Strike : Career of Evil (S03)

Synopsis : Cormoran Strike et Robin Ellacot poursuivent leurs aventures lorsque Robin reçoit un colis bien glauque et surprenant par la poste.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4
00.png

Pour commencer et comme pour les deux premières saisons, j’ai bien sûr lu le roman il y a plusieurs mois. Cela dit, je me suis dit que je me gardais cette mini-saison 3 pour me souvenir de tout avant de lire le tome suivant, et comme j’ai reçu (en avance !) mon tome 4 hier, il est plus que temps pour moi de me lancer dans ces deux épisodes.

Pour ne pas changer, j’ai oublié énormément de choses et comme j’ai une résistance bien faible, j’ai déjà lu les premières pages du roman suivant, m’éclairant un chouilla sur le cliffhanger ; l’une des rares choses dont je me souvenais vraiment. De cette saison, j’attends surtout une BO exceptionnelle, parce que j’adore le groupe mis en avant dans le roman, et ça met une bonne ambiance quand même.

Autrement, j’espère que cela saura être aussi fidèle que la saison 1… pas gagné vu la deuxième ! Sans plus attendre voici donc mon avis (avec spoilers) sur ces deux épisodes, un an pile (déjà !) après avoir vu la saison 2 !


Épisode 1 – 18/20
Malgré des choix et des coupures nécessaires, puisque la chaîne s’obstine à ne vouloir que deux épisodes, l’adaptation est excellente, avec des scènes du roman qui sont véritablement transcrites à la lettre près. D’autres forment des raccourcis et, de toute manière, j’ai vraiment du mal avec la manière dont est menée l’enquête : j’ai toujours du mal à tout suivre en version série. Je n’ai pourtant aucun mal avec le roman, mais dans la série, je suis vraiment là pour les personnages.

01

Why would I touch it?

On retrouve tout de suite Robin et Cormoran dans cette saison, ce qui est tout de même une très bonne chose. L’accent anglais à couper au couteau va toutefois nécessiter une bonne période de réadaption, qui m’est permise par l’intro un peu longuette d’une ado cherchant l’adresse de Strike. Le montage en parallèle est sympa, surtout quand Robin et Matthew parlent avec leurs amis de Strike lui-même, et que l’on continue à le suivre.

Matthew est toujours aussi insupportable, même si l’acteur fait tout ce qu’il faut pour tenter de le rendre un peu moins antipathique. Je n’ai pour ainsi dire absolument aucun souvenir de toute cette introduction, et pour cause : elle est très différente de celle du livre, même si c’est un ajout qui fonctionne.

Après le générique, on en arrive enfin à ce dont je me souviens, et l’adaptation est franchement réussie : on suit Robin mener sa petite vie tranquille et recevoir un colis en arrivant au boulot. Bon, ce n’est pas n’importe quel colis : c’est une jambe coupée, rien que ça. Et pas n’importe quelle jambe non plus : une jambe avec une cicatrice que Strike reconnaît. C’est vrai que j’avais oublié que ce troisième roman était si glauque.

Niveau interprétation, c’est brillant et réussit : je retrouve dans le visage des acteurs tout ce que leur version romancée ressentaient, ce qui est toujours particulièrement vrai chez Robin. J’ai pourtant dit plus d’une fois que je n’étais pas fan des choix d’acteurs qui étaient très différents des personnages que j’avais en tête, mais il n’y a pas à dire, ce sont d’excellents acteurs capable de faire le boulot.

Sous la jambe, la police (Wardle et une coéquipière) retrouve aussi un couplet de « Mistress of the Salmon Salt », que Strike reconnaît immédiatement car c’était la chanson préférée de sa mère. Aussitôt, Robin se met à enquêter sur les parents de son boss et à cauchemarder toute la nuit, ce qui permet à Matthew d’être bon aimant, de s’inquiéter et de redevenir le connard qu’il est à critiquer Strike. Et à avouer qu’il a couché avec une de ses amies il y a des années – amie qui est toujours amie avec eux.

Robin passe la journée suivante à déprimer, ne se doutant pas une seconde qu’elle est suivie alors qu’elle prend elle-même une femme en filature – ce qui manque possiblement de clarté dans le scénario, mais pas dans le livre. Quoiqu’il en soit, elle passe le reste de la journée à éviter le bureau et boire.

De son côté, Strike suit comme il peut ses propres pistes : il cherche à retrouver son père… Suivant alors les mêmes sites que Robin. Et d’ailleurs, son assistante lui manque alors il fait ce qu’il faut pour la retrouver et obtenir sa confession sur ce qui lui arrive de si étrange. Il apprend donc que Matthew l’a trompée avec une amie qu’elle trouve insupportable, puis Robin se confie sur le viol qu’elle a subi alors qu’elle était à l’université.

