Agents of S.H.I.E.L.D (S07)

Synopsis : La fin de saison 6 promettait une toute nouvelle intrigue pour la dernière saison de la série qui commence avec un petit voyage de notre équipe préférée dans… les années 30, en pleine prohibition. Normal.

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Pour commencer, faut-il vraiment que je présente encore la série et les raisons pour laquelle j’aime la retrouver chaque année ? Il s’agit là assez clairement d’une de mes séries préférées et son départ en 2020 signifie juste pour moi qu’il s’agissait d’une des séries à voir dans la décennie 2010-2020, et puis voilà. D’ailleurs, une page de la télévision semble vraiment se tourner en ce qui me concerne en 2020 avec l’arrêt de la majorité de mes séries préférées, mais bon.

Avant d’être triste, je suis bien content de pouvoir savourer ce retour – quitte à mettre de côté tout le reste et les incertitudes de la vie en plein déconfinement. Je n’ai pas trouvé meilleur remède au stress et à la migraine ophtalmique qu’aller m’installer sur le premier canapé que je trouvais pour regarder cet épisode – bon, OK, pour la migraine, j’ai plutôt fait une énorme sieste, mais vous voyez le délire, je pense.

Quant à la série, eh bien, c’est sans surprise : je sais directement que je vais adorer cette saison, je le disais d’ailleurs dans l’article de ce matin, qui avait vocation à résumer les pistes ouvertes pour cette septième saison…

Voir aussi : Au tour d’Agents of S.H.I.E.L.D de revenir une dernière fois !

Bref, il est temps de me plonger dans cette nouvelle intrigue !

Note moyenne de la saison : 18,5/20

S07E01 – The New Deal – 20/20
Retour plus que gagnant pour l’équipe du S.H.I.E.L.D qui propose un épisode d’abord lourd et chargé en informations, pour rapidement retrouver sa fluidité habituelle, ses bonnes interactions, ses personnages creusés et ses chorégraphies qui me manquaient tant. Vraiment, cette nouvelle saison est peut-être la dernière, mais elle promet déjà d’être passionnante à suivre ! En plus, on retrouve vite nos petites habitudes des dernières saisons avec cet épisode, donc je sais déjà que ça va mener à d’autres excellents épisodes : sans cela, certains éléments seraient trop manquants pour aller décrocher le 20… mais bon, c’est cette série, c’est sa dernière saison et c’était génial, je ne vais pas faire ma fine bouche tout de suite !
S07E02 – Know Your Onions – 17/20
Ma machine à théories a eu le temps de se remettre à route face à cet épisode qui est génial, mais laisse moins de place à la surprise et plus de places à quelques longueurs et scènes superficielles. L’ensemble reste très solide et permet de discerner la future construction de la saison, un peu à la 12 monkeys ou Future Man d’ailleurs. C’est très plaisant et j’ai toujours aussi hâte d’être au prochain épisode pour voir où les scénaristes vont décider de nous amener.
S07E03 – Alien Commies from the Future! – 18/20
Ce début de saison continue de se dérouler sans la moindre fausse note avec tout ce qu’il faut pour nous donner un sentiment de conclusion qui approche. Les clins d’œil se multiplient de la meilleure des manières, avec beaucoup d’humour et de retours sur des événements passés pour lesquels je pense que nous n’attendions même plus de conclusion. Cela ouvre des perspectives pour l’épisode 4 en revanche, et je suis impatient de découvrir tout ce qui est en stock pour cette saison.
S07E04 – Out of the Past – 18/20
L’épisode est vraiment très bien construit, avec un hommage qui fonctionne, des révélations qui font avancer l’intrigue et mes théories qui se confirment peu à peu. C’est parfait. Je ne dis pas ça simplement parce que je suis content d’avoir vu certaines choses arriver, mais aussi parce que le rythme est bon et que tout est super fluide dans l’intrigue. Vraiment, chacun est à sa place, tout le monde s’éclate en coulisses, ça se voit, ça fait plaisir et on est sur du très bon.
S07E05 – A Trout in the Milk – 19/20
J’aimerais que la série prenne la peine de changer un peu plus la structure de sa saison, mais c’est vraiment histoire de trouver un défaut à celle-ci qui continue de nous embarquer chaque semaine dans un tourbillon de rebondissements et ramifications qui sont palpitantes et réussies. Bonne série d’action, d’espionnage et désormais de réflexion, cette saison a tout pour elle et me fait m’arracher quelques cheveux tant elle est si parfaite à mettre des bâtons logiques dans les roues de nos héros.
S07E06 – Adapt or Die – 17/20
Malgré des révélations attendues et des situations que j’espérais voir arriver depuis six épisodes, je dois bien avouer que j’ai eu plus de mal à entrer dans cet épisode qui patine un peu sur certaines intrigues et n’a pas le temps de tenir toutes ses promesses. Pour cela, il aurait fallu étendre sur un autre épisode son histoire, ce que les scénaristes n’ont pas souhaité faire, peut-être par manque de temps. L’ensemble reste très solide, évidemment, mais ça donne aussi l’impression que le tout est bâclé par moments.
S07E07 – The Totally Excellent Adventures of Mack and the D – 18/20
La série continue de tirer profit de son intrigue pour partir dans tout un tas de délires qui lui vont à ravir, avec un bon lot de parodies et de développement de ses personnages. C’est surprenant comme choix de duo et d’épisodes, mais force est d’avouer que cela fonctionne à merveille et qu’on s’éclate énormément avec cet épisode qui ne se prend pas au sérieux. J’approuve totalement ce que je viens de voir là !
S07E08 – After, Before – 19/20
La saison continue de me surprendre en ayant de très bonnes idées à explorer des pans de la série que je ne m’attendais pas à voir ou revoir. Vraiment, c’est une réussite, avec un épisode qui prend le temps de développer ces personnages, d’avancer son fil rouge et ses arcs narratifs en parallèle, tout en gérant une structure un brin casse-gueule à expliquer… mais à laquelle j’accroche parfaitement. Je sens que la critique va servir au moins !

