Silicon Valley (S04)

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Ci-dessous, mon avis sur l’ensemble de la saison, après visionnage de chaque épisode.

Avis : Silicon Valley est de retour pour une quatrième saison ! Pourtant, j’ai terminé mon article sur la saison 3 en remarquant que son dernier épisode pouvait tout aussi bien conclure la série.

Il faut bien que je vous avoue, l’entre-saison a été très, très long et une fois n’est pas coutume, j’ai oublié les ¾ de la série. C’est le cas d’énormément de petites séries que je consomme pour le plaisir, certes, mais sans en être fana. Cette sitcom, à l’origine, je l’ai vue sur un coup de tête. La saison 1 m’a emballé parce que je l’ai binge-watchée, la saison 2 m’a déçu sur plusieurs points, la 3 a remonté le niveau et la 4 commence aujourd’hui. Je n’en attends pas grand-chose, car je sais qu’il ne faut pas trop en attendre.

Souvent par le passé Silicon Valley a eu du mal à me faire rire. Toujours, en revanche, elle m’a accroché à l’histoire de Pied Piper, la société de Richard qui se redéfinit quasiment à chaque épisode. C’est aussi ça que j’aime d’ailleurs : la série a connu tellement de virages abrupts en trois saisons qu’elle s’est redéfinie un nombre incalculable de fois tout en conservant des personnages assez clichés. Ce rythme est totalement endiablé, et c’est tant mieux, car ça me donne envie de rester plus longtemps devant, et de revenir chaque saison !

Voilà, ça vous donne une idée de ce que je pense de la série et de ce que j’en attends avant de commencer ce quatrième volet des aventures de Pied Piper. Sans plus attendre, je passe à la critique du 4×01, avec spoilers évidemment !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – Success Failure – 18/20 
Welcome to the Valley, asshoes.

Il y a un résumé de la saison précédente ! Je ne m’y attendais tellement pas et ça me fut utile. En plus, ça faisait si longtemps que je n’avais entendu le générique HBO.

Ce retour est carrément réussi : j’ai beaucoup plus ri que dans mon souvenir et il y a de nouveau eu tellement de rebondissements que j’en ai presque la nausée. En plus, on passe des rires à la déprime dans cet épisode, une fois de plus, et ça prouve que la série en a ! Le titre résume finalement assez bien l’ensemble de la série, qui nous montre toujours le passage d’un extrême à l’autre en un claquement de doigts (bon, OK, en trente minutes).

Cette année, tout commence par une première scène hilarante où Richard kidnappe un milliardaire pour lui présenter PiperChat, sa nouvelle application qui permet de passer des appels visio de qualité, à plusieurs et malgré mauvaise réception. Le quiproquo qui s’installe est génial, surtout que chacun de nos geeks joue plutôt mal.

Cet épisode enchaîne bon nombre de gags, y compris de running gags, et je ne me souvenais pas que la série osait autant aller dans l’humour. Je pense aux ongles de Richard, je pense aux vues sur les toilettes, je pense même à la lourdeur des blagues sur l’homosexualité supposée de Richard par Russ. Il y avait de bons passages hilarants, c’était parfaitement inattendu.

Et au milieu de tout ça, il y avait pas mal de déprime quand même, avec Richard qui cherche sans trouver un financement, avec Monica remplacée par Ed Chen (j’espère qu’on le reverra lui, il m’a fait bien rire dans sa petite scène), avec les histoires d’Hooli, avec notre joyeuse bande qui veut virer Richard…

Finalement, ce dernier leur simplifie la vie en démissionnant. BAM. Prends-toi la claque, cher téléspectateur, de ce nouveau virage à 180° pour la série. Dinesh devient le nouveau PDG de PiperChat, Richard abandonne ses parts de la société (quoi ?) et largue au passage un Jared hyper émouvant. Franchement, la scène était suffisamment triste comme ça, mais voir la tête de chien battu de Jared, c’était juste super dur émotionnellement. Leur duo va me manquer, j’espère qu’il quittera PiperChat pour Pied Piper. Et oui, Richard continue Pied Piper avec pour projet de créer un nouvel internet. Bon courage !

C’est un début de saison hyper réussi, avec des décisions radicales et de nombreuses pistes à explorer pour les épisodes à venir. J’espère que ça continuera sur cette voie !

02.pngÉpisode 2 – Terms of Service – 16/20
“Don’t tell Dinesh”. Dinesh is my CEO.

On veut nous faire croire que Richard a clairement fait de la merde en lâchant PiperChat. Dinesh se lance dans une grande campagne de promotion hyper fonctionnelle. Du coup, l’épisode commence par nous montrer comment Richard se fait mettre de côté de sa propre compagnie. C’est juste absolument atroce, surtout dans sa relation avec Jared.

Cela ne dure pourtant pas : en effet, Richard se débrouille pour récupérer ses accès au site et remarque le pire problème possible avec l’application… Ils n’ont pas de filtres pour les enfants de moins de 13 ans. Or, aux USA, c’est tout une histoire la protection des enfants. PiperChat se retrouve en un instant avec une dette de 21 billions à la minute où quelqu’un se rendra compte de cette faille majeure. Bref, une fois de plus, la situation se renverse totalement dans cet épisode : le succès de PiperChat s’avère de nouveau être un leurre et c’est la pire des applications possibles.

Heureusement pour Dinesh, ses affaires sont sauvées par Hooli qui récupère PiperChat en menaçant de procès, le tout pour espionner un associé. Cela donne un cliffhanger hyper marrant où Hooli se retrouve avec la dette. C’est juste parfait, la multinationale va clairement couler.

Pendant ce temps, Erlich s’associe avec son colocataire dans une application pour cuisiner le poulpe, pensant qu’il s’agit d’une application de réalité virtuelle à la place. Cette partie de l’épisode ne servait vraiment à rien par rapport au reste qui était bien plus excellent.

Cette semaine était moins comique que la semaine dernière, mais comme l’intrigue continue d’avancer à toute vitesse, c’est hyper agréable à regarder. Il est rare de tomber sur des séries qui proposent autant de rebondissements avec toujours justesse et talent. Une fois de plus, ce retournement de situation est crédible – même si on peut imaginer que quelqu’un les dénoncerait plus vite que ça quand même. C’est extrêmement bien joué car toutes les perspectives que je voyais pour la suite de la série la semaine dernière sont déjà redéfinies.

Comme d’habitude, la situation est totalement renversée au cours des 29 minutes de cet épisode et on nous rappelle qu’il ne faut pas trop se faire de faux espoirs dans la vallée, même quand tout va pour le mieux !

03.pngÉpisode 3 – Intellectual Property – 14/20
Yeah like Shazam… for food.

Richard ne dort plus et fait chier le monde entier, même son médecin. Il est franchement à deux doigts du burn out, il ne dort pas et est flippant à force. C’est un peu triste de voir le héros de la série réduit à un pathétique état comme ça, mais je ne doute pas qu’ils ont un plan pour son avenir.

Jian-Yang tente désespérément de trouver un financement pour son application, mais Erlich a une bien meilleure idée que lui pendant la réunion : SeeFood. Putain, je veux cette application (et on a totalement les moyens de la concrétiser, d’ailleurs). C’est le genre d’appli totalement inutile qui a tout du carton par son concept idiot, franchement.

Erlich refuse l’aide de Big Head, le pauvre, mais demande celle des autres. Big Head cherche alors un job. Il parle tellement, tout le monde l’ignore, le pauvre… du coup, il fait un professeur parfait pour Stanford, mais comme d’habitude, il est le dernier au courant. C’est un développement intéressant, il faudra voir ce que ça donne, parce que pour l’instant, j’ai l’impression qu’on en a fait le tour.

Monica profite d’une info qu’elle tient de Richard pour piéger Ed Chan, son remplaçant. Malheureusement pour elle, Jian-Yang fait ruiner son plan en disant beaucoup trop la vérité. Par conséquent, Ed décide de se venger de Monica qui se retrouve à devoir travailler sur le projet SeeFood. Tout son travail dépend donc désormais d’un projet fantôme. Elle a le pire karma du monde, je me demande ce qu’elle a pu faire de si horrible dans sa vie pour le récolter !

Dinesh a un rencard avec la cinglée de la saison 6 de Scandal. Et si le courant ne passe a priori pas, leur haine commune de Gilfoyle est un bon terrain pour un premier rencard qui s’avère plein de promesses. Elle, je veux bien qu’on la revoit, elle a un bon potentiel pour la suite, je sens.

Enfin, Jack Baker se débrouille pour faire virer Gavin Belson. C’est une sale journée pour Gavin qui se fait dégager comme un malpropre, sans même un au revoir de qui que ce soit. Cependant, c’est une chance pour Richard, complètement perché, qui apprend que Gavin possède l’application parfaite pour son projet. Il lui rend donc une petite visite nocturne (bam, parfait pour le bingo), plein d’espoir.

C’était un peu moins fou que d’habitude côté retournements de situation je trouve, mais j’ai aimé le fait que ça prenne le temps de développer les histoires personnelles d’un peu tout le casting au lieu de se concentrer sur Richard uniquement. Cela s’éparpillait un peu et ça ne plairait pas à Laurie (elle est enceinte !), mais j’ai trouvé ça cool, avec juste ce qu’il fallait d’humour.

Capture d'écran 2017-05-22 20.14.43Épisode 4 – Teambuilding Exercise – 15/20
I would say Not Safe For Work but this is actually your work. For a year. At least.

Oups, comme je le disais ce matin dans mon article à la semaine, j’ai pris un peu de retard dans les aventures de Richard, je commence donc par voir l’épisode de la semaine dernière aujourd’hui. Cela me promet une double dose de rebondissements !

Et ça commence bien avec ce premier épisode où Richard se rend donc chez Gavin, qui brûle le contrat qu’il lui propose. Sympa. Bien sûr, assez vite, Richard parvient à faire changer d’avis Gavin, qui décide de bosser avec lui. Cela ne plaît pas du tout au reste des geeks qui ne remarque pas l’absence d’une semaine de Richard, l’un des rares moments drôles de cet épisode. Et oui, je n’ai pas accroché à leur humour cette semaine, je ne sais pas pourquoi. C’est toujours comme ça avec Silicon Valley de toute manière, je ne sais jamais à quoi m’attendre avant de lancer l’épisode.

Bon, donc, maintenant qu’il bosse avec Gavin, Richard a besoin de nouveaux collègues et se lance dans une grande opération de remplacement de ses amis. Sans grande surprise, cela rend Jared jaloux et, tout flippant qu’il est avec son couteau, Jared parvient à se faire embaucher par Richard. Il en va de même pour Gilroyle, après quelques péripéties et bonnes répliques.

En parallèle, SeeFood se développe avec une démo complétement catastrophique où tout ce que peut faire l’application est reconnaître une photo de hot-dog. Comme c’est Silicon Valley, c’est loin d’être anodin. Jian-Yang déprime et brûle tout son argent dans des produits de luxe pour être libéré plus vite de cette application et de ce job qui ne lui convient pas.

Erlich comprend qu’il va devoir développer l’application tout seul et il le fait en se servant des étudiants de Big Head. Ce dernier est loin d’être un bon prof, puisqu’il ne fait que leur montrer des films… pourtant, ce programme finit par réussir à ses étudiants qui, plutôt que d’être exploité, montent eux-mêmes l’application souhaitée par Erlich. Inquiet, il se détache du projet…

… Pour mieux apprendre par Monica que Jian-Yang est désormais riche grâce à son algorithme capable de reconnaître… des pénis. Dinesh se retrouve coincé à devoir chercher des photos de pénis sur le net pour le bien de cette application qui aide Periscope à faire le tri dans ses directs. Brillant.

Enfin, en arrière-plan, Dinesh continue sa relation avec Mia, mais cela se passe mal parce qu’elle semble avoir tout hacké dans la barraque.

Si je n’ai pas trop aimé l’humour dans cet épisode, il est indéniable que rebondissements sont toujours aussi impressionnants et bien construits. L’écriture de cette série est absolument dingue.

Capture d'écran 2017-05-22 20.05.37.pngÉpisode 5 – The Blood Boy – 16/20
This is already the best job I ever have

L’épisode débute donc sur Richard, Jared et Gilroye qui bossent désormais pour Gavin, ce qui est super bizarre à voir. Pas d’inquiétude pour autant, cela ne va pas durer bien longtemps. L’épisode débute plutôt tranquillement avec les enjeux habituels : Richard est confronté à un problème pour son nouveau Pied Piper… En effet, il veut un internet plus rapide grâce au peer-to-peer, ce qui signifie qu’il a besoin de beaucoup de gens pour que ça fonctionne. Sauf que les gens veulent que ça fonctionne et ne viennent qu’à cette condition. Les cas classiques, c’est bien fichu comme idée, j’aime beaucoup.

En parallèle, Gavin s’avère avoir un « blood boy », c’est-à-dire un mec qui échange son sang avec lui pour lui permettre, soi-disant, de vivre plus longtemps grâce à du sang jeune et healthy. C’est l’occasion pour moi de retrouver Caleb de Quantico, ce qui m’a bien fait rire, vu l’évolution du personnage dans celle-ci. En fait, Bryce (c’est le nom du perso) pourrait tout à fait être Caleb.

Richard se rend compte en cours d’épisode que Bryce est en train d’arnaquer Gavin, puisqu’il se drogue. Forcément, il le confronte et ça se passe mal, surtout que la relation entre les deux a déjà bien mal commencé quand Bryce s’est mêlé des affaires de Pied Piper.

Désabusé, Gavin finit dans une nouvelle déprime et se barre, cédant à Richard le code dont il a besoin pour sa société… mais pas les fonds. Au revoir, Gavin donc. En tout cas, c’est ce que la série veut nous faire penser. Cela fonctionnait plutôt bien comme intrigue, c’était agréable à suivre.

Loin de tout ça, Erlich et Monica continuent d’évoluer dans la même storyline lors de la baby shower de Lori. Erlich ne sert pas à grand-chose cette semaine, puisqu’il donne de mauvais conseils à Monica qui étonnamment les suit aveuglément. Elle finit par s’en tirer plutôt bien en regagnant la confiance de Lori, qui lui déclare même qu’elles sont meilleures amies. Il n’y a pas à dire, Lori est un personnage hyper comique malgré elle, mais ça me fait toujours rire.

Enfin, Dinesh réussit à se débarrasser de Mia lorsque celle-ci est arrêté par le FBI au beau milieu du mariage de sa sœur. On se croirait dans une série dramatique dis-donc. Les tentatives désespérées de Dinesh pour se séparer d’elle m’ont bien fait rire, c’est très réussi.

Cet épisode était plus drôle et toujours aussi bien écrit, avec tellement de rebondissements qu’en deux épisodes la situation de chacun est bien loin de ce qu’elle était avant que je ne fasse play. J’adore. Mon seul gros reproche pour la série là tout de suite serait qu’ils abusent de plus en plus des placements de produits, et ça devient un peu chiant à force !

06.pngÉpisode 6 – Customer Service – 14/20
What if all we need is a customer?

Comme toujours, Silicon Valley propose cette semaine un épisode qui déménage pas mal et change quelques perspectives d’avenir. J’apprends à ne plus rien envisager avec eux de toute manière.

Tout commence avec Russ qui débarque pour voir Richard et l’engueuler d’avoir vendu « leur » idée à Gavin. Il refuse d’aider à financer le « nouvel internet » de Richard, qu’il continue de s’approprier. C’était une jolie manière d’introduire le nouveau problème à régler cette semaine : ils n’ont aucun investisseur pour les financer maintenant que Gavin est parti.

Sur une nouvelle idée de Richard, ils décident donc de faire le tour des clients, de manière à débloquer la situation. Là encore, le départ de Gavin refroidit toutes les personnes qu’ils rencontrent, à l’exception d’une… Qui s’avère être la fiancée de Dan.

Encore un personnage que j’avais totalement oublié : c’est le mari de la femme avec qui Erlich a couché. Le problème, c’est qu’il l’a fait avec ses deux femmes et a tellement dragué sa fiancée (de manière lourde et stupide) qu’il risquerait de refaire pareil. Merveilleux. Erlich se fait donc virer de la suite des réunions entre eux pour s’éviter une mauvaise situation qui risque de se reproduire. Sans trop de surprise, la situation se reproduit donc avec Richard, qui couche avec la fiancée de Dan comme si de rien n’était. Outch.

Après s’être confié à Jared, il décide de faire comprendre à sa nouvelle conquête qu’ils ne peuvent continuer à se voir. Cela tombe bien, elle veut lui dire exactement la même chose, car c’était la pire rencontre sexuelle de sa vie. Re-outch.

L’épisode se termine donc sur une relation commerciale au beau fixe pour Pied Piper, mais celle-ci se fonde sur un secret qui viendra forcément leur ruiner la vie plus tard.

Pendant ce temps, Erlich se cherche quelque chose à faire (tout en clamant que ce n’est pas le cas) et réussit à se frayer un chemin pour devenir associé avec Laurie et Monica. Pourtant, ces deux-là ne travaillent pas avec lui de bon cœur, juste par intérêt pour son nouvel ami qu’il vient juste de se faire. Cela promet quelques belles catastrophes.

Enfin, suite à un test infructueux Gilfoyle et Dinesh se retrouvent avec les données personnelles de l’autre sur son portable. Jared devient alors leur arbitre, mais il n’y a rien à faire, ça finit en destruction mutuelle assurée avec des portables détruits. Bien joué.

Cette partie de l’intrigue est celle qui m’a fait le plus rire, je dois bien le reconnaître. Cependant, ne me détruisez jamais mon portable. C’est toute ma vie, sérieux.

Capture d'écran 2017-06-06 16.25.15Épisode 7 – The Patent Troll – 14/20
We know what mansplaining is.

Cet épisode débute avec Richard chez le docteur, une fois de plus, parce qu’il s’inquiète d’avoir contracté une MST suite à l’épisode précédent. Je sais que c’est supposé faire rire, mais le médecin n’a pas réussi à me faire passer le stade de la gêne avec ces gags-là. Heureusement, c’était déjà mieux avec le fait que Richard devienne de plus en plus petit, ça m’a fait rire juste ce qu’il fallait.