L’actrice déchire toujours autant, mais ça n’empêche qu’on touche là à une scène que j’ai détesté dans le roman – parce que ça m’a donné la mauvaise impression qu’il fallait à tout prix qu’on nous justifie le désir d’action et de badasserie de Robin (si, si, c’est un mot) par un passé sordide. C’est un lieu commun vraiment gênant le coup de la nana violée qui en ressort plus forte. Bon, si on passe au-dessus de ça, la scène entre Robin et Strike est vraiment top, et avec ces acteurs-là, c’est dur de ne pas tomber immédiatement dans le ship.

Fort heureusement, on ne s’attarde pas trop là-dessus et Robin dit bien que ça ne change pas qui elle est ; mais quand même. Si Strike ne remarquait pas qu’ils sont suivis quand il l’emmène à l’hôtel, je passerais beaucoup plus de temps sur le sujet. Seulement, il le remarque et ça mène à une première course poursuite toujours aussi compliquée comme il lui manque une jambe. Il retourne alors à l’agence où des journalistes l’attendent, parce que cette affaire de jambe coupée fait beaucoup parler.

Même s’il prévient Robin qu’ils étaient suivis la veille, il ne semble pas plus inquiet que ça, ce que Robin remarque, comme elle a remarqué qu’une jambe coupée ne le dérangeait pas plus que ça.

Il se rend ensuite chez sa sœur, au casting ma foi plutôt réussi. Robin, elle, passe le reste de l’épisode à refuser de parler à Matthew alors que les deux détectives avancent dans l’enquête : elle décide de faire ses valises pour partir enquêter avec Cormoran, laissant un Matthew perturbé derrière elle. Ensemble, ils partent planquer toute une nuit pour avancer dans l’enquête, et Robin prend la décision irrationnelle d’entrer dans l’action sous couverture, se faisant passer pour une avocate.

C’est plutôt marrant parce que l’actrice s’éclate clairement dans son rôle, et ça fait plaisir à voir. En parallèle, la vie de Robin se complique drôlement quand Matthew parle à sa mère ; et celle de Strike se complique sans qu’il ne le sache quand Wardle se met à le soupçonner.

Pourtant, les deux enquêteurs continuent leur travail comme si de rien n’était, et c’est vraiment chouette à voir, parce que ces deux-là sont vraiment bien écrits et sont excellents à suivre. J’adore suivre leurs aventures quand je les lis, donc pas de raison que ça change en série, mais ça aurait pu s’éloigner du livre. Finalement, la seule chose qui change en série, c’est que j’arrive moins à accrocher à l’enquête, car je trouve ça moins évident du côté des noms de chacun ; et parce que l’accent. Chaque fois que j’ai l’impression de m’y être fait, hop, il y a un truc qui me fait lâcher prise. Sinon, la frustration est aussi totale parce que personne n’éteint la moindre lampe de chevet pour s’endormir dans leur virée – ils se contentent de fermer les rideaux. Pff, j’ai besoin de points pour le Bingo Séries, moi !

Ils finissent par rentrer à Londres où Cormoran retrouve enfin Whittaker, son père, ce drogué violent et sexiste qui ne donne pas envie de le rencontrer. Dans le même genre, Robin passe quelques coups de fil à des gens qu’on n’aurait pas envie de croiser dans la rue. L’avantage, c’est que ni l’un ni l’autre ne parviennent à dormir cette nuit-là : Strike est en plein cauchemar concernant sa mère, Robin sur son agresseur.

L’épisode se termine alors très bien : la police débarque à l’agence pour interroger Strike sur ses liens avec la victime à la jambe coupée, parce que quand même, c’est louche : ils ont des vidéos de caméra surveillance d’eux dans le même hôtel et une photo de la presse les plaçant dans le même restaurant. Bref, ça sent le roussi !


Épisode 2 – 17/20
C’est un peu le même commentaire que pour l’épisode précédent : j’adore la série, l’ambiance, la musique… mais le côté policier fonctionne définitivement mieux en livre qu’en série. Sans les personnages, je ne continuerais probablement pas la série – mais en même temps, ils sont aussi ce qui fait le succès des livres alors… En revanche, gros point noir sur la fin de l’épisode qui révèle plus de choses que le livre, résolvant au passage le cliffhanger dont j’attendais désespérément la suite dans le quatrième livre !

02.jpg

Cormoran, you have to stop acting like I’m part of a problem.

