J’ai testé pour vous une soirée Pass Annuel Disneyland pour Noël

Salut les sériephiles,

C’est 100% un titre mensonger : j’ai testé pour MOI cette soirée. Et quand on parle de « soirée Pass Annuel de Noël à Disneyland Paris », on imagine un moment féerique où tout est parfaitement orchestré… C’est ce qu’on imagine, pas ce qu’on vit. Heureusement, la magie Disney a quand même réussi à opérer. Retour sur une soirée en demi-teinte.

Une organisation qui laisse à désirer

Autant le dire tout de suite : l’organisation de l’événement n’était pas à la hauteur de mes attentes et du prix (sans tarif réduit, ça monte tout de même à 69€ par personne… on s’attend à du premium et, au minimum, à un parcours clair pour entrer dans le parc). Du tout. Dès l’entrée, ça coinçait. Les cast members semblaient mal informés (y en a même une qui m’a dit texto qu’elle n’avait pas été briefée pour ça, tout de même), et tout manquait de fluidité. Une fois à l’intérieur, l’absence de programme clair a compliqué les choses.

En effet, impossible de planifier efficacement sa soirée en amont quand l’organisation est souvent la clé d’un moment réussi dans le parc. Le programme a été mis en ligne alors qu’on était déjà dans le parc (certes, parce que la pré-entrée se faisait à 18h30 pour un début de soirée à 21h30, mais tout de même), ce qui a vite mené à des allers-retours inutiles et une perte de temps… Parce que même une fois en ligne, ce n’était pas forcément super clair tout ça (« les personnages seront présents entre 21h30 et 2h… mais en fait non), et parce qu’il y avait parfois des zones inaccessibles qui n’étaient pas indiquées en amont et obligeaient alors à faire le tour du parc. On adore.

En hiver, il fait froid

C’est flou parce qu’il fait froid, mais croyez-moi, c’était trop beau !

L’une des grandes promesses de cette soirée, c’était les trois spectacles inédits. Finalement, il s’agissait surtout de projections sur le château – et un des spectacles était à deux heures du matin, pour la clôture. Bon. On y ajoute la Sky Parade et Disney Illuminations pour la fermeture du parc au public à 20h, et ça me laissait quand même quatre spectacles à voir. Malheureusement, avec le grand froid de ce 22 novembre (il a neigé la veille), les drones n’étaient pas de sortie.

Certes, la météo n’est pas sous contrôle, mais pour un événement de Noël, on pourrait imaginer des alternatives pour les spectacles en intérieur – Vidéopolis, par exemple, est resté grandement inutilisé alors qu’il aurait pu accueillir un spectacle (vraiment, ça manquait d’un spectacle ou d’activités en intérieur) – ou au moins des spectacles conçus sans drone. Je suis sûr que le spectacle d’ouverture était prévu avec des drones.

Heureusement qu’il y avait le père Noël !

Côté rencontres avec les personnages, là aussi, grosse déception vis-à-vis de l’organisation (non pas que ce soit ce que j’attendais le plus) : l’idée de base, bonne, était de faire des rencontres non individuelles, où l’on passe pour prendre des photos en continuant de marcher – un selfie et puis hop. Pourquoi pas ? Problème : il faisait froid, alors les personnages n’étaient pas là toute la soirée. Pourquoi pas, bis ? À nouveau, j’ai envie de dire, est-ce vraiment une surprise un 22 novembre à Marne-la-Vallée qu’il fasse FROID entre 22h et 2h du matin ?

Cela dit, pour une soirée commençant à 21h30, même à 22h30, il y avait des personnages pour qui on annonçait encore 40 minutes d’attente. Bref, l’idée de base qui était d’éviter les files d’attente a fini en longues files d’attente pour des interactions limitées et des rencontres non personnelles. Un peu frustrant, surtout pour une soirée censée être exclusive… et payante, en plus d’un pass qui coûte déjà la peau de Mickey, pour le dire poliment. Le tout sans photographe du parc (du moins, sur le programme, c’était écrit qu’ils n’étaient pas là, mais plus tard, on a eu un message comme quoi ils pouvaient prendre des photos sur Main Street… C’est sûr qu’une fois à l’autre bout du parc, c’est pratique de le savoir).

