Prison Break (S05)

Ci-dessous, mon avis à chaud sur chaque épisode de la saison.

Avis : Prison Break revient pour une saison 5. Je pourrais vous l’épargner, mais j’ai envie de parler de ma réaction initiale qui a été une grande joie suivie d’un énorme fou rire. Non parce que quand même. Michael est mort. Et pas qu’un peu : il avait une maladie qui allait le tuer, qui le tuait déjà à petit feu en saison 4, et il s’est suicidé pour libérer Sara de prison (ne me demandez pas ce qu’elle y fichait, je ne m’en souviens pas).

Alors on pourrait reprendre la série sans lui, c’est sûr, mais assez vite on nous a annoncé son retour. Autant vous dire que dès que j’ai su qu’ils allaient nous pondre une Sara bis, je me suis un peu décomposé et j’ai arrêté d’y croire. Du coup, c’est hyper sceptique que j’entame cette saison, avec le souvenir surtout de l’excellente première saison que j’avais revu il y a deux ou trois ans et un amer goût de souffrance et d’hémorragie interne quand je songe aux trois suivantes dont je n’ai retenu quasiment qu’une tête coupée et une suite de rebondissements faisant s’échapper de prison tous les membres du casting, un à un.

Et pourtant, Prison Break, ça reste la série que je regardais le jeudi soir sur M6, ça reste ce générique stupide de Faf la Rage et tant de suspens pour savoir si oui ou non j’allais me faire prendre quand je regardais la télé en cachette jusqu’à tard le soir le plan de Michael allait fonctionner.

Sans spoiler et après visionnage du premier épisode, force est de constater trois choses. La première, c’est que la série propose une nouvelle histoire de sortie de prison et de conspiration qui a l’air de fonctionner à merveille pour le moment. La seconde, c’est que la cohérence n’est toujours pas le point fort de Prison Break, mais j’y reviens plus en détail ci-dessous. Et la troisième ? Oh, je ne sais toujours pas faire les cygnes en papier, mais ce n’est pas faute d’essayer pourtant.

Bref, retour réussi pour Prison Break, l’élan nostalgique est intact malgré quelques bourdes et énormités ! Sans plus tarder, j’entre dans le vif du sujet.

Note moyenne de la saison : 16/20

Capture d'écran 2017-04-05 14.43.51.pngÉpisode 1 – Ogygia – 18/20
The dead talk, if you listen.

La série marque un retour réussi. Son résumé est rapide mais efficace : il est inévitable de laisser de côté une large majorité des quatre premières saisons puisque cette nouvelle étape se déroule sept ans plus tard. Premier gros bon point de l’épisode : on retrouve l’ensemble du casting (à l’exception de Michael qui n’est là quasiment qu’en flashback) et on découvre son évolution. C’est une excellente chose, car je craignais une trop grande attente pour retrouver tout le monde (et malgré tout, j’ai tellement attendu Sucre, je trouve qu’il arrive trop tard).

L’ambiance de la série est assez vite réinstaurée : un passage en voix off de Michael nous permet de découvrir tout un tas de cygnes en origami dans les canalisations de Sara (hmm), qui a refait sa vie mais continue d’élever Mike, son fils qu’elle a eu avec Michael. Lincoln se trouve pris dans une sombre affaire que j’ai un peu vite oubliée. T-Bag sort de prison.

Et pas n’importe quelle prison. THE prison, dans l’Illinois. Rien que de revoir ce plan de la prison, pfiou, toute la nostalgie (et ma vieillesse) m’a explosé à la face. Ce qu’il faut retenir de cette sortie, c’est un mystérieux courrier qui l’amène aussitôt à rendre visite à Lincoln. Là, nous apprenons le contenu du courrier : une photo de Michael, qui serait donc encore en vie. Problématique.

Pourquoi est-ce que c’est T-Bag qui reçoit ça alors qu’il s’en fout ? Comment Michael a pu survivre ? Pourquoi personne d’autre ne semble au courant ? Autant de questions qui restent en suspension pour le reste de la saison, histoire de s’assurer que le public reste. Forcément. La construction de la saison ressemble donc fortement à ce que Prison Break nous proposait à l’époque, et c’est tant mieux.

Lincoln n’y croit pas trop et n’a aucune réponse à apporter, du coup, la première chose qu’il fait est d’aller voir Sara. Sympa l’ex beau-frère. Pendant ces sept ans, Sara s’est donc remariée. Excellent, nous allons donc avoir une romance contrariée. Rien de bien original, mais la promesse de bonnes scènes, surtout avec la conclusion où Sara décrit Michael comme une tempête. C’est exactement ça.

Nous apprenons donc que Lincoln est aux abonnés absents depuis un moment, sans grande surprise. Nous ne retrouvons même pas son fils dans cet épisode, donc il est à supposer qu’il a vraiment besoin que son petit frère vienne le secouer et reprendre le droit chemin. Ce qui n’est pas le cas pour l’instant.

Bon, l’épisode se sépare ensuite en trois points de narrations différentes.

Lincoln, d’abord, qui découvre un indice très Prison Break sur la photo de Michael, lui indiquant où son petit frère se trouve. Curieux, il déterre la tombe de Michael pour découvrir que celle-ci est vide. Il prévient presqu’aussitôt Sara, mais prend d’abord le temps de manquer de se faire tuer par ce qui ressemble fort à des agents secrets des premières saisons. C’est reparti pour les conspirations que j’ai un peu oubliées (volontairement).

Cela ne freine pas Lincoln, au contraire. Il rend visite à C-Note pour mener l’enquête. Mouais. L’une des choses qui m’a le moins plus est peut-être ce retour de C-Note. Je ne sais pas, j’ai trouvé ça un peu tiré par les cheveux, la manière dont il s’implique autant pour les deux frères. Je ne me souviens pas trop de la série, mais je n’ai pas le souvenir qu’ils étaient si proches. Et comme par hasard, il a appris à parler arabe en étant militaire, ça tombe bien. C’est soit une facilité scénaristique, soit l’occasion de nous révéler quelque chose (auquel cas, sa conversion religieuse étrange serait un bon moyen de nous endormir).

Les recherches autour de la survie (ou non) de Michael mène les frères à faire une recherche sur Internet pour retrouver une photo de Michael. Et là, on touche à la plus grande incohérence de la saison pour l’instant. Quelqu’un a effacé toutes les photos de Michael pour le remplacer par un autre homme. Pourquoi pas. Seulement, même avec énormément de frics et de pouvoir, ça paraît très impossible. OK pour son permis de conduire ou sa photo de Yearbook, je veux bien, mais on parle d’un type qui a été l’homme le plus recherché d’Amérique (ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les promos de la saison 2).

Et au-delà de ça, est-ce que Lincoln ne se trimballe pas une photo de Michael avec lui vu que c’est le but de ses recherches ? Ah ben si, et ils finiront même par l’utiliser pour le montrer à la prison, soit ce qu’ils considéraient impossible de faire depuis les USA. Euké.

Bon donc, beaucoup trop d’incohérences et de facilités, idem pour le retour de Sucre (qui est réussi néanmoins), pour la pote sur place au Yemen, pour le paiement en passeport (limite je m’attendais à une « mission » à accomplir retardant la rencontre avec Michael). Bon, après tout ça, Lincoln parvient finalement à entrer dans une nouvelle prison, qui a l’air tout aussi sympa que celle de la saison 3.

Ensuite, l’épisode se centre également sur Sara. Elle reçoit un appel de Lincoln qui la prévient qu’il a failli se faire tuer et, même après sept ans, elle n’a pas perdu ses réflexes. Elle repère aussitôt qu’elle est sur le point elle-même de se faire tuer et protège sa famille en quatrième vitesse. Sarah Wayne-Callies reste à jamais Sara pour moi, malgré ses rôles dans The Walking Dead et Colony, alors je n’ai eu aucun mal à la retrouver et reconnaître.

Cela aide aussi que son rôle soit finalement assez similaire à celui de Colony. On découvre donc qu’une nouvelle agent en veut à la vie de nos deux frères et leur proche, le mari de Sara finit à l’hôpital avec une balle dans la jambe. Celui-ci a tout du civil tout pépère, c’est un peu dur d’imaginer son couple avec Sara pour le coup. Autant je trouve ça bien d’avoir mis Sara avec quelqu’un, autant je trouve qu’ils auraient pu trouver plus crédible. Au moins, on aura aucun scrupule à la voir retomber dans les bras de Michael…

Elle réconforte finalement son fils comme elle peut, avec une métaphore pas très subtile sur les tempêtes. Cette saison sera donc une nouvelle tempête pour elle et je suis impatient de la voir re-rentrer dans l’action !

Une dernière sous-intrigue de l’épisode s’intéresse enfin à la sortie de prison de T-Bag, donc. Après avoir rendu visite à Lincoln (là encore, c’est un peu étrange qu’ils soient en bons termes), il consulte le courrier de ses fans (tristesse) et se voit offrir une nouvelle main métallique. Bienvenue dans Terminator, oui. Et je n’arrive même pas à leur reprocher tellement le rythme de cet épisode est bon et la nostalgie une mauvaise conseillère pour moi. Attention toutefois, ce cadeau pour T-Bag n’est probablement pas désintéressé et lui est offert par un anonyme utilisant un pseudo-grec pour lui donner.

Oh, oh. La conspiration ne fait que commencer…

Et c’est tant mieux, car pour l’instant, je suis motivé par cette saison supplémentaire (et surtout, Robert Knepper n’a pas encore eu l’occasion d’être psychopathe). Il va falloir voir ce qu’ils en font, mais il y a du potentiel pour une bonne histoire et un bon divertissement.

Bien sûr, l’épisode finit par nous présenter Michael dans cette prison : il a de nouveau tatouage, de jolis yeux dans les paumes (oui, ils ont réussi à trouver des parties de son corps encore non exploitées par le scénario, bien joué), et fait mine de ne pas reconnaître son frère, qui prend soin, via C-Note, de le filmer.

À n’en pas douter, les yeux dans les paumes nous signifient qu’ils sont observés, ce qui a semblé être en plus une constante de l’épisode pour Lincoln. Bon, le jeu de Wentworth Miller ne laisse que peu de doute : Michael n’est pas amnésique, il sait très bien que c’est son frère et souffre de ne pas pouvoir lui parler. Limite, je me serais attendu à une mauvaise histoire de jumeaux autrement. Tant mieux, si on nous épargne ça.

Je me retrouve donc intrigué par ce nouveau scénario à dormir debout, présenté avec beaucoup de justesse dans le rythme et avec une construction qui n’est pas sans rappeler celle de la première saison. Veronica, tu me manques encore.

Je n’en attendais vraiment pas tant de leur part, mais c’est peut-être pour ça que je suis aussi positivement surpris !

Screenshot_2017-04-12-17-20-42.pngÉpisode 2 – Kaniel Outis – 14/20
It would take a genius, like Michael.

Si cet épisode reste un bon divertissement, on sent quand même qu’on repart dans un grand n’importe quoi côté cohérence. Il est aussi super sombre, ce qui n’est jamais cool quand, comme moi, on regarde cet épisode dans un train ensoleillé. Bon, c’est ça aussi de ne pas pouvoir attendre d’être confortablement installé le soir devant la télé volet fermé. Seulement, le premier épisode m’a redonné envie de voir la série, malgré tout.

J’ai beaucoup à critiquer cette semaine, mais en même temps, la note n’est pas si mauvaise, car je trouve très cool de retrouver ces personnages après sept ans. Je suis plein d’indulgence et de bons sentiments pour la série, malgré les apparences. Il y a trois intrigues à suivre cette semaine, et ça tombe bien, il y a trois gros acteurs au casting.

Commençons, comme l’épisode, par Lincoln. Toujours en compagnie de C-Note, il reçoit un indice de Michael sous la forme d’un cygne en origami. Cela faisait bien longtemps que l’on n’avait plus vu ce type d’indices (hum) et cela suffit à ce que Lincoln décide d’aller faire une excursion en banlieue de la ville avec C-Note et Shiva.

Cette dernière n’est toutefois pas très ravie de l’idée, car la banlieue est une zone de non-droit tenue par des rebelles. Le Yemen est après tout un pays en guerre. Là, on touche à ce qui m’a probablement le plus soulé dans tout l’épisode : Shiva passe son temps à nous dire qu’ils sont en danger de mort, que la zone est dangereuse, qu’ils sont en danger de mort et qu’ils sont en danger de mort. Ah, et ils sont aussi en danger de mort, sachez-le.

Bref, l’épisode insiste lourdement dans la création d’une atmosphère soi-disant dangereuse et angoissante. Seulement, nous sommes à l’épisode 2 et nous suivons des personnages qui sont tellement les héros de la série que nous savons que rien ne leur arrivera. C’est effectivement le cas : ils parviennent à libérer les otages qu’ils voulaient et à rejoindre la ville sans le moindre problème. Il y a bien une petite course poursuite et fusillade pour l’adrénaline, mais ils passent la frontière comme si de rien n’était. C’est tellement simple que tout le danger qu’on nous promet est attendu pour rien et c’est tout.

Dit autrement ? On sent bien que toute l’intrigue de Lincoln sert à combler la saison (déjà ? Mais c’est un épisode 2, les gars !) et gagner du temps avant qu’il ne retrouve enfin son frère pour de vrai (et pas comme la semaine dernière).

En attendant, Michael est enfin de retour dans cet épisode… mais ce n’est pas forcément pour le mieux. Il est hyper agréable de le voir entrer de nouveau en action et mettre en place hyper compliqué… mais le problème est qu’il semble se prendre la tête comme jamais pour pas grand-chose. Il avait largement de quoi être brûlant sans se prendre la tête comme il le fait.

Du coup, la tension que c’est censée créer tombe un peu à l’eau, surtout qu’il fait tout ça juste pour aller à l’infirmerie (une constante chez lui, faut croire) récupérer de la morphine afin de récupérer un téléphone qui lui sert simplement à « commander une pizza ». La phrase est ridicule, donc on s’attend à une nouvelle excentricité complètement dingue de sa part, sauf que ce ne sera pas vraiment le cas.

En parallèle, nous découvrons également ses nouveaux camarades de cellule, mais je n’ai même pas retenu leur nom pour l’instant, tellement ils m’ont paru insipides. On est loin d’un T-bag ! Il y a juste un gay arrêté pour son homosexualité sur lequel les scénaristes insistent lourdement. Et pour cause ! Lincoln se retrouve avec son père après son excursion en banlieue, et le père en question est partie intégrante du plan pour s’échapper de la prison.

Ben tiens. L’épisode tente malgré tout de nous présenter Michael comme un terroriste du nom de Kaniel Outis, ce qui semble confirmé par la dernière scène qui le voit heureux de retrouver l’extrémiste Abu Ramal. Nul doute que l’histoire sera plus complexe que cela (il a toutefois pu accepter pour survivre à sa maladie ?).

Sara est de loin celle qui redonne les points à cet épisode. Je n’aurais pas cru cela possible, mais il y a un moment dans cet épisode où j’ai retrouvé vraiment Sara. Je veux dire par là que Sarah Wayne Callies est bien meilleure actrice que je ne pensais : je l’ai vue dans Walking Dead, je l’ai vue dans un rôle très similaire avec Colony, mais il y a un sourire qui est définitivement le sourire de Sara de Prison Break, et on ne me l’enlèvera pas de la tête.

Son intrigue est on ne peut plus classique pour l’instant : elle apprend que Michael est en vie et se précipite auprès de son mari pour lui raconter. Voilà, il n’en faut pas plus pour que je sois absolument certain que son mari soit un méchant qui trempe dans la conspiration. Nous savons qu’il y a tout un tas de cygne sous leur maison, il y a fort à parier que ce soit lui qui jette dans les égouts ces signes de vie de Michael. En plus, si c’est un méchant, ça l’écarte définitivement en tant que problème au couple Sara/Michael. Sara semble attachée à son mari, mais s’il s’avère être un connard, nul doute qu’elle ne lui pardonnera pas.

Elle mène malgré tout sa petite enquête sur Michael/Kaniel. Cela lui permet de se confronter à Kellerman (très sympathique retour !) qui est convaincu que Michael est un génie et que, en tant que tel, il s’est servi de Sara avant de changer d’identité et devenir terroriste. En effet, il est en possession de photos de Michael assassinant un agent de la CIA, c’est con. En même temps, des preuves accablantes, il y en avait aussi pour Lincoln donc, si Sara se sent manipulée par Michael, elle refuse toutefois cette version des faits (évidemment) et se barre pour s’occuper de son fiston.

Oui, Sara est avant tout une maman dans cet épisode, et elle s’inquiète aussi de la disparition de Mike en fin d’épisode. En fait, celui-ci n’a pas disparu, il est avec un livreur de pizza qui lui délivre une rose en origami, autre marque de fabrique de Michael… et un bon cliffhanger : Sara doit désormais fuir avec sa famille.

Autrement dit, la série reste un très bon divertissement et ma nostalgie continue d’avoir un bon effet sur cette intrigue moyenne. Il y a de bons moments, c’est un plaisir de retrouver peu à peu tout le casting (pas de T-Bone cette semaine cependant), mais la cohérence n’est toujours pas là. Certains retours semblent un peu forcé d’ailleurs : C-Note la semaine dernière (qui comme par hasard peut faire l’interprète), Kellerman cette semaine (qui comme par hasard est dans le service que demande Sara… bon, je ne sais plus ce qu’il était devenu en saison 4, mais je trouve ça gros).

En fait, c’est agréable à regarder uniquement parce qu’on retrouve des personnages qu’on aime, une ambiance fidèle à l’originale et un plan mystérieux qui intrigue en forçant à théoriser sur la suite. C’est cool à regarder, mais c’est tout juste à la hauteur de ce que j’en espérais. Il faut maintenant qu’ils continuent sur cette lancée et qu’ils arrêtent de perdre trop de temps avant la réunion Lincoln/Michael et, surtout, Michael/Sara.

Bon, si je résume vraiment en une phrase le problème de cet épisode, il y a trois défauts qui me gonflent déjà : les zooms dramatiques inutiles à la Blindspot, l’intrigue étirée pour rien (surtout du côté de Lincoln) et une explicitation constante des situations soi-disant beaucoup trop dangereuses pour le commun des mortels. En revanche, cette saison dose parfaitement les références au passé de la série, le casting gère très bien le retour de leurs personnages, la musique et l’ambiance sont parfaites et les mystères addictifs, marque de fabrique de Prison Break, restent efficaces.

Capture d'écran 2017-04-19 20.17.38.pngÉpisode 3 – The Liar – 18/20
Who in the hell are we breaking out?

Nous revoilà dans l’enfer du Yemen et d’Ogygia cette semaine. Sans grande surprise, Michael utilise une fois de plus ses tatouages pour on ne sait quoi. Quant à la manière dont il envoie des messages hors de prison ? Il utilise des chewing-gums et des enfants. Lincoln, lui, est plutôt du genre à faire de la pub pour Tic-Tac. Putain, si j’avais su, j’aurais écrit les règles de mon Bingo Séries différemment, croyez-moi.

Une fois de plus, Sheba (oui, ça s’écrit comme ça en fait, désolé pour les deux dernières semaines, j’ai corrigé l’article) tente de s’enfuir, mais Lincoln la retient un peu trop simplement. Oh, vous le sentez venir le nouveau couple mythique, vous aussi ?

Cela fonctionne donc très bien et Michael leur envoie des coordonnées pour un point de RDV où une fois de plus ils trouvent des infos sur le terroriste (Abu Ramal) que Michael veut faire s’échapper. Ils passent le reste de l’épisode à organiser leur fuite, cherchant ainsi des passeports. Ils se font néanmoins doubler par l’ancien pote de Sheba, c’est con.

Ancien pote ? Oh, juste son ex-violeur à qui elle a arraché un œil. Enfin, du coup, il ne l’a pas violé. Sheba est une vraie badass qui fait ce qu’elle peut pour se libérer. Dans cet épisode, c’est finalement Lincoln qui lui vient en aide au dernier moment et la sauve d’un viol certain. Ah le mythe du chevalier servant… Elle a désormais deux options pour la suite de la saison : finir en couple avec Lincoln ou mourir. Ou les deux, probablement (et dramatiquement).

À l’intérieur de la prison, les choses s’enveniment un peu néanmoins : Abu Ramal nous est présenté comme un grand méchant. Du coup, il s’en prend à Sid, le nouveau pote homo de Michael (introduit la semaine dernière), simplement parce qu’il est gay. Les scénaristes ont vu très juste sur cette intrigue, ils l’ont écrit il y a une bonne année, mais ça tombe pile dans l’actualité avec la Tchétchénie. Triste.

Par la suite, quelqu’un (un chrétien dont je n’ai pas saisi le nom, mais qui a un frère) essaye de faire en sorte que Whip trahisse Michael à son profit. Cela fonctionne à peu près, mais Michael en profite pour voler une montre. En tant que spectateur, nous sommes invités à noter que c’est Poseidon qui leur demande de faire s’échapper Abu Ramal. On progresse l’air de rien sur l’intrigue de cette saison, puisque cette échappée semble bien être une mission gouvernementale de grande envergure au goût de complot et de politique internationale. Prison Break, quoi.

Tout cela était cependant un plan minutieusement organisé par Michael : la montre volée, il la donne discrètement à Ramal qui ne capte rien.

Comme ça, Michael, Sid, Whip et Ja (un génie coréen, il paraît) sont enfermés dans leur cellule avec un moyen de s’enfuir… N’est-ce pas magique ?

Si, probablement, surtout que Michael fait également en sorte d’organiser une nouvelle émeute. Ce n’est pas à la hauteur de la mi-saison 1 (cet épisode d’émeute m’a traumatisé à l’époque), mais c’est assez dingue quand même, le tout se passant une fois de plus dans le noir (parce que C-Note gère bien sa partie du boulot).

Malheureusement, comme pour les passeports de Lincoln et Sheba, l’évasion se passe mal pour Michael : il est forcé d’abandonner Sid derrière lui, un détenu perd son frère de manière un peu conne, puis Michael se fait choper comme un bleu sur le toit de la prison. Peut-être un peu trop comme un bleu pour que j’y crois pleinement comme étant un accident.

En même temps, il finit l’épisode en pleine dépression à tenter d’envoyer un message à Sara sans y parvenir alors… C’est un joli échec pour notre génie, et ça donne envie de revenir pour voir les conséquences. Un peu comme dans le temps, j’ai du mal à croire à cet échec, parce qu’on nous habitue à ce que tout soit calculé par Michael. Pourtant, c’est de toute évidence le cas cette fois et la confiance de notre héros est ébranlé. C’était donc une partie d’épisode très bien fichue, qui rappelait la saison 1 à plusieurs égards, et franchement, rappeler la saison 1, c’est du tout bon pour moi.

Et ce n’est pas tout ! Non, on en découvre aussi un peu plus sur les méchants qui décident de traquer Sara pour retrouver Michael/Outis. C’est de toute évidence un bon plan, connaissant le passé amoureux de ces deux-là (c’est toujours du présent pour Michael), mais c’est négliger un peu trop l’ex infirmière qui a plus d’un tour dans son sac.

De son côté, Sara a droit à une jolie déclaration d’amour par Jacob, son mari. C’est tellement lourd que ça ne me rassure pas sur son innocence, je continue de le penser impliqué d’une manière ou d’une autre avec Poseidon (le nom de la Compagnie qui traque Michael cette année). Plus tard dans l’épisode, il la motive même à ne pas rester à se planquer… Tout est dit, pour moi, il la trahira d’ici un épisode ou deux.

Bref, avant ça, elle a droit à une petite visite de T-Bag qui la terrorise (tu m’étonnes) et, bizarrement, elle ne souhaite pas trop faire alliance avec lui. Les choses n’ont pas le temps de se calmer pour elle, ce rythme est très bon, car il ne laisse pas le temps de se poser pour réfléchir et deviner à l’avance certains éléments. Du coup, Sara découvre le piratage de son téléphone aussitôt et doit gérer ce nouveau problème.

Assez maligne, elle ne tarde pas à soupçonner que Kellerman est probablement impliqué quand elle apprend que ce piratage vient de son empreinte. Bon, il pourrait y avoir 150 autres explications possibles, mais on va la croire et partir sur cette piste ; on verra bien. Sara entend à son tour le nom Poseidon en échappant de peu à ceux qui la suivent, et envoie T-Bag récolter des infos pour elle. Wow. Sarah n’y va pas de main morte (enfin… si vous me passez l’expression parce que bon, techniquement si, avec T-Bag…) dans cet épisode. C’est absolument fou tout ce qu’elle fait, mais en même temps, ça ne parait pas aussi tiré par les cheveux qu’autrefois. Elle a déjà connu tout ça, donc évidemment qu’elle sait faire.