Je ne sais pas pourquoi j’ai tant galéré à trouver cet épisode, mais j’ai fini par tomber dessus avec des sous-titres en allez savoir quelle langue, alors tout va bien. Strike est donc invité au commissariat pour s’expliquer, mais il le fait à merveille en commentant la photo qu’il voit comme un coup monté évident. Et apparemment, ça suffit à convaincre la police, donc c’est merveilleux.

Il est libéré, faute de preuves solides contre lui – il n’y a qu’un faisceau de suspicions. Il retourne donc à l’agence pour bosser plus avec Robin, qu’il met en garde car il a tout de même peur pour sa sécurité. Celle-ci n’en fait bien évidemment qu’à sa tête malgré tout et elle poursuit l’enquête de son côté dans Londres (avec de bien jolis plans), partant à la recherche de Laing quand Strike fait la tournée des strip-clubs à la recherche de Brockebank. Tous deux se heurtent toutefois à des impasses.

Le soir, Cormoran continue de chercher Laing alors que Robin dîne au restaurant avec sa mère, qui la presse à prendre une décision sur le mariage avec Matthew qui approche à grand pas. Elle lui offre un chèque qui peut soit lui servir de dépense pour le mariage, soit de loyer pour son futur appartement seule. C’est beau, quand même, un tel soutien maternel.

Après son dîner, Robin rentre à l’agence et y retrouve un Cormoran endormi, donc elle s’occupe. Le rapprochement entre eux est de plus en plus évident, mais Cormoran se réveille et lui explique que Donald est une impasse, pas une piste sérieuse. L’argent de sa mère ? Robin est prête à le filer à Cormoran pour l’aider à financer l’agence.

Elle rentre malgré tout chez elle où elle a droit à un Matthew tout gentil et prêt à se repentir : il lui refait même une demande en mariage pas si ratée… qu’elle accepte. Quelle idiote ! Mais fuis, bordel. Non pas que je la shippe tant que ça avec Cormoran, c’est juste que Matthew est vraiment insupportable. Je ne comprendrais jamais. De son côté, Cormoran est toujours dans une certaine dépression à repenser à ses souvenirs d’enfance avec sa mère. Bref, cette affaire l’affecte plus qu’il ne veut bien l’avouer. Et le lendemain, la bague au doigt de Robin l’affecte aussi plus qu’il ne veut bien l’avouer, mais bon.

Forcément, Robin doit lâcher l’enquête pour aller préparer son mariage en famille. De son côté – parce que décidément, ils sont chacun en parallèle cette saison, Cormoran poursuit ses investigations en s’intéressant à Kelsey, le cadavre sans jambe. Il se rend voir sa sœur pour comprendre sa place dans toute cette affaire. La police n’apprécie pas trop de le voir continuer à chercher des informations dans leur dos, mais il faut dire qu’il est quand même beaucoup plus fort qu’eux aussi : avec l’aide de Robin, il a retrouvé la piste des trois hommes de son passé qu’il soupçonnait. Bien sûr, ça ne donne rien, mais ça aurait pu et c’est l’essentiel.

Le lendemain, alors que Robin est toujours chez ses parents, Matthew retrouve dans leur appartement un pouce. Et bon petit-déj’ bien sûr ! Strike se rend sur place pour vérifier qu’il va bien, et les deux se disputent inévitablement, même si cette fois-ci, je suis bien évidemment du côté de Matthew qui a raison de s’inquiéter pour Robin vu la situation. Pourtant, elle, elle suit son enquête et prend contact avec la petite-amie de Whitaker. Ah, Robin, toujours les risques inutiles, mais bien pratiques. Evidemment, le soir, alors qu’elle rentre, elle se fait agresser, le tout en étant au téléphone avec Strike.

Ses cours de self-défense et beaucoup de bon sens lui permettent de s’en sortir avec juste un coup de couteau dans le bras, m’enfin tout de même, c’est assez flippant.

Pas de quoi la calmer : à l’hôpital, elle veut continuer à mener l’enquête, mais cette fois, Cormoran et Matthew font front pour la calmer et la stopper. Cela ne fonctionne qu’un temps, parce que très vite, elle reprend du service et mène l’enquête de nouveau, comme si de rien n’était, malgré des cernes évidentes. Et elle prend bien beaucoup de risques, révélant des vérités gênantes à Alyssa qui comprend que son mec, Brokebank touche sa petite fille et manquant d’être tuée par lui. Heureusement, Shanker débarque et l’aide, mais cela n’empêche pas Brokebank de s’enfuir.