Le prix désenchanté, surtout.

BREF, tout ça manquait simplement d’une chose : de la communication claire, non contradictoire… et des horaires, en fait. Surtout que, bon, 2h du matin un vendredi, c’est sympa, mais pas bien adapté à ma vie professionnelle et aux possibilités de retour bien maigres offertes par le RER. Clap de fin à minuit, pour moi : pas question de rater le dernier train et tant pis pour les animations prévues après minuit.

Enfin, je m’attendais à des gourmandises festives ou des menus de saison, mais là encore, rien d’exceptionnel. Les gâteaux proposés étaient les mêmes que durant le reste de la période de Noël, et les restaurants que je préfère étaient fermés. Dommage, surtout que les prix restent élevés : sept euros la madeleine, bon, je veux bien être un pigeon et payer l’accès à la soirée alors que j’ai un pass, mais j’ai mes limites. Bref, j’ai mangé un sandwich, c’était très bien. Mais il faisait froid.

Heureusement… la magie opère toujours

Malgré tout, il y a eu des moments où la magie Disney a pris le dessus, parce que ce genre de soirée, c’est aussi ce qu’on décide d’en faire. Déjà, c’est la base, mais les décorations de Noël étaient absolument sublimes, avec le gigantesque sapin illuminé sur Main Street et la neige artificielle qui tombait doucement. Rien que ça, c’était suffisant pour me replonger dans l’ambiance des fêtes et je n’en demandais pas forcément plus. J’avais déjà eu l’occasion de visiter le parc et de voir la parade de Noël dès le 9 novembre (c’est vraiment beaucoup trop tôt, mais j’y étais, écoutez, et faut bien dire que c’est magique comment ça met dans l’ambiance toutes ces décos lumineuses !), donc ce n’était pas une surprise. La neige était une nice touch en plus.

Regardez comme le parc est désert : c’est si agréable !

Le gros avantage de cette soirée, mais je le savais déjà pour l’avoir lu avant, c’était les attractions. J’ai pu enchaîner les manèges sans faire la queue, ce qui est un luxe à Disney – quatre attractions en vingt minutes, tout de même, c’est du rarement vu dans le parc. Un peu surpris, en revanche, que les files d’attentes Prime Access servant aussi aux PMR soient fermées cependant – parce que bon, certes, il y avait peu voire pas d’attente pour certaines attractions, mais d’autres montaient quand même à 30 minutes d’attente. Impressionnant, d’ailleurs, 30 minutes d’attente pour Thunder Mountain malgré le froid (1°C, ressenti -2 d’après Google…)

Une mention spéciale au moment où It’s a Small World est tombé en panne (à 23h pile, est-ce vraiment une panne ou juste un programmateur pas déprogrammé ?) : au lieu de râler, les visiteurs ont chanté la chanson en chœur. Une ambiance bon enfant qui a transformé ce petit incident en souvenir inoubliable, parce que c’est très étrange d’être dans le noir complet avec soudain une cinquantaine de gens qui se mettent à chanter et allumer le flash (les bateaux avançant toujours). Original comme tout, et un peu magie de Noël : finalement, il n’y a que des grands enfants et des fans de Disneyland dans ce genre de soirée. C’est un des moments où ça s’est vraiment senti ! Comme quoi, il n’y a pas besoin d’organiser de grandes choses pour que ce soit sympa.