Toujours est-il que Kellerman est dans la merde avec un T-Bag qui va débarquer, que Michael est en pleine dépression et que la grande évasion (hey salut les québécois) de cette saison échoue ! Nous sommes déjà au tiers de la saison qui ne comprend que neuf épisodes, mais il est pour l’instant bien meilleur que tout ce que j’imaginais depuis que j’entendais parler de ce retour.

Il reste énormément de questions, à commencer par la manière dont Michael a survécu (!), qui plombent un peu mon avis général sur la cohérence de ce qui est proposé ; mais le rythme et la nostalgie sont ultra-efficaces. Oh, ce n’est pas exempt de défauts, même si ça s’en tire énormément mieux cette semaine.

Le plus gros défaut est peut-être à voir du côté d’Ogygia où l’on ne passe pas assez de temps avec les nouveaux personnages pour vraiment s’attacher à eux. Les doutes de Whip, par exemple, sont bien moins prenants que ceux de Sucre à l’époque. Peut-être que neuf épisodes, c’est trop court, et qu’il en aurait fallu quelques-uns de plus pour mieux nous introduire ces personnages.

N’empêche, je m’attendais à un flop, j’ai une saison solide. Je suis content.

04Épisode 4 – The Prisoner’s Dilemma – 17/20
We are in hell Ramal, the question is do you want out?

Sheba s’en tire sans trop de problème et Lincoln cherche un moyen de la sauver, elle et sa famille, sans pour autant abandonner Michael. Par chance, le père de Sheba a une petite idée pour les aider… En échange d’une voiture pour fuir le Yemen, il obtient une lettre qui innocente Michael et le gracie de sa peine. C’est tellement simple ! Limite, ils auraient pu commencer la saison par là, ça aurait été plus simple…

Du côté d’Ogygia, les choses s’accélèrent forcément. Les résistants ne sont pas loin de prendre la prison, alors les prisonniers décident de prendre Ramal en otage pour pouvoir faire pression. Quant à Michael, sa brillante idée de sauvetage échoue : son plan se trouve dans la cellule de Ramal. C’est con.

Bien sûr, tout s’accélère comme prévu. Les prisonniers se rebellent, les gardes se barrent pour sauver leur peau des résistants qui s’apprêtent à prendre la prison. Le grand frère de la semaine dernière prend la tête des prisonniers, parce qu’il faut bien un leader pour mener le mouvement. C’est bien : il veut buter Michael et se servir de Ramal.

Michael réussit à convaincre Ramal de bosser pour lui. Les deux se libèrent comme si c’était un jeu d’enfant, libérant également Ja et Syd. Ils parviennent donc à s’enfuir de la prison. Pendant ce temps-là, Lincoln fait ce qu’il peut pour entrer dans celle-ci, utilisant encore un des gamins pour y parvenir. Comme d’habitude, il le voit s’échapper, mais il ne peut l’atteindre. Il passe donc un temps considérable à le chercher dans les rues. Cela permet des scènes mouvementées où il ne se passe finalement pas grand-chose. Ce mouvement constant garde le rythme tout au long de l’épisode, nous plongeant dans la même perdition que les personnages. C’est plutôt bien géré, avec des plans on ne peut plus classiques mais parfaitement maîtrisés ; exactement comme l’écriture de l’épisode.

Cette saison 5, finalement, réussit parce qu’elle propose une parfaite maîtrise de bout en bout. Elle ne cherche pas à innover, mais juste à livrer une bonne histoire. Nous ne sommes plus dans la découverte qu’était la saison 1, mais vraiment dans la maîtrise de tout ce qu’ils avaient proposé d’innovant il y a dix ans. Force est de constater que c’est un parti pris qui fonctionne bien sur moi.

Bref, Lincoln finit par retrouver Michael en mauvaise posture. Ils n’ont d’autres choix que de tuer Ramal – c’est Sid qui le fait comme si c’était un jeu d’enfant, à nouveau. C’est un peu gros, mais ce sont les grosseurs habituelles de Prison Break, alors ça me va. Je m’attendais à quelque chose de tellement plus mauvais il y a un mois quand j’ai commencé ! Là, je me retrouve à ne pas quitter mon écran des yeux et à être dégoûté par la mort de certains personnages (non, je ne parle pas de Ramal, je parle d’un autre personnage dont il est question dans la suite de ma critique).

L’épisode se termine sur de vraies retrouvailles entre les deux frères, enfin, et au milieu de la saison, comme j’avais fini par m’y attendre, mais aussi sur une déclaration de guerre d’ISIL au groupe de Michael et Lincoln. Ceux-ci ont tué Ramal, il faudra en payer les conséquences. Sans compter que Poseidon voulait Ramal hors de prison, alors là aussi, ça risque de foutre la merde qu’il soit mort !

D’ailleurs, en parlant de Poséidon, pendant ce temps, T-Bag prend Kellerman en filature. Cela ne dure pas longtemps néanmoins, car il s’attaque assez vite à lui pour lui extorquer les infos dont il a besoin. Kellerman lui répond qu’il ne fait qu’aider Sara, tristement absente cette semaine.

Les deux se retrouvent à discuter de Poséidon, encore un américain si haut placé que personne ne peut le retrouver. Il donne toutes les infos dont T-Bag a besoin, y compris le pourquoi du comment Poséidon souhaite libérer Kamal. Enfin, Kellerman lui confie surtout un plan clair : trouver l’identité de Poséidon pour sauver Michael.

Seulement, le fait qu’il donne toutes les infos qu’il a (en s’approchant peu à peu de la fenêtre, en plus) ne peut signifier qu’une chose dans la loi des productions américaines : Kellerman ne sert plus à rien et pan, il se fait tirer dessus par les hommes de Poséidon qui, BIEN SÛR, débarque pile à ce moment-là. T-Bag se retrouve forcé d’appeler les flics, on aura tout vu.

Kellerman se fait donc tuer comme ça, après avoir survécu à quatre saisons de la série, ce n’est pas cool. T-Bag réussit à prendre les hommes de Poséidon en filature et, sans surprise, il découvre qu’ils bossent pour… le mari de Sara. JE L’AVAIS DIT. JE LE SAVAIS. Il était beaucoup trop clean pour ne pas être louche, à manipuler Sara comme ça pour qu’elle retrouve Michael.

Ah lala Prison Break… En définitive, cet épisode était très prévisible sur plein de points, mais son rythme est excellent. Je regrette l’absence de Sara, le départ de Kellerman, mais je trouve absolument jouissive la rapidité d’exécution de ce scénario. On sent que les 22 épisodes habituels sont concentrés sur 9, et ça donne un résultat très bon. Il va pourtant falloir prendre le temps de se poser à un moment pour nous donner des réponses sur la survie de Michael, mais autrement cette saison a toujours tout bon.

05.pngÉpisode 5 – Contingency – 15/20
How are you alive? In Yemen?

C’est un peu pressé que j’entame cet épisode, car je ne doute pas que Sara va péter un câble en découvrant la vérité sur son mari. Et je suis bien content, parce qu’ils commencent effectivement par là. Sa première réaction est de courir jusqu’à son fils, OK.

Elle l’atteint juste à temps, car son mari arrive au même moment. Elle le confronte et il a bien sûr une jolie excuse toute prête. Sara se précipite chez Heather, sa meilleure amie. Bien sûr, Sara… Tu es au cœur d’une conspiration et tu fais confiance à la première venue ? Tss. Bon, d’accord, ce n’est pas la première venue pour elle, mais après la trahison de son mari, il y a quand même de quoi se poser des questions.

Elle se laisse balader malgré tout, jusqu’à ce que son mari la fasse venir au commissariat pour accuser les hommes de main de Poseidon. Personnellement, je ne suis toujours pas convaincu de son innocence. En fait, c’est même tout le contraire, je suis sûr que c’est un connard.

Au Yemen, les choses continuent de partir en vrille. Les résistants offrent une jolie petite somme d’argent en échange de Michael et son groupe. Ils trouvent néanmoins une planque qui permet aux deux frères de s’expliquer. Il est donc temps pour des explications, enfin. Elles ne sont pas franchement exceptionnelles : Michael a été contacté par Poseidon en échange de la liberté pour tout son groupe.

Il est ainsi révélé que Kellerman était plein de promesses fausses : il n’avait pas l’autorité de les blanchir, contrairement à ce qu’il disait. Michael refusant de bosser pour Poseidon, Sara a été envoyée en prison et la suite on la connait. Il reste la question de la maladie de Michael quand même, mais c’est vrai que ça paraît autrement bien trouvé.

Bon, les deux frères se disputent également sur le meilleur moyen de se barrer de l’enfer sur Terre, Lincoln voulant aller à l’aéroport et Michael prendre le train.

De son côté, C-Note est, toujours en compagnie de Sheba, justement à l’aéroport. Seulement, celui-ci est pris d’assaut par la foule. Ils prennent donc un coucou pour s’envoler vers la frontière et atteindre un endroit sûr.

Le groupe de Michael décide de partir en train, où ils sont rattrapés par le borgne de la résistance qui souhaite en profiter pour devenir le chef des méchants, forcément. Du coup, ils prennent la voiture plutôt que le train, toujours contre l’avis de Lincoln qui passe son épisode à nous faire chier avec son aéroport.

Bien sûr, ils ont un accident de voiture car les résistants les retrouvent très vite. C’est donc le moment de tension dramatique où l’on s’inquiète pour les nouveaux amis de Michael. Sid, notamment, demande à se faire tuer car il craint ce qu’il peut lui arriver s’il est retrouvé, sachant parfaitement ce que l’on fait aux homosexuels dans ces cas-là. Nous apprenons aussi à connaître Ja, qui est complétement cinglé et réussit à tuer leurs ennemis avec un petit Frank Sinatra.

Malheureusement, Sid se fait malgré tout tuer par le borgne au dernier moment. Il faut dire que son petit discours sur son passé était trop gros pour lui permettre de survivre. C’est triste, mais on ne connaît malgré tout pas assez le personnage pour être vraiment triste. Il est difficile d’être pleinement touché, surtout que sa mort est vite évacuée. En effet, C-Note et Sheba se barrent avant l’arrivée de Michael et son groupe, les laissant dans la merde face aux hommes armés qui veulent les tuer. Et ben…

Bon, c’était encore et toujours un épisode efficace, mais la note tombe de manière drastique. Je ne suis pas hyper satisfait des explications, il faut bien l’avouer. J’ai eu du mal à rentrer vraiment dans le rythme de cet épisode, surtout qu’il est toujours question de la fuite et non de la résolution des problèmes. Je sais bien que ça en fait partie et que c’est important, mais cet épisode faisait beaucoup trop transition.

Il était notamment question de réconcilier les deux frères de manière à ce qu’ils bossent de nouveau main dans la main, mais le problème est que leur conflit train/avion était franchement chiant à voir, tournant en boucle sur la moitié de l’épisode. Ces deux-là sont incapables de communiquer sérieux. Le pire, c’est que la fin de l’épisode nous promet que l’épisode suivant continuera sur cette voie puisqu’ils n’ont toujours aucun moyen d’atteindre la frontière.

Quant à Sara, il est encore trop tôt pour dire si elle est assez stupide pour croire son mari (que je ne crois pas, non) ou si elle est en train de se jouer de lui pour avoir les infos (espérons). Bref, c’était moins réussi cette semaine pour moi.

Capture d'écran 2017-05-10 11.30.12.pngÉpisode 6 – Phaeacia – 15/20
Our map is dead.

C’est en direct d’un long trajet en bus que j’ai regardé cet épisode, voyageant beaucoup plus que le groupe de Michael qui est coincé au Yemen… cela dit, il balance que le plan était d’improviser alors tout va bien. OK OK.

Qui dit impro, dit bien sûr nouveau piège. Whip est laissé derrière un instant, mais bien sûr tout s’arrange quand Lincoln déjoue ce piège avec une conduite digne de Fast & Furious. Le groupe d’américains fait ensuite toute confiance à un local qui vient de les trahir. C’est parfaitement crédible (attention, ceci est bien sûr de l’ironie), mais il n’y a pas trop de quoi s’inquiéter : celui-ci ne survivra pas à l’épisode.

En parallèle (et sans grande surprise), les hommes de Poseidon sont déjà libérés. Cela a du bon de bosser avec des conspirateurs. Cette libération, pour moi, crie la culpabilité du mari de Sara qui les a soi-disant fait arrêter pour regagner la confiance de sa femme, avant de les libérer. Sara manque cruellement encore dans cet épisode, je trouve que Prison Break n’a jamais su faire sans elle (ce n’est pas pour rien qu’elle a ressuscité).

Des hommes de Poseidon, nous apprenons plus de choses aujourd’hui : la blonde s’appelle Emily. Le mec restera « le mec » pour le moment, en revanche. Peu importe cela dit, puisque c’est Emily qui gère et dirige ce duo. Nous les voyons donc bosser avec la NSA pour retrouver Michael, sans préciser qu’ils veulent le retrouver pour le tuer.

Ce n’est apparemment pas bien compliqué puisque Sheba appelle Lincoln et, pour une raison ou pour une autre, cela leur suffit à localiser tout ce petit monde. Je veux dire Sheba n’est pas une alliée de longue date du groupe et je doute que Lincoln ait son forfait américain qui permette de le localiser. Bon, si on passe au-dessus de cette facilité scénaristique, c’est plutôt cool car Poseidon localise le groupe et balance leur position sans le moindre scrupule aux rebelles qui veulent leur peau.

La course-poursuite s’était calmée pour Michael & Lincoln, arrêtés dans une station-service. Michael en profite pour contacter quelqu’un dont je n’ai pas reconnu la voix (mais je pense que j’aurais pu si j’avais revu tout la série récemment ?) et faire un petit selfie de ses dix doigts. Nous n’avons pas encore de réponse à ce sujet, j’imagine que les épisodes suivants nous en diront plus, comme j’ai encore espoir d’en apprendre plus sur sa survie miraculeuse à sa maladie (comment ça, je ne lâche pas le morceau ?).

Balancés par Poseidon, les américains se retrouvent de nouveau pourchassés après un échange de balles, un mort, une explosion, tout un tas de trucs qui ont choqué ma pauvre voisine de bus, la soixantaine passé, traumatisé par tant de violence. Oups.

Trisha, de la NSA, n’est pas dupe et comprend qu’Emily la manipule pour buter Michael (même si elle ne sait pas qui est Michael). Je suis le seul à avoir senti une drôle de tension sexuelle entre les deux femmes ? Peu importe vous me direz, puisque Trisha coupe Emily des ressources de Poseidon. Retour à la case départ pour les méchants, qui se rendent ensuite dans la villa d’un riche. J’avoue ne pas avoir tout suivi faute d’intérêt pour ces personnages. C’est mal, je sais.

Dans le désert du Yemen, Michael utilise ses super jumelles capables de zoomer plus que mon appareil photo numérique pour découvrir qu’il connaît le borgne qui les pourchasse. Il décide de se séparer du groupe avec un tirage au sort bidon (pourtant Whip semblait prêt à le faire de lui-même cette fois). Il se sacrifie donc, sans savoir comment il s’en sortira de cette course poursuite avec le borgne. Je vous la fait courte : il s’en tire très bien, lui crève son œil et se fait néanmoins poignarder avant de l’abandonner dans le désert. Facile !

Pendant ce temps, Lincoln, Whip et Ja suivent les oiseaux (une ruse totalement improbable qui fonctionne néanmoins très bien, j’ai adoré l’idée) et tombent sur le village sans technologie que leur avait vendu le type auquel ils faisaient confiance alors qu’il avait tenté de les tuer et qui s’est lui-même fait tuer. Là aussi, ça paraît facile dit comme ça !

La fin de l’épisode voit Lincoln retrouver son petit frère mal en point grâce à des feux d’artifice offerts aux enfants de ce village, mais pas avant qu’on voie ENFIN les images du générique avec Michael paumé dans le désert. Il était temps aux deux tiers de la saison. J’ai aussi adoré l’utilisation des quelques flashbacks quand Michael envisage de se laisser mourir. Le cliffhanger est assez clair : Michael est entre la vie et la mort dans le désert.

Je ne m’inquiète pas plus que ça pour sa survie, mais je suis intrigué de voir ce qu’ils vont faire de lui.

C’était un bon épisode (meilleur que la semaine dernière en tout cas), mais il m’a manqué quelque chose (qui a dit Sara ?) pour être vraiment à fond. Et puis, comme d’hab, la majorité des solutions (du côté des gentils comme de celui des méchants) tombent comme un cheveu sur la soupe, avec des résolutions de dingue sortant de nulle part comme si c’était tout à fait normal (et je n’ai même pas parlé de la connexion Wi-Fi dans le désert, hein). J’ajoute à tout cela qu’une fois de plus nos personnages n’avancent pas… mais reculent. J’aurais aimé un retour aux USA pour revoir Sucre, T-Bag et en apprendre plus sur Poseidon. Or, parti comme c’est parti, ce sera difficile avant l’ultime épisode…

Un dernier point sur la technique, je m’attendais à mieux quand j’ai vu que l’épisode était dirigé par Kevin Tancharoen, à qui l’on doit des scènes de combat brillantes dans Agents of S.H.I.E.L.D (notamment une de Daisy en saison 3). Je suis satisfait de son travail, mais on sent qu’il avait quand même moins de liberté que sur AOS (être le frère de la coproductrice et le beau-frère des coproducteurs doit aider à faire ce que l’on veut, j’imagine).

07.pngÉpisode 7 – Dark Wine Blood – 17/20
I had an amazing doctor on call.

Je m’excuse de ne regarder cet épisode que si tard, mais j’ai eu une journée un peu chargée et la flemme de faire play, il faut bien l’avouer. La hype de retrouver la série est un peu retombée et j’attends tellement trop de cette saison que je suis un peu déçu des deux derniers, donc forcément, en pleine période d’upfronts, j’ai des envies d’aller voir ailleurs.

Pourtant, cette saison n’est pas mauvaise, surtout quand on voit de quoi elle part et mes attentes initiales.

Cet épisode marque le retour de Sara, et ma foi, j’ai beau l’adorer et être heureux de la retrouver, elle est un peu stupide. Elle apprend de Lincoln que Michael est empoisonné (une information que j’avais un peu occulté dans les grognements de Michael la semaine dernière) et décide de se rendre auprès de lui pour une transfusion. Sa stupidité ne vient pas de là, mais du fait qu’elle dévoile tout son plan à son mari, Jacob. Et ça, c’est stupide, parce que je ne lui fais toujours pas confiance moi. En plus, elle lui laisse Mike et ses dessins, c’est n’importe quoi !

Cependant, Mike semble se faire enlever et ce n’est a priori pas par Jacob, ce qui ne veut bien évidemment rien dire, puisque les scénaristes peuvent très bien vouloir se foutre de nous… Ce qui est le cas, parce qu’en fait, il ne lui arrive rien du tout à Mike.

Pour réunir Michael & Sara, il faut aussi que Michael quitte le désert, ce qu’il parvient à faire sans trop de mal malgré son état catastrophique et après un au revoir à Ja, qui décide de rester dans le désert. Ce n’est pas Whip qui prendrait cette décision, parce qu’il est trop occupé à faire une déclaration d’amour fraternel à Michael.

Peu après, Sara débarque enfin auprès de Michael et… ça tombe un peu à plat. C’est très beau de les retrouver ensemble, mais ça manque finalement d’intensité, d’épreuve ou de suspense pour les réunir. Pendant que Sara lui donne son sang, Lincoln et Whip comprennent qu’ils vont avoir besoin d’un gros bateau pour retourner aux USA : on va donc enfin revoir Sucre qui, comme par magie, bosse sur un bateau. C’est effectivement le cas et c’est Sara qui paye le voyage avec sa bague de mariage parce que…

Sans grande surprise, Michael tombe sur une photo de Jacob et annonce à Sara qu’il est Poseidon. PUTAIN SARA. Elle ose dire qu’il a bien couvert son mensonge en plus, mais pas du tout, sérieux. Michael est d’humeur pour les révélations cette semaine et lui explique un peu mieux le passé et la conspiration derrière Poseidon. C’est intéressant, mais ça ne me dit toujours pas comment il a survécu à sa maladie. Si même Sara ne s’en inquiète pas, je pense que c’est foutu et que les scénaristes abandonnent l’idée d’enfin nous en dire plus. L’avantage, c’est que ça laisse la voix libre pour Michael & Sara qui reforment leur couple.

Les méchants ne sont pas bien intéressants cette semaine, refusant d’avouer qu’ils étaient à la NSA, tuant un type enquêtant sur eux et bossant avec Poseidon. Rien de bien fou. Ils sont quand même plutôt doués, réussissant à faire passer le message qu’il faut tuer Michael jusque sur le bateau de Sucre. Les retrouvailles de Sucre et Michael sont plus émouvantes et sympas que celles avec Sara d’ailleurs…

Elles sont mouvementées également, puisque bien sûr les hommes de Poseidon remontent vite la piste. Des hommes chargés d’arrêter Kaniel Outis débarquent sur le cargo, mais Sucre est plus malin qu’eux. En gros, Poseidon se retrouve forcé de faire exploser le bateau, au moment où notre fine équipe plongeait pour sa vie. C’est là le cliffhanger de cette semaine, mais la seule vie qui me paraît peut-être en danger est à la rigueur celle de Whip. Et encore.

De son côté, Sara s’inquiète pour Mike une fois rentrée aux USA. Son aller-retour a été express et sans souci, c’est cool. Elle n’a pas l’air d’avoir eu le temps d’être dérangée par le décalage horaire non plus. Le truc, c’est qu’elle demande à sa meilleure amie de récupérer son fils mais, là encore, je ne fais toujours pas confiance à cette Heather. Pourtant, elle était innocente la pauvre et elle se fait avoir par les hommes de Poseidon, qui forcent Sara à baisser son arme face à Jacob. Ah lala.

Pas de grosse surprise cette semaine, c’était un épisode plutôt convenu, mais les retrouvailles avec Sara puis Sucre aide à le faire passer à toute vitesse. Il faut bien avouer qu’il est dur de ne pas accrocher et que je m’attendais à des retrouvailles plus tardives. Certes, elles sont tardives, mais je suis heureux qu’elle se produise dans cet épisode, histoire que les deux prochains puissent permettre de réunir un peu les deux amants maudits de Fox River. Quant à Jacob, c’est un méchant intéressant dont je suis pressé de connaître les vrais motifs, puisque pour l’instant, on tourne autour du pot. Il dit même qu’il est vraiment amoureux de Sara et protecteur envers Mike, il est mignon tout plein, non ?

Non.

08Épisode 8 – Progeny – 15/20
He’s baiting you, Michael.

Déjà l’avant-dernier épisode de cette saison ! Tant mieux, la nostalgie ne s’est pas encore totalement envolée et je suis donc toujours content de revenir devant ces épisodes, aussi prévisibles soient-ils. Je trouve que la série ne nous a pas arnaqué sur cette saison supplémentaire en proposant une nouvelle conspiration à la hauteur de celles des saisons précédentes.

Whip, Lincoln, Michael et Sucre sont repéchés en mer par un bon français les emmenant à Marseille. Je comprends mieux les bruits de fond de l’épisode à l’école de Mike (ça y allait en insultes françaises type « enculé ! ») s’ils sont allés faire un tour du côté de la cité phocéenne.

Michael a bien beaucoup de chance car à sa sortie de prison, il a déjà un portable waterproof avec forfait international lui permettant de comprendre après quelques SMS que Sara et Mike sont probablement en danger. C’est effectivement Jacob qui envoie des messages en se faisant passer pour Sara, ce dont nous nous doutons après le cliffhanger de la semaine dernière où Sara baissait les armes, littéralement.