Cormoran débarque donc ensuite chez Robin pour lui signifier qu’elle est virée, parce qu’à la jouer cavalier seul et à désobéir aux ordres, elle a empiré la situation plus qu’elle ne l’a aidée. Pourtant, après tout ça, il réussit à trouver son coupable bien vite, et quand même, merci Robin, quoi. Le coupable ? Il le retrouve et se fait agresser par lui de manière bien violente.

Il parvient à l’arrêter et on en arrive alors à la conclusion de l’épisode, avec les réponses concernant l’enquête et l’arrestation, hors écran, de Brokebank. Tout est bien qui finit bien, donc, et Cormoran peut enfin dormir sur ses deux oreilles, même s’il est frustrant d’avoir une Robin autant évincée de la résolution (elle a quand même son heure de gloire, je pense).

Strike utilise alors Shanker comme taxi pour résoudre les derniers moments de cet épisode. Il veut notamment se rendre dans le Yorkshire pour le mariage de Robin, qui se prépare en découvrant dans les journaux que Cormoran n’est plus suspect du meurtre. Et elle est magnifique en mariée, alors que Shanker ne va pas assez vite pour que Strike débarque à temps. Et pourtant si, et il interrompt le mariage bien malgré lui, au moment où Robin doit dire si elle veut épouser ou non Matthew. C’est là que le livre s’arrêtait…

Mais pas là que la série s’arrête : étonnamment, ils bousillent totalement le cliffhanger du livre pour nous apprendre que le mariage a bien lieu jusqu’à son terme. Cela donne beaucoup moins envie de voir la suite, je trouve, car c’est une vraie conclusion fermée. En tout cas, moi, je suis bien content d’avoir lu les premières pages du tome 4 avant de voir cet épisode, car j’aurais super mal pris d’apprendre que le mariage avait eu lieu comme ça…

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

04.jpg

EN BREF – C’est une série qui vaut le détour, mais je continue de lui préférer les livres. J’ai moins repéré d’oublis et de coupes que lors du second roman, pourtant, il doit y en avoir tout autant. Le truc, c’est que j’ai lu le roman il y a fort longtemps et que j’étais surtout impatient de lire la suite. Finalement, attendre le dernier moment pour voir ces épisodes, ce n’était pas la plus merveilleuse des idées. Et puis, j’aurais aimé un peu plus de Blue Oyster Cult. En tout cas, la série est toujours aussi plaisante et réussie esthétiquement parlant, et ça c’est cool. Sur ce, je vous abandonne, j’ai un tome 4 qui m’attends !

03

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

I Feel Bad (porte bien son titre) – Pilot

Synopsis : Une mère, boss, femme, amie et fille parfaite apprend qu’il est normal d’être imparfaite, se sentant mal dans sa vie de tous les jours à propos de tout un tas de petites choses du quotidien.

Pour commencer, j’hésitais grandement à me lancer dans cette nouvelle comédie, parce que je veux réduire le nombre de séries que je regarde à la semaine pour des raisons évidentes de planning. Je maudis donc NBC de la faire commencer suffisamment tôt pour que je craque et tente le coup malgré tout : je n’ai pas encore énormément de séries en cours de diffusion (mais j’ai déjà pas mal de choses à rattraper, je sais), alors ça me paraît être un bon plan vous comprenez ?

C’est donc sans grande excitation ou a priori que je me met devant et on verra bien ce que ça vaut : je sais que le synopsis m’avait laissé de marbre, mais que la bande-annonce avait réussi à me faire rire. Restait à voir si l’ambiance est bonne ou si le trailer était vraiment très bien monté… malheureusement, c’est le deuxième cas qui l’emporte, j’ai trouvé le pilot de plus en plus horrible, au point de ne même pas regarder l’épisode suivant.


Épisode 1 – Pilot : I don’t want to turn into my mother – 10/20
Et… c’est un non pour moi. Certes, quelques scènes m’ont fait rire – principalement celles de la bande-annonce, cela dit – mais c’était trop rapide dans le rythme. L’humour ici est complétement fondé sur la rapidité de l’action, sauf que ça finit par être une accumulation de gags qui n’arrivent pas à prendre vraiment. La voix-off est insupportable par son omniprésence et du sexisme à gogo n’arrange pas l’ensemble. Je passe déjà mon tour pour la suite, pas le temps d’attendre qu’elle trouve son équilibre, surtout que je ne donne pas cher de sa peau (je peux me tromper, mais bon, je ne la vois pas obtenir une saison 2).

01

I think I need to sabotage my daughter.

