Manifest – S01E05

Épisode 5 – Connecting Flights – 17/20
Je continue de passer un très bon moment devant cette série qui réussit à être divertissante sans jamais me faire tomber dans l’ennui, intrigante sans pour autant être imprévisible et sympa tout comme il faut. Une bonne trouvaille de cette nouvelle année série, donc, j’espère qu’elle continuera sur sa lancée.

> Saison 1


Spoilers

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Remember her and laugh. That way she’ll live for ever.

Pas de nouvel épisode de Manifest aujourd’hui ? Pas grave, j’en ai un de retard et je peux donc me permettre d’être à jour en regardant cet épisode depuis la voiture qui me ramène chez moi, alléluia ! Comme d’habitude, un flashback dans l’avion ouvre l’épisode, mais cette fois-ci, on change d’avion et on suit Olive qui aimerait retrouver son jumeau au plus vite. Elle n’est pas prête de le revoir la pauvre… et on retrouve donc toute cette partie de la famille à l’arrivée à l’aéroport. Olive demande à rester et ça permet à tout le monde de constater que l’avion a disparu, puisqu’on leur demande de parler à un agent de l’aéroport plutôt que d’afficher l’heure d’arrivée de l’avion. Oups.

C’est assez violent tout ça, la famille se rend donc au guichet et lorsqu’on les retrouve, c’est parce que Grace a appelé Jared dans l’espoir que son badge de policier lui apporte des informations supplémentaires. C’est un pur cauchemar et les acteurs sont bons pour le jouer – même si Jared est plus inquiet de savoir que Michaela ne voulait pas rentrer à New-York.

Six mois plus tard, les médias continuent de couvrir la disparition de l’avion et Grace est en pleine dépression dans la chambre de son fils. C’est Olive qui s’occupe donc de sa mère, et c’est un peu n’importe quoi, mais bon. Grace est censée être dans un état déplorable, mais elle reste bien trop jolie, quand même. On la retrouve ensuite dans un groupe de parole où elle craque de nouveau, disant qu’elle se sent comme si tout le monde l’avait quittée, alors qu’elle a encore sa fille. C’est là qu’elle rencontre Danny, qui la drague de manière pas bien subtile et lui redonne goût à la vie.

En parallèle, Jared et la meilleure amie de Michaela ramènent des photos de cette dernière à ses parents, qui sont drôlement souriants après avoir perdu leurs deux enfants et leur petit-fils. Ils ont une jolie philosophie de vie, cela dit, et la meilleure amie, Lou, en a bien besoin après avoir perdu ses deux meilleures amies, coup sur coup.

Ce n’est qu’un an et demi après que ces deux-là décident de se mettre en couple : ils s’embrassent dans un bar juste après sa promotion à lui, et c’est beau. Deux ans après la disparition de l’avion, Grace est aussi décidée à présenter Danny à Olive, qui n’a que 12 ans mais est déjà une adolescente insupportable refusant d’en entendre parler. J’aime beaucoup le personnage, mais j’ai toujours du mal à me dire que le personnage est censée avoir 14 ans quand je vois l’actrice.

Un dernier flashback nous montre Grace et Olive dire au revoir à Danny après avoir appris le retour de l’avion. C’est Danny qui apprend la nouvelle à Lou, une bonne année et demi après avoir obtenu l’aval de son ex-belle-mère pour tourner la page Michaela. Son ex-beau-père, lui, ne l’a jamais voulu, mais sa femme lui a affirmé qu’elle rejoindrait bientôt leur fille, malade comme elle est, et qu’elle voulait lui dire qu’elle allait bien. Eh bah !

Dans le présent, on retrouve tout le monde au QG, où Ben n’est pas d’accord du tout avec le plan de sa sœur. Il trouve tout ça bien trop dangereux : il est question de suivre des voix et d’aider un immigré illégal déjà recherché par Vance. Michaela ne comprend vraiment pas son frère qui veut protéger sa famille plutôt que d’écouter les voix qui lui disent pourtant de rester.