De la France, nous ne verrons pas grand-chose, mais juste assez pour bien rire : l’immanquable béret du figurant, Sucre & Whip qui mangent du boudin, la télé diffusant les infos américaines. Arrivant à court de temps pour boucler la saison, les scénaristes effectuent une habile pirouette pour ramener tout le monde aux USA en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

C’est toutefois bien amené : Lincoln évoque ses sept dernières années pendant lesquelles il s’est mis à faire du trafic de pilules. L’histoire est hyper simple (surtout pour Lincoln), il a fait son bon samaritain (alors qu’il savait très bien dans quoi il trempait) et doit maintenant pas mal d’argent au trafiquant. Comme toujours, Prison Break propose une histoire hyper classique pour Lincoln, mais puisque ça fonctionne, pourquoi s’en priver ?

Tout le petit groupe fait donc le trajet Marseille/Lyon en une scène et sans problème (alors qu’ils sont recherchés) et se séparent à l’aéroport où, là encore, il se balade sans problème malgré des recherches internationales les considérant comme terroristes. Mais oui, mais oui.

Ils se séparent ? Et oui. Michael envoie Whip à Chicago où il doit aller chercher quelque chose au beau milieu du lac Michigan. Quelque chose ? Un pot bien ensanglanté… dans lequel se trouve peut-être une main. Une main ? Mais oui, parce que Whip est le fils de… T-Bag !! C’est donc pour ça que Michael lui accordait tant d’importance ! Alors je me plains que c’est toujours trop prévisible, mais là ils sont partis tellement loin qu’au moins, je ne l’avais pas vu venir. Je ne vois pas bien l’intérêt de lier ces deux personnages, peut-être que ça servira pour le dernier épisode, mais là, ça m’a bien fait rire j’avoue. Putain, pas de bol d’avoir pour père T-Bag !

Pendant ce temps, Sucre prend un avion pour New-York, seul. Cela permet de tromper les hommes de Poséidon, qui s’est fait berner comme un bleu par Michael et son téléphone. Il est à noter que Jacob emploie Thoreau, un geek capable de décrypter les messages de Michael, ce qui l’aide un peu, je pense, à traquer Scofield. L’autre grosse aide vient de… Mike ! En effet, celui-ci a bien l’ADN de son papounet et est capable à son tour de cacher des cartes dans ses dessins. Oh, c’est un peu gros comme ficelle scénaristique, mais tout l’épisode tourne autour de la génétique en commun entre les papas et leur fils. Toujours pas de LJ à l’horizon pour autant, mais Lincoln confirme qu’il a bien rompu avec Sofia. Sans grande surprise.

Lincoln et Michael arrivent ensemble à New-York, à bord d’un autre avion : ils sont aussitôt coincés par le trafiquant qui en veut à Lincoln, mais utilisent C-Note & Sheba pour s’en sortir sans problème. Ces derniers se font passer pour des agents de la DEA et… ça fonctionne trente secondes. En effet, ils sont rapidement retracés, faute d’avoir couverts assez leur trace.

C-Note ne peut malheureusement aider plus que ça les deux frères, car son visage est désormais connu de Poseidon. Sheba accepte de continuer à les aider, ce qui mène à une scène sympathique où Poseidon et Michael cherche l’un et l’autre à se traquer. Avant cela, Michael a trouvé ses cygnes dans les égouts (comme prévu, c’est Jacob qui les jetait là) et s’est servi d’un portable pour envoyer des SMS à son ennemi (oui, oui, un portable, il a dû s’en racheter un à un moment, parce que le sien, il l’avait filé à Sucre pour tromper Poseidon).

Avant la pseudo course-poursuite, nous apprenons également qu’il y a des tensions entre les agents de Poseidon, puisque l’homme veut quitter 21-Void une fois la mission terminée, souhaitant disparaître dans le paysage car il a peur de Jacob. Pourquoi pas.

La « course-poursuite » où chacun tente de trouver l’autre est excellente comme scène, c’est bien mené, même si ça ne mène précisément à rien et que ça comble juste du temps d’épisode. J’ai aimé ce petit jeu entre eux, qui voit enfin un ennemi à la hauteur pour Michael. En effet, Jacob utilise le dessin de Mike pour piéger Michael, qui tombe à nouveau dans le panneau (plus ou moins consciemment, comme dans le reste de l’épisode).

Le double cliffhanger final est excellent et donne envie de revenir au plus vite, malgré un faux suspens : Lincoln se fait tirer dessus par le trafiquant (oups) et Michael retrouve enfin Mike. Problème : celui-ci est avec la blonde bossant pour Poseidon et elle surgit d’un coup, flingue en main. PAN, une jolie giclée de sang conclut l’épisode… Reste à savoir qui a tué la blonde (parce que je doute étonnamment que Michael soit tué à un épisode de la fin après avoir survécu miraculeusement à une maladie mortelle et un suicide).

Allez, malgré la longueur de cet article, j’ai oublié de dire que Sara n’était pas dans cet épisode, de nouveau (malgré un joli usage d’une bande-son pour nous faire croire qu’elle était derrière la porte, lol, ça coûte moins cher qu’une actrice), que Lincoln embrasse Sheba de force et lui demande de se tenir à l’écart (c’est donc probablement elle qui viendra à sa rescousse) et qu’un long flashback en début d’épisode permet de découvrir la relation de « boulot » établie entre Michael et Poseidon, qui lui donne pour conseil l’exact inverse de ce qu’il fait. Tout cela comblait bien l’épisode, parce que Prison Break, c’est toujours beaucoup de remplissage pour pas grand-chose.

En tout cas, je suis pressé de découvrir l’épisode final de cette saison, qui a encore quelques mystères à résoudre.

09.pngÉpisode 9 – Behind the Eyes – 16/20
You’re free to go, Mr Scofield 

Et voilà, il est déjà temps de boucler cette saison et peut-être la série. Et je dois dire qu’ils ont fait un meilleur taf aujourd’hui qu’il y a sept ans. La mort de Michael était une super conclusion, mais elle était aussi bien déprimante. Cette fois, j’ai terminé l’épisode sur un éclat de rire. Les pistes sont clairement là pour une saison 6, mais les audiences étant catastrophiques, il est peu probable d’en arriver là. Tant pis.

Ce dernier épisode reprend six minutes plus tôt, histoire de nous expliquer un peu mieux le cliffhanger de la semaine passée. Malheureusement, ça fait simplement genre on revient six minutes plus tôt pour expliquer ce qu’il s’est passé en cliffhanger, mais en fait ça rajoute une bonne minute de blabla à l’épisode, donc ça ne servait pas à grand-chose de revenir en arrière. Ridicule, du grand Prison Break, à créer du suspense en ne donnant qu’une partie des informations.

Cela baisse un peu la note de l’épisode, mais je reste généreux. Bref, Sara est donc dans le sous-sol de la maison et révèle ce qu’elle sait sur Jacob à Van. Comme ce dernier hésitait déjà à se barrer la semaine dernière, il se laisse convaincre assez facilement et essaye de convaincre Emily d’interroger Michael avant de lui tirer dessus. Il n’en faut pas plus pour que ce soit lui qui se fasse tirer dessus et que Jacob réussisse à enlever Mike.

De son côté, Lincoln est bien blessé par balles et est envoyé à l’hôpital, ce qui permet à Michael et Sara de s’en débarrasser une fois qu’il est stabilisé. Lincoln étant Lincoln, ses multiples blessures par balles ne l’empêchent pas de se relever et d’aller piéger une dernière fois le caïd de la drogue qui s’en est pris à lui. Cette fois, il le fait arrêter (et nul doute qu’il ne termine à Fox River). Par opération du Saint Esprit, Lincoln retrouve ensuite Michael, Sara, Whip et T-Bag dans leur planque supposément secrète. OK.

Oui, parce que cet épisode prend bien évidemment le temps de retrouver Whip & T-Bag. Ce dernier est particulièrement heureux d’enfin rencontrer son fils et reconnaît qu’il en doit une à Michael, qu’il retrouve on ne sait trop comment également. Cela tombe bien : Michael lui demande de tuer Jacob.

Oh, bien sûr, T-Bag est un peu réticent au début, mais comme Jacob, qui continue en parallèle de faire décrypter les tatouages de Michael, fait croire à Mike que Sara est morte et que Michael est un méchant terroriste, T-Bag change d’avis. On notera qu’il aurait suffi que Michael passe le téléphone à Sara pour que Mike arrête de se faire laver le cerveau, mais bon, nous ne sommes plus à ça près.

Michael organise alors un plan sans faille : il réussit à attirer Jacob au zoo pour mieux… se rendre dans son labo, auquel il accède grâce à son tatouage de visage sur les deux mains qui représente… Jacob lui-même. QUOI ? Difficile de ne pas exploser de rire devant cette caméra de reconnaissance faciale qui ouvre la porte sur un tatouage. Je veux dire… ça aurait été plus simple d’utiliser une photo dans ce cas-là, non ?

Non, Michael préfère de toute évidence avoir le visage de son pire ennemi sur les mains. Intéressant comme concept.

Pendant ce temps, Sara retourne à l’hôpital pour mieux découvrir que Lincoln s’est barrée, ce qui ne semble pas l’inquiéter outre-mesure (super l’infirmière). Elle en profite surtout pour demander de l’aide à Van qui lui demande de mourir. Elle ne le tue pas (ah Sara, toujours la compassion !), mais obtient la localisation de son fils, normal.

T-Bag & Whip, eux, continuent de faire connaissance tout en aidant Michael. Ils vont voir « Bluehawaii », un autre type que Michael a aidé à s’évader de prison. Forcément.

Toutes les cartes sont donc en main pour Michael qui se rend confronter Jacob dans un entrepôt miteux. Tout se passe plutôt bien jusqu’à ce que cet idiot de Whip décide de jouer les héros. C’est complétement con, car il se fait tuer en s’attaquant à Emily. Sans grande surprise, Emily se fait donc tuer comme une merde par T-Bag, passablement énervé de la mort de son fils. T-Bag se fait alors arrêté parce qu’il a eu la bonne idée de tuer un agent fédéral devant d’autres agents fédéraux. Non, en vrai, je suis dégoûté de la mort de Whip, c’est vraiment le sacrifice inutile de fin de saison. Bon, après, on est dans Prison Break, il est peut-être encore en vie même si on l’a vu mourir, comme tant d’autres personnages !

Et pendant que Whip se fait tuer ? Oh Sara se cache derrière un arbre pour dire bonjour à son fils. OK, OK.

Michael parvient en fait à piéger Jacob pour le meurtre qu’Outis est accusé d’avoir commis. C’est un joli plan, assez bien mis en place et surprenant. C’est possiblement la meilleure partie de cet épisode d’ailleurs, parce qu’aussi deux ex machina qu’elle semble être, elle fonctionne très bien et semble tout à fait plausible. C’est assez rare avec Prison Break, donc c’est à souligner.

Micahel se fait arrêter mais grâce à sa petite manipulation et à l’aide de Lincoln & Sara, qui ont retrouvé Mike en arrêtant le boulet qui le surveillait (le geek qui déchiffrait les tatouages, donc), il parvient à faire entendre raison au directeur du FBI. Hop, malgré tout ce qu’il a pu faire de répréhensible, ne serait-ce qu’au cours de la saison, Michael est libéré.

La série peut donc se finir avec toute la famille au parc, la famille étant désormais composée de Lincoln, Sheba (évidemment), Sara, Mike et Michael. Bon, ça manque un tout petit d’une scène où ils sont vraiment tous ensemble, mais ça met des jolis petits sentiments tout mignons pour la fin, avec les deux frères qui se disent je t’aime.

Quant à la dernière scène, elle voit Jacob atterrir à Fox River où il se retrouve bien sûr dans la même cellule que… T-Bag ! Je vous avais dit que ça m’avait fait mourir de rire !

10

EN BREF – Je l’ai dit et redit un peu partout, cette saison de Prison Break a réussi à me surprendre positivement et à m’enfermer dans une nostalgie qui lui a été très (très) bénéfique en termes de notes. Si je suis lucide, elle était plutôt médiocre avec des épisodes qui n’auraient pas dû dépasser le 15 passé le début de saison.

Oui, mais… Cela fait sept ans que l’on n’avait plus eu un épisode de la série et ses codes fonctionnent toujours autant : l’ambiance, le rythme, les origamis (je me suis refait un cygne, ça faisait bien dix ans que je n’en avais pas fait), les tatouages, la musique, le générique… Oh, ce générique va me manquer (qu’il soit en VF ou en VO, il est parfait).

Malgré ses énormités et ses facilités scénaristiques constantes, cette saison a su me replonger dans l’univers de la série, avec ses complots et ses machinations, avec un génie faisant des trucs stupides tout en résolvant des mystères de dingue, avec perpétuellement au moins une énigme à déchiffrer. Je reste très frustré de ne pas savoir comment Michael a pu guérir de sa maladie incurable, de ne pas savoir ce qu’il est advenu de LJ ou de la copine de Lincoln, mais dans l’ensemble, j’étais chaque semaine bien content de retrouver ces personnages et de suivre leurs aventures.

La fin de la série est beaucoup plus ouverte que la dernière fois, mais désormais, plus rien n’est possible de toute manière : s’ils avaient tué un des trois membres du trio principal, je n’y aurais de toute manière pas cru. J’ai aimé ce happy end et l’ouverture sur Fox River qui revient à la base de la série. Les scénaristes se laissent de multiples portes ouvertes pour une éventuelle suite : Fox River avec T-Bag, possiblement le dealer et Jacob s’il n’est pas tué par T-Bag ; une vengeance de Van sur Sara puisqu’il n’est pas mort, l’adolescence de Mike si jamais la série ne revient que dans sept ans, Sucre dans la nature, une résurrection de Whip, une vengeance des rebelles du Yemen, etc, etc. Et puis surtout, la plus jolie des pistes : Michael qui pourrait se retrouver à bosser pour le FBI, y compris contre son gré, ce qui est largement sous-entendu par la proposition de job en toute fin de saison.

Les audiences sont loin d’être merveilleuses, mais nous savons désormais que tout est possible avec la FOX, surtout que la série se vend bien à l’étranger. Si elle n’est pas renouvelée, elle n’est pas non plus annulée et je ne serais vraiment pas surpris qu’une saison 6 voit le jour. Maintenant, il est peut-être bon d’attendre un peu avant de la proposer, histoire d’éviter de trop retomber dans une lassitude qui me ferait baisser les notes après ouverture de mes yeux sur la qualité fluctuante de la série.

Si vous aimiez la série, c’est à voir. Sinon, passez votre chemin.

11

 

 

13 Reasons Why (S01)

Face à une telle saison, je ne peux qu’ajouter ici un lien officiel de prévention face aux crises suicidaires. Parlez-en, communiquez, ne disparaissez pas.
(11/04/17) : J’ai participé hier soir à un podcast sur la série.

Avis : 13 Reasons Why, c’est la série qui n’a a priori rien pour me plaire, mais qui m’attire quand même énormément. Série Netflix, elle a déjà le gage d’une qualité certaine : les productions du géant de streaming sont rarement décevantes, malgré quelques défauts constants, comme la longueur. Avec des épisodes oscillant entre 50 min et 1h, 13 Reasons Why n’en sera sûrement pas à l’abri.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Côté casting, on retrouve Dylan Minette dans le premier rôle. C’est un acteur que je suis depuis Lost où il jouait un gamin énervant. Et le pire, c’est que c’est le cas de tous ses rôles ! Du coup, je ne l’aime pas vraiment, mais il a le don de jouer dans d’excellentes productions. Alors forcément, ça me fait regarder ses séries, même s’il m’énerve !

Quant à celle-ci en particulier, je n’en sais pas grand-chose, si ce n’est que c’est une série qui se centre sur le suicide d’une lycéenne et les raisons de cet acte, qu’elle envoie par cassette audio à son meilleur ami. Je m’attends à une espèce de Veronica Mars avec plus de budget et de flashbacks pour nous expliquer le comment du pourquoi du suicide (et j’espère que ça en sera bien un, et que ça sera convaincant).

Comme beaucoup de séries Netflix, j’ai décidé de la binge-watcher aussi vite que possible. Sortie le 31 mars, je compte bien me la terminer pour le 1er avril ! En plus, elle est parfaite pour entrer dans le cadre du Week-end en Séries, alors j’aurais tort de me gêner.

Attention, spoilers dans les critiques ci-dessous, écrites après visionnage des épisodes. Je me sens aussi obligé d’ajouter un « Trigger warning », il va être question de suicide, de harcèlement, de viol, de beaucoup de problématiques de ce genre et j’y laisserais forcément aussi une trace de mon opinion sur ces sujets-là, même s’il est fort possible qu’on ne soit pas tous d’accord. Je ne suis pas fermé, si vous le souhaitez, le débat est bienvenu dans les commentaires ou en privé sur Twitter, tant qu’il se fait de manière posée et polie.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

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01.jpgÉpisode 1 – Tape 1, Side A – 18/20
– What is it again?
– #NeverForget

C’est parti pour une série à l’esthétique déjà très sympa au bout de quelques secondes, avec un générique à la Netflix, forcément, et une intro en voix off de la part d’une jeune lycéenne qui s’est suicidée. Bonne nouvelle, je suis déjà fan de sa voix, et, assez vite, j’ai la confirmation de ce que je pensais : la série oscille entre présent et flashback sur l’amitié entre Clay et Hannah, qui s’est suicidée.

Les parents débarquent au lycée et je découvre que Kate Walsh joue la mère d’Hannah. C’est un peu étrange à dire, mais ça me fait drôlement plaisir de la retrouver, même si ce rôle ne la met pas forcément en valeur. J’ai dû le savoir, mais j’avais oublié.

Cet épisode est surtout une bonne et longue introduction des personnages, de la relation Clay/Hannah (qui bossaient ensemble au cinéma), des autres lycéens (Tyler, le type un peu chelou du Yearbook, Courtney, la fille sympa uniquement suite au drame, Tony, le bon pote un peu plus âgé, etc.) et bien sûr de l’intrigue : Clay reçoit les fameuses cassettes sans savoir d’où elles proviennent. Pardon, des K7 (ça va plus vite à écrire et c’est un nom d’usage reconnu). Outch, coup de vieux, j’ai un poste radio très similaire, mais j’ai adoré le voir oublier que ça se branchait et galérer à le faire fonctionner. Sans y parvenir. Il se rend donc voler le walkman de Tony (eh, j’ai un walkman moi aussi !) et commence à écouter les K7.

Le mystère s’épaissit car il ne comprend pas pourquoi il reçoit cette K7 où Hannah l’accuse d’être une des raisons de son suicide. Et nous voilà embarqués dans la série, à l’esthétique un peu ancienne : K7, carte routière, vélo. C’est Stranger Things, mais de nos jours. Il y a bien sûr un accident sans conséquence, une fête en flashbacks chez Kat (c’est déjà mon personnage préféré) et une première K7 à propos de Justin Foley.

Kat est un super personnage, mais elle disparaît aussitôt après déménagement et avant la rentrée, laissant derrière elle Hannah (dont elle était la seule amie) et Justin, son ex, dont Hannah tombe évidemment amoureuse. J’aime beaucoup la manière dont les choses sont amenées dans cette série : de la K7 où Hannah parle directement aux personnes auxquelles elle en veut à son amitié avec Clay. J’aime la manière dont ça passe de sa narration à la vie de Clay. J’aime l’humour d’Hannah et j’aime beaucoup trop d’autres choses dans cette série.

Sa romance avec Justin est plutôt sympa et l’on finit par comprendre que ses K7 sont une manière de rétablir la vérité sur de bien trop nombreuses rumeurs et photographies d’elle. Et bien sûr, Clay stresse d’être sur les K7.

Il y a tout de même quelques longueurs, pour un esprit comme le mien formaté aux 42 minutes, qui justifie cette note qui ne monte pas au maximum. Et puis, je n’en suis qu’au premier épisode et même si j’aime le casting, la musique, la qualité générale de l’écriture, je reste toujours prudent sur un pilot. Je suis en tout cas accroché à cette histoire et je suis pressé de voir comment tout le monde constitue une pièce du puzzle, de Tony qui en sait apparemment beaucoup à Courtney, dont il est suggéré qu’elle sait quelques petites choses également.

NB : Pour la simplicité du calcul du temps du challenge et parce qu’il était très cool, j’ai écouté l’ensemble du générique de fin, et je pense le faire à chaque épisode.

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Capture d'écran 2017-04-03 20.34.59.pngÉpisode 2 – Tape 1, Side B – 16/20
F.M.L forever.

Oh là, l’introduction de cet épisode va beaucoup trop loin et en dit beaucoup trop !

Nous reprenons la vie de Clay à peu près au même moment pour découvrir que ses parents sont toujours très imposants (surtout sa mère) et lui propose même des pilules.

Peu importe, cela dit, le suspense est surtout de savoir qui sera au cœur de la deuxième face de cette première K7. Et l’on finit par savoir que c’est au tour de Jessica Davis, une autre amie d’Hannah, que nous ne connaissions toujours pas. Bon, c’est un peu décevant, mais pourquoi pas. Et puis, on apprend assez vite la manière dont elles se sont rencontrées, qui est à mourir de rire, chez la psy de l’école. Leur addiction au chocolat chaud est par ailleurs une super idée, et je comprends tout à fait l’idée. Moi aussi, j’adore le chocolat chaud et j’approuve l’idée que ça fait s’enfuir les problèmes.

Clay est également subitement ami avec une autre fille, Sheri, qui se dit aussi être une amie d’Hannah. Qu’à cela ne tienne, on en saura plus lors de sa K7.

Clay a tout un tas de problème dans sa journée au lycée, découvrant peu à peu les gens autour de lui grâce aux K7 d’Hannah. Sur la face B, Clay entend également parler d’Alex, un autre nouveau, de même que Hannah et Jessica. Cette dernière passe un peu pour une idiote et Alex est totalement bizarre, ce qui met en valeur Hannah. J’imagine qu’elle n’est pas vraiment une narratrice de confiance, car elle déforme tout selon sa perspective.

En plus, elle ne doit pas vraiment les porter dans son cœur : l’un comme l’autre l’abandonnent, et tout ça pour finir en couple. Le côté couple en moins, je trouve que c’est une évolution de groupe assez crédible concernant les nouveaux d’une école, alors j’aime beaucoup ça, car c’est rare de voir aborder de manière réaliste dans des séries les relations au lycée. La pauvre Hannah est laissée de côté par ses potes et se venge en les faisant payer leur place de ciné, j’approuve.

Et soudainement, Kevin Bacon apparaît, allez comprendre pourquoi. Le casting se confirme comme bon jusque dans ses seconds rôles (bon et en même temps, je suis fan sans l’être, disons que j’ai vu tout The Following).

Bon, de ce deuxième épisode, je ressors toujours aussi intrigué et un peu frustré par le développement de cet épisode qui perd un peu de temps. Le côté lycée américain est un peu chiant par moment (la cérémonie avec les cheerleaders là) et l’enchaînement flashback/présent n’est pas toujours des plus clairs, de même que les moments où Clay écoute les K7. C’est un peu moins bon que dans le premier, mais ça reste une beaucoup trop bonne histoire.

J’aime surtout la manière dont Jessica remet en cause tout ce que dit Hannah, confirmant l’idée qu’Hannah n’est pas forcément une narratrice de confiance. En revanche, j’aime moins la manière dont elle connaît le contenu des K7 mais ne le dévoile pas à Clay, de même que Tony. C’est un peu chiant, même si nécessaire pour le bon déroulement de l’histoire. Seulement, je suis curieux de voir si on aura une vraie justification expliquant ce silence de tous.

Et je suis pressé de savoir le rôle de Tony dans tout ça, surtout qu’en plus, il connait hyper bien les parents d’Hannah, au point d’avoir un câlin de Kate Walsh. Oui, je suis jaloux, évidemment.

De son côté, Justin s’enferme chez lui loin de sa copine (Jessica, forcément) qui finit malgré tout par le retrouver et nous rajouter une petite couche de suspense sur quelque chose que Justin aurait fait. Le mystère reste entier et les épisodes de plus de 42 minutes trop longs. Sachez-le !

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Capture d'écran 2017-04-03 20.40.56.pngÉpisode 3 – Tape 2, Side A – 16/20
We all killed Hannah Baker.

Cet épisode se concentre sur Alex, et je dois dire que ce n’est pas vraiment une surprise après le second épisode. La liste aperçue à la fin de l’épisode précédent dans la chambre d’Hannah venait donc d’Alex. Le truc, c’est que si la K7 est sur lui, l’épisode passe beaucoup de temps avec Justin (surtout, et en pleine dépression) et Jessica, faisant varier sa narration de manière plutôt agréable. Quant au psy, il semble lui aussi avoir des secrets à cacher.