Voir aussi : Natalia Cordova-Buckley (#97)

S07E09 – As I Have Always Been – 20/20
Non mais alors là, je ne sais juste plus comment crier tout mon amour de la série et de cette saison finale qui est définitivement la meilleure de la série. Cet épisode à lui seul concentre tout ce qui fait que j’adore la série et nous prouve à quel point nous sommes attachés aux personnages, tout en nous préparant à la fin. Je n’étais pas prêt pour cet épisode, mais je ne le suis jamais pour ce type d’épisode de toute manière. C’était excellent.

Voir aussi : Joel Stoffer (#98)

S07E10 – Stolen – 20/20
Sont-ils seulement sérieux à gérer leur saison comme ça ? C’est tellement satisfaisant comme intrigue. Je n’étais pas 100% convaincu avant de lancer l’épisode par les choix opérés autour de la mi-saison, malgré les notes précédentes, mais là, tout est impeccablement justifié et fonctionne très bien. Le niveau de maîtrise de la saison est tout bonnement impressionnant, tant du côté de l’écriture que du jeu d’acteur, en passant par la production. C’est merveilleux, tout simplement.
S07E11 – Brand New Day – 19/20
Ils me saoulent avec leur saison parfaite du début à la fin. Enfin, la fin est la semaine prochaine, alors j’ai encore un peu peur que ça finisse sur un truc que je n’aime pas, mais vraiment, nous n’en sommes pas là avec cette avant-dernière semaine qui prépare à merveille le terrain pour la fin, que ce soit du côté de l’intrigue ou des personnages, avec déjà tant d’émotions en chemin. J’ai envie d’être la semaine prochaine. J’ai aussi envie de ne pas l’être.

Voir aussi : Mon amour pour Agents of S.H.I.E.L.D en sept points

S07E12 – The End is at Hand – 18/20
L’épisode n’a pas pris la direction que j’en attendais, mais il fonctionne très bien pour mettre en place le tout dernier épisode de la série. Seulement voilà, il faut justement préparer le terrain et ça se sent : l’équipe derrière la série se permet un peu moins de liberté et de fun que d’habitude de manière à s’assurer que tout soit fait à temps. C’est heureusement le cas et c’est heureusement génial à suivre !
S07E13 – What We’re Fighting For – 19/20
Aaah. Pas 20 ? Il me manque un tout petit élément dans cet épisode pour atteindre le 20, mais en ce qui concerne les personnages ou les émotions, c’était tout simplement parfait. Il faut en revanche boucler sa ceinture avant de lancer l’épisode parce qu’il est extrêmement compact à encaisser et digérer, à la fois dans son intrigue et dans les émotions. Il ne pouvait en être autrement après sept ans de bons et loyaux services.

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Agents of S.H.I.E.L.D – S07E01

Épisode 1 – The New Deal – 20/20
Retour plus que gagnant pour l’équipe du S.H.I.E.L.D qui propose un épisode d’abord lourd et chargé en informations, pour rapidement retrouver sa fluidité habituelle, ses bonnes interactions, ses personnages creusés et ses chorégraphies qui me manquaient tant. Vraiment, cette nouvelle saison est peut-être la dernière, mais elle promet déjà d’être passionnante à suivre ! En plus, on retrouve vite nos petites habitudes des dernières saisons avec cet épisode, donc je sais déjà que ça va mener à d’autres excellents épisodes : sans cela, certains éléments seraient trop manquants pour aller décrocher le 20… mais bon, c’est cette série, c’est sa dernière saison et c’était génial, je ne vais pas faire ma fine bouche tout de suite !

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Spoilers

701

Ripples not waves

Mon dieu, on reprend directement en 1931 loin de nos héros habituels avec une intrigue qui sent bon les nazis alors qu’il s’agit juste d’officiers new-yorkais ayant rendez-vous avec des Chronicons… et avec la mort, clairement ! Ainsi, ces officiers new-yorkais perdent rapidement leur visage, volé par les Chronicons. Evidemment. La série enchaîne ensuite en osant le générique années 30. C’est bizarre, l’ancien générique va me manquer, mais je l’approuve pour le fun de ce premier épisode.

On reprend juste après cette introduction inattendue avec la dernière scène de la saison précédente : Daisy qui réveille Coulson. Oh, c’est excellent, mais une petite remise en contexte n’aurait pas fait de mal après presqu’un an, même si l’épisode se charge plutôt bien d’évacuer la saison 6 et ses problématiques pour ce concentrer sur autre chose.

Ainsi, Coulson découvre immédiatement qu’il est un robot, avec Jemma lui expliquant aussi peu que possible les choses là où Daisy prend le chemin de la sincérité la plus totale. Comme d’habitude, donc. C’est bien la sincérité, mais Coulson part rapidement en vrille avec ensuite le téléchargement total des deux dernières années : Jemma s’est basée sur le matériel qu’elle avait après l’intrigue Framework, et il faut donc que le robot s’ajuste à sa nouvelle réalité.

Allez, pourquoi pas… sauf que Mack refuse, lorsqu’il voit tout ça qui arrive à Coulson, la décision de Daisy. Il prend enfin son rôle de directeur en main, mais c’est un peu tard sur ce coup-là : il désactive Coulson pour avoir le temps d’en savoir un peu plus sur son nouveau voyage dans les années 30.

