Août : un mini-défi qui porte mal son nom

C’est l’heure du bilan du mois d’Août et OUF j’ai rattrapé la catastrophe du mois dernier… mais alors genre largement ! Hellody a eu la bonne idée de proposer un nouveau mini-défi pas si mini que ça : finir trois séries du challenge entre le 1er et le 31 août. Et c’était loin d’être gagné avec quatre séries restantes dont 9 saisons de One Tree Hill et quatre de That ‘70s show. Croyez-le ou pas (non, croyez-le, vraiment), c’est pourtant un mini-défi validé pour ma part, avec certes un switch sur une plus petite série, puisque j’ai viré Ministerio del Tiempo de ma liste au profit de Club de Cuervos (un poil plus longue, je crois). Bref, ce mois-ci j’ai vu :

Club de Cuervos, saison 1 : 13/13 épisodes (À jour)
American Horror Story, saison 5 : 13/13 épisodes (À jour)
One Tree Hill, saison 1 : 22/22 épisodes
That ‘70s show, saisons 4 à 8 : 100 épisodes (Terminée)
One Tree Hill, saison 2 : 6/22 épisodes

Bref, bref, bref, je reviens par la suite sur chacune de ces séries, mais c’était en plus de Superstore, Grace and Frankie (article à venir) et de toutes mes séries en direct à la semaine !

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Club de Cuervos – Alors si vous avez suivi un peu le blog, vous avez déjà vu mon article sur la saison 1 ! J’avais décidé en janvier dernier d’inclure une série espagnole dans mon challenge, parce que je voulais me reconnecter un peu avec cette langue que je ne pratique plus. Malheureusement, il n’est pas toujours facile de trouver les épisodes et surtout les sous-titres, même les sous-titres espagnols je suis pas chiant, d’une série qui n’est pas américaine. Heureusement pour moi, Netflix était là une fois de plus pour sauver le coup.

Alors oui, j’avoue tout, j’ai regardé Club de Cuervos sur un énorme coup de tête et uniquement parce qu’elle était en espagnol ET dans le catalogue Netflix. Certes, ce n’est pas une série espagnole, mais elle est hispanophone, ça rentre dans mon objectif. Verdict ?

J’ai adoré ces treize épisodes que j’ai regardé sur une semaine. Je recommande vraiment, malgré quelques défauts et des épisodes -16 ans (-18 même peut-être pour le full frontal masculin ?). Je précise quoi, ça se regarde pas dans le RER.

Une excellente découverte du challenge, je suis bien content !

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American Horror Story – Pour rappel, j’avais déjà rattrapé la saison 3 pour le challenge en mai et j’avais vu la saison 4 en direct l’an dernier. Comme il « suffit » d’avoir une saison de retard diffusée avant 2016 pour le challenge, ça fonctionnait, car j’étais en retard aussi sur la 5… mais je vais essayer la 6 en direct.

Bref, la saison 5 m’a plu légèrement plus que la 3 (ça se joue à 0,25 point attention) et beaucoup plus que la 4 (c’était pas trop dur, ça en revanche). La série s’est un peu renouvelée (oui c’est idiot de dire ça d’une anthologie, mais si vous lisez mon article dessus, vous comprendrez), je me suis laissé prendre au jeu et j’attends de voir ce qu’ils vont nous pondre pour la 6.

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One Tree Hill Bon, j’avais déjà vu la première saison il y a fort longtemps, mais j’en avais oublié une grande, grande partie à commencer par l’absence de Brooke dans le pilot. Si, si, j’vous assure. Comme pour les autres saisons vues ce mois-ci, j’en ai bien sûr fait un article que vous pouvez retrouver par là. Si vous avez la flemme, les grandes lignes sont : teen drama et prévisible, donc pas trop trop ma cam’ a priori.

J’ai attendu un peu avant de lancer la saison 2, mais je viens de m’y remettre mardi. Allez, dans huit saisons, j’ai fini mon challenge comme ça (enfin dans ce qui a déjà été diffusé en tout cas). J’ai malgré les apparences vu un peu moins d’une saison pendant le mois en fait 😉

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That ‘70s show – Ouais, ouais, ouais. Quatre saisons en une semaine et demi, j’avoue, je n’ai pas chômé et j’ai même enchaîné avec « The Final Goodbye », un documentaire retraçant les huit saisons, les coulisses, des interviews… Génial pour achever un marathon aussi intense !

Intense, c’est sûr, avec un nombre d’épisodes vus par jour parfois inavouable (mais rassurez-vous, TVshow time m’a traqué et oui, j’ai possiblement vu 100 épisodes en une semaine). La conséquence ? Ce n’était pas toujours drôle et contrairement à un visionnage classique ou le moins drôle est supportable, c’était parfois un peu longuet. Les dynamiques entre personnages avaient tendance à changer en début/fin de saison, rarement au milieu (il y a eu des exceptions, notamment la très bonne saison 5 vue en une journée tellement ça bougeait). Vous le verrez dans mes articles consacrés à la série, j’ai parfois été un peu impatient ou eu du mal. En tout cas, aujourd’hui, la série me manque, surtout Jackie, Steven et Kitty. C’est comme ça.

J’ai mis en ligne mardi dernier l’article sur la saison 4, mardi prochain viendra celui sur la saison 5 et ainsi de suite tous les mardi jusqu’à la saison 8, ce qui devrait donc couvrir le mois de septembre. Deux raisons à ça : déjà, c’est long à mettre en page même si j’ai pas pris de capture (trop de captures d’un coup) et ensuite, je vais être chargé avec la rentrée alors ça me permet d’avoir quelques articles en rab pour dynamiser le blog !

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Voilà pour le mois d’août, merci d’avoir lu cet article et à dans un mois pour, j’espère, les saisons 2 à 4 de One Tree Hill. Pas sûr cela dit : la rentrée va être violente pour moi et plein de séries vont reprendre, comme You’re the Worst a déjà repris ce 1er septembre ! Et puis, j’avoue, j’en ai commencé une autre sur Netflix hier. Normal, non ?

Another Period (S02)

Ci-dessous, retrouvez mon avis préalable sur la saison 2 d’Another Period, puis une critique de chaque épisode rédigée semaine après semaine. Enfin, une brève conclusion est dispo en fin de page. Attention, spoilers !

Avis : Nous y voilà, le retour d’Another Period, ENFIN ! Cette sitcom, c’est un peu l’excellente surprise humour de l’été dernier, dont je n’ai entendue parler qu’au bout de trois ou quatre épisodes. Rien n’était fait pour m’attirer dans cette série, à commencer par son côté « historique » qui représente un peu le genre de truc qui m’ennuie.

