Glow – S03E09-10

Épisode 9 – The Libertines – 16/20
Mon seul vrai et grand problème avec cet épisode, c’est de me dire qu’on approche de la fin de saison alors qu’il ne s’est pas passé du tout ce que j’avais envie de voir cette saison dans la série… C’est super triste, j’ai l’impression qu’on a fait beaucoup de surplace, même si certaines intrigues ont avancé. Et d’ailleurs, dans cet épisode, on avance à nouveau, en explorant un aspect des années 80 qui n’est pas des plus joyeux.

> Saison 3


Spoilers

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Goodbyes are for teenagers.

Cet épisode reprend avec un détour par la vie merveilleuse de Debbie organisant sa soirée caritative avec l’aide de Tex et de Bobby. Elle semble enfin à peu près épanouie, ça change.

De son côté, Ruth est stressée par son audition pour le film de Justine, parce qu’elle va devoir auditionner devant Sam et Justine, ainsi que Jonathan le producteur. Justine est ravie de revoir sa pote, donc au moins le ton est tout de suite donné pour l’audition. J’ai beaucoup aimé l’audition en elle-même, parce qu’Alison Brie avait pour une fois un quelque chose qui rappelait vraiment Annie de Community.

Le truc, c’est que si l’audition plaît énormément à Sam, ce n’est pas le cas pour Justine. Elle a beau adorer son amie, elle ne la voit pas comme la prof d’anglais dont elle a besoin pour son script. C’est génial pour Sam qui prend un verre avec elle juste après ça. Ruth lui avoue donc qu’elle est amoureuse et les deux prennent enfin le temps de s’embrasser. Après deux saisons à flirter, ce n’est pas trop tôt quand même !

Avant de la ramener chez lui, Sam prend le temps de lui dire, toutefois, qu’elle n’est pas prise pour le rôle et les deux se retrouvent en engueulade de couple avant même de faire quoique ce soit en tant que couple. Ruth est super vexée, parce qu’elle avait espoir de changer de vie et se rend compte que ce n’est finalement qu’un faux espoir de plus. Et en plus, elle plante Sheila pour ça, quoi, alors que celle-ci avait angoissé le matin même de son absence et lui avait fait promettre d’être présente à la soirée caritative de Debbie…

Pendant ce temps, Rhonda se retrouve à flirter avec un mec qui lui apprend à faire du vélo, et Bash n’apprécie pas trop de voir Rhonda avec un autre. Cette crise de jalousie qu’il fait ensuite fait clairement plaisir à Rhonda, au moins. Elle est toujours perplexe par rapport à son mari, en même temps, et elle a besoin de s’en confier. Elle en parle donc à Melrose pour lui emprunter Paul afin que Bash soit assez jaloux pour recommencer à coucher avec elle.

Elle n’est pas au bout de ses surprises cela dit, parce que Bash est loin d’être jaloux quand il rencontre « Joe », le plombier interprété par Paul. C’est pire que tout en fait, parce qu’il propose à Joe d’embrasser Rhonda, refusant d’imaginer que Rhonda puisse ne pas avoir ce qu’elle veut. Il l’aime et veut tout lui donner, et on se retrouve dans le plan le plus étrange possible, avec Bash dirigeant Joe, et matant tout ça au passage. Cette pauvre Melrose qui imaginait savoir Paul en sécurité ce soir-là, le voilà qui se retrouve soudainement dans un plan à trois… où Bash en profite aussi pour embrasser Paul, et se faire toucher par lui, avant de s’y mettre aussi. La température monte de plusieurs crans d’un coup dans cet épisode quoi.

En parallèle, l’ensemble des filles assistent à une soirée bien particulière, où les déguisements sont de mises, mais où déguisement rime avec sous-vêtement plus qu’autre chose : c’est un Bal Libertin organisé par Bobby, alors forcément… Bienvenue sur Netflix ? Le spectacle commence par un nu intégral qui se rhabille, par exemple, et est suivi par un duo interprété par un couple d’hommes. C’est un peu osé pour les années 80, et c’est pour ça que Debbie n’ose pas en parler à Tex.

Pourtant, celui-ci se pointe malgré tout et donne même un paquet d’argent pour la soirée, alors que Sheila se retrouve seule sur scène, à cause de l’absence de Ruth. Elle est forcée de complétement improviser son interprétation sur scène, et l’actrice est toujours aussi brillante, franchement. Elle raconte une histoire familiale bien horrible et se fait acclamer pour ça, parce que c’est une histoire d’acceptation.

Le numéro final de la soirée est toutefois Sandy en maillot, limite sein nu et dans un costume magnifique, et avec une chanson sur sa jeunesse.  Les scénaristes reviennent aussi, enfin, sur la relation entre Yolanda et Arthie, pleine de gêne et de sous-entendus, puis de Yolanda décidant de rouler des pelles à une inconnue. Forcément, elle est célibataire depuis qu’elle a plaqué Arthie…

L’ambiance de la soirée est toutefois rapidement cassée pendant le numéro final : un incendie est provoqué par des homophobes qui ont pris soin de taguer des insultes dans la rue devant le club avant d’y foutre le feu. Le regard échangé entre Yolanda et Arthie est plein de sens, et je me demande comment les scénaristes vont conclure cette saison avec un seul épisode restant.