Olivia, la mère d’Hannah, vient au lycée pour obtenir des infos, mais tout ce qu’elle y trouve, ce sont le refus du proviseur, incapable de lui donner des infos surtout qu’elle a porté plainte contre le lycée, des insultes sur les murs des toilettes et un autel en l’honneur de sa fille que sa fille aurait probablement détesté. Kate Walsh livre une performance de dingue pour le deuil de sa fille, ça fait bizarre de la revoir comme ça après la mauvaise sitcom Bad Judge qui est la dernière chose que j’ai vu d’elle.

Je suis impatient de voir un épisode sur Tyler, le photographe, car il m’a l’air d’être un nerd et je sens qu’il en sait beaucoup trop, et plus que ce que l’on sait de lui pour l’instant.

Dans les flashbacks, on continue de voir Clay et Hannah se rapprocher et devenir de bons amis, et surtout Clay n’être pas capable de l’embrasser quand elle n’attend que ça. C’est aussi l’épisode qui nous explique le bordel provoqué par la liste d’Alex qui compare les fessiers d’Hannah (le meilleur) et de Jessica (le pire). C’est problématique.

Pas aussi problématique que Netflix et sa nudité gratuite un peu inexplicable dans cette série. C’est étrange en plus : ils sont censés être en seconde ou première, d’après l’histoire, alors quoi, c’est pédoporno maintenant ? En début d’épisode, on a Justin en caleçon et on ne voit rien, mais une fois dans les vestiaires des mecs, c’est un festival de culs, et je ne sais toujours pas bien pourquoi. Peut-être pour rétablir les choses par rapport à la liste ? C’était intrigant par rapport au reste de la série, en tout cas, mais tout à fait digne de Netflix après tout.

Pour en revenir à notre histoire, Alex a la meilleure réaction du monde quand il accepte un RDV avec Clay : il lui demande comment il fait pour attendre si longtemps entre chaque K7. La réponse des crises de panique fonctionne plutôt bien (et puis, il faut bien une série), mais c’est clair que par rapport à moi qui m’enchaîne les épisodes, tout est dit. Bon, l’épisode nous introduit aussi une autre lycéenne déjà sacrément tatouée qui a le béguin pour Clay, et je me demande forcément son rôle dans toute l’histoire.

Quant à la série elle-même, elle a la sympathie d’aborder des thématiques vraiment intéressantes sur le sexisme, la sexualisation, le male gaze, la mauvaise influence, l’alcoolisme et tellement plus. C’est assez rare dans les séries que ce soit si bien abordé. Bon après, la série a ses problèmes de cohérence quand même (encore un lycéen qui se déplace où il veut quand il veut, de jour comme de nuit et qui en vélo est capable de pister une voiture après avoir bu). Cela permet d’épaissir le mystère Tony, de me faire stresser quand Alex tombe dans la piscine (merde, je l’aime bien malgré tout je crois) et de rire de la punition de Clay, aussitôt contourné par celui-ci.

Quant au cliffhanger, il est intéressant, mais on sent que les scénaristes ont prévu le coup pour une pause dans le visionnage.

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Capture d'écran 2017-04-03 20.46.03.pngÉpisode 4 – Tape 2, Size B – 16/20
You just ask yourself over and over: what happened?

L’épisode a pour première scène la dernière du précédent : il est assez clair que les scénaristes ont prévu une pause dans la série, mais tant pis. Je suis assez content de cet épisode puisque c’est la K7 de Tyler ! Je l’avais bien dit qu’il y aurait droit, et qu’il soit un stalker n’est juste tellement pas surprenant. Nous apprenons aussi que Marcus a sa K7 (ça commence à faire beaucoup) mais que lui n’a pas tout écouté. Alors lui, je le comprends encore moins que Clay sérieux !

Bon, Clay passe sa nuit à espionner les gens à leurs fenêtres, Tyler d’abord, puis les parents d’Hannah. L’épisode s’intéresse ensuite au stalker qu’était (est) Tyler et à l’aide qu’Hannah trouve auprès de Courtney. C’est assez prévisible malheureusement, et les photos trouvées par Clay n’arrange rien car l’on sait directement comment ça finit.

Dans le présent, le lycée est en effervescence avec une réunion de parents qui tourne mal grâce à Olivia révélant ce qui s’écrit sur les murs des toilettes et à un concours de costumes d’Halloween qui agite tous les adolescents. Justin et Jessica le gagnent et Tyler tente de sympathiser avec Clay. Il faut dire qu’il lui a révélé qu’il aimait Hannah. Bon, franchement, c’est facile comme intrigue, et c’est surtout hyper prévisible, mais il faut bien reconnaître que ça fonctionne.

Dans les flashbacks, Clay continue d’être le plus gros des idiots à draguer Hannah sans oser aller plus loin quand il semble évident qu’elle n’attend que ça. Cela n’a pas échappé non plus à Tyler qui le fait bien remarquer à Clay. Pourquoi pas, mais ça commence à accuser un peu trop de longueurs (c’est toujours le problème d’enchaîner les épisodes) et de moments prévisibles. Et puis, il y a aussi l’incohérence de cette photo d’Hannah et Courtney que personne ne reconnaît alors que bon, quand même ! Courtney encore, pourquoi pas, mais Hannah ? Sinon, sympa le Tyler de partager la photo pour se venger de son râteau.

Clay s’arrange un peu malgré lui pour finir embarqué par la mère d’Hannah à l’intérieur de la maison. Il se présente comme une connaissance amicale d’Hannah, et forcément Olivia veut en savoir beaucoup plus. Malheureusement pour elle, il s’enfuit, mais je doute que cela s’arrête là. En plus de tout, son mari est déprimé par son magasin qui perd ses clients pour Walplex, le supermarché du coin.

Bref, cet épisode est un peu déconstruit et on perd pas mal de vue les K7 pour se concentrer sur les histoires auxiliaires que ces K7 nous font découvrir. En même temps, passer plus de temps avec Kate Walsh me convient très, très bien, car elle est juste époustouflante dans ce rôle. Cela me réconcilie vraiment avec elle.

La conclusion qui voit Clay se faire justice soi-même est toutefois intéressante, surtout qu’il ne sait toujours pas ce qu’il en est de sa K7. À sa place, je ferais attention quand même. Il aurait pu envoyer la photo à Tyler seulement, cela lui aurait servi de leçon sans faire de Clay un Tyler bis, parce qu’il fait finalement à Tyler pire que ce qu’il avait à Hannah…

Oh et en parlant de faire attention, est-ce que les K7 ne devraient pas servir de leçons pour ces lycéens ? Les volets, c’est une bonne idée ! Surtout Tyler quoi ! Il sait qu’il y a des gens qui viennent régulièrement à sa fenêtre pour balancer des pierres et il se fout tranquillement nu dans sa chambre devant la fenêtre en question ? C’est une drôle d’idée et je ne trouve pas du tout étonnante l’idée de Clay. Le plus étonnant, c’est encore que personne ne l’ait fait avant lui.

En plus, on voit ça dans à peu près toutes les séries américaines, les ados qui se changent devant leur fenêtre ouverte. Ils sont bizarres ces gens.

Je continue de passer un vrai bon moment devant cette série, mais c’est un peu tiré par les cheveux par moments, donc je ne me vois pas remonter la note tout de suite. On verra par la suite comment ça évolue, mais sans cette conclusion avec Clay qui se rebelle, j’aurais peut-être descendu la note. Un dernier point sur la nudité dans la série, vu que je m’en plaignais à l’épisode 3 : ici, ce n’est pas le cas. Cela sert vraiment l’histoire, donc ça se justifie beaucoup plus, et même, ça se comprend. Tout en posant pas mal de questions d’éthique sur le voyeurisme, mais bon, ça explique peut-être la scène de vestiaire dans l’épisode précédent, histoire de nous prévenir de ce qui arrivait.

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Capture d'écran 2017-04-03 20.51.47.pngÉpisode 5 – Tape 3, Side A – 16/20
I mean we could just jump together

Cet épisode débute par un rêve de Clay qui vire au cauchemar et à une terreur nocturne. Malgré toutes ces sueurs froides, il décide de ne pas prendre de douche, ce qui manque pas du tout de crédibilité. Le but est d’espionner Courtney, qui a désormais droit à sa propre K7. Moui, on vient déjà d’avoir un épisode bien centré sur elle quand même.

On découvre toutefois qu’elle a deux pères et qu’elle est moins violente qu’une bonne partie du casting qui veut agir contre Clay. Il semblerait bien que le contenu de sa K7 soit quand même plus gentil que celui des autres, puisqu’ils flippent tous qu’il les dénonce. Pourtant, vu ce qu’il vient de faire à Tyler, il est tout autant dans la merde.

Tyler doit gérer les conséquences de la photo de nu de lui qui circule, et ça n’est pas si simple. Tout le monde s’en prend à lui, au point de le déshabiller dans les couloirs et de le rejeter quand il veut se venger.

Les flashbacks nous ramènent au bal de promo : Hannah s’y rend avec Courtney, avec qui elle vient juste de se réconcilier. On note au passage le côté américain de la chose, avec les parents qui change de voiture juste pour le bal de promo, bien sûr. Jessica se fait draguer par Justin. Elle finit complètement bourrée grâce à lui et Hannah la ramène. C’est enfin le moment de comprendre que le rêve de Clay avait une bonne part de réalité. Le problème, c’est que ça manque parfois de cohérence dans la manière de passer d’un flashback au présent. Bref, il a dansé avec Hannah et n’était pas loin de conclure, mais ça ne s’est une fois de plus pas fait. Vivement cette fête de Jessica dont on nous parle tant !

Il est à noter aussi qu’il est très largement suggéré que Tony est gay, puisqu’il se fait draguer par le type gérant le journal du lycée. Tony est celui qui fournit la première K7 à Hannah et leur amitié débute par une banale panne (c’est ça de laisser ses phares allumés en arrivant au bal…) et une playlist. Oui, c’est sympa.

Plus on avance, plus tout ça paraît de plus en plus teen néanmoins. Courtney refuse ainsi d’avouer son homosexualité pour éviter que ses pères ne souffrent des remarques et des préjugés et des insultes et des connards et des homophobes etc, etc. Pourquoi pas ? Le problème, c’est que je pense « Pourquoi pas ? » de plus en plus d’intrigues. Cela reste vraiment cool bien sûr et c’est une bonne série, mais c’est un peu dommage, surtout que dès la première scène avec les pères, j’ai compris vers quoi ça se dirigeait (mais je leur reconnais que j’étais sur une toute autre piste juste avant).

Le groupe finit par s’en prendre à Clay, mais rien ne se passe pour autant, puisqu’Alex est protégé par son père, un flic. Le vrai coup dur pour Clay et les parents Baker, c’est que la mère de Clay est embauchée par l’école dans le procès qui vise à enfoncer Hannah. Cela ouvre de nouvelles perspectives passionnantes.

Pour conclure, et parce que je ne l’ai pas encore dit, cette série me réconcilie totalement avec Dylan Minette : son personnage me tape sur le système, comme toujours avec lui, à plein de moments, mais il a vraiment la carrure pour ce rôle et ça me surprend de le voir gérer si bien.

Je remercie bien fort Netflix pour sa grande lucidité, une fois de plus, de nous foutre une image spoilant la dernière scène de l’épisode en couverture. En toute logique. Promis, je ne vous fais pas ça, et pourtant, je considère que vous avez probablement vu l’épisode si vous regardez la photo qui accompagne la critique…

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Capture d'écran 2017-04-03 20.56.21.pngÉpisode 6 – Tape 3, Face B – 16/20
You were thinking of Hannah.

Après Halloween, c’est parti pour la St Valentin (et un retour de Sheri !) en flashbacks. Et donc les étudiants de ce lycée remplissent un sondage pour savoir avec qui ils

Dans le présent, l’épisode débute surtout par un bon fight entre Alex et un dont je n’ai pas encore retenu le nom (Montgomery de la Cruz, donc) qui a failli l’écraser. Cela sort un peu de nulle part, mais ça fonctionne toutefois au niveau de l’histoire, relançant un peu l’intrigue autour d’une nouvelle histoire de harcèlement. C’est surtout une bonne occasion de faire des sous-entendus et des conversations de sourds quand le conseil de l’école (des élèves !) est réuni et que les trois quarts de celui-ci est touché par les K7.

Clay décide de se changer les idées en aidant Sheri (quand je vous dis qu’elle est de retour) avec son devoir d’anglais et cela nous permet d’apprendre qu’il a été tuteur pour Jeff, expliquant leur amitié sortie de nulle part dans l’épisode précédent. En même temps, le personnage de Jeff me semble sorti de nulle part, alors soit je n’ai pas été assez attentif, soit il y a une information à en déduire (mais je ne suis pas sûr de vouloir la déduire car j’aime bien le personnage).

Ils finissent par enfin nous dévoiler que Marcus est la cassette du jour, mais clairement, l’épisode ne passera pas trop de temps avec lui, vu le temps qu’ils mettent à nous le dévoiler. Mais bon… On apprend donc qu’il fixe un RDV de St Valentin à Hannah, pour mieux la planter. Quant à Hannah, elle aurait clairement préféré passer sa St Valentin avec Clay, mais bon, ce type est un tel boulet qu’il ne lui a pas proposé alors.

Marcus finit par la retrouver avec une heure de retard et surtout quatre de ses amis. Aussi drôle soit-il, il n’est surtout pas bien subtil et tente de la convaincre de brûler toutes les étapes. La pauvre subit donc une nouvelle agression sexuelle, et ça commence à faire beaucoup puisque j’ai enchaîné ces six épisodes en une soirée.

Clay passe son épisode avec Sheri et tout le monde les étiquette comme un couple, Skye (la serveuse tatouée du Monet qui avait un crush sur lui), Tony (qui a donc bien un copain, plus âgé apparemment) et la mère de Clay (en même temps, ramener une nana chez lui, il cherche). Et tout le monde semble avoir raison, parce qu’ils finissent effectivement par s’embrasser.

Pas de bol, la gentille Sheri cache évidemment elle aussi un noir secret : elle a une cassette rien que pour elle et ne veut pas que Clay les écoute. Partant de là, il pète un peu son câble (mais on le comprend).

Sa mère finit par le confronter, mais cet imbécile continue de ne rien dire et elle reste sacrément passive face aux conneries que lui sort son fils.

Sur une note plus accessoire : Jessica et Justin s’embrouillent une nouvelle fois et celle-ci décide donc de se saouler un bon coup pour oublier tout ça. C’est du beau. Quant à Alex, son étrange père le félicite pour son comportement. Ben oui. L’épisode s’achève de manière bien dépressive cette fois.

J’accroche toujours, mais ces deux derniers épisodes m’ont paru un peu en-dessous le reste de la saison, étirant l’histoire de manière pas toujours subtile et accusant toujours plus de personnages pour le principe d’accuser d’autres étudiants.

Il est bien tard et j’arrête là mon premier marathon, d’autant qu’il n’y a pas de cliffhanger, donc ce n’est pas insoutenable. S’il n’était pas si tard, je continuerais probablement à regarder, car je suis vraiment pris dans l’intrigue malgré tout et j’ai de nombreuses questions en tête !

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Capture d'écran 2017-04-03 21.01.01.pngÉpisode 7 – Tape 4, Side A – 16/20
That girl was too much

Cet épisode commence par nous dire qu’il sera un peu moins percutant, c’est sympathique comme idée. C’est un épisode sur la solitude qu’Hannah nous propose, c’est sympa et ça promet, avec la mère de Clay qui dès le départ gaffe en décrivant la mort d’Hannah devant son fils.

Au lycée, Clay tombe sur une nouvelle qui utilise le casier d’Hannah. Ah un nouveau personnage qui n’a rien à voir avec les K7, ça peut être sympa. Du côté des K7, Clay sent qu’il écoute enfin la sienne, mais Hannah garde secrète l’identité de la personne qu’elle compte dénoncer. Pourtant, il est assez vite évident que ce n’est pas Clay qu’elle vise, mais Zach. C’est effectivement le cas et du coup Clay se décide à écouter plus rapidement que d’habitude l’enregistrement d’Hannah. C’est une bonne chose.

Zach se présente donc comme un type plutôt charmant qui prend soin d’Hannah après l’agression de Marcus. Seulement, c’est intéressé et Hannah pète un câble, ce qui est plus ou moins légitime (disons que vu les sept premiers épisodes, ça l’est, mais qu’elle canalise pas mal de haine contre Zach qui jusque-là n’a pas franchement fait grand-chose de mal ; à part être maladroit).

Jess continue de partir en vrille sur l’alcool, poussé au vice par Clay. Mon dieu, il y a beaucoup trop d’interactions entre tous ces gens qui n’avaient rien à voir dans le pilot ! En même temps, c’est plutôt une bonne chose pour le réalisme de cette histoire, parce que je ne connais aucun lycée où tout le monde ne finit pas par se mélanger comme ça.

Quant à Clay, plus les épisodes avancent, plus il dérape. Chaque destinataire des cassettes devient l’objet de sa haine et de ses hallucinations. Et en plus, il est encouragé par Skye dans sa colère. Le vrai problème de celle-ci, c’est que si sa K7 l’attaque, il va être fichu de s’en prendre à lui-même. Surtout qu’on sait bien qu’il a eu des problèmes psychologiques aussitôt par le passé. Allez, il nous enregistre des K7, se suicide et on a une saison 2 avec Skye qui s’en prend à tout le monde. Non ?

Bon OK, Zach balance Clay qui a rayé sa voiture de riche et Clay se retrouve une fois de plus puni (mais quand on voit l’effet des punitions sur lui de toute manière). Évidemment, Hannah se trompe sur Zach en le mettant dans son viseur alors qu’il est définitivement un gars bien incapable d’agir correctement. Il a en fait gardé la lettre qu’elle lui avait écrit et qu’elle lui reprochait d’avoir jeté. Une fois de plus, Hannah nous est présentée comme une narratrice avec ses défauts, sans grande surprise.

Du coup, Clay rend les K7 à Tony et finit par péter un nouveau câble lorsqu’il fait visiter le lycée aux nouveaux. Il en dit beaucoup trop, présentant Hannah et accusant l’école de pousser ses étudiants au suicide sans s’en préoccuper. Parfait.

Cela relance la série et est clairement le cliffhanger de mi-saison que j’ai eu la présence d’esprit d’éviter hier soir quand il était 2h du matin et que je n’aurais pas été sérieux d’enchaîner.

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Capture d'écran 2017-04-03 21.04.07.pngÉpisode 8 – Tape 4, Face B – 16/20
It’s about protecting ourselves.

Porter, le psy de l’école, a donc un entretien avec Clay, pendant que de leur côté, les lycéens présents dans les K7 en font autant. Par la suite, Tony embarque Clay dans sa voiture et l’on comprend assez vite qu’il va lui révéler son lien avec Hannah. Son but est de lui faire grimper une falaise pour lui faire découvrir quelque chose sur Hannah. Passionnant. Bon, on nous fait du vieux suspens comme s’ils allaient tomber, mais on sait bien que non quoi. Tout cela nous permet de découvrir enfin le rôle de Tony dans cette histoire. Puisqu’il a toujours été sympa avec elle, elle lui a simplement filé les K7 sans sonner chez lui, et il aurait pu l’arrêter mais il ne l’a pas fait. Quand il a compris ce dont il s’agissait, il était déjà trop tard.

Ce que j’ai préféré dans cette intrigue reste le coming out de Tony qui semble plus surprendre Clay que la révélation sur le suicide d’Hannah. Cela m’a bien fait rire de voir à quel point Clay était encore plus à l’ouest que moi qui n’ait compris qu’il y a quelques épisodes. Il est en tout cas confirmé que Ryan et Tony ont eu une histoire, avant qu’il sorte avec Brad, son copain actuel. Et ben.

Ce n’était autrement pas hyper intéressant dans la mise en place, surtout cette histoire de falaise à grimper pour être prêt. Ils tentent de se justifier alors que… non, mais bon.

De son côté, la mère de Clay découvre qu’il n’est pas à l’école quand elle interroge M. Porter et ça ne lui plaît pas du tout. Elle part en vrille à son tour.

En flashback, on découvre Hannah se rendre compte à un groupe d’écriture où elle retrouve Ryan, le journaliste du lycée. Enfin, elle le retrouve : elle n’était pas au courant pour autant. C’est une fois de plus l’occasion de la voir interagir avec ses parents. Kate Walsh vole un peu la vedette dans cette série, elle n’a pas un rôle principal mais chacune de ses apparitions est parfaitement gérée, particulièrement dans le présent où elle est en deuil.

Cet épisode laisse de côté les K7 puisque Clay ne les écoute pas, pourtant les flashbacks continuent eux. Ryan et Hannah deviennent donc de bons amis, ce qui est une surprise puisque rien ne le suggérait jusqu’ici. En ce qui concerne l’écriture, Hannah est juste une ado un peu dépressive comme les autres, sans surprise mais assez portée sur le sexe tout de même. Ryan adore et le publie dans le journal du lycée, contre son gré. Bien sûr, Hannah le déteste pour ça, et je la comprends, même si les arguments de Ryan ne sont pas faux pour autant.

Enfin, dans le présent, les relations entre Jessica et Justin continuent d’être bien compliquées, surtout quand il s’agit de sexe. Oh le secret entre eux est en train de les pourrir, c’est intrigant.

La conclusion de l’épisode est toute douce après tout ce bazar, mais j’aime d’autant plus ! Clay apporte le poème d’Hannah à Olivia, qui est hyper touchée de retrouver l’écriture de sa fille. Je ne suis pas sûr qu’Hannah serait ravie de savoir que ses parents lisent son poème, mais c’est effectivement touchant, surtout que Kate Walsh m’a encore déchiré le cœur dans cet épisode, à prétendre que sa fille est en vie au restaurant.

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Capture d'écran 2017-04-03 21.07.59.pngÉpisode 9 – Tape 5, Face A – 17/20
I lied. I did know Hannah Baker.

Oh la, cet épisode débute par un avertissement « scènes dérangeantes ». Je crains le pire.

L’épisode débute par un flashback sur la pause d’été et ces imbéciles d’élèves américains qui balancent leur cours dans les airs. Ce sont de belles images, mais purée, ces cours peuvent encore leur servir quoi !

Après l’été, Hannah revient les cheveux courts, et purée ça lui va bien, pourquoi Clay ne dit-il rien ?

Dans le présent, l’alcoolisme de Jess continue encore et toujours. Clay a écouté la K7 suivante sur la fameuse fête de Jessica, mais putain pas nous ! Il est clairement question d’un viol, et ça explique les réactions de Jessica autant que celles de ces « amis ». Le plus étonnant, c’est encore que Marcus annonce à Clay que le pire est à venir avec sa K7.

Le pire, c’est surtout ce qui arrive quand les autres s’en mêlent. Marcus achète donc de la drogue pour piéger Clay. Cela fonctionne évidemment et sa mère est beaucoup trop sympa avec lui. Bon, elle finit par s’énerver un peu, et Clay lui balance une bonne partie de la vérité pour ça. Imaginons ce qu’il se passerait s’il avait une mère normale, qui se serait énervée dès le départ ou inquiétée de la disparition de son vélo. Bref, elle finit par se demander la responsabilité de Clay dans le suicide d’Hannah et je n’ai qu’une chose à lui dire : bienvenue au club !

De son côté, le père d’Hannah n’apprécie pas trop la publication du poème apporté par Clay : il considère que l’école aurait pu comprendre que sa fille était suicidaire. Il le montre donc à Porter, ce qui ne plaît pas trop à Olivia qui comptait sur cet argument pour gagner le procès. En même temps, les flashbacks apportent pas mal de nuances à la perfection de son personnage, car cette fois on la voit négliger sa fille. Ce poème provoque un certain nombre de remous, puisque Ryan se voit interdit de publier son journal. Sympa.

Les flashbacks nous révèlent donc surtout la fête de Jessica, où Hannah découvre que l’hôte sort avec Justin. Et effectivement, Jessica se fait bien violer, une fois qu’elle dort, sous le regard impuissant d’Hannah, par… Bryce. Enfin, impuissant, elle aurait pu réagir probablement, mais c’est vrai qu’on ne sait pas trop comment elle aurait fini quand on voit comment Bryce vire Justin de la chambre. Cela remet en perspective le rapprochement Bryce/Jessica des derniers épisodes.