Qu’à cela ne tienne : Ben veut rentrer chez lui et passer la journée avec son fils… ce qui pose problème rapidement quand il continue d’entendre des voix lui disant que tout est connecté. On se croirait devant le MCU dis donc. Bizarrement, Grace les laisse partir ensemble, alors qu’après ce qu’il vient de leur arriver, elle devrait pourtant avoir plutôt envie de ne plus jamais les laisser libre de vivre leur vie, non ?

Surtout que leur vie se résume à ne plus prendre de décisions autrement qu’avec l’aide d’une pièce et d’un jeu de pile ou face. Il finit donc par prendre le métro avec Cal qui… le sème parce qu’il est maître de sa destinée et que… tout est connecté. C’est gênant. Le petit se faufile dans les entrailles du métro new-yorkais et ça ne donne pas envie d’aller y faire du tourisme.

Le plus génial, c’est qu’il tombe ainsi sur Thomas, l’immigré et que Ben s’en rend compte. Cal affirme que tout est connecté – et particulièrement les tunnels du métro qui mènent à Thomas. C’est étrange comme il faut, et ça suffit à convaincre Ben de rester aider Thomas.

De son côté, Vance cherche à comprendre qui est son immigré qui était dans l’avion et dont personne ne sait rien. Il comprend vite que Bethany a un lien avec et que Saanvi peut être liée à tout ça comme elle travaille dans le même hôpital : il n’en faut pas plus pour que le NSA les recherche. En très peu de temps, Bethany se fait donc arrêter par Vance alors qu’elle était avec sa petite-amie (apparemment, elle est restée fidèle cinq ans).

Au QG, Thomas est aidé par Ben qui refuse toujours d’écouter Cal quand il lui dit que quelqu’un arrive et qu’il se faut barrer… bon en même temps, le gamin n’est pas clair, parce que c’est ensuite lui qui décide d’ouvrir la porte, comprenant que derrière se trouve une amie : la femme de Bethany. C’est bien facile tout ça, mais ça permet de se débarrasser de Thomas, qui part en roadtrip avec elle. J’ai du mal à croire que la NSA ne les suivent pas, quand même.

Pendant ce temps, Jared est vraiment dans la merde comme il couvre Michaela : il insiste pour dire qu’elle a entendu un coup de feu et qu’il a suivi ce qu’elle avait entendu, ce qui n’est pas bien crédible, mais semble suffire. Il ment à Michaela bien sûr, mais celle-ci sent bien qu’il fait de la merde et elle se rend donc auprès de Lou pour avoir son aide. Le problème, c’est qu’elle lui apprend au passage que Jared la couvre pour une faute qu’elle a commise, donc la gêne est encore plus présente que jamais. C’est vrai qu’on est sur une situation drôlement problématique pour les deux meilleures amies.

En plus, Michaela récupère ses photos, puis voit une couverture que sa mère a clairement faite. Cela la perturbe et lui donne envie d’aller voir son père… qui lui conseille de dire à Jared qu’elle est toujours amoureuse de lui et veut le retrouver. Moui. Ce n’est pas cool pour Lou, mais après tout, c’est vrai qu’il n’y a pas de bons guides pour ce genre de situation.

Le pauvre Jared est confronté à sa hiérarchie qui essaye de lui faire changer de version pour sauver sa carrière, mais il ne peut rien changer, bien sûr. Il accepte donc la punition, qui consiste à ne pas être payé pendant dix jours, ce qui n’est pas si grave, apparemment (quand même, ça fait de l’argent !). Evidemment, cette « petite » punition n’est pas plus grosse parce que Vance lui a sauvé la peau… en échange d’informations constantes sur Michaela. Celle-ci est surprise de la gentillesse de ce blâme professionnel, mais elle ne parvient pas pour autant à avouer son amour à Jared.

Celui-ci galère à devoir expliquer à sa femme que non, il n’a pas voulu sauver Michaela juste pour ses beaux yeux, mais parce qu’il se sentait mal pour elle. Mouais.

Pendant ce temps, Grace refuse de parler à Danny qui veut absolument la voir… Celui-ci refuse de laisser tomber pour autant : il a perdu non seulement Grace, mais aussi Olive, et il n’est pas prêt à dire adieu à la petite. Le pauvre, c’est vrai qu’après trois ans à jouer les papas, c’est assez violent quand même. Cela permet à Grace de comprendre qu’Olive a du mal avec le changement et la perte de Danny : celui-ci est aussi son papa après tout. Grace lui dit que ce n’est pas si grave, m’enfin quand même, ils sont bien dans la merde.

