Culte – S02E03 – Bienvenue dans le Show Business – 16/20

Si je mets de côté les critiques déjà faites dans les deux premiers épisodes (et toujours valables ici, bien sûr), ce nouveau volet dans la vie des trois teubés fonctionne plutôt bien. On y comprend certains aspects du groupe, on voit à quel point chacun a eu un rôle essentiel dans la création du boysband, tout en insistant sur le fait que ce ne sont que des idées risquées les unes après les autres qui ont permis le succès. Tiens, tiens, une série qui fait l’apologie de la prise de risques créatifs ? Si ça pouvait inspirer les productions de toutes les séries, ça ne ferait pas de mal…

Spoilers

Salomé est virée, tout le projet semble au point mort. Jusqu’à ce qu’Ophélie Winter passe par là.


Tous les boysband ont un leader.

L’épisode débute cette fois par un petit Shame, shame on you. J’adore, vraiment, Ophélie Winter, parce que quoi qu’on en pense, il y avait de vrais tubes tout de même. Par contre, je me demande pourquoi ils n’ont pas fait une saison de culte sur elle. Après tout, il semble assez évident qu’ils aiment avoir un personnage féminin au cœur de leur récit (et c’est tant mieux, en vrai), et ça aurait pu le faire aussi, non ?

Bref, voir Ophélie Winter à la télévision, ça inspire soudain Frank. S’il comprend bien que le deal à la radio, c’est mort parce qu’ils ne sont pas chanteurs, il se dit qu’ils ont un bon physique pour la télévision eux aussi.

Sans trop de surprise après le cliffhanger précédent, on découvre que Salomé est virée et que le projet est au point mort. Malgré tout, elle écoute l’idée de Frank, du moins, quand il n’est pas trop occupé à draguer Ellie, son autre artiste du moment. Salomé n’a pas d’autres choix que de le croire de toute manière : elle est virée et forcée de retourner vivre chez sa mère. Elle a quelques économies et casse donc son PEL pour payer un clip aux garçons. Ils n’ont que quatre jours pour le réaliser par contre.

De son côté, Filip est en pleine dépression. Il joue à des jeux vidéos qui n’existent pas encore à l’époque où la série est supposée se dérouler et est désagréable avec Michel, qui continue d’apprécier la vue malgré tout. En parallèle, Adel n’a toujours pas avoué à ses parents qu’il a arrêté ses études et continue donc de leur mentir, malgré l’absence évidente de perspectives et d’avenir dans la musique. L’idée du clip les fait tous tenir, du coup.

Quatre jours, c’est serré par contre. Ils enchaînent pendant des heures les séances de sport, les chorégraphies et les sessions de chant en studio, le tout en tournant le clip. Le rythme est dingue, c’est donc sans surprise qu’on se retrouve avec un Frank qui se blesse une fois de plus au genou. Le médecin lui prescrit un mois sans bouger, ce qui complique un peu sa vie perso – Ellie le recontacte et compte sur lui pour venir la voir chanter… mais il n’a plus de RER le petit.

Bon, et surtout, il y a un problème : le genou pété lui empêche de tourner la fin du clip. C’est la catastrophe, surtout pour Salomé qui a mis toutes ses économies dedans. Une fois Frank et Adel parti pour l’hôpital, en tout cas, Filip propose un deal : pour ne pas gâcher la journée du tournage, il faut assumer le décalage entre eux et centrer le clip sur Filip. Tous les boysband ont un leader.

Il est sûr d’être un grand leader, mais Filip a un petit check de réalité ensuite : il se rend au restaurant et n’a pas de quoi le payer. C’est une bonne chose qu’il soit dans son restaurant habituel car il connaît au moins la patronne, qu’il drague ouvertement. Il n’a pas de quoi la payer, mais elle accepte de jouer aux échecs avec lui : s’il perd, il devra la payer. Mais comment au juste ? J’ai bien aimé l’idée, surtout le côté « un pion, une question », MAIS. Déjà, je ne vois pas bien pourquoi il ne répond pas aux questions de la patronne, ce n’est pas logique. Ensuite, je ne comprends pas pourquoi on passe autant de temps sur cette espèce de romance alors qu’on zappe complètement le père d’Adel par exemple.

