Les Bracelets rouges – S02E01-02

Épisode 1 – 17/20
Quel plaisir de retrouver la série ! Un nouvel équilibre doit toutefois être trouvé après les événements survenus en fin de saison 1, et ça a eu quelques difficultés à le faire je trouve. C’est un épisode qui joue donc les transitions, en préparant le terrain pour les intrigues de la saison 2.

> Saison 2


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Dans un service pédiatrique, 100% des patients qui meurent ont moins de dix-huit ans.

Dès le départ, cette saison nous rappelle qu’il est important de vivre, avec un joli moment passé entre tous les adolescents devant l’hôpital. Et quand je dis tous, c’est avec Sarah, évidemment. Un bon flashback où Thomas se met à jouer du ukelele et où Clément nous maîtrise l’espagnol à fond histoire de nous rappeler que la série est un remake.

C’est bien atroce dès le départ, donc, puisque cette scène de joie enchaîne bien sûr avec Medhi complétement déprimé par la mort de Sarah. Ce n’est pas le seul : lui tourne en boucle sur les vidéos, Clément bloque sur son lit vide, Thomas sur les photos et Roxane sur ses souvenirs de Sarah. Ils ont beau s’être dits qu’il ne fallait pas pleurer, ce n’est pas si évident, en fait.

Le père de Sarah est encore dans la série de manière éphémère, cette fois pour venir chercher une bague retrouvée dans la chambre de sa fille. Angoisse. La chambre de Sarah ? Elle est désormais occupée par Louise, une nouvelle patiente.

Mehdi déprime aussi de ne pas pouvoir aller à l’enterrement de Sarah, surtout qu’il est traîné de force à un cours d’improvisation pas si génial que ça au premier abord. Il finit par se laisser embarquer avec les autres malgré tout, et les autres sont nombreux, même si pas tous parmi les Bracelets rouges. Enfin, évidemment que si, les Bracelets rouges se retrouvent ensemble.

Pour le meilleur, et surtout pour le pire, parce que Mehdi est clairement énervé après Roxane, qu’il juge responsable de la mort de Sarah. Ben oui, elle a dit qu’elle allait mourir en premier. Et même Clément n’arrive pas à faire entendre raison à Mehdi, mais il est coincé par l’arrivée de ses amis à l’hôpital.

Ses amis sont pas franchement des plus malins ni des plus psychologues avec Mehdi, qui est encore plus déprimé après leur passage, parce qu’il les croit quand on lui dit que les gens qui meurent à l’hôpital sont utilisés pour des entraînements médicaux. En plus, il n’a pas de bol, parce qu’il s’en plaint à une infirmière pas beaucoup plus maligne. Bref, la dépression de Mehdi est bien lourde.

Roxane ? Elle vit très mal la réflexion de Mehdi sur sa responsabilité dans la mort de Sarah (oh, ça alors c’est étonnant). Côté médical, Thomas a désormais sa prothèse et peut ainsi faire son premier pas. C’est déjà un moment fort indépendamment du contexte, mais là encore, le fantôme de Sarah est là pour rappeler à Thomas son absence – un bon flashback bien vu ma foi.

Côté adultes, on retrouve aussi les parents de Thomas qui se font un plaisir de lui faire une visite surprise (et comme on les voit au volant, ça me fait un point de Bingo Séries en plus), quand il n’a clairement pas envie de leur parler. Il est en pleine dépression, et peut-être encore plus que Mehdi d’ailleurs, parce que les Bracelets rouges ne comptent plus pour personne. Pour remédier à cette dépression, le docteur propose à ses parents de la nouveauté pour lui changer les idées. Encore faut-il la trouver…

Par chance pour Clément, il y a de la nouveauté avec Louise. Il va sans dire qu’elle est insupportable dans son genre. Ce n’est pas une Sarah non plus, mais elle a son propre style pour être horrible avec le monde qui l’entoure, parce qu’elle est détachée et blasée de tout. Pourquoi donc ? Parce qu’elle a grandi à l’hôpital. Elle est bien chiante, je trouve, on dirait Sarah en plus débile, mais elle a de bonnes idées quand même, à expliquer à Clément que s’il veut vraiment quelque chose, il n’a qu’à jouer la carte cancer. Sympa dis-donc.

Il suit ses conseils pour demander au médecin une cérémonie d’adieu pour Sarah. C’est un peu gros dans l’écriture, mais ça passe plutôt bien. Quant à Louise, elle est à l’hôpital parce qu’elle a la mucoviscidose. Elle a donc eu l’occasion de voir plus d’un décès quand elle était à l’hôpital, ce qui lui permet de conseiller à Clément de partager la vie de Sarah avec les autres. Je trouve que le concept n’est pas forcément super bien expliqué par rapport au livre qui consacre tout un bout de chapitre à tout ça.

La mère de Côme, que je continue de vouloir appeler Corinne même si elle s’appelle Nathalie, rencontre à son tour Louise, avant de se rendre à un rencard avec Romain. Il est toujours aussi chelou avec son humour plein d’excès, mais c’est ce qu’il faut à Nathalie apparemment, parce que ça lui fait du bien de reprendre goût à la vie avec de l’humour. Ses éclats de rire, ça reste une bonne bouffée d’oxygène qui était nécessaire à la série, et même si je n’aime pas Romain, je suis quand même content de l’évolution de cette relation.

La visite des parents de Clément ? Elle n’est pas des plus chouettes parce qu’ils croisent ensuite le père de Thomas qui est tout content de la prothèse de son fils. Sympa, mais pas sympa quoi. Les parents ne sont pas loin d’être en dépression aussi, surtout qu’ils savent qu’il est important d’avoir le moral face au cancer. En bref, la mère de Clément finit donc en larmes elle aussi, parce qu’elle ne veut plus quitter son fils. Tu m’étonnes.

