Les Bracelets rouges – S01E05-06

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur les épisodes 5 et 6 de l’adaptation française des Bracelets rouges.

05.jpgÉpisode 5 – 16/20
– De quoi j’ai l’air ?
– Hmm… malade ?

Je n’ai vraiment pas envie de voir ces deux derniers épisodes, parce qu’après il n’y en aura plus avant un moment (oui, la série est renouvelée pour une saison 2), mais bon, c’est un peu irrationnel comme réaction, alors je fais play et advienne que pourra.

L’épisode débute par une chimio pas bien glamour (forcément) de Clément. La série n’hésite pas à montrer le pire comme toujours. Certes, c’est toujours esthétique, on reste à la télévision, mais ils n’hésitent pas à montrer la fatigue et les envies de vomir de Clément. Cela fait une semaine qu’il a recommencé la chimio, et ça n’a pas fait fuir Roxane.

Clément passe l’épisode à croire en sa relation possible avec Roxane, à tout raconter de ses espoirs à Thomas. Plutôt que de lui dire la vérité, celui s’enfonce dans le non-dit.

Forcément, Roxane lui laisse son appareil photo et il découvre les photos des baisers.

Sarah est heureuse de pouvoir sortir pour une journée et elle recommence aussitôt à tomber dans ses plus mauvaises habitudes. Elle s’en prend avec humour à Medhi, qui est tout content de son plâtre et pavane dans l’hôpital. Il tombe ensuite sur la sœur jumelle de Roxane, Eliza, ravie de découvrir que personne ne sait qu’elle existe (bon, y a bien Thomas, mais bon).

Roxane a arrêté de manger et c’est bien pour ça que sa mère et sa sœur lui rendent visite. Pas facile du tout, tout ça. Les deux sœurs ne peuvent pas s’adresser la parole sans s’engueuler et ça finit par une fuite de Roxane. Elle se rend dans la chambre de Clément qui vient de découvrir la vérité sur Roxane et Thomas ; et il n’est pas au bout de ses peines. En bonne comédienne, Roxane fait comprendre à sa mère qu’elle n’en peut plus de l’hôpital car 1) on lui dit que sa mère est une mauvaise mère, 2) l’ambiance y est pourrie et 3) elle se fait des amis qui sont sur le point de mourir, ce qui ne risque pas de l’aider.

Et bien sûr, Clément entend tout ça, car il faisait semblant de dormir pour ne pas être confronté à Roxane. D’un coup, Roxane devient encore plus garce que Sarah, c’est assez fou.

Mehdi perd sa bonne humeur quand il retourne dans sa chambre et apprend qu’il a un problème plus grave, avec anévrisme. Par peur de s’énerver, Mehdi passe ensuite tout son temps à se calmer… mais il est plus énervé qu’autre chose en fait. Il faut gérer l’information, le temps d’hospitalisation et l’opération à venir.

Thomas « passe à la verticale » avec ses béquilles et déprime totalement. Il se confie plus ou moins à Victor, sans lui parler de Roxane pour autant, puis à Mehdi, qui a bien besoin d’une distraction de toute manière. D’une distraction, oui, d’un énervement de plus non. Or, c’est ce qu’il se passe quand Clément et Thomas s’énervent, au point que Thomas se fasse virer de la chambre par un Clément trop énervé pour tenter de le comprendre. Les meilleurs amis se déchirent donc. Ah les histoires d’adolescents.

L’homme qui draguait Nathalie la semaine dernière est de retour à l’hôpital parce qu’il « cherche son permis de conduire ». Mouais, ça sonne pas super crédible, mais ça lui permet de continuer à draguer Nathalie, en pause-café forcée par les infirmières. Elle aussi n’assume pas la vraie raison de sa visite et fait semblant de s’être foulée la cheville.

Comme elle est très pote avec l’une des infirmières, elle peut continuer sa mascarade un bon moment. Si ce n’est pas super crédible, c’est bien marrant. Elle tombe toutefois sur Aurore qui se plaint de l’absence de son mari et lui demande d’embrasser Côme. C’est l’occasion pour Nathalie de découvrir que Romain est apeuré par les enfants malades. Si elle décide de retourner auprès de Côme, elle laisse malgré tout son numéro à Romain.

Elle redemande conseil à son amie infirmière qui agit en excellente psychologue et lui conseille de profiter de la vie. L’un des conseils prodigués est de ne pas hésiter à sortir plus, et ça tombe bien, c’est précisément ce que lui propose Aurore en fin d’épisode, pour changer de la pause cigarette.

Sarah a donc pu sortir de l’hôpital et veut reprendre sa vie normale, mais ça n’est pas simple après autant de temps à l’hôpital. Elle est invitée à l’anniversaire de Pauline, une autre peste de sa classe, pour reprendre les mots de son père. Celle-ci sort avec Lucas, qui était a priori censé finir avec Sarah. Ah, les histoires d’adolescents.

Du coup, Sarah passe une journée de merde et hésite à envoyer un SMS à Mehdi. Heureusement pour elle, « la Vessie » passe par là pour promener son chien. Si elle commence par le casser pour faire bonne figure, elle finit par bien s’entendre avec et le remercier enfin d’être venue la voir. Le minimum syndical quoi. Par la suite, Pauline s’attaque verbalement à elle, provoquant Sarah un peu trop – et Sarah n’a rien perdu de sa verve.

Tout cela finit par un combat entre les deux filles qui en viennent aux mains pour le plus grand plaisir des autres adolescents. Bon, les adolescents paraissent drôlement débiles dans cet épisode, et surtout Sarah qui part ensuite en vrille avec son père à se plaindre d’histoires minables de collégiens, alors que son père a tout fait pour qu’elle passe une journée agréable.

Elle se fait enfin recadrer par son père, et il était temps. Elle demande tout de même à passer acheter un cadeau à Mehdi. Celui-ci lui apprend la vérité sur son anévrisme et ils sont sacrément mignons ensemble. Roxane vient leur apprendre que sa mère a réussi à la faire sortir et découvre tout ce qu’il s’est passé avec Clément.