Par contre, on voit Adel être bien dégoûté et énervé d’avoir Filip qui se prend pour le leader. À la découverte du clip, il y a clairement un froid : Adel est donc énervé, Salomé assure que c’était son idée, Frank essaie de rassurer Adel et lui rappelle qu’il doit beaucoup à Filip – ce dernier le protégeant au collège, contrairement à Adel.

De toute manière, Salomé ne leur laisse pas le choix : elle est obligée de présenter quelque chose si elle veut espérer ne pas être virée. Elle contacte tous les membres du CA de la maison de disque pour tenter de sauver sa peau, et elle y parvient : elle pique leur curiosité donc ils demandent tous à Yann de leur montrer la VHS du clip. Ah. VHS, réunion où tout le monde fume, clip des 2Be3, on est bien dans les années 90.

En tout cas, ce qu’il faut retenir, c’est que ça passe complètement : le CA est très heureux de ce que donne le clip et accepte de signer avec les 2Be3. Bien sûr, Yann n’attend pas pour s’attirer tout le mérite, y compris en privé avec Salomé, et tout roule. Tout roule, oui, sauf pour Filip. Il invite Michel au restaurant pour fêter son succès, mais ça tourne vinaigre quand Michel comprend le flirt entre son poulain et la restauratrice. Pire, Filip semble se moquer totalement de son bienfaiteur… et Michel le rembarre donc. En vrai, il est dur de l’apprécier à fond le Filip, quand on le voit passer de pire danseur à leader du boys band, sans en parler à ses potes. Du coup, je ne compatis pas quand je vois Michel mettre toutes ses affaires dans un sac poubelle. Il a trop abusé de sa gentillesse, ça devait finir par arriver.

En parallèle, Frank entame son flirt avec Ellie. J’aime bien ce que propose la série avec ce couple, elle prend totalement le lead de la relation, mais c’est amusant. Ils sont beaux ensemble, aussi, Frank lui confie ses doutes sur le clip et sur son syndrome de l’imposteur (ça existait déjà dans les années 90 cette expression ?), je ne sais pas, ça prend sur moi. Je me doute que là aussi on a une belle part de fiction, mais bon.

Adel, lui, doit expliquer à ses parents qu’il passe de petit étudiant parfait à chanteur de boys band. Malheureusement, ce n’est pas si simple d’assumer et d’avoir sa place dans un repas de famille monopolisé par les blagues racistes de son frère – sur les arabes.

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Culte – S02E02 – Pro Bono – 15/20

S’il y a de l’idée et que c’est clairement une série de qualité, je suis complètement perturbé par le rythme saccadé et la chronologie bien confuse. J’ai l’impression que les scénaristes ne peuvent pas raconter tout ce qu’ils auraient envie d’aborder, et qu’ils font donc avec les moyens du bord. C’est dommage car ça gâche une partie du potentiel de la série. Et aussi, quitte à inventer autant, autant proposer un boys band complètement fictif, quoi.

Spoilers

Salomé se laisse convaincre par l’idée d’un boysband français.


Le job, c’est d’essayer de faire de toi un artiste.

Moi qui voulais voir la série en une seule session de visionnage, j’ai l’air malin à revenir deux jours plus tard. L’épisode 2 commence par un premier anachronisme étrange pour une série qui semblait mettre du soin en saison 1 à ne rien laisser passer. Cela fait plaisir d’entendre Starlight dans une série, mais ce n’est pas la bonne période.

Allez, bon, passons : l’épisode commence surtout par Adel qui se rend voir Salomé pour ce qu’il pense être un entretien d’embauche plutôt conventionnel. Il est rapidement détrompé par une Salomé qui veut le mettre au sommet du Hit Machine. J’ai du mal à comprendre exactement comment tout ça fonctionne sur ce coup-là : ce n’est pas comme ça que le groupe a été monté, si ? J’ai du mal avec le fait que Salomé n’existe pas réellement, comme je le disais dans la critique du premier épisode.