C’était une jolie manière d’introduire le combat de cet épisode qui voyait Pied Piper aux prises avec un troll alors que l’application commence à faire ses preuves. Il y avait quelques bons gags, notamment sur les fraternités (encore une fois, c’est pour Jared) et des rebondissements toutes les cinq minutes, ce qui est très caractéristiques de la série. J’ai apprécié retrouver l’acteur de Superstore, il faut bien le dire.

Les autres intrigues de l’épisode étaient plus marrantes, mais moins intéressantes du point de vue de l’histoire globale de la série. Ainsi, Erlich parvient à se faire embaucher par Lori et sa nouvelle partenaire/meilleure amie Monica. C’est n’importe quoi bien sûr, mais j’ai explosé de rire lors de la petite séance de Mansplaining. Les conséquences de son embauche, en revanche, ont eu du mal à me voir décrocher un sourire, les séances de baskets n’étant pas franchement une sous-intrigue très utiles (pour le moment, en tout cas). Il y avait quelques moments parodiques qui m’ont fait sourire malgré tout, notamment l’abus sur le pot d’huile.

Enfin, il y avait toute l’intrigue du frigo, avec un Gilfoyle qui tente de pirater le nouveau frigo high-tech. C’était sympathique et permettait de monter d’un cran le niveau d’humour de l’ensemble de l’épisode avec des gags franchement réussis.

Autrement dit, c’était un épisode plutôt classique pour Silicon Valley, avec des sous-intrigues marrantes pour compenser le sérieux de l’intrigue principale. Toutefois, j’ai eu du mal à m’inquiéter pour Richard, car l’on sait bien dès le départ qu’il va trouver une solution à son problème. C’est un peu la formule de base de la série après tout.

08.pngÉpisode 8 – The Keenan Vortex – 13/20
This is what you talk all day?

Et donc le client ramené à Lori par Erlich revient dans la série et maintenant que Frankie m’a dit que c’était le petit de Sixième Sens, je ne vois plus que ça aha. C’est fou. Il confirme à Erlich que son poste est désormais une affaire sûre.

Le problème à résoudre cette semaine, c’est qu’il fait froid en Californie et que cela entraîne des coûts supplémentaires de stockage, de manière plus ou moins directe. Mouais. Ce n’est pas dingue comme base pour un épisode, surtout que cet hiver sort de nulle part par rapport au reste de la saison.

Je n’ai pas du tout accroché à cet épisode et ses solutions, qui consistaient en gros à permettre à l’algorithme de Pied Piper de faire fonctionner la réalité virtuelle du riche de Sixième Sens (Keenan). Du coup, ça aiderait à remettre la compagnie à flot, bien sûr. Je trouve que la série devient répétitive : au-delà de la formule qui se répète, l’humour se repose toujours sur les mêmes vannes, particulièrement concernant Jared. Cela fonctionne, hein, mais c’est un peu dommage, ça fait trois épisodes que j’ai l’impression de voir la même chose.

Bref, Richard refuse de vendre, donc il demande une somme ridicule… qu’il finit par avoir, grâce aux magouilles d’Erlich et de son nouveau pote, Keenan. Franchement, je ne préfère pas imaginer la page Wikipedia qu’aura Pied Piper quand elle sera vraiment célèbre, c’est tellement prise de tête et plein de rebondissements. Et je n’ai même pas eu de baignade pour le bingo alors qu’ils étaient juste à côté de la piscine et joyeux car en train de célébrer leur nouvelle collaboration.

La joie est bien sûr de courte durée car Monica débarque avec de bons arguments pour rappeler à Richard que c’est une super mauvaise idée de bosser avec Keenan. Dépité, Richard vient donc prévenir son équipe que le deal ne peut se faire. Par chance pour lui, Keenan les a déjà trahis pour Hooli.

Et oui, parce que pendant ce temps, le nouveau patron d’Hooli se met à stresser parce qu’il voit approcher le Hooli Con et qu’il n’est pas prêt à surpasser les performances de feu Gavin.

Finalement, Erlich s’est fait avoir par Keenan et n’a plus de job (putain, toujours pareil), ce qui le déprime tellement qu’il brûle sa pergola, et Hooli Con donne des idées à Richard, ce qui permet un cliffhanger meilleur que d’habitude. La semaine prochaine, nous serons donc au Hooli Con, ça s’annonce un peu mieux.

L’épisode avait besoin d’une meilleure montée en tension de l’action car il n’était pas bien brillant. Vivement la semaine prochaine, j’espère que ça repartira du bon pied et que ça arrêtera de s’encroûter !

Capture d'écran 2017-06-19 15.09.25.pngÉpisode 9 – Hooli-Con – 16/20
I mean that’s malware, Richard

C’est déjà beaucoup mieux cette semaine : comme prévu, l’épisode précédent donne d’excellentes bases à celui-ci qui n’a plus qu’à surfer sur la tendance du Hooli-con qui approche. Richard a la merveilleuse idée de profiter de l’installation de l’application du festival pour insérer le code de son application. Si on passe au-delà de l’illégalité d’un tel acte, je trouve le postulat de départ (les gens ne suppriment pas leurs applications) un peu léger, parce que je n’ai jamais énormément de place sur mon portable, donc je passe mon temps à désinstaller les applications inutiles (quitte à les réinstaller un mois plus tard).

Après, peut-être que je suis une exception de ce côté, mais j’ai déjà beaucoup d’applications dont je me sers quotidiennement, ce n’est pas pour m’en rajouter à l’excès. Enfin, je ne sais pas, j’ai trouvé cette conclusion vite tirée et peu probable venant de geeks comme eux qui sont forcément confrontés à un moment ou un autre aux limites de leur portables et multiples extensions de stockage.

Passé ce postulat, l’épisode réintroduit de très bonnes choses, à commencer par Mia qui m’a beaucoup fait rire ou une nana que j’avais totalement oubliée et que Richard drague. L’intrigue fonctionne plutôt pas mal et les blagues sont excellentes (j’ai bien aimé tout ce qui concernait Keenan, même si c’était assez basique), complexifiant (pour ne pas dire noircissant) encore le passé de Jared. Plus ça va, plus le personnage devient presque flippant. Cela commence à faire beaucoup pour un seul personnage, quoi.

Le chef de la sécurité d’Hooli continue d’être développé en parallèle de tout ça et j’ai apprécié sa fidélité à son ex-patron qui permet à Richard de s’en tirer quand tout était contre lui. La série nous a habitué à ce genre de retournements de situations. Par conséquent, je n’ai pas spécialement été surpris, mais j’ai trouvé le tout plutôt bien amené.

La fin d’épisode nous rapproche à grands pas de la fin de saison et, par conséquent, conclue son intrigue sur un double cliffhanger : au Hooli-con la démonstration de réalité virtuelle se passe très mal, probablement à cause de Pied Piper qui s’est incrustée sur tous les téléphones qui semblent surcharger. Cela promet un épisode riche la semaine prochaine.

Quant à l’autre cliffhanger, il voit Erlich se barrer du pays (tout au long de l’épisode dans une sous-intrigue intéressante sans plus) et retrouver Gavin dans un temple zen parfaitement cliché. Je suis moins passionné par cette perspective-là, mais sait-on jamais, ça cache possiblement de bonnes idées.

Pour conclure, elles n’avaient pas vraiment de rôle à jouer cette semaine, mais j’étais déçu de ne pas voir Monica et Lori !

10.pngÉpisode 10 – Server Error – 18/20
Those are real people, with real crotches and… and they’re burning.

Déjà dix semaines que la série a repris, il est donc temps de lui dire au revoir et à l’année prochaine, car le renouvellement est confirmé. Comme toujours avec cette série, la fin est hyper chargée et ça part dans tous les sens. Une fois de plus, c’est un final très maîtrisé qui ne perd des points que parce que Monica et Lori brillent par leur absence. C’est vraiment dommage sur une fin de saison, j’aurais aimé en savoir plus sur leur compagnie, plutôt que de voir Pied Piper couler une fois de plus (mais en fait non).

Il est donc sûr que Pied Piper est responsable de la catastrophe du Hooli Con, ce qui provoque tout un tas de remous dans l’entreprise, à commencer par la démission de Jared. Forcé de rester au moins deux semaines par son propre texte, il essaye donc de recruter un(e) remplaçant(e), ce qui fonctionne à merveille puisqu’il continue d’être beaucoup trop honnête. Cela m’a bien fait marrer. Malgré tout, Richard finit par virer Jared car il remet beaucoup trop de choses en question à toujours vouloir avoir un plan B. J’ai aimé la manière dont cet épisode a mis en avant ce conflit, même si je m’attendais à un traitement du personnage totalement différent après les derniers épisodes.

Dans la liste des bonnes choses de cet épisode, il y a aussi la manière dont la série a trouvé le moyen de balancer un bon humour au milieu d’un labyrinthe d’intrigue : que ce soit Gilfoyle qui casse ses lunettes (les lentilles de chat sont à mourir de rire !), Big Head qui ne sait pas garder un travail ou Jack Barker pris en otage par les chinois parce qu’il a fait une promesse impossible (remplacer tous les téléphones Hooli), ça tombait toujours très bien et ça fonctionnait très bien.

En fait, ce sont pour des épisodes comme celui-ci que je continue de regarder cette série. Je suis largué les trois quarts du temps dans leurs solutions techniques et leur jargon, même si j’en comprends toujours juste assez pour me dire « OK ». Après quatre saisons, la crédibilité globale est bien faible, car Richard a vécu plus d’emmerdes en quatre saisons que la start-up moyenne en dix ans, mais ce n’est pas grave. L’ascenseur émotionnel était très bon cette semaine avec une écriture vraiment réussie pour cet épisode, qui s’appuie bien sur toutes les pistes ouvertes dans la saison et tous ses personnages, excepté Monica et Lori donc, réduites à une simple mention dans une réplique. Cela fait tout de même plaisir de les retrouver à ce niveau d’écriture.

Dans cet épisode, au fur et à mesure des détours et problèmes, Pied Piper cesse donc d’exister avec ses serveurs détruits et répandus dans la ville… Avant d’être miraculeusement sauvé (une fois de plus) par le piratage du frigo de Jin-Yang, une intrigue secondaire qui avait paru ne servir à rien plus tôt cette année. Force est d’admette qu’ils ont bien joué leur coup et que la révélation est à mourir de rire, même si (surtout si !) Richard se fait casser la gueule pour avoir couché avec la femme de son client. Il le méritait, en plus, après cet épisode, j’ai juste explosé de rire.

Du côté de Gavin, il revient en avion (BINGO !) aux Etats-Unis grâce à Erlich, victorieux grâce à l’échec monumental de Jack Barker. Fort de son succès, il reprend la tête d’Hooli et souhaite donc racheter Pied Piper. La saison se conclut sur Richard qui refuse cette offre et l’esquisse d’un combat Pied Piper/Hooli que Richard est sûr de gagner maintenant qu’il est réconcilié avec toute son équipe.

Toute son équipe, sauf Erlich, l’acteur ayant décidé de quitter la série. Le personnage se voit offrir une sortie pourrie (ce qui explique aussi que l’épisode n’arrive pas à atteindre le 20), puisqu’il finit drogué et c’est à peu près tout. Gavin le laisse sans moyen de contacter qui que ce soit et au paradis de la drogue, pour au moins cinq ans. Franchement… ils auraient pu trouver mieux pour un des personnages principaux. N’ayant jamais beaucoup aimé Erlich, je m’en remettrais, surtout que la dynamique de la série reste excellente sans lui, comme on a pu le voir dans ces deux derniers épisodes.

Il semblerait que les scénaristes donnent en compensation plus d’importance à Jared et comme c’est mon personnage préféré, j’en suis bien content. Une fois qu’il pense avoir tout perdu, Richard se précipite pleurer auprès de Jared, ce qui suffit pour la réconciliation. Ce que j’ai surtout adoré dans le conflit entre ces deux-là, c’est que les scénaristes ont montré en quoi Jared était essentiel au bon fonctionnement de l’entreprise.

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Un au revoir raté pour Erlich…

EN BREF – Cette saison était une fois de plus réussie, avec son lot de rebondissements dans chacun des épisodes. Personnellement, j’ai trouvé que l’écriture était un peu moins bonne en mi-saison. En effet, ça tournait en rond et s’installait confortablement dans une routine, malgré les rebondissements constants, donc. Disons que la routine venait de la manière d’écrire un épisode toujours calquée d’une semaine à l’autre sur la même formule !

Heureusement sur les deux derniers épisodes, la série a su rebondir avec de nouvelles conneries de Richard, partant sur une piste inédite. Je ne sais pas comment il peut survivre avec autant de pression et de stress perpétuels cela dit. Quand on prend chaque épisode dans son individualité, il y a déjà de quoi être au bord de la crise de nerfs dans ses baskets ! Mais non, le créateur de Pied Piper parvient toujours à retomber sur ses pattes contre toute attente, comme sa société.

Cette fin de saison 4 nous en a vraiment fait voir de toutes les couleurs et a voulu nous faire croire à la mort de l’entreprise, pour finalement amorcer un combat final contre Hooli qui est attendu depuis le premier épisode de la série. Franchement, la saison 5 a désormais tout pour être la dernière saison, dernière saison qui devrait voir Richard gagner. Nous verrons bien ce qu’il en est en 2018, mais je sais ce que j’ai envie de voir l’an prochain !

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Dix pour Cent (S02)

Avis : Dix pour Cent, c’était LA révélation de la rentrée 2015 sur France 2. La série m’avait tout de suite donné envie d’en voir plus : son casting impeccable (surtout parce que Camille Cottin, j’avoue), son originalité de scénario (la vie des agents de stars), son humour certain (là encore, merci Camille Cottin alias Andrea Martel), son côté soapesque assez bien géré… Son seul défaut (énorme) était de ne durer que six épisodes. Bref, un coup de cœur comme je n’en avais pas eu depuis Fais pas ci, fais pas ça à la télé française qui a tendance à toujours nous proposer les mêmes choses.

Quand j’ai lu qu’une saison 2 allait voir le jour, j’étais donc aux anges. Malheureusement, celle-ci a mis longtemps, longtemps, à débarquer et n’est constituée que de six épisodes également. Ce n’est pas grave ! Je ne me suis pas renseigné pour ne pas me spoiler, mais je n’ai lu que des noms d’acteurs que j’aime comme guest-stars. Il ne m’en faut pas plus pour être surexcité au moment de lancer le premier épisode…

Et justement, c’est là tout le problème. J’en attendais un peu trop, peut-être qu’avec le temps j’ai idéalisé la série, et je me suis retrouvé à être un peu mitigé sur le début. C’est toujours très bon, mais ça l’est un peu moins sur ces deux premiers épisodes. Je n’en dis pas plus car cette intro est censée rester sans spoiler. Du coup, je vous invite à continuer à lire ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 16/20

01.pngÉpisode 1 – Virginie et Ramzy – 14/20
Un recul qui avance

Comme vous le voyez, ce n’est pas une note catastrophique, mais je m’attendais plutôt à monter à des 16 ou 17. Alors que se passe-t-il pour que je sois si déçu ?

Ce que je reproche à cet épisode, c’est d’être une bien mauvaise réintroduction à la série. Cela fait un an et demi que nous n’avons plus vu ces personnages et il n’y a pas de résumé de la saison précédente… C’est déjà bien risqué de nous faire ça.

Sur le plan technique, c’est parfait : la première scène à l’agence ASK nous réintroduit bien celle-ci, dans un plan hautement compliqué où Sophia fait le tour de tous les bureaux. Chaque personnage est relancé dans sa dynamique et je me suis dit que ça irait. Seulement, le plan personnel de chacun est effacé dans cet épisode.

Les infos tombent au compte-goutte (comme cette histoire d’amour avortée entre Andrea et Colette ?), le côté soap est totalement mis de côté au profit du couple de stars mis en avant. J’adore Virginie Efira, j’aime bien Ramzy, du coup, c’est sympa de les voir, mais j’ai trouvé qu’ils occupaient trop le côté drama de cet épisode. Si la vie des acteurs de nos agents est importante, je trouve ça dommage de la voir prendre le pas sur le reste. C’est principalement ça qui me laisse mitigé, surtout que l’évolution tout au long de l’épisode est assez prévisible, de l’interview du couple uni au plateau de Drucker qui les réconcilie, en passant par la tromperie.

Malgré tout, cette histoire est loin d’être inutile et aborde à 21h des thématiques qui doivent l’être, comme l’égalité salariale. Et c’est d’autant plus frustrant ! Il y a d’excellentes choses dans cet épisode, mais ça ne met pas assez en avant les personnages de la série, or c’est avant tout pour eux que nous sommes là. Camille, qui était notre point d’entrée dans cet univers l’an dernier, est totalement sous-exploitée par exemple.

En parallèle, on sent l’intrigue de la saison se mettre en place, avec les difficultés financières d’ASK qui reviennent au premier plan et permettent de remuer un peu la vie des agents. La parenthèse campagnarde d’Andrea devient l’occasion d’introduire un nouveau personnage, Hicham, qui promet de grandes choses. Je l’aime déjà beaucoup, avec son argent et son égoïsme qui me confirment direct que je vais rapidement le détester. Cela fera du bien d’avoir un personnage comme cela.

Le seul personnage vraiment développé dans ce retour est celui de Matthias, qui est l’un des personnages que j’aime le moins. Il est donc en plein divorce comme prévu et ça ne s’arrange pas quand les médias lui prêtent une aventure avec Virginie. C’est un peu télescopé comme critique des médias, quand même.

Le cliffhanger, autour de la survie de Matthias, m’a un peu moins convaincu aussi, même s’il était ultra-efficace pour donner envie de revenir. En fait, ce premier épisode tournait énormément autour de Matthias et de l’agence en elle-même, et c’est ce qui a freiné mon enthousiasme, parce que c’était un drôle d’équilibre pour une reprise : nous ne voyons quasiment pas les assistants (alors qu’ils apportent normalement un excellent humour) et la vie perso de Gabriel et Sophia est totalement éclipsée.

Et puis surtout, comme il n’y a que six épisodes dans la saison, c’est très frustrant de voir les personnages stagner dans leur vie perso et ne pas évoluer.

02.pngÉpisode 2 – Fabrice – 16/20
Écoute, les pervers polymorphes, c’est bon, j’ai eu ma dose, hein, ça se dit manager de l’année là avec ses méthodes pourries de pression de mes couilles, hein, mais ils se sont pas suicidés en masse tes employés ? Putain, c’est bon là, tu me lâches !