Épisode 10 – A Very GLOW Christmas – 19/20
Wow, un épisode comme ça en plein d’août, c’était inattendu. C’est une excellente fin de saison, mais pas une aussi bonne fin de série que l’an dernier. Là, franchement, je veux vraiment que Netflix la renouvelle, alors qu’on sait qu’il s’agit d’une de leurs petites séries. Mes doigts sont croisés et en attendant, j’aurais toujours ce super épisode à regarder – parce qu’il a enfin fourni quelques-unes des scènes que j’attendais depuis la saison 2 !

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I liked it so much. And she watched me like it.

Oui, oui, un épisode de Noël en plein mois d’août, merci Netflix. Les filles s’organisent un « Secret Santa », forcément, sous le commandement de Carmen qui aimerait aussi un spectacle de Noël… et comme elle sait que Ruth a eu la bonne idée d’échanger son papier pour avoir Carmen, elle arrive à obtenir ce qu’elle veut pour Noël.

On note bien sûr que Ruth regrette d’avoir raté la prestation de Sheila à la fin de l’épisode précédent et elle s’excuse encore et encore… Expliquant pourquoi elle n’a pas trop envie d’un spectacle de Noël, d’ailleurs, par sa rupture d’avec Sam, parti sans lui dire au revoir.

Debbie aussi est choquée de ce qui est arrivé à Ruth dans l’épisode précédent vis-à-vis de l’audition, même si elle sait bien que c’est tout le problème de leur métier d’actrice. Elle en parle donc à Tex plutôt que d’en parler avec son amie. Elle lui donne ensuite des conseils professionnels, mais ce n’est pas du tout ce qu’il attend d’elle, préférant avoir une potiche… Enfin, il le présente mieux que ça, c’est sûr, mais c’est bien blessant pour Debbie.

Elle n’est pas au bout de ses peines non plus pour cet épisode… En effet, dans le hall de l’hôtel, Bash aperçoit celui qu’il pense être Joe et il demande à Sandy de le virer pour mieux découvrir que c’est un gigolo. Oups. Il finit par se bourrer et s’effondrer en larmes sur son canapé où c’est Debbie qui le retrouve, juste avant le spectacle de Noël. Il est supposé y jouer son fils, mais tout ce qu’elle obtient de lui, c’est un coming-out assez atroce : il culpabilise du plan à trois, parce qu’il a aimé coucher avec un homme et que Rhonda l’a vu.

Il est aussi dans une paranoïa assez violente, persuadé que tout l’hôtel sait déjà qu’il est gay, refusant de ne pas pouvoir être le fils parfait que sa mère voulait et, ma foi, déprimant de manière bien violente parce qu’il sait qu’il ne sera pas accepté. Pfiou. Je suis triste pour Rhonda, parce qu’ils faisaient un bon couple, mais c’était obligé que cette intrigue les rattrape à un moment. Si j’ai adoré la réaction de Debbie au départ, j’ai trouvé qu’ensuite elle profitait un peu trop de la situation, pour faire en sorte que Bash accepte de racheter une chaîne de télé pour elle, tout en gérant le spectacle en parallèle.

De son côté, Rhonda débarque en larmes dans la chambre de Carmen, sauf que c’est Arthie qui lui ouvre. C’est un duo intéressant pour un épisode final : on ne les a pas vues ensemble depuis si longtemps que ça paraît tout neuf. Et si Rhonda refuse de parler, Arthie, elle, se confie sur le crime homophobe de l’épisode précédent et sa rage contenue, bien malgré elle.

Le spectacle de Noël ? Il est plutôt sympa, franchement. Tout l’épisode est ponctué de chants de Noël, mais les matchs de catch sont désormais insérés dans la classique histoire des fantômes de Noël, avec Scrooge (Ruth) se battant contre chaque esprit. Ma foi, Carmen improvise des bons spectacles et ça permet d’avoir enfin un peu de catch dans cette saison qui s’est concentrée sur les personnages plutôt que sur le catch. Comme toujours, la fin de saison est l’occasion d’un bon spectacle. En plus, nous n’avons pas eu les répétitions, mais directement les combats, alors ça change.

Les actrices continuent de faire une grosse partie de leurs cascades (mais pas tout, clairement), alors c’est drôlement cool et le spectacle se termine sur un chant de Noël au cours duquel Keith débarque, grâce à Carmen qui a voulu faire ce cadeau-là à Cherry. Le couple se retrouve donc et s’embrasse, ce qui permet un merveilleux Noël pour tout le monde, grâce à Carmen qui a juste eu son match.

Oh, on sent bien qu’elle espérait plus de son Noël, de même qu’on sait bien qu’il reste plein de choses à régler pour Cherry et Keith. Ce dernier explique ainsi qu’il a rencontré une femme… pour pouvoir adopter un enfant. Bref, il comprend que le sacrifice du corps de Cherry n’est pas envisageable et c’est génial.

Dans tout ça, Debbie et Bash font leur acquisition en secret, même s’il s’agit de voler l’affaire de Tex, le copain de Debbie, et même si ça signifie mettre fin à Rhapsody, le spectacle qu’il payait pour Sandy, qui se retrouve à virer plein de gens. Dur.