Aurore remet en question tout son couple quand elle voit son mari une fois de plus absent à une réunion avec un psychologue pour les parents d’enfants malades. Dur. Du coup, elle le largue par téléphone, ne supportant plus la situation. Son mari ? Il est sur le parking de l’hôpital.

Elle n’abandonne pas Thomas pour autant, mais elle n’a pas le temps de lui dire quoique ce soit qu’il fond en larmes dans ses bras. Ah, je me disais bien que cet épisode s’était passé trop simplement et sans larmes. Pendant ce temps, Clément finit par virer Roxane de sa chambre, Romain par découvrir la vérité sur Nathalie en retrouvant au passage son permis.

S’il y avait quelques facilités scénaristiques dans l’épisode, notamment sur cette dernière phrase, les personnages et les situations sont tellement bien installés que les sentiments reprennent vite le dessus. Bref, la série marque toujours des points avec des situations prenantes. C’est dramatisé à l’excès par moment, surtout dans les histoires adolescentes, mais ça reste une série, donc ça n’a rien d’étonnant – par contre, c’est sacrément détonnant ce mélange d’humour et de tristesse ; ce n’est pas sans rappeler This is us par moment (en un peu moins bon dans cet épisode, en bien meilleur dans d’autres).

06.jpgÉpisode 6 – 20/20
Après tout, la mort c’est bête non ?

Et voilà, le dernier épisode de la saison, moment quelque peu redouté mais par lequel il faut bien passer. C’est l’épisode des complications, avec un Clément au t-shirt banane qui tourne littéralement le dos à Thomas et refuse de lui parler. Thomas l’informe quand même du départ de Roxane le lendemain.

Roxane est ravie d’être à 24h de sortir, mais sa santé n’est pas vraiment au point. Clément vient la confronter et il n’est pas rassuré par ses explications.

Mehdi retombe sur Eliza, la sœur de Roxane. Certes, il ne connaît rien sur la vie de Roxane, mais il explique assez bien à celle-ci que la réciproque est vraie aussi. J’ai adoré cette scène et je regrette que la sœur de Roxane ne soit pas venue plus tôt dans la série, car elle rend bien plus intéressante l’intrigue autour de celle-ci et permet de mieux envisager l’anorexie. Je ne dis pas que la série fait le meilleur travail de représentation possible, mais en tout cas, il est certain qu’elle fait énormément par rapport à ce qu’on a l’habitude de voir à la télévision. Et c’est déjà ça. Malheureusement, Roxane les voit parler ensemble, ce qui accentue sa méfiance et sa paranoïa envers le reste de ses amis.

De son côté, Thomas doit envisager maintenant le passage à la prothèse. Il est à deux semaines de récupérer sa deuxième jambe, et son père finit par arriver. Il serait temps. Il serait temps aussi que je comprenne que Victor est kiné. C’était pourtant évident que ce n’était pas qu’un infirmier, quel boulet je fais. Bref, Yves apprend à son fils qu’il se sépare d’Aurore, et ça déprime quelque peu Thomas – qui aura au moins la meilleure prothèse possible.

Malgré la séparation, Aurore n’abandonne pas l’hôpital, ni Thomas, parce qu’elle est juste assez géniale comme ça. Elle lui doit une explication, difficile à lui expliquer sans le faire culpabiliser. Du coup, il lui en veut de son manque d’explications et les choses sont loin d’être sympa pour lui.

Sarah et Mehdi se demandent s’ils doivent dénoncer Roxane pour le poids qu’elle met dans les cheveux. Ils en parlent à Thomas qui est plus préoccupé par ses dramas personnels que par la santé de Roxane, surtout que si elle le cache à ses médecins, ce n’est pas pour rien.

Le couple Sarah/Mehdi est loin de se laisser abattre et choisi de trouver un moyen de remotiver également Clément dans son combat face à la maladie.

Il faut dire que Clément en arrive à un tel degré d’énervement qu’il s’en prend ensuite à Victor. Ce dernier fait ce qu’il faut pour convaincre son patient de recommencer à vivre, quitte à ce que cela passe par des engueulades avec les autres.

Thomas se confie à Côme, perdu de tout ce qu’il passe. Roxane débarque et les ex se parlent, principalement d’Aurore, qui est vite un bon prétexte pour parler de leurs relations à eux. Le rapprochement est évident, mais bien sûr, Mehdi les interrompt pour leur proposer de se rendre à la soirée d’adieu organisée pour Roxane.

La soirée se fait dans la cafétéria, et Sarah gère dans l’organisation de la soirée d’adieu, avec un « action ou vérité ». Cela commence de manière drôle avec Sarah & Clément, de manière plus problématique entre Clément et Roxane puisqu’il lui pose une question sur Thomas, mais heureusement, il y a Roxane et Thomas pour forcer Sarah et Mehdi à s’embrasser. D’un coup, l’ambiance est rétablie.

C’est clairement la meilleure scène de l’épisode, car il était top de voir les Bracelets rouges enfin tous réunis dans la même pièce pour simplement déconner entre amis, malgré les tensions. C’est là que la série est à son meilleur, avec des dialogues fluides et des dynamiques de groupe bien marquées. Si vous suivez les critiques du blog, vous savez que c’est le genre de choses que j’adore dans les séries, et l’ensemble de la scène d’action ou vérité, qui occupe un bon moment de l’épisode, permet de s’attacher simplement à l’ensemble du groupe très rapidement. Leur amitié paraît sincère, et les comédiens sont aussi meilleurs que dans les premiers épisodes, probablement parce qu’ils ont appris à se connaître.

Quant aux réponses, elles abordent des sujets intéressants, avec des questions préparées à Sarah abordant beaucoup le sujet de la mort et une improvisation qui tourne souvent autour de sujets sexuels. On y découvre que Roxane pense que Sarah sera la première à mourir – même si elle pense clairement que c’est elle-même qui sera la première à y passer. Le problème, c’est que l’avouer serait reconnaître qu’elle est malade. L’action ou vérité se termine d’ailleurs sur Sarah tentant de forcer Roxane à manger trois chips, ce qu’elle refuse catégoriquement de faire.

Cela marque un terme à la soirée en faisant flipper tout le monde.