Bon, tout commence comme la bande-annonce, donc il n’y a pas de surprise : on a affaire à une mère de famille complétement débordée qui aime bien rêver qu’elle trompe son mari et qui supporte encore ses parents chez elle. La mère de celle-ci est assez insupportable, le chaos familial est présenté trop rapidement par cet intermédiaire-là, et ça fonctionne. Une comédie familiale, quoi. Et ça empire avec le grand-père qui prend sa fille pour sa femme.

Oh, ce n’est pas qu’une comédie familiale : c’est aussi une comédie de travail, puisque la mère de famille bosse aussi avec une brochette de geeks sur des jeux vidéos et, ma foi, c’est assez marrant. On est à fond dans les clichés, mais ça fonctionne. Oh, ce n’est pas parce qu’ils bossent, je vous rassure, ce qui est marrant est définitivement de la voir tenter de prouver qu’elle est encore attirante et leur demander leur avis à eux. C’est genre la pire des idées.

Elle a donc la pire des crises d’identité et c’est un peu le but de la série : nous montrer qu’elle se sent vieillir et devenir ce qu’elle nous voulait pas être… sa mère. C’est un sujet vieux comme le monde (ou presque) et la série n’y va pas avec le dos de la cuillère, puis que la fille, Lily, se met à la danse sur My Humps, avec la choré qui va bien.

Devant sa mère, notre héroïne dont je n’ai toujours pas le nom fait la fière et dit que tout va bien parce qu’elle refuse de casser les rêves de sa fille publiquement, mais elle a détesté… ce qui nous est bien précisé par le plus gros défaut de la série : une voix-off beaucoup trop omniprésente. Et un rythme infernal : l’héroïne a ainsi la même idée que sa mère pour faire en sorte que sa fille arrête la danse, c’est-à-dire montrer beaucoup trop d’intérêt pour l’activité.

Cela ne décourage pas sa fille, donc elle utilise les nerds pour se plaindre à l’école de l’équipe de danse trop sexiste… Et aussitôt un garçon est ajouté au groupe. Cela empire totalement les choses pour Emet, parce que l’héroïne s’appelle Emet, j’ai enfin capté son nom au détour d’une conversation : elle pète un câble, littéralement, et la série m’a perdu à ce moment-là. C’est allé trop loin, trop vite. Cette affaire qui pourrait avoir perdu totalement Emet est vite réglée : Lily lui pardonne en deux secondes, parce qu’on approche de la fin de l’épisode après tout ça et qu’il faut que ça finisse bien. Épuisant.

Du côté des nerds, c’est assez sympa de les voir s’inquiéter de Lily aussi, mais on nous ajoute des scènes clichées et sexistes à outrance, et franchement, bon, ben non, en fait. Il y avait de bonnes intentions au départ, mais plus l’épisode avançait, plus je me suis senti hermétique à ce que la série voulait tenter de me communiquer. Tant pis. Je regrette parce que l’idée de base semblait sympa quand même, mais bon, on est sur NBC et ce n’est vraiment pas ma tasse de thé ce type d’humour et logique finalement totalement sexiste. NEXT.

American Horror Story – S08E02

Épisode 2 – The Morning After – 17/20
Je ne m’attendais pas à accrocher encore à la fin de ce deuxième épisode, tellement la deuxième partie de l’épisode de la semaine dernière m’avait moins passionné. Pourtant, les scénaristes arrivent à éveiller mon intérêt et à me faire poser des questions sur tout ce qu’il se passe de manière bien efficace cette semaine, donc tout n’est peut-être pas perdu pour cette saison 8 à l’ambiance définitivement proche des premières salves d’épisodes.

> Saison 8


02.jpg

I’m yours. Body and fucking soul.

Même si je doute fortement que cette saison parvienne à me plaire et même si je ne suis pas du tout dans la bonne ambiance avec tout le soleil qui inonde mon appartement, je me suis dit que je n’avais pas envie de trop traîner  à voir cet épisode – qui m’a donc servi de petit-déjeuner.

Est-ce que c’était la meilleure idée du monde ? Probablement pas, parce que ça commence par une invasion de serpents dans la chambre d’Emily, serpents qui se font décapiter bien rapidement et sont servis pour le petit-déjeuner des survivants. Contrairement à mon petit-déjeuner, le leur revient à la vie. Oui, oui, les serpents décapités bougent encore et bon petit-déjeuner à tout le monde. Bon, au moins ça explique leur présence dans le générique de cette saison, et puis ça joue facilement sur une peur assez commune.