Ce second épisode réussit un peu mieux à retrouver l’ambiance de la série, mais il reprend quinze jours plus tard sans nous le préciser d’emblée. Du coup, le cliffhanger précédent est totalement mis de côté. Matthias a fait un malaise vagal, mais on est déjà loin de tout ça.

Si cet épisode est meilleur, c’est parce qu’il fait la part belle aux personnages, enfin. Si Arlette est une fois de plus laissée de côté, le reste du casting est bien exploité : je n’en demandais pas beaucoup plus.

Du côté des assistants, c’est très, très, positif. Hervé est bien mis en avant et apporte beaucoup d’humour dans chacune de ses scènes, de même que Noémie qui développe sans surprise son crush sur Matthias, au point de finir avec.

Les mensonges de Camille la rattrapent quand Christophe Lambert débarque à l’agence. Elle se fait draguer par celui-ci alors qu’elle a avoué à Noémie que c’était son père. C’est bien joué et bien écrit, les quiproquos sont sympas (même si celui avec Hervé est un peu longuet). Nous assistons aussi au retour de son demi-frère, même si ça n’apporte pas grand-chose.

Gabriel et Sophia continuent leur relation. Là encore, il y a de bonnes situations comiques, notamment lors de l’audition de Sophia, qui s’avère toujours aussi sanguine. Grosso modo, l’épisode a pour but de nous montrer celle-ci changer d’agents, mais consolide également la relation amoureuse des deux personnages.

Enfin, l’intrigue d’Andrea est clairement ce qui sauve cet épisode. Le jeu de Camille Cottin n’est plus à tester et elle s’éclate toujours avec Andrea. Je trouve que les scénaristes l’ont beaucoup adoucie en ce début de saison, mais son duo avec Fabrice Lucchini était absolument passionnant. Franchement. Le jeu de ces deux-là était un cran au-dessus du reste du casting et sauvait pas mal de choses dans l’épisode.

Le retour de Colette dans la série est on ne peut plus mystérieux. Il ne fait aucun doute qu’on finira par la revoir pour avoir plus d’explications, mais je suis pressé d’en savoir plus, car c’est juste très frustrant de les voir ne pas se parler dans le bar.

Dernier bon duo avec Andrea, celui d’Hicham. Celui-ci lui met une pression de dingue dans chacune de leur scène, frôlant le harcèlement au départ, puis la harcelant totalement ensuite. Quand Andrea explose, il la vire sans préavis et de la manière la plus vicieuse possible. Son personnage est encore plus détestable que je ne l’imaginais et c’est un excellent ajout au casting. Je suis curieux de voir comment ils vont faire pour vivre avec ce type interférant dans toutes leurs décisions et possédant 60% de l’agence. En plus, 60% ce n’est pas rien. Il est majoritaire de 10% quand même (eh, vous voyez ce qu’ils nous ont fait là ?).

Bref, ce second épisode a remis un peu de côté son guest de manière à ce que la vie de celui-ci impacte celui du casting principal, et non l’inverse. Les personnages évoluent donc, les dynamiques se remettent en place et c’est tout de suite bien mieux.

Cela me donne envie de revenir, mais si je fais un bilan de ces deux premiers épisodes, je suis bien obligé de me rendre compte que j’étais moins dedans qu’en 2015. Et surtout, surtout, je trouve qu’ils ont perdu un peu de leur verve, les dialogues étant un peu plus passe-partout et moins marquants, malgré une amélioration dans ce deuxième volet.

03Épisode 3 – Norman – 15/20
Non, lui il s’occupe de la comptabilité.

Cet épisode a un gros défaut : l’intrigue Norman. Je suis désolé, j’aime plutôt bien les vidéos de Norman, mais alors son intrigue cette semaine… Ce n’était juste pas possible. Je crois qu’on pouvait difficilement accumuler plus de clichés : de l’ado qui se jette sur lui et lui demande son caleçon (oh la gênance sérieux) à sa sortie de prison sans procès qu’il obtient grâce à sa célébrité malgré l’alcool et la drogue, tout enchaînait les clichés.

C’est vraiment dommage parce que ça tirait pas mal l’épisode vers le bas, surtout que le jeu d’acteur n’était pas toujours au point non plus. Non, je ne rentrais pas du tout dans l’épisode dans ces scènes-là, et ça représente quand même beaucoup de l’épisode.

Il y avait malgré tout de bonnes choses dans ce troisième volet. Camille reçoit la visite de sa mère et ça permet le lancement d’intrigues réussies autour des retrouvailles avec Mathias. Enfin réussies… ça pousse Mathias dans les bras (et la jupe) de Noémie, qui elle-même part un peu en vrille cette semaine, montrant son sein dans le bureau dès le début d’épisode, puis enchaînant les sous-entendus en réunion avec lui. C’était bien marrant, même si parfois un peu perché, surtout pour France 2 à 21h.

Côté sexe, il y avait quand même la dose encore cette semaine, avec, outre Noémie/Mathias, un plan à trois qui se met en place dès le départ grâce à la rivalité Andrea/Isham. Si j’avais adoré Isham la semaine dernière, le coup de cœur se confirme cette semaine, où il m’a fait mourir de rire à péter des câbles sur tout le monde et a énerver Andrea en draguant sa mannequin. J’ai trouvé ça vraiment bien écrit. Andrea continue d’avoir les meilleures répliques de la série et c’est tant mieux !

Isham ramène également Elvis, son fils, à l’agence. En plein divorce, Isham a un peu du mal à gérer son bambin, d’où les pétages de câble, notamment sur les assistants de la boîte qui se retrouvent (surtout Camille d’ailleurs) à organiser sa fête d’anniversaire des dix ans.

Enfin, il était aussi question de la comédie musicale érotique de Julien Doré. Mouais. Je n’étais pas à fond dans l’histoire non plus, qui était un peu en filigrane tout du long. Cela a abouti sur une jolie scène chantée avec Sophia, qui se retrouve chanteuse pour la BO du film.

Il y avait de bonnes répliques et de bons quiproquos cette semaine, mais c’était un peu plombé par d’autres moments dans lesquels je n’ai pas réussi à rentrer, notamment toute l’intrigue Norman, quoi…

04.pngÉpisode 4 – Isabelle – 17/20
Je t’ai fait bailler 3 fois alors, c’est cool.

Ce second épisode était bien meilleur, utilisant ses bases et ses nombreuses histoires secondaires.

Mais pas que. L’arrivée d’Isabelle Adjani dans la série suffit déjà à bien faire rire avec l’installation d’un quiproquo comme intrigue principale. La série excelle dans les quiproquos depuis sa première saison et cette histoire Isabelle Adjani/Sacha Hartman ne déroge pas à la règle.

Ce qui part d’une histoire toute bête au début finit par révéler des informations restées cachées depuis trop longtemps : Mathias a empêché Adjani de jouer dans le film d’Hartman en jetant le scénario sans le regarder, Camille le couvre, attisant les soupçons d’Andrea… et Mathias révèle finalement que tout est sa faute, après avoir fui ses responsabilités longtemps en couchant avec Noémie, chez elle, par surprise. Là encore, ça va presque trop loin pour France 2 et une soirée en famille en ce qui me concerne, mais bon, c’était rigolo malgré tout.

Pour couvrir son père, Camille a fait notamment appel à son frère, dont on continue de suivre un peu la vie comme ça. En plus, Camille regrette un peu que son demi-frère ne soit pas son copain, alors sympa la gêne.

Cependant, l’énormité de cette fin d’épisode, c’est que Mathias déclare que Camille est sa fille. C’est énorme, on a le droit aux réactions d’un peu tout le monde et surtout à la blessure profonde d’Andrea qui découvre que son assistante était la fille de son associé. Sympa, c’est sûr. Et puis, comme ça, l’agence perd encore deux de ses clients et Mathias, qui sait qu’il doit partir après une telle trahison. Outch.

Une intrigue qui m’a moins plu est celle de Sophia, Gabriel et Julien Doré. Évidemment, Julien Doré tombe fou amoureux de Sophia pour son film et Gabriel tombe fou de jalousie, au point de faire foirer le tout pour Sophia. Ce n’était pas génial, génial, parce que c’était prévisible. Cela dit, c’était bien joué dans l’ensemble. J’ai trouvé parfois un peu long les passages de chant de Sophia, mais bon. Pourquoi pas.

De toute manière, le meilleur dans cet épisode, ça reste l’ensemble des entretiens passés pour le poste d’agent au sein de l’agence. Noémie et Hervé font tout pour que ça se passe mal pour tout le monde sauf Hervé. C’était à mourir de rire sur les candidats qu’ils font rater, mais encore plus sur Hervé qui se retrouve en tête à tête avec Isham sur lequel il fantasme. La scène était à mourir de rire. Comme la semaine dernière, c’est Hervé qui s’avère le plus comique dans la série cette année.

Pourtant, il y avait de quoi faire côté comique dans cet épisode. Toujours dans les entretiens, nous avons le droit au développement de la relation Andrea/Isham. Cela continue dans la haine, mais aussi l’attirance inexplicable, qui replonge Andrea dans ses photos de Colette. C’est un peu tiré par les cheveux mais très bien joué, au point que ça paraît tout à fait crédible.

Plus encore que la semaine dernière et que dans l’épisode précédent, j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de moments comiques, souvent dans les détails, comme Camille qui fait sauter son agrafeuse.  Bon, et surtout, la maîtrise du quiproquo et des répliques cinglantes rend cette série géniale.

Malheureusement, pas d’épisode la semaine prochaine. Il va falloir attendre le 10 mai pour voir la suite… et je ne serais même pas chez moi, donc il faudra sûrement que j’attende encore un peu plus. VDM.

05.pngÉpisode 5 – Guy et Julien – 17/20
Ah putain, Jean Gabin est enceinte, elle est bonne celle-là.

Oui, je sais, j’ai plus d’une semaine de retard dans l’écriture de ma critique sur ces deux derniers épisodes, mais bon, je ne les ai vus qu’avec pas mal de retard (Bordeaux oblige) et j’ai ensuite été pris d’une flemmingite aiguë, comme dirait l’autre. Mieux vaut tard que jamais si certains d’entre vous sont encore plus à la bourre que moi (qui sait ?) ou si vous voulez simplement connaître mon avis par curiosité très bien placée.

Cet épisode était peut-être l’un des meilleurs de la saison, on y retrouvait l’humour qui m’avait tant plu dans les premiers épisodes. Ce n’était pourtant pas gagné pour lui car je l’ai vu sur Pluzz, le site de replay officiel de France Télévision qui n’est pas fichu de proposer une qualité dépassant le 480p. Autant dire que sur ma télé, l’image était loin d’être de bonne qualité et c’est bien dommage. M’enfin, au moins, l’épisode était accessible.

Ce cinquième volet reprenait les intrigues laissées en plan lors de l’épisode 4, à savoir les conséquences de la révélation de l’identité de Camille. Ce n’est pas facile pour elle puisqu’elle n’a plus de CDD et ne sait pas comment demander à Andrea de lui en signer un.

Il faut dire que celle-ci à d’autres chats à fouetter puisqu’elle se découvre enceinte. Rien que ça. Cela permet le retour de Colette dans la série, enfin. Andrea ne sachant pas vers qui se tourner recontacte son ex, avec qui elle a toujours beaucoup trop d’alchimie (et peut-être plus qu’en saison 1) pour que ce soit permis de les garder séparer plus longtemps. Quant à la grossesse, je trouve ça un peu gros (sans jeu de mots promis) que le plan à 3 finisse comme ça.

Disons que c’est un peu dommage, même s’il est difficile de voir par quel autre moyen Andrea aurait pu être confronté à la maternité. J’ai découvert récemment beaucoup de plaintes sur le trope de la lesbienne couchant finalement avec un homme, mais bizarrement, je trouve que ça correspond tout à fait au personnage d’Andrea cette sexualité débridée au point d’aller coucher avec un type qui ne l’attire pas, par orgueil. Il n’y a pas une once de désir ou d’amour de son côté, juste de l’orgueil mal placé vis-à-vis d’Isham, et ça c’est tout à fait le personnage.

Andrea ne dit bien sûr rien de sa grossesse à Isham, qui lui-même à d’autres chats à fouetter : il décide de nommer le nouvel agent de la boîte. Alors que tout le monde s’attend légitimement à ce que ce soit Hervé, c’est finalement Camille qui hérite du poste. Bon, c’est une surprise, mais c’est aussi la suite logique de la saison 1 où elle rêvait de ce poste. La nouvelle fait l’effet d’une bombe : Hervé est tellement vexé qu’il décide de ne plus parler à celle qui était pourtant sa meilleure amie (je VEUX son t-shirt, qui permet la scène la plus hilarante de la saison), Noémie vire complétement cinglée dans sa relation avec la fille de son amant et Hippolyte réclame Camille comme agent, même si ça ne plaît pas spécialement à son père.

Il faut dire que Mathias est en pleine dépression par la vente de l’appartement, son divorce et la gestion de sa maîtresse. Il fait alors ce qu’il sait faire de mieux : il s’en prend à ses enfants. Il reproche à Camille de trop croire à son nouveau boulot et à Hippolyte de l’encourager.

Ce dernier est au cœur de l’une des deux intrigues de star de cet épisode. En effet, nous le voyons tout au long de ces 50 minutes échanger la réplique avec un Guy Marchand qui perd la boule. J’ai beaucoup aimé cette intrigue qui permet d’enfin donner un peu plus de consistance au personnage d’Arlette. Je l’ai toujours trouvé sous-exploitée dans la série, même si elle apporte un humour bien personnel à celle-ci. L’utilisation du personnage (et de Jean Gabin !) dans cet épisode était parfaite.

Concernant Guy Marchand, c’est un bon guest, mais pas forcément le meilleur ou le plus marquant en ce qui me concerne. Son intrigue fonctionne bien et j’en aime beaucoup la résolution. Il était également bon de voir un peu plus Hippolyte, lui aussi souvent sous-exploité.

Enfin, cet épisode revenait sur la relation entre Gabriel et Sophia, devenue houleuse depuis que ce premier est bouffé par la jalousie. Les engueulades du couple poussent Gabriel à faire foirer le projet de Sophia avec Julien Doré, qui apparaît une fois de plus dans la série. Je ne suis pas bien fan de cette intrigue, mais la blague sur la pénophagie fonctionne à merveille et plante une graine qui ne pourra qu’être exploité dans la suite de la série. Julien et/ou Sophia apprendront forcément la nouvelle, et de là, ça devrait partir en vrille.

Oui, partir en vrille, exactement comme Camille qui décide de quitter Paris ne se sentant plus à sa place dans l’agence ASK où tout le monde la déteste et lui fait sentir. Putain, mais n’importe quoi Camille, c’est ton rêve que tu fuis là !

06.pngÉpisode 6 – Juliette – 18/20
Ben ouais pourquoi pas, je crois qu’Isabelle Huppert a toujours rêvé de jouer une box internet ! 

Le départ de Camille ne bouleverse pas franchement l’agence, contrairement à ce que j’imaginais, parce qu’ASK a le festival de Cannes à gérer. Tout ASK ? Non, pas Hervé, qui s’avère une fois de plus le meilleur personnage de l’épisode (et dire qu’il m’énervait en saison 1 !). Sa jalousie de ne pas partir au festival permet les scènes les plus drôles de ces 50 minutes et c’est un vrai plaisir de le retrouver dans chacune de ses scènes.

Il en est un peu de même avec Noémie qui, elle, peut partir à Cannes mais découvre en fait qu’elle n’en a plus tant envie que ça quand elle apprend que la femme de Mathias décide de lui rendre une visite surprise là-bas. Au fond du gouffre, elle est sacrément touchante dans sa déprime, au point qu’Hervé reste avec elle pour regarder le festival (plutôt que d’aller sur place avec son billet) et se bourrer au son de Destinée. Leur relation est une excellente chose, mais souligne ma frustration de ne pas voir Hervé et Camille réconciliés à la fin de l’épisode.

Camille est donc de retour chez sa mère et elle passe l’épisode à déprimer elle aussi, retrouvant sa petite vie loin du strass et des paillettes de Cannes. Par chance pour elle, Mathias est de meilleure humeur dans cet épisode où il retrouve sa femme à l’hôtel. Catherine lui dit alors d’arranger les choses avec Camille car il est un bien mauvais père de ne pas se préoccuper d’elle. Il l’emmène ainsi à une soirée privée où elle retrouve toute l’agence et où Andrea lui propose de venir travailler avec elle à… New-York !

Et oui, Andrea a une vie bien chargée dans cet épisode. Toujours enceinte, elle profite des conseils de Colette qui finit par lui avouer, après une dispute, qu’elle veut l’accompagner dans sa maternité. C’est magnifiquement bien écrit et vous pourrez faire toutes les critiques que vous voudrez sur la relation sexuelle d’Andrea et Isham, moi, je trouve que ça vaut le coup si c’est pour aboutir à l’écriture du meilleur couple lesbien de la télé française (bon, ce n’est pas non plus comme si la concurrence était rude) et à une vraie réflexion sur la parentalité homo. C’est un joli tour de force des scénaristes et c’est très cool de voir ça en prime-time, parce que finalement, tout ce que je retiens c’est qu’Andrea et Colette feraient un beau couple de parents et qu’Isham est un père terrifiant dont personne ne voudrait pour son enfant.

D’ailleurs, Isham est toujours autant un connard dans cet épisode et apprend en fouillant le bureau d’Andrea qu’elle est enceinte. Il rencontre aussi Colette au détour d’un café. C’est juste un cinglé, en fait, c’est le pire des stalkers. Un tel type est juste terrifiant, sa capacité à nuire est impressionnante. C’est d’autant plus frustrant que j’aime bien le personnage en plus, je trouve qu’il apporte beaucoup à la série et qu’il est bon d’avoir une tête forte face à Andrea.

Cependant, dans la vie, je n’aimerais pas rencontrer un tel caractère et ça ne me dérangerait pas qu’il y passe dans la série… Surtout qu’il apprend de Camille qu’Andrea est embauchée par une agence new-yorkaise. Aussitôt, il décide de la racheter (putain, la capacité de nuisance du type, c’est fou) avec l’aide de Mathias, ignorant tout du vrai projet de son associé… La saison 3 nous fera probablement voyager à New-York, je sens !