Oui, mais quand Joss Whedon lui-même a commencé à la conseiller, je me suis dit qu’il y avait peut-être matière à être intéressé. Grand bien m’en a fait, j’ai découvert le casting absolument brillant de cette série totalement décalée, qui utilise le XIXe siècle pour critiquer le XXIe et nous montrer tous les travers de notre temps. Grosso modo, le synopsis de base consiste à suivre la vie d’une riche famille qui ne souhaite que l’argent et la popularité, comme nous l’assène le parfait générique à chaque épisode. J’ai vu passer cette semaine une comparaison qui en disait que c’était un mix des Kardashian et de Downtown Abbey. C’est vrai qu’il y a de ça, mais c’est juste beaucoup mieux que ces deux matériaux-là ! Cette série est subtile, intelligente et, malgré tout, profondément drôle. Les personnages sont tous marquants et attachants dans le cliché qu’il représente avec brio. Bref, autant dire que j’étais impatient de retrouver la famille Bellacourt pour cette seconde salve d’épisodes. Je vous recommande de foncer voir la première saison si ce n’est pas déjà fait et d’enchaîner avec celle-ci, qui s’annonce toujours aussi parfaite !

Sans plus attendre, passons donc à mon avis sur les épisodes, avec spoilers, méfiez-vous 🙂

Note moyenne de la saison : 16/20

01.pngÉpisode 1 – Tubman – 17/20
We would like to became famous how YOU are but still young & pretty how WE are.

I want the money, I want the fame, I want the whole to know my name ! Rien que ce générique m’a suffit à être à nouveau totalement dedans, mais le résumé de la saison précédente m’avait déjà fait mourir de rire avant, d’autant que j’avais totalement oublié les rebondissements de dernière minute concernant les Bellacourt. La saison reprend deux semaines plus tard et enchaîne les situations hilarantes, même si on ne voit pas assez Dodo à mon goût. Peu importe, les Pig Sisters sont toujours aussi hilarantes, de même que Blanche ou la nouvelle venue (Fleurbelle ?). Le côté dramatique vient de l’accouchement de Celine/Chair et de l’idiotie des deux sœurs qui se laissent manipuler et se mettent en danger de mort. Bon, petite déception de ne pas avoir revu tout le casting tout de même, et surtout dégoûté de ce recasting d’Hortense (ce n’est jamais que la 3è actrice en 11 épisode pour le même rôle… humph) qui est vraiment raté (elle est bien trop maigre !). La réussite globale de ce retour reste très satisfaisante et rassurante pour l’ensemble de la saison 2 à venir !

Capture d'écran 2016-06-23 13.24.44.pngÉpisode 2 – Annulment – 15/20
Oh Jesus, no, I would divorce you every day if I could !

C’est probablement parce que le soleil est enfin de retour et que je regarde ça en cramant sur un écran pas assez lumineux, mais j’ai trouvé cet épisode un peu plus faible. Il avait pourtant de bonnes bases, comme la baby shower du dernier né ou le divorce des deux sœurs Bellacourt, mais de manière générale, je trouve que les intrigues n’ont révélé leur vrai potentiel comique qu’en toute fin d’épisode. Il était top de revoir le frère dans cet épisode, car il manquait vraiment la semaine dernière. J’ai beaucoup aimé également l’intrigue autour du voleur, même si j’aurais aimé voir ça développé sur un ou deux épisodes de plus. En fait, quand j’y pense, il y a pas mal de bons moments dans cet épisode, notamment en ce qui concerne le débat sur le gun-control (mais si, j’vous jure), j’ai juste eu du mal à entrer dedans par rapport à la semaine dernière, surtout pour l’intrigue de Lilian qui est un peu trop isolée du reste avec ce long moment de « huis-clos » qu’ils s’imposent tous deux. En bref, j’espère donc le retour de la pluie pour pouvoir être à nouveau à fond dedans (non, j’déconne).

03.jpgÉpisode 3 – The Prince and the Pauper – 17/20
Do you always talk about your daughters during sex?

Ouf, la série repart sur ce qu’elle sait faire de mieux dans cet épisode et contrairement à Wrecked son humour pipi-caca a bien mieux pris. Cet épisode voit donc les deux sœurs Bellacourt se chercher un nouveau (riche) mari, ce qui permet de bonnes blagues tant dans la compétition Bachelor entre elles que dans le choix des prétendants au début. Chair s’est également réveillée la semaine dernière, mais elle est malheureusement amnésique, développant alors une amitié avec Blanche, ce qui est bien ironique, surtout lorsqu’elle se fait une nouvelle fois balancer dans les escaliers. De bons rebondissements peuplent l’ensemble de l’épisode qui se termine sur une des meilleures scènes de la série, voyant toute la famille en pleurs. Brillant dans son traitement et son écriture, ce nouvel épisode de Keep up with the Bellacourt avait tout pour lui… sauf Dodo. Je me demande où elle est partie et si surtout elle reviendra.

04Épisode 4 – Trial of the Century – 14/20
There are so many desperate things happening here. It’s hard to decide which is the worst.

Cette saison 2 n’est pas à la hauteur de la première, définitivement. Nous suivons cette semaine le procès que nous attendions tous depuis les événements de la fin de la première saison. C’est drôle, mais la crédibilité qui régnait encore parfois dans les premiers épisodes s’est totalement envolée cette fois. La quête de gloire de Liliane m’a même un peu désespéré cette semaine, parce que j’étais triste qu’elle échoue. Cet épisode de procès était marrant, mais un peu trop gros pour passer, malgré son bon niveau d’humour général. Il manque quelque chose cette année, mais je n’arrive pas encore à savoir quoi.

 05Épisode 5 – Roosevelt – 15/20
I’m not free, I’m Garfield

Il y avait un léger mieux avec l’épisode de cette semaine : deux intrigues reliées au lieu d’une seule font que ça passe déjà mieux, le schéma storylines A et B étant très fonctionnels. D’un côté, nous suivons donc une grève plutôt ridicule de la part des serviteurs des Bellacourt qui mène à une conclusion sympa et qui prête à sourire. Il y a de bons moments, notamment grâce à Garfield, qui révèle une fois encore une grande partie de son potentiel comique. Cette grève est gérée par le frère Bellacourt, qui le fait devant le président dans l’espoir de devenir vice-président. De l’autre côté, les deux Pig Sisters infernales continuent de chercher l’amour dans une double intrigue franchement réussie qui les voit échouer l’une et l’autre, la première se laissant séduire par une femme sous les yeux consternés d’une Hortense décidément bien mal re(re)castée pendant que la seconde trouve le connard qu’il lui fallait mais se voit forcée de se couper le bras… Ah non, seulement la robe. C’était décidément la scène la plus drôle de l’épisode, d’autant qu’elle était vraiment bien amenée avec la blague sur les handicapés juste avant. Cet épisode était d’un bon niveau, ça fait plaisir.

 05-2Épisode 6 – Servants’ Disease – 16/20
And just so you know a rich person knowing you is as good as going to Heaven

Un excellent épisode d’Another Period cette semaine, qui retrouve définitivement ce que j’aimais tant l’an dernier. Le schéma reste en A et B sans surprise : d’un côté, une épidémie mystérieuse décime les cuisines des Bellacourt, ce qui va permettre à Lilian de se rapprocher de ses serviteurs pendant un épisode, tandis que de l’autre, l’intrigue incestueuse de l’an dernier repart de plus belle… entre bons amis, bien sûr. Le comique de situation est excellent et est parfaitement maîtrisé par chacun des acteurs, les personnages ayant tous leur moment de gloire avec des répliques excellentes. Pour l’instant, on peut dire que la série parvient son passage de la seconde saison, ce qui est souvent difficile pour une série et encore plus pour une sitcom de ce format.