Le montage final nous montre Michaela trier des photos et être dégoûtée de la perte de Jared alors que Grace et Olive regardent des photos de Danny. Michaela et Ben, de leur côté, se retrouvent dans le garage où Ben a mis en place un tableau avec toutes les connexions existantes entre les passagers. Moui, ce n’est pas bien clair tout ça quand même, surtout les explications qu’il fournit à sa sœur sur le pourquoi il le fait et les pouvoirs de Cal.

Ce dernier nous est ensuite montré en flashback, dans l’avion, où il voit une forte lumière blanche dans le ciel et où il se met à murmurer que… tout est connecté. Oups. Le mystère s’épaissit s’il y a eu une lumière dans le ciel et pas de simples turbulences.

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The Walking Dead – S09E04

Épisode 4 – The Obliged – 16/20
Comme bien souvent, l’épisode prend touuuuuuut son temps à mettre en place une intrigue qui pourrait avancer au moins deux fois plus vite. Le plus frustrant est encore que l’avancée de celle-ci est intéressante et semble se concrétiser plus rapidement que lors des saisons précédentes. C’est lent, la « psychologie » n’est toujours pas exceptionnelle, mais les cliffhangers, au pluriel, suffisent à donner envie de poursuivre… encore et toujours.

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04

Brother. Brother ? Take my hand.

De pire en pire : une semaine sans épisode plus tard, je reprends encore avec cette série malgré tout mon retard. C’est à croire que j’aime me faire du mal, et en même temps, il faut bien reconnaître que le dernier épisode avait apporté de bonnes ouvertures laissant présager de possibles bons rebondissements. Comme je suis naïf et plein d’espoir, j’ai donc envie de voir ce que ça va donner cette semaine. Et puis, ça me permet de rester à jour dans au moins une série aussi, et ça, c’est pas mal.

Pour changer, cet épisode reprend sur Michonne et Rick au lit. Il faut vraiment que je me fasse à ce couple, je crois. Ils continuent leur jolie routine, prenant même le temps de superviser la construction d’une Eglise ou de régler les querelles de jardinage des voisines. Et ça empêche Michonne de dormir apparmement. Chacun ses insomnies, et chacun ses moyens de les éviter : elle, elle le fait en allant dégommer du zombie. Elle a une vie passionnante : une vraie mère au foyer le jour, une tarée rageuse le soir. C’est digne de Buffy partant en patrouille, et même qu’on la voit nettoyer ses armes.

Comme toujours avec cette série, ça devient rapidement lassant et ça tourne en boucle : on comprend vite qu’il s’agit d’une routine pour Michonne, mais il faut encore deux bonnes minutes pour qu’on avance vers autre chose : Michonne sous la pluie, un peu énervée de tomber sur un zombie pendu. Distraite, elle ne voit pas le nouveau zombie qui s’attaque à elle et qu’elle est forcée de tuer à l’aide d’une batte. Cette fois, elle est carrément perturbée d’avoir utilisé la même arme que Negan.

De son côté, Maggie s’occupe vingt secondes d’Hershel, avant de le confier à la baby-sitter. Faudrait pas qu’elle s’encroûte elle aussi, déjà qu’elle laisse pousser ses cheveux ! Elle inquiète toutefois Jesus qui se rend bien compte qu’elle fait cavalier solo sans s’occuper de son avis à lui. Je l’aime de plus en plus ce personnage, mais il n’a plus rien à voir avec ce qu’il était à l’origine quand même. Quant à Maggie, elle décide d’aller tuer Negan, tout simplement.

La construction du pont continue sous la supervision d’Eugene et Rick, mais ils s’inquiètent de voir le courant augmenter : le pont n’a que peu de chance d’y survivre. Tout le monde semble déjà avoir oublié la rébellion de la semaine dernière, et c’est un peu abusé quand même, parce qu’on était au bord de la guerre civile et maintenant, il n’y a plus rien. Quant à Eugene, il est toujours aussi insupportable, mais Rick le complimente pour son inutilité : juge utile. Comme quoi.