New-York, donc, qui est le lieu de job totalement inattendu que se voit proposer Andrea en fin d’épisode. Il faut dire qu’elle gère particulièrement le talent de l’épisode, Juliette Binoche qui interprète une maîtresse de cérémonie de Cannes absolument parfaite. L’épisode tacle le féminisme à plusieurs reprises, que ce soit avec Isham ou avec un admirateur particulièrement collant de Juliette Binoche. La vision anti-féministe critiquée par Dix pour Cent n’est pas nouvelle. Tout au long des douze épisodes de la série, nous entendons des remarques sexistes (si, si, dès le pilote) et assistons à des scènes vraiment gênantes (mais criantes de vérité).

Cette semaine, les choses sont poussées encore plus loin, avec un « Mais bien sûr qu’on est toujours au XIXe Andrea » glaçant et une Juliette Binoche forcée d’aller déjeuner avec un type de la pire espèce. Cependant, elle parvient à s’en débarrasser à merveille en jouant la folle avec lui, et son discours d’ouverture de la cérémonie affirme un sacré beau féminisme bien osé.

Cela lui permet de se débarrasser du gros lourd et offre à Andrea la possibilité d’être repérée comme une super agent pour aller à New-York. Beaucoup de mal pour de grands biens, donc. La série ne déçoit pas dans sa conclusion, mais il y a un moment où je me suis demandé s’ils allaient réussir à retomber sur leur pied quand même.

Juliette Binoche était une excellente guest, qui insufflait donc son féminisme tout au long de l’épisode, avec également une relation géniale avec le garde du corps. La scène des tests d’oreillettes ou celle de la pizza sont d’excellentes trouvailles où les personnages principaux de la série ne sont pas/sont inutiles dans l’humour. Bref, des petites perles.

Enfin, Gabriel fait la surprise à Sophia d’un billet pour Cannes. Tout roule jusqu’à ce qu’il apprenne que Julien Doré veut lui parler. Il se lance alors dans une entreprise de sabotage du voyage, mais Sophia est bien trop contente d’être à Cannes pour se laisser embarquer dans ses délires. Gabriel est hilarant à éviter Julien Doré tout au long de l’épisode, pour rien. Malheureusement pour lui (et heureusement pour nous), Sophia apprend malgré tout que c’est son mec qui a saboté son projet de film. Elle se barre sans un au revoir pour lui. Je suis un peu triste de ne pas savoir ce qu’elle devient, mais bien heureux que les scénaristes ne traînent pas à confronter Gabriel à ses conneries. Dans un épisode réaffirmant un féminisme en lutte, c’était une bonne chose. Il a quand même voulu la contrôler comme au dix-neuvième siècle et ça se retourne contre lui… Bien fait !

Bref, l’épisode se termine donc sur la soirée privée de l’agence à laquelle est conviée une Camille qui finit bourrée et dans la piscine. La scène de conclusion voit Gabriel affirmer qu’Andrea a toujours un « truc en plus ». Au moins, les scénaristes ont bien conscience de la force de leur série… et ils nous pondent une dernière scène qui n’est pas sans me rappeler celles d’Unreal ces deux dernières années, ce qui ne peut être qu’un plus.

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EN BREF – Cette saison 2 n’aura pas su être à la hauteur de la première avec des épisodes ayant du mal à trouver leur équilibre. Comme en plus elle est toujours trop courte, c’est frustrant de voir les trois premiers épisodes s’engluer loin des histoires persos qui font la force de la série et se concentrer uniquement sur les stars ou les scènes de cul. Heureusement, tout ça se reprend en cours de route avec un épisode 4 qui aborde enfin les histoires les plus intéressantes et deux derniers volets qui font avancer les choses en mettant en lumière un peu tous les personnages.

L’évolution de tous est très intéressante, mais les vraies révélations sont Noémie et Hervé. Ils ont toujours été sympathiques et drôles, mais la plupart de mes fous rires aux éclats reposent sur eux cette saison. C’est excellent et c’est tant mieux, car la saison avait besoin de ces bouffées d’air frais. Côté intrigues, les choses avancent quand même plutôt vite, parfois trop d’ailleurs (Isham/Andrea surtout), ce qui est un plus pour bien rester dans le délire.

Les perspectives pour la saison 3 sont nombreuses, notamment avec UBA, cette agence américaine qui promet pas mal de bonnes choses. Je suis déjà très impatient, mais il va vraiment falloir prendre mon mal en patience, car la saison 3 ne sera pas diffusée avant au moins… dix-huit mois. Andrea a le temps d’accoucher deux fois d’ici là, c’est cool (non).

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Love (S02)

Avis : J’ai l’habitude de voir cette sitcom avec un mois de retard, je crois, mais me voilà enfin pour la saison 2 de Love. Oui, je sais. Je n’avance pas mon Challenge Séries, je n’avance pas non plus Iron Fist. Pour cette dernière, elle n’est pas téléchargeable sur Netflix, or moi, j’avais un trajet en voiture donc le hors ligne était nécessaire (enfin, non, mais j’aime bien conserver ma data pour des choses utiles comme les horaires de train ou les itinéraires parce que je me suis paumé en chemin). Pour le challenge… HUM. Non, mais ça va le faire.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Le pire, c’est que j’ai longuement hésité à revenir vers cette série, puisque la saison 1 m’avait laissé vraiment très mitigé. Et le temps n’a pas aidé. Je viens de relire mon article et, pour tout vous dire, je me souvenais très peu avoir autant ri devant la série (mais en même temps, je me souvenais à peine des personnages secondaires, donc je suis bien content d’avoir écrit cet article !).

Non, j’en avais retenu surtout les « défauts » Netflix : trop de drogue et de cul sans vraie raison, un modèle de vie dans lequel je ne me retrouve définitivement pas. J’avais retenu également que Gus me ressemblait beaucoup en début de saison et finissait par être le pire des connards avec Mickey en fin de parcours. Et pourtant, c’est Mickey qui, en fin de saison, s’accuse de tous les maux et finit en couple avec lui.

Mouais. Autant dire que 1) je n’appelle pas ça de l’amour, ce qui est problématique quand c’est le titre de la série, et 2) ça me fait peur de voir des scénaristes valider certains comportements, au point de les ériger en modèle comme ça. Ma conclusion sur la saison 1 était très optimiste, avec l’espoir d’une correction des défauts. Je n’ai rien lu ni vu sur cette saison 2, donc on verra bien, mais j’y vais aujourd’hui beaucoup plus à reculons, car je crains de voir la série se reposer sur ses (mauvais) acquis.

En plus, ne rien avoir lu sur la saison, c’est un peu signe que la qualité n’y est peut-être pas, parce que d’habitude, je vois au moins un article passer quand il s’agit d’une série Netflix.

Oui, sauf que comme je suis passager pour quelques heures, c’est toujours cool d’avoir quelque chose à regarder, alors hop, je me lance et advienne que pourra. Attention, spoilers.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Note moyenne : 13,5/20

Capture d'écran 2017-04-23 19.04.37.pngÉpisode 1 – On Lockdown – 13/20
No, dude, I just told you I wanted to be alone.

Pas de résumé de saison 1, mais une reprise de la dernière scène, qui me rappelle aussitôt à quel point Gus est un gros connard qui n’écoute pas Mickey. Celle-ci le remet en place, ça me plaît déjà beaucoup plus que cette fin de saison l’an dernier !

Voici donc nos personnages embarqués dans un trajet en voiture totalement angoissant qui me confirme mon espoir de compléter le Bingo Séries (ils citent Twix, ils peuvent bien me sortir une boisson, non ?). Mickey ramène donc Gus chez elle où ils entendent Bertie et Randy couchent ensemble. Je ne me souviens plus trop de Randy, mais bon, la situation est aussi gênante pour eux que marrante pour nous.

Un peu comme certains épisodes de la saison 1 (notamment leur première journée ensemble), on sent que les scénaristes cherchent le moyen de prolonger à l’infini le temps que les personnages passent ensemble. Il y a des moments où ça fonctionne bien, surtout que l’on retrouve les personnages vraiment au point de leur vie où on les avait laissés. Au moins, c’est facile de s’y remettre, même si je ne me souviens quasiment pas des amis qu’ils ont.

Parfois, cela dit, ça paraît juste ridicule ces incessantes excuses pour les garder ensemble tout en maintenant une sorte de rythme. Ils vont quand même au point d’aller jusqu’à nous sortir les flics les forçant à rester à l’intérieur des appartements quoi. Franchement, c’est abusé.

Côté relations, ils n’avancent pas, continuent de bien s’entendre à coup de références plus ou moins obscures et de compromis pour rester ensemble. Gus trouve quand même le temps de s’excuser de s’être mal comporté avec Mickey lors de la fête chez lui en saison 1, mais ça ne résume pas la moitié de ce qu’il a fait de mal.

Et du coup, le couple se retrouve à fuir la police, se faire griller comme des ados en fuite dans les bois et passent la nuit ensemble. À dormir. C’est forcé quand même.

J’ai peu ri devant cet épisode et je suis peu satisfait de l’évolution du couple. Cependant, les personnages m’ont paru un peu plus nuancé que dans mon souvenir, même s’ils continuent d’agir très exactement comme je ne le ferais pas. Cela se regarde et fait bien passer le temps, sans être marquant, ni révolutionnaire. En plus, il reste beaucoup de longueurs pour une comédie…

Capture d'écran 2017-04-23 19.05.07.pngÉpisode 2 – Friends Night Out – 14/20
– What a night we had.
– Yeah, hey we didn’t fuck.

Le lendemain, encore, toujours. J’aurais aimé une avancée chronologique plus marquée pour la saison 2, mais bon, je me contenterais de ça. De ça et du nombre incroyable de références aux séries que contiennent les comédies Netflix. Et donc le lendemain ? Mickey souhaite simplement se casser et Gus veut juste la retenir. Humph. C’est de plus en plus dur de l’apprécier, lui.

Mickey finit par se rendre à une réunion de son groupe d’anonymes accro à l’amour pour confesser son amour pour Gus.

Sinon, Chris vu dans l’épisode précédent est donc bien un voisin de Gus, et pire que ça, un voisin en vis-à-vis. Je détesterais avoir ce genre de type qui me parle chaque fois que je sors sur mon balcon, mais en même temps, je détesterais aussi avoir une Mickey comme colocataire. Bertie apprend ainsi que sa colocataire à la masse de choses à gérer en ce moment. Bon, en même temps, elle avoue elle-même avoir tué un lapin à 23 ans et s’être comportée en serial-killer avec. Alors bon.

L’épisode propose de bonnes choses, comme ce parallèle de Gus et Mickey se préparant, pensant à l’autre en sentant son odeur. C’est un grand classique, mais c’est bien mené.

Cela n’empêche pas Gus de flirter en parlant Friends avec des inconnues dans un bar (bon et avec sa bande de potes, dont Chris). C’est cliché, mais assez bien écrit. Il finit par la rembarrer malgré tout, pensant trop à Mickey. Celle-ci revient à la charge pour lui dire qu’elle ne le draguait pas. OK, ça marche plutôt bien comme remarque de la part des scénaristes de nous rappeler que toutes les nanas sympas dans un bar ne recherchent pas forcément l’amour. Seulement, quand on est dans une série, on est juste formaté à attendre ça. Un point pour la série de nous mettre enfin une scène réaliste !

Cela dit, il en va de même du côté de Mickey, même si elle est enfermée dans un cliché peut-être pire : celui de la fête entre voisins, avec des couples parlant de leurs enfants, d’écoles et autres conneries du genre. Elle tente bien de les divertir avec d’autres sujets, mais ça passe beaucoup moins quand ses amis s’en rendent compte et le prenne mal. On les comprend, cela dit.

L’épisode est un peu plus long en temps, mais paraît tellement plus vif avec la division des intrigues. Chacun passe une soirée de merde, mais ils finissent avec leurs SMS et c’est sacrément bien joué de la part des scénaristes de nous montrer ce type de scènes.

Autrement, la série continue sur sa lancée avec tout un tas de références films et séries et un amour naissant. C’était déjà ce qu’ils proposaient l’an dernier, mais ça m’a paru un peu mieux dans cet épisode de nous montrer le besoin de voir l’autre. Rien de bien comique, mais un premier baiser (encore) très réussi. Et toute cette perfection est ruinée par une scène de sexe entre eux dans la voiture. Mickey retombe donc totalement dans ses travers et Gus la laisse faire.

Et par travers, je ne veux pas dire que c’est mal pour une nana de coucher hein, juste qu’elle le vit toujours mal après coup quand elle craque comme ça. Et c’est fort dommage de continuer à ruiner ce personnage avec ça. Ils avaient l’occasion de nous faire un ou deux épisodes sur les débuts d’un couple sans sexe, avec réalisme. Je ne sais pas, ça ruine un peu le truc pour moi d’aller casser leur once de romantisme. C’est bien plus réel, et en même temps non avec ce personnage qui demande explicitement à plusieurs reprises de ne pas faire l’amour…

 Au passage, je remarque que Gilian Jacobs a pris un coup de vieux. Je sais que je me suis déjà fait la réflexion avant, mais bon, fallait que je le dise.

Capture d'écran 2017-04-23 19.05.54.pngÉpisode 3 – While You Were Sleeping – 14/20
Nobody knows what they’re doing. Nobody knows.

Et hop, on reprend la série quelques minutes (n’allons pas supposer combine exactement) plus tard. Le couple rentre chacun de son côté, mais Gus s’avoue être un connard. C’est un bon début.

Arya est de retour ! C’est une bonne chose de revoir Gus au travail et de savoir que ça y est, Heidi meurt dans sa série. C’était encore plus un plaisir de la retrouver, car j’adorais son personnage avant qu’il ne le ruine en saison 1. Gus se retrouve donc dans le rôle d’un scénariste sur le plateau d’une cascade, et c’est marrant. C’est marrant, jusqu’à ce que le cascadeur se plante, quoi, et que les actrices agissent de manière totalement narcissique… Et tristement marrante, du coup. Il tombe ensuite sur Susan, sa boss que j’adore. Adorais. Celle-ci part en vrille dans cet épisode : c’est parti pour la drogue et la demande de sexe impromptue. Je vois vraiment pas à quoi ça sert, à part peut-être tentre de me faire écrire que Gus est désormais un gars bien parce qu’il ne couche pas avec tout ce qu’il bouge, mais non quoi.

Comme prévu, Mickey déprime toute la journée au boulot, hésitant à envoyer un message à Gus. Bien sûr, cela ne l’empêche pas de travailler (heureusement) et de couvrir un de ses collègues, Truman. Je n’arrive pas à savoir si on est censé le connaître ou pas. Je pense que oui, mais la saison 1 est loin. En tout cas, cette fois, je ne l’oublierais pas, j’ai adoré sa partie d’épisode avec sa copine cinglée, Lily. Ces deux-là nous font certes perdre un peu de temps, mais ça marche très bien. En plus, il est temps de peupler la vie de Mickey d’amis, et ce Truman est fun. Il y a bien sûr aussi sa coloc, à qui elle raconte ses mésaventures de la nuit précédente.

Je reste perplexe. Cette saison continue de ne pas avancer pour le couple et d’avoir pas mal de défauts dans son traitement de Gus. Et en même temps, sans être marrante, elle a ce petit quelque chose qui me donne envie de continuer pour savoir la suite. Peut-être que c’est la qualité d’image et de photographie à la Netflix, le casting excellent et la curiosité qui suffisent à me faire avancer dans cet épisode.

Capture d'écran 2017-04-23 19.06.21.pngÉpisode 4 – Shrooms – 06/20
I’m the worst drug guide ever.

Mickey et Gus se retrouvent chez elle pour un nouveau rencard. Déjà rien que ça, ça crie à la catastrophe vu les histoires du personnage de Mickey auparavant. Et c’est pire quand ça enchaîne sur un épisode qui nous vend les champignons comme un truc cool que tout le monde devrait essayer une fois dans sa vie. Alors. NON. Voilà.

Je sais, je sais, je suis probablement très coincé sur le sujet, mais franchement, s’ils ont besoin de champignons pour avoir une excuse pour danser, ils ne me font pas rêver, ces personnages. Et l’épisode continue à me prouver que c’est une bien mauvaise idée. Randy se met à suivre un coyote. Alors je reconnais que c’est une bonne blague, mais ça les mène bien sûr à entrer dans une maison qui n’est pas la leur.

Franchement rien n’allait dans cet épisode. Le début part mal avec un rencard qui n’a rien à faire là et tout empire ensuite. Gus passe encore pour un gars bien à empêcher Mickey de se droguer alors que putain, non. Et alors vendre la drogue comme un truc cool qui fait faire des choses drôles… Je n’aime ni le message, ni l’idée derrière cet épisode.

Si encore on avait une vraie réflexion sur l’addiction de Mickey et ses dangers, plutôt que Randy qui veut tuer tout le monde et Gus qui essaye le maillot de bain de Mickey.

Non franchement, cet épisode m’a perdu, mais je m’en doutais rien qu’avec son titre. J’ai détesté et s’il n’avait pas réussi à me faire rire avec le coyote, il aurait eu une sacrée mauvaise note. Oui, pire que celle-ci.

Capture d'écran 2017-04-23 19.06.58.pngÉpisode 5 – A Day – 14/20
Don’t make me sounds awful

Et là, bam, c’est tout l’inverse de l’épisode précédent. Allez comprendre, cette série a vraiment deux faces.

Dans cet épisode, Mickey et Gus se réveillent ensemble le lendemain et sont donc définitivement un couple cette fois, alors même qu’elle ne souhaite toujours pas être en couple, en théorie. C’est sympa de les voir se réveiller comme ça, j’imagine.

Le couple apprend enfin à se connaître, à parler de leurs familles, tout ça. C’est cool d’apprendre à connaître ces personnages, enfin. Disons qu’on est un peu comme eux, en fait. Ils sont assez fascinants avec tant de défauts et de problèmes, on les découvre sous un jour nouveau dans leur relation. C’est cette fascination qui me pousse à revenir alors que je devrais probablement arrêter de regarder un truc où les personnages me gonflent plus qu’autre chose.