Ainsi, là, dans le bureau de Salomé, il est question de monter le premier boys band français et c’est Adel qui lui propose l’effet pom-pom girl, en effectuant en plus la comparaison avec les boys band déjà connus. L’idée semble convaincre Salomé, même si elle paraît sceptique : elle a vu Adel danser, elle sait qu’il y a quelque chose à tenter. Ce n’est pas gagné quand même. Elle rappelle sa pote du premier épisode qui l’aide à fouiller dans toutes les cassettes de sa boîte pour trouver le hit de demain.

Si Adel est si désespéré qu’il accepte l’entretien avec Salomé et qu’il propose de monter un trio avec ses potes, c’est aussi et surtout parce qu’il a arrêté les cours et perdu sa bourse. Les petits jobs, ça ne permet de se remplir les poches. Il convainc apparemment sans problème Frank et Filip de le suivre. Franchement… Je suis sceptique. Le cliffhanger précédent nous présentait une agression homophobe violente qui est totalement éclipsée ici : Frank n’a même pas un petit bleu sur le visage pour nous rappeler ce qu’il s’est passé.

La chronologie n’est pas claire, en fait. On voit en tout cas le trio se rendre dans un appartement (celui de la pote de Salomé ?) où on leur fait entendre leur future chanson, sans paroles bien sûr. Le but est d’entendre ce qu’ils peuvent faire vocalement et disons que ce n’est pas gagné. Pour convaincre leur nouvelle coach vocal de continuer de bosser avec eux, les garçons proposent de bosser pro bono pour le mois à venir – même s’ils ne savent pas tous ce que ça veut dire. C’est triste.

Ils finissent par se mettre d’accord au resto – et on nous propose une petite scène comique avec Filip qui s’entraîne à être beau gosse dans les toilettes. C’était juste assez amusant, en vrai. Pourtant, Filip se rend vite compte qu’être star, c’est un job difficile : le lendemain, il doit en effet s’entraîner à la danse avec ses deux potes et la coach, qui fait donc aussi coach sportive et chorégraphe. Tout semble être monté tellement à l’arrache !

Filip est clairement le moins bon des trois, il est décidé de le laisser en arrière du groupe pour que ça se passe mieux pour lui. Il décide alors de retourner voir Michel : il lui raconte tout ce qui lui est arrivé avec la maison de disque, puis lui demande son aide. Rien que ça. Malheureusement pour lui, Michel ne semble pas trop disposé à l’écouter. Filip est obligé de lui confier son rêve de faire Bercy et de lui faire un petit discours sur la vie en banlieue qui n’est pas si simple. Ce qui est intéressant, c’est que Filip finit par s’énerver et que c’est ça qui plait à Michel : la rage lui permet d’être bien plus intéressant. Il y a clairement un jeu de séduction entre eux et Filip en est clairement ravi, parce que c’est lui qui le met en place. Michel finit par accepter de le revoir, lui proposant ses conseils, des livres et des citations pour l’élever, en échange de dialogue sur ses sentiments. Une vision de la jeunesse éternelle bien à lui.

Filip est clairement dépassé par contre : il se fait inviter à des dîners mondains plein de culture et où il a son rival bien à lui, peu ravi de voir Filip débarquer dans la vie de Michel. On sent la jalousie face à la beauté qui attire tant Michel et tous les autres invités. Michel sauce complètement Filip, et ça finit par mettre aussi mal à l’aise que les zooms trop fréquents sur le torse de Filip. Ce dernier se retrouve même avec une chambre à Paris !

Même si Filip est clairement le héros de la série, cette dernière se concentre enfin sur Frank dans cet épisode : on le découvre blessé au genou et boxeur. De son côté, Adel voit ses frères débarquer à son petit boulot. Tout ça est présenté à la va-vite, mais le sujet principal reste le boys band : on les voit s’entraîner des heures durant pour la danse, en parallèle de petits jobs, de dîners au restaurant, de soirées mondaines pour Filip (qui assure à ses potes que ce n’est pas que Michel et lui), de trajets en RER, etc. La vie semble beaucoup trop cool pour eux. Ils ne sont pas encore des stars, mais bossent pour le devenir.

