SKAM France (S01)

Synopsis : La vie de lycéens en seconde. Cela dit, il paraît que Skam, c’est aussi beaucoup plus que ça !

Pour commencer, il s’agit d’une adaptation de la série norvégienne du même nom que je n’ai pas vue. J’ai vu un gros bashing de la série sur les réseaux sociaux parce que tout le monde prend soin de la comparer à la version originale, forcément plus trash que ce que France TV veut bien nous proposer. Comme le côté trash est généralement ce que je déteste dans ce genre de séries d’ados (hey salut Skins), j’ai bon espoir d’accrocher plus facilement à la version française grâce à ça. Bon, ça et la flemme totale de chercher les liens pour les épisodes norvégiens, même s’ils sont à un tweet de moi vu le nombre de fans de la série que j’y ai croisés.

Je ne me fais pas d’illusion en revanche, je ne suis pas spécialement le public cible de cette série, au contraire. Qu’importe, cela ne me démotive pas pour autant, et puis, j’accroche parfaitement à la diffusion spéciale réseaux sociaux. J’aurais adoré avoir ça quand j’étais au lycée. Mon plus gros reproche sera que l’adaptation est bien trop fidèle, reprenant apparemment les mêmes intrigues. Du coup forcément, ceux qui ont vu l’originale sont déçus et spoilent à tout va ; ceux qui ne connaissent pas sont limités dans l’interaction voulue s’ils n’ont pas envie d’être spoilés. Des histoires 100% originales sur les mêmes thèmes mais avec le même mode de diffusion auraient été mieux accueillies, je pense.

La diffusion sur les réseaux sociaux ? Si je ne me sens pas l’envie de m’abonner à chaque compte instagram, j’avoue les avoir consultés deux samedis de suite pour voir ce que ça donnait. J’aime bien l’idée, ça me donnerait presque envie de me réoccuper de mon propre insta (abandonné depuis octobre et, de toute manière, pas du tout adapté à ce qu’insta est devenu – je l’ai depuis 2013 et l’usage en était totalement différent). Bref. Je retiens des deux premières semaines de diffusion un coup de cœur sur les choix musicaux de la série et une grosse interrogation sur mon vrai ressenti vis-à-vis de la série.

Parce que oui, finalement, je ne sais pas quoi en penser et c’est pourquoi j’ai attendu de regarder le deuxième épisode pour en parler. Ce n’est pas mauvais, mais il y a des clichés et des exagérations qui me rebutent ; et à l’inverse, des moments vraiment sympathiques qui me font entrevoir le succès du concept (même si pour moi, ça repose à 80% sur l’idée des comptes en temps réel qui est une vraie bonne idée).

Pas de spoilers sur cette page, les critiques détaillées des épisodes sont accessibles en cliquant sur le numéro de l’épisode :

S01E01 – 16/20
Dans les points très positifs, je note immédiatement la bande-son de la série composée quasiment de chansons que je connais et adore déjà, c’est un gros plus. Les acteurs sont bons et certains personnages déjà attachant, notamment Emma sur qui se concentre cette saison. Dans les points négatifs, je repère surtout une grosse intrigue bien clichée de l’ado hyper canon qui a tout pour réussir mais traverse une dépression avec en plus des parents absents. On est sur un cliché de la jeunesse dorée en perte de repère et sans parents et blablabla, et ça pourrait très vite me souler sur le long terme. À voir sur le long terme donc.
S01E02 – 15/20
L’intrigue avance et en arrive afin à ce qui était promis dans la bande-annonce. Après deux semaines, il serait temps, surtout qu’il y a encore beaucoup de choses de celle-ci que nous n’avons pas vu. Il y a des personnages attachants et d’autres que j’ai envie de claquer. Dans l’ensemble, je ne sais pas trop quoi penser de la série ; ce n’est pas mauvais, ce n’est pas excellent. J’aime énormément le côté interactif des comptes instagram à suivre, ça aide à s’attacher aux personnages.
S01E03 – 12/20
La série peine à convaincre au niveau de son ton qui semble trop attaché à vouloir copier l’original norvégien. Du coup, le scénario (un peu) et les acteurs (beaucoup) semblent coincés par une histoire qui ne correspond pas forcément à la réalité. En plus, en 20 minutes, le rythme est trop vif pour donner une vraie impression de réel – c’est pourtant ce qu’ils tentent de faire, quand ils n’abusent pas des ralentis…