J’ai beaucoup aimé également voir Nathalie et Aurore sympathiser dans un bar autour de mojitos. C’est le genre de scènes extrêmement simples et vues dans de nombreuses séries, mais ça change totalement de l’ambiance habituelle de la série. Cela fait regretter un départ possible d’Aurore et nous attache encore plus à Nathalie, qui accepte de se séparer de son téléphone.

Je suis totalement pour l’idée de laisser son portable de côté, surtout dans le cadre d’un bar avec une amie comme ça ; mais de là à le laisser à un inconnu, faudrait voir à pas abuser : elles ont un mode silencieux et un sac à main chacune quand même. M’enfin bon, la confiance règne dans cette série. Elles se racontent leurs vies et leurs galères, ça fonctionne super bien.

Elles passent apparemment la nuit à discuter et finissent face à la mer (interdiction de chanter !) où Nathalie reçoit un message de Romain. La saison se conclue ainsi du côté des adultes, et c’est dommage, car j’aurais aimé en avoir encore plus ; mais bon, il faut savoir faire avec qu’on a. Et on a encore beaucoup du côté des ados.

Après la soirée dans la cafétéria, Thomas balance Roxane à son médecin. Malheureusement, le poids dans ses cheveux ne change rien : elle était loin d’être idiote et l’avait bien compris dès le premier chignon de Roxane. Forcément.

Clément, lui, s’excuse auprès de Roxane pour son comportement abruti et pour lui dire qu’il s’inquiète pour elle, pour sa maladie clairement non résolue. Des deux, c’est donc bien Clément qui a la bonne méthode pour la faire rester. Ces excuses de Clément sur la manière dont il l’a traitée car elle lui avait préféré Thomas sont un déclic pour Roxane.

Après la soirée, Sarah, elle, rentre dans sa chambre et s’effondre après avoir embrassé Côme pour lui dire bonne nuit. Cela permet aux médecins de comprendre ce qu’elle a et d’envisager le lendemain une opération du cœur… qui passe par un arrêt cardiaque obligatoire. L’angoisse est totale et il n’y a aucun temps à perdre : le médecin propose carrément d’opérer dans deux heures.

Sarah ne dit au revoir à personne, même si elle parvient à communiquer à Roxane ses excuses pour le bol de chips par l’intermédiaire d’un infirmier. Celui-ci refuse en revanche d’entendre le message qu’elle a pour Mehdi, parce qu’elle pourra bien lui dire à son réveil.

Le lendemain, Roxane continue ses calculs mentaux pour savoir combien de calories dépenser. Elle révèle le poids de 500 grammes à son médecin. Elle décide ainsi de rester. Alors que Clément s’explique auprès de Thomas, elle leur annonce la bonne nouvelle. Les deux amis comprennent qu’ils vont se battre pour elle. Difficile de s’y attacher vraiment quand on veut juste savoir pour Sarah. Heureusement, celle-ci se réveille après son opération et se sent en vie… ou pas. Elle est dans le coma et voit Côme, alors qu’elle est en arrêt cardiaque au bloc. Heure du décès : 9h33.

Pendant ce temps, Mehdi soutient le père de Sarah comme il peut, en lui parlant de l’avenir qu’il envisage pour et avec elle, maintenant qu’ils sont inséparables malgré leur incompatibilité première évidente. Tu parles. La fin de saison voit le père de Sarah apprendre la mort de sa fille, en même temps que Mehdi, qui passe sans un mot le message au reste du groupe. Et d’un coup, on comprend pourquoi il s’agit d’un épisode moins de dix ans.

D’un coup, ça paraît bien stupide qu’ils soient inséparables, Sarah et Mehdi. Sarah a fait ses adieux à Côme et la saison se conclue sur un montage bien badant de l’ensemble du groupe des Bracelets rouges, de sa constitution, de ses bons moments passés ensemble. Six épisodes et nous sommes déjà bien attachés à ce groupe, six épisodes et nous sommes dégoutés de voir partir une Sarah qu’on détestait pourtant au premier abord.

J’aurais vraiment aimé qu’ils décident de garder Sarah en vie, car c’est vraiment un personnage qui apportait énormément à la série et aux Bracelets rouges. Le but des deux épisodes était d’ailleurs d’en faire un personnage vraiment central, pour mieux la retirer ensuite. Mission réussie.

Quand on s’engage dans ce genre de série, c’est pour le meilleur et pour le pire. Cette première saison des Bracelets rouges s’achève en marquant un grand coup qui promet de changer totalement l’univers de la série pour sa saison 2 (de huit épisodes). Difficile de ne pas être triste de voir la série quitter l’antenne, parce que franchement, on aurait bien besoin de la suite immédiatement – quoique, avoir le temps de digérer aide peut-être.

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07.jpg

Here and Now – S01E02

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 2 de la première saison d’Here and Now.

02.jpgÉpisode 2 – It’s Coming – 17/20
Dareh miyad.

Vous ne rêvez pas, on est lundi et j’ai déjà vu l’épisode. Tout finit par arriver, voilà tout. On reprend sur les parents en train de s’engueuler dans la salle d’attente du psy, principalement autour de l’histoire familiale inconnue de Ramon. Dans la pièce d’à côté, Ramon est honnête avec son psy à propos de sa mère, lui avouant au passage qu’il a entendu la femme lui parler dans une autre langue. Le psy, Farid « Fred », change rapidement de sujet.

Farid lui conseille d’arrêter la drogue et de dormir. Merci, on s’en serait douté sans lui. Malgré cette séance de psy qui tourne en rond et ne mène nulle part, Ramon se sent choisi et en parle à ses parents.

Greg, le père, va chez l’ophtalmo et apprend qu’il risque d’avoir une cataracte. Il doit se faire opérer dès que son assurance lui permettra, et ça le fait flipper pour le reste de l’épisode, plus que la condition de son fils. On découvre au passage que le couple fait l’amour tous les mercredis, mais pas celui-ci, parce qu’Audrey a trop peur pour Ramon. Et malgré tout, je ne peux toujours pas la piffrer, avec sa volonté de bien faire qui est juste épuisante et vouée à l’échec. Pour une psy, elle est franchement pas très maline.

