que par la soupe de Raven, c’est comme ça !

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