La série se garde les scènes les plus fortes de la saison pour cet épisode : après le coming out de Bash auprès de Debbie, nous avons droit à celui d’Arthie lors de l’ouverture des cadeaux, devant toutes les autres catcheuses qui étaient déjà au courant. D’ailleurs, ce sont exactement ses cadeaux : un ruban aux couleurs de la gay pride et un playboy pour mater en paix.

Loin de tout ça, à l’étage, Bash recommence à se mentir lorsque Rhonda vient lui présenter des excuses hyper touchantes : il lui dit qu’il ne veut qu’elle, et qu’il veut rentrer chez eux et veut commencer… une famille. OUTCH.

Encore plus loin de tout ça, Justine et Sam fêtent Noël dans un diner et s’échangent leurs cadeaux, alors qu’ils ne devaient pas en faire. Et ce n’est pas rien : Sam veut ainsi adopter Justine, pour qu’elle obtienne son héritage en cas de décès. Et Justine n’hésite pas une seule seconde à signer le contrat qui fait de Sam son père. Ils reviennent de très loin en simplement trente épisodes !

Après tout ça, on retrouve l’équipe de Glow à l’aéroport, où tout le monde se dit au revoir. Et ces scènes sont plus ou moins réussies : je suis par exemple frustré de la relation Arthie/Yolanda, mais hyper touché du départ de Carmen qui annonce sa démission à Debbie, prête à rejoindre Kurt pour enfin faire du catch. C’est sûr qu’il n’y a plus grand-chose à faire à Las Vegas.

La saison se termine alors sur Debbie annonçant à Ruth que Bash et elle ont acheté une chaîne de télévision dont elle sera présidente. Elle offre donc à Ruth un poste de productrice d’une future émission de catch avec de nouveaux personnages pour les catapulter au sommet de leurs carrières respectives sans avoir à passer des auditions glauques d’où elles sont refusées… Sauf que si c’est le rêve de Debbie, ce n’est pas celui de Ruth, qui veut justement se battre pour avoir sa place, pas qu’on lui donne toute cuite.

Et la saison se termine donc sur les deux amies qui se séparent sur une dispute, Ruth montant dans son avion en refusant la proposition de Debbie pensait irrefusable. Tss.

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EN BREF – C’est peut-être Noël en fin de saison, mais pour moi, c’est surtout bien stressant comme fin de saison, parce que je veux absolument une saison 4 après tous ces cliffhangers ; or on n’est pas du tout sûr de l’avoir. Franchement, j’espère qu’elle aura lieu parce que je suis frustré.

Bon, ne me faite pas dire ce que je n’ai pas écrit : j’ai adoré cette saison, j’ai adoré retrouver les personnages et c’était vraiment chouette d’avoir le couple Rhonda/Bash qui fonctionne aussi bien. Seulement, son coming-out était une scène que j’attendais vraiment, et on ne l’a eu qu’en fin de saison, donc difficile d’en évaluer toutes les conséquences. Cette envie d’enfants avec Rhonda… ça mérite une suite !

C’est un peu pareil pour l’intrigue Yolanda/Arthie (qui au moins a avancé), pour l’amitié Debbie/Ruth (avec encore des secrets entre elles) ou surtout pour Sam/Ruth (!) qui n’ont fait que s’embrasser sans aller vraiment plus loin et pour finir encore plus éloignés qu’en saison 2. J’ai bien aimé l’intrigue de Melrose, mais j’aurais aimé en voir plus aussi…

Vraiment, le bilan de cette saison 3, c’est que c’était génial, mais que j’aurais aimé qu’elle soit plus longue ou développe plus certaines intrigues trop négligées à mon goût. Allez, c’est comme ça, plus qu’à espérer une saison 4 désormais !

> Saison 3

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Glow – S03E07-08

Épisode 7 – Hollywood Homecoming – 16/20
Alors OK, le temps passe tout seul devant les épisodes de cette série, OK, j’aime les personnages et les petites avancées dans l’intrigue, mais entre cet épisode et le précédent, je trouve qu’on perd de plus en plus de vue le fil rouge de la série, et c’est bien dommage. Mon grand problème cette année, c’est de ne vraiment pas voir où ils veulent en venir avec l’ensemble de leurs épisodes. C’est certes mieux que Dear White People, mais ça rencontre les mêmes obstacles.

> Saison 3


Spoilers

307

What can I say, he’s a Vegas baby now.

Sam s’est donc barré de Fan-Tan… pour être avec Justine. Ouf, c’est une bonne raison : il l’emmène faire lire son script dans un studio. Le résultat est assez mitigé : la productrice veut changer le sexe d’un rôle et le titre, quoi. Sam n’aime pas trop ces idées et trouve qu’elle est en train de gâcher tout le film. Il emmène donc Justine voir un autre producteur, tout en la coachant autant qu’il peut sur les choses à faire ou ne pas faire.

Le deuxième rendez-vous se passe super mal cependant, parce que le producteur a une dent contre Sam. C’est déprimant pour Justine qui préfère tout arrêter, mais Sam refuse, lui expliquant qu’il a fait plein de sacrifice pour lui obtenir des rendez-vous et parce qu’il est déjà fan de son film à venir, aussi.