L’écoute de la K7 par Clay remue bien les choses et il confronte donc Justin qui a laissé Bryce violer sa copine. Justin dit qu’il protège simplement Jessica qui serait dévastée par la vérité. Bien vu. Elle finit en larmes dans ses bras malgré tout.

Le pire dans tout ça, c’est qu’il y a d’autres histoires sur cette fête de Jessica. En tout cas, il était intéressant d’avoir enfin les révélations sur cette intrigue. Cela faisait un moment que le viol de Jessica était évident, mais l’absence de révélation bloquait un peu la série.

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Capture d'écran 2017-04-03 21.10.17.pngÉpisode 10 – Tape 5, Side B – 15/20
Did I kill Hannah Baker?

Bon, l’épisode commence par nous teaser un accident de voiture auquel Clay a assisté. Cela fait clairement suite à la fête de Jessica.

Cette fois, c’est au tour de Sheri de passer en K7. Et pour cause : elle propose de ramener Hannah en voiture. Bien que non-soule, elle a quand même un petit accident et renverse un panneau stop, qui provoque à son tour un plus gros accident, forcément. Bon, ceci explique la culpabilité de Sheri quelques épisodes plus tôt, mais je m’attendais à plus grave vu le reste des K7.

Bon, seulement, pour Sheri, c’est la chose la plus grave de sa vie. Elle s’en tire bien par rapport aux autres, mais Clay la gave quand même car le chauffeur responsable de l’autre accident est reconnu coupable pour avoir trop bu. Admettons que ce n’est pas cool, à première vue, ça ne justifiait pas non plus la place de Sheri sur les K7. On ne se suicide pas pour ça, si ?

Oui, mais en fait, si : le chauffeur alcoolique, c’était Jeff, l’élève du tutorat de Clay. Ceci explique pourquoi il n’est jamais présent en-dehors des flashbacks, au moins, mais comme tout le monde parle d’Hannah sans jamais proposer la moindre référence à Jeff, j’imaginais un déménagement ou quoi. Edit : On vient de m’apprendre que Porter parle de deux morts d’étudiants dans les premiers épisodes. J’ai juste raté la réplique.

Bon alors bien sûr, Sheri est une nana bien qui aide bien le vieillard qui est l’autre victime de l’accident. N’empêche tout le monde pense que Jeff était bourré au moment de sa mort, mais Clay sait que non et il l’avoue à ses parents. Clairement, il remue plus la merde qu’autre chose, une fois de plus, mais c’est une histoire utile. Cela ne colle pas trop avec l’épisode précédent où Clay disait ne pas avoir vu de scènes de crime. Certes, un accident n’est pas un crime, mais bon, c’est tout comme vu la violence que ça a dû être de trouver Jeff.

En parallèle et une fois de plus, Justin fuit ses responsabilités envers Jessica. Pourtant, celle-ci essaye vraiment de savoir ce qu’il s’est passé. Elle pète progressivement un câble, ce qui devient de plus en plus inquiétant pour le personnage et la fin de saison qui approche inévitablement.

Elle se rapproche une fois de plus de Bryce, mais cette fois, c’est plus louche qu’autre chose, surtout quand elle lui montre les flingues de son père.

Enfin, l’intrigue sur le procès continue, avec une confrontation parfaite entre les mères d’Hannah et Clay. Les deux actrices sont brillantes en même temps.

Bon, et je devais m’arrêter là dans mon visionnage, mais on arrive enfin à la K7 de Clay et Tony vient de lui dire qu’il avait tué Hannah alors je pense que je ne peux pas vraiment m’arrêter ici. Pourtant, l’épisode 10 n’était pas franchement le meilleur, alors j’étais préparé… mais là, ce cliffhanger envoie du lourd.

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Capture d'écran 2017-04-03 21.12.47.pngÉpisode 11 – Tape 6, Side A – 20/20
Why didn’t you say this to me when I was alive?

Cet épisode est tout de suite bien plus intense car il apporte enfin les réponses autour de Clay, mais il est surtout frustrant car on revoit Jeff en flashbacks, et c’était un personnage cool. Peu importe, le point central reste Clay, qui s’enfuit avec Tony, apprenant aussi de sa mère les derniers « rebondissements » du procès. J’aime beaucoup la manière dont l’intrigue du procès est gérée du côté de la prof et de Porter d’ailleurs, c’est assez réaliste. Enfin, Clay se fait tirer les cartes par Skye et se brouille un peu avec elle. Rien de transcendant… mais le reste de l’épisode l’est assez pour justifier cette note.

Jessica continue son rencard étrange avec son violeur, dont elle se souvient de plus en plus, en plus. C’est étrange et délicat comme intrigue, révoltant au possible. Justin, lui, se fait virer de chez lui par sa mère. Il finit chez Alex, mais bien sûr quand il apprend ce que fait sa copine, il change d’avis et décide d’aller chez Bryce. Forcément.

Cela permet une confrontation Jessica/Justin absolument affreuse où celle-ci le supplie, à demi-mot, de lui avouer la vérité. Après un moment de déni et d’attente interminable, il finit par le faire évidemment, traitant clairement Bryce de violeur devant tout le monde. Le jeu d’actrice de Jessica est tout simplement criant de vérité, sa détresse est clairement visible et il est tout simplement horrible de supporter cette scène ou celle, plus tard dans la nuit, du SMS de Bryce prenant de ses nouvelles. La thématique n’est pas évidente, elle était abordée depuis quelques épisodes, mais cette fois, on se prend les effets destructeurs en pleine face.

S’il n’y avait que ça, cet épisode serait déjà dur à encaisser, mais il est aussi temps de découvrir enfin les raisons pour lesquelles Clay devrait se sentir coupable, et on va toucher des sujets sensibles là, je sens.

Côté flashbacks, l’ensemble de la soirée recommence et cette fois, Hannah raconte sa perspective de la soirée. Assez vite, oui, on comprend pourquoi elle en veut à Clay : c’est un tel boulet ! Il enchaîne les gaffes avec elle, et ce n’est franchement pas possible d’être aussi à l’ouest, si ? Enfin, au moins, ça rétablit la balance de tous ses ados héros de séries pour qui tout est toujours méga simple.

Le problème, c’est qu’il est incapable de comprendre ce qu’Hannah attend de lui, même si Jeff tente de lui expliquer. Seulement, la simple présence de Jeff dans l’équation dérange Hannah. Cela peut se comprendre, mais justement, je trouve qu’Hannah n’est pas forcément compréhensive avec lui. Elle attend énormément de lui, comme elle attend énormément de tous les gens autour d’elle. Finalement, ce que cette série raconte, c’est l’histoire d’une jeune fille fragile qui attend des autres une perfection qu’ils ne peuvent lui apporter et qui la déçoivent en étant tous, plus ou moins, bourrés de défauts.

Le défaut qu’elle reproche à Clay, néanmoins, est certainement le moins justifiable de tous : elle lui reproche simplement d’être humain, d’être inexpérimenté, de ne pas la comprendre. Et c’est là que j’ai beaucoup de mal avec la série – et avec Twitter, et avec la vie, en général.

Le point central de cet épisode, ce sont les baisers et le début d’une relation intime entre Clay et Hannah. Et alors que tout se passe bien, cette dernière sent subitement les différentes agressions sexuelles dont elle a été victime lui revenir. Incapable d’en parler ni de continuer, elle demande à Clay de s’arrêter et de s’enfuir.

Et il s’enfuit, sans comprendre ce qu’il se passe et probablement tout aussi détruit qu’Hannah par ce revirement de situation.

Pour la défense de Clay, je veux souligner que ses deux scènes de presque-sexe (avec Sheri, avec Hannah) dans la série ont commencé par une demande de consentement de sa part : « Is this OK ? ». C’est tellement rare de voir ça à la télévision alors que c’est d’une importance sans nom. C’est donc à tous les égards un type bien, et il n’a pas le syndrome du Nice guy ni quoique ce soit de ce genre que Twitter nous étiquette toujours. Non, c’est juste un ado normal qui découvre les choses de la vie, vraiment.

Et Hannah le sait. Mieux, elle le dit elle-même. Pourtant, Tony, a l’épisode précédent, considère que c’est Clay qui a tué Hannah. Clay lui-même semble en arriver à cette conclusion. Mais non. Ce qui tue Hannah, c’est qu’elle est incapable de communiquer. Sur cette scène en particulier, la réécriture est assez clair : Clay aurait pu faire quelque chose pour lui parler. Oui, il aurait pu. Cela dit, pourquoi le devrait-il, après tout ? Comment pouvait-il le savoir (étant donné son âge, son expérience, etc.) ? Et surtout, comment Hannah peut-elle en attendre autant de lui sans chercher à savoir son point de vue ?

Ce qui m’énerve le plus, c’est la culpabilité que ressent Clay, au point d’envisager lui-même le suicide. Ce qui m’énerve, c’est qu’à aucun moment Clay a fait quelque chose de mal, il a simplement respecté ce qu’elle lui demandait. On arrive à un cas où un « non, va-t’en » serait un « oui, reste ». Un non est un non, et Hannah qui lui reproche de l’avoir respecté est vraiment dérangeant. Clay qui se sent coupable, et qui est entretenu dans sa culpabilité par Tony (et par les autres personnages considérant que « ce sera pire quand il en sera à sa K7 »), c’est une aberration.

Responsable, mais pas coupable.

Et encore, responsable ? Ce n’est pas si évident. Les problèmes de communication rencontrés par Clay n’ont pas à être reproché à celui qui voulait être le plus proche d’elle. OK, il déconne en n’étant pas parfait, mais l’attente d’Hannah était juste irréaliste.

Cependant, du point de vue de Clay, cette scène n’est-elle pas aussi dévastatrice ? La fille que tu aimes qui te rejette sans raison explicite, avec violence et qui fuit les explications par la suite, au point d’aller se suicider (bon, il reste une cassette cela dit), c’est hyper destructeur aussi. Je la trouve bien plus coupable du mal qu’elle peut faire à Clay que Clay n’est coupable du sort d’Hannah.

Alors, certes, il aurait pu être là pour elle. Il aurait pu la comprendre. Il aurait pu trouver les mots pour la faire parler et les choses auraient été différentes. Cependant, je ne vois toujours pas en quoi il est une raison de son suicide. Elle n’a jamais été capable de lui dire tout ça en vrai ? Pourquoi enregistrer treize putain de K7 quand elle aurait pu aller (lui) parler ?

Si Clay avait eu une personnalité un peu plus fragile (et on sait qu’il a pris des médicaments avant quand même), il aurait pu tout autant souffrir de la situation, au point d’aller se suicider aussi, non ?

Sans pour autant être dans un cycle de victimisation constante, Hannah s’isole d’elle-même dans la majorité des situations. Les gens disent d’elle qu’elle cherche et provoque le drama et, d’une certaine manière, ils n’ont pas tort. Elle est incapable de communiquer sur ses besoins et désirs, elle se renferme sur elle à tous les problèmes et enchaînent les quiproquos avec tout le monde.

Bien sûr qu’elle ne cherche pas ce qui lui arrive, qu’elle ne le mérite pas, ni qu’elle le provoque volontairement, c’est un peu exagéré de dire ça. Seulement, son manque de communication, elle en est responsable autant que les gens qu’elle vise, et ça m’a vraiment dérangé, car finalement, ces harceleurs n’ont pas toujours entièrement tort. Sans même s’en rendre compte, Hannah attire à elle les emmerdes et choisit de les voir selon la mauvaise perspective.

Du coup, cette scène de révélations est révoltante, ce résumé d’épisode plus long que les autres, mais il y a tant de choses à en dire ! Pour la note, j’ai longuement hésité, mais finalement, il faut bien reconnaître que les scénaristes gèrent la chose à merveille : l’écriture est puissante, bien mise en place et ne laisse pas indifférent. Cet épisode est dérangeant, mais il reflète une réalité que je n’aime pas, qui est que des Hannah, il en existe des tas, des Clay, aussi ; et des dérapages, des suicides, ça s’explique aussi comme ça.

Et j’ai fini cet épisode dans le bus puis le RER, je ne vous explique pas mon état d’énervement. Heureusement, j’avais une bonne pause avec mes meilleurs amis ensuite.

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Capture d'écran 2017-04-03 21.16.52.pngÉpisode 12 – Tape 6, Face B – 17/20
Did you rape Hannah Baker?

J’ai donc repris la série seulement le lendemain. Et c’est tant mieux. J’aurais autrement enchaîné et peut-être pas digéré les informations de la même manière. J’étais surtout énervé à la fin du onzième, alors que j’étais un peu plus compréhensif en reprenant le lendemain. Le message était passé. La raison d’Hannah, je l’entends, mais je ne l’approuve pas. C’est la sienne, elle a vécu avec et elle l’impose aux autres. De là à voir Clay comme un bourreau, je n’y arrive pas, mais il faut reconnaître qu’il a été incapable de l’aimer comme il aurait fallu.

Il se passe encore beaucoup de choses dans cet épisode, que j’ai commencé dans le bus, pour changer. Justin se confronte de nouveau à Jessica, qui ne lui pardonne pas son silence. Oh, bien sûr les raisons de Justin s’entendent, mais elles sont toutes ridicules par rapport à la gravité du viol. Justin a merdé sur le moment et a merdé en cherchant à se protéger lui-même plus qu’il n’a protégé Jessica. C’est tout. Nous sommes loin de la demi-teinte du Clay/Hannah, mais bien dans la culpabilité pure et simple. Là encore, la série vise juste : le personnage de Justin est crédible, mais il n’est pas excusé, ni repenti. Il doit apprendre à vivre avec son erreur et grandir de celle-ci, en sachant qu’il a ruiné Jessica au passage.

Maintenant qu’elle sait la vérité, celle-ci arrête de se détruire avec l’alcool. Il lui reste encore à se reconstruire et en un épisode, ce n’est pas gagné.

Pour ne rien arranger, tous les lycéens sont rattrapés par le cliffhanger de l’épisode précédent : il est temps pour eux de recevoir des convocations à aller témoigner. Ils se réunissent une nouvelle fois au Monet. C’est plus ou moins censé être un truc secret et, dans tous les cas, ça aborde un sujet sensible, mais ils font ça au calme dans un café désert où la serveuse est une lycéenne comme eux. C’est un peu abusé. La scène est néanmoins plutôt bonne, avec une absence de Sheri qui préfère se dénoncer et une Courtney qui n’assume toujours pas son homosexualité, préférant encore nier l’évidence du viol de Jessica.

Courtney ne s’arrange pas dans cet épisode et elle fait tout autant de dégâts que les autres dans le harcèlement à nier l’évidence. Cette fois, pourtant, elle est corrigée par les autres et ça fait du bien, même si je n’aime pas la manière dont elle canalise leur haine. Elle finit par faire son coming-out à son père, même si on n’en sait pas beaucoup plus.

Pendant ce temps, les parents d’Hannah continuent de se déchirer et de ne pas se remettre, ce qui est toujours aussi dur à voir et extrêmement bien joué par les deux acteurs. Olivia tente de comprendre pourquoi Tony est sur la liste de sa fille, qu’elle a trouvé à l’épisode précédent et que l’on sait être la liste avec laquelle elle a réussi à faire ses cassettes. Clay se rend dans leur épicerie pour acheter du vernis, hmm.

En flashback, nous reprenons la vie d’Hannah après tout ça, et elle ne va pas super bien, forcément. Elle s’engueule rapidement avec ses parents, puis finit par aller faire une marche dans son quartier. Seulement, elle marche des heures et des heures, parce qu’elle ne va pas bien et qu’elle n’a toujours personne à qui parler. C’est là le plus grand mal d’Hannah et la vraie raison de son suicide : sa solitude, ce silence dans lequel elle est isolée.

De son silence, elle est sortie par les sirènes des bruits d’une fête. Chez Bryce. Bien joué. Elle le dit elle-même : elle devrait savoir qu’il ne faut pas y aller. Oui, mais elle y va quand même, parce que c’est comme ça, il y a toujours l’envie d’un bon moment entre amis, malgré l’alcool, malgré les dysfonctions existantes.

Les choses prennent un mauvais tournant : elle accepte de se rendre dans le jacuzzi avec les autres et finit par s’y retrouver seule avec Bryce. Oh, je le sentais venir, surtout que le nom de celui-ci est entouré plusieurs fois sur la liste d’Hannah. Je le sentais venir et je le sentais mal, mais en même temps, sur mon téléphone portable, je n’ai pas eu d’avertissement en début d’épisode, donc je me rassurais en me disant que je l’aurais eu si l’histoire se dirigeait par là.

Et bien non, Netflix ne prévient pas, mais oui, il y a un viol dans cet épisode. Et puisqu’il se produit sans le moindre avertissement, je l’ai trouvé plus violent à voir que celui de Jessica. Je ne dis pas que celui d’Hannah est plus violent, un viol est un viol. Seulement, pour celui de Jessica, en tant que téléspectateur, on a le temps de s’y préparer, on le devine plusieurs épisodes avant, on s’attend à ce que ça arrive, on est prêt à être horrifié – de manière cathartique.

Pour Hannah, je trouve qu’il n’est pas vraiment annoncé avant, qu’il constitue la goutte d’eau finale.

Dans le présent, Clay se rend donc chez Bryce avec l’excuse qu’il veut acheter de la drogue, quand tout ce qu’il cherche est l’aveu de celui-ci. Il y va fort avec ses questions, et ça sent l’enregistrement, puisqu’il se laisse tabasser pour avoir cet aveu de viol.

L’aveu est peut-être la scène la plus dure de la série jusque-là, plus que les deux viols précédents et la K7 de Clay, parce que Bryce refuse de l’appeler un viol. Pour lui, il n’a fait que répondre à la demande d’Hannah, qui après tout était en sous-vêtements dans son jacuzzi. Le personnage est à vomir, mais le plus terrifiant est encore qu’il sonne juste et crédible, réel. Violent.

Et comme si cela ne suffisait pas, on voit Tyler acheter ce qui ressemble à un flingue et le cliffhanger final nous révèle qu’un ado est entre la vie et la mort, suite à une blessure par balle au crâne.

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Capture d'écran 2017-04-03 21.19.14.pngÉpisode 13 – Tape 7, Face A – 18/20
It’s powerful. And painful.

C’est déjà le dernier épisode, et je ne suis pas prêt si je suis sincère. Entre la série qui affronte des sujets durs et violents, mon challenge qui patine un peu et le fait que j’adore vraiment, alors je n’ai pas envie de dire au revoir à ces personnages.

L’épisode nous montre désormais les dépositions de chacun (enfin pas Ryan il me semble, je le trouve incroyablement mis de côté depuis le début) et je comprends assez vite qu’il s’agit là de conclusions pour eux. Je suis très mitigé sur ce point, car je trouve que ça ne développe pas assez les conséquences de tous leurs actes. Tyler qui balance l’existence des K7 est une excellente chose, de même que le mensonge de Jessica qui nie les avoir eues.

J’ai aimé avoir enfin une scène où Justin prend ses responsabilités en main et décide d’arrêter de parler à Bryce, qui se découvre dans la merde. C’était nécessaire. Justin se voit offrir une conclusion assez satisfaisante.

En parallèle et sans surprise, Clay a bien enregistré les confessions de Bryce, c’était assez évident. D’un point de vue technique, je n’ai pas trop aimé le maquillage de Clay dans cet épisode, j’ai eu l’impression que ses contusions au visage bougeaient un peu en fonction des scènes et ça cassait l’effet de réel. Enfin, bon. Le début de l’épisode est moins prenant, ce qui est dommage pour une fin de saison (et peut-être bien de série).

Pourtant, ça avance mieux quand on arrive enfin à la 13e raison pour laquelle Hannah décide de se suicider : Porter. Ils ont d’abord tenté de nous faire croire à une histoire d’argent perdu, mais bon, ce n’est finalement qu’un détail par rapport à Porter (mais chaque détail à son importance, cela dit).

En flashback, on la voit venir se confesser à Porter, qui avait tous les éléments en main depuis le début. Quel connard ! C’était probablement prévisible et obligé, mais je n’y ai jamais réfléchi à ce point, vu que j’ai tout enchaîné.

Et forcément, en très mauvais psy, il se comporte comme s’il voulait faire parler Hannah, mais se contente de blâmer la victime d’un viol avoué à demi-mots. Une fois de plus, Hannah ne parvient pas à communiquer, à mettre les mots sur les choses et cela se retourne contre elle. Seulement, cette fois, elle a raison : c’est à l’adulte d’agir en conséquence par rapport aux aveux qu’elle lui fait. Et non, il lui fait du slut shaming, pose toutes les mauvaises questions et finit presque par un « you can move on ». Non, justement, elle ne peut pas passer au-dessus de son viol. Car c’est bien un viol, même si elle n’a pas dit non (en même temps, elle a cherché à s’enfuir et a dit « stop », pour moi, c’est un non, contrairement à Hannah qui répond qu’elle n’a pas dit non et s’arrête là).

Bref, cet épisode possède encore une scène beaucoup trop violente à voir, où Porter s’avère être l’un des pires personnages finalement. Cela apporte une nuance appréciable, il n’y a pas que les ados qui sont perdus dans cette série, les adultes sont tout autant à blâmer, incapables de contrôler ce qu’il se passe sous leurs yeux.

Sur une note plus terre à terre, Tony fournit quand même un excellent micro à Hannah et Clay, parce que moi perso, si j’essaie de faire ça avec le micro dans le sac comme ils font, ça ne fonctionne pas. Et aussi, c’est le genre d’appareil qui fait un bruit d’enfer normalement, mais bon.

De son côté, Tony décide de donner les fichiers audio aux parents d’Hannah, comprenant que ce n’est pas sain de les garder secrets et qu’il faut que la vérité sorte. La performance de Kate Walsh est une fois de plus exceptionnelle dans cet épisode, que ce soit dans son attente de l’écoute, dans son refus de forcer Jessica à parler (mais elle avoue malgré tout à son père son viol en fin d’épisode) ou dans la découverte du corps de sa fille.

Oh. Oui. Hannah se suicide dans cet épisode et nous avons droit aux images douloureuses. Et après tout ça, après découverte de toutes ses raisons, des valables (Bryce, Porter) aux moins valables (Clay, Zach), je ne peux m’empêcher de remarquer que je ne comprends toujours pas. J’aurais envie de l’empêcher de se suicider et je suis frustré de tous les non-dits qui entoure la mort de ce personnage. La violence de la scène du suicide est incroyable, il est cru, on en voit beaucoup et il n’y a pas le moindre regret de la part d’Hannah.

Et la découverte du corps par les parents me file encore des frissons.

J’adore la décision finale de Clay qui laisse les K7 à Porter en lui laissant choisir ce qu’il souhaite en faire ensuite. Il a fallu que la production parvienne ensuite à m’achever avec l’utilisation de la reprise d’Only you. Je lui préfère la version originale de Yazoo, mais cette reprise par Selena Gomez (qui produit la série quand même) me porte de manière tout aussi juste.

Et puis, Clay qui décide de parler à Skye, de communiquer enfin, c’est un beau message porteur de pas mal d’espoir pour tous ces lycéens incapables de parler. Une fois de plus, la conclusion m’apparaît évidente : pour désamorcer tout ça, rien ne vaut le dialogue.

Nous en arrivons alors à la fin, que je n’ai pas aimé du tout. On apprend qu’Alex est entre la vie et la mort. C’est inattendu, mais c’est lui qui s’est pris une balle dans le crâne. Le montage suggère que c’est Tyler qui s’en est pris à lui, mais ce n’est pas clair. Pourquoi commencer par Alex, qui reste l’un des moins connards de la série ? Et surtout pourquoi ce flashback du moment où il est sympa avec Tyler plutôt que du moment où il l’envoie chier ? Je n’ai pas trop aimé cette ouverture. Edit : Je viens de visionner le reportage « Beyond the Reasons », également sur Netflix, et il y est confirmé qu’Alex fait une tentative de suicide. Je continue d’être intrigué par le choix de ne pas le montrer à l’écran et par celui de finir sur Tyler qui retire sa photo. J’ai l’impression qu’il y a une piste volontairement ouverte pour une saison 2 ?