Thomas chasse son père au plus vite, parce qu’il a bon espoir de pouvoir se choper sa prothèse pour la montrer à Roxane. Il est évident que ça ne dure pas bien longtemps : il fait à peine un pas qu’il perd l’équilibre à cause d’une marche qu’on a tous vu venir à des kilomètres. Bon, même si c’est lui qui bouge et pas la marche. Vous m’avez compris quoi.

L’épisode continue en tout cas avec la cérémonie en l’honneur de Sarah, qui se fait avec une nouvelle chanson de Thomas. J’ai toujours un peu de mal au début avec ce type de chanson, mais il faut avouer que ça passe bien à l’écran, et que c’est entêtant. Et puis, c’est touchant, parce que le père de Sarah est là aussi. Il se rend ainsi compte qu’il avait besoin de cette cérémonie pour dire adieu à sa fille, et ça permet à Mehdi de dépasser aussi une nouvelle étape de son deuil.

Les bracelets rouges finissent aussi par allumer un lampion en l’honneur de Sarah, et il est temps de lui dire adieu dans la série, avec un bon montage plein de flashbacks de sa relation avec chacun. Il faut dire ce qui est, ça passe bien, mais on se rend compte aussi qu’on a oublié trop de choses depuis l’an dernier. Enfin moi, en tout cas. La conclusion de l’épisode est laissée à Sarah qui ne reviendra probablement pas, mais qui affirme qu’elle est immortelle.


Épisode 2 – 17/20
Nous voici donc en pleine saison 2, cette fois. La série continue de plutôt bien gérer sa galerie de personnages et de faire avancer ses intrigues, à la fois médicale et relationnelle, pour tout le monde. Cela permet de ne pas voir l’épisode passer et c’est toujours la meilleure réussite de la série de mon côté : le temps passe vite devant, et on en veut toujours plus. Pourtant, je suis fatigué.

> Saison 2


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La question c’est : tu vas mourir, mais qu’est-ce que tu veux faire d’ici là ?

Ah, enfin, on a un générique ! Ca manquait au premier épisode, je trouve. Allez, qu’importe, c’est parti pour la critique !

Louise prend ses aises à l’hôpital, parlant à Côme de ses passions, c’est-à-dire la création d’une fondation pour les océans. Elle continue ses séances avec Victor pour mieux respirer malgré son infection, et ça intrigue Clément. Ben oui, il trouve ça horrible de savoir qu’elle est condamnée, et il est forcé d’envisager la vie autrement. En fait, lui a la chance d’avoir encore l’espoir de vivre, mais ce n’est pas pour autant qu’il doit rester coincé par la peur de mourir et ne pas vivre.

J’ai un peu de mal avec tout ça, parce que l’arrivée de Louise renverse un peu trop la tendance, je trouve : Clément avait les réflexions les plus abouties de la série sur tous ces sujets auparavant, et là, il est trop facilement surpris par ce que lui dit Louise je trouve. C’est d’autant plus dommage que Louise ne se mélange pas encore avec le reste du casting.

J’exagère, bien sûr, parce qu’elle est avec tous les autres au cours d’improvisation, et elle prend la défense de Roxane quand elle se fait attaquer par Jessica, qui trouve que son trouble de comportement alimentaire n’est pas aussi grave que sa leucémie. Le cours est plutôt sympathique, finalement, parce qu’il réussit bien dans l’écriture des interactions entre ado, et particulièrement ceux qui se détestent.

Côté adultes, la mère de Clément a pris la décision de ne pas rentrer chez elle, mais de rester à l’hôtel. Son mari ne peut pas faire de même, parce qu’il faut bien que l’argent rentre. Sylvie veut donc passer autant de temps que possible à l’hôpital avec Clément, mais celui-ci ne l’entend pas comme ça. Ben oui, il a sa vie à l’hôpital ; et son rendez-vous à la piscine, le genre de rendez-vous impossible à avoir.

Sylvie finit toutefois par croiser Yves et ça n’est pas une bonne chose : le père de Thomas lui apprend à mentir. La scène est bien marrante franchement, et elle est criante de vérité, ironiquement. Par contre, c’est un rapprochement qui ne sent pas très bon tout ça, parce que je les vois bien terminer en couple ces deux-là.

En plus, Sylvie, elle n’arrive pas bien à mentir à son fils, qui culpabilise immédiatement d’apprendre que sa mère va s’éloigner de son père pour « bosser à la coopérative » la plus proche. Bien sûr, elle ne tient pas plus de deux minutes son mensonge, et ça stresse Clément encore plus parce qu’il est aussi sûr qu’il va mourir. Ce n’est pas le cas évidemment. Il a bien l’impression de faire du surplace, et c’est exactement qu’il explique à Louise, qui remarque judicieusement (ou pas ?) qu’il avance, mais pas en ligne droite. Je ne sais pas bien quoi penser de leur relation à ces deux-là, mais c’est touchant en tout cas de voir que Clément veut juste vivre sa vie et ses bons moments avec ses amis.

En parallèle, Roxane découvre qu’elle est confrontée à une nouvelle épreuve pour sa guérison : manger du pain. Et ça la traumatise un peu forcément… Elle continue donc de faire autant de gym que possible pour rester maigre, mais il n’empêche qu’elle remange du sucre, c’est déjà ça. La pauvre n’est pas au bout de ses surprises : Thomas a une grande nouvelle à lui annoncer.

En effet, alors qu’Aurore lui rend visite – je suis au moins aussi heureux que Mehdi de son retour ! – Thomas découvre qu’il doit sortir de l’hôpital dans trois semaines. Les scénaristes en profitent pour remettre dans les mêmes scènes Yves, le père de Thomas, et Aurore. Cela fonctionne drôlement bien parce que les problèmes de couple sont encore là, l’air de rien, insidieux.

