Top 70 – 54 & 53

Salut les sériephiles,

Le calendrier de l’Avent continue aujourd’hui, avec deux nouvelles séries du top 70. C’est tout à fait aberrant, cela fait donc déjà une semaine complète que j’ai commencé. Le temps passe vite, ce calendrier sera fini avant que je ne m’en rende compte, non ? Bref, voilà donc ce qu’il en est pour les places 54 et 53.

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  1. Alphonse Président

Qu’est-ce que c’est que cette série ? C’est une production OCS que j’ai reçue grâce au Sérigraphe et que j’ai commenté sur son blog. J’avais pourtant prévu de la commenter également sur mon blog comme je fais habituellement, et puis je n’ai pas eu le temps d’écrire les articles malgré mes notes et comme, même si elle était drôle, ce n’était pas tout à fait un coup de cœur… J’ai zappé avec le temps. Cette saison 1 est finalement assez fun, mais j’ai mis trop de temps à rentrer dedans. Pas sûr de regarder la saison 2… sauf que d’un autre côté, je m’étais attaché au casting plutôt bon. On verra. Note moyenne : 14,9/20 – Série renouvelée – Entrée dans le classement.

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  1. Quantico

Décidément, les fins de séries ne sont pas franchement dans le haut du classement. Et pourtant, cette saison 3 a su se renouveler complétement. Avec quatre reboots internes en deux saisons, Quantico est assez incroyable à regarder si l’on s’intéresse à son écriture. Cette saison 3 a proposé un schéma plus classique, sous la forme du procédural basique, avec un fil rouge final pour ses derniers épisodes. On a senti bien des efforts pour faire parler d’eux, et c’était clairement pas une année où on avait envie d’être à la place d’Alex tellement elle s’en prend plein la gueule ! Quelques bons moments, beaucoup d’incohérence, la série est partie par la petite porte, avec bien peu de gens pour encore la regarder… Note moyenne : 14,92/20 – Annulée – +13 places

 

Qui l’aurait cru ? Quantico a finalement une bonne place dans le classement. Ce n’est pas exceptionnel, mais ce n’est pas honteux non plus, surtout pour une saison totalement procédurale. Quelques bons moments peuvent tout changer. Et demain, on entame les séries qui ont passé la barre du 15/20 !

 

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Top 70 – 56 & 55

Salut les sériephiles !

Cet article a failli ne pas voir le jour et être le premier fail de ce calendrier de l’Avent, mais j’ai de manière improbable dix petites minutes devant moi, alors j’en profite pour vous le rédiger, fissa. Du coup, j’emploie des mots étranges que je n’emploie pas d’habitude, comme fissa. Et aussi, il y aura peut-être plein de fautes, donc Pauline, merci de continuer de veiller au grain, je compte sur toi (non parce que vous ne savez pas, mais elle est relectrice officielle après publication ; attendez quelques heures et y a beaucoup moins de faute en général). Bref, voilà, je dis que je fais fissa et je m’étale en introduction. N’importe quoi, ce blog.

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  1. Shadowhunters

La saison 3 était plutôt bien réussie par rapport au début de la deuxième, mais je reste sur ma faim, vraiment : la série est annulée et du coup, nous n’avons pas eu les dix épisodes qui devaient conclure la saison durant l’été, parce qu’ils ont gardé ça pour plus tard, histoire d’avoir aussi les deux épisodes de fin à diffuser en même temps. Très franchement, tout ça n’a pas de sens et me donne envie de pleurer autant et comme Clary. Et vous savez sûrement que Clary pleure tout le temps si vous me suivez sur Twitter, parce qu’elle est mon mème officiel quand quelque chose ne va pas dans ma vie. Un vrai sponsor de vie cette série. Note moyenne : 14,625 – Annulée, mais diffusion non terminée – +9 places

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  1. The Walking Dead

Cette saison 8 n’en finissait plus et j’étais vraiment déçu de voir que la série était renouvelée. Si la mi-saison a bien réussi à relever le niveau global de la série, les places qu’elle grapille dans le top sont surtout gagnées grâce aux nouveautés que je n’ai pas aimées ou terminées. Il faut dire ce qui est, c’était long, on se faisait chier et l’épisode final était un foutage de gueule intense. En fait, ce n’est pas sans me rappeler ce que je disais de Scandal hier : on essaye de nous faire avaler qu’un petit discours raté peut changer des statu quo qui ont fait le drama et l’intensité (enfin… ils ont essayé) de la saison. Mais s’il suffisait de quatre mots de Rick, pourquoi ne pas avoir commencé par là ? Pourquoi change-t-il d’avis subitement ? MYSTERE. Note moyenne : 14,687/20 – Renouvelée – +7 places

 

Voilà, j’avais dit que je faisais vite et je m’étale, encore et toujours ! Bonne soirée.