La vraie surprise de la soirée, cependant, c’était la piste de danse à Discoveryland. Sur le programme, c’est probablement le truc qui m’intéressait le moins parce que j’y voyais une sorte de discothèque et que ce n’est pas mon truc, mais aussi parce que je ne voyais pas le rapport avec Noël. Pourtant, la curiosité m’a poussé à aller voir (après deux tours de parc, je n’étais plus à quelques pas près). Finalement, j’ai été accueilli par une ambiance de boîte de nuit en plein air, des visiteurs qui se lâchent, et des personnages comme Dingo et Max qui se mêlent à la fête… C’était original, amusant, et ça a vraiment apporté une touche unique à la soirée : j’ai regretté de ne pas y être passé avant et de ne pas y avoir passé plus de temps, parce qu’au fond, c’est vraiment ce qui m’a le plus surpris et sorti de ma torpeur glacée.

Enfin, même si j’en ai moins profité, la réduction de 25 % dans les boutiques était une belle initiative. Pour ceux qui n’avaient pas encore fait leurs achats de Noël, c’était une opportunité sympa… Pour moi, c’était un échec cuisant : j’ai fait quelques achats la semaine d’avant, ne me doutant pas qu’il y aurait une promo pour la soirée. Ouais, je suis un peu naïf que voulez-vous ?

En bref, cette soirée Pass Annuel avait des défauts, c’est vrai, notamment un gros manque de communication et d’organisation sur place. Malgré tout, les décorations, les attractions sans attente et l’ambiance générale ont su me faire oublier les ratés. Et puis, on parle de Disneyland à Noël : c’est difficile de ne pas se laisser emporter, ne serait-ce qu’un peu, par la magie des lieux. Pas sûr pour autant de refaire une soirée Pass Annuel, mais bon, je suis faible, allez savoir si je craquerais ou non…

Exceptional X-Men

Salut les sériephiles,

J’avais prévu de publier cet article hier, mais la neige a détourné mon attention et ma productivité. Bref, le voici : on ne parle pas de série télé mais de comics, et pas n’importe lesquels ! Exceptional X-Men, une nouvelle série lancée en septembre 2024, est celle qui a attiré mon attention pour cet article.

Mais qui lit les X-Men ?

Et bien… Moi. Les X-Men, c’est une longue histoire d’amour pour moi. Enfant, je dévorais Days of Future Past ou La Saga du Phénix – bon, OK, j’avais 10 ans et je lisais des VF plus ou moins bien traduites sur Internet, mais vous voyez l’idée ? Avant les comics, je regardais X-Men Evolution et les films, je ne suis pas tombé dedans par pur hasard, hein.

Puis j’ai un peu mis les comics de côté une fois au lycée, avant de replonger… en master, à la fac, parce que pourquoi pas ? Pour ma défense, il y avait un super arc où les jeunes X-Men débarquent dans le présent auprès des adultes – et puis, aussi, j’avais fini les comics Buffy entre temps. Ça provoquait des situations intéressantes l’arrivée des jeunes – Bobby qui fait son coming out, par exemple, c’était incroyable au sens propre même si j’en veux encore à Jean de lui avoir forcé la main comme ça (voir ci-contre).

Comme souvent, j’ai fini néanmoins par me perdre dans la multitude de titres qui sortaient en parallèle et tous les crossovers qu’il fallait bien raccorder. Je me suis fait une pause, j’ai perdu le fil et je me suis perdu définitivement. Mais bon, arrêter de lire définitivement les comics avec moi, ça sonnait bien… jusqu’à 2024, donc, où j’ai décidé de m’y remettre avec cette nouvelle série.

Des nouveaux X-Men ?