07Épisode 7 – Harvard – 18/20
I can have sex for pleasure?

Tout un épisode sur les double standards, avec Joss Whedon en guest ? Comment voulez-vous que je crache là-dessus ? Certes, l’intrigue autour de Beatrice était du déjà vu un milliard de fois (et la dernière fois, c’était dans Glee…), mais tout le reste était plutôt bien géré. D’ailleurs, cette fin aux toilettes était géniale. Lilian meurt d’envie sexuelle jusqu’à ce qu’elle puisse rejeter un homme après s’être vue refusée quatre fois, Blanche tombe enceinte du premier connard qui passe, les guests sont exceptionnels et drôles. Tout fonctionne à la perfection, même les absences de Dodo et de Chair ne se font pas ressentir. Quant à la dénonciation des double standards ou au racisme anti-canadien, c’est là le summum de l’humour à la Another Period, ce n’est pas surprenant et c’est exactement ce que je cherche devant cette série.

08.jpgÉpisode 8 – Joplin – 15/20
Don’t worry Lillian, I won’t put the coco in my bottom.

Oh mon dieu, les sœurs Bellacourt ont décidé de se mettre à chanter et ont invité une star pour ça… Et les stars sont bien sûr étrangères, ce qui permet d’aborder rapidement les préjugés raciaux, étonnamment laissés de côté jusque-là et encore sous-exploité dans cet épisode. C’est étonnant pour une série qui tacle tous les sujets de société de laisser de côté ce qui est pourtant un sujet plutôt à la mode et largement traité ailleurs (Scandal, OITNB…). Du côté des serviteurs, Blanche se marie avec le docteur qui part en voyage de noces seul et une livraison d’un beurre nouveau réveille la sexualité de ce pauvre Peepers. L’épisode enchaîne les ellipses et se déroule sur un peu plus d’un mois. C’est marrant, mais il ne conclue pas vraiment les intrigues B et C, ce qui est dommage. Enfin, ça reste drôle dans l’ensemble et les sœurs Bellacourt sont toujours aussi dérangées. J’en demande pas vraiment plus.

20160811151741.pngÉpisode 9 – Lillian’s Wedding – 18/20
Then I’ll fuck you in Heaven

Excellent épisode qui nous offre enfin le retour de Dodo dans la série, bien que ce retour soit un peu moins drôle que ce que j’en attendais. L’explication sur son absence et surtout sur ce qu’elle a fait durant huit épisodes est totalement laissée de côté, j’aurais bien aimé qu’on en sache plus sur elle. Il est toutefois vrai qu’on a l’essentiel des informations nécessaires et qu’elle sert ainsi un excellent second rôle pour Beatrice, qui rentre dans les ordres. C’est un twist assez sympathique dans la relation incestueuse avec son frère et cette chanson, parodie des comédies musicales, est l’une des meilleures scènes de la série, drôle à souhait et très entraînante malgré les (grâce aux) paroles. Cela remonte le niveau d’un épisode qui était déjà très drôle, avec le mariage de Lillian qui se trouve un vieillard richissime et l’amourette d’Hortense, qui pour la première fois d’après elle tombe sous le charme d’un homme capable de faire battre son cœur. Je ne trouve toujours pas l’actrice à la hauteur du rôle qu’elle a repris, mais bon. Bref, dans cet épisode, on voit tous les membres de la famille et chacun a un rôle intéressant à jouer et développer, c’est rare. En revanche, dommage que cela éclipse les serviteurs, que j’espère retrouver dans le dernier épisode de la saison.

10.pngÉpisode 10 – The Duel – 17/20
I’ll check to see if he has an opening… other than my vagina.

Le mariage de Lilian était un leurre de la part des scénaristes : il tombe à l’eau et c’est finalement Hortense qui se marie et laisse sa sœur au bord de la dépression (mais ça va, elle a de l’alcool). Le reste de l’épisode se concentre surtout sur Beatrice tentant de remettre Lilian dans le droit chemin sans y parvenir (évidemment) et sur le retour de Dodo à la maison Bellacourt afin de régler le divorce. Une affaire théoriquement simple, donc, mais compliquée par l’égoïsme de Chair/Celine qui veut tout garder pour elle. Cela se termine en duel perdu par Dodo et… Cliffhanger. C’était un épisode avec beaucoup d’humour et qui montre que l’on s’approche du final… Car non, ce n’était pas le final contrairement à ce que je pensais, et tant mieux car il manquait un sentiment de conclusion que l’on aura peut-être la semaine prochaine. C’est intriguant d’avoir trois épisodes qui se suivent après une saison qui faisait passer plusieurs semaines entre chaque, mais ce n’est pas désagréable non plus. Je suis curieux de voir la fin, surtout après avoir découvert le titre des vingt prochaines minutes.

11.pngÉpisode 11 – Lillian is Dead – 16/20
Now that’s what I called a Ladies Night. Drinks on the house! Oh no she broke them all.

Lillian est au bar pour boire, Blanche accouche toute seule car son mari est high et Hortense est heureuse de son mariage jusqu’à ce qu’elle comprenne que son mari est un connard qui n’admire pas tant que ça son talent. Du coup, elle lui fait une gâterie bien particulière qui leur provoque un accident de voiture et… elle meurt. Wow, les scénaristes savent comment résoudre le problème d’un rôle maudit qui a changé d’actrice trois fois. Un peu dommage de conclure cette intrigue comme ça après une saison de sous-exploitation. À l’inverse après avoir été surexploitée pendant deux ans, Lillian meurt, tuée par Beatrice dans un accident… Puis ressuscitée par l’odeur de l’argent. Dodo parvient à gérer son retour en étant richissime grâce à ses précédents dons à des associations. Céline quitte donc son nouveau mari pendant que Dodo célèbre sa victoire. Bon, cet épisode part dans tous les sens pour proposer des conclusions à chaque intrigue et une ouverture vers la saison 3. Je crois que c’est parti un peu trop en vrille pour moi et c’est dommage car la qualité s’en est du coup ressentie. La résurrection de Lilian est franchement quelque chose de trop tiré par les cheveux pour moi, par exemple. Bien que la fin me déçoive donc un peu, je serai au rendez-vous l’an prochain !

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EN BREF – Une saison drôle mais malgré tout moins bonne que la première, avec une triste disparition de Paget Brewster pendant trop d’épisodes. Les intrigues s’éparpillent toujours autant et la saison accuse des longueurs que la série avait su s’épargner à ses débuts. Autrement dit, la malédiction de la saison 2 les frappe de plein fouet et j’espère qu’ils corrigeront leurs quelques défauts pour la saison 3, heureusement déjà annoncée. Il n’en reste pas moins qu’Another Period est une vraie pépite qui se dévore semaine après semaine ou en bingewatching, avec une critique très vive et souvent acerbe.