 

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Top 70 – 59 à 57

Salut les sériephiles,

C’est parti pour les trois places suivantes du top saison 2018-19. Oui, trois, je m’amuse bien à changer de nombre tous les jours, va falloir s’y faire, je ne le sais pas moi-même avant de me mettre à rédiger l’article et il n’y a pas vraiment de raisons pour justifier tout ça. Une envie du jour, quoi. J’ajoute également une info de plus aujourd’hui : je compare au top de l’an dernier ! J’aurais dû le faire depuis le début*, oups !

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  1. Salvation

Il est assez incroyable de voir qu’elle n’arrive pas tout à fait dernière, ni même dans les dix dernières ; Pire, elle atteint le 14 ! Pourtant, qu’est-ce que j’ai pu critiquer cette série… pourquoi cette bonne place ? Cette saison 2 m’aura fait mourir de rire à plus d’une occasion, entre le « IL FAUT COUPER L’INTERNET MONDIAL » et le hamster de l’épisode final, j’ai refait mes abdos tout l’été (c’est faux) ! Note moyenne : 14,07/20 – Annulée – +6 places

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  1. Scandal

Dernière saison particulièrement horrible pour Scandal ! Il y avait de bons épisodes malgré tout, mais les twists n’étaient dans l’ensemble pas crédibles… et puis les dinosaures de Papa Pope, quoi. Désolé, mais je ne me suis toujours pas remis de ces scènes-là, c’est incroyable que quelqu’un puisse écrire ça, qu’un acteur puisse accepter de le jouer, que… Ouais bon, bref. Je vous épargne le discours final qui apparemment permet de résoudre les innombrables problèmes, même si on ne sait pas bien comment. La magie doit exister dans le Shondaland, je ne vois que ça. Ecriture paresseuse, scènes gênantes, il était temps que ça se termine.

Note moyenne : 14,22/20 – Annulée – -13 places

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  1. You’re the Worst

La déception de l’année – et aussi la plus grosse chute de ce top* : la saison 4 était un véritable calvaire. Les épisodes ne faisaient pas rire, les personnages provoquaient plus de la pitié et de l’énervement qu’autre chose, rien n’allait cette année. Je suis content du renouvellement pour une dernière saison, mais la chute a été violente : elle était neuvième du top l’an dernière et les premières saisons avaient fait de la série l’une de mes séries préférées. C’est l’un des rares cas où une saison (et encore… 3 épisodes, en vrai) aura suffi à me désintéresser totalement d’une série. Je ne m’en suis pas encore remis. La fin débarque bientôt, cela dit.

Note moyenne : 14,53/20 – Renouvelée – -48 places

Et voilà pour aujourd’hui !

* J’ai édité les articles précédents pour rajouter les places perdues par certaines séries… et American Horror Story se retrouve avec 49 places de moins en une seule année !!

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Supergirl – S04E02-03

Épisode 2 – Fallout – 13/20
Ah oui, c’est vrai : j’ai eu du mal avec le premier épisode, et j’ai toujours du mal avec le deuxième. Je pardonnais plus facilement que ça à la série avant, mais comme elle s’est séparée de mes persos et intrigues préférés en saison 3, j’ai du mal à accrocher là. Il y a de bonnes choses dans cet épisode, notamment du côté de l’humour, mais dans l’ensemble, ça ne m’a pas fasciné.

> Saison 4


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Humans seem to find calm in the consumption of food.