Oui, mais voilà, cet épisode propose une journée dans leur vie et c’est vraiment sympa de les voir développer une vraie connexion comme ça. C’est une première journée de couples où les sujets de conversation ne manquent pas, c’est mignon tout plein, c’est de l’amour et là le titre de la série prend tout son sens.

Pour une fois, les conversations et les situations entre les personnages ne semblent pas du tout forcées par les scénaristes. La conclusion est mignonne comme tout alors je raccroche beaucoup plus. Bref, c’est tout mon problème : je me laisse toujours avoir comme un bleu.

Il faut dire que la série a deux faces : une un peu romantique explorant vraiment la relation de couple (celle qui m’intéresse) et une forçant le trait des personnages, les rendant antipathiques et peu réel, avec du cul pour du cul, de la drogue et du « fun » qui n’a en fait rien de fun. Une partie cool et une partie toxique. Vous savez pour laquelle je suis là !

Capture d'écran 2017-04-23 19.08.08Épisode 6 – Forced Hiatus – 15/20
This isn’t a birthday party. This is a funeral.

De retour sur le plateau de cette parodie de Charmed devenant ici parodie de Once Upon a Time. Pas de bol, Susan annonce cette fois que le nombre d’épisode de la saison est revue à la baisse, ce qui signifie que l’épisode de Gus sera probablement le dernier épisode de la série. Il se retrouve alors entre les deux parents d’Arya. Ils sont en plein divorce, mais ne le disent pas à leur fille. Ils souhaitent chacun la voir continuer sa carrière dans une direction différente.

Arya prouve une fois de plus qu’elle est le personnage le plus cool et le plus censé de cette série, en voulant simplement vivre une vie normale. J’aime vraiment beaucoup ce personnage, je l’avais déjà dit l’an dernier, mais ça se confirme complètement cette année. Elle finit par s’énerver et accepter les deux films de ses parents.

Bertie donne de l’argent à Randy. Mickey l’entend et trouve ça complétement stupide, surtout qu’il n’a pas de boulot. L’épisode est assez dur de ce point de vue-là. Bertie découvre à ses dépens que tout la monde la considère super mal juste parce qu’elle dit oui à tout. C’est violent mais ça correspond vraiment très bien au personnage.

Quant à Mickey, elle se trouve à passer la journée avec Randy, et celui-ci est juste un vrai déchet humain : il n’a pas de job, mais ne fait rien pour en avoir. Il se contente de vivre au crochet de ses amis. Mickey finit par le confronter. Du coup, il semble murir un peu, mais la fin de l’épisode le laisse dans une situation un peu critique. Il faudra voir comment ça évolue.

Cet épisode me fait vraiment oublier la catastrophe de l’épisode 4. Je trouve qu’il est plutôt bon, même si le couple vit sa journée dans son coin, sans même s’envoyer un seul texto. Il est bon de les voir évoluer en tant que personnages : Gus donne d’excellents conseils à Arya tout du long, Mickey devient elle-même une bonne conseillère, à la fois pour Randy et Bertie.

Cela change un peu de voir les personnages savoir ce qu’ils font. Et puis surtout, à ne pas les voir en couple, Gus est un peu moins oppressant. Oh, et aussi, il n’y a pas une seule scène de drogue ou de sexe gratuit… Bref, ce sont des personnages de la vie de tous les jours.

Tout mon problème avec Love, un peu comme avec You’re the Worst, est cette tendance à forcer le trait et les choses, qui font que les personnages passent d’ordinaires à infréquentables…

Capture d'écran 2017-04-23 19.09.01.pngÉpisode 7 – Work Party – 13/20
You’re a fake radio therapist.

Mickey a des problèmes à la radio : la station change de nom et supprime quelques employés en même temps. Pour l’occasion, une fête est organisée à son travail et elle y ramène Gus. Cela sent mauvais dès le départ.

Et effectivement, ils tombent sur Lily, puis Gus rencontre Greg, le supérieur qui harcèle Mickey depuis la saison 1. C’est tout à fait merveilleux, n’est-ce pas ? Et bien, ce n’est pas l’avis de Mickey qui paraît totalement flippée par la perspective de les voir devenir amis. Cela se comprend plutôt très bien. Évidemment, ça ne manque pas : Greg explique à Gus que Mickey l’utilise comme elle utilise tous ses mecs. Ah lala, les fêtes de boulot sont toujours de bien mauvaises idées dans les séries. Cela finit par un joli baiser entre eux et une scène de danse très cool.

Bertie et Chris sont eux aussi invités, allez savoir pourquoi. Ils tombent l’un sur l’autre à l’entrée et passent la soirée ensemble. J’aime beaucoup les voir ensemble, c’est une bonne perspective pour la suite de la série.

L’épisode était intéressant mais passait bien vite, j’ai eu du mal à rentrer dedans après une pause de deux jours. En plus, sa résolution est bien rapide et ne répond pas vraiment à l’ensemble des questions posées…

Capture d'écran 2017-04-23 19.09.52.pngÉpisode 8 – Marty Dobbs – 13/20
 I’ll meet Poppa Doobs, sure.

Le père de Mickey débarque en ville et elle propose à Gus de le rencontrer, au beau milieu d’une opération nettoyage de printemps. Forcément, l’arrivée d’un parent a toujours cet effet « faisons le ménage ». Comme toujours, la série tente de refléter autant que possible le réalisme.

Si Mickey présente son père comme un type super avec qui tout se passe bien, ce n’est bien sûr pas le cas. Son père est un grand passif-agressif qui passe un bon moment à se foutre de la gueule de Mikcey comme si de rien n’était. Elle le vit mal, surtout que Gus essaye d’arranger les choses autant que possible.

Après un repas au restaurant particulièrement gênant malgré une ellipse importante, Marty amène sa fille et Gus dans un bar. C’est con, parce qu’elle est aux AA. C’est Gus qui balance l’info à Marty. Pas de bol, celui-ci pense que les AA, c’est juste de la connerie sectaire. Forcément ça met l’ambiance, encore plus.

Côté job, Marty vient d’inventer une application qui permet surtout de faire pas mal de pub pour Uber, qui est clairement un sponsor de la série tellement Mickey en parle à chaque épisode. Cela permet de relancer la conversation après une dispute, mais elle n’est pas très bienveillante envers son père, qui finit par décider de se barrer plus tôt que prévu.

C’est à peu près tout pour le père, qui sert surtout de prétexte à une conclusion rapprochant un peu plus le couple principal. C’était donc un long détour pour en arriver à une scène où Mickey fait tout un tas de reproches à Gus et où celui-ci dit qu’il veut simplement rester avec elle. C’est mignon tout plein dis donc !

Capture d'écran 2017-04-23 19.10.33.pngÉpisode 9 – Housesitting – 15/20
Dude, this house is insane.

Gus emmène Mickey à un « Housesitting » d’un grand acteur américain qui lui confie sa maison. La maison en question est vraiment exceptionnelle et a dû coûter une blinde pour la prod’ car on sent bien que ce n’est pas qu’un studio. Enfin, je peux me planter, mais bon.

La journée commence bien pour eux, avec un peu de sexe naturiste, mais part un peu en vrille par la suite. J’ai trouvé la chronologie de l’épisode étrange parce que pour une fois, on ne suit pas une seule journée, mais un ensemble de scènes séparées par pas mal de temps entre elles. Et bien sûr, cela permet de surtout s’intéresser à tout ce qui déraille… c’est-à-dire, tout ce que Gus veut corriger chez Mickey. C’est absolument déprimant de voir qu’il n’apprend pas de ses erreurs.

Sans grande surprise, Mickey se sent étouffée et finit par le dire à Gus, qui lui-même est vexé parce qu’elle a raté la diffusion de son épisode. C’est la première grosse engueulade du couple pour cette saison et il n’y a pas franchement de résolution : le lendemain, ils se reparlent, mais c’est encore un peu tendu.

De son côté, Bertie est lassée par Randy. Je la comprends et, de toute façon, maintenant, j’ai envie de la voir avec Chris.

J’ai bien aimé la construction de l’épisode, de l’idée de base au développement du couple et des persos secondaires. Il avait un rythme un peu différent qui était surprenant, mais finalement pas si désagréable et plutôt efficace. Je continue, en revanche, à trouver que Mickey et Gus ne sont pas spécialement faits pour être en couple. Mais bon, c’est un peu le couple qui justifie l’existence de la série.

Capture d'écran 2017-04-23 19.11.27.pngÉpisode 10 – Liberty Down – 16/20
You’ve never had phone sex?

Après leur première dispute, Mickey et Gus sont séparés pour un mois. En effet, Gus est amené à se rendre à Atlanta pour suivre la carrière d’Arya. L’idée de base est bonne, surtout quand on connaît le caractère de Mickey. Finalement, je trouve que ça n’apporte pas forcément grand-chose. En revanche, en un épisode, on a couvert plus de temps dans leur relation que durant tout le reste de la série.

Du côté de Gus, nous le voyons peu travailler avec Arya, mais plutôt tenter de sympathiser avec un réalisateur coréen. L’assistant/traducteur l’éloigne à chaque fois de manière pas subtile, mais il ne s’en rend même pas compte. Il finit par se sentir bien isolé sur le plateau du film.

Mickey, elle, poursuit sa vie d’alcoolique anonyme et est moins rongée par la solitude que ne l’est Gus.  Elle a aussi une nouvelle stagiaire au boulot, Stella, mais ce n’est pas si intéressant. Ce qui est intéressant, c’est de voir Gus ne pas réussir à gérer la solitude, là où Mickey s’enterre dans le travail, les AA et les messages de son ex.

Cette exploration des couples à distance m’a beaucoup plu, surtout la manière dont ils se retrouvent rapidement en décalage l’un et l’autre. L’épisode se termine sur Mickey se rendant voir son ex pour la mort de leur chien programmée chez le véto… Oh, ce rapprochement sent mauvais. C’était le meilleur épisode de la série.

Capture d'écran 2017-04-23 19.12.12.pngÉpisode 11 – The Long D – 15/20
We never said we were exclusive.

Sans grande surprise, Mickey trompe Gus dès le début de cet épisode (et je me retrouve à espérer qu’il ne le découvre pas tout de suite pour enfin valider mon point du Bingo Series, CE QUI EST LE CAS). En plus, Mikey se ment à elle-même à dire qu’ils ne se sont jamais dit qu’ils ne coucheraient avec personne d’autres (c’est juste plus ou moins ce qu’elle dit à l’épisode 7 quoi). Elle en arrive à sauter volontairement ses réunions sur l’addiction sexuelle.

Gus se sent de plus en plus seul à Atlanta, le coréen ne voulant plus travailler avec lui. Forcément. Il se retrouve quand même à manger avec une famille d’inconnus… puis à se droguer avec une figurante nommée Natacha et avec Steven. C’est la pire des idées, bien sûr. Il empire encore sa situation au boulot, avant de se rendre à une réunion de famille d’alcooliques. C’est tristement dur à voir, puisqu’en parallèle Mickey continue sa relation avec Dustin.

Bertie manque de se tuer (ou pas) devant un supermarché et décide de rompre. Pas de bol, elle le fait en présence du frère de celui-ci, sans même le savoir. Bon, c’est un peu précipité, mais c’est marrant. On sent quand même que les scénaristes se sont laissés déborder par la relation Mickey/Gus sans prendre le temps de faire tout ce qu’ils voulaient avec ces deux-là.

Je me suis laissé embarquer par cet épisode, même si je n’ai pas aimé du tout ce qu’il racontait…

Capture d'écran 2017-04-23 19.26.52.pngÉpisode 12 – Back in Town – 15/20
But I guess you want to be unhappy. 

Cet épisode s’éloigne du casting principal pour débuter sur Dustin chez le psy. Celui-ci veut commencer à fonder une famille et on comprend tout de suite vers quoi se dirige ce final.

Gus est de retour en ville et rattrape un peu tout ce qu’il a manqué, notamment la rupture de Randy et Bertie (qui se sont remis ensemble depuis).

Mickey et Gus se retrouvent et tout fonctionne à merveille entre eux, mieux que d’habitude même. Elle comprend qu’elle n’a peut-être pas fait les bons choix et décide de rompre avec Dustin, qui s’énerve un peu, forcément. Les retrouvailles entre Gus et Mickey continuent de se passer à merveille un temps, mais en tant que spectateur, il est dur de ne pas attendre le moment où tout va lui péter à la gueule.

Et effectivement, Dustin pète un câble et fait en sorte de savoir où elle se trouve. Elle parvient à éviter une confrontation entre Dustin & Gus de justesse. Dustin est persévérant tout de même, au point de finir chez Gus alors qu’il n’est pas là. Il est un stalker parfaitement flippant et joue bien le type un peu trop attaché, c’est d’une crédibilité terrifiante. Toutefois, Mickey parvient vite à lui faire entendre raison et finit par déclarer à Gus qu’elle veut une relation sérieuse avec lui.

Basée sur un non-dit, donc. Exactement comme en saison 1, je me retrouve dans cette situation bizarre de ne pas savoir quoi penser de cette fin. D’un côté, c’est beau de les voir en couple. De l’autre, leur relation est un énorme n’importe quoi. Clairement, ça ne fait pas rêver, mais ça paraît également plutôt réaliste à certains égards. Il en va de même pour Bertie et Randy, laissés de côté dans ce final. Je ne sais pas trop quoi en penser en fait.

L’épisode en lui-même était plutôt bon et rythmé, mais je suis frustré de voir Mickey s’en tirer sans confrontation avec ses problèmes. Il est peu probable que ça se déroule comme ça, sans accroche. Le passé devra la rattraper en saison 3, si saison 3 il y a. Et s’il n’y en a pas, alors c’est une fin bien plus frustrante qu’en saison 1.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Capture d'écran 2017-04-23 19.12.51.png

EN BREF – Je dois dire que cette saison 2 poursuit la série sur une note assez similaire à la première. Clairement, je n’ai pas beaucoup ri, même s’il y a eu de bons moments dans la série. J’ai aimé retrouver les personnages et les suivre au jour le jour, puis être déstabilisé par la fin de saison qui accélère le rythme et prend le parti inverse de ce qui était proposé jusque-là en termes de rythme.

Est-ce que c’est de l’amour ? Beaucoup plus qu’en saison 1, déjà. J’ai senti cette année un amour naissant, une alchimie plus réussie que l’an dernier, des comportements plus normaux, moins étonnants, malgré des dérapages. J’ai beaucoup de mal avec la conclusion qui semble exempter Mickey de ses défauts, mais en même temps, j’ai vu avec le premier épisode de cette saison qu’il ne faut pas forcément se fier aux apparences. La première saison se terminait sur un baiser, mais Mickey ne le vit pas si bien que ça et Gus se prend ses défauts à la face.

Mon plus gros problème avec cette série est finalement que les personnages ne vont pas ensemble. Il est très intéressant d’explorer leur relation et de voir comment les scénaristes font en sorte de les mettre ensemble, mais en définitive, ils ne sont pas faits pour vivre ensemble. Je suis partant pour une saison 3 car la série a son petit rythme et que l’air de rien, je suis attaché aux personnages (surtout Mickey, mais Gus a toujours des traits qui me font penser à moi), même si j’ai du mal avec un bon paquet d’éléments de la série.

Bref, de l’art de la contradiction.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Outcast (S02)

Retrouvez ci-dessous mon avis sur chaque épisode de la saison 2, juste après visionnage.

Avis : Je n’étais pas sûr, après le visionnage de la saison 1, de revenir pour la 2. Je ne suis toujours pas sûr de suivre toute la saison, et encore moins à la semaine. Seulement, il faut bien se rendre à l’évidence, je suis curieux de voir ce que va proposer la série pour cette seconde année.

La première saison avait démarré sur les chapeaux de roue, au point de me faire oublier qu’il s’agissait encore d’une série créée par Kirkman, l’homme derrière The Walking Dead et Fear the Walking Dead. Celui-ci s’était rapidement rappelé à mon bon souvenir avec une série s’étendant encore et toujours en verbiage inutile, comme un de mes articles interminables, au fond, mais en moins intéressant. Pire, la série avait souffert de la comparaison avec Preacher, qui avait bien mal commencée, mais s’était rattrapée comme jamais en cours de route pendant l’été.

Du coup, cette année, la diffusion très tôt dans l’année me surprend un peu. Cependant, ça ne peut pas faire de mal, car en juillet/août, la concurrence serait trop rude pour Outcast. Je suis étonné car cela fait deux jours que la série a repris et je n’ai pas vu passer un seul tweet dessus. L’an dernier, c’était tout l’inverse, avec des tweets encensant le pilot une semaine avant sa diffusion officielle. Je crois que ça en dit long sur la qualité de la série et l’attente qu’elle génère, alors que cet épisode possédait une espèce de première mondiale en théorie…

N’empêche que je suis curieux quand même… mais avant tout, je me suis replongé dans la lecture de mon article sur la saison 1, parce que très honnêtement, j’avais oublié les trois quarts de la série (mais je me souvenais quand même m’être planté tout au long de la saison sur le prénom de la sœur du héros Kyle, OUPS – elle s’appelle Megan). J’ai aussi réajusté ma méthode de speedwatching, parce que je crains de ne devoir y céder, à moins que la reprise me surprenne vraiment…

Attention, spoilers ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 13/20

01.pngÉpisode 1 – Bad Penny – 12/20
I’m not a little kid anymore.

Bon, le générique, je l’encensais l’an dernier, mais je m’en souvenais à peine en vrai, ça démarre bien.

Cette saison 2 démarre par un flashback qui ne me dit rien qui vaille. J’ai encore souvenir de la première saison et son introduction de dingue, donc assez vite, je comprends que ce pic que l’on voit dès le départ est destiné à finir ensanglanté. Je ne me trompe pas, et cela est lié au pouvoir de Kyle. Hmm, il faudra voir comment tout ça se présente dans le reste de la saison.

La transition vers le présent se fait à coup d’effets spéciaux très réussis. Et la scène d’intro est elle aussi réussie, autant qu’elle est ensanglantée. On se remet bien vite dans l’ambiance de la série comme ça, avec une image plutôt magnifique et une lenteur destinée à faire monter l’angoisse.