Il faut dire ce qui est : elle a raison. Yves promet à son fils un voyage en Australie, et avec quelqu’un d’autre, donc il se fait des films alors qu’elle voit bien qu’Yves en est toujours au stade des promesses trop vides. Le problème, c’est que son fils n’a pas un comportement bien différent de lui : il pose par exemple un lapin à Clément qui attendait désespérément un rendez-vous à la piscine avec lui.

Il est aussi bien à côté de la plaque avec sa copine : Roxane est donc bien testée dans cet épisode, avec Thomas qui se met à lui dire de mettre de l’eau dans son vin par rapport à Jessica et sa leucémie, puis avec les plateaux repas qui lui ont imposés dans l’ascenseur. Le traitement de sa maladie est vraiment bien écrit. On enchaîne par exemple avec Louise qui a besoin d’un câble photo et vient voir Roxane. Les deux commencent à devenir amies autour de ce prétexte qui permet aux scénaristes d’insister sur les préjugés autour de l’anorexie, alors que Louise crache du sang à cause de sa toux. C’est bien écrit et les deux adolescentes commencent à sympathiser.

Grâce à Louise, Roxane comprend un peu mieux Thomas, et elle retourne le voir pour se confier à lui sur sa maladie, et sur la douche imposée par la présence des plateaux repas, et surtout sur son besoin d’avoir Thomas dans sa vie. En revanche, Thomas doit aussi affronter la déception de Clément de plein fouet, surtout qu’il n’a pas vraiment d’excuse pour le lapin qu’il lui a posé – il était juste avec Roxane.

Oui, sauf que Roxane, Thomas ne lui en parle pas, comme la prothèse, parce que tout ça, c’est dur pour Clément. Pour se faire pardonner, Thomas décide donc de se faire livrer des bières et d’emmener Clément à la piscine de l’hôpital, malgré tous les interdits. Bref, c’est une bonne soirée entre potes et entre adolescents qui font n’importe quoi. Au moins, Clément retrouve le sourire cette fois… pour mieux apprendre ensuite que Thomas sort de l’hôpital dans trois semaines.

Il est le premier à le savoir, et il feint de dire que c’est Roxane qui sera triste, alors que lui aussi clairement… c’est violent comme nouvelle, quoi, mais c’est vrai que c’est pire pour Roxane qui vient juste de dire à Thomas qu’elle ne savait pas comment gérer l’hôpital sans lui. Hum.

La série réaffirme aussi qu’elle n’oublie pas Sarah, puisqu’elle est citée en début d’épisode par Mehdi. Celui-ci continue de s’énerver toujours autant, et ça fait un bon running gag, surtout au moment de passer l’IRM, où il refuse de s’allonger calmement comme il faudrait. Il a toujours un anévrisme de onze millimètres cela dit. C’est une bonne nouvelle de savoir que ça ne bouge pas, mais ça donne surtout envie à Mehdi de ne pas se faire opérer.

Il essaye de convaincre son grand-père qu’il ne doit pas être opéré, et il se met à faire des recherches – grâce à Louise – afin d’avoir autant de statistiques que possible pour que son grand-père l’écoute. Ouais, mais son grand-père veut le voir survivre coûte que coûte. Malgré tout, il se laisse convaincre par Mehdi qui est tout heureux de ne pas avoir à se faire opérer. Il n’y avait rien d’obligatoire à l’opération après tout.

Cela permet de revoir les symptômes d’une rupture d’anévrisme et ça redonne surtout le sourire à Mehdi. C’est déjà ça de pris. Et sinon, le cliffhanger de l’épisode voit Côme commencer à se réveiller, ou en tout cas bouger les lèvres… mystère, mystère. Vivement la suite !

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Les Bracelets rouges (S02)

Synopsis : Le récit de la vie d’enfants et adolescents hospitalisés, avec juste le bon ton pour ne pas tomber dans le mélodramatique, mais pour proposer une histoire de vie touchante. Tellement touchante d’ailleurs que la fin de saison nous a fait finir en larmes avec la mort de Sarah, alors que Roxane envisageait enfin la guérison grâce à elle. Côté adultes, Aurore venait de larguer le père de Thomas. Quant à Côme, il est toujours dans le coma, bien sûr.

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Pour commencer, j’ai tellement hâte de voir cette saison 2 que je prépare mon article en saison un chouilla en avance, histoire de gagner du temps lors de la diffusion des premiers épisodes ce soir. C’est bien simple, la saison 1 était un véritable coup de coeur qui avait su mêler avec beaucoup de justesse l’ensemble des ingrédients qui font une bonne série.

En s’engageant comme dans la version originale à surtout se concentrer sur les adolescents hospitalisés et en restant dans un cadre hyper-réaliste, la série parvient à être résolument jeune, à ne pas tomber dans le pathos et tout simplement à nous passionner. Son ton se veut dynamique et jeune, et c’est ce qui fait que ça fonctionne tant : on suit des ados de tous les jours confrontés à une vie difficile et les six premiers épisodes ne nous ont pas épargné, que ce soit du côté du très bon humour ou de l’horreur totale.

Six épisodes, c’est donc largement suffisant pour m’avoir fait pleurer ; et ce n’est pas pour autant que cette série est mélodramatique, j’insiste, et tant pis si je me répète. Au contraire, c’est une déclaration d’amour à la vie, exactement comme le livre d’Albert Espinosa dont elle s’inspire – et que je vous recommande.

Ci-dessous, mon avis et mes notes sans spoiler sur les épisodes de la série. Pour lire la critique complète (avec résumé), cliquez sur le numéro de l’épisode.