On ne sait pas trop où en est dans la chronologie pendant cette introduction, mais il est rapidement question du nouvel arrivant, portrait craché de Lucius Malfoy. Il dit s’appeler Langdon et être là pour évaluer tout le monde et savoir s’ils sont dignes ou non de se rendre au sanctuaire. Ce type d’évaluation s’appelle la coopération, et c’est soit ça, soit la mort. Bien, ça a de quoi calmer tout le monde pendant les inévitables disputes qui s’en seraient autrement suivies, chacun luttant pour sa propre survie dans cet enfer misérable. Heureusement qu’il n’y a pas un suicidaire dans le groupe, quand même.

On commence directement par la coopération du coiffeur, qui nous révèle tout un tas de choses passionnantes sur sa relation avec sa grand-mère, qui sera au cœur de cet épisode. De l’amour qu’il semblait lui porter, on en vient vite à sa colère et sa haine envers elle, qui est en fait bien déçue d’avoir un petit-fils gay et a toujours tout fait pour lui foutre la honte. On est en fait face à un conflit de génération qui se fait tout dans le passif-agressif, donnant un excellent humour au moment où le petit-fils ruine le dîner mondain de sa grand-mère.

À se confier autant, notre coiffeur devient tout excité par la présence de Langdon, avec qui il coucherait bien. Pourtant, celui-ci le renvoie dans sa chambre où, sans surprise, le coiffeur va se toucher… jusqu’à l’arrivée d’un homme tout de cuir vêtu. Aha, voilà donc un des premiers rappels de ce que la série avait proposé de meilleur (ou pas !) dans ses premières saisons. L’identité derrière le masque de cuir reste un mystère, mais on se doute bien que ça ne peut pas être Langdon – ce serait trop simple.

La grand-mère passe comme par hasard par là au même moment et elle n’hésite pas à aller balancer son petit-fils dans un surjeu pas du tout crédible.

En parallèle, nos ados s’embrassent encore et décident de se barrer pour retrouver le sanctuaire par eux-mêmes ; ils lisent les mails (par quelle magie a-t-il du réseau ?) de Langdon et découvrent que le sexe n’est interdit que dans leur sanctuaire. Ah ben ça alors, si on avait su ! Heureusement qu’Apple est là pour leur apprendre la vérité. Oui, oui, ils ont réussi à caser une énorme pub pour Apple au beau milieu de cet épisode. Bien évidemment, il ne leur faut pas longtemps à nos deux jeunes pour se mettre à coucher ensemble.

Au même moment, Langdon confronte Venable sur ses règles bien personnelles et sur son féminisme extrémiste ridicule : elle dit avoir reçu des ordres cryptés. Mouais, c’est facile tout ça. Langdon lui raconte la vie à l’extérieur et ça ne fait pas rêver : il a rencontré une jeune femme le suppliant de tuer un de ses enfants plein de tumeurs parce qu’elle n’en avait pas le courage elle-même. Pensez-vous que ce connard a tué l’enfant ? Oh non, il a laissé la femme dans sa misère de ne pas réussir à tuer son enfant en grande souffrance.

En revanche, il décide de sauver Coco dont on n’a pourtant pas vu la coopération, ce qui n’est pas du tout le choix de Venable. Pour sa coopération à elle, il lui demande de se déshabiller, histoire de sentir sa honte. C’est à peine terrifiant tout ça, mais elle a une sorte de cicatrice mystérieuse dans le dos. Ils sont stoppés par la servante – celle ayant trucidé les serpents dont plus personne ne semble se soucier désormais – qui apprend à Venable la relation entre le coiffeur et l’homme de cuir.

Persuadée qu’il s’agit de Langdon, Venable est sûre que les deux hommes se connaissaient avant et elle tente de torturer le coiffeur à coups de fouet… Ce qui n’a rien d’efficace, puisqu’en fait, il adore ça. Ouep, on aurait pu s’en douter avec la combinaison de cuir : il est très porté sado-maso apparemment.

Venable met fin à la torture et Langdon alors révèle que ce n’est pas lui qui a couché avec le coiffeur, et il le révèle à ce derneier de la meilleure des manières en le torturant bien plus efficacement que Venable : il lui apprend qu’il n’a pas du tout envie de coucher avec parce qu’il en a trop envie et que c’en est dégoûtant. Sympa. Il lui apprend aussi que sa grand-mère n’a pas du tout envie de le laisser en vie, et qu’elle n’a pas hésité à le balancer à Venable. La torture psychologique semble mille fois plus efficace.