Vous ne rêvez pas, même si vous n’étiez peut-être pas prêt (moi non plus !), me revoici devant Supergirl. Et de manière étonnante, cet épisode commence à la Maison Blanche : c’est que la série a bien grandi maintenant qu’on est en saison 4 et qu’on a une présidente extra-terrestre ne respectant pas la Constitution (ben oui, il faut être né sur le sol américain pour être président). Que je me rassure, la série ose toujours le ridicule : alors que la présidente démissionne, le pays est divisé en deux et heureusement, Supergirl est là pour sauver les américains de leur propre drapeau leur tombant dessus. Ont-ils osé ce plan de Supergirl devant la Maison Blanche avec un drapeau en main ? Evidemment.

J’ai rapidement ri devant l’épisode comme ça, et j’en étais encore là quand Alex engueulait ses hommes au DEO (dont un certain Jensen qu’on voit plein de fois dans l’épisode) parce qu’ils parlaient politique sur leurs heures de boulot – et seulement pour ça, pas parce qu’ils étaient en train de regarder la télé. Bonjour la crédibilité. On reprend ensuite sur l’intrigue de la saison 4 pour l’instant, à savoir la recherche de Mercy, la sœur du terroriste arrêté dans l’épisode 1.

Cette saison 4 s’inspire clairement de l’actualité en nous proposant un pays divisé et assez raciste, même si ce racisme est anti-alien plutôt qu’anti-couleur. Et le pays est divisé en deux, sur une différence plus large que la simple dualité habituelle républicain/démocrate, avec plein d’extrémistes… L’actualité quoi. Et ça promet pour mes retrouvailles avec Lena, non ?

On la retrouve pour un fast-food avec Kara, parce qu’il est crédible qu’avec sa ligne parfaite, Lena soit une grande consommatrice de fast-food. Kara, encore, c’est une extraterrestre pourquoi pas. Bref, elle ne veut voir Lena que pour lui soutirer des informations sur Mercy, et ce n’est pas fou. J’ai du mal avec cette saison, décidément. J’étais plus concentré sur les fast-food au whiskey qu’autre chose, surtout que je cherche toujours mon point régime du Bingo Séries.

À Catco, James continue d’être inutile, mais on lui ajoute maintenant Nia pour tenter de l’occuper. Ce n’est pas gagné. Et ça ne peut qu’empirer quand Nia se rend acheter du café après avoir été surprise par son patron endormie sur son clavier. Sérieusement ? Deux motifs de renvoi en une scène, non ? C’est bien drôle quand même, surtout qu’elle tombe sur Brainy qui est dans le même café qu’elle pour acheter des pizzas à Alex, parce que la bouffe calme les humains. Bordel, j’ai décidément super faim maintenant, merci à cet épisode de ne pas me mettre au régime.

L’intérêt de tout ça ? Faire se rencontrer Nia et Brainy, évidemment, et nous montrer qu’elle est pro-extraterrestre. C’est marrant comme tout, parce que Nia est d’un coup hyper badass avec une personnalité de dingue : elle refuse de laisser voir Brainy être attaqué par le commerçant anti-alien et elle s’oppose à ce commerçant du haut de son mètre soixante. Qu’est-ce qu’elle doit lui faire peur avec ses menaces vides, notamment sur un quelconque article à venir. C’est ridicule… mais c’est tout à fait logique : cela pousse Nia à demander et insister auprès de James pour qu’il écrive un édito pro-alien, lui aussi.

On apprend donc au passage qu’elle est transexuelle, ce que je savais depuis un spoiler en mai dernier sur son casting. C’est bien amené, même s’il n’est pas crédible que son boss ne soit pas au courant de son passé, m’enfin, on n’est plus à ça près avec cette série. Le discours de tolérance était efficace, au moins.

De son côté, Mercy tue un homme dans un ascenseur, parce que c’est rigolo, et parce qu’elle veut son ordinateur. Elle a aussi de la kryptonite sur elle, et ça n’annonce rien de bon. En ce qui concerne l’ordinateur, le but est en fait de hacker L-Corp : c’est grâce à ça qu’elle peut pirater leur système et révéler l’identité de certains aliens, dont Brainy donc, en désactivant à distance l’appareil qui leur permet d’avoir une apparence humaine.