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S02E01 – 17/20
Quel plaisir de retrouver la série ! Un nouvel équilibre doit toutefois être trouvé après les événements survenus en fin de saison 1, et ça a eu quelques difficultés à le faire je trouve. C’est un épisode qui joue donc les transitions, en préparant le terrain pour les intrigues de la saison 2.
S02E02 – 17/20
Nous voici donc en pleine saison 2, cette fois. La série continue de plutôt bien gérer sa galerie de personnages et de faire avancer ses intrigues, à la fois médicale et relationnelle, pour tout le monde. Cela permet de ne pas voir l’épisode passer et c’est toujours la meilleure réussite de la série de mon côté : le temps passe vite devant, et on en veut toujours plus. Pourtant, je suis fatigué.
S02E03 – 17/20
Même constat que le semaine dernière : la série est toujours aussi bien écrite, mais elle semble avoir du mal à être aussi parfaite qu’en saison 1. Elle ne vise plus tout à fait aussi juste, principalement parce qu’elle est trop ado par moment… Ou alors, c’est mes quelques souvenirs de la version espagnole qui ruinent tout, je ne sais pas. Enfin qui ruinent tout… ça reste une série que j’adore, vous l’aurez compris.
S02E04 – 18/20
On prend pas les mêmes, mais on recommence quand même. Cette saison assure plutôt bien du côté des nouveaux arrivants et parvient une fois de plus à me rappeler ce que j’adorais dans la série d’origine. Si je reste moins emballé qu’en saison 1, je trouve tout de même que je retrouve les bons gros moments émotion que j’en attendais dans cet épisode.
S02E05 – 18/20
J’ai trouvé le premier épisode quelque peu décousu cette semaine, mais cela ne l’empêche pas d’être porté par une intrigue forte qui le fait gagner en qualité, et surtout en émotion. Oui, c’est le mot, les émotions étaient là et c’est pour ça que je regarde la série, alors c’est réussi et puis c’est tout. J’en attends trop après la perfection de la saison 1, je crois.
S02E06 – 17/20
Difficile de décrocher les yeux de son écran pendant un épisode de cette série, tout de même, et rien que ça, ça prouve à quel point elle est géniale, je pense. La saison continue de se dérouler avec ses rebondissements et ses avancées dans chacun des cas médicaux présentés. Si on perd un peu le point de vue original de la série cette année, il n’empêche que c’est toujours efficace grâce à une écriture fluide et des personnages tous plus attachants les uns que les autres.
S02E07 – 17/20
Encore un bon épisode pour la série : on passe de scènes de joie à des scènes bien tristes, et tout ça nous mène tout naturellement à la situation qui sera exploitée en fin de saison et qu’on n’a pas envie de voir tout de suite… Ben oui, moi, j’aurais envie que la série dure encore quelques semaines, franchement. Toujours plus, oui.
S02E08 – 20/20
J’ai cru que la saison allait se terminer sans parvenir à me faire craquer dis-donc, mais évidemment que si, elle réussit toujours aussi bien à atteindre toute la gamme des émotions. Et puis, le message apporté est toujours aussi important et bien transmis. En bref, je suis fan, et ce n’est pas nouveau.

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The Magicians (S04)

Synopsis : La fin de saison 3 a été riche en surprises et a laissé le groupe dans de bien vilains draps. Alors que la magie est désormais régulée par la Bibliothèque, l’ensemble de nos héros en est privé et ne se souvient plus de sa vraie identité. Ils mènent une vie normale, sans la moindre conscience qu’un danger plane sur eux. La seule à le savoir ? Alice, mais elle est prisonnière de la Bibliothèque. Et Eliot est déjà possédé par un démon qui veut s’en prendre à Brian, c’est-à-dire Quentin…

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Pour commencer, j’ai deux jours de retard dès le début de saison et ça ne va pas du tout. Après deux premières saisons à la qualité oscillant entre l’excellent et le n’importe quoi, la saison 3 a fait entrer la série dans le panthéon de mes séries préférées. Pas une fausse note au cours de la saison 3, que du bon sur toute la ligne. Je suis enfin tombé dans l’univers de la série, et dans sa mythologie complexe, et j’ai juste envie de voir où tout ça va nous embarquer !

Pourquoi ce retard ? Pas le choix, bien sûr, merci la vie pro. N’empêche que, je me jette dessus à la première occasion – et malgré un PC qui rame (j’imagine qu’il me charge une mise à jour dont je ne veux pas) – pour enfin découvrir ce qui ressemble fort à un reboot de l’intrigue. Si c’est aussi réussi qu’en saison 3, ça devrait m’accrocher ! Mes doigts sont croisés.

Et pour ceux qui cherchent un meilleur résumé de la série avant de s’y remettre, je l’ai publié jeudi, par iciNotons aussi, avant de commencer, que cette saison ne sera pas la dernière, puisque la série est déjà renouvelée pour une cinquième année. C’est la fête !