Merci de ne pas spoiler la série dans les commentaires, je n’ai pas regardé la version norvégienne et ne compte pas le faire pour l’instant, pour garder la surprise de l’adaptation.

SKAM France – S01E01-02

Spoilers

Retrouvez ci-dessous mon avis sur les deux premiers épisodes de SKAM France.

01.jpgÉpisode 1 – 16/20
La prochaine fois, maquille-toi moins. T’as l’air d’une pute.

Et mais dis donc, ça commence de manière bien plus politique que ce que je ne pensais ! Une voix-off, des images de la société de consommation, un message d’une platitude sans nom sur ce méchant capitalisme : c’est la copie de Yann.

Une actrice que j’aime déjà bien. Si le but est de nous faire accrocher à son personnage, c’est réussi, et c’est déjà ça de pris. Elle n’a pas l’air d’avoir spécialement envie de travailler pour ses cours. Heureusement pour elle, elle a le meilleur ami de son copain, Lucas, clairement jaloux du couple, et Yann, son copain qui n’hésite pas à venir chez elle.

Le lendemain, Emma (elle s’appelle comme ça et je le sais enfin) travaille au CDI et est dérangée par Océane & Igor, clairement les geeks clichés du club de théâtre. Du coup, c’est moche, mais j’accroche immédiatement. Un truc de L probablement. Certes, ils ont un humour douteux et sont trop gentils, mais au moins ils ont l’air à l’opposé du groupe qu’Emma jalouse, menée à la baguette par Ingrid. Cette dernière est là pour être détestée, c’est évident, mais du coup, j’attends le moment où on recommencera à l’apprécier.

Assez vite, l’épisode tourne autour de l’anniversaire d’Adrien, avec une soirée où Emma n’est pas invitée. Après une ruse ou deux, elle se fait inviter, mais ni Yann, ni Lucas ne peuvent y aller, car ils sont au concert Bigflo & Oli. Des gens bien, donc.

Finalement, Emma ne se rend pas à la soirée et est bombardée sur les réseaux alors qu’elle regarde un film. Ah lala, les grands classiques. Enfin, peut-être pas dès la seconde quand même. Déprimée de voir ses anciens amis s‘amuser, elle décide de se rendre à la soirée. À 22h. Admettons.

Là-bas, elle tente de parler à Ingrid, qui lui répond de la pire des manières. Certes, elle est clairement dans une attitude de harcèlement scolaire avec l’ensemble du monde, mais elle me fait rire, c’est un début. Pardon, on est toujours censée la détester. Débarque alors Manon, une élève de la classe d’espagnol qui connaît Emma sans lui avoir jamais parlé. Bien qu’elle paraisse méga sympa, Emma est dans sa dépression solitaire et ne l’écoute qu’à moitié.

Elle se fait heureusement inviter à un after par Océane & Igor, mais en est détourné par une nana en pleurs dans les toilettes voulant parler à Alex. Ce dernier, Alexandre, est un mec qui la drague, mais aussi Alexia, la meilleure amie de la pleureuse des toilettes. Et après ce quiproquo sympa, Emma rentre chez elle toute seule, sans avoir reçu l’adresse de l’after et avec le backstage du concert de Bigflo et Oli grâce aux réseaux sociaux.

OK, je suis dans le suspense de savoir si je peux accrocher sur le long terme et aimer (ou pas). Niveau diffusion, c’est moyen avec une qualité qui rame à arriver (même avec la fibre fibre) et des sous-titres qu’on ne peut désactiver. L’histoire de la qualité est gênante sur les extraits au fur et à mesure, ça passe mieux sur le 2eme épisode que j’ai vu d’une traite.