Deke est évidemment le plus excité à l’idée de découvrir une nouvelle période, jusqu’à ce qu’on lui apprenne que l’alcool y est interdit parce que c’est la prohibition. Chouette période de l’Histoire des États-Unis… De notre côté, concentrons-nous sur le plus important dans cette saison : nos agents n’ont pas une vraie machine à voyager le temps, ce serait trop gros, ils peuvent simplement se retrouver à certains moments de l’Histoire qu’ils ne choisissent pas en suivant des failles temporelles, en gros.

Ces failles temporelles ont offert à Jemma la possibilité d’avoir plein de temps pour elle et pour organiser ce commando de secours pour ses amis, commando qui va maintenant avoir pour but de stopper les plans des Chronicons par tous les moyens possibles, avec une saison qui sent bon les voyages temporels réguliers, pour explorer de nouvelles périodes de l’histoire du S.H.I.E.L.D et mener à une conclusion naturelle.

C’est un programme qui me plaît bien… Et c’est ainsi que l’on découvre un nouveau vaisseau qui a tous les meilleurs éléments des anciens vaisseaux, avec de quoi bosser pour chaque agent, mais aussi pour Deke. J’étais plutôt content, comme l’équipe, de ce nouveau QG, qui semble familier et différent à la fois. Parfait pour une dernière saison. En plus, on y retrouve également Enoch, alors ça me va.

Alors que Deke est envoyé faire une première exploration des années 30 – c’est un caméléon du passé après tout – Mack met Yoyo en quarantaine, à cause d’Izel, ce qui est évident, mais aussi Daisy tant qu’elle gardera ses cheveux violets. C’est bien dommage, ça lui allait si bien.

La scène enchaîne alors avec une merveilleuse interaction Daisy/Jemma. Oh, oui, vous avez été absentes trop longtemps les filles, je suis bien d’accord avec vous… Mais cette scène ne sert pas à grand-chose, alors j’enchaîne. De son côté, Mack réveille Coulson qui a téléchargé les informations des deux dernières années, ce qui aurait pu être l’occasion d’un « Previously on » vraiment sympa quitte à jouer sur le méta, mais bon, pas de temps à perdre sur cet épisode qui enchaîne bien rapidement les scènes et les informations. Mack se justifie comme il peut auprès de Coulson qui n’est pas bien content de se réveiller dans ce nouveau corps.

Le problème est vite écarté par les scénaristes toutefois : nos agents apprennent que les Chronicons sont déjà là, à la même période qu’eux, et qu’ils commencent à faire des vagues bien dérangeantes… C’est ainsi qu’on se retrouve dans les rues des années 30 dès la onzième minute, mais bravo à Daisy d’être capable de se coiffer si vite, hein. En tout cas, Daisy n’est pas du tout perturbée par ce voyage dans le passé, elle est plutôt heureuse par la situation, exactement comme Deke depuis toujours.

J’aime beaucoup l’idée et la manière dont ça se met en place.

Il faut bien sûr expliquer un peu la saison et le voyage temporel : quand j’ai dit que les Chronicons faisaient des vagues, c’était parfaitement intentionnel parce que Deke explique justement qu’il ne faut pas trop modifier le passé pour s’assurer de retrouver le présent qu’ils souhaitent retrouver. Ainsi, il est OK de faire quelques ricochets, mais certainement pas des vagues.

Daisy comprend bien le message, mais elle n’hésite pas à rapidement donner un brillant court de féminisme à un macho espérant pouvoir la draguer en étant on ne peut plus paternaliste. Il me fait presque de la peine. En tout cas, l’idée est de suivre nos agents préférés alors qu’ils se font passer pour des enquêteurs canadiens – les canadiens prennent toujours tellement cher dans les séries américaines, c’est très clair que Coulson a l’idée juste parce que les badges créés par Deke paraissent être du toc – se rendant sur la scène de crime vue au tout début de l’épisode, qui paraît avoir eu lieu il y a des heures déjà.

Coulson a eu une petite mise à jour aussi, il semble pouvoir naviguer bien plus vite dans ses souvenirs, ce qui lui permet de reconnaître immédiatement l’indice qu’il fallait trouver sur cette scène de crime, sous une bouteille. Cela mène Coulson et Mack bien rapidement dans un speak-easy. Il fallait bien qu’on en arrive là dans une saison au beau milieu des années 30.

Rapidement, ils se retrouvent donc à devoir gérer quelques hommes peu ravis de les voir là et qui sont prêts à leur tirer dessus. C’est l’occasion pour nous – et pour eux – de découvrir que Coulson peut résister aux armes à feu et de se retrouver avec Koening. Ouep, c’est le retour de l’agent préféré de tous les fans qui a clairement la famille la plus large de toute l’Histoire des agents secrets. Bien sûr, ici, il s’agit donc du grand-père des Koening que l’on connaît et c’est plutôt drôle de le voir être l’élément qui permet de faire avancer l’épisode vers autre chose : un attentat contre Roosevelt, avant qu’il ne devienne président. Ah, le fameux « tuons Hitler avant qu’il ne soit Hitler ! » est revisité par les Chronicons qui ne veulent pas d’un président qui, en plus, permettra la création du S.H.I.E.L.D quelques années plus tard. C’est ambitieux comme intrigue, et dans le bon sens du terme.