Kyle continue son voyage avec sa fille… ou plutôt en revient, si je comprends bien. Dommage, le cliffhanger du voyage était plutôt prometteur, avec des possédés un peu partout ! Il tombe sur le révérend qui a brûlé une barraque, celle de Sidney, qui était le grand méchant en saison 1, si je me souviens bien. Quant à Megan, elle est en pleine dépression, comme l’an dernier, c’est une constante pour son perso, je crois. Bon, cette fois, elle a une bonne raison, parce qu’elle a quand même dégommé son mari dans une des scènes les plus jouissives de l’an dernier (oups, je suis quelqu’un de mauvais).

Si je suis parfaitement honnête, j’ai rapidement décroché de cet épisode. Oh, il a bien Briana Venskus dans un second rôle qui est toujours le même (voir les articles sur Agents of S.H.I.E.L.D, The Walking Dead et Supergirl) pour me faire rire, mais il manque d’un résumé clair de la saison 1 (c’était il y a un an, merde, j’ai tout oublié et on n’a même pas droit à une image). En plus, le rythme est toujours aussi lent et j’ai retrouvé ce bon vieux réflexe de décrocher en regardant mon portable (et Twitter). J’ai bien tenté le speedwatching, mais même ça ne m’a pas sauvé de l’ennui (j’aurais pu le régler sur plus rapide, mais après, on perdait trop l’intensité dramatique et le suspens, faut pas déconner).

Côté technique, c’est toujours impeccable, les images envoient du lourd, malgré le filtre que je n’aime pas trop. Le casting est plutôt bon, y compris pour les enfants, ce qui n’est pas toujours gagné. Seulement la longueur (et les silences !) des plans m’empêche de vraiment rentrer dedans, surtout quand on en revient à cet éternel petit zoom faisant un gros plan sur la tête d’un acteur à la figure fermée. Putain, ça ne sert à rien de rester 30 secondes dessus.

À l’inverse, il y a des soubresauts pour nous faire sursauter et tourner le regard, avec des scènes toujours aussi sanglantes, et même plus violentes que dans mon souvenir. Cet épisode voit Ogden tenter de se suicider et finir avec une énorme blessure bien dégueu à la mâchoire. Côté make-up, rien à redire non plus du coup, c’est toujours aussi bien fait.

Bon, maintenant que c’est dit, revenons un peu à l’histoire… Megan se cache chez Rose, la femme du chef de la police que l’on a vu en intro être confronté à ce qui ressemblait fort à un possédé. Kyle y laisse Amber le temps d’aller chasser Sidney, ce qui semble être plus ou moins l’intrigue fil rouge de cette saison pour le moment.

Là, Amber découvre que sa cousine préfère se planquer toute seule dans un grenier flippant avec des poupées et des clowns plutôt que de lui parler. Sympa la famille. Cela dit, elle n’a pas tort Hollie, sa cousine a rapporté la mort avec elle, et elle a perdu son papa à cause d’elle. J’ai toutefois trouvé intéressant l’idée de se concentrer un peu plus sur Amber qu’en saison 1, maintenant que l’on sait qu’elle a elle aussi des pouvoirs.

De son côté, Kyle reçoit enfin l’aide de la police dans sa traque, puisque Giles a été confronté à un possédé. Cela dit, le maire continue de faire pression sur Giles pour qu’il reprenne sa vie normale.

Une vie normale, c’est plus ou moins ce que semble vouloir le révérend dans cet épisode. Bon, Anderson n’est plus révérend et il est en pleine crise de foi qui plus est. C’est peut-être là l’un des points d’accroche réflexive les plus intéressants de la série, mais c’est trop dilué dans un tas de lenteur pour être suffisant. En fait, toutes les qualités d’Outcast sont mises à mal par cette lenteur (et je dis ça alors que j’ai accéléré l’épisode, hein !). Bon, Anderson (bis) comprend qu’il n’a pas réussi à brûler Sidney, mais plutôt Aaron. C’est con. Il demande donc à Giles de le foutre an taule, histoire d’aller plus vite.

J’ai tellement décroché que j’ai du mal à réunir toutes les pièces du puzzle pour proposer une vraie bonne critique, de la tentative de suicide ratée à l’exorcisme de la semaine. J’ai malgré tout l’envie de continuer la série pour son ambiance moite toujours aussi réussie, son mystère et pour… Amber. Et oui, j’aime beaucoup l’idée d’avoir une enfant investie d’autant de pouvoirs, même si pour le moment, elle ne sert pas à grand-chose. L’insistance portée durant ce premier épisode est plutôt bon signe. Le problème, c’est que ça n’empêche pas du tout l’ennui pour autant.

Bref, le second épisode a été diffusé en Angleterre et est donc déjà disponible, mais je crois que je vais attendre une semaine pour le voir en suivant la diffusion américaine parce que… et bien parce que je ne suis pas convaincu du tout par ce retour, en fait !

02.pngÉpisode 2 – The Day After That – 14/20
I think I killed somebody.

Me voilà de retour pour le second épisode, parce qu’en fait, mardi, c’est bien l’épisode 3 qui sera diffusé. Que dire de ce second volet ?

Eh bien, qu’il n’a toujours pas de résumé de ce qu’il s’est passé auparavant dans la série. C’est bien dommage, j’en ai toujours besoin, même si Yodabor (coucou) m’a bien sauvé la mise en me révélant l’existence d’un wikia Outcast. Malheureusement, celui-ci n’est pas hyper au point alors quand on m’annonce la mort dans un accident de voiture de Mike Holter, un type qui a le même nom que Megan, je suis un peu frustré de ne pas trouver trace de son existence sur Internet.

Ils finissent par rapidement confirmer l’évidence, c’est bien le mari de Megan, celui qu’elle avait buté gentiment dans leur salle de bain au cours de la saison précédente (l’une des meilleures scènes de la série, après tout, normal que j’ai zappé à quoi il ressemblait). Paye ton accident de voiture. Cela pourrait être triste, mais en même temps, à part ça et Kyle à la morgue dix secondes pour récupérer les affaires persos laissées dans la voiture, on ne nous reparle pas de lui alors bon, c’est un peu dommage…

Bon, la quête de Sidney est mise de côté dans cet épisode qui a autre chose à faire. On retrouve bien au début Kyle et son nouveau pote flic qui débarquent au milieu de la nuit pour interroger une possédée. Ce duo fonctionne mieux que celui avec le révérend l’an dernier et la scène ne vire étrangement pas au gore, à une petite entaille au bras près. Ouais, sauf que la possédée n’a pas grand-chose à révéler et on en reste pour cet épisode en ce qui concerne Sidney (enfin, en gros, hein, je vous fais juste gagner du temps dans l’épisode).

Le révérend, lui, est donc en prison après s’être accusé de l’incendie volontaire, et donc du meurtre du gamin roux. Il se découvre un nouveau pote dans la cellule d’à côté, comme dans toutes les séries américaines traitant d’une prison. Celui-ci disparaît pour la scène suivante d’Anderson où il explique à Patricia qu’il a buté son fils. Celle-ci ne le croit pas et repart en larmes. Elle n’est pas au bout de ses peines, du coup. La scène était plutôt bien jouée de la part d’Anderson, ça se souligne parce que je ne l’aime pas trop habituellement.

Le nouveau pote du révérend réapparaît soudainement, il était simplement caché sous une couverture. Autant vous dire que j’ai comme un sentiment de foutage de gueule sur ce type qui semble juste là pour combler l’épisode. Il fallait bien sûr, de plus, qu’il s’avère être un toxico en manque, histoire qu’Anderson puisse avoir besoin de l’aider et se souvenir de son propre fils toxico. Vous voyez comment c’est gros ?

Et ben Jason (c’est son petit nom, apparemment) meurt soudainement, revient possédé, s’attaque à notre révérend dans une scène bien gore (enfin, j’ai failli croire qu’ils étaient devenus sages !) où il essaye de passer à travers ses barreaux (avec tous les craquements d’os que ça suppose) et… meurt à nouveau. OK.

Bon, tout le monde s’en tape de la mort de Jason (mais je les comprends), surtout Bryon qui vient annoncer à Anderson qu’il n’a tué en fait tué personne. Cool ! Le seul cadavre dans la baraque, c’est celui d’une femme assassinée il y a des années par un type pas tout à fait sain d’esprit (ça tombe bien, c’est la maison de Sidney). C’est magistral, Aaron est encore en vie alors ?

La réponse est incertaine, mais en tout cas, Anderson est libre et laisse sa bible derrière lui, parce que ouais, c’est un badass, il est en pleine crise de foi à force de ne pouvoir aider personne. C’est Bryon qui la garde en main, peut-être que ça lui servira à supporter ce con de maire qui lui a encore fait la morale pour qu’il arrête sa vendetta anti-possédés.

Et pendant tout ce temps, nous suivons le corps de la pauvre morte retrouvée brûlée après avoir été assassinée et s’être fait coudre les lèvres par un cinglé. Sa mort n’est déjà pas glorieuse, mais ce qui arrive à son cadavre ne fait pas rêver, avec une autopsie un peu chelou et un épisode qui se termine sur… son réveil ? Je crois, je ne suis pas sûr. Le réveil de quelqu’un à la morgue, en tout cas. Vous savez, c’est Outcast, les choses ne sont jamais super claires.

Megan, elle, n’est toujours pas au top, ne pouvant pas entrer dans une salle de bain sans se la jouer Lady Macbeth et se laver des mains qu’elle voit ensanglantées devant sa fille qui s’inquiète. Il faut dire qu’elle a tué son mari quoi, ça n’aide pas. Par la suite, elle continue de pleurnicher et refuse d’écouter les explications de Kyle qui pourtant lui révèle la vérité sur sa possession.

Comprenant qu’il n’arrivera pas à en tirer quoique ce soit, il se rend voir sa fille au bord du lac. Malheureusement, celle-ci redevient une gamine insupportable, alors que je continue la série pour voir ce qu’elle va devenir, merde. C’est dommage, ils avaient réussi à en faire quelque chose durant le premier épisode, mais là… Elle demande à rester avec son papounet parce qu’elle a peur que sa tante soit possédée à nouveau. Ah, les gamins.

Par la suite, Kyle se rend dans la maison en cendres de Sidney qu’il ne trouve donc toujours pas puis apprend à l’hôpital la mort prochaine de sa mère, qui n’a plus qu’un mois à vivre. Maximum. Son médecin lui prescrit des somnifères et il semblerait que Kyle considère ça louche qu’un médecin s’occupe de lui, puisqu’il se met à le filer. Bizarrement, il semblerait aussi que ça soit justifié, parce que le médecin s’attaque bien à lui, mais Kyle était déjà en train de se barrer car Amber a disparu (drame !).

Il la retrouve en deux deux et elle lui révèle que « ouin, ouin », elle voulait juste être avec lui et avec sa maman. Alors oui, mais non Amber. Je continue la série pour te voir devenir une gamine cool, pas pour être une pleurnicheuse insupportable qui se met en danger de la manière la plus stupide possible !

Du côté de Megan, ce n’est pas beaucoup mieux avec une dépression qui la mène à tenter de se suicider. Elle regrette en cours de route, mais il est trop tard. Mais quelle conne, sérieux. Et alors qu’elle sombre inconsciente dans le lac, un bras surgit de nulle part pour la sauver…

Bon. Vous aurez compris que cet épisode a beaucoup plus conservé mon attention, j’ai à peine répondu à un message sur mon portable. Enfin, j’espère que vous l’avez compris parce que la critique est plus complète que sur l’épisode 1 quand même. Je suis toujours un peu paumé dans les intrigues, mais ça commence à me revenir. J’ai aussi pris le parti de m’en détacher et de m’en moquer, ça aide toujours un peu. Bref. Il y a pas mal de pistes ouvertes : Megan, le médecin possédé (?), Anderson qui devrait rejoindre Kyle, la mort de la mère, le réveil d’un mort, tout ça, tout ça… mais rien sur Sidney. Enfin si, la nana torturée en début d’épisode a révélé qu’il avait un allié et il est là quand le cadavre se réveille. Avant ça, on l’a un peu vu dans l’épisode, mais rien de transcendant. Ouais, je garde ça pour la fin, je suis comme ça ! La suite de toutes ces longueurs mardi !

03.pngÉpisode 3 – Not My Job to Judge – 13/20
What are you gonna do, running around touching everyone in town?

La vie est parfois bien faite. Je suis incapable de télécharger Iron Fist pour l’avoir en mode hors ligne, mais l’épisode d’Outcast est déjà dispo, grâce à une diffusion britannique qui le fait sortir très tôt chez nous par rapport à une diffusion US. Du coup, pourquoi se priver ? 24h après l’épisode 2, me revoilà. Au moins, comme ça, j’oublie un peu moins de choses.

Et ça commence bien ! Je suis SUPER doué ! Le cadavre qui se réveillait hier soir ? Ce n’était pas un cadavre, c’était Aaron ! Il est toujours aussi roux et aussi stupide, en revanche.

Il se réveille donc dans une grange à la Smallville aux côtés de Sidney. Arrive alors une rousse (décidément dans cette série !), puis Peter, un gentil monsieur qui veut aider et se fait égorger sous les yeux de notre roux carbonisé. Oh, ça met dans l’ambiance.

Megan survit (sans surprise) grâce à l’aide d’un autre gentil monsieur bien trop gentil. C’est la soirée. Cela dit, lui, on le connaît, il s’agit bien sûr d’Anderson. OK, OK. Et un peu comme sa nièce, elle décide d’un coup d’être super chiante et de ne pas comprendre pourquoi elle n’est pas jugée par le révérend (s’il l’est encore). Elle retrouve sa fille, ne lui dit pas qu’elle vient de tenter de se suicider et décide de rentrer chez elle (sa maison, pas le refuge de Kyle). Comme si de rien n’était.

Comme ça se devine facilement, c’est une fausse bonne idée. Holly fait un caprice et refuse de monter l’escalier, ce qui se comprend, jusqu’à ce que sa mère s’asseye sur une marche. Dès lors, c’est apparemment logique de monter l’escalier quatre à quatre. OK, la logique.

Megan ne la suit pas et est surprise de la retrouver bien plus tard dans la salle de bain où elle a vu le cadavre de son père. Je ne vois pas bien ce qu’il y a de si étonnant. En tout cas, le fait d’être là commence à faire remonter des jump scares souvenirs en elle. Tout cela est réparti un peu au pif dans l’épisode, entrecoupés d’autres scènes pas beaucoup plus intéressantes, ni beaucoup plus claires. Au moins, on peut dire que l’histoire avance.

Pendant ce temps donc, Kyle amène Amber voir sa mère… Et Alison est à son tour toujours super chiante avec Kyle. Décidément, c’est une vraie constante dans la série !! Je tiens à dire au passage que je n’avais aucun souvenir qu’elle était en hôpital psychiatrique ! Elle reproche donc à Kyle de lui avoir amené sa fille, qui, de son côté, attire à elle des possédés de l’hôpital. Ce n’est pas bien clair, mais elle apparemment elle fait fuir en menaçant de les toucher. Kyle retourne ensuite à la planque que Megan a déjà quittée, mais trouve en chemin Anderson.

Ouais, ça paraît brouillon quand je le raconte, mais ça m’a paru encore pire devant la série. Y a pas mal de coïncidences un peu grosses et de trucs pas expliqués. Et faut s’en débrouiller.

Du coup, Kyle se rend chez Megan qui minimise son suicide comme si ce n’était rien du tout, parce qu’après tout, elle a un diplôme de psycho donc elle sait ce que c’est que le suicide. … OK, la logique, bis. Et puis de toute manière, elle est « forcée d’aller bien » parce qu’elle est enceinte. Du type qu’elle a tué. Oui, oui, oui. Bref, on se croirait devant une série !

Megan va tellement bien qu’une fois son frère barré, elle se met à avoir des flashs de son suicide. C’est de pire en pire et elle finit par tenter de s’enfuir avec un flingue en main. Elle tombe alors sur une blonde que l’on a déjà vu avec Sidney dans le premier épisode. Celle-ci prêche pour sa secte, mais bon, ça ne prend pas sur Megan. Elle n’est peut-être pas si conne finalement !

En tout cas, on continue de beaucoup suivre son histoire. J’espère que ça ne fera pas le même effet de pétard mouillé que l’an dernier.

Kyle et Andersen se rendent ensuite à l’hôpital, où ils découvrent que la mère de Kyle a disparu. Bon, bien sûr, Kyle accuse aussitôt le médecin, ce qui paraît bien logique. Voici donc nos deux « héros » qui partent en quête de vérité. J’avoue que je n’ai alors pas tout suivi, mais ils retrouvent une ado terrifiée chez elle qui les met sur la piste d’un camp de réfugiés avec un possédé dedans…

Avant de continuer, il faut que je retourne un peu en arrière. Bryon ne sert pas à grand-chose dans cet épisode. On le voit simplement parler un peu avec sa femme qui lui reproche de bouffer des hamburgers. Grosse action, qui sut une scène où la rousse aidant Sidney se fait enlever. Il se fait aussi engueuler par Patricia qui sait que le révérend n’est plus enfermé dans sa cellule. Faudrait savoir ce qu’elle veut.

Pourtant, on retrouve Bryon dans le camp et il aide Kyle à pratiquer son exorcisme. C’est déjà la fin de l’épisode pour eux : on apprend que le père (your old man) de Kyle aidait l’un d’eux à chasser des possédés et les tuer. Oh là, si on s’embarque dans les histoires de famille, on n’a pas fini la prise de tête !

Franchement, si vous avez l’impression que c’est parti dans tous les sens et que la moitié des scènes que je raconte n’a rien apporté, vous avez tout compris à cet épisode. La construction est éclatée, y a plein de choses qui ne servent à rien et on passe d’un point A au point B sans comprendre le pourquoi du comment. Et en plus, c’est loin d’être terminé, car il y a des trucs que je n’ai pas réussi à caser plus haut.

Comme par exemple Aaron qui, de son côté, pleurniche sur le cadavre de l’inconnu du début d’épisode (Peter, donc). Sidney essaye de lui faire découper le corps, mais il n’a pas trop envie. Sidney le renvoie donc se coucher. Toujours du côté des pleurnicheurs, nous avons aussi Holly qui tente de détruire le carrelage de la salle de bain et réussit à faire dire à sa mère qu’il va falloir déménager.

Nous avons aussi Alison qui sympathise avec un possédé qui ressemble fort à Jesus de The Walking Dead et qui lui rappelle de bien mauvais souvenirs, normal.