 

 

Wrecked (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Wrecked. Bonne lecture !

Saison 1| Saison 2 | Saison 3



Avis : Wrecked, c’est la comédie d’été que j’attends le plus (bon, après le retour d’Another Period) depuis que j’ai vu sa bande-annonce il y a un mois ou deux. Je ne me suis pas plus renseigné que ça sur la série, car la bande-annonce parodiait LOST et je n’avais pas besoin de plus que ça pour adorer d’avance.

Si je m’étais renseigné, j’aurais découvert que Ginger Gonzaga faisait partie du casting et je l’aurais encore plus attendu avec impatience, je crois, car je l’ai adorée dans Mixology (surtout) et pour ses guests dans You’re the worst et Angel from Hell. Bref, c’est tout parfait sur le papier. En pratique, la série ne s’embarrasse pas des clichés et cherche à en jouer un maximum. Grosso modo, ça marche une fois sur deux, probablement parce qu’il faut le temps de se faire à leur humour. Je doute que ce soit très pertinent à regarder pour quelqu’un qui n’a jamais vu LOST, mais si vous avez vu la série, que vous l’ayez adorée ou que vous vous soyez ennuyés devant, jetez-vous sur Wrecked et vous rirez forcément à un moment ou un autre ! Surtout si vous l’avez adorée et vous souvenez bien des débuts…

Bon, malheureusement, je doute que la série n’aille très loin, c’est très lourd comme type d’humour et surtout, le format ne paraît pas du tout adapté à ce qui se fait à la télé. On dirait plutôt une websérie parodique dénichée sur Youtube qu’une vraie production de network, surtout qu’il n’y a pas l’air d’avoir de construction à long terme. Juste, ça se regarde et se dévore en riant des clichés et des parodies de l’originale, mais c’est à peu près tout. Du coup, je vais en profiter le temps que ça dure, et vous devriez en faire autant 🙂

Note moyenne de la saison : 16,5/20

C’est parti pour mon avis sur les épisodes :

01.jpgÉpisode 1 – All is not Lost – 16/20
This isn’t about us. This is about us beating everyone else, okay, survival of the fittest.

Locke est une femme ! Jack est ridiculisé ! Shannon et Sun ont fusionné ! C’est juste brillant ! Voilà ce que je n’ai pu m’empêcher de me dire au fur et à mesure de l’épisode. Il m’a pourtant fallu attendre le moment du crash pour commencer à rire, l’introduction était un peu longue. Personne ne se prend au sérieux dans cette parodie et c’est pour cela que ça fonctionne si bien. Je connais par cœur les épisodes de Lost et le détournement qui en est effectué ne peut que me satisfaire, car il joue en permanence avec mes attentes ! Ils ont tué Liam si rapidement, exactement comme les scénaristes avaient prévu de le faire avec Jack, par exemple. Ils le remplacent avec Owen (qui est plus ou moins inspiré de Charlie, quand même). Bref, tout dans cette sitcom tient les promesses faites dans la bande-annonce. Peut-être que sur le long terme, ça deviendra lassant, mais je suis pour l’instant tout à fait convaincu par cette beach party et les nombreux rires provoqués dans ces premières vingt minutes.

022.jpgÉpisode 2 – Rest in Peace, Callaway Hinkle – 15/20
Did you seriously not get that?

Pour ce second épisode, on oublie Rousseau de LOST et on passe directement au téléphone satellite de la saison 4. Perso, je trouve que ça fait réfléchir, je ne connais pas de numéro de téléphone non plus, surtout depuis qu’on a changé le téléphone fixe de la maison. Quoi ? Ma vie n’est pas passionnante ? Bon, et bien au moins, cet épisode l’était tout autant, j’ai énormément ri. Une autre intrigue tout aussi réussie s’occupe du fuselage et parodie Jack et son père. Le dialogue avec le « fantôme » du père est parfaitement maîtrisé pour se moquer de la série de base et détourne bien les enjeux de celle-ci. La toute fin nous introduit enfin le Sawyer de cette parodie, Todd, après une scène inspirée des premiers épisodes de Lost où les cadavres de l’avion doivent être brûlés, ce qui finit en vomi collectif. C’est là encore bien trouvé, bien écrit et bien joué dans le mode WTF. J’adore !

Capture d'écran 2016-06-22 19.10.59.pngÉpisode 3 – Always Meant To See That – 18/20
No one has DVDs anymore? Everyone is just streaming everything? Good for you, Netflix, you won!

Ce troisième épisode était tout aussi génial que le premier, peut-être aidé aussi par le fait que je craignais de m’ennuyer devant, pensant qu’on avait fait le tour la semaine dernière. Sauf que c’est juste brillamment drôle, alors non seulement, je ne me suis pas ennuyé, mais en plus j’ai ri. La série s’éloigne un peu de LOST, mais ce n’est pas plus mal. On y trouve de vagues références toujours, des blagues clairement destinées aux Losties, notamment sur les mystères de l’île ou le recensement, mais ce n’est vraiment pas le cœur du propos. L’idéer est de se marrer et LOST ne permet pas de le faire autant que l’imagination délirante de ces scénaristes le propose. En intrigue A cette semaine, nous avons donc l’affaire de la mallette, traitée très différemment de celle opposant Kate & Sawyer, qui contient… des sextoys. C’est mieux qu’un flingue ou qu’un avion en plastique. En intrigue B, bien plus drôle, les survivants ont le choix entre « Dumb et Dumber to » ou « Selma », un dilemme hilarant, peu crédible mais qui porte une bonne partie du potentiel commun. Et puisqu’en plus les deux intrigues se rejoignent et permettent de découvrir de nouveaux aspects des personnages, c’est vraiment tout bon pour Wrecked cette semaine !

04.jpgÉpisode 4 – The Community Pile – 14/20
Ever since the crash I have not been able to uh.. to go. To evacuate.

Bon, voilà, cette fois je suis déçu par cet épisode. L’ensemble reste bien fichu, mais je n’ai pas accroché aux intrigues cette semaine et je n’ai par conséquent pas ri des masses. Je ne dois pas avoir un humour assez pipi-caca pour cet épisode… C’était un peu mieux du côté de Jess et de son fiancé, néanmoins, et bien comique quand les deux autres se droguent. Bref, on arrive à l’épisode 4, faut pas s’étonner je pense si ça baisse un peu en qualité. Tant que ça continue à me faire rire, ça me va, mais j’ai moins accroché aux personnages qui étaient approfondis cette semaine. Mince alors, ils développent les mêmes défauts que LOST ! Les parallèles sont toujours sympas d’ailleurs, ça en fait une série vraiment drôle, qui parvient à se détacher malgré de nombreuses références. Ouais, bon, Ginger Gonzaga m’a manqué quoi !

05.jpgÉpisode 5 – Tubthumping – 16/20
Here we can be different. What do you want to be?