Rick retrouve ensuite Carole qui a pris la décision de quitter le chantier du pont, parce qu’il n’y a plus grand-chose à faire pour le construire. Elle abandonne donc Rick qui ne le prend pas tellement bien : elle refuse de continuer à diriger les Saviors, préférant le Royaume, parce qu’elle sait bien que ce n’est pas sa place d’aider les Saviors à trouver leur voix (et leur voie). Mouais. Ce ne peut plus être une surprise après tout ça : on se fait chier dans cet épisode qui traîne en longueur dans la mise en place des situations.

Tout finit toutefois par s’accélérer quand Rick apprend que Maggie est en chemin pour Alexandria, de manière à voir Negan et à se venger. Il ne le prend pas bien du tout et sonne aussitôt l’alerte, mais il le fait devant Daryl, qui est évidemment dans le plan de Maggie. On peut difficilement faire plus ridiucle que ce qui suit : Daryl propose son aide à Rick, l’éloigne autant que possible en moto et les deux finissent par se bastonner une fois de plus, le tout pour finir dans un trou qui se trouvait comme par hasard à côté d’eux. Pff. Qui fait le malin tombe dans le ravin ? En quelque sorte.

Cela permet donc aux deux « héros » de la série de débattre de leurs petits problèmes, avec Daryl reprochant à Rick d’être trop gentil, finalement. C’est ridicule, surtout parce que l’opinion de Rick sur Negan n’a toujours pas trop de sens et parce qu’après plus d’un an de paix, ça n’a aucun sens de se réveiller du jour au lendemain.

Il n’empêche que Rick finit en larmes quand il apprend que Daryl est prêt à relancer les hostilités d’une guerre. Pour lui, cela veut simplement dire que Carl est mort en vain, et il prend très mal que Daryl lui affirme qu’il suit un rêve vain. C’est censé être plein de larmes et de moments émotion, mais ça m’est passé au-dessus, je dois l’avouer.

Pendant ce temps, Maggie est donc en chemin vers Negan, qui est en pleine grève de la faim. Oh, il refuse cette appellation quand Michonne est chargée par Nora de s’occuper de lui. Enfin, je le dis mal : Nora, qu’on ne connaissait pas encore, est là pour faire un rapport de la situation merdique de la journée.

Michonne va donc discuter avec Negan qui s’arrange pour qu’elle reste avec lui : il demande une convers       ation, en échange de quoi il acceptera de manger. Pourquoi pas, allez. Il est rigolo de voir Michonne s’obstiner à dire qu’elle est à la base d’une nouvelle civilisation pour ensuite simplement entendre Negan raconter sa vie et lui parler de Carlito… puis du fils qu’il devine qu’elle a eu. Pas bête le Negan, dis donc. Je ne vois pas bien ce que tout ça apporte, mais ce duo est sympa juste parce que ce sont de bons acteurs. Tout n’est pas perdu, donc, mais ça manque juste d’intérêt. Et tel un serpent de la Genèse, Negan fait en sorte d’énerver encore plus Michonne et de lui instaurer un tas de mauvaises idées.

Elle finit par s’énerver après lui et se barrer, mais cela signifie qu’elle a besoin de calmer ses nerfs. Quand c’est comme ça, elle se contente généralement d’aller buter du zombie, mais cette fois, elle refait un repas à Negan et retourne le voir. Si c’est pas n’importe quoi, ça. C’est un terrible aveu de faiblesse que de lui refaire à manger, mais bon. Elle se décide finalement à faire un joli speech à Negan, qui voit finalement clair dans son jeu : elle a peur de finir seule, exactement comme lui.

Et c’est ainsi que la série nous fait de la psychologie de comptoir et du développement de personnage à la truelle. On ne peut pas dire que ça ne fonctionne pas, cela dit, mais ça traîne en longueur et Maggie n’est toujours pas là. En plus, tout le bon travail autour de Michonne est complétement ruinée par Negan demandant à voir sa batte. Il est tellement amoureux de son arme qu’il finit en larmes quand il apprend qu’elle a été abandonnée dans la forêt : il décide carrément de se la jouer Dobby et de s’éclater le front contre un mur. Non mais sérieusement ? C’est ça le grand méchant qui nous a tué Glenn et Abraham ? Eh bah !