Dans les points très positifs, je note immédiatement la bande-son de la série composée quasiment de chansons que je connais et adore déjà, c’est un gros plus. Contrairement à d’autres, coucou Rhomin, l’omniprésence de la musique ne m’a pas dérangé plus que ça – tant qu’on ne nous sort pas un modèle à la Un dîner presque parfait, ça me va. Dans les points négatifs, je repère surtout une grosse intrigue bien clichée de l’ado hyper canon qui a tout pour réussir mais traverse une dépression avec en plus des parents absents. On est sur un cliché de la jeunesse dorée en perte de repère et sans parents et blablabla, et ça pourrait très vite me souler sur le long terme. À voir donc.

02.jpgÉpisode 2 – 15/20
Parce qu’on est genre les plus grosses looseuses du lycée

L’épisode commence par Yann voulant coucher avec Emma venant d’envoyer une invitation Facebook à Manon après grosse hésitation. Nous sommes en plein week-end à la campagne et Lucas les interrompt. Cela permet à Emma de constater qu’Ingrid envoie un message à Yann. C’est gênant.

Elle interroge Lucas, mais celui-ci n’en sait rien. Le lendemain, c’est Trivial Pursuit, avec Manon qui n’a toujours pas répondu à l’invitation d’Emma. Cette dernière fait tout ce qu’elle peut pour surveiller Yann et savoir s’il la trompe, mais non. À la place, Yann invite Thomas, qui n’a rien du mec avec qui tu as envie d’être ami (bon, en tout cas moi) : on a droit donc à un type misogyne à tendance homophobe, qui bien sûr à une mauvaise influence sur Yann, sinon ce n’est pas drôle. Pas étonnant que Lucas le fuit comme la peste. Celui-ci se renferme beaucoup et ne dit pas trop ce qu’il pense, ce qui me permet de faire quelques théories sur la suite de son personnage – spoilé que je suis par la version norvégienne.

Emma n’apprécie pas trop d’être traitée comme une bonniche – mais rassurons-nous, elle fait quand même la bouffe alors tout va bien – donc, elle s’engueule avec Yann. Heureusement pour Emma, Manon accepte son invitation. Bon, c’est vrai, on a tous eu l’attente interminable de quelqu’un avec qui on voulait être amis allez.

Le lundi, Emma se réconcilie hyper vite avec Yann, en même temps, c’est clairement son dernier ami, donc peu importe qu’il invite tout le lycée à leur week-end en amoureux chez sa tante. Qui dit lundi dit également reprise des cours, où elle retrouve Manon, véritable bilingue espagnol, ça tombe bien. Celle-ci est nouvelle dans le lycée et si elle comprend qu’Emma n’a pas d’ami, ça ne la dérange pas plus que ça.

La blonde pleurant dans les toilettes de la soirée lors de l’épisode 1 ? Daphnée. C’est bien celle qui s’est fait virer par Ingrid lors de la même soirée, j’avais un doute. Bref, Daphnée a également décidé de se faire Emma comme amie cette semaine. C’est un personnage que je sais déjà pouvoir aimer, une sorte de control freak attachante. Elle a pour seule amie Alex, clairement là pour être la geek du groupe – surtout si on regarde son insta plein de K pop.

Alex ramène dans le groupe Imane, alors que Manon se pointe quelque peu par hasard pour parler à Emma. Toutes les filles décident de se retrouver chez Emma pour parler de l’organisation d’une grosse soirée. Oh, bien sûr, Daphnée doit bien avoir un défaut, et son défaut est clairement un racisme banalisé envers Imane, voilée.

Heureusement, cette dernière ne se laisse pas faire et c’est grâce à ça que le groupe commence à se former, il serait temps. Du coup, les cinq filles qu’on nous promettait dans la bande annonce se retrouvent enfin chez Emma et parlent de l’organisation de la soirée. Et Imane est cash : il va falloir qu’Emma rompe avec Yann pour celle-ci. En même temps, ça ne peut pas être une grosse perte.