La sitcom poursuit ses références un peu lourdes à LOST, tout en parvenant désormais à s’en émanciper tout à fait car ses personnages prennent du poids (psychologiquement parlant uniquement) et une indépendance très salutaire. Les différentes blagues fonctionnent plutôt pas mal dans cet épisode, que ce soit la fosse pour le voleur ou les élections. Sans surprise, je suis totalement amoureux du personnage d’Emma, Ginger Gonzaga étant absolument parfaite dans ce type de rôle un peu condescendant. Mon dieu, j’ai envie de revoir Mixology maintenant. Il y a de vraies bonnes découvertes dans cette série, c’est très agréable à suivre et regarder, ça a trouvé rapidement un rythme de croisière et un humour propre. J’espère vraiment qu’on aura droit à une saison 2 (je n’ai pas du tout regardé ce que ça donnait comme audience).

06.jpgÉpisode 6 – The Phantom – 15/20
Moving is living

L’île continue à partir en vrille sévère en cherchant désespérément le nom de Leonardo Di Caprio, dans une intrigue qui fonctionne plutôt pas mal sur le plan de l’humour. La vie d’exilé sur l’île monte au cerveau de tous et c’est mis en scène d’une très belle manière, avec des envies de cannibalisme ou des amitiés improbables avec des animaux sauvages. Les personnages ont de vraies motivations qui dépassent le simple cadre de la parodie désormais, notamment Owen qui est encore un peu plus développé. En bref, ça donnerait envie d’avoir des épisodes plus longs, parce qu’on se marre bien devant et que c’est intéressant de voir vers quoi se dirigent les scénaristes.

07.jpgÉpisode 7 – The Trial – 19/20
Yeah and I’m sure in Germany they were like “come on, it’s just Adolf”!

La parodie continue avec cette fois un détournement sympa de Law & Order parfaitement assumé : les survivants organisent un procès après un coup de feu malheureux tout à fait bien amené de Dany. Pendant ce temps, Jess tombe dans les bras de Chet pour un coup d’un soir… qui se prolonge contre son gré. Cette fois c’est sûr : Jess est l’un des meilleurs personnages de la série et j’accroche à 100% à l’humour de Wrecked (même si bon, c’était déjà évident je crois). Tout cela mène à un exil injuste qui promet des rebondissements intéressants. De son côté, Emma soigne un patient comme elle peut et finit par être infectée elle-même après sa mort. Ils ont intérêt à trouver un remède, car je refuse de la perdre, elle ou Florence.

08.jpgÉpisode 8 – The adventures of Beth and Lamar – 18/20
What am I? What are we? Just background actors in the story of your freaking lives? I can’t believe I left Beth for you…

Tout s’accélère dans cet épisode où Steve révèle son vrai visage de tyran complétement cinglé en s’attaquant à Florence qui ne cherche qu’à sauver Emma. L’ensemble de cette storyline est géniale, y compris les flashbacks qui nous montrent que le loser est devenu cinglé pour de bonnes raisons (enfin, non, y a pas de bonnes raisons). Les différentes blagues de la série (à commencer par le trou dans lequel sont jetés Todd et Florence ou le bateau d’Owen) révèlent un intérêt scénaristique improbable : c’est là la clé de la série, qui parvient à établir une « mythologie » humoristique et faire avancer ses intrigues à coups de blagues. Chapeau bas, d’autant que ce n’est là qu’une des bonnes parties de l’épisode : le coup des figurants est franchement bien joué et le seul point négatif serait du coup l’intrigue d’Owen et Dany qui ralentit un peu cet épisode.

09Épisode 9 – Javier and the Gang – 16/20
Oh, I feel terrible. Do you wanna have sex?

Sans surprise, Owen tombe sur une cinglée sur l’île… Bon, OK, c’est surprenant, car il s’agit de Rosa, l’hôtesse de l’air et qu’elle est totalement cinglée. Elle s’est inventée une petite vie tranquille sur l’île et elle occupe l’ensemble de cet épisode qui se fait loin du camp. Ce n’est vraiment pas bien grave, car c’est un excellent épisode qui relie ses intrigues A (Owen et Rosa) et B (le raft). D’ailleurs, le raft s’en tire plutôt pas mal, si l’on met à part le fait qu’ils perdent Emma et la bouffe après même pas une nuit et qu’ils retournent sur l’île quasiment aussi vite. Bon, narrativement, c’est donc tout simplement excellent et amusant côté parodie autant que côté originalité. En revanche, du côté des blagues, ça prend un peu moins pour moi. Ce n’est pas bien grave, car c’est génial de voir la série se développer.

10.jpgÉpisode 10 – Cop Tricks – 17/20
You relax Steve, I’m already relaxed, I’m very relaxed.

Excellente fin de saison qui remet Jess & Todd ensemble, ne nous donne pas de nouvelles d’Emma perdue en mer, met un terme au règne de Steve, le tout en faisant d’excellent « call backs » sur les épisodes précédents, histoire de montrer que la série a toujours su vers quoi elle se diriger. C’est assez impressionnant, car je ne la prenais pas du tout (mais alors pas du tout) au sérieux lorsqu’elle a débuté. De série comique vraiment drôle, Wrecked a évolué vers une série qui joue des clichés que sont ses personnages tout en proposant une intrigue qui lui est propre et qui fonctionne. Chapeau bas, cette saison est géniale d’un bout à l’autre, progressant dans le scénario au détriment d’un soupçon d’humour qui ne manque pas pour autant. Vivement la saison 2, surtout après ce cliffhanger étonnant de chasseurs de prime qui en veulent à Danny, une vraie célébrité. C’est sa journée, il vient juste de se faire tirer dessus (always shoot the hostage).

EN BREF – J’attendais cette série car j’y voyais une parodie de LOST et uniquement pour ça, j’y ai gagné Ginger Gonzaga, encore là où je ne l’attendais pas, un humour à toute épreuve et… une vraie série à intrigue qui s’est développée depuis. Je ne sais pas bien à quel moment les producteurs ont décidé ça, mais la parodie débile s’est transformée en sitcom avec une intrigue suivie et des personnages développés sortant du cliché. J’ai donc gagné beaucoup plus que ce que j’attendais, c’est parfait !

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Braindead (S01)

Retrouvez ci-dessous mon article sur la saison 1 de Braindead, avec mon avis sur chacun des épisodes écrit semaine après semaine en cours de diffusion.

Avis : Un peu comme pour Roadies, je m’aventure avec Braindead dans une série que je n’avais pas prévu de regarder dans mon article sur les séries à voir cet été, et je le fais sans le moindre complexe après avoir entendu parler de la série dimanche dernier. J’y vais toutefois un peu à reculons, je regarde parce que la bande-annonce ne m’a pas suffi pour juger la série : je ne comprenais pas bien où ça voulait aller.