Au rendez-vous suivant, Justine présente son projet et provoque une crise de panique (ou crise cardiaque ?) à son père, qui n’ose rien dire. Du coup, Justine est heureuse de savoir que son film va être produit, mais elle est très énervée après son père qui se débarrasse d’elle en lui donnant les clés de la voiture pour prendre un taxi et s’occuper de sa santé.

Il se rend à l’hôpital, où il apprend qu’il fait bien une crise cardiaque (grâce à un EKG, merci pour le G majuscule prononcé, Bingo), qu’il doit arrêter les clopes et y aller mollo sur l’alcool. Outch. Il refuse de faire prévenir Justine, qui passe la nuit à s’inquiéter et à regretter d’être avec Billy. Au petit matin, elle retrouve son père pour l’engueuler, et aussi pour lui expliquer qu’ils vont faire ce film ensemble. La réaction de Sam une fois la surprise passée ? Il se remet à boire…

Au Fan-Tan, Bash est paniqué par l’arrivée de… sa mère. C’est amusant et inattendu, même si j’étais malheureusement un brin spoilé par les recherches menant au blog, parce qu’elle est évidemment le cliché qu’on en attendait. Il faut dire qu’elle a appris le mariage de son fils par accident et non par lui, donc il y a de quoi être le cliché de la mère rigide et stricte. Pour mieux connaître sa belle-fille, qu’elle découvre anglaise et ex-SDF, en plus d’être une catcheuse.

Forcément, elle l’emmène faire un tour de shopping pour avoir une petite conversation avec elle, surtout parce que Bash passe son temps à murmurer et ne pas parler pour reposer ses cordes vocales. C’est positif pour Debbie qui peut hurler sur Bash, mais pas tellement pour Rhonda qui se retrouve à essayer des robes avec sa belle-mère. Si cette dernière, Birdie, découvre que Rhonda s’est mariée pour rester aux États-Unis, Rhonda se débrouille bien à lui expliquer qu’elle est tombée amoureuse de Bash depuis le mariage et qu’elle gère mieux son argent que lui, qui ne sait pas faire.

Convaincue, Birdie organise ensuite une réunion téléphonique avec son avocat pour expliquer à Bash que maintenant qu’il est marié, il peut débloquer ses fonds et obtenir ainsi 40 millions de dollars. Avant de partir, Birdie lui explique qu’il doit aussi prévoir un testament désormais, et tout est bien qui finit très bien. Les relations de Bash et Rhonda avec la mère de celui-ci sont donc au beau fixe.

De son côté, Debbie garde Randy toute la semaine à Las Vegas et est forcée d’installer son « bureau » dans le couloir, parce qu’il refuse d’aller ailleurs. Il n’a pas quatre ans qu’il est déjà enfant roi, et dans les années 80 ? Ce n’est pas rien. Cela dit, Debbie a besoin d’un bureau, notamment parce qu’il faut recevoir Jenny qui a à se plaindre parce qu’elle n’est pas payée pour son job de costumière. Franchement, ça se tient.

Comme tout le reste de cette saison (et de la série), Debbie est débordée de boulot parce qu’elle est la seule à bosser, mais elle doit aussi gérer Randy en plus dans cet épisode. Et Randy est un bébé insupportable, qui fugue dans le casino et qui hurle tout le temps. Cela dit, c’est plutôt chouette pour elle, car Randy est repéré par un homme, JJ – qu’elle préfère appeler Tex, qui était dans le même avion que Debbie et qui n’hésite pas, du coup, à l’inviter pour un rencard.

Debbie sourit pendant ce rencard, et elle se marre bien et Tex n’a rien à voir avec ses amants habituels de cette saison, alors ça fonctionne bien de la voir heureuse comme ça et d’accepter un second rencard avec lui, le lendemain. Ruth sera probablement ravie d’être de nouveau babysitter 24h plus tard.

Et sinon, au casino de l’hôtel, Arthie se confie sur sa rupture à Cherry, parce qu’elle n’a personne d’autre à qui parler. Si ce n’est pas triste : Cherry n’en a rien à faire. Et les scénaristes aussi apparemment, parce qu’elles n’ont qu’une scène dans cet épisode.


Épisode 8 – Keep Ridin’ – 17/20
Non, vraiment, je ne sais pas où passe le temps quand je suis devant cette série : les trente minutes filent toujours en deux minutes, ce n’est pas possible autrement. Cet épisode parvient lui aussi à me captiver et à m’embarquer à fond dans ses trois intrigues ; et particulièrement la deuxième évoquée dans l’article. Ben oui, je suis totalement tombé dans un piège des scénaristes…

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Pardon my French but fuck Hollywood, right?

Huit épisodes et nous en sommes déjà au cinquantième spectacle des filles, rien que ça !  Si Ruth est heureuse d’apporter un gâteau d’anniversaire, sa joie retombe vite quand elle se met à se démaquiller dans un montage vraiment bien fichu. C’est captivant ce genre de scène : on observe sa transformation de son elle maquillée vers son elle-même hors spectacle, le tout avec toutes les filles en accéléré à l’arrière-plan.