En parallèle, Daisy et Deke font ce qu’ils peuvent pour obtenir l’identité des hommes sans face, grâce à une technologie du futur de ce cher Deke. Malheureusement pour eux, la situation qui devait être calme et apaisée est loin de l’être : les Chronicons savent que les corps ont été retrouvés, et ils souhaitent protéger leurs traces autant que possible… quitte à butter Quake qu’ils reconnaissent immédiatement.

Oups, la couverture est bien vite grillée pour nos agents. Cela mène en tout cas à de très belles scènes d’action pour Deke et Daisy. Bon, OK, Deke se bat à sa manière, c’est-à-dire en étant un expert de la fuite, mais ça marche très bien. En plus, ça lui permet d’annoncer à Daisy qu’elle est en train de perdre contre un Chronicon. C’est le mot de passe qu’il lui manquait : elle utilise aussitôt son pouvoir contre lui, d’une manière bien chorégraphique et bien magnifique.

J’ai adoré ces scènes qui voient Daisy et Deke s’enfuir en utilisant un camion que Deke doit faire démarrer tout seul.

Bien sûr, il faut aussi justifier le salaire de Ming-Na dans cet épisode. May est donc mortellement blessée et passe une bonne partie de l’épisode à dormir, tout en étant soignée par Enoch, malgré quelques réticences de la part de Yoyo. Inévitablement. Elle s’inquiète pour May, mais ferait mieux de s’inquiéter pour sa propre santé…

Jemma la rassure bien vite : les Shrikes ne la tueront pas, c’est bon. Par contre, ses bras mécaniques dans les années 30, c’est mort. Jemma souhaite les remplacer par des bras beaucoup plus réalistes et fonctionnels pour elle, ce que Yoyo refuse dans un premier temps. Elle ne souhaite bien sûr pas oublier son passé, ce qui est hyper cohérent par rapport à son personnage. Bon, elle ne peut toutefois pas rester avec des bras robotiques et elle le sait bien, alors on enchaîne bien vite sur ses nouveaux bras.

L’actrice gère bien la scène où elle récupère ses sensations, même si elle n’a que quelques secondes pour elle avant de devoir gérer l’absence de Fitz avec Jemma. Aaaah.

Les deux ont pris la décision de se séparer pour sauver le monde, Fitz étant donc toujours dans le présent pendant qu’on voyage dans le passé avec Jemma. Tss. Pas le temps non plus de pleurer sur la situation : on se retrouve bien vite avec l’arrivée de Daisy et Deke dans leur nouveau vaisseau, et avec un Chronicon qui peut facilement être interrogé. Jemma adore toujours autant l’idée de la torture pour obtenir des infos, et j’ai beaucoup ri de la persistance de Deke à être victimisé par les autres.

Bref, Jemma, Yoyo et Enoch sont ceux qui font toute la torture et ça se passe bien pour Jemma. Elle est capable de découvrir que leur but est bien de détruire le S.H.I.E.L.D avant sa création, pour empêcher toutes les conséquences temporelles que l’on connaît depuis la saison 5. Bon, OK, tout ne se passe pas si bien : le Chronicon fait une surcharge d’informations, volontairement, pour mourir en répétant en boucle « Freddy »…

Pendant ce temps, Mack a du mal à s’ajuster au racisme des années 30, surtout quand il se retrouve à passer pour un serveur dans un gala de Roosevelt alors que Coulson nage comme un poisson dans l’eau dans ces pages d’un livre d’Histoire. Il est hyper heureux d’être là, sort ses meilleures blagues sur le New Deal (et elles n’ont pas la reconnaissance qui s’impose en plus !) et ils sont rejoints par Daisy et Deke, toujours sous couverture.

Ah, Daisy est magnifique tout au long de l’épisode, c’est merveilleux. Il n’empêche que contrairement à Coulson, elle ne se laisse pas dérouter par leurs nouveaux looks, s’étonnant plutôt de découvrir que les faux policiers hésitent à s’en prendre à Roosevelt alors qu’il est exposé. Il leur manque clairement une information, et on nous la révèle bien vite : c’est l’autre serveur sympa qui s’appelle Freddy et qui est contacté par une femme en rouge qui dit être son contact.

Il est donc la vraie cible des Chronicons. Coulson et compagnie l’apprennent un tout petit trop tard, mais ça permet au moins à Coulson de serrer la main de Roosevelt, et ça, c’est la classe. Eh, ça valait la peine de revenir à la vie. Ce n’est pas tout à fait trop tard toutefois : Daisy débarque à temps pour sauver la vie de Freddy, qui récupère un étrange sérum, mais pas pour la femme en rouge qui se fait tirer dessus.

Daisy n’a aucun mal à maîtriser les Chronicons… jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’elle ne peut pas utiliser ses pouvoirs en présence des cuisiniers des galas. Sale journée pour Daisy cette impossibilité d’utiliser ses pouvoirs. Elle se prend quelques coups, mais elle est capable de les rendre et j’ai aimé qu’elle ne soit pas totalement demoiselle en détresse quand Coulson vient l’aider : oui, il l’aide, mais il lui laisse la possibilité de donner les derniers coups. C’est tout ce que je voulais voir, honnêtement.

Par contre, l’équipe se sépare alors : Mack et Deke se chargent de ramener Malick à la planque, mais ils sont en retard, alors que Coulson et Daisy se rendent auprès de Koening avec la femme en rouge, lui demandant pourquoi le « nouveau gang » (les Chronicons, donc) cherche à s’en prendre à Freddy. Koening finit par révéler que Freddy est en fait… un Malick. Oh bordel ! Evidemment que cette dernière saison revient aux origines de la série. Ainsi donc pour sauver le S.H.I.E.L.D, Coulson et Daisy comprennent qu’ils doivent… sauver Hydra ! Yeah ! Qu’ils sont bons dans les révélations !