Bon et soyons francs : je ne vois toujours pas où ça va à la fin du premier épisode, ça a un côté série politique de seconde zone (type Scandal ou probablement The Good Wife, puisque les créateurs sont les mêmes), mais avec plus d’humour, sauf que cet humour n’est pas évident à adopter… et surtout, je n’arrive pas à savoir s’il est voulu ou non. Ou plutôt, oui il est voulu et totalement absurde. C’est un humour qui se veut vicieux et inquiétant (difficile à caractériser), pour marquer le spectateur dans les scènes qui renversent ce côté politique par de la SF totalement tirée par les cheveux (et un chouilla gore, un peu comme ce que proposait parfois True Blood). De ce point de vue-là, je dirais qu’on a affaire à un côté Mars Attack un peu. La série est néanmoins marquante surtout pour sa critique de la société et de la politique contemporaine, détestée par son personnage préféré et exprimée en quelques secondes d’écran.

En bref : cette série suit le personnage de Laurel Healy alors que son père la force à travailler pour son frère, le Sénateur Luke Healy. Laurel et Luke. Inspiration, quand tu nous tiens. L’histoire de la série est toutefois un peu plus tirée par les cheveux : le gouvernement américain cesse de travailler à cause de désaccords financiers et une partie de celui-ci semble subitement arrêter de réfléchir. La comparaison est un peu grosse, mais elle sert plutôt pas mal l’ensemble de l’intrigue, qui trempe dans le fantastique, mais pas vraiment. Je n’arrive pas encore à savoir si je conseille la série qui pour le coup a un côté très original et absurde dans sa critique de la politique. En tout cas, il est temps de passer à mon avis un peu plus détaillé, mais avant toute chose, trois lettres pour tout résumer : WTF.

Note moyenne de la saison : 15/20

C’est parti pour la critique de tous les épisodes, à chaud :

01.jpgÉpisode 1 – The Insanity Principle: How Extremism in Politics is Threatening Democracy in the 21st Century – 13/20
So, we’re famous. It’s like Hollywood but with uglier people.

Roadies avait la citation la plus longue du blog jusqu’à présent, Braindead en a donc le titre. Ce pilote met en place la série, de manière un peu longuette malheureusement. Il faut en effet un certain temps avant d’entrer pleinement dans ce que cet épisode veut nous montrer : une invasion d’insecte qui nous bouffe le cerveau et nous rend totalement incapables de réfléchir, sans pour autant nous empêcher d’être nous-mêmes. Avant cela, il nous faut se taper l’introduction de Laurel et de son caractère, mais c’est long car l’on sait déjà vers quoi la série s’aventure… Le générique survient quand on ne l’attend plus, quasiment au milieu de l’épisode, ce qui ajoute à l’ambiance générale de chaos incompréhensible qui se dégage du pilot. Vingt minutes de séries à dormir debout, vingt minutes de gros n’importe quoi où des insectes ressemblant trait pour trait à des fourmis bouffent des cerveaux ou font exploser les têtes de ceux qui leur résiste. Bref, cet épisode perd son temps à tenter d’instaurer un univers cohérent et logique, avec de nombreux extraits de journaux télévisés authentiques, avant de sévèrement partir en vrille sans l’assumer. En fait, c’est surtout cela qui me dérange pour le moment : on a l’impression que les scénaristes n’assument pas leur désir de partir en délire pour effectuer leur critique, et du coup ça reste trop sérieux tout en donnant envie d’en rire. Certaines scènes semblent verser dans l’absurde pour faire rire, mais à côté de ça, ça reste très convenu ou sérieux pour être vraiment absurde. Ambiance instable donc, presque dérangeante, tout au long du pilot qui se transforme en quelque chose de très convenu qui essaye de ne pas l’être. Ça donne un truc totalement hybride et original, mais je ne sais pas si ça fonctionnera pour moi (ni d’ailleurs en terme d’audiences). Il faudra re-tester lors de l’épisode 2… En attendant, je vais aller écouter The Cars (You Might Think. De rien).

02.jpgÉpisode 2 – Playing Politics : Living Life in the Shadow of the Budget Showdown – a Critique – 16/20
We don’t really talk do we? We’re just contradicting each other.

Wow, ça continue à partir en vrille sévère dès les premières secondes puisque le résumé de l’épisode précédent se fait en musique… Et du coup, ça fonctionne beaucoup mieux, car on sait directement à quoi s’apprendre. BrainDead ne se prend pas au sérieux, et en fait, il ne faut pas la prendre au sérieux non plus si on veut l’apprécier. Ce second épisode est donc plus simple à avaler si je puis dire. Maintenant que l’on sait à peu près la critique politique qui s’y glisse et l’intrigue WTF qui nous occupe, il est plus facile de s’attacher aux personnages et aux intrigues. Bon, perso, jamais je quitterais ma maison si je voyais une telle invasion d’insecte au milieu de ma cuisine, mais chacun fait comme il sent j’imagine. Les têtes continuent d’exploser dans cet épisode, dès lors que l’hôte refuse de se laisser posséder et Laurel s’organise une réunion retrouvailles entre filles. Bref, rien ne va niveau logique, mais c’est au fond ce qui reste appréciable dans la série, qui parvient à nous proposer quelques scènes qui font un peu frissonner quand même, notamment ces dernières minutes. Et cette musique est après tout entêtante. Par conséquent, j’ai bien plus accroché que la semaine dernière et ça m’a fait rire, d’où la note croissante. Je suis pris au piège des questions soulevées par l’intrigue. Zut, il va falloir que je suive ça tout l’été finalement !

03.jpgÉpisode 3 – Going Oxes : How You Can Survive the War on Government Through Five Easy Step – 17/20
Well… Not many people know about this but bugs fart.

C’est reparti pour un résumé musical qui replace tout de suite l’ambiance de la série, avec même une réflexion méta pour l’achever. Je suis curieux de voir ce que donnera la VF. Cet épisode voit Laurel et Gustav se rencontrer et avancer sur leur enquête respective concernant les insectes qui bouffent le cerveau et font exploser des têtes en… pétant ? Wow, le niveau de WTF est plus puissant chaque semaine. Le pire, c’est que ça fonctionne sur moi et m’intrigue malgré tout. La bataille politique fait rage pour le frère de Laurel, ce qui amène des histoires plutôt intéressantes dans la série, même si c’est bien le personnage de Gustav qui s’impose en secondaire le plus cool. J’ai même de la peine pour son chat, ça fait un très bon cliffhanger. J’ai accroché vraiment à cet épisode qui nous ressert encore You might think à toutes les sauces, ça reste en tête et je finis par avoir l’impression d’être contrôlé par une horde d’insectes moi aussi. En bref, ce n’était vraiment pas parti pour, mais BrainDead s’impose comme une belle découverte de l’été.

04
Épisode 4 – Wake Up Grassroots: The Nine Virtues of Participatory Democracy, and How We Can Keep America Great
– 16/20
You know all lives matter? Not just black ones.