En accéléré ? On passe du cinquantième au deux-centième spectacle et aux fêtes de Noël, avec une Ruth encore moins heureuse. Il n’y a plus personne pour faire la fête avec elle, parce que Debbie a un rencard avec Tex, Carmen avec… allons savoir, et Melrose avec son gigolo. Ruth ? Elle envoie des rapports à Sam qui ne donne plus signe de vie et continue sa relation à distance avec Russell. Celui-ci l’appelle notamment pour lui annoncer qu’il a obtenu un poste en Espagne. Ouep, il se rend à Séville en fin de semaine sans lui laisser le temps de la voir et il a soudainement peur qu’elle rompe avec lui par téléphone. Sympathique cette relation.

Ruth en parle avec Sheila et pour la distraire, elle lui propose d’apprendre le texte d’un spectacle normalement écrit pour deux hommes, mais qu’elle veut lui faire jouer pour une œuvre caritative. Ruth accepte, ne se doutant pas que dès les premières répétitions, Sheila connaîtrait déjà le texte et serait une super actrice. Pile ce qu’il faut pour la culpabiliser quoi. Pourtant, elle accepte d’accompagner Debbie qui va faire du cheval.

C’est top de les voir être redevenue amies, avec Ruth qui va jusqu’à avouer qu’elle pense que Sheila est meilleure actrice qu’elle à Debbie. Ce n’est pas rien pour Ruth. Elle découvre en plus que Debbie a bien changé : elle serait sereine avec l’idée que Liberty Belle soit son tout dernier rôle par exemple, et elle l’a emmenée super loin du Fan-Tan, tout en sachant qu’elles ne passeraient pas toute la soirée ensemble.

À la place, elle fait ramener Ruth par le chauffeur de Tex, et Ruth s’arrête donc auprès d’une diseuse de bonne aventure pour savoir si elle gâche ou non sa vie. On n’aura pas la réponse, mais le lendemain, Ruth a un message de Sam qui lui demande si elle serait intéressée par un rôle dans le film de Justine. Un peu qu’elle est intéressée !

Dans tout ça, Rhonda et Bash sont toujours mariés et ont des réunions professionnelles avec Sandy sur l’avenir du divertissement à Fan-Tan. Sandy n’est pas du tout convaincue par les idées de Bash, qui veut continuer sur sa lancée et avoir des femmes dans un rôle habituellement confié à des hommes. Il propose donc des femmes sur des BMX, et ça ne va pas à Sandy.

Seulement, Sandy n’a pas vraiment le choix d’accepter : Rhonda et Bash la tiennent parce que ce sont eux qui paient son spectacle. Ils sont géniaux en équipe franchement, je m’en veux d’avoir critiqué ce couple, parce qu’ils vont vraiment bien ensemble. Et c’est évidemment quand j’écris ça que Rhonda se décide à confronter Bash sur le fait qu’ils n’ont plus fait l’amour depuis deux mois. Alors, elle a beau comprendre le stress de leur empire en création, cela n’empêche pas qu’elle a des envies.

En revanche, Bash n’a pas l’air d’en avoir tant que ça. Le dernier conseil que Rhonda a reçu de sa belle-mère était de garder Bash intéressé quoiqu’il arrive, et force est de constater que ce n’est plus le cas. C’est triste pour Rhonda, parce que Bash lui dit carrément qu’il est prêt à rester marier avec elle-même s’ils ne font plus jamais l’amour. Pas exactement la réponse qu’elle attendait.

De son côté, Cherry est devenue grande amie avec Rita, la croupière de sa table de jeu préféré… en quelques mois, elle a réussi à se retrouver avec une dette de 5 000$ envers le casino. Sandy lui vient en aide et lui permet d’avoir une semaine pour rembourser… Mais Cherry veut que personne ne soit au courant. Mouais, ça sent le chantage possible envers Bash pour Sandy et Carmen l’apprend vite, de toute manière.

Elle décide donc de suivre Cherry pour savoir ce qui lui arrive. Cherry a accepté l’idée de Denise non pas d’un strip tease, mais d’un combat de catch dans la boue. Enfin de catch…. On a connu mieux quoi, car elles sont bien les seules catcheuses de la salle. C’est un moyen de gagner de l’argent rapidement en offrant un spectacle qui en fait fantasmer plus d’un apparemment. Faut reconnaître qu’une fois dans la boue, c’est marrant à voir, mais aussi sexy. Et puis, c’est moins dégradant que le strip-tease.

Oh, et sinon, Debbie se décide à organiser un événement caritatif pour le fun, et gratuitement.

> Saison 3

Preacher – S04E03

Épisode 3 – Deviant – 17/20
Il n’y a pas à dire, les épisodes de cette saison sont efficaces, avec une écriture fluide et un rythme vraiment bon, qui permet aux scénaristes de délirer toujours autant tout en faisant avancer les intrigues. Contrairement aux saisons précédentes, je trouve qu’on sent plus que l’on se dirige vers quelque chose : l’errance est terminée, désormais, les personnages ont des buts assez bien définis ; il suffit de se laisser porter.

> Saison 4


Spoilers

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And the forever thing I wanted to say to you is that I think you’re a stupid, cheatin’, lyin’ bitch.

La dernière saison continue encore aujourd’hui. Trois épisodes en une semaine, ça donne l’impression de ne plus pouvoir se passer de la série dis donc, exactement comme le bourreau de Cassidy ne peut plus se passer de lui. Il l’emmène dans une nouvelle ville pour l’émasculer de plus en plus régulièrement, grâce à une machine cette fois, histoire de produire une crème de beauté permettant de rester jeune. Magnifique.