Exceptional X-Men, c’est écrit par Eve L. Ewing et dessiné par Carmen Carnero. On y retrouve Kitty Pryde, qui revient à Chicago en voulant tourner la page de son passé mutant. Sauf qu’évidemment, les choses ne vont pas se passer comme prévu, on ne renie pas son identité comme ça. Bref, elle va se retrouver rapidement (enfin en cinq numéros j’imagine, donc cinq mois quand même, hein) à la tête d’une toute nouvelle équipe de jeunes mutants. Parmi eux, on découvre des personnages inédits comme Bronze, Axo ou Melee, chacun apportant leurs pouvoirs et leurs particularités. Et ça, j’adore. Bon, il y a aussi assez vite Emma Frost, dont la présence est, comme toujours, sujette à débat (et pour ma part, j’ai du mal avec elle).

Le premier numéro m’a vraiment plu. Il pose les bases de l’équipe, introduit les nouveaux personnages, et surtout, donne l’impression de regarder le pilote d’une série télé. Comme je regarde un peu moins de séries en ce moment, je trouve ça sympa de retrouver ce feeling dans un autre format.

Cela dit, le deuxième numéro m’a un peu laissé sur ma faim. Les introductions des nouveaux personnages y sont poussées un peu trop loin, et on sent que ça ralentit l’intrigue. Les nouveaux mutants sont attachants, et j’aime toujours autant cette dynamique d’équipe où chacun doit s’adapter et combiner ses capacités avec celles des autres… mais là, on est plutôt sur des présentations un peu trop rapide. C’est inévitable : il n’y a qu’un numéro par mois, alors si on veut que ça raconte quelque chose à un moment, faut y aller, quoi.

Heureusement, le numéro 3, sorti avant-hier, relance parfaitement la série. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai eu l’impression de lire un comic des X-Men comme à leurs débuts : une équipe en formation, des enjeux clairs, et surtout un cliffhanger qui frappe fort. Je ne vais pas spoiler, mais un de mes personnages préférés fait son grand retour, et son lien avec Kitty me promet beaucoup pour la suite. Je me demande encore qui servira de vrais méchants pour la série – la haine générale des mutants est un bon moteur, mais ça ne fait pas de gros dangers, non plus.

Et ce n’est pas tout !

Pour l’instant, Exceptional X-Men réussit son pari : elle mélange habilement la nostalgie des classiques des X-Men avec une modernité bienvenue. Découvrir ces nouveaux mutants tout en retrouvant des figures emblématiques, c’est exactement ce dont j’avais besoin pour replonger dans cet univers. À noter que je lis aussi Uncanny X-Men version 2024 en parallèle, parce qu’il y a presque tous mes favoris dedans – Gambit, Malicia, Diablo… et Wolverine, erk. Cette couverture à droite, regardez-moi comment elle est magnifique !!

Bon, ça, je vous en parlerai dans un autre article en revanche. Chaque chose en son temps.

En attendant, si vous cherchez une série de comics qui capture l’essence des X-Men tout en apportant un souffle neuf, Exceptional X-Men est un excellent choix.

Il neige (sans déc ?) !

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, pas de série à décortiquer ni de film mémorable à partager ou de bon plan sorties. Non, juste quelques pensées sur ce genre de journée où l’on se laisse doucement happer par la magie – ou la paresse – de la météo hivernale. Bref, il neige, comme vous avez déjà dû le voir 150 fois aujourd’hui sur les réseaux, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas proposé un article 100% blabla ici.

La neige a décidé de jouer les trouble-fêtes sur toute la région parisienne où j’habite. C’était hyper hypnotisant dès le milieu de matinée et c’était un vrai plaisir de les voir enfin retomber ces flocons. Qu’importe si j’avais RDV 15 minutes dehors à 10h, qu’importe si j’ai ressorti un masque Covid ce matin pour me protéger du froid (parce que désolé, il n’y a pas mieux qu’un masque Covid quand il fait froid et qu’on a trente minutes de marche en vrai).

C’est rare d’apprécier autant le RER.