Il reste un problème dans tout ça : ils n’ont pas encore de chanson. Salomé se démène tant qu’elle peut pour trouver un parolier, mais ce n’est pas si simple. Elle doit tout de même proposer son idée à Yann, celui qui menace de la virer. Il n’est pas convaincu du tout à l’idée de créer un boys band français, parce qu’il n’y a pas de marché. Voyant que tout est perdu, Salomé affirme que Daho est en train d’écrire des textes pour son boysband.

Si ça marche pour Yann, le problème, c’est que c’est un mensonge. Salomé s’en confie à Candice (tiens, elles vivent ensemble en fait ? Je n’ai rien capté), à qui elle demande aussi des textes. Le problème, c’est que Candice n’a pas envie, parce qu’elle a encore les boules que ses chansons et son album ne soient pas produits. Tout ça se termine par une réunion avec les garçons, où il est question de tout arrêter.

Adel tente bien de proposer ses paroles misérables, mais ça ne fonctionne pas. Le ton monte, parce que le trio n’est pas ravi d’être baladé pour rien depuis un mois et Filip nous improvise un petit « Partir un jour » qui commence déjà à fonctionner. C’est suffisamment bien pour que ça inspire des paroles à Salomé et Candice.

En parallèle, la vie continue à la cité : Adel apprend ainsi que son père fait une rechute (mais de quoi est-il question ?), tandis que d’autres dans les voisins s’inquiètent de ce que devient Filip habitant chez un monsieur. Tout est présenté trop vite, je trouve, parce que le focus est mis sur le boysband uniquement. Il faudrait comme pour la saison 1 une vingtaine d’épisodes pour que ce soit complet. C’est étrange : les scénaristes semblent vouloir nous raconter la vie du trio, mais n’en a pas le temps.

Au lieu de ça, on se consacre sur la chanson, donc. Candice finit par trouver les paroles qui sont un futur hit, très clairement.

Il reste à convaincre Yann, et ce n’est pas gagné. Il est très réfractaire à l’idée, ce qui pousse Salomé à le prendre en otage, littéralement, en l’empêchant de prendre son avion. Elle fait venir le trio à la maison de disque seulement une fois qu’elle a la clé de Yann dans la culotte (ils sont en roue libre les scénaristes !), et… ça se passe mal. Yann les reçoit mal, forcément, et n’est pas convaincu par ce qui semble être une audition désastreuse. Étrange construction encore pour cet épisode qui s’arrête de manière un peu abrupte, là-dessus.

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9-1-1 – S09E03 – The Sky is Falling – 08/20

On se fout de nous et ça continue, encore et encore. OK, c’était un peu mieux… mais pas assez. Il y a clairement des occasions manquées avec leur idée de débris, et, pour le reste, il s’agit de la suite de l’épisode de la semaine dernière qui n’a pas réussi du tout à me convaincre jusqu’ici. J’adore la science-fiction, mais ce n’est pas le terrain de prédilection de ce drama. Et trop, c’est trop. Je commence à envier tous ceux qui se sont arrêtés au twist débile de la presque fin de saison précédente.

Spoilers

Il y a le feu dans la capsule, mais bon, il y a aussi Hen dedans. Et Hen, elle sait éteindre les incendies !


We need to vent.

Si on m’avait dit qu’il y aurait dans cette série la réplique « vite, mettez vos combinaisons d’astronaute » et que ce serait premier degré, je ne l’aurais pas cru. Enfin, si, parce que les scénaristes sont tellement perchés, que bien sûr que si c’est quelque chose auquel on peut croire. Henrietta a donc la merveilleuse idée, en début d’épisode, d’ouvrir au plus vite la capsule dans laquelle ils sont. Après tout, ils sont en train de brûler : son idée est d’ouvrir au plus vite pour que le feu puisse être évacué. En soi, c’est une bonne idée.