Les choses avancent décidemment bien vite dans cette série et je ne vois pas bien comment une saison 2 sera envisageable s’ils continuent à faire progresser leur intrigue comme ça. J’avoue ne pas avoir mis la priorité sur le visionnage de cette série, retardant une ou deux fois le moment où je ferai play de quelques jours. Cela dit, j’ai retrouvé avec plaisir cette intrigue, leur humour délirant et les personnages auxquels je suis finalement attaché, que ce soit Gustav ou Laurel. Les rebondissements sont bons et assez souvent imprévisibles quand même (sauf peut-être pour l’amie de Laurel, mais c’est justement parce qu’elle n’a pas rebondi après avoir sauté ehe), le traitement de la politique définitivement – et de manière terrifiante je dois dire – parfaitement crédible. Bref, ce petit OVNI télévisuel a pris ses marques et ça fonctionne bien : sans y être accro, je passe de bons moments devant cette série.

05Épisode 5 – Back to Work : a Behind-the-Scenes Look at Congress and How it Gets Things Done (and Often Doesn’t) – 14/20
I just blacked out. Woke up with food in my ears.

La saison s’apprête à prendre une nouvelle tournure avec l’infection de l’agent du FBI qui, bien qu’incertaine à première vue, est rapidement confirmée par la suite. Les infections d’insectes continuent tout au long de l’épisode, plongeant Laurel, Rochelle et Gustav dans des affaires de plus en plus compliquées. D’ailleurs, Gustav était une vraie réussite d’écriture dans cet épisode, ce qui change un peu : son côté un peu taré s’atténue un peu aux yeux de tous, maintenant qu’ils savent que sa conviction est justifiée. Le rapprochement amical avec Laurel sur la fin est assez juste et amusant. En revanche, cet épisode était plus décevant du côté WTF que j’attends désormais. Le cliffhanger semble même accentuer le côté dramatique, on verra bien : c’est une sacrée surprise si Laurel est infectée.

06.jpgÉpisode 6 – Past as Prologue: Notes Toward a Post-Reagan Theory of Pary Alliance, Tribalist, and Loyalty – 20/20
We can make things normal again

Wow. Je ne m’attendais certainement pas à ça en lançant cet épisode : oui, Laurel est bel et bien infectée, mais non, ça ne dure pas car elle peut compter sur ses amis pour la tirer de là. C’est tout bonnement le premier acte le plus drôle de la série : l’activation du cerveau droit permet de faire fuir les insectes et le cerveau droit, c’est le côté cool qui aime l’alcool, la bouffe, le sexe. Brillant retournement de situation. Le reste de l’épisode voit une sacrée progression dans l’intrigue et le tout est carrément bien amené, c’est super sympa à suivre et ça reste ponctué de pas mal d’humour. Clairement, cet épisode 6 relève le niveau déjà très bon du début de saison et je suis totalement à bord désormais. D’ailleurs, maintenant que j’ai compris l’humour de ce show, plus jamais je le lâche et j’envisage même de revoir le pilot pour mieux le comprendre.

20160809004132.pngÉpisode 7 – The Power of Euphemism: How Torture Became a Matter of Debate in American Politics – 16/20
Is this about your bug fixation?

C’est forcément moins marrant et bon cette semaine, mais quelques quiproquos sympas ont lieu dans cet épisode et le résumé chanté continue de m’enchanter toujours autant. Même si c’est moins bon, ça reste très bon avec Gustav et Rochelle sur les traces des infectés communiquant par « télépathie » (probablement une histoire de phéromones et tout) pendant que Laurel est interrogée sur ses activités terroristes. Évidemment. C’est n’importe quoi, bien sûr, mais ça marche grâce aux dérives politiques auxquelles nous sommes largement habituées et qui, ici, ajoute un compte à rebours qui dynamise l’épisode. Les deux intrigues se rejoignent quand Gustav et Rochelle trouvent le moyen de contrôler certains mouvements des infectés et donc de sauver Laurel. C’est un peu gros, mais ça passe bien avec le décalage habituel de cette série. Puisque la série est WTF, je me permets de souligner une info WTF : il y a une ville qui s’appelle Abbeville en Louisiane, exactement comme en France. Voilà, vous serez moins stupides en vous couchant grâce à ça, c’était le cadeau du jour pour patienter après ce cliffhanger sur le père de l’héroïne.

20160815132025.pngÉpisode 8 – The Path to War Part One: the Gathering Political Storm – 15/20
What’s the bug’s agenda?

La série continue d’avancer assez vite et centre beaucoup le potentiel comique sur Rochelle et Gustav. C’est une très bonne chose car ils font de meilleurs personnages principaux que Laurel depuis quelques épisodes (déjà dans l’épisode 7, ce sont eux qui ont tout fait). Laurel ne peut de plus pas assurer le comique alors qu’elle apprend que son père a Parkinson et n’en a plus pour longtemps à vivre. Forcément, ça casse un peu l’ambiance. Côté ambiance justement, c’était plutôt cool aussi du côté du gouvernement avec un interrogatoire de soi-disant terroriste et des complications politiques à tout va. Tout cela nous mène sur un cliffhanger moins violents que les deux derniers, mais la série n’a plus besoin de ça pour me faire revenir : chaque épisode a sa dose de rire tout en poussant son intrigue un peu plus loin… Et me voilà désormais pris au piège de cette intrigue que je cherche évidemment à comprendre un peu mieux. Très bon donc, même si c’est un peu moins passionnant que d’habitude car cet épisode prenait plutôt le temps de développer les choses que de surprendre le spectateur à tout prix. Du coup, c’était agréable d’en apprendre plus sur les parents de l’héroïne et voir ces scènes de « torture »/interrogatoire menées par Rochelle et Gustav.

09
Épisode 9 – Taking on Water : How Leaks in D.C are Discovered and Patched – 13/20
OK. Family misunderstanding.

Le bordel politique continue encore et encore avec une fuite de la conférence du CIA qui plonge tout le monde dans la confusion. Laurel et son frère se soupçonnent l’un et l’autre pour pas grand-chose et Gareth s’inquiète du nombre de mecs élevé avec lesquels elle a couché, ce qu’il sait grâce à une enquête demandée par Red Wheatus. C’est sur cette partie de l’intrigue que l’épisode est largement plombé avec du slut-shaming d’une part et une autojustification qui se résume en « ce n’est pas du slut-shaming » de la part des scénaristes. Franchement, Laurel a beau dire « you handled this poorly » à Gareth, je ne peux m’empêcher de penser que ce sont eux qui se sont plantés sur cette intrigue : certes elle le largue, mais quand même, c’était un épisode hyper gênant à voir à cause de ça. Tous les personnages semblaient d’accord pour descendre Laurel et même elle ne semble pas si sûre d’elle-même, il est considéré comme normal de trouver dégoûtant une nana couchant avec Michael Moore, qui fait ici des caméos décalés… Je sais pas, j’ai pas trop accroché à cette vision, même si elle est certes crédible par rapport au puritanisme américain. C’était peut-être juste mal amené ou Au-delà de ça, ça manquait de Rochelle et Gustav et le rythme n’y était pas. Je sais pas trop ce qu’il s’est passé, mais je suis déçu par cet épisode qui en plus n’a pas fait bouger l’intrigue d’un iota.