En parallèle de tout ça, quelques Saviors ont récupéré des armes. Ils sont toujours menés par Jed, l’insupportable type de la semaine dernière, qui veut aller au bout de sa révolution, quitte à désarmer Carole. Celle-ci se laisse faire parce qu’elle veut éviter une guerre, mais ça vire à la fusillade malgré tout, forcément. Quand ils entendent ça, Rick et Daryl se décident à bosser ensemble pour sorir de leur trou, et ça ne leur prend que quelques secondes pour y parvenir. Ils avaient juste besoin de motivation, quoi.

Bon, les scénaristes en profitent malgré tout pour faire un peu de suspense à base de zombies tombant dans le trou quand eux-mêmes n’arrivent pas à en sortir, c’est n’importe quoi, même si l’excuse de la fusillade explique la présence des zombies. Sans trop de surprise, ils s’en tirent en vie et réconciliés, pour mieux se prendre la tête sur la marche à suivre ensuite. Rick décide de se séparer de Daryl pour attirer les zombies aussi loin que possible du camp, alors que Daryl y retourne, acceptant ce « sacrifice » du shérif qui est rapidement dans la merde : il se retrouve encerclé par des zombies et son cheval le vit mal… Il n’en faut pas plus pour que Rick finisse par tomber de celui-ci et s’empaler comme un idiot. On voudrait nous faire croire que Rick va mourir bêtement qu’on ne s’y prendrait pas mieux.

Au beau milieu de l’épisode et sans aucun lien ni logique avec le reste, on retrouve également Anne qui s’occupe de Gabriel elle peut une dernière fois avant de le livrer. Pour cela, elle doit le céder à un zombie qu’elle a ramené auprès de lui, après les avoir ligotés. Elle semble n’avoir aucun scrupule à le sacrifier, mais lui est insupportable de bienveillance et de gentillesse. Il lui dit la pardonner juste avant de se faire mordre, et ça fait qu’Anne culpabilise et arrête tout. L’épisode se termine donc sur Gabriel en larmes de découvrir qu’Anne s’est barrée sans lui. À quoi s’attendait-il ? Et à quoi je m’attendais moi, à espérer que le niveau serait là ?

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You (Parfaite) – S01E07

Épisode 7 – Everythingship – 17/20
Une fois n’est pas coutume, cet épisode prend un nouveau tournant inattendu dans la série. C’était inévitable après les événements de l’épisode 6, mais je n’imaginais vraiment pas les choses comme ça. C’est fou comme la série peut manquer de crédibilité et être hyper prévisible dans ses petites lignes, tout en parvenant toujours à me surprendre dans ses grandes lignes. Et ça me laisse accro à la série.

> Saison 1


Spoilers

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None of us liked Peach. But we loved her. Losing a friend is super complicated, Joe.

Comme un lundi soir comme un autre, je me suis mis hier, enfin cette nuit, devant cette série qui rythme tous mes lundis depuis un moment déjà. Le problème, c’est que ça ne commence pas à merveille cette semaine : Joe est en thérapie, racontant sa vie à un psy. Un bon mois après l’enterrement de Peach, Joe et Beck sont désormais séparés et il ne comprend pas pourquoi.

Il vient donc en thérapie pour avoir une bonne idée de ce qui cloche dans sa relation, et c’est bien trop étrange cette nouvelle relation dans la série : il n’en faut pas plus pour comprendre qu’il est forcément là pour avoir de nouvelles infos sur Beck. Cela ne manque pas : il y va sous une fausse identité, celle d’un barman gay, car il s’agit du psy de Beck.

C’est ridicule ? Pas plus que le reste, et c’est marrant comme nouvelle perspective. Il fallait de toute manière un nouvel ennemi à Joe maintenant que Peach n’est plus. Est-ce que ce thérapeute peut consoler mon cœur ? Probablement, c’est fun d’avoir une nouvelle narration qui reste Joe racontant tout ce qu’il pense.