Le problème, c’est que la porte est coincée. Athena fait alors ce qu’elle fait de mieux : elle enfonce la porte, qui s’envole dans l’espace. Athena manque de peu d’y passer aussi, mais on peut compter sur Hen pour la retenir et éviter la catastrophe. Enfin, tout est relatif : ils n’ont plus de quoi fermer la capsule, alors peut-être que la catastrophe n’est pas terminée. Non mais franchement, toujours plus.

Ils n’ont plus de contact avec la Terre, mais Athena et Hen restent confiantes malgré tout et rassurent tout l’équipage avec elles, affirmant que Karen trouvera bien un moyen de les recontacter une fois de plus… bon, mais ils savent aussi qu’elle n’aura que 12 minutes pour trouver une situation, sachant qu’ils n’ont qu’une heure et six minutes d’oxygène devant eux. Bref, le mot d’ordre est de ne pas paniquer sinon ils n’auront plus d’oxygène. On ne va pas se mentir toute cette partie de l’intrigue est totalement perchée et allumée. Et ce n’est que le début !

L’épisode commence en ville par une femme insupportable se plaignant de sa journée à son mari – qui est son futur ex-mari. Alors que le ciel est littéralement en train de s’effondrer sur leur gueule, le mari finit par avouer sa femme qu’il ne veut pas aller voir leur psy conjugal. Quel beau moment pour arrêter sa thérapie de couple que le moment où le ciel leur tombe sur la tête !

Bizarrement, quand il y a un débris qui s’effondre sur la station de métro où Lori vient de rentrer, son mari change subitement d’avis. Il se précipite à sa recherche et son secours. C’est-y pas mignon. Ce sont nos pompiers qui sont envoyés sur place pour leur venir en aide – nos pompiers et Harry qui était dans le camion avec eux. C’est tellement un futur pompier ! On notera l’efficacité de Lori dans tout ça : elle a eu le temps de descendre dans la gare et de monter dans un train en vraiment pas longtemps.

Buck la retrouve coincée sous des débris du train. Elle est coincée, donc, et le temps presse : Buck, Eddie et Chimney font ce qu’ils peuvent pour la sauver. Ils ne sont pas aidés par le mari qui est assez idiot pour revenir auprès de sa femme, en plus. Franchement, je ne suis pas convaincu. Je trouve que l’idée des débris tombant du ciel est géniale, mais se concentrer sur une femme coincée dans un train, avec en plus une fuite d’eau… c’est trop basique ?

Le mari est finalement évacué et c’est à Harry de le babysitter dans le camion de pompiers. C’est bien connu, c’est ce que font les pompiers, garder des gens dans le camion… Bon, cela dit, la scène permet d’approfondir encore un peu plus le personnage d’Harry, je suppose que tout n’est pas perdu.

Pendant ce temps, nos pompiers sont embêtés par la situation qui finit par leur faire envisager l’impensable : pour sauver Lori, il faut d’abord l’amputer d’une jambe. Le problème, c’est que personne à l’hôpital ne peut leur venir en aide, car l’hôpital est débordé par la situation catastrophique à Los Angeles. Malgré ses doutes, Chimney est celui qui finit par couper la jambe : il hésite longtemps, se demande si Bobby le ferait, mais finit par demander tout simplement à son mari s’il peut lui couper la jambe.