Le vrai problème de ce hacking, c’est que Lena est capable de l’arrêter depuis son bureau à L-Corp. Mercy est tellement pas contente qu’elle en explose son ordinateur portable (et la manière dont il se décompose au moindre choc, c’est parfaitement ridicule !) contre un mur et se rend elle-même à L-Corp. Nouveau problème dans la série, puisque Kara est toujours dans le bureau de Lena, avec également Eve, qui est de plus en plus présente et douée en informatique. Non, vraiment, je l’aime bien.

Kara ne peut donc pas se changer en Supergirl pour sauver son amie, et ça ajoute un bon humour à l’épisode, avec Kara cherchant pas tous les moyens à se séparer de Lena alors que cette dernière veut simplement garder Kara dans son champ de vision pour la protéger. En vérité, c’est Kara qui protège Lena et Eve comme elle peut, prenant discrètement quelques balles pour elles, quitte à tuer les hommes de main de Mercy sans le moindre scrupule. C’est du beau.

Tout l’épisode mène finalement à la révélation que le costume de la mère Luthor est encore en état de fonctionnement ; et même que Lena l’a sophistiqué pour le rendre encore plus efficace et performant. Elle peut donc s’en servir contre une Mercy qui tire de nouveau sur Kara et Lena. Cette fois, cette dernière se débarrasse de Kara, et ça permet l’arrivée de Supergirl qui arrête bien rapidement Mercy. Ce n’était pas la scène d’action de l’année, mais le but est de voir Mercy en prison avec son frère… histoire qu’elle charme Jensen, qu’on avait déjà bien trop vu pour qu’il n’ait pas un quelconque intérêt à un moment.

L’intrigue à Catco se termine autrement par une jolie scène de harcèlement contre un employé extra-terrestre qui pousse James à prendre position devant ses employés. Les scénaristes n’oublient pas non plus de régler le problème Brainy : son serveur habituel est un raciste qui le déteste désormais, et Brainy ne comprend pas comment cela est possible. Cela le casse un peu et lui fait conseiller de mauvaises choses à Supergirl, histoire qu’Alex s’inquiète pour lui et lui fasse un petit discours pour lui remonter le moral.

Problème ? Ils sont surpris par Jensen qui n’est pas vraiment pro-alien et voit d’un mauvais œil de découvrir la vérité sur Brainy. EUH ? Dans quel monde il vivait en saison 3 quand il se baladait sans ressembler à un humain ? Les scénaristes ne font pas dans la subtilité en tout cas : Jensen est clairement plein de haine, même quand Supergirl fait un discours plein de gentillesse, de moralité et de poneys arc-en-ciel qui redonne le sourire à Lena (ouais, elles sont quasiment réconciliées à ce stade) et motive James dans l’écriture de son édito. On l’a tous vu venir sauf Alex et Brainy : Jensen libère les prisonniers alors que Supergirl sympathise avec le nouveau président, au point de lui remettre sa cravate. Rien que ça.

Sinon, l’intrigue de J’onn à la recherche d’une serveuse n’a pas réussi à me passionner, même lorsqu’il revient au DEO soit disant pour aider Alex dans son poste de directrice. Je ne sais pas… Qui s’en fout ? Moi ! Cela l’amène en tout cas dans un gymnase plein de haine anti-extraterrestre, dirigée par… l’homme masqué qui bosse avec Mercy et Otis. Ces deux-là en profitent pour bosser sur un objet qui projette de la kryptonite dans l’atmosphère alors que Kara volait tranquillement dans les nuages nocturnes et pluvieux. Oups !


Épisode 3 – Man of Steel – 18/20
Ah beh voilà ! Énorme coup de cœur pour ce troisième épisode qui lance enfin la saison. Il aurait fallu commencer par là (non, ça aurait été hyper frustrant). L’épisode est hyper fluide, ne se disperse pas sur quatre intrigues inintéressantes et parvient à contrecarrer de nombreux défauts habituels de la série. Il en faudrait plus des comme ça !

> Saison 4


03

Why in the hell is the FBI working for Supergirl?

Le masochisme n’est pas mort : j’ai fait une bonne pause de 20 minutes avant d’enchaîner sur un nouvel épisode, malgré ma déception face au premier. Sans cette pause, j’aurais peut-être pu en faire trois, mais je n’ai pas eu le courage. Pourtant le cliffhanger n’était pas mauvais : il promettait un beau chaos et il nous le fournit dès la première scène de cet épisode. Alex apprend de Brainy que toute l’atmosphère est infectée de Kryptonite.