Alors, forcément, j’étais bien équipé pour parer le froid quand on m’a annoncé que je pouvais quitter le taf à 15h au lieu de 19h30 aujourd’hui. On peut difficilement faire plus cool. Cela me libérait d’un coup quatre heures pour les corrections de copies ou les rattrapages de séries. Pourtant, que dalle, une fois dans le train à regarder les rails enneigées défiler sous mes yeux, j’ai plutôt eu la brillante idée de prendre un détour en rentrant chez moi, histoire de passer par des quais et le parc de ma ville. Sans regret.

Certes, ce n’est pas hyper productif, mais il fallait bien profiter que ce soit si peu cher de se faire plaisir. Il neige, les flocons tombent, recouvrent (à peine) le sol : faut en profiter. Demain, tout ça sera une pataugeoire désagréable et pleine de plaques de verglas, mais au moment de rentrer, c’était juste kiffant.

Mood : dire au revoir à Halloween et se dire que Mariah Carey a raison. It’s tiiiime.

Inévitablement, une fois rentré, mission numéro un : faire un chocolat chaud. Parce que oui, s’il y a bien une chose que l’hiver m’apprend chaque année, c’est qu’on n’affronte pas ce genre de météo glaciale sans un peu de réconfort liquide. La neige, c’est encore plus sympa derrière une fenêtre. Moi, je gère ça avec un plaid, une tasse dans les mains, mon portable dans l’autre.

Le problème, c’est que ce combo chocolat chaud + plaid a un effet secondaire : la flemme. Une énorme flemme. Pas de séries, pas de livres, pas même l’envie de scroller sur mon téléphone finalement. Juste une grosse envie de profiter de ce moment pour… rien faire. Et honnêtement, ça fait du bien, alors voilà, j’en parle ici et tant pis pour l’article que j’avais prévu et rédigé pour aujourd’hui. Il sera encore temps de le poster demain (on parlera X-Men, parce que pourquoi pas ?).

C’était juste beau. Hypnotisant. Profitez des instants de la vie, tout ça, tout ça.

Cela dit, je vous rassure, ma journée n’est pas terminée. Il y a un truc qui pourrait bien me motiver à bouger un peu d’ici trente minutes : la raclette de ce soir. Ben oui. Faut bien la préparer, parce que franchement, y a-t-il une meilleure façon de finir une journée comme ça ? Entre le fromage fondu, les patates (qui seront des frites parce que je n’ai pas fait les courses, Y A QUOI ?), et la simple idée de manger comme si la neige allait me bloquer chez moi pour trois jours, c’est clairement la soirée parfaite. Je sais, je sais, dans trois jours, il fera 18 degrés (le réchauffement climatique n’existe pas, hein) et même demain matin, il faudra probablement que j’affronte les transports en commun et les plaques de verglas, mais laissez-moi dans mon déni.

Les séries n’ont aucune chance face à une raclette : la soirée qui se profile va me redonner le sourire bien plus que les derniers dramas de 9-1-1 n’ont su le faire. Et puis, j’habite à trois minutes à pied d’un ciné, alors regardez-moi bien aller digérer tout ça devant un film plutôt qu’une série. Bref, une fois de plus, ce soir, le froid, la neige, et la flemme ont gagné sur les séries. Et bizarrement, je ne m’en plains pas. De toute manière, mon rewatch Buffy/Angel a bien avancé puisque ça y est, la saison 5 est enterrée (sans jeu de mots) et le détour à Pyléa terminé.

Et vous, ce soir, vous binge-watchez tout sous un plaid, ou vous cédez aussi à l’appel de la flemme et du fromage fondu ?

La saga Dragons revient en 2025

Salut les sériephiles,

Je n’ai absolument pas le temps pour les séries en ce moment, alors je me tourne logiquement vers le cinéma en ce mercredi pour vous proposer un article. Tout. va. bien.

Recyclez aujourd’hui, économisez demain ?