De son côté, Kristen est en cours et a très clairement une MST. Que cela ne nous détourne pas toutefois du cours sur la Scarlett Letter, La Lettre écarlate. Grand classique de la littérature américaine, il permet surtout d’assister cours sur tout un tas de sujets intéressants qui en montrent l’actualité. Si le littéraire en moi aime voir les classiques rétablis pour ce qu’ils sont, la scène est surtout comique tant ça paraît mal écrit. Un enfant comprendrait vite que c’est surtout une excuse afin que les scénaristes déballent un gros débat féministe/raciste/tous les sujets polémiques qu’on peut caser dans un débat de société aujourd’hui.

Et c’est là que la série perd ses points : c’est trop gros. Toutes les intrigues proposées le sont pour créer le débat, hormis celle de Ramon (et encore, c’est discutable, vu qu’il est gay et se drogue, ça permet aussi des débats). On a vite compris que la série était ouverte d’esprit, et en faire trop sur le sujet finit par la desservir, car elle ressemble à une parodie. Mais bon.

En début d’épisode, Duc et Ashley passent encore tout leur temps ensemble, s’inquiétant pour Ramon plus que pour la dépression de leur père. Ils décident de l’inviter à dîner, juste pour passer du temps avec lui, mais ça ne se fait finalement pas, car il ne leur répond pas.

Ramon dérange décidément la sexualité de tout le monde dans l’épisode, car Ashley s’arrête aussi  de coucher avec son mari quand Kristen l’appelle. Juste au cas où ce soit à propos de Ramon, mais c’est à propos de sa MST.

Ashley accepte de s’occuper d’elle, car c’est à ça que servent les grandes sœurs. Quant à cette intrigue, elle sert à rapporter d’autres problématiques sociétales, avec l’avortement et les extrémistes « pro-life ». Bien sûr, Kristen perd sa patience avec eux et agresse physiquement l’un de ses agresseurs. Oui, ça fait plaisir à voir, mais non, ça ne se passe pas bien puisqu’elles sont arrêtées.

Continuant à dérouler la liste de tous les clichés sociétaux possibles, cette arrestation est suivie en détail, avec la création du dossier judiciaire de Kristen, mais aussi d’Ashley (qui n’a absolument rien fait). Si la policière (qui ressemble énormément à Holliday Grainger ; mais celle-ci n’était pas dans le générique, donc ça ne doit pas être elle) est super sympa avec Kristen qui prend tout à la rigolade, elle se montre ainsi hyper froide avec Ashley. Bref, on nous parle du racisme banalisé, envers Ashley qui se sent agressée alors qu’elle n’a rien fait.

Toute cette intrigue ne mène de toute façon nulle part car l’homme ne porte plainte, étant lui-même dans la merde judiciairement parlant pour avoir été présent sur les lieux alors qu’il n’avait légalement pas le droit. Kristen espère donc s’en tirer sans souci, mais c’est sans compter sur Ashley qui la force à tout raconter à leur mère.

Kristen finit donc par se confier à Audrey, qui est limite heureuse de savoir que sa fille s’est fait arrêter comme ses deux parents avant elle, mais qui trouve tout de même triste le fait qu’elle ait chopé la chlamydia. Oui, normal.

Ashley, elle, avoue avoir menti à Malcolm le soir de l’anniversaire de son père, en racontant qu’elle a ramené un mannequin à la fête ; et que c’est lui qui a refilé la MST à sa sœur. La scène d’explications entre Ashley et Malcolm est intéressante, surtout parce qu’il est évident que les deux s’aiment. Ce n’était pas gagné avec l’épisode précédent où Ashley était surtout centrée sur elle-même. Si Malcolm a du mal à lui pardonner, c’est surtout parce qu’il aimerait bien avoir l’occasion de s’éclater avec elle lui aussi. Bref, la drogue est banalisée dans cette famille, ce n’est pas nouveau. Quant à Ashley, elle décide d’arrêter de porter une perruque suite à son arrestation, encore traumatisée parce que lui a fait vivre la policière.

Pendant ce temps, Ramon continue de bosser sur ses jeux vidéos, car c’est là son boulot, et de coucher avec son mec, Henry. Il lui révèle un passé compliqué avec les ombres : quand il était bébé, Ramon se sentait poursuivi par les ombres. Oui, oui, normal, tu ne fais pas du tout flipper à raconter ça comme ça. Ramon se demande bien pourquoi son tout nouveau mec est si compréhensif avec lui, parce que c’est clair qu’il est tellement instable que ça donne plutôt envie de prendre ses jambes à son cou. Oui, mais Henry dit sentir le besoin d’être là. OK, OK.

Dans tout ça, ils passent leur épisode à poil, sauf quand ils ont les pieds dans l’eau, au pied d’une cascade, et que ça aurait une certaine logique qu’ils le soient. Si la scène est magnifique, elle ne sert franchement qu’à planter un sublime décor. Ramon et Henry finissent ainsi l’épisode à la belle étoile. Les rencards continuent, quoi, et Ramon est totalement sous le charme, à faire la liste de ses qualités avant de lui demander des défauts. C’est à ce moment-là qu’il apprend qu’une réunion de famille se prépare dans son dos pour savoir comment se comporter avec lui. Bien sûr, c’est Kristen qui l’en informe, parce que leur mère se comporte une fois de plus n’importe comment.

D’ailleurs, Audrey a aussi sa sous-intrigue perso parfaitement inintéressante dans le lycée de sa fille où un club pro-« race blanche » essaye de voir le jour. Si j’aime bien son intervention et ses explications sur les phrases commençant par « Je me sens » (un très grand classique des séries !), j’ai trouvé la scène grossière et beaucoup trop expéditive (pourtant, elle occupe un certain temps de l’épisode). Pas très intéressant.

Duc aussi n’était pas super intéressant cette semaine, alors qu’il y a du potentiel avec le personnage. Il obtient l’accord de publication de son livre, mais seulement si son père fait l’intro et accepte une nouvelle édition de son livre trentenaire. Bien sûr, en fin d’épisode, il n’en parle pas une seule seconde à son père.