Si l’épisode ne nous révèle rien de Fitz, on commence à avoir l’habitude depuis la saison 5, il se termine en tout cas par le réveil de May qui ne semble pas être tout à faire elle-même en fin d’épisode, se la jouant plutôt film d’horreur avec Enoch qui pense l’avoir perdue… si elle s’enfuit dans les années 30, on va bien s’amuser.

Difficile de faire le tour de ce qui était génial en une seule critique, mais je tiens à souligner aussi la scène Daisy/Coulson qui permet de parler de la lettre qu’il lui avait laissé, le regard de Daisy quand Coulson sert la main de Roosevelt, le cours d’Histoire plus intéressant que celui de n’importe quel prof de Coulson et Mack et, bien sûr, la musique toujours aussi brillante de la série. Vivement la semaine prochaine !!

Saison 7

13 Reasons Why – S03E07

Épisode 7 – There Are A Number of Problems with Clay Jensen – 15/20
Si au moins, j’ai l’impression que l’intrigue évolue quelque peu et qu’il se passe enfin des choses intéressantes dans la saison, tous les personnages sont tellement énervés de tout ce qui leur arrive, avec plus ou moins de raisons (13, pour la blague foireuses), que j’en ressors hyper énervé moi-même. Il y a plein de personnages qui mériteraient une bonne douche froide pour se remettre les idées en place. Aaaah.

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Spoilers

307

The innocence is not a perfect defense!

Dernier épisode pour cette fois, parce qu’il faut bien aussi que je me calme entre les sessions de visionnage, même si la série ne m’a pas trop énervé sur les deux épisodes précédents. Elle se rattrape bien avec cet épisode 7 !


Sans trop de surprise, dans le passé, on repart sur l’amitié Ani/Clay. Tout ce que ça permet, c’est que ça rend Ani encore plus chiante que prévu. Quand elle n’enquête pas sur le meurtre de Bryce, elle est donc une nerd tout ce qu’il y a de plus cliché et une fan de cosplay. Cela devrait m’attirer de la sympathie pour elle, mais j’ai surtout eu l’impression que la série voulait nous présenter deux amis qui passent leur temps à flirter comme un couple sans s’avouer qu’ils sont plus qu’amis.

Et ils ne se l’avouent jamais, y compris dans le futur où Ani dit qu’ils ne sont qu’amis, même si elle a un dessin de Clay en cosplay dans son casier et même si elle s’est mise à moitié à poil devant lui et qu’il était clairement intéressé, même s’il se montrait possessif avec elle dans chacun des flashbacks. Vraiment, quelle relation « amicale » de merde !

Elle l’a quand même embrassée, et ce baiser a été surpris… par Bryce, qui révèle alors devant Clay qu’il s’entend plutôt bien avec elle. C’est gentil. Oh oui, il s’entend bien avec elle et ils vont même jusqu’à coucher ensemble et pas qu’un peu : ils dorment ensemble parfois, font des strip-pokers et Bryce commence même à comprendre ce que ça signifie d’aimer quelqu’un apparemment… Même s’il reste un putain d’égoïste au lit. Aaah. Je n’aimerais jamais ce personnage et je ne comprends cette volonté des scénaristes de vouloir explorer son point de vue et de le décharger de ce qu’il a fait.

A-t-on vraiment besoin de voir Bryce être aimé dans cette saison qui de toute manière traite de sa mort ? Veut-on vraiment savoir qu’il a eu un chemin de pseudo-rédemption à un moment alors qu’on sait que ça ne mène nulle part ? Au rythme où l’on va, il va être mort lors d’un sacrifice héroïque pour sauver la vie d’Ani, Zach ou Justin, et ça m’énerve, vous n’avez pas idée !


On reprend bien sûr là où l’épisode précédent s’est arrêté dans le présent : Justin et Clay sont interrogés au commissariat à propos de la vidéo où Clay braque Bryce avec un pistolet. C’est gros que cette vidéo ressorte, mais au moins, les deux frères racontent exactement la même chose, c’est déjà ça.

Par contre la police interroge Clay, à charge, clairement. Ils essaient même de l’irriter à nouveau en lui parlant d’Hannah et de son incapacité à la protéger (connards) ou d’une relation possible entre Ani et lui… surtout quand ils montrent à Clay qu’ils ont trouvé des sous-vêtements féminins plein de spermes dans la chambre de Bryce, et que Clay les reconnait comme étant ceux d’Ani. Oh, il ne dit rien, mais c’est sûr que ça fait un bon motif de meurtre… Dommage, Clay n’était pas au courant de cette relation.

La mère de Clay débarque enfin pendant l’interrogatoire en exigeant que son fils puisse voir un avocat et en tapant un très bon scandale face aux procédures policières douteuses employées pour faire parler son fils ou Justin.

Cela mène à une confrontation familiale un peu violente où la mère tente d’expliquer à Clay l’évidence que l’innocence n’empêchera pas un procès à charge s’il n’écoute pas les conseils juridiques. Clay l’interprète comme une manière de sentir sa confiance trahie, parce que ça signifie pour lui que sa mère ne croit pas en son innocence. Ben évidemment, du con, elle vient de découvrir que t’étais capable de menacer un type avec un flingue et elle sait que t’as des cauchemars qui te font voir des morts parfois, ça fait beaucoup d’éléments pour ne pas tout à fait te croire.

Justin, en revanche, est celui qui croit le plus en Clay, même lorsque Clay ravage toutes ses affaires dans leur maison. C’est beau cette fraternité. C’est aussi complètement con, surtout quand Justin affirme à qui veut l’entendre (Ani, dans cet épisode) qu’ils n’ont aucun secret avec Clay, alors qu’on sait très bien que Justin a un secret qui met trois plombes à être exploré par les scénaristes.