10.pngÉpisode 10 – The Path to War Part Two : The Impact of Propaganda on Congressional War Votes – 15/20
A 1% wants a war, the rest of us suffers.

Mais où sont Gustav et Rochelle? Mystère, Rochelle réapparaît comme si de rien n’était. Laurel préfère s’occuper de sa belle-sœur et de son bébé anti-Trump qui est possiblement infecté que s’inquiéter de ses amis qui ont disparu un temps. C’est une idée bien ridicule et donc marrante ce coup du bébé. Autre problème de cet épisode : le reportage commandé par Luke, que Laurel critique énormément avant de comprendre qu’il est réalisé par un de ses amis. Quant à Luke, il ne s’arrête plus de coucher à droite à gauche. Bon tout laisse suggérer que Rochelle est infectée (et pareil pour Gustav toujours absent) puisque le bébé qu’elle déclare en bonne santé est bel et bien complètement parasité par des insectes dans son cerveau. Pas du tout flippant. L’épisode était un peu long et manquait de fun par rapport à ce que la série proposait il y a quatre ou cinq épisodes, on sent que le final approche et que les choses s’intensifient. Ce n’est peut-être pas plus mal, mais j’ai encore du mal avec la forme hybride du ton de la série, car maintenant j’attends plus de pouvoir rire que de me prendre la tête devant… Cet épisode partait plutôt du côté de la prise de tête, signe toutefois que la série propose de grandes choses. Arf, décidémment, je ne sais jamais tout à fait quoi faire de ces épisodes !

11
Épisode 11 – Six Points on the New Congressional Budget : The False Dichotomy of Austerity vs. Expansionary Policies – 12/20
I don’t like things that are this insane

Que s’est-il passé, Braindead ? Cela fait trois semaines que la série décline et cet épisode ne rattrape toujours pas le coup, au contraire. L’humour a fondu comme glace au soleil et les intrigues politiques elles-mêmes se sont embourbées. Et puis surtout, ce qui me dérange le plus, c’est la disparition d’une cohérence suivie : Gustav a disparu quelques épisodes, la femme du frère de Laurel nous a occupé tout l’épisode 10 mais ne sert à rien dans le 11, etc. Je retiens surtout de cet épisode beaucoup de longueurs (Luke directeur de la CIA ?) et de détours (notamment avec Gareth ou, pour Laurel, la scène en illustration de cet épisode ci-dessus), et une tentative pour tuer l’insecte en Red qui échoue misérablement. Rochelle et Gustav semblent pourtant avoir aidé comme il fallait Laurel, ce qui suggère qu’ils ne sont donc pas infectés, contrairement à ce que je pensais. Dans ce cas, pourquoi les avoir fait disparaître alors qu’ils servent vraiment le potentiel de la série ? Autrement, toute l’intrigue Luke/CIA était en fait une manigance de Red. Pas franchement un cliff surprenant, c’était prévisible dès le début.En bref, cette semaine, je suis déçu et j’ai presque hésité à suivre le conseil donné dans le « Previously on » : changer de show en cours de route…

12Épisode 12 – Talking Points Toward a Wholistic View of Activism in Government : Can the Top Rebel? – 14/20
If you are facing the end of the world then we can’t do it on our own

Han, j’imagine que c’est le dernier Previously, je suis trop triste ! Les choses s’accélèrent dans cet épisode qui nous conduit peu à peu vers la fin de la saison. Red ne va pas bien du tout, Laurel s’embrouille avec Gustav et Luke est persuadé que la CIA est de son côté. En fait, je ne sais pas bien quoi dire sur cet épisode qui a oscillé tout du long entre me happer devant mon écran et m’ennuyer au point d’aller faire autre chose. Laurel décide de se barrer, du coup Gareth la demande en mariage mais c’est une blague et il reste quand elle lui demande de la suivre. Du côté du congrès ça dérape un peu dans tous les sens aussi, avec Red qui assassine Ella. Tiens, voilà le terme parfait : dérapage. Tout dérape à un moment ou un autre, y compris mon attention du coup qui n’a pas été aidé j’avoue par plusieurs bugs très dérangeants en cours de visionnage. La série semble repartir sur de bonne base en arrivant sur la fin de cet épisode, j’ai donc espoir d’un final réussi !

13Épisode 13 – The End of All We Hold Dear : What Happens When Democracies Fail: A Brief Synopsis – 17/20
Oh and I got a smoothie!

UN PREVIOUSLY ON ! Excellente surprise et très bonne introduction d’épisode qui fait un clin d’œil à l’audience, c’est le genre de gags qui ne peut fonctionner que dans une série comme Braindead. Cet épisode s’applique donc à conclure les intrigues ouvertes jusque-là, voyant ainsi Laurel se réconcilier avec Gustav et Rochelle, ce qui leur permet de comprendre le plan des insectes. Est-ce que c’était décevant ? Un peu, mais c’est bien vu d’ajouter une critique sur le réchauffement climatique. En revanche, c’était moins bien vu de nous faire la classique scène du « je t’aime » entre Laurel et Gareth. L’humour est définitivement de retour avec Rochelle et Gustav, qui confirment qu’ils sont les meilleurs personnages de cette série (en ce qui me concerne), ou avec la mort inattendue et parfaite de la reine. Cet épisode avait tout ce que je souhaitais voir je crois, y compris un dernier coup de You might think, forcément, et un Previously on conclusif absolument parfait. Je suis très heureux que la série ait pris le parti d’une vraie fin en cas d’annulation. Certes la série m’a perdu sur son chemin mais cette conclusion me réconcilie totalement, sa légère ouverture finale étant très exactement celle que je souhaitais.

 15

EN BREF – Braindead, c’est la série en laquelle je ne croyais pas du tout une seule seconde quand je l’ai commencé d’un œil sceptique. Le pilot était trop sérieux tout en jetant de l’humour un peu partout, c’était étrange. Et puis, j’ai compris qu’il fallait que j’entre dans l’univers, qu’il y avait quelque chose à en tirer si j’étais un peu moins fermé d’esprit : des insectes dans le cerveau, c’est plutôt cool. Et puis, je suis entré dedans et c’était génial la manière habile d’introduire la critique politique dans un enrobage de blagues incohérentes. Et puis, c’était tout simplement brillantissime à la mi-saison, quand ils se sont mis à jouer avec mon amour du bacon que je ne verrai plus jamais pareil. Et puis, ça s’est essoufflé quand mes deux personnages préférés se sont effacés… Vraie bonne surprise donc, mais aussi vraie lassitude en cours de route, je suis finalement mitigé quand c’était pourtant l’une des meilleures séries d’été autour de son épisode six. Étrange O.V.N.I (c’est le cas de le dire), c’est une série que je recommande à ceux qui veulent passer un bon moment, rire, se divertir sans être trop accro à la cohérence/vraisemblance. Je pense qu’un jour je la reverrai avec plaisir si elle se fait annuler et je serai là pour une saison 2 si le renouvellement un peu espéré arrive. Exactement comme pour Roadies donc, c’était vraiment un bon été !