Merci de ne pas spoiler la série dans les commentaires, je n’ai pas regardé la version norvégienne et ne compte pas le faire pour l’instant, pour garder la surprise de l’adaptation.

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Stargate Origins – S01E01-03

Spoilers

Ci-dessous ma critique des trois premiers épisodes de Stargate Origins.

01.jpgÉpisode 1 – 15/20
Do you have any idea of what you’ve uncovered here?

L’ambiance musicale est là dès la première seconde, avec un épisode qui commence en 1928 et ne traîne pas en introduction : nous découvrons Catherine en Égypte, attirée par un collier et rappelée à l’ordre par son père qui vient de découvrir la porte des étoiles.

Dix ans plus tard, Catherine a le collier autour du cou et drague un soldat, son copain, tout en lui expliquant le peu qu’elle sait sur ce qu’elle n’appelle pas encore la porte des étoiles. Elle pense donc qu’il s’agit d’une météorite fondue. Passionnant.

Elle présente son copain à son père, qui est ravi mais malgré tout perturbé par un télégramme d’un scientifique ne rentrant pas de Berlin, contrairement à ce qui est prévu. Bienvenue en 1938. Les soucis de Langford ne sont pas terminés : il fait face à la démission de sa fille, qui s’est vue proposer un nouveau poste. Si l’engueulade qui suit est à peu près bien jouée, il est difficile de ne pas éclater de rire face à l’écriture tout de même précipitée et à la réaction disproportionnée des personnages.

Des nazis débarquent ensuite dans l’entrepôt où se situe la porte des étoiles, et ils ont tout de grands méchants. Ils ont surtout plein de réponses que Langford n’a jamais eues, grâce à un parchemin acheté en Thaïlande.

Catherine est loin d’être aussi naïve que son père et plutôt que de dialoguer, elle prend un flingue et espionne les questions de son père apprenant que la porte est une porte. Discrète, Catherine se fait capturer par un soldat, ce qui nous mène à un cliffhanger où le nazi veut ouvrir la porte.

Et c’est déjà fini. Dix minutes, ça passe beaucoup trop vite pour se faire un vrai avis. Enfin, je peux déjà dire que j’adore les accents des Langford, beaucoup moins celui des nazis. Je peux également dire que l’écriture semble précipitée à de nombreuses reprises pour tenir les dix minutes, et du coup, ils auraient mieux fait d’en faire un épisode de vingt minutes, car dix ce n’était pas assez. Les acteurs sont probablement bons, mais la rapidité du ton les force à surjouer certaines réactions. Quant à l’écriture, elle n’a pas inventé l’eau chaude pour le moment.

02.jpgÉpisode 2 – 12/20
Everyone has one side better than the other.

Dix minutes ce n’est pas assez ? Très bien, partons donc sur huit ! Les nazis activent la porte des étoiles à la grande surprise des Langford. Bon, nous on sait déjà ce qu’il en est, mais j’ai bien aimé l’humour autour de la cicatrice du nazi.

La porte s’ouvre sur des effets spéciaux manquant de financement et reste ouverte pour le reste de l’épisode. Heureusement que c’est censé puiser énormément d’énergie, hein. On se souvient des difficultés à garder la porte ouverte dans SG-1, alors cette websérie se fait plaisir avec un épisode qui paraît du coup super long, tellement j’ai attendu que la porte se referme par accident tout du long.

Bon, l’épisode a pour but principal d’établir toute la mythologie concernant la porte : les allemands savent comment l’ouvrir et utilisent des coordonnées qui les mènent on ne sait où, ils testent tout de même pour voir si c’est dangereux avec la main d’un des leurs, puis envoient directement le professeur Langford dans l’autre monde. Pourquoi pas – c’est logique d’envoyer l’otage en premier. Plutôt que de le faire revenir pour être sûr que c’est en toute sécurité que l’on traverse, les nazis décident de tous traverser à l’exception d’un soldat chargé de veiller sur Catherine. On continue dans la précipitation, donc.