De manière générale, je n’ai aimé aucune des ouvertures de la série qui ne prend pas le temps de traiter les conséquences. On a l’histoire des K7, mais pas celles des personnages qui ont pourtant pris le pas sur l’écoute des K7 (la voix d’Hannah n’étant plus vraiment fil conducteur sur les derniers épisodes). Les parents écoutent les K7, c’est bien, mais ça n’apporte rien comme conclusion, pas plus qu’on ne voit les conséquences judiciaires pour Bryce ou pour Sheri, ou les conséquences du coming-out de Courtney, etc.

C’est exactement la raison pour laquelle je déteste les films habituellement : on nous développe des histoires qui ont énormément de potentiel pour une suite, mais on s’arrête une fois qu’on est investi. Là, la série ne fait pas autre chose : on s’investit dans ces personnages (et ils sont nombreux) et il faut tourner la page comme ça. Tourner la page, oui, après tout, c’est adapté d’un livre. Cela ne m’aurait pas dérangé pareil venant d’un livre, c’est vrai, je suis plus tolérant avec un livre. Seulement, j’attends d’une série qu’elle me raconte toute l’histoire.

J’aime les fins ouvertes, si les pistes sont claires et que j’ai l’impression d’avoir fait le tour des personnages. Ce n’est pas le cas ici : il y a des choses non explicitées et des personnages dont on n’a fait qu’explorer la surface. Et j’écris tout ça en envisageant cette fin de saison comme une fin de série. C’est adapté d’un film et je ne sais pas s’ils oseront proposer une saison 2, alors je le vis pour l’instant comme une fin.

Une fin à la Roswell, avec Skye, Clay, Tony et le copain de ce dernier dans une voiture. Mouais.

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Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

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EN BREF – 13 Reasons Why est une excellente série avec des performances de dingue. Malgré quelques longueurs, la série reste de qualité constante, aborde des sujets compliqués et le fait bien. Les adolescents mis en scène sont déjà confrontés à des problèmes d’adultes. La fin est néanmoins trop ouverte et je serais presque partant pour une saison 2, même si je doute qu’il y ait matière à faire ça.

Ce que j’en retiens surtout, c’est l’agilité à traiter de sujets que je ne vois que rarement abordé de manière aussi juste. Ces épisodes ressemblaient beaucoup à un long fil twitter un peu rageux. Le point de vue d’Hannah ne peut être le mien, son manque de communication, sa solitude qu’elle s’impose, sa vision noircie des choses ne sont pas la manière dont je souhaite voir le monde. Seulement, des gens comme Hannah existent, les problématiques auxquelles elle est confrontée existent et qu’une série se propose d’y réfléchir comme ça est une excellente chose. Vraiment. C’est une belle ouverture au débat et à la dénonciation de problèmes de société. Allez, je m’arrête là, cette conclusion s’appelle « en bref », et ceci est quand même ma treizième page Word. Oui, 13 pages pour développer les 13 raisons du suicide d’Hannah, ça ne s’invente pas.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

 

Imaginary Mary (S01)

Ci-dessous, mon article sur les huit neuf épisodes de cette série, semaine après semaine.

Avis : Oui, je sais. Encore une nouvelle série. Je sais que je n’ai pas fini certaines saisons en cours, que je n’ai pas non pris le temps d’entamer la saison 2 de Love ou les nouveautés Netflix que je me garde pour le #WESéries à 19h, mais voilà, j’ai envie de tester Imaginary Mary.

Je n’ai absolument aucune raison de le faire, aucun nom qui ne m’a attiré l’œil dans le casting ou la production. Cela dit, je trouve le concept de l’amie imaginaire intéressant et potentiellement créateur de bons gags pour la suite. Du coup, je me lance et on verra bien.

Le premier épisode me laisse un peu sceptique, oscillant entre un bon humour et des moments gênants tant cela tente d’être drôle sans toujours y parvenir.

Attention, spoilers.

Note moyenne de la saison : 14,5/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 13/20
That will never be me.

Cette série commence bien avec du Katy Perry et une voix off omniprésente mais efficace pour nous introduire le personnage d’Alice. Cette petite fille que l’on voit bien vite grandir au divorce de ses parents s’invente une amie imaginaire : Mary.

Et Mary a beaucoup à faire une fois Alice adulte : cette dernière rencontre Ben, un mari divorcé père de trois enfants et craque totalement pour lui. Quelques mois plus tard, elle se retrouve à accepter de rencontrer les dits enfants, Andy, un ado mal dans sa peau, Dora, sa sœur un peu trop bien dans la sienne, et Bunny, la petite dernière. Le stress lui fait revoir son amie d’enfance, qui à partir de là lui donne le conseil de fuir et devient cette petite voix dans sa tête qui lui donne tous les pires conseils et répliques imaginables – c’est-à-dire tout ce qui lui viendrait le plus naturellement mais qu’elle ne peut pas dire.

Le reste du pilot se concentre sur la rencontre avec les enfants, qui se passe évidemment mal, et sur ses difficultés à assumer ce nouveau rôle de mère de substitution. Bon, c’est loin d’être révolutionnaire et hyper drôle pour le moment. L’amie imaginaire est sympa, mais un certain nombre de moments essaient trop d’être drôles pour l’être vraiment, devenant ainsi un peu gênant à regarder (principalement tous les moments où Alice et Mary sont bourrées). Le personnage de Mary est un dessin plutôt marrant et je sens bien que le concept pourrait apporter quelque chose, mais il va falloir du boulot pour vraiment me convaincre.

Il y a bien des blagues qui fonctionnent (la dance mom), le problème est qu’elles étaient toutes dans la bande-annonce, comme toujours. Il est du coup dur de savoir si le rythme y est ou non, comme bien souvent dans les pilots de comédie.

Le reste du casting est bon sans être excellent, l’alchimie entre le couple principal est tout ce qu’il y a de plus banale. Les enfants sont susceptibles d’apporter un bon humour néanmoins, mais ils ont besoin d’être encore approfondis pour que cela se confirme ou non. La conclusion constitue une famille dysfonctionnelle un peu rapidement, mais c’est le rôle d’un pilot de nous créer une situation qui pourra être exploitée pour le reste de la saison.

C’est pour l’instant sans plus, mais à regarder d’un œil distrait pour voir comment ça évoluera.

02.pngÉpisode 2 – The Mom Seal – 15/20
Kidnappers do it everyday! How hard can it be?

Bon, allez, ça fait fait deux semaines et je n’ai pas spécialement eu envie de continuer. J’ai un peu de temps ce soir, alors autant les regarder et me faire une opinion plus précise sur la série.

Cela reprend mal je dois dire, avec Ben qui n’arrive pas à gérer ses enfants et demande à Alice de s’occuper de sa fille. Celle-ci accepte contre l’avis de Mary et se retrouve à demander de l’aide à ses collègues pour savoir quoi faire. Mouais, ça enchaîne les clichés, mais il y a quelques répliques drôles.

J’ai un gros problème malgré tout avec Mary : sa voix finit par me saouler tellement elle crie trop. C’est un problème de taille, je sais. En plus, Mary a tendance à disparaître de certaines scènes sans vraie explication… mais bon, c’est le principe des budgets limités.

Du côté des ados, Andy refuse de passer le permis et Ben se dispute avec lui pour qu’il le passe. Il finit par lui donner des leçons. Là encore, il y a des répliques percutantes, mais l’ensemble continue de me laisser perplexe. L’intrigue n’est pas géniale, mais les répliques le sont. C’est un bon début.

Je tiens à dire aussi que j’adore l’idée de la glace au micro-ondes et que la relation entre Andy et Alice est une bonne réussite de la série pour le moment. Dans tout ça, je suis totalement mitigé, parce que je ris plus que devant d’autres séries au même stade, mais simplement par moments. C’est genre beaucoup d’ennui et une bonne blague qui remonte carrément le niveau, quoi. THIS GIRL IS ON FIRE.

03.pngÉpisode 3 – The Parent-y Trap – 17/20
You’re being super parent-y.

Je continue d’être perplexe, mais j’enchaîne avec le 3. Un de mes problèmes reste que le jeu d’Alice n’est en fait pas si dingue, surtout quand elle parle à Mary. L’actrice n’avait clairement aucune idée d’à quoi ressemblerait son amie imaginaire…

L’intro est plutôt marrante avec le concert de flûte de Bunny et le reste de sa classe, et cela lance l’idée principale de l’épisode. En effet, Alice s’y moque de Ben qui pleure devant le talent de sa fille (qui est juste absolument une mauvaise joueuse de flûte). Du coup, le reste de l’épisode va s’attarder à transformer Alice en mère elle aussi.

Andy et sa sœur se disputent à propos de Grease. En effet, il veut auditionner pour un rôle dans la comédie musicale du lycée. Bien sûr, il est hyper mauvais acteur, parce que ce personnage est mauvais pour tout. Alice décide donc de l’aider… et il semblerait bien que les scénaristes choisissent une fois de plus de centrer leur épisode sur ces deux-là. C’est un peu embêtant quand les scénaristes se rendent compte que la meilleure alchimie de la série est Andy/Alice… mais au moins ça fonctionne à merveille.

Ben passe l’épisode à essayer de se mettre en travers de leur route, Dora (sa sœur) écrit une pièce anti-Grease (et donc pro-féministe) et Bunny est contaminée par Grease.

Sans grande surprise, Andy rate son audition, mais sa soeur lui donne son premier rôle sans la moindre hésitation. Et quand la pièce a enfin lieu dans le garage familial, Alice est en larmes à son tour. Du coup, elle est presque trop rapidement transformée en belle-mère. La série se piège un peu à aller si vite en besogne, mais c’est une bonne évolution pour l’instant.

C’était de loin le meilleur épisode pour le moment et je me sens pris au piège de cette série qui arrive à me faire rire alors que tout paraît… peu drôle, en fait. Comme c’est étrange. En plus, j’ai apprécié les trois enfants dans cet épisode (avec toujours une nette préférence pour Andy, puis Bunny, malgré tout), d’où la très bonne note.

C’est finalement Ben qui est le personnage le moins intéressant pour l’instant. C’est un peu con pour un personnage principal.

04Épisode 4 – Prom-Com – 18/20
You tried to trick me with the Andy Rule!

C’est un peu tôt dans la saison pour déjà nous parler de bal de promo, mais l’introduction de l’épisode est très réussie, de même que le reste. Je n’étais vraiment pas convaincu par les premiers épisodes, mais en fait, je suis bien forcé de reconnaître que ça me file le smile semaine après semaine. Oui, ce sourire débile des comédies.

Le problème ? Ce n’est clairement pas Mary qui me le file. Pire que tout, je considère de plus en plus qu’elle ne sert à rien. Elle n’est littéralement qu’un accessoire même plus si comique et un peu ennuyeux, qui surgit de temps à autres (et franchement dans cet épisode, à peine trois fois).

Bref, hormis Mary, et ça m’embête vraiment de le dire, j’ai adoré cet épisode. C’est frais, léger, pas prise de tête et marrant. Andy fait de la merde, comme toujours, mais finit par avoir son rencard pour le bal de promo avec Clara, l’asiatique de l’épisode précédent. Oh, je sais que c’est idiot, mais ça donne presque envie de les shipper tellement ils sont marrants ensemble. Bien sûr, c’est trop simple pour être réaliste, mais tant pis, ça m’a fait rire. Surtout le « Clara, do me ? ».

De son côté, Dora a également un prétendant, Gabe, qui passe l’épisode à chanter la même chanson pour l’inviter au bal. Un peu lourd, parfaitement américain, mais très réussi.

En parallèle de tout ça, on voit Alice gérer son rôle de belle-mère et permettre à Andy d’un peu lâcher prise sur ses gosses, une constante de plus en plus visible dans la série. C’est donc tout simplement des thèmes classiques traités de manière classique, mais ça fonctionne à merveille.

Le pire, c’est que ce n’est même pas forcément bien joué (Dora ne gère clairement pas la crise de larmes adolescentes sur la tristesse, mais vraiment sur la comédie). Je ne sais pas trop ce qui m’accroche tant dans cette série, mais ça m’accroche, alors je ne vais pas mentir ! C’est peut-être la musique, parce que chaque semaine voit l’utilisation d’une excellente soundtrack.

Et la dernière scène m’a fait énormément rire, avec les danses du casting au bal. Difficile d’en attendre plus d’une comédie de cette envergure. Cela me fait un peu penser à ce que je ressens devant un épisode de Life in Pieces, sauf que ça a surgit beaucoup plus tôt avec Imaginary Mary.

05Épisode 5 – In a World Where Worlds Collide – 12/20
Don’t try to talk me out of it

Bon, je confirme que l’humour apporté par Mary ne fonctionne pas sur moi, sa relation avec Alice étant juste bizarre. Je veux dire, c’est juste une actrice jouant avec un aspirateur quoi. Du coup, quand dans cet épisode elle demande ce qu’elle fait, j’ai juste envie de répondre que je ne sais pas, en le criant à ma TV. Enfin bon…

Andy s’ennuie depuis le départ de son meilleur ami, Jeff, dont on n’a jamais entendu parler auparavant (je crois). Passionnant. L’épisode ne passe pas assez de temps avec les enfants, ce qui explique qu’il est sacrément moins drôle. Bunny passe sa vie en-dehors de la maison chez ses amies et Dora n’ose pas demander à son frère de l’accompagner, catastrophée de ce qui risquerait d’arriver.

Elle finit par le faire malgré tout. C’est probablement la partie la plus marrante de l’épisode, qui retombe très vite, surtout avec la conclusion sur Cher quoi…

Non, le point central de l’épisode, c’est que Ben demande à Alice de rencontrer ses amis… Parce que oui, elle a des amies, notamment Nathalie Morales qui est déjà consolée de la fin de Powerless où elle était également un rôle secondaire avec une coupe de cheveux improbables. Bon, donc, Alice ne veut pas mélanger ses mondes. Je la comprends, pour l’avoir fait une fois ou deux avec des conséquences aléatoires. De là à craindre de finir célibataire, c’est un peu abusé.

Bon, elle finit par les faire se rencontrer, tentant d’inventer toutes les excuses du monde pour qu’ils ne se parlent pas, y compris sur place. Cela finit par se passer à merveille, du coup, Alice veut rencontrer les amis de Ben… mais il ne lui présente que des connaissances et des collègues. Elle se met alors à stresser quand il est assez évident qu’il est exactement comme Andy et n’a pas d’amis. Il a trois enfants, merde, évidemment qu’il n’a pas le temps d’avoir des amis.

Bref, cet épisode était prévisible, passait trop de temps avec Ben et pas assez avec les enfants, les gags tombaient à côté et c’est très exactement ce que je craignais… Dès qu’on s’éloigne d’Andy et Dora, la série (re)devient plate. Cela va être dur à compenser…

Je conseillerais de regarder l’épisode 9 à ce moment de la saison : c’est un épisode qui a été tourné grosso modo par là vu son intrigue, mais qui n’a été diffusé qu’après le final. Attention, ma critique de l’épisode 9 spoile le final dans ses deux premiers paragraphes.

06.pngÉpisode 6 – Alice the Mole – 12/20
Are we strangers again?

Dans cet épisode, nous apprenons que Mary ne peut rien sentir. Pourquoi a-t-elle peur de l’aspirateur alors ? À une qualité d’intrigue assez moyenne, la série ajoute déjà des soucis de cohérence interne et de crédibilité, ça part mal. Et franchement, ça me déçoit !

Zut quoi, la série a déjà perdu de son charme et de sa fraîcheur, je crois. Elle réussissait bien à faire rire en chansons et en se concentrant sur Andy et Dora, mais cet épisode a beau tourner autour d’eux, j’ai eu du mal à éclater de rire. Il y a plusieurs problèmes évidents avec les deux intrigues du jour, et c’est ce qui provoque ce sentiment de déception. Au lieu de rire, je m’ennuie, c’est bien dommage !

L’ennui, c’est justement le point de départ d’une des intrigues de cette semaine. Bunny s’ennuie, parce qu’elle est la plus petite. Jusque-là, on est dans du convenu et, même, dans du réaliste. Pour l’occuper, Ben demande à Andy de s’occuper d’elle. Déjà, là, on commence à s’éloigner un peu d’un truc crédible. Du coup, Andy l’emmène avec lui pour draguer Melissa, une fille dont on n’a jamais entendu parler avant et qui sort de nulle part. Quant à sa petite-amie des épisodes précédents, elle n’est pas évoquée. Hop, une intrigue à la trappe.

Comme pour le fait que Mary peut ou non sentir les choses, ce n’est pas l’important, l’important c’est de divertir, de faire rire, en occupant du temps d’écran avec des gags plus ou moins réussis. C’est très dommage, car pour moi, l’un n’empêche pas l’autre normalement.

La deuxième intrigue s’en sort à peine mieux dans la cohérence générale. Après nous avoir martelé le cerveau tout au long de l’épisode 4, le copain de Dora a lui aussi mystérieusement disparu, remplacé par des étudiants de l’université qui la font fantasmer. Franchement, pourquoi pas ! À l’adolescence, les choses bougent vite. Pourquoi pas aussi, puisque l’épisode nous annonce en intro que les choses bougent vite dans la vie de Dora. Mais… aucun suivi, aucune trame en-dehors de la famille, c’est dommage. Alice n’a même plus de travail dans cet épisode.

Elle n’a plus d’amis non plus, car elle devient pote avec Dora. Cette intrigue voyait quelques scènes marrantes, notamment dans sa relation avec l’ado ou le faux coup de fil aux parents de l’autre fille.

En définitive donc, les scènes vraiment légères manquent encore cette semaine, le fil conducteur est tombé à l’eau et les gags peinent à décoller. Bref, la série s’empêtre dans des voies qui ne sont pas les meilleures qu’elle pourrait suivre… C’est frustrant, car elle pourrait faire mieux.

Capture d'écran 2017-05-10 14.36.19.pngÉpisode 7 – The Ex X Factor – 14/20
We can’t be sick on the same day, it raises suspicions.

Alice rencontre l’ex-femme de Ben cette semaine, ce qui n’annonce rien de bon parce que ça se concentre de nouveau sur le couple. Cela dit, cela a merveilleusement bien fonctionné rien que grâce au casting, parce que j’étais très heureux de retrouver l’actrice, déjà vu dans Grey’s Anatomy (entre autres). En plus, elle a encore une blouse blanche dans cette série.

Bien sûr, Alice fait de la merde sans s’en rendre compte et même avant de la rencontrer, laissant Bunny regarder les femmes au foyer alcooliques. Pour se rattraper, elle fait semblant d’avoir l’habitude de jardiner avec Bunny, ce qui se retourne immédiatement contre elle. En tout logique. Franchement, il est difficile de ne pas être de l’avis de Renée, Alice enchaînant les merdes depuis sept épisodes.

Andy & Dora font semblant d’être malades pour rater les cours, finissant devant Buffy. N’est-ce pas magique ? Déjà qu’ils étaient mes personnages préférés, si en plus ils se mettent à regarder ma série préférée, c’est magique.

Bon, malheureusement pour Andy, il sèche pour rien. Il voulait simplement éviter un tournoi sportif, reporté au lendemain pour cause météorologique. Dora l’apprend, mais ne lui dit rien car elle veut sécher le même cours. Il est vexé, mais Dora décide de se rattraper en participant à la course avec lui. C’est mignon, même si hyper prévisible. Andy est effectivement le plus lent des coureurs.

Bon, sans être hilarant, cet épisode remonte un peu la pente grâce à une excellente guest-star, un bon montage musical et quelques blagues, mais ce n’est toujours pas aussi bon que ça ne l’était il y a quelques semaines. Je suis déçu, j’en attends trop, je pense.

08.pngÉpisode 8 – Last Dance with Mary – 15/20
The whole reason you came back was to get me to this point and I’m ready to do it.

Bon. Je commence cet épisode alors que je suis triste pour des raisons personnelles et furax d’avoir été spoilé sur twitter. A priori, je suis déjà dans la bonne ambiance pour voir la fin de cette série, déjà. Oui, les audiences n’ont pas suivi, c’est annulé.

L’anniversaire des six mois de relation de Ben et Alice approche, du coup, celui-ci lui achète une bague de fiançailles. Bien sûr, Alice la trouve assez rapidement par pur hasard. Mary comprend alors qu’elle disparaîtra si la demande en mariage a lieu. Elle fait tout pour empêcher Alice d’accepter.

Pendant ce temps, Dora et Andy entrent en compétition pour voler les vêtements de toute la barraque et les donner pour un projet scolaire de charité. Bien sûr, Dora récupère les chaussures dans lesquels son père a caché la bague.

Du coup, celui-ci ne peut pas faire sa demande à Alice qui déprime et décide de s’enfuir en avion. Moui, c’est un peu radical quand même, mais pourquoi pas, cela permet de combler un peu le final avec pas mal de suspense pendant que Ben cherche la bague à l’école, ses enfants mis au courant de son grand projet.

Bien sûr, tout finit bien pour la petite famille : Mary culpabilise et révèle à Alice qu’il faut qu’elle retourne auprès de Ben pour le demander en mariage, Ben retrouve sa bague, la double demande a lieu, avec ce qu’il faut de quiproquo et d’humour.

Ce n’est vraiment pas l’épisode le plus drôle de cette courte saison, mais il a ses bons moments, autant dans l’humour que dans la tristesse. Sans grande surprise, Mary a disparu seulement un temps. Alice est beaucoup trop déprimée sans elle pour continuer et, du coup, Mary revient, après un petit détour de son interprète vocal à l’écran.

C’est une jolie conclusion de saison. On sent bien que les scénaristes aimeraient continuer mais, en même temps, c’est une conclusion de série avec une boucle bouclée et aucune scène qui ne relance pour la suite. Pas de cliffhanger, une conclusion qui fait la série part sur une jolie révérence.

Capture d'écran 2017-05-31 18.02.31Épisode 9 – The Sleepover – 15/20
Did grandpa died again?

WTF? La série est annulée et tout le monde en a annoncé la fin avec l’épisode 8. L’épisode lui-même avait tout d’une fin de saison. Et pourtant, voilà, ce matin, j’ai reçu une notification de TV Time pour me dire qu’un nouvel épisode était dispo.

Bon, la chaîne doit se débarrasser de tout ce qu’elle a en stock j’imagine, mais je ne comprends pas bien pourquoi ils n’ont pas diffusé dans l’ordre d’écriture/tournage. Clairement, cet épisode n’a rien à faire là : ni Alice, ni Ben n’ont leur bague. Il aurait donc fallu le voir bien plus tôt dans la saison.

Cet épisode voit Alice vouloir rester dormir chez Ben car elle en a marre de passer une heure à rentrer chez elle. Le problème, c’est que les enfants sont atroces avec leur père et l’empêche de dormir toute la nuit. Je veux dire, admettons pour Bunny, mais les deux autres, c’est un peu exagéré. Les ronflements et le somnambulisme sont des problèmes difficiles à éradiquer, mais personne ne semble y faire grand-chose.

Alice se rend compte du problème et trouve des solutions à la Alice qui se retournent contre elle. C’est beaucoup trop drôle et ça fait regretter la série : l’épisode est plutôt sympathique et a des moments drôles qui confirment que la série avait quand même son rythme. En plus, la fin touche même à la corde l’émotion. Quel dommage, cette annulation !

fin

EN BREF – La série n’aura pas fait long feu, mais cela aura été suffisant pour me marquer positivement. L’équilibre des intrigues était incertain, mais il y avait de quoi s’amuser dans certains épisodes et surtout un vrai sentiment de feel good qui se dégageait des scènes en musique. Cela manque un peu à la télé en ce moment dans ce que je regarde, je suis donc forcément déçu de cette annulation si rapide.

Cependant, il faut bien dire ce qui est, la série était inégale et les audiences vraiment absentes. Tant pis, au revoir Imaginary Mary, ces deux derniers mois étaient un plaisir.

 

The Catch (S02)

Ci-dessous mon avis sur la saison 2 de The Catch, écrit au fur et à mesure de la diffusion de cette dernière saison pour la série. L’annulation aura pris les scénaristes de court : les intrigues ne connaissent donc pas de conclusions. Frustrant.

Avis : The Catch est de retour et… je suis encore là pour la regarder, parce que je suis pris au piège. Je viens de relire mon article sur la saison 1 et j’y ai retrouvé ce jeu de mots particulièrement mauvais par rapport au titre de la série (qui veut dire « le piège », concrètement). Je l’affectionne tout particulièrement parce que c’est exactement comme ça que je vis la série.