La rupture entre Beck et Joe ? Elle reste incertaine pendant tout l’épisode, mais elle leur pend au nez dès le départ : ils ont Peach entre eux, littéralement. Elle est plus présente que jamais : d’abord, elle l’est dans les silences de Beck, puis elle l’est chaque fois qu’elle en parle. Soyons clairs : le silence est une étape du deuil que Beck surmonte grâce à son psy, et ça ne plaît pas à Joe qui sent bien qu’il perd le contrôle de sa petite amie si celle-ci en est à raconter sa vie à un étranger.

Pourtant, la vie de Beck se déroule plutôt bien : pour quelqu’un qui vient de perdre sa meilleure amie, elle semble se consoler bien vite dans les bras de Joe et ne pas se morfondre bien longtemps. Il faudrait bien plus de petites cuillères que ça pour me ramasser si un truc aussi atroce venait à m’arriver : rappelons que Beck devrait se sentir responsable de ce suicide, puisqu’il a eu lieu après leur dispute. C’est du grand n’importe quoi, donc, mais j’ai cette tendance à tout leur pardonner de toute manière. En plus, du côté de la crédibilité, on a quand même un shérif qui est sur la piste de Joe : tout n’est pas perdu… et lui-même sait ce qu’il en est.

Pêle-mêle, on apprend dans l’épisode que Joe a une nouvelle voisine ayant emménagée avec la première pour la protéger d’un mari violent et que Beck s’est fait virer de son nouveau job de prof de yoga parce qu’elle s’est endormie en cours. Si je suis curieux de voir vers quoi mènera la première intrigue (une victime de plus pour Joe ?), la deuxième fait de Beck la nouvelle collègue de Joe. Ca pue la mauvaise idée…

Et ça ne manque pas : Beck fait une bien mauvaise libraire, à déconseiller les livres qu’elle n’aime pas et n’être pas ponctuel, elle ne s’attire pas les faveurs du collègue de Joe. Quand elle sent qu’elle abuse ? Elle organise à son boss un petit dîner aux chandelles dans la réserve : c’est la pire des idées, c’est la meilleure des idées… Jusqu’à ce qu’elle parle de son psy, de nouveau. Et que Joe révèle qu’il pense qu’elle le trompe avec.

Tout ceci mène alors à Lynn forçant Joe à organiser un anniversaire surprise à Beck alors qu’elle lui a demandé de passer une petite soirée toute calme. La soirée est plutôt chouette et littéraire, mais le vrai problème vient du fait que Beck ne se pointe à la soirée que bien en retard, et sans que personne ne la voit se pointer. Elle interrompt une tirade de Joe qui la critiquait, puis qui lui demande à voir son portable – parce qu’il a enfin arrêté de l’espionner, à croire qu’il peut parfois être sain d’esprit.

Il est évident que Beck prend super mal ce manque de confiance de la part de Joe : elle quitte donc sa soirée surprise qu’elle ne voulait pas au moment du gâteau… pour mieux revenir le lendemain. Malgré ses suspicions, Joe ne peut pas se passer d’elle et leur relation recommence de plus belle… ou plutôt de plus moche : rien ne va plus entre eux, la phase de « lune de miel » du début de relation s’est estompée, et ça ne leur réussit pas.

Pris de doute, encore et toujours, Joe remet sa casquette et prend Beck en filature… Ce pourrait être une bonne idée, mais à force, Beck doit connaître toute la garde-robe de son mec, parce qu’elle le repère bien plus vite cette fois. Et savoir qu’il n’a pas confiance en elle suffit : elle décide de le larguer parce qu’il est persuadé qu’elle le trompe alors qu’elle affirme aller simplement voir une de ses amies.

C’est donc là que Joe décide d’aller en thérapie pour avoir une bonne foi pour toute le cœur net : plutôt que de tuer le psy comme la série essaye de nous le suggérer, il décide de simplement aller fouiller son ordinateur. Dedans, il trouve exactement ce qu’il ne souhaitait pas trouver : la preuve que Beck ne le trompe pas, mais simplement qu’elle a besoin d’espace pour respirer loin de lui. Non seulement le psy est bon, mais en plus le diagnostic qu’il lui fait est assez atroce : la relation avec Joe arrive à son terme parce qu’il est trop parfait avec elle.