En parallèle, il continue aussi de donner des cours pour que tous les agents du Graal sachent comment procéder à la torture. Et après chaque journée, Cassidy est ramené dans sa cellule où il parle à l’Ange prisonnier avec lui – on ne sait toujours pas pourquoi ou comment il est prisonnier lui. Et l’Ange a beau être bavard, on n’apprend rien grâce à lui. En fait, il sert simplement à psychanalyser Cassidy, histoire de nous fournir un flashback irlandais.

Ben oui, avant d’être un vampire, Cassidy était un irlandais, ça s’entend à son accent, non ? En 1916, il est donc parti pour la guerre, et on apprend ainsi que Cassidy est son nom de famille, pas son prénom. Cela ne change pas grand-chose cela dit, parce que je ne vais clairement pas commencer à l’appeler Proinsias. C’était marrant à voir ce détour en Irlande.

Oui, marrant, qui est probablement l’un des mots qui revient le plus dans mes critiques, surtout pour cette série : on passe de la petite musique de la campagne irlandaise où Proinsias part en guerre avec son compagnon, Billy, à une scène sur le front où tout le régiment de Cassidy se fait exploser. Oh, pas Billy : seul son pied est écrabouillé par l’explosion… mais des soldats se chargent de finir le travail sous les yeux d’un Cassidy planqué.

Il finit par errer pour survivre comme il peut et se fait attaquer durant la nuit par une créature sortant d’un lac dans lequel elle l’entraîne. La créature en question est évidemment un vampire, mais un vampire en sale état par rapport à ceux que l’on connaît de la série. En sale état, peut-être, mais encore capable de bouffer Cassidy et de le transformer. Le nouveau vampire se rend alors auprès de sa famille, pour les bouffer ou les retrouver, allons savoir, mais il change d’avis au dernier moment, préférant que tout le monde le pense mort.

Le personnage de Cassidy est alors encore plein de culpabilité d’avoir abandonné sa famille et ses amis qui avaient besoin de lui, et dans le présent, il est écouté par un ange qui fait tomber une plume de ses ailes sur lui.

Un autre flashback nous ramène à l’épisode précédent, lorsque Jesse a décidé de rentrer dans le domaine De Sade, avec la ferme intention de venir aider l’enfant à l’étage. Il atterrit en pleine soirée costumée sado-maso et n’hésite pas à se servir de ses poings pour atterrir à l’étage ; mais euh, de manière non sexuelle hein, que ce soit clair malgré la tournure de phrase un peu étrange.

C’est en tout cas surprenant : les mouvements de caméra nous font comprendre que Jesse semble drogué, étant sacrément flou pour rien. Il est finalement révélé qu’il s’est fait embrouiller par une sorcière et sa fumée. Il est aussi expliqué que son complexe du sauveur n’est pas bien utile : l’enfant n’en a rien à faire de rester où il est, parce ça lui fait de l’argent facile. Euh… Ok ?

La scène suivante est un bon délire à la Preacher : un peu de musique classique et une bonne baston face à des personnages déguisés ; le tout dans un plan séquence impeccable révélant une sacrée chorégraphie et une mise en scène qui rappelle d’un coup la forme du comic. Et puis d’un coup, la musique part sur un rythme plus endiablé, un flingue est récupéré par Jesse qui en profite pour tuer quelques méchants et on repart dans cette baston de dingue. Franchement, autant de gens à mettre KO, c’est improbable qu’il s’en tire, mais Jesse est trop fort.

Il tue donc tout le monde, le tout pour mieux découvrir que l’enfant s’est pris une balle perdue dans la baston. Et ben décidément, cette saison ! Jesse est finalement retrouvé par le pilote, qui a perdu son pantalon au passage, et tous les deux s’en vont. Oh bien sûr, Jesse utilise à nouveau son pouvoir sur le pilote, le tout sous la surveillance d’un Dieu dalmatien…

Tout ça est en tout cas remarqué par les agents du Graal et par Herr Starr qui reçoit un rapport complet d’un de ses agents, le nouveau Hoover (Hoover II) lui avouant ensuite qu’il ne le trouve pas beau ou attirant, suite à tant de mutilations.

Ailleurs dans Masada, Tulip continue son infiltration où le docteur insiste pour qu’elle passe un test psychologique avant de la faire sortir de l’infirmerie. C’est mal connaître Tulip qui s’en prend physiquement à lui, et à toute une partie de l’équipe, avant de se faire endormir par une infirmière. À son réveil, le docteur est à son chevet et il l’a enchaînée au lit, pour s’éviter une nouvelle déconvenue pendant qu’il lui fait passer le test psychologique.

Vous savez, le fameux test avec les images qui ne ressemblent à rien mais doivent faire penser à quelque chose. Comme Tulip n’y voit que du sang, des cerveaux et quelques entrailles, elle est psychanalysée comme une personnalité déviante, à tendance violente et avec une peur de l’abandon. Pas très utile pour la série, mais efficace du côté de l’humour.

De son côté, Lara continue son enquête pour retrouver Tulip : elle fouille sa chambre et trouve le mannequin sur lequel Tulip gardait sa perruque blonde. Elle comprend ainsi que son ennemie est planquée à Masada et en informe aussitôt Herr Starr et Hoover II. C’est toutefois trop tard : Tulip est déjà partie de l’infirmerie et à la recherche de Cassidy, mais l’ange lui révèle qu’il est envoyé à Bensonhurst.