Malheureusement, la série se concentre sur Catherine plutôt que sur ceux traversant la porte. Les mains toujours attachées, Catherine parvient à assommer le soldat chargé de la garder grâce à un ridicule coup de poing. Toujours ligotée, elle se débrouille pour récupérer le carnet avec les coordonnées, le flingue et les clés de la voiture du soldat. Grâce à ça, elle peut s’enfuir et rejoindre son copain (James) et son pote (Wasif) dans un cliffhanger hyper surjoué.

Aïe. Conformément à ce que tous les fans de Stargate pouvaient craindre, cette websérie ignore totalement les bases de la mythologie de la série et propose une aventure à sa sauce. Une aventure ? Difficile d’associer le sérieux de la franchise à des moments classiques d’une websérie manquant de budget (les effets spéciaux) ou de temps pour fournir une vraie qualité. Certains passages en deviennent risibles alors qu’ils se veulent dramatiques, et c’est dommage.

03.jpgÉpisode 3 – 16/20
A message for our führer?

On explose les statistiques avec un épisode de 13 minutes qui nous propose de passer de l’autre côté de la porte avec les nazis et la journaliste les filmant. C’est plutôt intéressant de voir Langford comprendre que le travail de sa vie a été solutionné par d’autres et les quelques détails que nous avons nous permet de comprendre qu’ils sont sur une planète qui ressemble beaucoup à l’Égypte. Le soldat nazi est pressé d’en découvrir plus sur les habitants de cet endroit – et vu les coordonnées, nous sommes sur Abydos, longtemps avant le premier voyage de SG-1.

Ils tombent sur une femme avec un bébé qui a tout d’une reine. Le nazi s’impatiente et saute les étapes de présentation polie. Du coup, l’un des soldats figurants se fait tuer en deux secondes par l’arme portée par la reine et tout le groupe de terrien s’agenouille devant la reine. Langford est persuadé d’avoir voyagé dans le passé car celle-ci parle une langue morte (bonjour la logique, elle vient de tuer un homme, à distance, d’une main, mais il se croit dans le passé ?) alors que le nazi pense avoir à faire à une de celles ayant créé le passé.

De son côté, Catherine ramène son copain-soldat et son collègue égyptien à l’entrepôt où ils retombent sur le nazi. La scène se veut purement comique avec un allemand aux sous-vêtements apparemment empruntés à Catherine. Cela sort tellement de nulle part que l’humour m’a un peu échappé, je dois dire.

Catherine maîtrise donc le nazi par elle-même, l’attache puis réussit à convaincre James et Wasif de l’aider à rouvrir la porte. C’était bien plus engageant que les premiers épisodes de les voir travailler ensemble, dans une scène qui avait un bon rythme, de l’humour et des enjeux dramatiques. Catherine fait tout ce qu’elle peut pour les convaincre de traverser et finit par les pousser l’un après l’autre, mais pas sans prendre le temps de se quereller avec James et de l’embrasser avant. Le caractère de Catherine n’est pas sans rappeler celui de l’Agent Carter dans ce bout d’épisode, et c’est une excellente chose. L’épisode se termine avec Catherine traversant pour la première fois la porte, et tant pis pour toute la mythologie de la saga.

Finalement, la série change de perspective dans cet épisode, et ce n’est pas plus mal. Il n’est pas uniquement question de Catherine et ça fonctionne bien mieux. Si toutes les bases la saga sont réécrites, il y a une bonne dynamique entre les personnages dans cet épisode et c’était déjà bien plus intéressant, avec une écriture qui trouve enfin son rythme et un gag post-générique qui nous rappelle que cette websérie ne se prend pas trop au sérieux. Peut-être que l’on finira par faire quelque chose des dix épisodes promis, qui, après tout, devraient mener tout ça à la durée d’un film. Affaire à suivre, avec la diffusion de deux épisodes jeudi prochains, en espérant que je les trouverai.