Note moyenne : 18/20

S04E01 – A Flock of Lost Birds – 20/20
Oh lala, c’est une excellente reprise, légèrement placée sous le signe du girl power. J’ai tout simplement adoré cet épisode qui est dans la lignée de ceux de la saison 3. Les nouvelles intrigues sont brillantes et permettent de renouveler totalement la série, sans pour autant donner l’impression d’en regarder une autre. Le rythme est vif, l’écriture fluide, l’ambiance polymorphe. J’adore, tout simplement. C’est à croire que la série va vraiment être meilleure de saison en saison !
S04E02 – Lost, Found, Fucked – 18/20
Oulala, la quête de la saison 3 étant passée de mode, cette saison 4 repart dans ce que The Magicians sait faire de mieux : le grand n’importe quoi. Cette fois, cependant, je suis totalement accroché à l’univers et j’en connais enfin assez pour suivre tout ce qu’il se passe, même si ça part dans tous les sens. Cela donne en plus l’impression d’avoir vu trois épisodes en un tant il se passe de choses. J’adore cette série, franchement – comment ça, vous le saviez déjà ?
S04E03 – The Bad News Bear – 15/20
Comme toujours avec cette série, ça part agréablement dans tous les sens et les intrigues se superposent sans forcément qu’on ne voit l’intérêt sur le long terme. Cet épisode manque toutefois de quelque chose, parce qu’il avait moins de répliques cinglantes que d’habitude, et parce que je ne sais toujours pas vers quoi on se dirige cette saison. C’est un tout petit peu frustrant, mais je suis trop fan pour que ça ne me dérange vraiment. Bref, je suis toujours ravi de suivre les aventures perchées de ces magiciens.
S04E04 – Marry, F…, Kill – 18/20
Cet épisode me fait presque revoir la copie de mon TFSA du jour sur les ship que je veux voir à l’écran tellement il part loin, l’air de rien. Beaucoup de scènes inattendues, des rebondissements, des intrigues qui s’annoncent excellentes, des teasers de ce qui nous attend la semaine prochaine… C’est un épisode qui fait les choses en grand, avec des acteurs excellents dans leurs rôles, tous autant qu’ils sont. Finalement, c’est un épisode on ne peut plus classique, mais il est dingue à suivre.
S04E05 – Escape from the Happy Place – 19/20
Oh lala, la série m’a fait un beau cadeau d’anniversaire, et j’ai bien trop tardé à le regarder. Non, je ne peux pas aller jusqu’à dire que l’épisode est parfait, surtout que je sais qu’ils peuvent faire encore mieux, mais les intrigues mises en avant dans cet épisode sont vraiment excellentes. Et ça avance, ce qui est toujours un vrai plus. Surtout que ça n’avance pas que du point de vue de l’intrigue générale, mais aussi des relations entre personnages. Et ça, c’est top.
S04E06 – A Timeline and Place – 15/20
Contrairement à l’an dernier, cette saison manque toujours d’un fil rouge clair qui donnerait plus de cohérence à l’ensemble, parce que là, on repart dans une multitude d’intrigues qui se développent en parallèle de manière pas toujours super claire. Dans l’ensemble, c’est tout de même une excellente série heureusement, et elle n’a pas besoin de ça pour que je l’adore. L’humour qu’elle dégage est toujours aussi impeccable.
S04E07 – The Side Effect – 18/20
C’est dingue comment cette série parvient toujours à jouer sur mes attentes et avec les règles habituelles de la narration. Cet épisode est une nouvelle démonstration d’écriture assez impressionnante durant laquelle on voit les pièces du puzzle se mettre en place petit à petit, et c’est super agréable, surtout que ça faisait quelques épisodes que je sentais bien qu’on nous cachait des choses. Quant à la fin, ben… Vivement l’épisode suivant, parce que j’ai un milliard de questions qui attendent réponses !
S04E08 – Home Improvement – 18/20
Les trois intrigues développées dans l’épisode sont vraiment géniales et permettent de retrouver un peu tout le monde, et même d’anciens visages connus. J’adore tout simplement voir à quel point tout parvient à être fluide, même si c’est encore un peu trop détaché dans l’ensemble. Cela reste une série que j’adore, pour ses répliques, son humour, ses personnages et ses histoires toutes plus pétées les unes que les autres.
S04E09 – The Serpent – 16/20
Voilà donc encore un bon épisode qui commence enfin à relier toutes les intrigues pour se diriger vers la fin de saison, qui approche bien trop vite à mon goût. 13 épisodes, c’est trop peu. En attendant, ce nouveau chapitre de la vie des personnages était plutôt sympathique à suivre et les pièces du puzzle s’emboîtent peu à peu.
S04E10 – All That Hard, Glossy Armor – 19/20
Cette série trouvera toujours le moyen de me surprendre et de me faire rire avec ses situations complétement perchées, mais tellement en concordance avec son univers. Il fallait bien que les scénaristes trouvent à nouveau un moyen de faire leur type d’épisode préféré, et ça se fait avec une quête sympathique à suivre. Les sous-intrigues de l’épisode paraissent un peu trop bâclées à côté de celle-ci, et c’est bien la seule chose qui fait perdre un point à cet épisode.
S04E11 – The 4-1-1 – 17/20
La nostalgie me fait presque oublier mon ship principal de cette série et me fait apprécier des personnages que je ne suis pas censé apprécier tant que ça cette semaine. Si ces deux dernières semaines, je comprenais un peu mieux vers quoi se dirigeait la saison, je dois dire que les révélations de cet épisode m’ont pris la tête et que je ne suis pas encore sûr de voir l’image que forme ce puzzle géant. Vivement la suite, donc.
S04E12 – The Secret Sea – 19/20
Nooooon ! Toutes les pièces du puzzle se sont enfin emboitées dans cet épisode : plus aucun mystère à présent, on sait vers quoi se dirige le dernier épisode et on comprend à peu près pourquoi l’intrigue est allée dans tant de directions différentes. Maintenant, il ne reste plus qu’à conclure la saison la semaine prochaine, mais moi, j’aurais envie que ça continue encore longtemps, je ne suis pas prêt à ce que ça se termine déjà. Heureusement que la série est renouvelée !
S04E13 – The Seam – 20/20
Sérieusement ? Sérieusement ?!

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Future Man – S02E11-13

Épisode 11 – Dia de Los Robots – 18/20
Dernier épisode de transition avant la fin de saison, cet épisode parvient assez bien à se servir de tous les éléments présentés jusqu’à maintenant dans la saison. On voit que l’écriture est toujours aussi maîtrisée puisque de nombreux détails finissent par devenir des parties importantes du plan de l’épisode, alors que d’autres gags fonctionnent bien grâce à une pré-introduction dans les épisodes précédents.