Le mari hésite à son tour, parce que c’est un choix de merde en vrai. Que ce soit écrit quelque part : si c’est ça ou mourir, amputez-moi, hein. C’est horrible, mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, tout ça, tout ça. Je schématise un peu, mais face à des choix pareils, que faire ? Le mari accepte, Chimney coupe la jambe et se fait remercier en tant que capitaine. Il demande à son mari d’expliquer à la femme qu’elle pourra le haïr lui pour la jambe coupée… De toute manière, entre ça et la noyade…

Ailleurs, Tripp fait une petite conférence de presse pour expliquer ce qu’il s’est passe dans l’espace, mentant au passage sur le fait que la tempête géomagnétique était imprévisible. Il abandonne aussi au passage ses passagers dans l’espace : avec les débris qui tombent du ciel, il est impossible d’envisager des secours. Ses prières sont avec la famille, yay. Karen est dépitée, énervée et toujours au centre d’appels. Elle remarque qu’il est trop tard pour faire de sa femme une cause perdue et même si Maddie est au bout du bout, elle refuse d’abandonner. Tout est contre elle, cependant : elle apprend qu’elle n’aura pas contact avec sa femme avant encore 72 minutes. On se croirait sur Megaupload, tiens !

Maddie a l’éclair de génie (non) dont ils ont besoin au centre de contrôle : la navette ne sera pas au-dessus de Los Angeles, mais elle sera peut-être au-dessus d’autre chose. Il y a d’autres moyens de les contacter, yay. Il suffit d’appeler un autre centre d’appel – est-ce celui de Nashville ? J’aurais aimé voir Grace au Texas, mais bon… je ne suis à jour dans aucune autre série de la franchise, alors allez savoir ! C’est bien celui de Nashville, mais c’est un crossover vraiment simple et tout petit.

Finalement, décision est prise d’envoyer nos héros dans la capsule vers la station internationale. Descendre n’est pas possible avec juste une heure d’oxygène, il faut donc monter un peu plus haut. C’est plutôt logique, mais plus personne n’a de contact avec l’ISS, alors ça reste un pari risqué. En plus, bon, il s’agit de manœuvrer un vaisseau dans l’espace, autant dire que ce n’est pas si simple qu’on veut bien nous le faire croire.

Par chance, ils ont un major avec eux et un geek qui trouve que ça ressemble à la PS5. Soit. Avec juste ce qu’il faut de pression supplémentaire concernant leur survie, quoi. C’est ridicule, mais ça prend bien quand même, parce que c’est 9-1-1. Vraiment, l’ensemble me fait penser à la trend de tous ces hommes qui se croient capables de faire atterrir un avion alors qu’ils ne sont pas pilotes. Karen, qui n’est pas astronaute, propose une solution et leur décrit comme elle peut les démarches à effectuer. C’est déjà peu probable que ça puisse fonctionner, mais ça empire encore quand on nous explique qu’en plus, elle perd le contact avec la capsule. Une fois de plus.

Dans la capsule, la panique est de plus en plus grande : en approchant de l’ISS, ils tombent sur le cadavre de l’astronaute qu’on avait vu en début de saison. Il est mort, bien sûr, et ça fait que Parker, l’ado là, fait une crise d’angoisse. Déjà qu’ils n’ont plus d’oxygène… La prof de yoga avec eux essaie bien de les aider, mais c’est Athena qui est la plus efficace pour le calmer.

Bon, ce n’est que temporaire : quand il doit traverser de la capsule vers l’ISS, il refait une crise qui est problématique. Athena est à nouveau forcée de prendre les choses en main et de le pousser vers l’ISS. Tout le monde rejoint donc l’ISS et tout est bien qui finit bien. Ou pas.

Sur place, Hen retrouve l’autre astronaute qui a été blessée pendant la tempête géomagnétique : elle a carrément un poumon perforé. Ce n’est pas ça qui va arrêter Hen : elle a toutes les connaissances pour lui venir en aide et elle lui sauve la vie juste à temps pour que l’astronaute puisse leur délivrer une mauvaise nouvelle : l’ISS est sur le chemin des débris qui reviennent régulièrement la frapper. Et elle n’est pas sûre que l’ISS tienne une quatrième fois. On se fout de nous. Il reste donc encore un épisode sur cet événement de début de saison, et c’est bien dommage car je n’accroche pas du tout !