Le pilot m’avait bien plu, avec un casting excellent et une signature Shonda Rhimes écrit absolument partout, cette signature devenant de plus en plus la marque ABC, avec Quantico, Notorious ou Conviction qui ont toutes désormais une touche de Shonda Rhimes dans leur écriture.

Oui, mais exactement comme pour ces trois-là, The Catch a tendance à manquer cruellement de cohérence interne et d’enjeux, avec un couple phare qui a une excellente alchimie mais une histoire d’amour qui donne plutôt envie de fuir en courant, des personnages secondaires peu approfondis après dix épisodes mais auxquels on tente de nous faire croire que l’on est attaché, des détectives privés incapables de voir l’évidence quand il s’agit de la vie de leurs collègues et amis, de bons acteurs très mal exploités et la liste est encore longue.

Alors pourquoi je suis de retour ? Pour les annonces de casting que j’ai vu passer et, j’espère que ce n’est pas trop spoiler pour vous, particulièrement pour l’annonce de la présence de Gina Torres (inimitable Jessica de Suits, pour ne pas parler de Firefly). Outre cette actrice que j’adore, il y a bien sûr ma curiosité légendaire : je me suis investi dans cette histoire moyenne, je veux savoir ce qu’il en saura.

Et surtout, contrairement à d’autres séries (je pense là à Quantico surtout), je suis persuadé qu’il y a le potentiel de proposer une excellente série avec un fil rouge, alors j’ai espoir de voir cette saison 2 proposer une amélioration. Bon, en revanche, je ne me souviens pas énormément de la saison 1, et encore moins des personnages passés les deux principaux, signe clair que les secondaires étaient bien mal développés.

Quoiqu’il en soit je fais play, au moins pour ce premier épisode. J’ai toujours suivi tout le TGIT depuis quelques années, ce n’est pas pour arrêter en si bon chemin. Allez c’est parti pour le résumé épisode après épisode, attention aux spoilers !

Note moyenne de la saison : 14,5/20

Capture d'écran 2017-03-12 11.45.03.pngÉpisode 1 – The New Deal – 15/20
I’d say… what’s the catch?

Je surnote légèrement cet épisode, mais je vais m’en expliquer : la série m’a parue bien mieux et plus divertissante que dans mon souvenir. Soit c’est parce que ça fait un moment qu’il n’y avait pas eu de nouveau épisode, soit l’écriture de la saison 2 fonctionne bien mieux avec l’introduction de deux nouveaux personnages. Joués par des acteurs que j’adore. Je pense que ça aide.

Pourtant, la série est partie de très loin avec une esthétique 50 Shades of Grey dans ses premières secondes qui m’a fait craindre le pire. Franchement, l’effet de mode est juste évident surtout que la scène est un simple songe éveillé de Ben, qui est en prison. Soit.

La série nous propose cette semaine trois intrigues qui se développent en parallèle pour mieux se nouer ensemble à la fin, avec de plus des sous-développement pour chaque personnage. Et ça fonctionne à peu près.

D’abord, nous avons donc Ben en prison qui se voit proposer un deal avec le FBI et la nouvelle figure qu’est l’agent Justine Diaz (Gina Torres, donc). J’aime beaucoup ce nouveau personnage, même si on ne sort toujours pas des clichés. Dao se voit offrir une promotion qui implique qu’il se rende de l’autre côté des USA, et ça ne plaît pas trop à Val, qui flirte toujours avec.

Quant au deal de Ben, il doit les aider à arrêter des criminels et a droit à la petite réplique pourrie de l’épisode (voir ci-dessus). Ok, ok. Bien sûr, il accepte, mais Rhys s’arrange pour le faire s’échapper de prison avant que ça ne se mette en place.

J’ai beaucoup aimé la réintroduction de Rhys que j’avais totalement oublié et qui m’a paru plutôt fun. Il avait pourtant eu son rôle à jouer en saison 1, mais c’est loin tout ça. Bref, Rhys s’est arrangé pour faire en sorte que Ben soit libre, mais cela n’est pas sans conséquence : ils ont une arnaque à monter, une histoire à dormir debout qui finit bien avec une Alice qui retrouve son Ben, qui se voit lui-même proposer un New Deal (oh, oh !) par Justine Diaz. Happy end pour ces deux-là, donc.

Ce n’était pourtant pas gagné pour Alice : elle voit son frère débarquer chez elle. Deux choses à ce sujet : j’avais oublié que T.R. Knight rejoignait le casting donc j’étais grave heureux de le retrouver malgré son coup de vieux depuis Grey’s Anatomy et d’où Alice a un frère ? C’est un peu gros mais la saison 1 nous a habitué à sortir un passé de nulle part pour ses personnages.

Le frère d’Alice apporte avec lui ses problèmes qui seront fil rouge de la saison (une histoire d’argent qui ne lui appartient pas et dont les propriétaires sont morts depuis une semaine – Qui rentre dans une maison où il y a deux cadavres ensanglanté depuis une semaine sans remarquer l’odeur ? Alice, bien sûr).

Il apporte aussi la création d’un triangle amoureux bateau entre lui et les sous-fifres d’Alice et Val, dont je ne me souviens pas les noms. Bon, Alice continue de tout gérer de front et s’en sort plutôt bien, en s’associant avec le FBI, mais en arrivant quand même avant eux sur les lieux. Et tout le monde trouve ça normal.

Elle réussit enfin à récupérer les documents et matériels confisqués par le FBI grâce à cette alliance bancale et le partage d’informations qui sont suffisantes pour la foutre en taule, mais non. Parfait.

C’est pile à temps pour que Margot vienne demander de l’aide pour sa sécurité aux filles. Hein, quoi ? Oui, oui, vous avez bien lu.

La troisième intrigue de l’épisode se concentre sur Margot qui prend la tête de la « Brittish crime family » comme la décrit le résumé de début d’épisode. Seulement, ce n’est pas facile de diriger une famille criminelle, elle est forcée de tuer un des hommes de main de sa mère d’entrée de jeu. Surtout, elle fait face à une véritable guerre lancée contre ses hommes et sa fortune. Si, au départ, elle soupçonne sa mère, elle s’aperçoit que ce n’est pas possible.

Elle demande donc de l’aide à Rhys, voit son mec se faire tuer alors qu’elle allait coucher avec et décide en toute logique d’aller demander de l’aide à ses anciennes pires ennemies, maintenant qu’elle a trouvé pire. Cela se tient. Ou pas.

La série manque toujours cruellement de cohérence, mais le rythme est bon et ils ont eu tendance à freiner les transitions un peu ratées et les découpages d’écran permanents en saison 1. Je ne sais pas trop pourquoi je note si bien cet épisode, mais j’ai aimé retrouver l’univers et les personnages, quitte à ce que ce soit pour m’en moquer et relever toutes les incohérences des développements.

Je ne doute pas que les prochains épisodes parviendront à me faire retomber dans l’ennui et les levage de yeux au ciel, mais force est de constater qu’ils ont su réparer deux défauts majeurs de la série avec cet épisode.

En effet, chaque personnage avait son temps d’écran et son intrigue propre, ce qui manquait énormément l’an dernier pour s’attacher à tout le monde, et l’introduction de deux nouveaux personnages permet la création de nouvelles dynamiques plus fonctionnelles que celles de l’an dernier (surtout avec le FBI).

Reste que le couple Alice/Ben ne m’envoie pas du tout du rêve, mais bon, ils n’en ont pas trop fait dans cet épisode, alors ça va, ce n’était pas trop gênant… Contrairement à leur scène de nudité floutée à l’arrache ou esthétisée avec jeux de lumière et plan de dos. Ridicules, mais c’est la mode 50 shades (ou du moins ce que j’en connais des bandes-annonces).

The Catch Season 2 Episode 2_0001440660.jpgÉpisode 2 – The Hammer – 13/20
Sweetie, you’re a criminal

Avec un trajet retour en bus interminable depuis mon lieu de vacances, je me suis dit que regarder The Catch pourrait être une bonne idée. Et puisqu’il faut bien que je mette à jour tous les articles du blog, autant commencer par là.

Comme la semaine dernière, la série propose de suivre en parallèle trois intrigues, ce qui s’avère assez efficace en terme de rythme.

Tout d’abord, on reprend sur le cliffhanger avec Margot qui embauche Alice et Val, ce qui provoque tout un tas de problèmes évidemment. Elle veut savoir qui a tué son mec, surtout qu’elle sait qu’elle était la cible car elle venait juste d’échanger de position avec son mec. Euh ? C’est un bien mauvais sniper quand même, vu le temps qu’il y a eu en vrai.

Alice et Val acceptent de travailler pour Margot, NORMAL, afin de récupérer de l’argent dont elles manquent cruellement. Bien sûr. Cela permet à Alice de prendre le pouvoir sur son ennemie de toujours (c’est-à-dire des trois ou quatre derniers mois dans la chronologie de la série où Ben n’est resté en prison que 72h). Seulement, les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît : Margot se trompe en désignant de potentiels ennemis voulant la tuer qui sont tous morts, Alice téléphone tranquilou à côté d’elle et lui révèle des bouts de sa vie privée.

Margot comprend alors qu’elle est la cible d’un tueur à gage connu pour être inconnu, justement, et se sent morte avant de l’être. De fil en aiguille, cela mène à une scène sympa pour démasquer le tueur, avec les filles de l’équipe qui se font toutes passer pour Margot. L’idée est sympa, mais un vrai tueur à gages tuerait probablement les quatre sans se poser autant de questions.

Cela dit, ce tueur à gage est un peu concon : non seulement il rate Margot dans l’épisode précédent, mais en plus il tourne le dos à Alice qui en profite pour l’arrêter. Règle numéro 1 de la vie : ne pas tourner le dos à ses ennemis. Non ? Je ne sais pas, on va dire que ce monsieur n’a jamais eu accès à une télévision.

Bref, le tueur est arrêté et tout va bien dans le meilleur des mondes. Val et Alice le laissent aux mains de Margot et s’en vont sans se poser de questions. De manière tout à fait prévisible, Margot décide donc de l’embaucher.

En parallèle, Ben et Rhys sont employés par l’agent Diaz pour une mission d’infiltration assez basique. L’agent Diaz essaye de les convaincre de travailler selon ses règles, mais ça ne prend pas sur les deux escrocs professionnels. C’est un peu gros, mais c’est loin d’être la mission la moins crédible de la série.

Il est question d’espionner un trafiquant qui planque des diamants dans des carcasses de viandes saignantes mais laissant les diamants impeccablement propres. Du jamais vu. C’est une intrigue vraiment sans plus, surtout parce que l’agent Diaz apparaît absolument pas crédible : elle débarque au dernier moment sans prévenir les deux criminels avec qui elle bosse.

C’est genre le meilleur moyen de ruiner leur couverture et clairement un truc qui ne peut pas arriver dans la vie. Bon, pourquoi pas après tout, je prends toutes les scènes avec Gina Torres moi. Pas bien brillant, mais pas catastrophique. La mission est une réussite, mais ça finit mal. Le trafiquant se casse au vert sur des conseils involontaires de Ben, qui doit annoncer la bonne nouvelle à sa nouvelle superviseur. C’est un cliffhanger peu convaincant, heureusement qu’il y a le reste.

Du côté du fil rouge de la saison, enfin, c’est-à-dire de l’intrigue Tommy, il faut noter que les enquêteurs sont particulièrement mauvais. C’est le petit frère d’Alice qui fait tout le boulot, et le fait mieux qu’eux en le faisant à peu près aussi bien que moi. Quel détective n’irait pas vérifier du côté des chiens ? Et du côté du courrier ?! C’est genre… La base ?

Du coup, Tommy s’impose petit à petit au sein de la firme. Tout le monde est surpris positivement par son boulot, notamment Alice qui est heureuse de voir son frère l’aider et lui propose un job. Cela crie le personnage qui cache quelque chose. Et effectivement, il est révélé en fin d’épisode qu’il veut juste récupérer l’argent qui est à son nom et se barrer. Pas de bol pour lui, l’argent appartient à un cartel hyper puissant.

La révélation nous offre aussi l’identité d’une taupe découverte en cours d’épisode, comme quoi, parfois les détectives sont capables de faire quelque chose de leur dix doigts. Pas mal, les gars !

Tommy apporte en tout cas un bon humour à la série, c’est appréciable. Quant au triangle amoureux qu’il forme avec Sophie et Danny, les scénaristes ne perdent pas de temps : Sophie l’embrasse quand elle est déçue de l’absence de réaction de Danny alors qu’elle vient de se faire tirer dessus. Le pauvre Danny faisait tout simplement son boulot à peu près bien. C’est aussi le seul à se méfier de Tommy. Comme quoi, faut pas désespérer.

Les trois intrigues forment une structure cohérente qui améliore grandement la série qui se divisait trop souvent en deux l’an dernier. En plus, quelques scènes permettent des réunions savoureuses, comme le coup de téléphone entre Alice et Ben/Tommy ou la scène du dîner le plus WTF et le moins crédible de l’histoire des séries Shonda Rhimes (ce n’est pas rien).

Côté couple, Alice et Ben s’engueulent, Alice reprochant une fois de plus à Ben de lui avoir menti, ce qui est à peu près la chose la plus logique du monde, mais Ben dit ne pas comprendre, surtout qu’il a quand même passé 72h en prison pour elle. OK. Alice se met à son tour dans une situation pourrie puisque Ben se réjouit de l’absence de mensonges entre eux alors qu’elle est en train de bosser pour Margot…

Ce n’est toujours pas crédible et rarement cohérent, mais je trouve pour l’instant cette saison un peu plus fun que dans mon souvenir, où la saison 1 avait été sacrément longue. Les ajouts au casting font beaucoup de bien et l’absence de Dao, vague intérêt romantique de Val, ne fait absolument aucun dommage à la série.

03.pngÉpisode 3 – The Dining Hall – 14/20
I kill people for a living, I don’t have friends.

Tommy souhaite donc se barrer avec le fric. Pas de bol pour lui, il a une sœur chiante qui veut le garder en sécurité. Du coup, il se barre tout court, avant qu’il ne soit trop tard. C’est le point de départ de cet épisode qui gère la fuite un peu trop facilement. Tommy étant présenté comme quelqu’un de particulièrement stupide, il n’est pas étonnant de le retrouver ensuite dans une bijouterie à acheter des boucles d’oreilles pour Sophie, une enquêtrice tellement douée qu’elle sait avant même de se connecter que l’argent a été récupéré par Tommy. Cela permet rapidement à Alice de retrouver la trace de son frère.

Ce n’était pas bien intéressant, du coup c’est une bonne chose que ça se déroule vite. Tommy se retrouve avec une nouvelle identité et se barre en Slovénie. Bien évidemment, il se fait rattraper par le cartel (représenté par un seul homme, qui a aussi menacé Alice et Val plus tôt), découvre qu’on lui a volé son argent et repart finalement avec sa sœur, qui n’hésite pas à le balancer à la police.

Franchement, cette intrigue n’était pas surprenante et plutôt pépère pour les scénaristes qui ne se foulent pas. On notera toutefois le retour des figurants à l’arrière-plan de la firme et, bien sûr, la création d’un ex-compagnon pour Val en la personne de Nick. Flic médiatique, c’est lui qui arrête Tommy quand Alice le retrouve. Mouais. Je crois qu’on peut définitivement dire adieu à l’agent Dao. De toute manière, il ne servait à rien.

Du côté de l’intrigue B, on retrouve Margot et son tueur à gage qui décide maintenant de draguer Sophie. En effet, Margot se retrouve à bosser avec l’équipe B, constituée de Sophie et Danny. Là encore, l’épisode nous offre du convenu et l’intrigue n’est pas passionnante. Il faut noter toutefois un nouvel intérêt amoureux pour Sophie et le serial killer, « Le Marteau ». Encore un pour Sophie, oui. Tout aussi prévisible, le rapprochement Danny/Margot ne surprend que par sa rapidité à se mettre en place, dans une espèce de relation haineuse tout à fait malsaine, forcément, mais du coup plutôt comique (le piège dans la banque notamment). Prévisible.

Enfin, la dernière intrigue s’intéresse à nos arnaqueurs bossant pour le FBI. Peu de choses à dire de ce côté-là aussi, si ce n’est qu’un fil rouge se dégage avec l’asiatique qui s’est barré dans l’épisode précédent. Il s’agit désormais d’attraper le méchant qui le dirigeait : une diplomate tout aussi asiatique. Le côté diplomate permet de complexifier la mission, qui se déroule sans l’accord officiel du FBI, et c’est l’occasion de nous révéler qu’il est très dur d’être arnaqueur, car leur boulot consiste à organiser une super soirée.

Il est toujours aussi marrant de voir le personnage de Diaz évoluer. Elle n’est clairement pas à la hauteur de ce que Gina Torres peut jouer et l’écriture du personnage est franchement pas dingue, mais les relations entre les trois fonctionnent et sont marrantes. Et puis, elle a un mari, qui finira sûrement par sortir de nulle part lui aussi (en espérant que ce ne soit pas Nick, ce serait du bon foutage de gueule).

En tout cas, pour eux, pas de bol, leur cible comprend assez vite qu’elle est la cible et se retourne contre eux. Pour s’en sortir, Rhys promet d’offrir les trois millions de dollars de Tommy qui sont dans le coffre de sa voiture, puisqu’il vient de lui voler. Évidemment. Ben se rend les chercher et tombe sur Alice en train de les récupérer.

La dernière scène est probablement la plus marrante et la plus réussie de l’épisode, avec les amants qui ne sont pas d’accord sur ce qu’ils vont faire de l’argent : sauver Rhys qui est comme un frère pour Ben ou Tommy qui est le frère d’Alice. C’est un cliffhanger réussi, même s’il ne fait aucun doute qu’ils vont aller s’occuper de Rhys d’abord, sa situation étant plus urgente.

Bon, cette saison est quand même meilleure que la première, même si ça reste un divertissement de bas étage avec bien peu de crédibilité.

Capture d'écran 2017-03-31 14.43.36.pngÉpisode 4 – Family Way – 14/20
You are really very, very good at your job.

Non, Alice n’est pas si douée dans son travail Tommy, mais ça je l’ai déjà pointé du doigt plusieurs fois depuis la saison 1, alors je vais arrêter de me répéter.

Cette semaine, l’épisode que nous propose The Catch possède un bon rythme bien vif et endiablé, avec des intrigues qui avancent un peu à toute vitesse et qui nous font presque oublier la médiocrité générale. Un 14 est donc plutôt une bonne note de ce point de vue-là, mais je trouve les répliques plus cinglantes et plus justes qu’en saison 1. En plus, je trouve qu’on a moins le temps de s’ennuyer avec la multiplication des intrigues et du rythme, même si c’est toujours bourré d’incohérences.

Tout d’abord, tout recommence au cliffhanger de la semaine dernière. Alice et Ben finissent par s’arranger en allant demander l’argent dont ils ont besoin pour sauver Rhys à… Margot. Cela fonctionne plutôt bien, même s’il aurait été plus simple de donner l’argent de Tommy pour sauver Rhys avant d’aller demander la même somme à Margot, mais bon. Nous ne sommes pas à une incohérence près dans cette série. Seulement Rhys a autre chose à faire que mourir dans son coin : il fait alliance avec les deux asiatiques qui s’en prenait à lui.

Dans un retournement peu crédible mais assez sympathique à voir, Rhys et Ben s’appliquent à faire tomber leur nouveaux associés en les faisant se soupçonner de se tromper l’un l’autre, ce qui leur permet aussi de couvrir le vol des diamants auprès du FBI. Je ne vois pas bien comment le FBI les laisse s’en tirer comme ça, même s’ils affirment ne pas avoir voler les diamants. C’est effectivement le cas, c’est bien sûr Margot qui les a, parce que Ben a eu la bonne idée de lui en parler et de lui révéler qu’il travaillait pour le FBI. C’est ce qu’on appelle une couverture très secrète tout ça, d’autant que Daniel l’entend aussi en parler.

En effet, Daniel continue de coucher avec Margot dans cet épisode. Celle-ci aurait pourtant bien d’autres chats à fouetter, mais non, les scénaristes préfèrent nous montrer longuement ces deux-là en train de faire l’amour plutôt que de nous expliquer comment elle a volé les diamants. Tant pis. Quant au « marteau », on ne sait toujours pas bien pourquoi il accepte de travailler pour Margot, mais il fait équipe avec Sophie cette semaine afin de retrouver la mystérieuse femme qui s’en prend à Margot.

J’ai du mal à accrocher à ces deux couples, même si Margot/Daniel réussit à être quand même un peu plus crédible. Il faut dire que Sophie a le droit à des scènes avec ses trois prétendants dans cet épisode, et ça fait beaucoup pour que ce soit vraiment intéressant : Daniel continue de vouloir la protéger, Tommy de se faire pardonner et le marteau la séduit l’air de rien. Ce n’est pas dingue.

À force d’un travail qu’on ne voit quasiment pas à l’écran, d’histoires à dormir debout (le sac à main ouvert dans la banque) et de bourdes de Val, toute l’équipe finit par mettre la main sur cette femme mystérieuse, qui nous offre un cliffhanger imprévu : c’est la fille de Margot ! Elle semble bien sympa pour une fille qui vient d’essayer de tuer sa mère et de la ruiner… En tout cas, la surprise est là, de même que les perspectives pour une suite qui bouge bien.

Avant tout cela, toutefois, il faut boucler l’intrigue Tommy. Malheureusement, ce n’est pas bien fou : Alice planque l’argent dans son bureau, il est donc aussitôt évident que l’épisode se finira sur la disparition du sac. Tommy le cherche en effet pendant tout l’épisode, après avoir réussi à se faire libérer de prison grâce à Ethan, un ex d’Alice dont il a vaguement parlé dans l’épisode précédent. Ledit Ethan semble drôlement attaché à Alice et leur rend tout plein de services, il y a donc fort à parier qu’on le reverra.

C’est d’autant plus évident qu’Alice ne semble pas encore remise de sa relation avec lui, quand elle comprend qu’il a aidé Tommy ou quand elle le voit. Bref, pour protéger son petit frère, elle se met une nouvelle fois en quatre et prend des risques. Tellement de risques d’ailleurs, qu’elle devrait être morte à l’heure qu’il est. Le chantage qu’elle fait au type du cartel est énorme, on voit direct qu’elle a un micro et je ne vois pas trop pourquoi le type ne la tue pas quand il entend la police arriver. Mais bon.

Comme d’habitude donc, cet épisode parvient à être divertissant grâce à des répliques sympas et des dynamiques entre les personnages qui se sont vraiment améliorées entre les deux saisons. L’arrivée de Diaz fait beaucoup de bien à Rhys/Ben, celle de Nick fonctionne mieux que Dao et Tommy apportait un peu de fraîcheur à l’équipe, fraîcheur désormais apportée par le Marteau (quel nom ridicule) et par Margot.

Je suis un peu déçu du départ de Tommy après quatre épisodes, mais je ne m’inquiète pas trop. Vu qu’Alice le laisse partir avec l’argent (qui appartient désormais à la police normalement, elle devrait donc finir en prison pour ça !) et lui dit de ne surtout pas revenir, il devrait vite réapparaître dans la série !

05.pngÉpisode 5 – The Bad Girl – 14/20
Nothing like plotting your mother’s death to keep a girl motivated.

Je continue de rattraper mes séries avant d’avoir un retard trop important, il est donc temps de parler du dernier épisode de The Catch, qui réussit une fois de plus à prouver que la série a désormais son rythme de croisière.

15 ans ?! C’est l’âge de Tessa Riley, la fille de Margot. Alice arrive à le deviner et elle est sacrément forte, parce que l’actrice n’a clairement pas cet âge-là. L’épisode commence donc très bien sur le WTF habituel avec Tessa qui déclare vouloir tuer Margot. Celle-ci reconnaît être un monstre et souhaite un test ADN sur sa « fille » pour savoir si elle l’est, laissant Alice face au dilemme de prévenir Ben ou non.

En effet, assez vite, il devient évident que Ben est le père de Tessa. Avant d’en arriver à la rencontre avec sa fille qui servira de cliffhanger à cet épisode, Ben aide le FBI à arrêter une nouvelle criminelle, Chloe Jackson. C’était une intrigue un peu bateau, avec une criminelle aux mœurs très libérée qui permet un baiser Jessica/Chloe pour les audiences et une situation classique de trahison qui mène à son arrestation. Le vrai but de cette intrigue était de mener Rhys sur la voie de la rédemption, puisqu’il débute l’épisode en méchant enchaînant les vols et le finit en aidant le FBI, exactement comme Ben.