Bien sûr, Mrs Walker a aussi la vidéo montrant Clay braquer son fils puisqu’il s’agit d’une caméra devant chez elle. Elle confronte Ani à celle-ci, comprenant bien qu’Ani est très amie avec Clay, malgré toute la discrétion dont elle pense faire preuve. Il est temps pour Ani de creuser la piste Clay et d’en apprendre plus sur lui.

Elle découvre toute l’histoire de la saison 1, enfin, grâce à Jessica, que les scénaristes continuent de creuser en nous rappelant toute sa situation de la saison 1. C’est quelque peu redondant, mais il est temps pour Ani d’apprendre la vérité. J’ai du mal à croire à qu’en huit mois, personne n’est pris la peine de lui expliquer qui était Clay. Après Jess, Ani passe par Tony et Alex pour savoir qu’il est du genre jaloux, y compris après la mort d’Hannah. Cela semble tout changer pour elle.

Elle découvre aussi ce qu’il s’est passé pour Tyler, qui a pardonné à Clay parce qu’il était le seul à lui avoir tendu une main quand il avait besoin. Mouais, ça reste pété cette histoire de photo de Tyler nu, franchement, surtout quand on sait que maintenant, il en prend une par soir… en sous-vêtements, par contre. C’est le mot de l’épisode ça.

Clay finit par retourner au lycée pour découvrir que Tony a des doutes sur son innocence et est prêt à lui servir d’alibi, ce qui est à la fois hyper irritant et tellement touchant. De son côté, Justin s’engueule avec Ani parce que Clay lui a révélé le coup des sous-vêtements et qu’il considère qu’elle ment pas mal à son frère, l’air de rien.

Bref, tout le monde est énervé dans cet épisode, et moi aussi. Ainsi, Alex confronte Jess au beau milieu du lycée parce qu’il a appris par Ani que Jess couvrait Clay et qu’elle était avec Justin le soir du bal de promo. C’est trop pour lui, ce qu’il fait qu’il balance devant tout le monde qu’elle couche à nouveau avec Justin.

Ah le linge sale en public. C’est sans surprise que Jess est sacrément énervée, elle aussi, mais cette scène avec Alex l’aide peut-être aussi à confronter Casey. Jess est en effet énervée de la manifestation qui a eu lieu pendant l’enterrement de Bryce, parce qu’elle est encore humaine apparemment. J’ai eu tellement de haine envers Casey dans cette scène. Vraiment, elle n’aura pas eu une scène où je l’aurais aimé. Elle est un cliché de colère ambulante qui reproche à Jessica ses choix.

Alors, oui, c’est n’importe quoi de voir Justin et Jessica se remettre ensemble et j’étais moi-même hyper énervé en saison 2 quand la scène a eu lieu… mais ça mène aussi à une évolution de Jessica que j’aime beaucoup. Si elle reprend son contrôle comme ça, pourquoi pas. Casey l’accuse d’être encore victime de son viol, je ne pense vraiment pas que ce soit le cas, même si elle s’enferme dans une relation qui a tout pour être toxique et qui ne me fait pas rêver. En tout cas, c’est Casey qui finit par être le bourreau de Jess en lui affirmant qu’elle est une victime et… mêle-toi de ton cul ?

Justin, de son côté, a le traitement inverse dans les vestiaires du lycée : il est traité en héros par tout le monde parce qu’il recouche avec Jess… sauf par Zach qui est le seul avec un semblant de maturité apparemment. Il n’empêche que Justin a toujours un secret à nous faire découvrir, et ça commence à m’énerver de ne pas encore savoir ce que c’est.

On en arrive à la confrontation Ani/Clay tant attendue, et c’est compliqué. Grosso merdo, Ani confirme qu’elle a couché avec Bryce – et pas qu’un peu – avant d’être rappelée par sa mère pour aller au commissariat. La scène avec Clay n’a donc pas de vraie fin et ils se quittent en très mauvais termes, puisqu’il ne la comprend plus et lui en veut de ses nombreux mensonges… Elle a quand même déclaré qu’elle ne couchait pas avec Bryce à Clay et qu’elle ne ressentait rien pour lui. Et en plus, Ani embrasse Clay avant d’aller coucher avec Bryce, ça fait beaucoup pour Clay.

A la police, Ani ment et déclare que les sous-vêtements dans la chambre de Bryce ne sont pas les siens. Elle commence aussi à mentir à la police donc, alors qu’en parallèle, on voit que Clay recommence à partir à la dérive sérieusement, imaginant à présent qu’il peut parler à Bryce. Il n’est pas étonnant, donc, d’avoir en fin d’épisode une scène où ses parents s’engueulent, sa mère ayant tout de même peur qu’il puisse avoir quelque chose à voir avec le meurtre de Bryce puisqu’elle sait que son fils est capable de partir en vrille parfois.

Et même si ce n’est pas le cas, elle a peur que certaines informations sur Clay se sachent… donc elle préfère embaucher un bon avocat. Après tout, elle est elle-même avocate, c’est bien logique. La dernière scène ? Ani débarque en pleine nuit dans la maison de Justin et Clay afin de fouiller (?) les affaires de Clay pour savoir s’il peut être le tueur et… elle s’étonne de voir Clay débarquer (???). Il est chez lui, c’est normal, non ? Le pire, c’est qu’elle a peur de lui et a un mouvement de recul quand il s’approche d’elle… mais enfin, qu’est-ce que tu fous là dans ce cas-là Ani ?