Il y avait un peu trop de jump scares et de souvenirs qui refont surface dans cet épisode pour moi. Je sais, ça fait trois épisodes que je réclame un résumé et ça m’énerve quand on a enfin des souvenirs à l’écran, allez comprendre ! C’était juste pas très subtil. En plus, les trois gamins de cette série sont insupportables dans l’écriture, les dialogues n’ont pas toujours de fin et Alison comme Megan nous pètent des câbles de manière vraiment pas subtile.

Tout est hyper décousu : entre ses longueurs et ses scènes sans rapport les unes avec les autres (pardon, il y en a : on nous enchaîne des transitions pourries quand même, genre le perso qui monte l’escalier VS celui qui le descend), l’épisode m’a paru interminable. Interminable, oui, mais pas forcément si mauvais. Étrange sensation de voir l’histoire avancer alors que tous patinent dans la semoule…

Je reviendrais, parce que je suis intrigué par les cliffhangers : non, pas par le fait que Megan veuille déménager, mais plutôt par l’échange bizarre d’un fluide démon entre Sidney et un petit garçon. Oui, j’ai conscience que cette phrase sonne mal et que la citation que j’ai choisie pour l’épisode n’arrange rien, mais je vous assure, je ne fais que raconter ce qu’il s’est passé.

04Épisode 4 – The One I’d Be Waiting For – 13/20 
Your preacher fucktoy set me on fire and tried to burn the devil right out of me, that’s what happen.

L’épisode traîne en longueur dès le début avec Patricia, la mère d’Aaron en pleine déprime qui finit par entendre du bruit chez elle. Et oui, le roux cramé est de retour chez elle et bouffe son petit déj’ qu’elle a gentiment préparé juste avant. Il n’est pas très gentil avec sa maman quand même, mais bon.

Il appelle Anderson, histoire de lui faire comprendre qu’il est de retour et que Patricia est en retard.

Il est avec Kyle et on reprend exactement là où on en était la semaine dernière avec l’acteur de LOST qui enterre un corps en lui donnant quelques infos sur son père. Le temps d’arriver chez Patricia, celle-ci est déjà tailladée de toutes parts par son fils. Trop sympa.

Patricia meurt dans les bras d’Anderson, en refusant de lui prendre la main, parce qu’Aaron lui a bien dit qu’il était responsable de ce qui lui était arrivé. La police arrive sans pouvoir rien faire. Ne rien faire, c’est précisément ce qu’Anderson ne veut pas faire, du coup, il pète son câble et donne rendez-vous à Aaron à l’église.

Celui-ci ne les (Kyle et le prêtre) confronte pas directement, mais tente de leur foutre le feu. C’est beaucoup plus rigolo comme ça, même si parfaitement inutile. En effet, ils s’en sortent sans mal et finissent au commissariat.

Kyle s’en va chercher des infos auprès de Tom de LOST (non, je n’ai toujours pas son nom, sorry) et Anderson s’en va de nouveau confronter Aaron après un nouveau coup de téléphone. C’est gênant d’avoir l’impression de tourner en rond comme ça au sein d’un même épisode. Les enjeux sont exactement les mêmes que dix minutes plus tôt, sauf que cette fois, ils se séparent, histoire d’ajouter de la tension. En plus, il y a toujours autant de longueurs, c’est très chiant (mais ça passe bien en speedwatching, j’avoue).

La confrontation attendue tout au long de l’épisode entre Aaron et Anderson finit par arriver, sur les ruines d’une maison en cendres. Notre rouquin carbonisé préféré utilise alors un flingue pour faire du chantage à Anderson et lui demander de renverser de l’essence dessus. En toute logique, Anderson se laisse faire plutôt que de demander à se faire tirer dessus. Il est à ça de se faire brûler, mais Kyle arrive juste à temps. Paf, Aaron s’enfuit.

Du côté de Sidney, tout le monde est à la recherche d’Aaron… Y compris le personnage de Briana Venskus. Attendez, j’avais raté l’étape qu’elle était dans ce clan-là, moi. Oups. Sidney débarque juste à temps pour récupérer Aaron dans sa fuite. Oh, Kyle les aperçoit, ce qui nous fait bien sûr une petite scène dramatique parfaitement inutile où il court après la voiture pour rien. Tu parles d’une fin d’épisode.

Megan se rend dans un fast food avec sa fille, et y tombe sur un jeune qu’elle avait croisée quand elle était possédée. Si je n’en ai aucun souvenir, ce n’est pas son cas, et elle décide donc de fuir à nouveau, direction le motel pourri du coin. Comme ça ne fonctionne pas auprès de sa gosse qui s’enfuit dans le couloir, elle finit par atterrir chez… sa mère (adoptive, donc). OK.

Là, elle finira par partager un lit avec sa fille, qui passe son temps à prier que sa mère ne se fasse pas posséder de nouveau. Sympa la môme.

Bon, cette longue errance du personnage de Karen, qui en arrive même à regarder ses anciens bulletins scolaires, quand même, n’était pas franchement passionnante. C’était néanmoins nécessaire d’en passer par là pour l’évolution du personnage, je pense. J’espère qu’on nous proposera plus palpitant la semaine prochaine. Finalement, très peu de choses se passent réellement au sein de l’épisode, hormis la mort de Patricia. On revient gentiment au point de départ dans chacune des intrigues, après avoir tourné en rond. Il serait temps que ça avance…

Allez, je vais terminer par souligner la promotion vraiment gênante pour Pepsi dans cet épisode (et dans la série en général). Elle est hyper bien planquée (le distributeur par-ci, l’horloge du fastfood par-là) mais est d’autant plus dérangeante que c’est vraiment de la pub subliminale… tout ce que je déteste, quoi. Du coup, ça devient un jeu pour moi, de chercher le logo Pepsi dans les plans.

05.pngÉpisode 5 – The Common Good – 12/20
The world has been collapsing for some time now.

Avec ce lundi 1er mai férié, j’ai oublié de regarder Outcast dis-donc ! L’épisode démarre par un flashback très perturbant sur le père de Kyle et une possédée qui se coupe la langue avec les dents. Bon appétit !

Kyle débarque chez sa mère pour proposer à Megan qui s’y est installée de venir vivre chez lui. Seulement, celle-ci refuse, parce qu’Holly pense que tout le mal qui leur arrive est de la faute de son oncle. La rousse interroge son frère et est forcée de constater qu’il est bien cinglé.

Elle supporte ensuite les plans d’avenir de ses parents qui imaginent déjà élever Holly alors qu’ils étaient témoin des viols à répétition que Megan a subi, sans rien dire. J’avais raté cette info avant ou c’est une révélation, mais ce n’est pas franchement une réussite, tant dans l’écriture que le jeu d’acteur. Cela n’est vraiment pas crédible comme intrigue.

Cette semaine, on revoit également Alison dans son asile psychiatrique. Ce n’est clairement pas du niveau de Legion, clairement, mais ça nous fait bien sombrer dans la folie malgré tout. Elle tombe sur le possédé qui avait agressé Amber, sur un ado qui la met en garde et sur une psy assez terrifiante qui doit probablement travailler pour Sidney. Bon, elle réussit malgré tout à quitter l’hôpital et retrouver Amber.

Du côté de Byron, la vie n’est pas simple non plus. Il doit en effet gérer la foule de la ville inquiète des meurtres et incendies en série (on les comprend, moi à leur place, j’essaierais de me tirer, mais allez vendre votre baraque dans ce merdier !), mais aussi sa femme qui a une attitude beaucoup trop active.

Il finit par suivre aveuglément Owen avec Kyle. En effet, Owen leur promet de livrer Sidney dont il a peur. Finalement, c’est une fausse piste et voilà tout ce qu’il faut en retenir.

Une fois de plus, j’ai décroché de l’intrigue de Sidney, malade dans sa grange. Je sais, je critique le manque d’info et de compréhension globale de la série, mais je décroche beaucoup trop souvent. Il aide aussi Aaron à se soigner dans une scène on ne peut plus louche. Il l’embarque ensuite torturer notre bon vieil acteur de LOST qui a toutes les réponses en échange de quelques informations. C’était la petite scène gore du jour, même si on ne voit finalement pas grand-chose.

En tout cas, je peux vous dire qu’Anderson dort dans sa voiture et rejoint ensuite la blonde déjà vu dans les autres épisodes, faisant partie d’une secte, dans une autre grange. La secte de notre blonde se précise un peu : chacun d’entre eux a été possédé et ainsi vu la vérité dans l’obscurité. Pourquoi pas, ça fait un groupe intéressant à suivre pour la suite, j’imagine.

La fin de l’épisode accélère les choses avec beaucoup de plaisir. Le maire organise une réunion de la ville où il annonce la démission de Byron. Celui-ci ne prend pas bien la nouvelle (dingue), annonce à la ville que les démons débarqueront bientôt et s’effondre sur scène.

Tout le casting est réuni pour l’occasion (à l’exception, bien sûr, d’Aaron et Sidney), ce qui permet une bonne confusion générale, lors de laquelle Byron se fait enlever par le maire. Megan s’occupe de la femme de Byron, qui n’a pas beaucoup plus de chance en se faisant rejeter dans les escaliers.

Le maire est exécuté froidement d’une balle dans la tête par Aaron, après une dernière rencontre avec Sidney. Anderson assiste à la chose, mais ne peut pas franchement intervenir. Byron, lui, est possédé et réussit à planter Kyle. Heureusement, Kyle parvient à l’exorciser à temps, mais il finit blessé à mort. La scène se déroulant devant Megan, celle-ci se retrouve forcée de le croire et conclut l’épisode en hurlant à la recherche d’un peu d’aide.

Bon. Toujours beaucoup trop de lenteurs dans cet épisode et je me demande de plus en plus pourquoi je les regarde si tard, car c’est de plus en plus soporifique. En plus, ils nous pondent chaque fois des fausses scènes intrigantes soi-disant pleine de suspens dont l’issue est plus que prévisible. Forcément, la montée de tension ne fonctionne pas spécialement. C’est lassant. Je reste investi dans l’histoire et j’ai envie d’en savoir plus sur ces mystères, mais bon, voilà quoi. Heureusement qu’il y avait la dernière scène pour remonter le niveau, à tous les niveaux, même si je n’ai pas trop suivi, j’avoue, à quel moment Byron s’est fait posséder ni comment. On va dire que ce n’est jamais qu’un détail.

06.pngÉpisode 6 – Fireflies – 14/20
We can’t fight this thing.

L’épisode reprend sur l’opération de Kyle qui se déroule mal… puis sur son réveil, sur la table, dans un hôpital désert. En fait, il est entre la vie et la mort, se baladant dans l’hôpital comme Supernatural ou Grey’s Anatomy nous l’ont déjà montré à plusieurs reprises (pour ne citer que deux séries).

Son petit voyage dans l’au-delà est sympathique, mais pas bouleversant non plus, parce qu’il manque grandement d’originalité.

Le révérend s’occupe de la fille de Kyle pendant qu’il se fait opérer, la gavant de chips. Elle lui propose, en échange, d’être celle qui fait les exorcismes qu’avait l’habitude d’effectuer son père. C’est une excellente chose, après tout, j’étais là pour ça.

Quelques instants plus tard, il apprend sa mort, en compagnie d’Alison et Megan. Alison pète un câble car elle veut le voir le cadavre de son (ex) mari. Je suis un peu de son avis aussi, surtout que c’est le médecin possédé de l’épisode 2 (3 ?) qui annonce la nouvelle. C’est un peu étrange, j’ai déjà oublié où il était censé être lui.

La petite refuse de croire à la mort de son père, Megan essaye de convaincre Alison qu’elles auraient dû le croire plus tôt quand il parlait d’exorcisme. Mouais. Alison est bien sûr sceptique après son internement, mais Megan lui révèle la vérité sur la mort de son propre mari et cela lui ouvre les yeux.

Le révérend finit par comprendre qu’il y a anguille sous roche quand les filles lui donnent le nom du médecin qui a annoncé la mort de Kyle. Ils se rendent à l’hôpital et Amber s’y ballade comme si de rien n’était, à la recherche de son papa.

De son côté, Byron apprend par Rose (sa femme) la mort de Kyle au beau milieu de sa dépression post-possession. Du coup, il est encore plus en dépression, forcément. Le révérend vient le voir, mais il ne s’y passe rien d’intéressant. Il rend ensuite une visite à Dakota, la blonde de la secte, qui apprend à son tour la mort de Kyle. Elle semble sincèrement dépitée par la nouvelle… et envoie un SMS dès que le révérend est hors de vue.

Sidney et Aaron s’installent chez une femme bien sympathique qui les laissent occuper sa maison comme si c’était la leur. Bon, OK, elle n’a pas d’autres choix que de voir Aaron dessiner sur ses cadres… C’est aussi passionnant que ça en a l’air, oui, oui.

Franchement, l’épisode n’est pas très surprenant : il veut désespérément nous faire croire que Kyle est mort, mais il est tellement évident que ce n’est pas le cas qu’il s’avère juste beaucoup trop long. Oui, long car on se retrouve à attendre son (vrai) réveil. Celui-ci se produit un peu avant le milieu de l’épisode.

Sidney vient alors lui rendre une visite de courtoisie où il lui apprend qu’un jour ils n’auront plus besoin de corps. Bon, on progresse dans la mythologie de la série j’imagine. À pas de fourmis.

Assez vite, Kyle s’attaque à Sidney. Le problème, c’est qu’on est trop tôt dans la saison pour que ce soit vraiment efficace. Bref, Sidney s’en sort sans problème. Cependant, Kyle réussit un peu plus tard à mettre K.O le médecin qui s’occupe de lui et tente de s’enfuir.

Il y parvient et tombe directement sur Amber, Megan, Alison et le révérend. Et oui, Amber a bien des pouvoirs efficaces, et le surnom que lui donne son père justifie le titre de cet épisode. C’est sympathique, même si le suspense était assez limité.

Pendant ce temps, Aaron « sympathise » avec un jeune garçon qui était enfermé dans le coffre de la voiture du garage de la maison qu’il squatte. Normal, normal. Ce pauvre petit garçon finit assassiné par le roux et Sidney révèle alors qu’il était là pour accélérer la transformation d’Aaron. Reste à savoir en quoi, et si je suis censé le savoir ou non.

Sidney et Aaron attendent ensuite leur hôte, mais ils peuvent l’attendre longtemps, car Rose l’a tuée, la prenant par surprise. En parlant de surprise, je crois bien que l’épisode se termine sur le meurtre d’Aaron par Sidney. Je n’ai vraiment pas tout pigé, pour changer.

Pourtant, j’ai trouvé l’épisode plus clair que d’habitude dans ses intentions. Les longueurs étaient toujours là, mais en même temps, j’ai l’impression qu’on avance enfin dans l’intrigue maintenant que les filles croient Kyle. Bref, il y a plus de positif que d’habitude, même si l’action est toujours bien limitée. Comme d’habitude, j’ai envie de conclure par un « il faut voir ce que ça donnera »… mais ça commence à être redondant de toujours penser ça, semaine après semaine.

07Épisode 7 – Alone When It Comes – 12/20
I fucked with a lot of people’s head Megan.

Hop, je n’ai pas pris le temps de voir cet épisode lundi (décidément cette semaine, je suis en retard pour toutes les séries), mais je me dis qu’il vaut mieux le voir aujourd’hui car demain j’aurais trop envie d’enchaîner les fins de saisons du TGIT avec la saison d’Unbreakable Kimmy Schmidt.

Il m’a fallu un peu de temps pour me remettre dans l’intrigue, mais le temps n’est pas franchement laissé dans la première scène de l’épisode : Kyle rentre chez lui avec sa fille et Alison, histoire de se changer en 4e vitesse et d’enchaîner sur la suite. Il veut simplement fuir au plus vite, ce qui peut se comprendre, vue toute la merde qui lui arrive.

Il enchaîne sur une course poursuite (ou pas ?) et atterrit chez l’ancien de LOST dont je n’ai toujours pas retenu le nom afin d’obtenir une nouvelle voiture. Dans la scène suivante, la famille se retrouve coincée en voiture par un tas de possédés à leur recherche. Sympa. Ils finissent donc à pied, dans la forêt, toujours à fuir.

Sidney demande une autopsie du gamin tué par Aaron au médecin possédé qui en profite pour lui apprendre une réunion du conseil. Peu importe ce que ça signifie, ça semble l’inquiéter. Il se rend donc à cette réunion où nous découvrons de nouveaux visages de possédés. Il se fait gentiment ridiculiser par les autres, puis menacé par un asiatique, puis il a un accident de voiture après avoir craché une substance noire et visqueuse. Je vous jure, je ne comprends plus rien à force !

Megan s’inquiète surtout pour sa fille et sa propre santé, mais voir son frère partir l’inquiète. Elle reste ensuite avec Anderson pour une petite conversation à cœur ouverte sur les démons, les exorcismes, le passé. Ils rendent ensuite une petite visite à la secte, ce qui permet à Megan de comprendre qu’elle n’est pas la seule à s’être fait posséder par un démon.

La blonde raconte ainsi son histoire passée bien triste où elle a bouffé la tronche d’un type (et on n’a même pas le droit au flashback !), ce qui rassure suffisamment Megan pour qu’elle demande à amener sa fille sur place. OK, OK.

Cependant, Anderson surprend un petit conciliabule de deux membres de la secte avec la blonde. Intrigué, il suit celle-ci et découvre un abri anti-tornade. Au sein de celui-ci, il tombe sur… Sidney, fait prisonnier après son accident de voiture.

Rose se rend dans la grange de Sidney, elle n’est pas suicidaire, elle, déjà. Elle semble bien partie dans son opération de revanche et de meurtre de tous les méchants, s’attaquant à une nouvelle fois à une amie, Kat, sa meilleure amie. Pendant ce temps, son mari se fait arrêter par la chef Nuñez fraîchement promue et bien garce avec lui. Cela va bien à Briana Venskus, d’ailleurs. Peu importe, il est ensuite libéré par son ancien subalterne et rentre chez lui où il retrouve sa femme.