Pour ne rien arranger, à la caserne, il n’y a plus de pompiers : il ne reste que May et les enfants d’Hen et Karen. Elle les babysitte jusqu’à l’arrivée d’une jeune femme avec la tête ensanglantée. Elle n’est pas blessée par la catastrophe de la saison, juste par son chien qui l’a faite tomber sur sa table basse. Franchement, les scénaristes sont dans l’abus : il ne reste aucun pompier, alors c’est May qui se retrouve à soigner la femme. Elle comprime sa blessure avec ses cheveux, utilisant la technique que sa mère utilisait sur ses cheveux quand elle était enfant. Elle a bien sûr l’aide de Mara, mais on se fout de nous.

La femme est contente d’être soignée et prévient ses réseaux sociaux, ce qui fait que la caserne se transforme rapidement en refuge pour les blessés. Maddie trouve que ça fait une bonne idée : elle contacte alors les retraités médecins du coin pour qu’ils puissent venir aider et que toutes les casernes vides se transforment en hôpitaux de secours. Oui, oui, tout en gérant en parallèle la connexion avec l’espace. Trop forte, Maddie. Heureusement que j’aime bien May pour gober cette histoire, tout de même !

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Grey’s Anatomy – S22E03 – Between Two Lungs – 14/20

Cette semaine encore, la série propose un beau patchwork de plusieurs petites intrigues. On ne sait pas trop vers quoi on se dirige, mais la série continue d’avancer à sa vitesse de croisière. Tout ne me convainc pas, plusieurs personnages me saoulent, mais grosso modo, il y a du côté des nouveaux encore de quoi me motiver pour la suite. Et heureusement !

Spoilers

Une double greffe sur un patient de six ans : qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?


Stop talking.

D’accord, j’avais plus envie de commencer la saison 2 de Culte hier, mais ce n’est plus le cas désormais, j’ai envie de savoir ce que nous réserve Grey’s cette semaine. Bon, après, quand l’épisode commence par les problèmes de Mer avec son pré-ado (bordel, déjà ?) et par Ben qui danse parce qu’il est content de sa promotion… autant vous dire que j’ai failli arrêter, hein ! Cela dit, j’ai bien aimé voir Bailey remettre Ben et Richard à leur juste place : elle a fait les jobs dont ils sont si fiers.

Voir Ben déjà obtenir une promotion, ça me soule et c’est nul franchement. Il est heureux comme tout, mais se rend compte que ça demande de faire quand même beaucoup de paperasse… Soit. Ce n’est pas du tout dans l’ADN du personnage, mais faisons comme si.

Mer passe quant à elle tout l’épisode à essayer de comprendre ce que Bailey, son fils, a bien pu confier à Nick qu’il ne veut pas lui dire, en revanche. Elle espère que son fils trouve son premier amour, s’inquiète qu’il se soit battu, etc. Elle devient presque insupportable, alors que Nick assure qu’il ne trahira pas la confiance de Bailey. Meredith finit par trouver ça bien que son fils lui fasse assez confiance pour lui confier un secret, cependant.

À l’hôpital, le grand sujet du jour est une double transplantation de poumons – c’est même le titre de l’épisode. Tous les internes espèrent pouvoir en être, tous les résidents aussi (même si Kwan dit le contraire). Comme son nouvel interne veut déjà avoir des faveurs de son plan cul, Jules comprend vite que Simone a couché avec un nouvel interne, et elle me fait délirer. Il faut dire que Simone n’est plus des malignes à lui proposer un pacte sans sexe et sans relation pour un an. Lol.

On nous présente comme toujours l’intrigue par le biais des patients. On a donc deux papas gays qui veulent sauver leur enfant et donnent chacun un bout de poumon pour lui faire une greffe. Une sacrée situation, encore, toute la famille sur le billard avec des risques importants pour leur santé. Tellement de risques, en fait, que Winston n’est pas convaincu du tout par l’idée de Nick qui est derrière cette opération révolutionnaire.

Il insiste pour vérifier que les pères sont bien au courant des risques qu’ils prennent, risques à vie. Mer lui sert d’excuse pour sonder les papas, qui sont des vrais papas et ne reculent pas pour si peu. Winston accepte donc de faire l’opération sur l’enfant, et il peut compter pour ça sur Jules qui le soutient – qu’elle est loin du pacte voulu par Simone en début d’épisode.