Ani parle tellement d’amitié avec Clay à la police que j’ai envie de la secouer. Honnêtement, pour une nana qui se vantait de savoir lire les gens en un clin d’œil lors de sa rencontre avec Jessica, elle est putain d’aveugle si elle ne voit pas qu’elle a plus qu’une amitié avec Clay – ou plutôt qu’elle pourrait avoir plus. Bien sûr, cet épisode finit par révéler qu’elle leur ment, mais ça m’a juste énervé encore plus envers ce personnage et envers ces scénaristes.

Après, on en revient aussi à Clay qui n’apprend pas de ses erreurs et qui nous refait exactement les mêmes erreurs qu’avec Hannah. C’est juste parfaitement insupportable ! Il était censé avoir grandi et avoir compris des choses de sa relation avec Hannah, mais non, il s’enferme dans son imblairable syndrome de Nice Guy. J’ai envie de le secouer aussi.

En plus, plus on avance dans la saison, plus je me dis que l’interrogatoire d’Ani ne concerne pas du tout la mort de Bryce, même si on a dans cet épisode l’information que ce flashforward n’a lieu qu’une semaine après cet épisode…

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13 Reasons Why – S03E06

Épisode 6 – You Can Tell the Heart of a Man by How He Grieves – 13/20
La série poursuit dans le social, sans trop de surprise, et propose un épisode qui sert clairement à combler le temps au cours de cette saison. C’était donc long, malgré un bon moment émotion et des graines semées pour la deuxième moitié de cette histoire autour de Bryce. C’est d’autant plus dommage que cet épisode promettait de se concentrer sur un personnage sympathique à l’origine, mais que ça a dévié en cours de route pour traiter une autre intrigue aussi dans le même épisode, à défaut d’avoir assez de matière.

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Spoilers

306

You can tell whatever truth that you wqnt to.

Sérieusement, c’est quoi ce titre ? On continue dans les dictons pourris, apparemment.


Dans le passé, l’épisode se concentre surtout sur le couple M. et Mrs Walker au départ : on voit ainsi que le père de Bryce est bien heureux du divorce et qu’il fait tout pour effacer son père de sa vie. C’est plutôt intéressant, surtout que ça enchaîne sur des scènes où Bryce tente de réconforter sa mère comme il peut en lui disant que son père en a juste après son argent, puis en la défendant face à son grand-père.

On les découvre ensuite en train de repeindre une pièce de la maison ensemble et de finir en bataille de peinture. C’était rigolo à voir et ça enchaîne ensuite sur une scène beaucoup moins drôle où le père débarque furax chez sa femme pour s’en prendre à son fils. En effet, Bryce a fini par trouver la maison de son père et la ruiner comme voulu dans l’épisode précédent.

Forcément, le père est furax et veut que son fils paie les réparations, probablement avec l’argent de sa mère, mais ça ne peut être si simple : Bryce joue la carte d’une certaine Caitlin qui change toute la donne apparemment.

Bryce explique donc à sa mère ce qu’il en est de cette Caitlin : il s’agit d’une enfant illégitime de son père et ça change effectivement tout pour le divorce…

Une deuxième intrigue du passé se concentre sur Tony – et donc sur son copain Caleb. La relation amoureuse entre eux se déroule à merveille, mais est confrontée à un grand problème quand l’ICE débarque et embarque toute la famille de Tony – je peux croire qu’ils soient violents dans leur méthode, mais de là à laisser un dîner sur le feu alors que ça fonctionne au gaz, je suis quelque peu sceptique, parce que ça met tout un quartier à risque d’un incendie.

Bon, l’intrigue est horrible en tout cas : les autorités récupèrent la famille de Tony et veulent la faire déporter ce qui laisse Tony en pleine galère de fric. Il est même forcé d’emménager chez Caleb qui insiste énormément pour ça. Il n’empêche qu’il a besoin d’argent et c’est pour cela qu’il décide de vendre sa Mustang.

Bryce en profite aussitôt pour l’acheter : il vient au garage pour se faire réparer son phare, mais aussi parce qu’il veut trouver une manière de s’excuser pour tout le mal qu’il a causé. Je suis tellement partagé sur ce personnage qui semble vraiment vouloir faire des efforts, mais qui continue chaque fois de sombrer plus du côté obscur de la force.

Dans cet épisode, ce n’est pas trop le cas : il achète la voiture au double de son prix avec l’argent que son père lui a donné pour rester loin de lui (sympa) et il permet à Tony de sauver sa petite sœur de la déportation. Tout le reste de sa famille, en revanche, est expulsée du pays. Quant à la petite sœur, elle est envoyée chez un oncle et une tante. Pff. Quelle intrigue, quelle horreur de se faire expulser après près de vingt ans dans un pays. C’est terrible pour Tony, tout ça, et ça explique pourquoi il refuse de retourner au lycée : il a besoin de l’argent du garage.


Dans le présent, on découvre que Tony est arrêté par la police, de manière à être à nouveau interrogé sur Bryce. Qu’est-ce qui le met tant dans le collimateur, honnêtement ? Nous, on sait que Bryce a la Mustang de Tony, mais la police ? Suspense.

C’est le jour de l’enterrement de Bryce, ce qui permet une bonne réunion du casting et me permet de dire un milliard de choses. Il y a de quoi faire, entre le père aussi heureux d’être là qu’à un mariage, la mère énervée, Chloe qui réconforte Zach ou toute l’équipe de foot du lycée qui est en tenue de sport. Sérieusement, je ne comprends pas les américains là-dessus. En quoi c’est normal de se pointer habillé comme ça à un enterrement ? Je trouve ça tellement ridicule, mais ce n’est pas la première série à nous montrer ça comme ça.