En parallèle, on découvre aussi qu’il est le fils d’une prostituée et a souvenir de son enfance où il voyait sa mère coucher avec tout un tas d’hommes. Sa sexualité a lui en prend un coup : il couche avec tout un tas de femmes, mais fuit les relations sérieuses. On est loin de ce que sous-entendait Ashley dans le premier épisode où je pensais naïvement qu’il attendait le mariage – mais bon, la série n’a rien de conservateur, c’est noté.

Enfin, on termine le tour de cette famille avec Greg qui pète un câble sur ses étudiants, pour changer. C’est rigolo plus qu’autre chose, même si j’aurais pu m’en passer aussi. Il reprend le rôle de Simon pour sa prostituée ensuite, celle-ci s’appelant Famiko. Il l’appelle pendant qu’il fait nettoyer sa voiture, mais c’est à peu près tout. On notera tout de même que les nettoyeurs de sa voiture trouvent son sextoy et le mette dans la boîte à gants, ce qui aura forcément un impact dans la suite de la série.

On suit également la vie de famille du psy qui révèle être né le 11/11 et être curieux de comprendre comment son patient a su des infos sur lui (mais bon, à l’ère d’Internet, tout va bien). Il a aussi un fils, Navid, qui décide de devenir femme, et musulmane au passage. Oui, on continue de dérouler la liste de tous les sujets qui prêtent à débat. J’ai peur qu’à en faire autant, la série finisse par s’enterrer d’elle-même. Si c’est bien d’aborder tous ces sujets, c’est vraiment caricatural et pas très approfondi dans cet épisode. Finalement, ça ne donne pas envie de s’y intéresser plus qu’autre chose, surtout que quand c’est approfondi, ça paraît tout de même bâclé (il n’y a qu’à voir la thérapie de groupe d’Audrey).

Du coup, je me suis plus attaché aux tensions dans le couple de Farid, sa femme paraissant quand même extrêmement géniale. Farid, lui, se renseigne sur les « esprits poreux », de la même manière que Greg s’intéresse au « 11-11 » sur internet.

En fin d’épisode, Greg est hanté à son tour par ces nombres et décide d’aller à l’encontre de son GPS. Mouais, il faudra voir où ça mène. Ah, et bien sûr, la réunion familiale promise en cours d’épisode a bien lieu, avec Ramon qui se pointe en milieu et répète le discours proposé par Henry dans l’épisode : il ne veut pas aborder sa possible maladie par la peur. Intéressant angle d’approche pour cette intrigue.

En définitive, cet épisode dure une heure, et c’est long. C’est long, certes, mais il y a tellement d’intrigues qui se déroulent en parallèle que j’ai eu l’impression de voir deux épisodes, et ça, c’est plutôt bienvenue. Si la note est excellente, c’est parce que le casting est engageant et que les personnages ont tous de quoi porter une série sur leurs épaules, que je les aime ou non. Du coup, j’étais accroché tout du long. En revanche, j’espère que la série va vite s’arrêter ses pseudo-messages politiques sur les sujets qui prêtent à débat dans la société d’aujourd’hui. Pour l’instant, ce n’est pas réussi et ça plombe la série avec des solutions expéditives ou des clichés mal venus.

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Counterpart – S01E05

Spoilers

Ci-dessous ma critique du 5e épisode de la première saison de Counterpart.

05.jpgÉpisode 5 – Shaking the Tree – 14/20
There are no side. We all go to the same hell.

Frankie a eu la merveilleuse idée de me prévenir qu’elle trouvait les épisodes de la série dès le dimanche, et ça m’a motivé à voir l’épisode en avance, surtout que je n’ai rien à voir le dimanche. En plus, j’en ai profité pour me valider le point 7 du Bingo, qui était pour moi de voir un épisode le même jour qu’un participant. Pratique.

L’épisode débute par le passage de la douane par des gens que l’on ne connaît pas, et notamment un jeune homme en costard, une rousse au look badass et un geek à lunettes. Tous les trois sont vraiment des clichés dans leur genre et travaillent pour l’ambassade.

Les trois s’installent dans un appartement gentiment fourni par un logeur qui se fait tuer au passage. Drôle d’introduction tout de même, mais ces nouveaux personnages ont l’air intéressants et ne plaisantent clairement pas.

Alt-Howard joue avec l’ami d’Howard et est à deux doigts de gagner, quand il comprend qu’il est censé perdre et fait en sorte de perdre. Toujours aucun intérêt, ma foi, mais je ne le sens pas cet ami. Plus tard, à l’hôpital, il demande justement à voir Emily, ce qui éveille les soupçons d’Alt-Howard. Celui-ci s’était rendu la voir, conformément à la demande d’Howard. Il suit son « ami » chez lui.

Dès qu’il en a l’occasion, il s’infiltre dans l’appartement, pour voir s’il est qui il prétend être. Comme il trouve un sac avec de l’argent et une arme, il est à peu près sûr que j’avais raison de ne pas lui faire confiance.

Alt-Howard agresse l’homme qui révèle tout simplement avoir une liaison avec Emily. C’en est presque trop simple.

Alors qu’il ouvre sa boucherie, l’ami d’Alt-Howard reçoit une visite de la copine de Baldwin (celle qui l’a laissé pour morte après avoir couché avec, ouais). Il dévoile un peu plus d’informations : les personnes travaillant avec Alexander Pope font partie d’une « école ».

L’amie de Baldwin se rend ensuite auprès du trio de la scène d’introduction, à qui elle confie de nouvelles identités avant la mort des personnes dont ils doivent prendre la place.

Quayle revient au bureau le samedi, accompagné d’hommes qui fouillent tout : il souhaite trouver qui est la taupe. Il en informe son collègue, Mausi, plutôt que de le soupçonner. Cela lui permet d’être emmené auprès d’Alice, une secrétaire de l’autre côté qui a traversé et est désormais installée dans ce monde-là. À coup de thé de contrebande, elle révèle à Mausi qu’elle avait forcément raison, et Quayle est à peu près aussi paumé que moi, alors c’est rassurant.