Et aussi parce qu’il l’empêche d’aller au bout de son deuil, évidemment. Pas évidente la Beck, remarquez. Joe comprend donc que tout est voué à l’échec, et il décide de laisser partir Beck, prenant les devants pour apaiser la rupture – parfait jusque dans la rupture, dis-donc, si ce n’est pas merveilleux. Il rentre alors chez lui où il se laisse séduire par la nouvelle voisine qui n’attendait que de mettre le grapin dessus (surtout qu’elle a dû savoir ses exploits « héroïques »). Après avoir couché avec elle, il ne peut toutefois s’empêcher de penser à Beck comme après une rupture normale… mais aussi à Candace qui dit vouloir qu’il laisse Beck en paix. Comme il reste quelques épisodes, on sait bien que ce ne pourra pas être le cas.

Ah, et sinon, le collègue de Joe trouve aussi l’amour avec l’insupportable « pote » de fac de Beck. Comme quoi, l’amour peut surgir de n’importe où, faut garder espoir, même dans les séries de psychopathes !

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The Walking Dead – S09E03

Épisode 3 – Warning Signs – 16/20
C’est toujours bien long dans la mise en scène, mais cette fois-ci, l’épisode parvient à donner envie de voir la suite de la saison en mettant enfin au clair les bases de celle-ci. Les fondations sont désormais solides pour proposer quelque chose qui vaille le détour, et je suis curieux de ce que ça donnera sur le long terme ! À court terme, on sort d’une phase d’hibernation pour la série et on redéfinit la série de manière nouvelle. Pas si mal, en un seul épisode.

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03

Is he gonna be a Gregory or a Negan?

Même si je ne suis pas convaincu par ce début de saison 9, je reprends les séries après quasiment cinq jours de pause par un nouveau The Walking Dead, parce que Laura m’a dit de le voir, et parce qu’il faut bien reprendre quelque part. Et ça reprend mal : Justin est désormais un zombie, ce que la série met près d’une minute à dévoiler quand on le comprend tous en voyant ses pieds. Je m’attendais vraiment à le voir rester plus longtemps dans la série, c’est dommage, il était un bon empêcheur de tourner en rond.

Et d’habitude, la série aime bien garder ce genre de personnages en vie sur plusieurs saisons où rien n’avance, pas vrai Negan ? Pas vrai Gouverneur ? Finalement, la série prend le parti de la vitesse, et ce n’est peut-être pas plus mal. C’est bien la seule vitesse qu’il y a quand la série enchaîne sur une bonne minute de morning routine inutile de Rick. En plus, je ne me fais toujours pas à son couple avec Michonne. Ce qu’il faut retenir de sa matinée, c’est qu’il cueille une tomate pour la tombe de Carl et que Judith est malade. Elle tousse. Et il n’est pas flippé du tout alors que dans ce monde, c’est rarement bon signe quand même.

Lui, tout ce que ça lui inspire, c’est l’envie d’être en vacances et de passer du bon temps avec Michonne. C’est long et niais, et ça ne réussit pas plus à la série que les scènes interminables habituelles. En plus, on a tous entendu les rumeurs sur les acteurs et leur avenir dans la série. Pour l’instant, Rick envisage pourtant un avenir radieux où il mettrait Michonne enceinte. Et elle est partante. Quelle belle idée.

La visite médicale avec Siddiqh se passe bien et on enchaîne sur des jeux en famille pour ces trois-là. Le ridicule n’était donc pas encore atteint dans cette série. Au milieu des jeux, il y a une sorte d’entraînement pour Judith quand même, et c’est intéressant à voir. Malheureusement, ils sont vite interrompus.

Pendant ce temps, on colle Maggie avec le seul asiatique de la série, parce que c’est rigolo de torturer les fans. Elle se balade en calèche avec une tournée de tomates et se fait embêter par des Saviors à la recherche de Justin. C’est elle qui va vite le retrouver et découvrir qu’il a été assassiné. C’est gênant et ça provoque aussitôt une émeute : les Saviors accusent le groupe Daryl, ou Daryl lui-même, ou Anne. C’est au choix.