Je vais être honnête : quand l’annonce d’un remake live-action de Dragons est tombée, j’ai levé les yeux au ciel (et je n’y ai pas vu passer le moindre dragon). Vraiment, ça m’a laissé le sentiment habituel de « À quoi bon ? », l’énervement de voir Hollywood s’empêtrer dans une absence incroyable d’idées originales. Pour le coup, le film d’animation original était ORIGINAL. C’est un chef-d’œuvre, ses suites et la série télévisée ont brillamment enrichi l’univers avec toujours autant de qualité, alors pourquoi remuer le passé ?

Cette tendance des studios à recycler des œuvres qui n’en ont pas besoin est agaçante. Dragons fait partie de ces franchises intemporelles, déjà parfaites dans leur format initial. Pourquoi courir le risque de ternir cette image avec une version qui ne pourra pas rivaliser avec l’original ? Bref, mon premier réflexe a donc été – et est toujours, en fait – de râler contre l’industrie et ses reboots sans fin. Recyclez aujourd’hui, faites de la thune demain. Après tout, ça marche pour Disney, je comprends que Dreamworks tente le coup…

Des bonnes nouvelles tout de même

Pourtant… je suis faible. Certains détails ont attiré mon attention. D’abord, Dean DeBlois, déjà aux commandes de la trilogie animée, est de retour pour diriger cette adaptation. C’est souvent bon signe quand un réalisateur emblématique reste impliqué : cela promet a minima une certaine fidélité à l’œuvre originale. Ensuite, j’ai appris que Gerard Butler reprenait son rôle de Stoïk la Brute. C’est déjà ça, non ? La nostalgie peut commencer à faire son petit effet. Ce genre de décision, c’est au moins celles qu’on a envie de lire, je trouve.

Et puis, bien sûr, il y a eu ce moment. Un premier aperçu, un leak sur Twitter (une fuite calculée ? Mystère !), a fait basculer mon scepticisme. Un peu. Je ne suis pas 100% vendu au concept, mais quand j’ai vu l’œil de Krokmou s’ouvrir en version live-action, mon cœur a fondu. Il n’est pas totalement réaliste – forcément, c’est un dragon, ça se saurait si ça pouvait être réaliste (mais à nouveau : pourquoi faire un live-action bordel ?) – mais il est à… croquer. Le jeu de mot est facile, je sais. En une seule scène, j’ai ressenti toute la tendresse que ce personnage inspire depuis le premier film et j’ai maintenant un peu plus envie d’y croire.

Ca n’a toujours aucun intérêt, je sais, le trailer semble confirmer qu’on va juste avoir droit au même film en live-action, sans le moindre changement ; mais au moins, ça ne me paraît pas raté. Faut dire que y a rien de pire qu’un live-action qui change l’histoire et se plante dans les grandes lignes (coucou Mulan, t’es un bon film, mais t’es pas Mulan de Disney, sérieux).

Du côté du casting, Mason Thames et Nico Parker incarneront Harold et Astrid, et ils ont l’air chouette. Ils ne me paraissent pas être des copies parfaites de la version animée, mais de toute manière, je ne les connaissais pas avant cette bande-annonce (enfin, j’ai vu Black Phone mais je n’ai pas reconnu l’acteur parce que je ne suis pas physionomiste), alors on verra bien. Dans tous les cas, le trailer m’a rassuré sur les intentions du film : rester fidèle à l’esprit de la saga tout en lui offrant un souffle nouveau.

C’est très tôt, une décennie après, pour donner un souffle nouveau, mais bon, il y a du fric à se faire pour eux, je suppose. La sortie du film est prévue pour le 11 juin 2025, et je sais déjà que je serai en salle dès le premier jour, voire même en avant-première si j’en ai l’occasion. En attendant, je reste curieux de voir comment cet univers prendra vie dans un format différent. Les paysages spectaculaires, les dragons majestueux, l’émotion des relations humaines et animales : tout cela promet d’être immersif et magnifique AUSSI en live-action.

C’est fou comme quelques minutes de trailer peuvent changer une perspective.