Il est de nouveau question de l’école, en d’autres termes qui permettent de tout comprendre : des enfants de l’autre côté sont entraînés à devenir des assassins, avant d’intégrer notre monde comme des agents dormants. C’est donc le cas de Baldwin, de sa pote, mais aussi des trois inconnus vus en début d’épisode.

Quant à la taupe, elle est nommée Shadow : elle est en poste à un niveau important de l’organisation suite à une place vacante, dont la vacance a été provoquée par l’autre côté. Alt-Alice vit avec son mari, mais aussi avec Alice.

Pendant ce temps, Howard essaye de recontacter Anna, mais il tombe sur son copain qui lui claque la porte au nez. Rigolo. Comme en sortant de chez elle, il croise un homme promenant son chien, il me valide un autre point du Bingo Séries. En fait, cet homme est un homme de main d’Alexander Pope qui vient se présenter à Howard et lui dire de ne pas faire confiance à Alt-Emily, quand nous, c’est à lui qu’on ne fait pas confiance.

Il demande à Alt-Emily des informations sur Alexander Pope, et elle lui révèle qu’il est à l’origine de la tentative d’assassinat dont elle vient tout juste de réchapper il y a un épisode. Bon, Howard lui révèle donc que Lambert a attiré la méfiance d’Alt-Howard, et elle comprend que toute l’ambassade n’est pas aussi sécurisée qu’elle voudrait bien le croire.

Elle l’emmène ensuite dans un centre commercial désert, et l’on découvre que 7% de la population mondiale a disparu suite à une épidémie de grippe. Et c’est pour ça qu’ils sont tous cinglés côté hygiène. Alt-Emily lui confie une mission, une information à récupérer sur Lambert auprès d’un homme étant content d’avoir couché avec la même femme des deux côtés.

L’homme s’appelle Edgar et il fournit une adresse à Howard et Alt-Emily. Ceux-ci rentrent ensemble et se séparent sur le pas de la porte tels des adolescents, remettant au lendemain l’exploration de cette piste. Quand il rentre chez lui, il tombe sur Anna qui souhaite comprendre son récent comportement. Howard fait tout pour ruiner la vie d’Alt-Howard, quoi, essayant d’instaurer une vraie relation avc Anna.

Pendant ce temps, Alt-Howard se rend auprès d’Emily, à qui il dit être déçu d’avoir découvert sa relation extra-conjugale de dix mois. Bon, il est quand même content d’avoir trouvé son sac avec les dossiers, le flingue et l’argent. Ceci explique cela. Oh, et Baldwin fait ce qu’elle peut pour se sentir de nouveau en sécurité et trouver de la nourriture. Elle est aidée par une serveuse de bar qui lui offre de la soupe, s’inquiétant apparemment pour elle. Elle se renseigne aussi sur ce que fait sa copine avec le trio d’assassins de l’école.

Bon. À part Emily qui trompe son mari, l’information sur l’existence de l’école et à la rigueur sur Shadow, cet épisode n’avait absolument rien à nous proposer. 53 longues minutes pendant lesquelles je me suis ennuyé plus que d’habitude. Je sais que la série prend son temps, ce n’est pas nouveau, mais il faudrait voir à ne pas abuser. Je prends avec plaisir les miettes d’intrigues fournies cependant, car elles éclairent les premiers épisodes et nous donnent des pistes de ce qu’il faut attendre pour la suite. Seulement, ça devient lassant de toujours attendre.

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Arrow – S02E12-13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 12 & 13 de la deuxième saison d’Arrow.

12.jpgÉpisode 12 – Tremors – 15/20
You want me to run against Sebastian Blood.

Après deux semaines d’interruption, il est largement temps que je reprenne mon visionnage de la série. Ce n’est pas que je n’avais pas envie de m’y remettre, mais vraiment que je manquais de temps pour enchaîner les épisodes. Du coup, je suis bien heureux de recommencer le visionnage de cette saison, surtout que la série commençait à me manquer. Si, si, pour de vrai.

L’épisode débute par un nouveau prisonnier dans la prison de la ville qui n’hésite pas à infiltrer des armes dans celle-ci pour laisser Ben Turner s’échapper. Ben Turner ? Une sorte de Wolverine. Il est embauché par un riche de la ville qui l’a fait s’échapper pour récupérer un objet pouvant tuer jusqu’à 1 000 hommes.

Oliver se charge de l’entraînement de Roy dans un entrepôt, comme prévu et cela consiste comme on pouvait s’y attendre à un bol d’eau et quelques histoires de l’île, notamment celle qui nous explique ce qui est arrivé à l’œil de Slade, lui aussi infecté par le Mirakuru et lui aussi devenu cinglé à cause de cela.

Clairement, Roy en a marre de l’entraînement et demande rapidement à pouvoir se barrer. Arrow accepte de l’emmener avec lui en mission… chez les Merlyn ! C’est en effet là que Felicity situe Ben Turner. Cela permet de faire un petit clin d’œil à Tommy, mais aussi de laisser Roy perdre le contrôle de son pouvoir une fois de plus.

Et à cause de ça, Turner parvient à s’enfuir avec un prototype de la machine pouvant provoquer de petits tremblements de terre de rien du tout, comme en fin de saison précédente.

Au manoir des Queen, Thea passe son temps allongée sur un canapé à ne rien faire. C’est ce que tout le monde fait de ses journées à son âge. Moira se rend à un dîner avec Walter, mais elle se rend compte que ce n’est pas du tout un dîner romantique comme elle l’espérait. Non, c’est politique : Walter et son associé aimeraient voir Moira tenter de se présenter au poste que Sebastian Blood vise lui aussi.

Elle trouve la blague aussi drôle que n’importe qui, mais après tout la réalité a prouvé bien après que Trump pouvait être élu président, alors Moira comme maire, ça passe. Et ce n’est pas Thea qui dira le contraire avec pas moins de deux scènes où elle arrive à convaincre sa mère d’assurer une campagne.