De son côté, Coco s’en prend à la grand-mère, avec l’aide de Mallory, parce qu’elle en a marre de ne plus avoir de choix. La grand-mère n’en a rien à faire, de même qu’elle en a rien à faire de son petit-fils l’accusant d’avoir voulu le tuer. Elle veut survivre et le reste, elle s’en fout. Elle me fait bien rire : je sais qu’on est censé la détester, mais elle est en train de devenir progressivement mon personnage préféré avec ses idées d’un autre temps.

Alors qu’il est en pleine déprime, le coiffeur entend enfin le changement de chansons tant attendue dans le salon. Pourtant, il n’a pas le temps d’en profiter qu’il retrouve son homme de cuir. Il le suit pour une nouvelle sexcapade de bien courte durée : persuadé d’avoir affaire à Langdon, il utilise des ciseaux pour poignarder cet amant.

La porte derrière lui s’ouvre et révèle Langdon : comprenant son erreur, notre coiffeur regarde alors sa victime et découvre qu’il a… tué sa grand-mère. Tout cela n’a parfaitement aucun sens, pour changer. Au rayon des morts subites, nos adolescents sont surpris sans qu’on ne sache bien comment – enfin, on sait bien comment : il y a clairement des caméras dans leurs chambres, car ils ont vite su qu’il y avait des serpents dans la chambre d’Emily quand même. Ils sont immédiatement condamnés à mort par Venable, même si Emily révèle qu’ils savent que ce ne sont que les règles de Venable et pas des règles universelles.

Dans la chambre d’exécution, le jeune se rebelle toutefois au moment où il est censé mourir, n’hésitant pas à tirer sur la servante trucidant les serpents (non, vraiment, son nom n’a pas été donné une fois dans l’épisode, je lutte, vous n’avez pas idée !). Alors qu’il se fait maîtriser malgré tout, la servante se retire dans un couloir où nous découvrons que sa blessure par balle ne fait pas sortir du sang mais une sorte de substance visqueuse qui relance le suspense sur tout ça.

Ces cliffhangers sont quand même plutôt bons, alors vivement la semaine prochaine !

> Saison 8

The Purge – S01E03

Épisode 3 – The Urge to Purge – 18/20
La violence est encore en périphérie des personnages cette semaine, mais elle s’approche de plus en plus et on sent bien que l’on bascule dans la série d’horreur qu’on nous avait promis. Forcément, c’est déjà beaucoup plus plaisant comme ça, parce que ça correspond mieux aux attentes créées par les films. Il n’y a plus qu’à, maintenant !

> Saison 1


03

So do you notify HR about my promotion or… is that on me ?

Et voilà, je me félicite d’avoir plein de temps libre le mercredi, mais je me retrouve à regarder cet épisode tellement tard que paf, je le publie le jeudi, c’est malin. Au moins, ça m’a permis de le voir à la bougie et de faire un chouette selfie pour le Bingo Séries.

Cet épisode reprend sur le baiser entre Lila et Jenna, qui interrompt quand même les choses en annonçant qu’elle est enceinte. C’est sûr que ça fout un froid. Rick est un peu flippé quand il retrouve Jenna, parce qu’il a la légitime impression que Lila n’en a pas fini avec eux. Et ils sont vite convoqués par Mr Stanton, le père de Lila, ce qui nous fait penser qu’il a peut-être bien raison. On suit le deal financier et franchement, ce n’est pas trop ce que j’attendais de la série.

En même temps, il est intéressant de voir que la nuit de la Purge n’est pas utilisée uniquement pour sombrer dans l’horreur des meurtres : des marchés financiers, ça fait forcément partie de la violence symbolique d’une telle « fête ». Et c’est encore plus vrai quand pour célébrer le nouveau marché, on leur propose de tuer une victime de la Purge.

Bon, la victime est un ancien employé de Stanton qui l’a trahit, et il demande à Jenna et Rick de le tuer. Ceux-ci refusent, même si Rick prend le flingue et semble hésiter jusqu’à ce que Jenna l’arrête. En tout cas, une chose est sûre : Jenna regrette son choix de faire marché avec lui. Elle explique à Rick qu’elle refuse de prendre l’argent d’un meurtrier. Bon, ça aurait été bien d’y réfléchir avant franchement.

Stressée et en larmes, Jenna attire immédiatement l’attention de Lila. C’est original. Les deux disparaissent donc sous le nez de Rick qui était parti chercher un verre d’eau à sa femme pour qu’elle se calme.

Dans le bus, la gourou demande à Penelope de se lever pour faire un discours et remotiver les troupes après la mort de Melissa qui ne voulait plus aller au casse-pipe, comme c’est étrange. Et le pire, c’est qu’elle le fait comme si de rien n’était. Elle le vit pourtant mal Penelope, et cela l’enferme dans ses souvenirs où elle était une heureuse petite fille avec ses parents et Miguel.