> Saison 2


Spoilers

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You’re a wheel-maker, not a war-maker.

Tiger se réveille pour découvrir qu’elle est désormais seule avec Stu : Josh et Wolf se sont évadés avec Ty-Anne. Et pour tout arranger, Tiger ne peut plus parler qu’espagnol à cause du tranquilisant utilisé par Ty-Anne qui était une invention de Stu pour apprendre l’espagnol simplement. C’est brillant parce que ça permet une jolie parodie des télénovelas comme elle est énervée et amoureuse de Stu ; et c’est brillant parce que ça permet de la distinguer de Ty-Anne (qui a aussi une frange). Elle prend cher cette saison l’actrice, entre l’espagnol et la voix suraiguë.

Bon, et ça se termine avec une Tiger tellement trahie qu’elle accepte de partir sur Mars bien rapidement. Elle a quand même le droit à une visite de la psy qui est là pour s’assurer qu’elle est bien prête à partir sur Mars. Si jamais elle n’avait pas envie, elle se retrouverait en effet à mourir dans l’opération, donc il est logique d’avoir Stu qui s’en inquiète. Et comme c’est Tiger, non seulement elle est décidée, mais en plus elle veut savoir comment son corps sera détruite une fois qu’elle sera dans Mars.

Du côté de la Résistance, ça se passe mal parce que Stu a décidé de s’attaquer au Nag en représailles de l’attaque de sa maison. C’est un grand n’importe quoi, mais ça permet à Wolf de retourner chez « lui ». Et la vie dans le Nag a bien changé : c’est désormais Pump qui en est l’overlord. L’angoisse. L’apprenti n’est pas très heureux de retrouver son maître : il le fait donc torturer, parce que la vie dans le futur est fun comme ça.

La torture se fait sur une roue, évidemment, mais tout de même, Wolf arrive à parler avec le reste du Nag : le but est clair, il veut les pousser à entrer en révolution contre l’ordre établi par Stu, parce qu’il est plus que temps que ça se fasse. Ce n’est toutefois pas facile de convaincre un Pump assoiffé de pouvoir. Bon, allez, il a au moins le soutien de son cluster.

Tout son mariage se retrouve donc emprisonné : les six membres du cluster sont emmenés, enchaînés, vers le site du lancement pour prouver qu’ils avaient tort de croire Wolf et que l’humanité ne sera pas dirigée par des robots. Hâte de voir leurs tronches quand ils comprendront que si, en fait.

Le compte à rebours avant le lancement vers Mars commence, et ça se fait de manière synchrone avec la fin de l’épisode évidemment. Josh ne peut pas laisser faire ça : avec l’aide d’Achille, il a l’idée d’aller le premier dans Mars : une fois dans la machine, il pourra la détruire avant que quiconque n’y entre. C’était sans compter sur Jimmy qui a gagné sa place pour être le premier sur Mars. Il était bien drôle de voir celui-ci refuser de laisser passer un Josh persistant à être le premier.

Ouep, il avait la solution parfaite pour ça : son allergie qui lui déforme le visage. Cela lui permet ainsi de remonter toute la file sans même attirer l’attention de la sécurité. C’est beau… sauf que ce n’est pas entièrement efficace : Stu finit par s’apercevoir qu’il est là et comprend qu’il fait partie d’un plan de la Résistance. Qu’importe, il veut quand même le laisser entrer dans Mars.

Le problème ? Tiger découvre seulement maintenant qu’une fois dans Mars, Stu sera un empereur suprême : oui, elle avait le contrôle de tout quand elle était dans le programme, mais c’est parce que Stu le lui avait permis. Le reste des humains n’aura pas cette chance. Et c’est gênant comme tout car il prévoit déjà de torturer Josh pour l’éternité. Cette fois, même si elle est sa petite amie, notre héroïne ne peut laisser faire Stu. Alors qu’il disparaît pour corriger le bug que représente Josh dans son système – c’est son humanité, Tiger décide donc de libérer Josh avant qu’il n’aille dans Mars et de révéler au monde entier que Stu manquait.

C’est parti pour le chaos de la fin de saison : les habitants du Nag sont arrivés sur le site du lancement pour s’attaquer aux gens qui y vivent et qui sont en train de découvrir qu’ils suivaient les ordres d’un dictateur. Et il le vit tellement mal qu’il décide d’envoyer ses robots-tueurs à leur encontre. Bizarrement, ce n’est que maintenant que la Résistance se rend compte que ce n’était peut-être pas une bonne idée de s’attaquer à Stu. Ben oui, bien vu.

Maintenant, l’humanité est juste foutue.

Épisode 12 – The Brain Job – 20/20
Je ne m’attendais pas du tout à un tel épisode. Il se passe en 28 minutes tellement de choses que j’ai du mal à croire que ça n’a duré que 28 minutes. Comme toujours avec cette série, je suis bluffé par leur capacité à débiter les gags et les références, à enchaîner parodies et rebondissements et à proposer des scènes totalement jouissives à voir. Grosse réussite.

> Saison 2


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Then we give a brain job he will never forget.

La guerre fait rage et Wolf se réveille pour apercevoir Tiger au-dessus de lui. Elle le sauve du champ de bataille où clairement tout se passe mal. Le monde est pépère en train d’être détruit et Wolf est dégoûté d’avoir perdu son cluster. Ty-Anne propose au trio des pilules pour se suicider… mais découvre soudainement que tout espoir n’est pas perdu parce que Josh refuse d’abandonner.

Ce n’est pas lui qui apporte pourtant les éléments dont ils ont besoin (ça se saurait), c’est Tiger, lorsqu’elle révèle qu’elle a touché le cerveau de Stu. Ty-Anne a bon espoir de pouvoir y accéder pour enfin le détruire : c’est en fait le plan A de la Résistance depuis toujours, parce que Josh n’était qu’un plan de secours dont il n’était même pas sûr qu’il fonctionne.