C’est pile à temps pour que John intercepte la chute de Supergirl : heureusement, elle était haut, très haut dans l’atmosphère. Alex est rassurée de savoir Kara en vie, mais même si elle s’occupe d’elle avec des lampes UV, elle n’est pas vraiment en plein contrôle de la situation. Brainy comprend bien que c’est l’appareil de la saison 2, utilisé contre la mère de Mon-El, qui a été adapté pour répartir de la kryptonite un peu partout, et il sait donc que ça vient de Jensen. Bref, Alex perd complétement la face face (oups) à J’onn et faudrait pas qu’elle perde aussi son poste au DEO.

Et alors qu’Alex se demande qui est capable d’une telle chose (ben, toi-même en saison 2 Alex ?) en regardant sa sœur souffrir, la série prend l’étonnant chemin du flashback. Après la fin de saison 2, la série nous renvoie à sa fin de saison 1 avec le ridicule discours télévisé de Kara. Ce qui est bien, c’est que cette fois, il est question de nous introduire des personnages qui ont trouvé ça aussi ridicule que moi. Certes, ce sont clairement des futurs méchants, mais c’est intéressant quand même de se sentir moins seul, non ?

Non, parce qu’ils sont des clichés d’extrémistes, surtout le père de la famille que l’on suit. Plus précisément, on suit le fils – adulte – emmenant son père au travail et tombant sur des employés d’une usine agressant d’autres employés… qui sont des aliens. Oh, le fils décide d’être d’abord gentil avec les aliens, mais malheureusement pour lui, les autres sont tellement méchants que ça se retourne contre lui : l’alien l’empale… juste avant l’arrivée de Supergirl et du DEO.

C’est Alex qui s’occupe du blessé, et mon dieu que c’était cool de retrouver la coupe de cheveux d’Alex à l’époque. C’était quand même bien mieux que celle qu’elle a aujourd’hui, désolé. Bon, et sinon, elle se présente comme étant du FBI à ce moment-là, et ce n’est pas la meilleure des idées : Ben Lockwood, le méchant à venir, ne comprend pas pourquoi le FBI travaille avec Supergirl. C’est la première graine de la haine qui est plantée là : le FBI, qui doit protéger les humains, protège aussi les aliens.

Bon, et sinon, notre petit Ben Lockwood fait partie d’une usine qui bosse pour un moment depuis L-Corp, mais maintenant que Lena débarque en ville, les choses vont changer. L’épisode suit une certaine linéarité, et c’est cool : cela permet de découvrir toute la vie de Ben depuis la saison 1. Et évidemment, il croise tout le casting principal.

Souvent, cela paraît forcé quand une série tente de faire quelque chose comme ça, mais ici, c’était plutôt fluide. Alors qu’on le voit tenter de s’accrocher à son idéal, même lorsqu’il donne cours à la fac, Ben Lockwood est ensuite confronté au discours télévisé de la mère de Mon-El. Et ça finit mal pour lui et sa famille : ils voient leur maison, leur dernière chance d’obtenir un prêt pour sauver l’usine, être dévastée par un combat entre J’onn et un méchant. Non seulement la maison est dévastée, mais en plus J’onn se barre sans se rendre compte qu’elle est en flamme. Oh, la haine qui arrive sans même que les gentils ne voient les dégâts qu’ils provoquent.

J’aime cet épisode qui sort un peu du manichéisme habituel et planplan de la série : il montre bien que l’Enfer est pavé de bonnes intentions. Oui, Supergirl fait sa morale et est toute gentille, n’empêche que sans s’en rendre compte, elle peut aussi faire de la merde, de même que tous les gentils. Voilà qui l’humanise, dans une saison ironiquement construite sur une opposition humain/alien.

L’ordre est rapidement rétabli, permettant à Cat de faire sa conférence de presse et à Ben de venir se plaindre à CatCo d’être invisibilisé dans les médias. Ben oui, il avait une maison et l’assurance ne couvre pas les invasions d’extraterrestre. Ben oui, c’est con, ça. Il s’énerve contre James, puis découvre que Lena Luthor dirige désormais CatCo. Et il ne l’aime déjà pas beaucoup, alors ça ne va pas en s’arrangeant.