Pas franchement passionnant comme manière de perdre du temps dans la nuit de cette purge. J’aurais vraiment aimé une nuit complète en série, tant qu’à faire, mais bon, l’idée est de nous apprendre que les parents de nos deux héros ont été arnaqués par le gouvernement pour participer à la Purge. Oui, bon, merci, on a vu The First Purge.

Ils sont des OMS, des sacrifiés de la première Purge par le gouvernement. Et ils se font tuer chez eux où ils pensaient être en sécurité, après avoir caché Penelope et Miguel dans un placard. Leur mère a le temps de dire qu’ils ne sont pas dans l’appartement, histoire de leur sauver la vie. Sympa…

Bon, au moins on avance dans le présent : Penelope est désignée d’office comme la prochaine à être sacrifiée. Et même si elle est clairement flippée, elle est résignée. Elle se laisse donc kidnapper par de fausses nonnes fluorescentes sans broncher, parce que c’est rigolo de se sacrifier apparemment.

De son côté, Miguel est toujours dans le bar avec le policier qui ne voulait pas lui parler et qui se met à parler histoire d’avoir quelque chose à gagner en échange de l’information que Miguel souhaite recevoir. Comme Miguel n’a rien qui intéresse le flic, il se met à demander à tout le monde des informations, puis est finalement emmené par le flic aux vidéos de surveillance de la rue. Et par chance, il connaît bien le bus et la secte que cherche Miguel. Il lui indique donc le chemin, sans souci.

En échange, il récupère la voiture de Miguel, celle qui vient de gagner et qu’il a abandonné dans la rue. Une nuit de Purge. Sans qu’elle ne se fasse détruire ? Mouais. Pete le flic est tellement pote avec Miguel en un rien de temps – ils ont tous les deux fait l’armée – qu’il lui envoie deux journalistes pour l’aider à arriver plus vite à l’endroit où sera son bus.

Ah ça pour y arriver, il y arrive : il croise le camion des « nonnes » à qui il demande le chemin du bus, n’ayant aucune idée qu’il laisse Pénélope lui filer sous le nez. C’est con. Il l’apprend quelques instants plus tard après un passage par le bus. J’avais espoir qu’il tue au moins la gourou dans sa frustration d’avoir raté Pénélope, mais même pas. La série est quand même bien gentille par rapport aux films je trouve, même s’il y avait un peu plus de violence cette semaine. Je sais que ce n’est que le début de la nuit et qu’il faut tenir toute la saison, mais quand même.

De son côté, Jane est heureuse d’annoncer que le marché financier est enfin conclu, lançant aussitôt la fête entre tous les employés. Beaucoup de champagne et une Alison très prête au flirt avec Mark… qui préfère tenter de convaincre Jane de lui donner une promotion. Celle-ci est plus inquiète du sort de son patron qui est en train de se jouer cela dit, et elle passe l’épisode à stresser.

Surtout quand David, le boss, l’appelle et va ouvrir sa porte d’entrée en vidéo. Finalement, il ne lui arrive rien et le suspense a beau être là, la culpabilité de Jane est un peu aberrante. Elle a eu du temps pour réfléchir à son projet en théorie. C’est seulement maintenant qu’elle semble prendre conscience de ce qu’elle fait. Quant à Mark et Alison, c’est sans surprise qu’ils s’isolent en-dehors de l’étage sécurisé pour coucher ensemble…

Alison en profite bien sûr pour tuer Mark, parce que c’est son droit. Jane aime vivre dangereusement, et sûrement qu’elle a conscience de ce qui risquait d’arriver, et c’est elle qui les retrouve, sans escorte, en-dehors de la zone sécurisée et sans purge. Alison est toute contente de savoir qu’elle aura sa promotion, mais Jane est plutôt horrifiée. Elle prend quand même le risque complétement fou de tourner le dos à Alison. Non mais JAMAIS, sérieusement !

Enfin, l’épisode se conclut sur une dernière intrigue, celle ouverte la semaine dernière avec l’étrange homme masqué qui s’introduit dans une maison pour sauver une pauvre femme en détresse de ses deux agresseurs. Bon, comme il est masqué, j’imagine que ce mystérieux sauveur est un personnage que l’on connaît déjà des films ? Je ne vois pas bien l’intérêt de nous cacher son identité autrement. Cela rajoute un peu d’action et deux meurtres au moins, même si ça reste assez périphérique.

> Saison 1