Voilà qui est fait pour ruiner la motivation de Josh. Toutefois, Tiger révèle qu’elle a encore de l’essence pour le TTD, assez pour exploser la colline et mettre fin aux actions de Stu. Ou assez pour se servir du TTD que Ty-Ann a encore sur elle. Ouais, finalement, celui détruit il y a quelques épisodes n’était qu’une réplique. C’est un peu gros, mais dans une série aussi tordue, ça passe encore. Par contre, faut toujours qu’on m’explique comment ils comptent sauver l’humanité une fois la menace Stu éliminée. Je comprends bien qu’il soit une menace, mais il est aussi leur seul espoir de survie…

Qu’importe, Josh a un plan pour le détruire en utilisant le TTD. L’explication est simpliste et nous ferait presque croire que Josh est devenu ingénieur. Cependant, Wolf décide d’utiliser tout seul le TTD pour… remonter dans le temps. Seul. Il était temps d’avoir enfin un petit voyage dans le temps. En plus, c’est super sympa parce qu’il ne le fait pas de manière si solitaire que ça : en fait, il prend le temps d’aller chercher son cluster et sa fille pour les mettre à l’abri en 1993, dans une communauté de hippies polygames.

Il va jusqu’à assister au mariage de Lugnut, avant de revenir dans le futur, dix minutes plus tard pour raconter tout ça. C’est sympa, mais heureusement ça ne prend pas trop de temps non plus. À la place, on en revient vite à l’épisode précédent, quand le Josh avec sa tronche d’allergique essaye de rentrer dans l’espace de lancement de Mars.

On découvre que c’est facile puisque les gardes sont en fait remplacés par Tiger et Wolf. Bon, tout ne peut pas bien se passer toutefois : Josh allergique (qu’on va appeler J1) aperçoit le Josh du futur et le reconnaît immédiatement à… son entrejambe compressé dans le costume ridicule du futur. Franchement, c’est un running-gag qui fait ses preuves d’épisode en épisode. Il le poursuit et découvre donc qu’il est devenu un simple accessoire dans le plan. Ce qu’il prend mal.

En bon Josh, J1 nous fait donc une crise métaphysique et s’attaque à Josh du futur, mais bon, ça finit bien, parce que tout est bien qui finit bien dans cette série. Ou pas : la Tiger du passé a aperçu Josh cette fois, et elle doit à présent être convaincue que Stu est un grand-méchant. Ce n’est pas si évident que ça, même si c’est elle-même qui le lui explique, et même si Wolf lui fait une jolie déclaration d’amour – entendue par deux Tiger, donc.

Malgré tout ça, Tiger du passé décide de les trahir, mais heureusement Tiger du futur s’en rend compte. Comment ça c’est trop compliqué à suivre cette critique ? Ce n’est que le début de nos ennuis, parce que Ty-Ann décide de prendre la place de la Tiger du passé pour s’assurer que le plan puisse continuer de se dérouler normalement. Ah, oui, le plan, donc : il est assez simple, ils doivent s’assurer que Stu aperçoive bien Josh-allergique pour réparer le bug, et ce faisant couper son système de sécurité.

Grâce à ça, Tiger, Wolf et Josh (ceux que l’on suit depuis le début de la série) peuvent utiliser le TDD pour faire tout un tas de voyages dans le temps : ils ont onze secondes pour passer toute la sécurité de Stu tant qu’elle est coupée. Il y aurait sûrement eu des possibilités de plans plus simples (comme toujours quand on a une machine à remonter le temps), mais aucune n’aurait été aussi drôle et parfaite que celle-ci.

En effet, le trio est en train de courir dans le couloir et de remonter le temps toutes les onze secondes. Rapidement, ils s’entendent derrière eux et évidemment les scénaristes en profitent pour rajouter un tas d’humour à cette course, en suivant non seulement le trio de base, en plein stress, mais aussi les trios qui les suivent qui s’apprêtent à tous se faire buter par le système de sécurité parce qu’ils ne sont plus les premiers. C’est du pur mindfuck et c’est génial à voir.

Forcément, ils finissent donc par arriver à l’intérieur de l’antichambre contenant le cerveau de Stu, et c’est Josh qui nous le détruit, même s’il le laisse blablater encore une dernière fois avec celle qui est sa fille – à qui il vient d’annoncer qu’il n’en avait rien à faire – et avec Tiger, qu’il essaye de convaincre de son amour éternel. Oui, mais l’éternité est sacrément courte quand son cerveau se fait détruire et qu’il devient tout un tas d’avatars plus ou moins connus – j’ai bien aimé le Minecraft. Il se décompose et les scénaristes s’amusent jusqu’à parodier un film qui a cartonné cette année en nous montrant ensuite la disparition de tous les objets-hologrammes vus dans la saison. C’était bien foutu, et drôle côté parodie. Du grand Future Man.

Et juste comme ça toute l’intrigue de la saison 2 se termine – même si bon, l’humanité est toujours dans la merde, j’insiste. Toute ? Nope, voilà que débarquent des flics temporels de Santa Clarita qui décident d’arrêter nos héros et de les amener avec eux. Le dernier épisode promet donc de renouveler une fois de plus l’intrigue – c’est l’heure du jugement ?

Épisode 13 – Ultra-Max – 20/20
Rien que pour cet épisode, la série vaut le coup d’être vue. Ce scénario d’épisode était aussi tordu que logique, imprévisible que prévisible, drôle que sérieux, etc, etc. Les scénaristes ont tout donné pour une fin de saison qui s’avère donc à la fois ouverte et fermée, qui peut faire office de fin de série ou non et qui, franchement, était possiblement leur meilleur épisode. Un coup de maître, l’air de rien ; mais peut-être que si moi j’ai accroché, ça n’aura pas été le cas de tout le monde.