Après sa petite mission et perte de contrôle chez les Merlyn, Roy se rend auprès de Thea pour lui dire de quitter la ville aussi vite que possible. Il est en perte de contrôle totale et s’en prend ensuite à Arrow. L’acteur est bien plus doué que prévu à se montrer complétement possédé par une rage destructrice, j’ai beaucoup aimé son jeu. Il s’en prend à Arrow et décide de faire cavalier seul pour le reste de l’épisode (ou pas).

Laurel reçoit une visite de son père, à qui elle manque. C’est tout à fait angoissant, mais ça semble au contraire l’aider à aller mieux. Elle accepte de dîner avec son père le lendemain, puisque celui l’y force un peu. Le problème, c’est que celui-ci l’emmène en fait à une réunion d’alcooliques anonymes. Elle pète un câble et s’enfuit.

Le lendemain, elle a un entretien d’embauche avec Joana, son ancienne collègue. L’entretien d’embauche tourne court : Laurel ne peut être embauchée puisqu’elle est sous enquête de la part du barreau pour incapacité à exercer à cause de ses addictions. C’est con.

Sans trop de surprises, elle se rend au Verdant pour se souler, ce qui permet à Thea et Oliver de s’occuper d’elle. Ce dernier appelle Sara pour la convaincre de revenir en ville (bon, on nous laisse un vieux suspens sur l’identité de qui il appelle, mais bon, j’en ai vu d’autres), surtout qu’il faut qu’il se dépêche de se rendre en ville pour empêcher Turner de vendre le prototype à son acheteur.

Il arrive à temps pour se faire charcuter le dos par Turner, et c’est Roy, sorti de nulle part, qui parvient à le sauver. Dans le feu de l’action, Arrow se sent forcé de révéler sa vraie identité à Roy. Ce dernier découvre le secret de son beau-frère et ça suffit à le faire redescendre sur Terre, alléluia. Moins rageux, il se contrôle et réussit à empêcher la destruction d’une nouvelle partie de la ville.

Tant mieux : cela aurait probablement ruiné le plan de Moira. Celle-ci accepte en effet la campagne pour être maire, mais elle demande malgré tout à Walter de s’occuper de son obstétricien qui connaît la vérité sur la paternité de Thea. Et donc Walter aussi.

Turner se retrouve de nouveau en prison, où il est contacté par Waller pour réduire sa condamnation et intégrer une équipe qui fait clairement référence aux comics que je n’ai pas lus. La fin d’épisode voit Roy rencontrer Felicity et Dig. Ce n’était pas assez pour me donner envie de continuer tout de suite à regagder la suite. Du coup, j’ai préféré voir Laurel rentrer chez elle et tomber (littéralement) sur Sara. Alléluia, ça devrait être déjà plus intéressant maintenant qu’elle est de retour.

Du coup, il y avait deux grosses intrigues : Roy et Laurel. L’une comme l’autre m’intéressent énormément puisqu’elles se concentrent sur des personnages que j’apprécie. Malheureusement, ça ne m’a pas accroché autant que j’espérais, peut-être parce que tout ce qui concerne Turner était trop écrit sur le mode procédural pour moi.

En flashback sur l’île, Sara et Oliver continuent de chercher Slade sur l’île. Ils se rendent dans une grotte où Slade utilise une craie pour calculer (oui, il est devenu capable de faire ça) les coordonnées nécessaires à faire exploser le bateau d’Ivo. Sara et Oliver le retrouvent à temps, mais Slade n’est pas en état de les écouter. Oliver parvient heureusement à le convaincre d’abandonner sa revanche : ils ont besoin du bateau pour rentrer chez eux et pour que Slade revoit son fils. Grâce à Oliver, il parvient finalement à calmer sa haine. Merveilleux.

Toute cette histoire pourrait être intéressante si Oliver n’avait pas déjà raconté la fin à Roy, à Dig et à Felicity : c’est en fait à chaque fois une scène introduisant le flashback en nous racontant une partie du passé.

13.jpgÉpisode 13 – Heir to the Demon – 17/20
– I wasn’t trying to be a bitch.
– Title of your autobiography

Tout débute par l’arrivée à l’aéroport de Nyssa Raatko, une femme avec un passeport tout droit venue de Chine qui ne contient même pas son adresse (c’est pas que je fasse une obsession avec le Bingo, mais un peu). De toute manière, ça vaut mieux pour elle : elle fait clairement partie de la Ligue des Assassins.

De son côté, Laurel est hospitalisée, la bonne blague ! Je m’attendais à plus intéressant, j’espérais voir Sara avec elle, mais non, elle est avec ses deux parents. Elle se confie à son père et lui avoue avoir vu Sara. Du coup, Quentin s’énerve et appelle aussitôt Arrow pour voir sa fille.

Il la voit dix secondes à peu près, un peu comme Oliver, Dig & Felicity. Ce n’est pas bien palpitant, jusqu’à ce que Sara tombe nez à nez avec Nyssa… Son ex. C’est inattendu, mais très bien amené, surtout que Nyssa est la fille du boss. Oliver n’a pas l’air plus affecté que ça par la révélation de la bisexualité de Sara, mais en revanche, il est assez clairement jaloux, ce qui est intéressant pour l’intrigue de l’épisode.

Pendant ce temps, Mark, le collègue de Walter, a également briefé toute la famille Queen sur la campagne à venir. C’est amusant à voir, mais il y a bien sûr un problème avec Tempest, le compte off-shore de Moira qui lui permet de faire de mauvais virement. Felicity s’en est rendue compte et en parle à Walter, qui feint mal la surprise.

Curieuse et maligne, Felicity contacte ensuite directement Moira après enquête pour lui apprendre qu’elle a compris la vérité sur Thea. L’argent de Tempest a permis de payer le silence de l’obstétricien qui savait que Thea n’était pas la fille de Robert. Bon, je ne vois pas bien l’intérêt de cette intrigue franchement, mais bon, c’est comme ça. Elle perd toute sa joie de vivre pour le reste de l’épisode. Bien sûr, Oliver s’en rend compte et passe tout son temps à essayer de la comprendre.