Quant à Nuñez, elle se lance dans une opération pour récupérer Kyle et sa famille. En théorie, elle y arrive, mais Tom de LOST débarque pour les sauver juste à temps. Kyle fait le choix de protéger Alison et sa fille en se sacrifiant et en restant en arrière. Les deux filles et Tom se barrent donc et l’épisode s’arrête là, avec un Kyle qui n’exorcise même pas complètement Nuñez…

Je ne peux pas dire que je me sois fait chier devant cet épisode, mais franchement, il n’était pas super intéressant à regarder. Chaque histoire avance à pas de fourmis (une expression super conne quand on voit la distance qu’une fourmi parcourt en peu de temps par rapport à sa taille), chacune dans son coin et c’est un peu dommage. En plus, je ne vois toujours pas où ils veulent en venir et il ne reste, je crois, que trois épisodes ! Donc une fois de plus, la conclusion à la fin de ce long épisode est… on verra. Oui, mais bon, on ne voit jamais.

08Épisode 8 – Mercy – 14/20
It’s too late, you can’t change me

C’est confortablement installé loin de chez moi que je lance cet épisode qui commence par une exécution sur la chaise électrique et valide ainsi un point du bingo. Qui est sur la chaise ? Pas la moindre idée ma foi.

Kyle, toujours blessé, se rend à l’hôpital pour demander de l’aide. Il tombe sur une interne qui le recoud malgré sa possession, l’informant qu’il n’aide pas à exorciser tout le monde, contrairement à ce qu’il pense. Il se rend ensuite compte que sa mère a disparu et se bat avec un flic/gardien de l’hôpital. C’est une fausse piste : il est en fait emmené auprès de l’ancien chef de la police qui continue de culpabiliser de sa possession et bosse désormais avec l’acteur de LOST dont je ne capte toujours pas le prénom dans cette série. Il reste deux épisodes d’ici la fin de saison, on ne sait jamais. C’est plutôt bien écrit en tout cas, leur alliance.

Anderson confronte la blonde sur la captivité de Sidney, mais ça n’apporte pas d’information passionnante. Elle dit désapprouver les méthodes du révérend et est persuadée que Sidney peut l’aider. Ce n’est pas l’avis de ce bon vieil Anderson qui se débrouille pour s’infiltrer dans l’abri où est caché Sidney. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il le torture.

Pendant ce temps, Megan se renseigne pour trouver un médecin dans sa secte. La blonde semble drôlement intéressée par son bébé, puisqu’il a été conçu pendant la possession. C’est vrai que ça pourrait poser problème, on se croirait dans le début d’une série/d’un film d’horreur à la mythologie pas si complexe.

On passe aussi pas mal de temps dans le bar de la ville avec un personnage que je ne reconnais pas mais qui se renseigne sur Anderson. Le type se rend ensuite dans la secte et dit qu’il est un ancien possédé, Blake, à la recherche de Kyle et du révérend pour les remercier de leur exorcisme. Bon, c’est possible, je ne me souviens pas de tout, mais je n’y crois pas trop. Megan se laisse endormir par cette information sans la vérifier et lui en révèle trop en l’emmenant dans un lieu secret où se trouve le révérend.

La blonde se rend compte qu’elle s’est faite doubler par le révérend, et elle n’aime pas ça. Kyle arrive à son tour sur les lieux, et ça l’arrange bien car il lui permet d’entrer à son tour dans l’abri anti-tornade. Kyle interroge Sidney qui lui révèle beaucoup de choses : certes, il est un démon, mais il est à l’intérieur d’un monstre qui aime un peu trop les enfants. La grande fusion où tout le monde finit possédé est donc une bonne chose pour lui. Bon, je comprends un peu mieux ce dont il est question avec cette scène, c’est toujours ça de pris !

Blake s’amuse avec la fille de Megan, ce qui est un bon moyen pour lui d’extorquer un tas d’informations. Je ne sais pas trop encore quel est son jeu, mais il est sûr qu’il cache bien des choses…

Durant la nuit, Megan voit une médecin en qui elle n’a pas franchement confiance. Et de toute évidence, elle a raison : la nana la drogue avec son thé et veut la forcer à prendre des médicaments. Droguée, elle appelle au secours et Blake débarque de justesse pour la sauver. La médecin/médium révèle qu’il est encore possédé, ce qui énerve le monsieur qui la tue.

Byron, lui, voit la chef Nuñez se rapprocher dangereusement de sa maison, flingue en main. Du coup, il lui tire dessus (et la tue ?). Tout ça pour ça, sérieux ? Je reste un peu sur ma faim si c’est là la fin de Nuñez !

Nous retrouvons enfin le conseil, qui discute de l’utilité de la fusion. Le médecin asiatique a l’air particulièrement contre, au point de buter tous les autres membres du conseil. Nous voilà bien. La fin de l’épisode n’est pas beaucoup plus claire sur le rôle de Blake pour la suite de la série, mais au moins les choses semblent avancer un peu cette semaine. C’est tellement étrange ce sentiment d’avancer à chaque épisode mais d’en être toujours au même point malgré tout, à attendre que les choses démarrent vraiment !

09.pngÉpisode 9 – This Is How It Started – 13/20
What’s so special about my daughter?

Quelqu’un a considéré que c’était une bonne idée de commencer cet épisode sur le médecin nu sous la douche qui ensuite s’explose la poitrine avec un couteau. Chacun ses délires, j’imagine, mais je n’ai pas bien compris cette scène.

Rose est totalement dévastée maintenant que sa haine semble retombée : elle se rend compte qu’elle a buté sa meilleure amie de sang-froid. Oui, ben oui, forcément quand on fait de la merde on finit par péter un câble. Byron est aussitôt sûr qu’elle est possédée, c’est merveilleux, surtout quand ça la fait gémir de manière gênante.

Etonnamment, on revient sur Alison et Amber dans un motel miteux alors que je pensais ne plus les revoir de la saison. Elles sont toujours aidées par ce putain d’acteur de LOST dont je n’ai pas le nom dans cette série. Du coup, elles l’attendent, ce qui ne les empêche pas de flipper quand ça frappe à la porte. Logique, logique.

Bon, elles sont en train de vivre une vie de prisonnières en fait, bloquées dans leur motel et effrayé de tous les maux qui pourraient leur arriver si elles sortaient de là. Le problème, c’est que la petite est comme toutes les petites de séries américaines… complétement conne. Par conséquent, elle ouvre la porte.

Pendant ce temps, Sidney est toujours torturé par nos héros, mais Kyle reçoit un appel de Byron qui le distrait un peu. Il se rend aussitôt auprès de lui… sauf qu’en chemin, il se fait assommer bêtement par quelqu’un qui avait tout prévu.

Megan se réveille dans la roulotte de la folle toujours morte. Blake a disparu, mais la blonde débarque. Assez vite, les choses se démêlent avec le révérend. Megan comprend que Blake est un possédé alors que la blonde dit qu’elle veut se protéger de l’apocalypse apportée par la fusion des monstres à venir. Oh comme ça promet. Au moins, la menace se dessine pour de vrai avec cette secte.

Le quelqu’un qui avait tout prévu pour assommer Kyle, c’est bien sûr Blake. Il est persuadé que la fille de Kyle est « la lumière » qui permettra de le sauver et d’être un héros. Et en effet, il a bien des visions (assez peu claires). Bon, Kyle parvient à se libérer assez vite et le passer à tabac. Malgré tout, il perd le combat et Blake s’enfuit.

En parallèle, ce pauvre Byron est laissé à s’occuper seul de Rose, qui semble miraculeusement soignée. Mouais. Elle est loin d’être stupide et sait très bien ce qui risque de lui arriver. Elle feint sa guérison pour en fait mieux… se suicider. Je m’y attendais, mais ça ne rend pas la scène moins triste pour Byron. En vrai, je n’ai jamais vraiment accroché au personnage de Rose, donc ça a du mal à me rendre vraiment triste. Par contre, je trouve ça super con. Kyle débarque juste après, trop tard donc.

Effrayée par tout ce qui lui est arrivée du côté de la secte, Megan s’enfuit avec sa fille sur les bons conseils d’Anderson qui lui demande de se casser… le plus loin possible. Oui, bon, c’est bien, Alison et Megan sont toutes les deux en fuite avec leur fille, ce n’est pas redondant du tout. Bon, en fait pas tant que ça puisqu’Alison et Amber ont disparu de leur motel.

Dans le même genre, Sidney parvient à tuer l’un de ses geôliers, Oscar (zut, je commençais à l’apprécier dans cet épisode), et s’enfuir… jusqu’à ce qu’Anderson lui tire dans la jambe. Le révérend fait alors sa petite révolution et affirme devant toute la secte qu’il s’enfuit avec Sidney. En fait, il apprend de la blonde que tout le monde s’en fiche pas mal de lui…

La fin d’épisode voit Blake retrouver le chirurgien. Bon, c’est étrange tout ça, mais ils parlent de démons purs qui seraient créés sur Terre. Merveilleux. Cela concerne assez évidemment Amber, mais c’est incertain. Du côté de la secte, Anderson tue Sidney juste avant que Kyle ne parvienne à obtenir les infos qu’il voulait en tirer et c’est à ce moment-là que débarque… Simon, le père de Kyle. En vie. Pépère.

Putain, j’ai pourtant l’impression de suivre la série, merde, j’en ai marre de ne rien comprendre à leurs twists sortis de nulle part. De manière moins étonnante, Megan et Holly se retrouvent dans de sales draps avec le chirurgien et Blake qui les prennent en otage (sans qu’Holly ne s’en rende compte car elle kiffe Blake).

Oh, et le révérend est bien sûr accueilli en messie dans son église (ça me rappelle la fin de saison de Preacher tout ça) où tous les fidèles de la ville attendaient un miracle. Ben purée, il a une sale tronche le miracle.

10.pngÉpisode 10 – To the Sea – 14/20
The world doesn’t have to end, son.

Bon, ça a été compliqué de trouver cet épisode et une fois que je l’ai eu trouvé, avec sous-titres espagnols, j’ai eu la flemme de le regarder. Après quatre jours, je me dis qu’ilest temps de finir la saison, mais j’ai toujours droit aux sous-titres espagnols imposés. Tant pis.

L’épisode reprend où le précédent s’était arrêté, avec un parallèle sympathique : Anderson critique et crache sur les textes bibliques devant sa paroisse, le père de Kyle ne dit pas un mot mais obtient les prières de tout le monde. C’est un sympathique début de fin de saison.

Les retrouvailles entre Kyle et son père, Simon, sont quant à elles loin d’être sympathiques, avec Kyle qui lui fait tout un tas de reproches et lui qui s’en tape royalement parce que, bon, quand même, on a la fin du monde qui approche. La scène entre les deux est particulièrement longue et chiante, surtout qu’il ne se passe finalement absolument rien.

Ce n’est pas trop l’épisode de Simon, puisqu’il se prend ensuite la tête avec la blonde qui comprend que son sauveur n’est pas l’être parfait qu’elle attendait. Elle tente alors de convaincre ses amis d’arrêter de l’aider dans sa préparation de la guerre à venir, mais elle ne fait pas franchement le poids, ce qui suppose, je crois, qu’elle finira assez mal.

Kyle apprend de Bob (l’acteur de LOST s’appelle Bob dans cette série ! Il m’aura fallu dix épisodes, mais c’est bon !) qu’Alison et sa fille se sont fait enlever. Kyle veut se précipiter à la rescousse, mais Simon arrive à le convaincre de s’en tenir à son plan : il veut juste mener la dernière bataille en combattant les démons qui ne s’attendent pas à une contre-attaque. C’est un peu tordu, mais ça fonctionne. Pour cela, ils vont voir Martin, un type dans un sale état mental qui semble bien incapable de les aider et flippe totalement à la vue de Simon. OK, OK, ça part dans le surjeu, en plus.

Tout ça pour qu’il décide finalement de les aider après une scène bien trop longue où Kyle et son père se réconcilient, plus ou moins.

Pendant ce temps, Megan se réveille dans une chambre médicalisée très surveillée par le docteur dont je ne sais pas le nom. Il lui révèle que sa petite fille (c’était pourtant censé être un garçon y a deux semaines) est en danger car le corps des anciens hôtes rejette habituellement le bébé. Je ne peux pas dire que ce soit une idée vraiment étonnante, mais ça fonctionne plutôt bien. Quant au médecin, l’acteur doit être bien content du rôle qu’il a décroché.

Il l’abandonne dans une maison bien déserte… mais dans laquelle Holly et Blake sont là. Ce dernier les retient en otage sans qu’Holly ne se doute de la moindre chose, idiote comme elle est. Bref, les trois passent l’épisode à se faire un puzzle, jusqu’à ce que Blake pète un câble suite à une vision. Il voit en effet sa fin et fait l’erreur de l’expliquer à Megan. Celle-ci se dit terrifiée à l’idée qu’Amber et Kyle puissent tuer son bébé et déclare qu’elle peut conduire Blake auprès d’Amber. Mouais.

Le truc, c’est que comme Alison et Amber sont enlevées, c’est un bien mauvais bluff. Cependant, ça fonctionne auprès de Blake qui enferme ses deux otages dans une voiture pour mieux détruire le laboratoire du docteur, qu’il tente ensuite de tuer, ne voulant plus être son rat de laboratoire. Euh bon… J’ai encore dû rater une étape dans la série.

C’est finalement Blake qui se fait maîtriser et Megan parvient à s’enfuir en voiture avec sa fille. Si ce n’est pas magnifique (et beaucoup trop simple).

De son côté, Byron est particulièrement inintéressant dans son deuil, duquel Anderson tente de le consoler… Du moins, en apparence, car son intention est assez clairement de lui dire qu’ils ont désormais une armée. C’est génial, parce que Rose avait de son côté une liste des possédés. Hors écran, ils arrêtent donc une bonne partie de la ville et les envoie en prison.

Au commissariat, Anderson retombe sur la blonde, qui se sent toujours élue et tente de lui demander de l’aide, mais alors pourquoi, on ne sait pas trop.

Tout ceci nous mène donc aux dix dernières minutes de l’épisode, qui sont un bonus de fin de saison (55 minutes au lieu de 45). On se retrouve dans la forêt, déjà vue dans les visions de Blake. Kyle y retrouve sa fille et Alison : c’est en fait Simon qui les avait pris en otage. Kyle accepte donc d’aider son père à mettre son plan à exécution, sans savoir que le plan consiste à organiser un suicide collectif. Et oui, le sang des anciens possédés peut tuer les démons, donc plus il y a de morts, mieux c’est. Et ça inclut Amber.

Bon, du coup, on peut comprendre que la blonde soit pas trop pour le plan de Simon. Par chance, elle a pu prévenir Anderson et Byron. Leur petite armée de paroissiens débarquent donc avec tout un tas de fusils, pile à temps pour éviter la mort de la petite. Kyle était pourtant prêt à se suicider sans ça. C’est compliqué à suivre comme scènes, car elle est bourrée de flashs lumineux qui pètent les yeux.

Simon s’en prend à son fils et Amber se jette sur Kyle pour le sauver. Les trois s’envolent alors, puis la fusion s’achève sans avoir pleinement fonctionnée.

Je dois bien avouer que je ne comprends absolument pas cette fin où tout le monde autour de la famille se met à s’envoler. Le cliffhanger achève mon incompréhension sur le réveil d’une femme (la mère de Kyle ?).

Ce n’était pas un mauvais épisode, mais il était plein de lenteur, y compris sur sa scène d’action finale. Cela fait officiellement deux saisons que je suis paumé dans cette série, avec l’impression de comprendre des trucs qui s’avèrent à chaque fois insuffisants pour la compréhension globale. Quant au titre de cet épisode, il reste un mystère total.

Bon, ce sentiment d’être paumé n’est pas forcément désagréable sur le long terme pour autant : la série parvient à me surprendre, puisque je ne comprends pas les trois quarts de ses rebondissements. C’est divertissant, quoique parfois trop long pour ne pas être ennuyeux, même en speedwatching. Cet épisode final n’était pas mauvais, mais entre ses facilités scénaristiques (Megan qui s’enfuit, Alison & Amber qui débarquent à la fin), son rythme lent et sa scène finale qui mériterait un épisode supplémentaire d’explications, il est difficile d’être pleinement satisfait. Peut-être qu’il faudrait que je lise les comics, mais en même temps, la série est supposée se suffire à elle-même.

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EN BREF – Les critiques que je viens de faire à l’épisode final sont celles que je peux également faire à la série : dans son ensemble, elle est beaucoup trop lente, mais propose parfois des rebondissements incompréhensibles qui donnent l’impression d’avancer d’un pas de géant, pour finalement se rendre compte que non.

J’étais revenu pour voir Amber développer ses pouvoirs, mais finalement, elle n’aura rien fait de la saison, à part dans le dernier épisode où on ne sait pas ce qu’elle a fait, mais elle l’a fait. Le grand méchant de la saison 1 a été évacué de la série en un claquement de doigts, idem pour Aaron et les pistes pour une éventuelle saison 3 ne sont même pas claires. J’ai même bien cru que la série était sur le point de s’achever durant la dernière scène, mais en fait non.

J’ai l’impression qu’il n’a pas encore été décidé de renouveler ou non la série. Si elle l’est, je continuerai probablement par curiosité et parce que certains personnages sont malgré tout intéressants (surtout Megan, en fait, même si j’ai toujours envie de l’appeler Karen, et Amber, car j’ai envie d’en savoir plus). Si elle ne l’est pas… Je crois que je ne serais même pas déçu et que je réarrangerai un peu le dernier épisode dans ma tête pour me dire que c’est fini et voilà. Non, je n’ai même pas envie de lire les comics tellement ce n’est pas à la hauteur.

La critique finale est un peu dure vue la moyenne de la saison. Le truc, c’est que ça ne décolle jamais avec Outcast, les épisodes sont bons, même si nous n’avons jamais le fin mot de l’histoire. La plupart du temps, ça manque d’explications alors que la moitié de l’épisode est perdue en lenteur inutile. Divertissant oui, juste assez bon pour se construire individuellement dans chaque épisode un 14 dans ses scènes d’action. Oui, seulement l’impression générale est plutôt mauvaise – et moins élevée que ça. La qualité de l’image, du jeu des acteurs, du son, tout ça, tout ça… on nous délivre une bonne série dans la forme, mais le fond n’est pas exploité correctement et c’est vraiment dommage ! Il est difficile de mettre de mauvaises notes tant la forme est excellente, mais ne soyez pas trop leurrés par sa bonne moyenne générale 😉