Pendant ce temps dans le Texas, Eugene et le Saint des Tueurs sont toujours ensemble. Le premier se renseigne sur la distance qu’il leur reste à parcourir avant de rejoindre Jesse, que le Saint entend toujours lorsqu’il utilise ses pouvoirs. Il me fait de la peine Eugene a avoir mal au pied mais à continuer de marcher après le Saint qui n’en a rien à faire de lui et avance quoiqu’il arrive.

C’est quand Eugène s’arrête enfin que le Saint accepte de se retourner pour voir ce qu’il veut… et c’est manger. On les retrouve alors dans un diner à l’américaine tout ce qu’il y a de plus classique et les scénaristes développent enfin leur intrigue. Les deux personnages découvrent donc que Jesse les a envoyés tous les deux en Enfer, et que c’est probablement pour ça que Dieu veut qu’ils retrouvent Jesse ensemble. C’est du moins ce dont Eugene arrive à se convaincre, persuadé qu’il est que Dieu a un plan pour tout, y compris sa propre disparition.

Finalement, Eugene se rend aux toilettes et est séparé du Saint lorsqu’il se fait arrêter pour agression sexuelle. La séparation ne dure pas bien longtemps : on parle du Saint des Tueurs, évidemment qu’il sent qu’on lui vole son allié et qu’il riposte avec une balle bien placée dans la tête du conducteur qui éloignait Eugene de lui.

Ils reprennent donc la route, en voiture, avec Eugene priant pour que Dieu pardonne le Saint des Tueurs et envoie au paradis le décédé.

En fin d’épisode, Jesse est de nouveau à l’aéroport, comme dans l’épisode précédent, et il y est contacté par Hitler, qui veut s’allier avec lui tout en lui expliquant qu’il ne pourra pas parler à Dieu. C’est amusant comme tout, parce que Jesse lui démontre ensuite qu’il peut faire ce qu’il veut sans que personne ne l’en empêche, grâce à son pouvoir. Il fait donc en sorte qu’Hitler s’étrangle lui-même, avant de le laisser vivre maintenant qu’il a prouvé ce qu’il voulait.

Il peut donc monter dans l’avion où le pilote l’attendait, le tout pour mieux se retrouver dans un avion prêt à se crasher… Et maintenant, il faut attendre une bonne semaine pour la suite, ça va être long !

> Saison 4

Fear the Walking Dead – S05E09

Épisode 9 – Channel 4 – 14/20
C’était un épisode sympathique, qui est judicieux dans sa construction et son côté épisode spécial après une pause de mi-saison… Seulement, la pause n’ayant duré que deux semaines, ce n’était pas forcément nécessaire et un peu long, surtout dans son introduction. Bref, j’aurais aimé cet épisode après une plus longue pause, mais là, il m’a juste paru lent sans être mauvais pour autant… Je suis un fan compliqué à satisfaire, je pense, sauf que le montage nous a privé du moment de tension qui aurait pu être là. Au moins, ce n’est pas inoubliable.

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Spoilers

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They’re making more enemies than friends.

À peine le temps de se faire à l’idée que la série est en pause de mi-saison qu’elle est déjà de retour, ça change des étés où l’on reste sans nouvelle d’elle pendant plusieurs semaines. Cela dit, c’est une bonne chose, je suis bien content de la retrouver si vite pour voir ce que ça nous réserver cette deuxième partie de saison. Franchement, je m’attendais à une meilleure reprise, parce que le reportage d’Al enregistrant en interview chaque membre du casting dans ses états d’âme, ce n’est pas exactement ce que j’attendais. Si je veux un mauvais reportage, je regarde plutôt Dear White People, non ?

Après, c’est vrai qu’après un mois ou deux, ça aurait pu le faire comme retrouvailles avec chaque personnage : ça permet de les revoir et les resituer tous où ils en sont où individuellement et en tant que groupe ; tout en voyant qu’ils n’aiment pas être filmés sans être tenu au courant, normal. Et le temps a passé depuis que l’atterrissage de l’avion : le groupe a reçu plusieurs appels au secours auxquels ils ont répondu, mais nous n’en savons pas immédiatement beaucoup plus.

On a le droit au générique, on a le droit à un petit meurtre de zombie par Al et ce n’est qu’après ça qu’on découvre qu’elle est aussi de l’autre côté de la caméra. Quand je l’ai vue, j’ai compris qu’on en avait pour l’épisode en mode documentaire, et je dois dire que ça ne m’a que moyennement convaincu. Autant il y a des séries pour lesquelles ça ne me dérange pas, autant ce côté documentaire mal cadré où Al change du tout au tout le but de ses films m’a laissé perplexe.

L’avantage, c’est que du côté de la critique, il y a assez peu de choses à résumer : cela se passe plus lentement quand c’est monté comme ça. On est sur un ordre chronologique et une écriture totalement différente de ce que propose la série habituellement.