C’était un peu simple comme retournement, et surtout ça n’a rien de permanent… a priori. Avec eux, ça suffira peut-être à tout justifier.

Cependant, cette intrigue n’était vraiment pas le cœur de l’épisode. C’est Tessa qui constitue tout l’intérêt de ce cinquième volet : après le départ du frère d’Alice, l’arrivée de la fille de Margot et Ben permet de relancer les intrigues générales, aussi bien sentimentales que dramatiques.

Et je dois dire que c’est plutôt efficace : Sybil apparaît de nouveau comme une femme a priori sans cœur, mais en fait simplement calculatrice. Quant à sa petite-fille, elle semble avoir hérité du fonctionnement familial sans le moindre souci : ses parents adoptifs ne veulent plus d’elle et elle manipule Felix, un associé de la firme, pour tenter de buter tout le monde. Bien sûr, elle échoue, mais Sybil suggère que c’est volontaire, puisqu’elle voulait simplement l’attention de sa mère.

C’est intéressant comme idée et ça permet surtout d’en finir avec l’intrigue « quelqu’un veut tuer Margot ». Les révélations sont plutôt cool et perturbent les couples de Margot et Ben, ce qui permet quelques pistes intéressantes pour la suite de la série. Surtout, cet épisode marque des réconciliations à un peu tous les niveaux et y compris entre Margot et Sybil. La famille n’a pas fini de nous pourrir nos héros… c’est tout ce qu’on demandait pour garder le divertissement à flot.

Enfin, l’épisode nous propose le début d’un nouveau fil rouge autour d’Ethan, l’ex d’Alice. On ne sait pas bien ce dont il est question encore, mais clairement le passé revient hanter l’héroïne sous la forme de Nick qui s’inquiète de son passé. En plus, le retour de Nick sert également le personnage de Val. Finalement, et ironiquement, c’est Sophie qui se retrouve sans intrigue perso cette semaine (je ne m’inquiète pas, le Marteau reviendra bien assez tôt).

Bref, malgré tous ses défauts, la série fonctionne mieux que l’an dernier je trouve, principalement grâce à des dialogues percutants. De ce point de vue-là, les additions de Justine et de Tessa sont deux excellentes choses, car elles font passer un bon humour dans la série et atténuent un peu le romantisme à deux balles pas crédible de Ben voulant acheter une maison…

06.pngÉpisode 6 – The Hard Drive – 12/20
Once again, the FBI is no match for Alice Vaughan.

Allez, on est reparti pour The Catch après un début de TGIT très moyen malgré le 100e épisode de Scandal.

Cet épisode démarre en 2009 et s’arrange pour que Val arrête Ethan et blesse Alice lors de l’arrestation de son ex-fiancé. Comme ça, on peut suivre l’épisode et savoir dans quelle temporalité on est tout du long.

En effet, l’épisode poursuit également dans le présent avec l’arrivée de Tessa dans la vie de Ben, Margot et Alice. C’est tout à fait le bon moment parce qu’en plus le FBI est compromis et une fuite met en danger Ben & Rhys. Assez vite, Ben a besoin de l’aide d’Alice dans son intrigue pour le FBI. Ils s’infiltrent sous couverture et tombent sur un mec à poil, avec cette bonne blague qui permet la citation de l’épisode. Une fois de plus, c’est un type à mémoire photographique, ce qui est un procédé hyper basique dans tout un tas de séries (à commencer par Suits dont Gina Torres vient).

Troy, c’est son nom, est avant tout un moyen de faire grimper les audiences féminines de la série de manière pas subtile du tout : il passe son épisode à poil. Bon, je suis méchant, il le passe avec quelques vêtements quand même, mais il est torse nu dans chacune de ses scènes. C’est beau…

Troy est aussi de nouveau un personnage bisexuel (enfin, il est surtout tellement narcissique qu’il veut juste plaire à tout ce qu’il bouge) pour la série. Un de plus, oui. Tous les pseudos méchants de la saison le sont de toute manière.

Bref, c’est en plus un bon moyen (il a tout pour lui) de fournir une nouvelle aide de poids pour le FBI histoire de régler la fuite et un nouvel allié de taille pour retrouver le mari de l’agent Diaz. Afin qu’elle le tue. Franchement, ne me demandez pas, c’est du Shonda et c’est du grand n’importe quoi. Cela relance ce trio dans une nouvelle direction sympa et Troy peut être un love interest marrant pour Rhys et/ou Tessa.

De son côté, Margot n’arrive pas à travailler grâce à sa mère et sa fille qui se mêlent de tout et interrompent tout. C’est marrant, mais tellement pas crédible, surtout qu’elle est toujours dans la planque fournie par Alice. Je la vois mal couvrir Sybil intentionnellement, c’est une criminelle. Cela dit, il y a un bon humour dans la cohabitation de ces trois-là qui me fait bien rire. L’épisode nous propose une intrigue qui comble un peu la saison avec une nouvelle trahison de Sybil, la mort de Fernando et le développement d’une relation Tessa/Margot. Je continue de bien aimer Tessa, il y a des choses à en tirer.

L’enquête sur Ethan n’est pas trop passionnante dans le présent, mais permet d’explorer agréablement le passé d’Alice : elle se droguait et protégeait Ethan sans savoir s’il avait tué ou non le policier qu’il était suspecté d’avoir tué. Val en policière paraît étonnamment plus jeune, contrairement à Alice ou Danny. Ce dernier rencontre Alice en la filant pour le compte d’Ethan. Il est intéressant de découvrir la manière dont ils sont devenus collègues (ou amis, même si là, elle l’embauche).

À mener l’enquête sur son passé comme ça, Alice finit l’épisode toute perturbée. Il faut dire qu’elle découvre qu’Ethan était bien innocent alors forcément, ça la perturbe. Comme en plus, Ben révèle qu’il avait effectué un profilage d’Alice pour la séduire plus vite (logique) et créer un personnage qu’elle était susceptible d’aimer, elle est vraiment chamboulée.

Il est alors temps pour un cliffhanger sur ce nouveau triangle amoureux qu’est Ben/Alice/Ethan. Et effectivement, l’épisode se termine sur une Alice tourmentée entre ses deux hommes. Oh lala. Je mets une note au-dessus de la moyenne uniquement parce que l’épisode avait des moments drôles et parvient à divertir un temps. Pendant que je fais la poussière.

Capture d'écran 2017-04-21 20.07.16.pngÉpisode 7 – The Birthday Party – 15/20
Why am I looking at a photo of a dead girl instead of your penis?

Bon et bien la série continue de me surprendre positivement en proposant un divertissement de qualité. Je le dis chaque semaine, mais il ne faut toujours pas s’attendre à une cohérence quelconque. À la place, il faut se contenter de quelques personnages très bons.

À commencer bien sûr par Tessa, qui est le nouveau personnage que je préfère dans cette saison de The Catch. Elle réussit à merveille à s’intégrer à la série et apporte avec elles des intrigues bien marrantes. Cette semaine, il s’agit d’un anniversaire auquel Margot l’envoie pour récupérer des infos et assurer sa domination. Tout commence autour d’un petit déj familial où Ben agit en père parfait alors que Margot se la joue Margot.

L’épisode est plutôt excellent du côté de cette intrigue, nous proposant une scène à la Gossip Girl, le côté argent corrompu et flingues en plus. Tessa déchire dans sa mission sous couverture et c’est très drôle à voir, surtout lorsqu’elle prend des initiatives. J’aime beaucoup ce genre de personnage qui est à fond dans l’honnêteté et qui apporte pas mal de fun. En effet, Tessa est clairement utilisée comme un élément comique dans cet épisode, surtout dans sa relation avec Ben. Celui-ci interfère dans la mission, ils se font prendre mais Margot débarque à temps pour tout rétablir.

L’intrigue était on ne peut plus stupide et trop énorme pour être crédible, mais elle m’a bien fait marrer, et je n’en attends pas beaucoup plus de The Catch.

C’était malheureusement moins bon du côté de Justine, autre personnage que j’aime beaucoup cette saison. Si la première partie de l’épisode la voit continuer à développer sa relation avec Troy (toujours aussi nu que possible) et surtout avec Rhys (avec une dragouille appréciable), elle retrouve bien vite son mari.

Et là, c’est beaucoup moins bon. Il dit être encore sous couverture et blablabla. Aucune action, donc, et, en conséquence, rien de bien intéressant à se mettre sous la dent. Dommage.

Enfin, du côté d’Alice, c’était à peine mieux. L’épisode reprend sur le cliff de la semaine dernière, avec Ben qui fait tout pour devenir super ami avec Ethan. Cela tombe bien, parce qu’Ethan est le nouveau client d’Alice car il a vu tous ses mails fuiter. Sophie s’en dit responsable à cause de son enquête de la semaine dernière, ce qui m’a un peu fait lever les yeux au ciel je dois dire.

Ce n’était que le début, parce que le personnage de Sophie ne m’a franchement pas plu cette semaine. On la découvre subitement hacker quand elle réussit à prendre le contrôle d’une voiture à distance, genre normal. La scène était marrante et bien fichue, mais c’est tout de même énorme. Bref, l’équipe n’a pas trop de mal à régler le problème d’Ethan.

Celui-ci révèle alors à Alice qu’il a une fiancé nommée Gretchen. OK. C’est cool, mais alors pourquoi l’un et l’autre passe l’épisode à se draguer, hein ? En effet, ils se vengent en provoquant une soirée catastrophe à la fête du riche qui s’en prenait à lui, se faisant virer de là illico. Et Alice en est très heureuse, à en juger par son sourire.

Comme en plus, Ben est très heureux de passer du temps avec Margot et Tessa, cela promet des scènes intéressantes pour la suite de la série. Pas autant que le cliffhanger qui voit le retour de Felicity chez Margot.

Felicity, on l’avait déjà vu en saison 1, et Rhys en parle lourdement dans tout l’épisode pour la réintroduire. Il pense l’avoir tuée, mais Margot la savait de toute évidence en vie. Alors oui, Felicity est à la fois l’ex de Rhys et de Margot, et c’était pour ça qu’il l’avait tuée. Cela dit, je dis ex, mais les deux filles n’hésitent pas longtemps à s’embrasser. Danny sera heureux, surtout après avoir envoyé une photo de son sexe à Margot en échange d’une info cette semaine…

Oui, cet épisode avait son lot de scènes comiques quand même : outre celle-ci et la voiture télécommandée, je pense également à Margot dans son coffre ou la réplique finale de Tessa à la fête. C’était bien mené et agréable à regarder, même si c’était un peu long du côté Justine/Rhys.

09Épisode 8 – The Knock-Off – 15/20
I just have sex with her. She’s alive.

J’étais assez peu motivé par le visionnage de cet épisode parce que le reste du TGIT m’a un peu déçu aussi. Cependant, le retour de Felicity m’intrigue assez pour faire play malgré tout.

Cela ne manque pas : cette semaine débute sur Felicity et Margot au lit, comme je m’y attendais. Felicity nous donne quelques informations vagues sur sa survie et son retour, puis Tessa débarque et les surprend de bons matins. Cela promet. Évidemment, elle pique sa crise au petit déjeuner mais Margot demande à Tessa de partir pour parler d’une mission avec Felicity. Il s’agit pour elles de voler une bouteille hautement sécurisée. OK, OK.

Mouais, mouais, mouais. Pour celle-ci, Margot largue Tessa à Alice puis récupère Danny et Sophie. Cette dernière surprend le couple dans l’ascenseur. Pas mal du tout pour foutre la merde avant une inévitable rupture Danny/Margot lorsqu’il apprendra l’existence de Felicity. Sophie est bien déçue par Danny, mais amusée de le voir tenter de lui prouver qu’il a une vraie relation avec Margot quand celle-ci veut juste travailler.

Bref, Margot l’utilise et ça ne plaît pas à Sophie. Pourtant, c’est rigolo, surtout que Margot excelle dans cet épisode. Ainsi, Felicity et elle n’ont aucun mal à remplir leur mission dans le casino. Fun, bien que vu et revu comme type d’intrigue.

À l’agence, Alice rencontre son sosie : Gretchen, la fiancée d’Ethan, une rousse aux yeux bleus. Il est sûr qu’elle ressemble beaucoup à Alice, mais cela ne peut que me mettre la puce à l’oreille après les révélations sur Ben faisant tout pour copier Ethan afin d’arnaquer Alice.

Gretchen a évidemment besoin de l’aide d’Alice et Val, parce que sinon, nous n’aurions pas d’épisode. Ce n’est pas bien intéressant et comme prévu, Gretchen est bien en train d’arnaquer Ethan. Elle a un projet de ligne de fringues stupide mais éthique. Le problème, c’est que son investisseur potentiel trempe dans des ateliers illégaux, alors elle demande à Ethan de financer ce projet. C’est gros, mais c’est gros !

Dans cette série cependant, plus c’est gros, plus ça passe. Ethan finance, malgré l’avertissement d’Alice, que Gretchen n’aime pas du tout. Après quelques recherches supplémentaires de Tessa, l’arnaque devient évidente. Alice parvient donc à faire entendre raison à son ex en lui montrant que Gretchen est déjà mariée.

En toute logique, donc, cet épisode nous montre que l’ex d’Alice est lui aussi piégé par une arnaqueuse et que celle-ci prend également le risque de faire appel à une détective privée pour bosser sur son mari. Voilà, voilà, quoi.

Pendant ce temps, Troy continue de se trimballer quasiment nu chez Rhys. C’est marrant, mais bon, comme ils l’ont introduit comme nudiste, c’est un peu con de le laisser tout le temps en caleçon, non ? Ah oui, c’est vrai, on est sur ABC, c’est juste pour là pour faire grimper l’audience. Ridicule, mais pas autant que sa réintroduction en tant que disque dur.

Le but pour eux cette semaine est de faire tomber les méchants que poursuit le mari de Justine. C’est une mission tout à fait routinière, qui permet à leur équipe de visiter un aérodrome déjà vu dans Scandal et bon nombre d’autres séries.

Une fois que la mission est terminée, ils comprennent un peu trop tard que le mari de Justine, Eddy, est en fait le grand méchant de l’histoire. J’ai envie d’ajouter : forcément. Là encore, c’est trop gros quoi. Ils se débrouillent pour l’arrêter malgré tout, Troy ne sert donc officiellement plus à rien… mais il est sûr qu’on le reverra, puisqu’il a la carte de Justine. Rhys le laisse filer sans même coucher avec, c’est étonnant… mais notre british semble avoir un vrai penchant pour Justine.

Enfin, tout ça, c’est avant que Margot débarque, frustrée d’avoir été doublée par Felicity, et lui révèle que celle-ci est encore en vie. C’est un bien meilleur cliffhanger que l’autre, qui voit Ben jaloux qu’Ethan embauche Alice à plein temps. Le triangle amoureux se développe quoi…

09-2.pngÉpisode 9 – The Cleaner – 18/20
I can’t believe you came all the way from the dead and didn’t call.

En bon plaisir coupable, The Catch délivre un bon épisode aujourd’hui, avec un mélange de toutes les intrigues… au point d’en devenir franchement excellent sur sa fin !

L’épisode recommence avec Rhys et Margot qui essayent de comprendre le plan de Felicity. N’y parvenant pas, Margot demande à Alice de l’aide, surtout pour retrouver le Cleaner. S’il a le titre de l’épisode, c’est bien tout ce à quoi il sert, car on apprend finalement qu’il ne s’est jamais débarrassé du corps de Felicity comme on lui avait demandé.

Travailler encore avec Margot sur des affaires illégales énerve Val, qui fait promettre à sa partenaire que c’est la dernière fois. Mouais, c’est d’une crédibilité, toujours. Enfin, cette fois, c’est juste qu’il est évident qu’Alice ment.

Rhys se barre soi-disant en vacances, malgré la demande de Ben de l’aider à trouver de quoi faire tomber Ethan. Face à ce refus, Ben demande l’aide de Justine, qui trouve bien sûr quelque chose. Le problème, c’est que bien sûr, il est innocent et se fait arnaquer par quelqu’un d’autre… Carol, une secrétaire qui bosse depuis des années pour lui. C’est sans grand intérêt franchement, mais c’était plutôt marrant, grâce à une bonne actrice secondaire. Cette pauvre Justine n’a servi à rien cette semaine, puisqu’elle était privée du duo avec Rhys qui lui apporte tout son côté comique habituellement. Toute cette intrigue n’est pas franchement passionnante, mais permet d’entendre parler de Mockingbird…

… Qui est très précisément l’homme qui Margot rencontre en fin d’épisode après avoir mené des recherches de son côté. En effet, Margot, Tessa et Danny ont mené ensemble leur mission qui a permis de faire évoluer la relation entre Margot et Danny ; qui deviennent ainsi un véritable couple. C’était efficace, sans prise de tête ni longueur… Et puis, il faut bien avouer que je suis sous le charme de Tessa, alors même si c’était tout pourri dans l’exécution, j’ai beaucoup ri.

En vérité, Rhys n’est bien sûr pas franchement parti en vacances. Il confronte Felicity qui s’en sort indemne une fois de plus en prenant Tessa en otage pour trente secondes. La rencontre entre Rhys et Tessa est parfaite, encore qu’elle aurait pu être encore plus drôle. Bref, Felicity se barre une fois de plus, Rhys fait donc appel à Alice pour mener l’enquête. C’est donc une nouvelle association avec un criminel qui voit le jour pour l’agence, c’est tout à fait logique. Bien sûr, la seule que ça énerve vraiment est Sophie, qui est érigée en compas moral cette saison. C’est la seule à être encore complétement neutre vis-à-vis des criminels, ou en tout cas à vouloir faire une différence bien/mal, surtout depuis la disparition du marteau.

Quant à Felicity, elle a disparu pour mieux revenir en fin d’épisode : elle tire une balle dans l’abdomen de Sophie et prend Tessa en otage, pour de bon cette fois. Sophie finit à l’hôpital, Danny révèle à Alice et Val qu’il sort avec Margot, le tout après qu’Ethan dise à Alice qu’il a encore des sentiments pour elle. Cette fin d’épisode est excellente, accélérant le rythme de manière surprenante et préparant le terrain de la fin de saison.

Pour cela, rien de mieux qu’une bonne révélation de dernière minute concluant un enchaînement d’événements déjà bien riches : le Mockingbird qui contrôle tout dans l’ombre depuis un moment et que Margot rencontre en fin d’épisode ? C’est bien sûr le frère d’Alice ! Oh, notre bon vieux Georges O’Malley a sacrément changé et c’est tant mieux, car ça promet de bons épisodes pour la suite.

The Catch Season 2 Episode 10_0001089923Épisode 13 – The Mockingbird – 17/20
He’s not Mockingbird, he’s my idiot baby brother.

La série est annulée alors que les producteurs et scénaristes espéraient clairement un renouvellement. Cet épisode est donc le dernier de la série et il ne conclut bien sûr pas toutes les intrigues entamées, au contraire. C’est frustrant et ça manque clairement de respect pour les gens regardant encore, mais bienvenue dans le système américain. Nous ne reverrons même pas Sophie dans cet épisode, elle finira donc la série comme une idiote à se faire tirer dessus et c’est tout. Frustrant, je vous dis.

Tout le début d’épisode manque un peu de rythme si vous me demandez mon avis. Il réussit très bien à nous transmettre un sentiment d’urgence avec Alice, Ben, Rhys et Margot qui se réunissent en apprenant l’enlèvement de Tessa. Comme en plus, Mockingbird/Tommy vient d’apprendre à Margot qu’elle avait perdu le contrôle de la firme, on sent bien que c’est la merde. Les quatre mettent au point un plan pour récupérer Tessa…

Pas de bol, Tessa fait finalement équipe avec Felicity, qui est celle qui l’a retrouvée. C’était un joli rebondissement, même si ça m’a un peu énervé sur le moment. Ils en ont fait beaucoup autour de Tessa pour que ce ne soit qu’un plan d’une gamine capricieuse. J’aurais été déçu qu’elle reste la méchante de l’épisode, mais bien sûr, en bonne capricieuse qui se respecte, elle finit par retourner sa veste et aider ses parents à se débarrasser de Felicity. Cette dernière réussit malgré tout à tirer sur Rhys avant l’arrivée d’Alice, qui a fait équipe sur ce coup-là avec Justine et Ethan.

Il y a du bon de ce côté de l’intrigue : il était savoureux de voir Justine forcée de travailler avec Alice, surtout que c’était efficace. Toute la partie avec Carole et Tommy était une belle manière de perdre du temps, mais ça restait divertissant, sans forcément proposer un rythme de dingue. En revanche, la balle que se prend Rhys était juste assez surprenante pour fonctionner. Seulement, ce n’était que le milieu de l’épisode et il était assez clair qu’il y avait d’autres plot twists à venir.

Tommy, arrêté par Justine et retenu sans raison dans les locaux de la firme d’Alice et Val, parvient à s’échapper grâce à des agents du FBI qui ne parlent même pas après avoir affirmé qu’il n’était pas Mockingbird. C’est stupide, c’est gros comme une maison, mais Danny se laisse avoir. Tout ceci permet la révélation ultime : Mockingbird n’est pas Tommy, mais… Rhys.

C’est naze. Je me suis laissé avoir comme un bleu et je suis frustré. Je pensais vraiment que ce serait Ethan (ou Sophie comme on ne l’avait pas vu de l’épisode). La révélation fonctionne à merveille du coup et donne pas mal de points à la note de cet épisode, car je ne m’attendais pas à ce que Rhys soit le « méchant » après tout ce qui avait été fait sur sa rédemption, de sa relation avec Justine et Troy à l’arrestation de Chloé. C’est franchement du gâchis, mais c’est retentissant.

Malheureusement, ça retentit dans le vide. Bien sûr, on nous ouvre de jolies perspectives de rivalité Ben/Rhys et une chasse à l’homme par Justine, mais nous ne verrons jamais tout cela. Pendant ce temps, Ben avertit Margot que Justine s’apprête à l’arrêter, Tommy redevient gentil et apporte tout un tas d’informations, Val fait de la figuration et n’a aucune conclusion, Danny décide de s’enfuir avec Margot, Tessa & Ben. Sans raison toutefois, il reste finalement auprès d’Alice pour l’aider à… à quoi ? On ne sait pas bien. J’aurais préféré une fin ouverte où tout le monde prenait l’avion, ça aurait été moins frustrant.

Finalement, cet épisode se conclut sur un avion qui s’en va, séparant Alice et Ben tout autant que Danny et Margot. Au loin, les sirènes de la police se font entendre et je ne vois pas comment Alice, Danny ou même Ethan qui a fourni le jet peuvent s’expliquer sans finir en prison quoi. De toute manière, je n’aurais jamais à le voir.

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EN BREF – Je suis frustré par l’annulation de la série. Je n’avais pas aimé la saison 1, trop molle et incohérente. La saison 2 était partie dans une opération de récupération du public avec un casting réussi d’acteurs réputés (ce n’est pas un hasard et c’était pour gonfler les audiences). L’arrivée de Justine et Tommy ont redéfinit la série en un show marrant et basé clairement sur la famille, ce qui a encore été confirmé par l’arrivée de Tessa, reliant définitivement la firme aux « gentils ».

Tout ceci manquait bien sûr de crédibilité générale, mais la série ne se prenait plus au sérieux. Elle était devenue un vrai guilty pleasure, avec des intrigues réussies car divertissantes et de bonnes tranches de fou rire. L’arrivée de Tessa y est pour beaucoup, c’est vrai, mais je trouve que tous les personnages introduits cette année, même Troy ou Chloé, apportaient avec eux une certaine fraîcheur qui faisait du bien à la série.

Finalement, il est difficile de regretter d’avoir continué car je me serais bien amusé avec cette saison, mais ça aurait peut-être été préférable de me contenter de la médiocre saison 1 pour ne pas être si déçu. Je me remettrais de cette annulation, c’est sûr, mais ne pas avoir une vraie conclusion est frustrant. Avec ces treize épisodes, ils auraient très bien pu proposer une fin satisfaisante en plus, si au moins les couples étaient partis ensemble et que Val et Justine avaient arrêté Rhys par exemple. Là, ce dernier épisode a un amer goût de gâchis.

Tant pis et adieu.

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Adieu oui, sauf à Tessa, que j’espère bien retrouver au plus vite dans d’autres séries 😦