> Saison 2

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You’ve never changed anything.

Changement total d’ambiance pour ce dernier épisode, donc, et je suis curieux de voir ce que ça va donner. J’aimais la capacité de la série à se renouveler régulièrement et totalement en saison 1, et ça m’a beaucoup manqué dans cette saison 1. Je suis donc heureux de découvrir ce vingt-sixième chapitre de la série qui se passe désormais en 3491 sur l’île de la Damnation.

Et c’est on ne peut plus génialissime comme épisode. C’est encore plus bavard que d’habitude – comme quoi c’était possible – et on nous introduit le personnage de Susan, un homme (oui oui) qui vient nous expliquer cette fin de saison qui est encore plus mindfuck que l’épisode précédent. Il explique enfin ce que j’avais théorisé un milliard de fois sans certitude : chaque fois que les personnages de la série ont utilisé le TTD, ils ont en fait créé une nouvelle réalité.

Ainsi donc, ils ont créé beaucoup trop de réalités et à remonter le temps toutes les onze secondes, ils ont même réussi à détruire toute une nébuleuse de la galaxie, avec des extra-terrestres dedans. Cela fait un petit paquet de meurtres à leur actif. Ce n’est que le début tout ça : ils sont dans des cubes de verre d’où ils peuvent se voir les uns les autres, mais pas s’entendre.

Et c’est top, parce que nous suivons Susan parler avec les trois en parallèle : il leur apprend donc tout ce qu’il s’est passé pour leurs autres eux. Certains ont décidé de ne pas rester dans le couloir de Stu, mais de repartir dans le passé, à des époques différentes, créant chaque fois de nouvelles timelines. Et aucun d’eux n’a jamais tué Hitler. En revanche, certains ont fini par l’aider à gagner en pouvoir. Ben oui, inévitablement certains finissent mal. En tout cas, ça fait plaisir de voir la série prendre conscience de l’ensemble de ses paradoxes comme ça, et les assumer à fond.

Susan essaye ensuite de monter les uns contre les autres les membres du trio ; et c’est beau à voir, parce qu’ils sont fidèles les uns envers les autres… jusqu’à ce que Wolf et Tiger se retrouvent à pouvoir parler et être entendu par Tiger. Et à ce moment-là, clairement, merci j’ai lu Huis-clos de Sartre. J’ai commencé à douter de la peine de mort qu’on leur a appliqué : cela ressemblait d’un coup à une torture bien plus perfide et infinie.

Et j’ai adoré la suivre, avec Susan qui enchaîne ensuite en proposant à chacun ce dont ils ont toujours voulu, à la condition de vendre un autre membre du trio. Wolf hésite ainsi à dénoncer Josh pour récupérer enfin son sexe, Tiger hésite pour quelques vinyles et Josh refuse totalement de les trahir. Face à tant de loyauté, Susan propose alors à Josh une solution simple : il doit tuer soit Wolf, soit Tiger. Et c’est à lui de choisir. J’adore. C’est totalement tordu, mais je n’attendais pas autre chose de la part de la série.

Bien entendu, Tiger et Wolf se voit proposer le même dilemme : chacun pense donc avoir la dure décision de tuer les autres en échangeant son dessert qui comprend du poison avec celui d’un autre. Et quand Susan présente ça, il pense bien à regarder la caméra, ce qui met la puce à l’oreille sur l’ultime twist de l’épisode. Même si je l’ai vu arriver, je l’ai savouré à fond.

Et avant lui, il fallait encore assister à un dernier repas entre les trois héros de la série, s’envoyant tous des piques les uns envers les autres, chacun étant persuadé d’avoir le pouvoir de tuer les autres, chacun étant persuadé que les autres voulaient le trahir. Pourtant, quand il a été question d’en arriver au dessert et de devoir échanger les desserts dans le noir le plus complet, chacun a pris la décision de… se suicider.

Loin d’un tribunal, Susan débarque alors en les applaudissant et en les félicitant d’être de merveilleux candidats de télé-réalités pour une émission appelée « The DieCathalon » (le mort-athlon ?) ; sponsorisé par Ultra-Max, dont nous avons effectivement entendu parler un bon nombre de fois dan l’épisode. Tout cela était tellement tordu depuis le départ que la fin n’a pas réussi à me surprendre, en revanche, j’adore comment ça conclue cette saison – à présent, il peut donc y avoir une saison 3 ou une excellente fin de série en saison 2 ; parce que le trio dans une chasse à l’homme, ça fait une bonne fin je trouve. Ils trouveront toujours le moyen d’y survivre, on le sait bien. Ou alors ils sont déjà tous morts. Qu’importe, ces deux saisons étaient excellentes.

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EN BREF – Cette saison 2 confirme que la série n’a pas froid aux yeux et ne recule devant à peu près rien. Si j’ai trouvé dommage qu’on perde une bonne partie de l’ADN de la série puisque nous avions beaucoup, beaucoup moins de sauts dans le temps, j’ai continué d’adorer les développements de personnages. Il est assez clair que les scénaristes prennent leur pied pendant les épisodes et lors de la conception des gags, mais ça ne tombe jamais à côté. Chaque petit détail peut compter dans la trame générale, et généralement, il finit par le faire.

Le dernier épisode proposé redistribue une fois de plus les cartes et conclue à merveille deux saisons complétement what the fuck, mais en même temps extrêmement logiques. Rien à redire, à part que je serais heureux s’ils font une saison 3. Et sinon, eh bien, je ferais avec (enfin, sans), mais ce serait dommage.

Cette série mérite d’être tellement plus regardée !

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> Saison 2