Felicity endort ses soupçons comme elle peut, mais ce n’est pas très efficace. Elle se sent forcée de révéler la vérité, et le fait au moment même où Moira annonce sa candidature. Merveilleux. Le sens du timing de Felicity n’a jamais été aussi horrible…

Avec cette intigue, la série nous ramène une fois de plus Sebastian Blood pour deux raisons : Oliver doit lui retirer son soutien, mais lui fout un lapin ce qui permet, deuxième raison, qu’il menace Moira. En fin d’épisode, Oliver traite sa mère de monstre parce qu’elle lui a caché la vérité sur Thea. Il ment quand même publiquement pour elle et surtout pour protéger Thea, mais il lui annonce que leur relation n’existe plus. Allez, ça va durer quatre épisodes, surtout s’il continue de lui parler et de la soutenir en public.

Cette partie de l’épisode était de loin la moins intéressante, et comme elle est déjà pas mal, ça explique la bonne note de cet épisode. En effet, Dig, qui n’a pas grand-chose à faire depuis quelques épisodes, revient avec les résultats médicaux de Laurel : elle s’est fait empoisonner – par un homme qu’on a vu au bar dans l’épisode précédent. Sara et Oliver comprennent que ce poison vient de la ligue des assassins, et donc de Nyssa. Le poison était un piège pour faire revenir Sara à Starling City. Du coup, ils se rendent en hâte à l’hôpital, surtout que Sara vient d’annoncer à Nyssa qu’elle ne comptait pas revenir avec elle et qu’elle était prête à se laisser tuer.

Se laisser tuer, oui, mais perdre sa famille, non. Or, elle et Oliver arrivent trop tard à l’hôpital : sa mère s’est fait enlever par l’homme de main de Nyssa. Ils n’ont d’autres choix que d’en parler au détective Lance. Quentin apprend donc ainsi que sa fille est bisexuelle, mais il se dit heureux de savoir qu’elle a eu quelqu’un s’occupant d’elle. Oui, d’accord, mais ce quelqu’un s’occupe désormais de kidnapper ses proches, c’est moyen quand même. Cela dit, une fois bâillonnée, il est fou de voir à quel point l’actrice castée pour jouer la mère de Laurel lui ressemble. Toute la ressemblance est dans les yeux terrifiés, elles maîtrisent ça à merveille.

Toute cette intrigue force Sara a révélé à sa mère qu’elle est toujours en vie et que tout son enlèvement est sa faute. À peine retrouvée, Sara se débarrasse de sa mère pour finir dans les bras de Nyssa, après s’être empoisonnée. Elle s’effondre donc dans les bras de son ex qu’elle aime encore quoiqu’elle en dise, avec juste assez de forces pour lui dire qu’elle préfère mourir que recommencer à tuer. Ah, c’est le genre d’histoire dramatique que j’adore.

Comme elle s’est toutefois arrangée avec son père pour qu’il s’occupe de sa mère, celui-ci débarque, comprenant que sa fille fait une énorme connerie. Nyssa, énervée de voir Sara lui échapper et mourir, s’en prend à Quentin, puis à la mère de son ex.

C’est sans compter sur l’autre ex de Sara : Arrow est de la fête lui aussi. Avec Felicity, il a bien compris que Sara avait retrouvé Nyssa ; mais il pensait cela dit qu’elle voulait la tuer. Cela restait inadmissible : on ne tue pas la fille du boss de la ligue des assassins sans déclencher un raz-de-marée sur Starling City. Bien vu.

Nyssa et Arrow nous offrent un joli combat bien chorégraphié avec tout un tas de flèches, mais Sara, laissée pour morte jusque-là, retrouve assez de forces pour se relever et venir les interrompre (se débarrassant au passage de sa mère, allons savoir comment) : elle ne veut pas que Nyssa meure.

Oliver laisse Nyssa s’échapper et s’occupe de donner un antidote à Sara, qui survit évidemment. Nyssa se retrouve coincée : elle ne veut pas la voir mourir car elle l’aime, elle vient en plus d’être sauvée par Sara… Du coup, elle lui accorde sa liberté, au nom de son père. Bien, tout ça pour ça. Sara est donc libérée de ses contraintes familiales et peut retrouver son père et sa mère au moment où la police arrive.

Et bien sûr, Laurel est là pour voir le câlin parental à la fille prodigue car elle a suivi son père lorsqu’il a reçu le coup de fil de Sara. La réunion familiale est inévitablement douloureuse : Laurel se remet à boire et en veut à sa sœur de lui avoir bousillé sa vie. C’est pas faux, mais c’est pas ce qu’elle disait l’an dernier quand elle la recherchait quand même. Bon, elle vire sa sœur de chez elle à coup de verre dans la tronche. OK, sympa la sœur, mais faut reconnaître que Sara ne les a pas appelés pendant six ans alors que tout le monde la croyait morte.

La fin d’épisode voit des retrouvailles entre Sara et Oliver, avec celle-ci comprenant qu’elle est à la maison et Oliver qui se de décide à recoucher avec elle. C’est sûr, ça va arranger leurs affaires avec Laurel, ça, merveilleuse idée !

En flashback, nous revenons… sur le passé de la famille Lance. C’est amusant de voir tout ça, même si les actrices sont trop vieilles pour nous faire croire qu’elles sont adolescentes. C’est du coup à la fois gênant et amusant de les voir se faire passer pour si jeunes, avec Laurel qui est heureuse de commencer à chercher des appartements avec Oliver. On en revient encore une fois au bateau qui sombre. C’était sympa toutefois de voir Moira annoncer que Sara était sur le bateau à Quentin et Laurel. Par sympa, j’entends que la scène dévastatrice était hyper bien jouée.

Du coup, cet épisode était bien plus intéressant que le précédent, mais il se termine sur un semi-cliffhanger qui boucle surtout une grosse partie des intrigues entamées un an et demi plus tôt autour de Sara. Cette dernière est un personnage que j’apprécie énormément et que je suis pressé de voir développer autrement. Je n’oublie pas que la série en profite pour zapper totalement Roy de son intrigue en revanche, mais j’imagine qu’il saura revenir en force plus tard.

Bon, quand même, j’ai l’impression que les ficelles du scénario sont plus grosses qu’en saison 1 ; mais ils auraient tort de s’en priver car c’est efficace !

Rattrapage de l’Arrowverse :

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