Nous-mêmes, nous ne savons pas et c’est supposé être le truc qui nous empêche de dormir toute la nuit, mais ce n’est pas le cas. Cela ramène un peu d’intérêt dans la série toutefois, parce que Rick se met à mener l’enquête, Gabriel couvre Anne et s’inquiète après seulement de savoir si elle lui cache des choses et Daryl se voit interrogé par Rick. Finalement, on est sur une banale enquête de meurtre, mais on n’est pas habitué à voir ça dans la série.

Daryl se rappelle soudainement le prénom de tous les morts de la série (ou pas – il ne cite même pas Beth, SERIEUSEMENT ?!) et en fait la récitation à Rick pour lui dire que non, le futur n’appartient pas à tout le monde. Si c’est pas mignon tout ça.

Bon, faut bien avancer autrement dans l’épisode, et on enchaîne sur Maggie et la nouvelle copine de Daryl qui tombent sur un nouveau repaire de zombies à dégommer. Et comme par hasard, c’est Daryl qui la sauve in extremis quand elles sont dans la merde – la petite scène de suspense de milieu d’épisode qui ne mène nulle part. Rick les rejoint aussi, et tous découvrent alors qu’il leur manque un groupe, celui de Vi (Briana Venskus est de retour pour de bon, et elle n’est toujours pas morte !) et d’une autre, une Savior, qui est enlevée. Tout ça fout la merde encore un peu plus, car si les Saviors viennent à l’apprendre, c’est la fin d’une ère de paix fragile.

Et bien sûr, quand Daryl et Maggie la retrouvent, elle est morte ; alors qu’ils parlaient de leurs différends avec Rick, lui-même en train de dire à Carole qu’il se rappelle de tous les morts depuis le début de la série, sous-entendant largement à celle-ci qu’elle oubliait sa zombie de fille. Sympa. Quoiqu’il en soit, Daryl affirme savoir qui est le tueur, dans tout ça.

Le problème, c’est qu’ils n’ont plus beaucoup de temps devant eux, parce que la situation politique part en vrille sévère : Carole se fait menacer d’un couteau parce que les Saviors veulent récupérer des flingues. C’est plutôt cool comme scène à suspense, mais il est évident que le duo Carole/Rick s’en sort sans mal. Il en faudrait beaucoup plus pour que ça pour les mettre K.O.

En revanche, c’était bien mieux en ce qui concerne Daryl/Maggie. Ils retrouvent les coupables : la nouvelle copine de Daryl, Vi et un tas d’autres des femmes guerrières qui s’en prennent aux Saviors ayant exécutés leur famille. Et elles le font parce qu’elles ont vu Maggie se rebeller. Après un an à avoir cohabiter avec les tueurs de ton mari, ton père, ton fils, etc., il suffit d’un pendu pour tout briser ? Et on peut revenir sur le fait qu’il suffise que Rick dit « on ne tue plus personne » pour qu’on ne tue plus personne et qu’on ne fasse aucun procès ?

L’épisode se termine donc avec une Carole qui affirme que chaque vie compte d’un côté et un duo Maggie/Daryl qui tourne le dos aux exactions de leurs amies prêtes à tout pour se venger. Les Saviors méritent bien ce qui leur arrive, surtout que c’est la dernière à tuer pour venger tout le monde. Moui. Au moins, on a là les fondations solides d’une discorde qui devrait durer quelques épisodes.

De son côté, Anne retourne à la déchetterie pour récupérer son talkie-walkie : elle y passe un marché avec un homme étrange lui demandant de lui livrer un A ou un B en échange de vivres en tous genres. Tout ça est plutôt intéressant : ça nous explique enfin l’hélicoptère et j’imagine que si la série en est là, on finira par savoir qui le gère. En tout cas, Anne endort Gabriel qui la surprend et la questionne… mais ça ne fonctionne pas vraiment. Il décide de la balancer à Rick plutôt que de la suivre aveuglément (ce serait un comble quand il n’a qu’un œil). Cette détermination nouvelle du prêtre parvient à convaincre Anne que son mec est finalement un A : ça tombe bien, c’est ce qu’elle doit livrer justement. Elle n’hésite pas à l’assommer, et hop.

On a donc une tension de plus en plus forte entre les groupes que l’on suit et une intervention extérieure qui ne tardera plus à se pointer grâce à Anne ? J’approuve cette construction, ça change un peu !

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