Allez, tout le monde fait son deuil de la manière qu’il souhaite. C’est juste que Justin est plus classe que ses camarades. Clay aussi est en costume, mais il n’est pas si triste de la mort de Bryce, il est juste trainé là par ses parents. On est loin de l’enterrement d’Hannah honnêtement, on a juste Clay qui cherche absolument un autre suspect pour innocenter Tony, quitte à faire chier Ani qui ne veut pas qu’on sache qu’ils sont amis.

C’est tellement n’importe quoi. Il va jusqu’à en parler à ses parents, soupçonnant à présent le père de Bryce. Ce ne sera pas évident de l’interroger comme les autres adolescents, j’imagine. J’en ai tellement marre de ces enquêteurs en carton que sont Ani et Clay. Je trouve que ça ne tient pas spécialement, en plus, niveau cohérence : que Clay enquête sur Hannah à cause des cassettes, c’était logique. Mais sur la mort de Bryce ? Pfiou. Vivement qu’on sache son intérêt dans l’affaire, parce que c’est dur d’accrocher à cette saison par rapport à ça.

En même temps, la saison nous propose aussi un discours soporifique de Zach à l’enterrement, expliquant que Bryce reste son frère. Mrs Walker porte bien le deuil, elle aussi… Jusqu’à ce qu’une manifestation anti-Bryce et anti-viol éclate pendant l’enterrement. Mais qu’elles aillent se faire voir. Soyons clairs : Bryce est un connard et tout ce que vous voulez, oui, mais bon, laissez respirer sa famille qui vient de le tuer. Justin n’avait pas tout à fait tort en disant qu’il était un être humain aussi, faut se calmer, quoi.

Bon, bref, l’épisode continue avec Mr Walker qui se jette sur les filles protestant contre son fils et qui s’attire encore plus les soupçons de Clay. Ani lui explique alors ce qu’il s’est passé concernant Caitlin, un autre jour où elle l’a vu perdre ses nerfs. Pourtant, elle continue de plutôt soupçonner Tony : Mr Walker a de bonnes raisons d’être énervé le jour de l’enterrement de son fils, également jour où il signe les papiers du divorce.

Après un rapide passage dans le garage de Bryce avec Ani pour voir la Mustang, Clay se rend chez Tony pour mieux découvrir que toute sa famille a quitté le quartier. Il faut alors passer par Caleb pour savoir où peut bien se trouver Tony. Ils découvrent donc enfin que Tony est au commissariat, puis que la Mustang a juste été vendue à Bryce. C’est par contre gênant que Tony ne dise rien aux flics.

Dans tout ça, Tony rate l’enterrement de Bryce parce que la police le soupçonne d’être impliqué : il dit ne pas avoir eu de contact avec Bryce parce qu’il a changé son phare de voiture. Mort. De. Rire. Tony demande donc un avocat, forcément, et ne cède pas quand le père d’Alex espère le faire changer d’avis avec de bons sentiments.

Pourtant, il faudrait là, parce que l’intrigue s’emballe drôlement. Clay et Ani parviennent à faire parler Caleb malgré sa promesse à Tony de ne rien dire et Clay réagit comme d’habitude en prévenant tous ses amis que Tony est chez les flics. C’est l’occasion d’une scène très sympathique en Jessica et Justin qui nous confirme une fois de plus que Justin ne nous dit pas tout – de toute manière, on l’a vu fouiller chez Bryce en même temps que Clay, les deux frères se croisant en mentant mal l’un à l’autre ; puis d’une entre Tyler et Alex, qui sont donc vraiment des amis désormais. Sur le ring de boxe, Alex force Tyler à se battre contre lui, malgré ses blessures, parce qu’il est énervé, hein ! Pfiou. Alex, Alex, Alex, mais que va-t-on faire de toi ?

Le lendemain de l’enterrement, on retrouve aussi Monty et son coach, ce dernier essayant de le réconforter dans son deuil et de l’aider à avancer… sans se douter qu’il y avait peut-être de vrais sentiments d’amour de la part de Monty. Je suis blasé de cette piste sous-entendue par Ani, mais de toute manière, ce n’est pas encore développé, Monty préférant se moquer de ce gay de Tony qui s’est fait arrêter par la police. Pfiou, j’ai tant soupiré.

La fin d’épisode voit Tony et Clay se réconcilier autour des explications de Tony concernant tout ce qu’il s’est passé avec la famille de Tony, avant que Clay ne se précipite chez lui pour dire à sa famille qu’il les aime et demander une photo de Justin sur la cheminée. Il dit aussi qu’à ce moment-là, tout va bien pour lui, mais c’est sur le point de changer : le prochain épisode est enfin celui sur Clay puisque la police trouve une caméra de surveillance de Clay en train de braquer Bryce avec un flingue…


Bien sûr, Ani tente de nous créer du suspense dès le départ en nous disant que Tony conserve un grand secret, comme toujours. Je l’ai pris comme un signe que les scénaristes savaient que la saison était chiante et qu’il fallait mentir sur ce point pour nous raccrocher. Sauf qu’on les connaît leurs mensonges à force…

Et ça ne manque pas : ce n’est pas pour rien si on traite aussi du cas des parents Walker dans cet épisode. L’intrigue de Tony est très touchante, mais elle ne sert à rien dans le fil rouge de la saison et sera vite oubliée par les scénaristes dans la suite à mon avis, parce qu’il n’y a pas grand-chose à faire de cette information, aussi triste soit-elle pour le personnage de Tony.

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