En effet, Al accompagne les différents groupes pour que l’on apprenne plus concrètement le quotidien de tout le groupe : Sarah et Daniel font ainsi équipe avec Dwight, notamment pour se débarrasser d’un carton et du méchant de la première mi-saison. Après ça, on retrouve Al avec Strand, Alicia et Luciana. Les deux premiers s’entraînent au bâton, c’était cool à voir, mais c’est tout. Il n’y a pas beaucoup plus d’histoire quand on voit Al filmer June et Grace faire l’inventaire des vivres qu’elles ont à donner.

Parler de June permet de recadrer aussi l’intrigue du mariage à venir, même si June assure que c’est déjà fait dans ta tête. Grace, de son côté, écoute ses audiobooks en vitesse x2, et j’avoue que ça m’a titillé de faire pareil avec cet épisode, mais certains grommelaient trop pour que je comprenne ce qu’ils disaient à cette vitesse.

Et puis en plus, juste après, on entre dans l’action (relative) avec Luciana et John qui sont en contact avec une certaine Tess, coincée chez elle, dans une maison entourée de mines. Le problème, c’est qu’une mine qui explose sous le poids d’un zombie, ça fait un bruit d’enfer qui attire d’autres zombies. Du coup, il faut bien au moins deux caméras pour immortaliser ça : Luciana se met elle aussi à filmer… Pourquoi ? Quel est l’intérêt de filmer pour elles deux, surtout en même temps ?

Les scénaristes essaient bien d’avoir Al pour nous justifier qu’elles filment afin de pouvoir prouver qu’elles ne mentent pas et que leur groupe fait le bien, mais comme personne n’a le matériel pour voir ce documentaire ET comme elles filment la même chose, ça me paraît surtout du temps perdu. Après, ça permettait de voir (et payer) les deux actrices, j’imagine.

Ce champ de mines pour atteindre Tess devient le grand problème de l’épisode, avec plein d’explosions et des personnages qui se disent choqués, après coup, alors que j’étais plutôt blasé par cette surenchère du traumatisme des personnages. Ils ont vu pire, franchement, surtout à ce moment-là de l’épisode.

Dans les côtés sympathiques de l’épisode, il y a tout de même la découverte un peu plus approfondie de la vie quotidienne des personnages, notamment Sarah et Wendell. J’ai aussi aimé la parenthèse sur Alicia nous apprenant qu’elle n’a plus réussi à tuer de zombies depuis l’avion et qu’elle cherche toujours la beauté dans le monde, comme Madison et comme Nick.

Bon, le seul problème, c’est que dans la beauté du monde, Strand tue un zombie qui est le mari de Tess. Ah oui, parce que si elle est coincée dans sa maison, c’est parce que son mari, qui a posé les mines, s’est barré pour aller chercher un inhalateur pour son fils. Quand Strand le rapporte, avec Laura et Alicia (qui filme à son tour, wtf), c’est pour mieux découvrir que Morgan a fait de la merde.

Il a en effet décidé de s’approcher de la maison, et il a fini le pied sur une mine. Cela bloque légèrement tout le monde : Tess refuse de sorti de chez elle, parce qu’elle est sûre que son mari reviendra chez elle (alors que bon, c’était un zombie et Strand l’a tué pour sauver Alicia), Morgan est bloqué sur sa mine. Heureusement, Al s’y connaît un peu en mine et John peut les aider à déterrer un peu celle-ci pour mieux savoir s’il explosera ou non.

Au moment crucial, Tess décide finalement de sortir de chez elle pour aider Morgan à s’en sortir, parce qu’elle sait comment faire pour bloquer la mine. Heureusement qu’elle est là, donc, et heureusement qu’après deux ans de réclusion, elle ose sortir de chez elle. Le truc, c’est qu’il n’y avait toutefois aucun suspense puisqu’on savait déjà que Morgan s’en sortait : son interview par Al était omniprésente quoi.

Finalement, Tess et son fils rejoignent donc le groupe aussi, pour un repas au coin du feu où tout le monde est heureux de vivre et voir arriver le camion de Sarah et Wendell. Tout le monde, oui, parce qu’il commence à y avoir pas mal de figurants autour du feu et du reste du casting qui passe un bon moment. C’est tellement rare de voir ces personnages sourire, ça fait du bien.

Histoire de ne pas trop s’y habituer, cependant, on finit sur des réflexions dépressives de Morgan et Alicia, et la dernière question d’Al qui est de demander aux autres ce qu’ils souhaitent à présent faire de leur vie. Selon les persos, il est surtout question d’espoir, puis d’un message clair à quiconque regarderait ça : prendre un talkie et contacter la ligne 4 pour être aidé à son tour.

L’épisode se termine donc sur un nouveau personnage qui a regardé intégralement cet épisode, comme nous, mais qui ne les contacte pas pour autant. Il récupère le talkie et de la bouffe dans un carton, puis il décide de remplir de gasoil sa moto. Alors qu’il fait le plein, il voit deux voitures arriver. Et ce ne sont pas nos héros qui sont là, mais le méchant abandonné en début d’épisode. Il vole donc le sac du nouveau, et son essence, et il s’en fait un ami en détruisant complètement sa moto grâce à ses hommes de main qui mitraillent.

Le but est de faire de ce nouveau un messager : il n’a d’autres choix que d’appeler nos héros à l’aide car il se retrouve à pied et suivi par des zombies. L’idée est claire : nos héros se font aussi de nouveaux ennemis en étant gentils et en voulant aider leur prochain. Bien.

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