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Another Period – S03E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique du 4e épisode de la saison 3 d’Another Period.

04.jpgÉpisode 4 – The Love Boat – 16/20
What does OK mean in English?

Hortense est de retour, et je ne suis toujours pas sûr de bien aimer la nouvelle actrice. Sans aucune logique, elle est de nouveau à la tête de son groupe féministe et son nouveau délire du moment est la météo. Comme elle reçoit la visite d’un météorologue sexy, c’est aussi le délire de Lillian et Beatrice. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu Gilles Marini dans une série, et c’est cool de le retrouver. Même si le voir passer pour un espagnol avec son accent français est un peu ridicule, c’était marrant.

Évidemment, Beatrice et Lillian se battent pour lui, sous une tempête battante. Cela tombe bien, Hortense veut tenter de découvrir le paratonnerre.

Tentant de les séparer, Hortense réussit à blesser le pauvre espagnol qu’elle pense mort. S’il se réveille et va bien, c’est pour mieux se faire électrocuter ! Au moins, le paratonnerre fonctionne, bravo Hortense. Persuadées de l’avoir tuer, les trois sœurs Bellacourt tentent un bouche à bouche tout personnel avant de décider de cacher le corps.

Elles font appel à Hamish pour cacher le corps, comme à l’habitude de Lillian (pauvre Hortense choquée de l’apprendre) et c’est finalement une bien mauvaise idée. En effet, le lendemain, Frederick se réveille aux côtés du cadavre du météorologue. Le voilà accusé du meurtre à la place de ses sœurs ; mais finalement tout se termine bien quand il est révélé que l’espagnol n’est pas mort. Il ne reste que ce pauvre Frederick, confus de ne pas savoir s’il a couché avec ou s’il l’a tué ou non, surtout après un interrogatoire policier où les réponses lui étaient soufflées.

Pendant ce temps, Dodo déprime, surtout depuis qu’elle ne prend plus de drogue. Elle décide donc de partir à l’aventure sur un paquebot. C’est plutôt sympa de la voir avec Peepers sur le bateau, mais il est question de l’arrivée d’une tempête alors c’est problématique.

Bien sûr, personne sur le bateau n’a vu le nuage arriver, alors qu’il était là bien avant d’embarquer. La tempête promet que le bateau ne survivra pas à la tempête, et le capitaine aussi. Du coup, Peepers et Dodo retournent dans leur cabine… où ils font l’amour. Normal.

Le lendemain sur le bateau, Peepers respire donc la bonne humeur, persuadé d’avoir enfin Dodo pour lui. Elle ne l’entend pas trop de cette oreille, mais bon, il ne s’en rend pas compte immédiatement, tout heureux qu’il est d’avoir enfin fait l’amour. Cette pauvre Dodo se sent bien bête car maintenant que le bateau a survécu à la tempête, elle n’a pas spécialement envie de se marier à Peepers ou de passer toute sa vie avec. Oh, tristesse.

De retour chez les Bellacourt, Dodo demande une relation « casual » à son serviteur. Le pauvre. Il accepte, mais raconte tout de même tout un tas de cracks à Garfield et aux autres serviteurs. Marrant : j’aurais juré que c’étaient les paroles de Somebody that I used to know, mais non ; et j’ai eu beau cherché, il n’y avait aucune référence directe et en mot à mot à quoique ce soit apparemment.

Peepers en parle aussi au médecin de famille, et comprend que Dodo ne veut plus de lui. Par conséquent, il confie son poste à Garfield et décide de s’en aller de la maison Bellacourt. Outch. C’est très théâtral, mais aussi très déprimant comme fin d’épisode, malgré un gag final réussi.

L’épisode avait donc de très bons points (son guest & l’intrigue donnant son titre à l’épisode) ainsi que de bons gags. Pour une fois, tout le monde était présent. Pourtant, je continue de penser qu’il manque quelque chose, un grain de folie supplémentaire qui était là dans le premier épisode de la saison et a disparu depuis. Pas pour trop longtemps, j’espère.

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