Bien plus tard, on retrouve Ben en cours, et cette fois, il est à fond dans la xénophobie anti-alien. Ce n’est donc pas si étonnant de le voir ensuite être viré, mais j’ai adoré cette scène où l’on voit bien comment un professeur lambda peut d’un coup devenir le pire des extrémistes. Rien ne va plus dans sa vie, et il suit alors l’une de ses étudiantes extraterrestres dont il a décidé qu’elle était responsable de ce qui lui arrive. Comment reconnaître un extrémiste ? Quand il se met dans la merde tout seul, c’est toujours de la faute des autres, évidemment.

Il n’empêche qu’avoir un méchant construit dans cette série, c’est rare. Et tout un épisode sur les origines d’un méchant désespérément humain, c’est tout aussi rare. Oui, c’est ça que nous avons ici : une origin story. Et elle est efficace : Kara empêche Ben d’agresser trop longtemps son étudiante dans son bar karaoké et il se retrouve à distribuer des tracts anti-alien dans la rue quelques semaines/mois plus tard.

Au beau milieu du final de la saison 3, cela dit. Ce n’est pas la meilleure idée d’être dans la rue : un nouveau combat a lieu et il manque d’y perdre la vie. Pire encore : son père y perd la vie, et il ne veut même pas être sauvé (bon, ce n’est pas comme si son fils pouvait faire quoique ce soit pour lui cela dit). Dans les choses intéressantes, aussi, il a donné avant ça un flyer à Otis ! J’allais l’oublier avec la scène où il voit son père mourir dans l’effondrement d’un immeuble. Franchement, ça donne de la peine pour Ben, alors même qu’il est un connard fini.

Oui, oui, un connard fini : il se sert de l’enterrement de son père pour faire un discours anti-alien et il refuse l’aide financière de Lena dont il aurait bien besoin par pur orgueil, en profitant pour lui dire que les aliens ne sont pas des gens. Ah, le discours raciste de base, quelle joie !

Frustré par la mort de son père, il décide alors d’aller détruire son ancienne usine, rien que ça. Il le fait à base de cocktails molotov et manque de tuer un humain, ce qu’il ne trouve pas cool du tout… jusqu’à ce qu’il le reconnaisse comme étant un extra-terrestre, le même qui l’avait blessé en début d’épisode, le début de ses emmerdes. Et oui, il n’hésite pas à le tuer.

On le retrouve alors à continuer de distribuer des tracts, mais après le terraforming, la haine anti-alien s’est accentuée : il retombe sur la doyenne de l’université qui est désormais parfaitement de son côté car elle a perdu sa maison aussi. J’aime définitivement cette idée d’humaniser la haine, parce que c’est souvent ce qu’il manque dans les séries DC : les méchants aussi ont besoin d’une bonne raison pour l’être.

Tout fonctionne bien : c’est à ce moment là que Mercy contacte Ben pour qu’il rejoigne les rangs de son frère et elle. C’est génial car c’est présenté de manière fluide et ça explique les deux premiers épisodes à merveille : Mercy parvient à convaincre Ben qu’il n’a pas été très prudent jusque-là, laissant des traces derrière lui sur les lieux de ses crimes. Elle lui explique aussi que la présidente est un extra-terrestre et que Fiona, la serveuse que cherchait J’onn, est une extra-terrestre regroupant d’autres aliens pour se battre contre des humains – juste pour se protéger, donc.

Tout s’emboîte donc, le meurtre de Fiona par Ben, la contamination de l’atmosphère… On peut donc en revenir au début de l’épisode. Supergirl se meurt et Alex est totalement à court de solution. Elle contacte donc Lena qui propose de mettre Supergirl sous quarantaine. Cela donne quand même carrément l’impression qu’elle est mise sous cercueil, c’est peu rassurant.

L’épisode se termine de nouveau sur Ben qui empêche Mercy et Otis de tuer Jensen, parce qu’il n’a pas envie de tuer les humains, déjà, et parce qu’il a bon espoir de pouvoir entrer dans le DEO grâce à lui. Oh boy.

Me voilà donc à regretter de ne pas avoir le temps pour un troisième épisode. Et sinon, le clone de Kara, il résiste comment à la Kryptonite ?

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