Si tout se passe bien pour lui, ce n’est pas le cas pour Nick : son patient s’avère avoir une infection et ne peut pas être opéré. Partant de là, Nick essaie d’annuler toutes les opérations, seulement, voilà, Winston a déjà commencé et l’enfant ne survivra pas à un décalage de quelques jours. Meredith propose alors de diviser en deux le bout de poumon du papa sain ; ce qui n’est pas si évident en théorie. En pratique, ils le font sur des reins. Winston se retrouve donc à improviser toute une procédure et à faire des tests. Sur un gamin de six ans. Tout va bien.

Il reste à annoncer tout ça aux patients désormais. Le papa qui voulait le plus donner son poumon se réveille avec une petite infection et la bonne nouvelle que son fils ira bien quand même.

Bien sûr, Lucas a du mal à se faire à la présence de Bryant, le nouvel interne qui a couché avec Simone. Il est tellement agacé par lui qu’il finit par lui révéler ce qu’il s’est passé. Malgré ses essais pour s’en débarrasser auprès de Bailey, Lucas apprend vite qu’il doit enseigner à tout le monde, comme il peut.

Il est désespéré, mais supporte la situation comme il peut. En plus, ils s’occupent d’une patiente plutôt bavarde alors qu’avec Bryant (Wes, c’est son prénom), il est hyper silencieux. Bordel, c’était mieux quand Jules couchait avec Lincoln avant son premier jour, hein. Là, Simone et Lucas sont à la limite du harcèlement avec Bryant, c’est terriblement mal écrit.

Heureusement, Bailey est là pour se rendre compte qu’il y a un souci et observer les techniques pédagogiques de Lucas. C’est une bonne chose cependant : Bailey le remet à sa place. Les scénaristes lui donnent encore un peu trop raison, je trouve, puisqu’il trouve une tumeur sur l’organe qu’il est en train d’opérer – le cancer de la patiente s’étend malgré la chimio. Il se comporte un peu mieux quand même avec Bryant par la suite, ainsi qu’avec la patiente à qui il redonne de l’espoir quand il n’y a plus trop si l’on en croit la tête de Bailey. Elle a eu de meilleures poker faces par le passé, mais ça doit être terrible d’annoncer à une femme de 27 ans qu’elle va mourir d’un cancer, je suppose.

Jo et Teddy continuent d’être très amies cette saison. C’est un duo que je n’aime pas trop et que les scénaristes me paraissent forcer depuis la saison précédente. Elles arrivent et partent toujours en même temps de l’hôpital, j’ai l’impression. Ce n’est peut-être qu’une impression. Bon, peu importe, l’intérêt de la scène est que Jo observe une interaction gênante entre Cass et Teddy. Oui, Cass est de retour pour draguer Teddy dans l’ascenseur. Qu’est-ce que j’aime cette actrice, mais qu’est-ce que ça fait bizarre quand même ce flirt digne d’adolescentes !

Toute cette partie de l’intrigue m’a déprimé, honnêtement. Jo emmène Teddy acheter une voiture. Et elle est enceinte. Et elle veut tester une voiture. Et il n’y a même pas d’accident ? C’est nul. Jo a besoin de Teddy, apparemment, pour négocier avec le vendeur, parce qu’elle est trop optimiste et joyeuse et qu’elle compte sur la sans cœur qu’est Teddy pour ne faire qu’une bouchée du vendeur. Pourtant, Teddy s’effondre quand le vendeur se met à parler d’enfants qui vivront toute une vie dans leur voiture… C’est si nul ?

Elle pleure parce qu’ils ne feront jamais de roadtrip en famille avec Owen ? C’est si nul ! Je comprends l’écriture du perso et la volonté de faire une intrigue sur ce regret, mais putain, ils ont passé des entre-saisons à s’enfuir à l’autre bout du pays parce qu’ils étaient des criminels, alors peut-elle vraiment regretter cette relation de merde avec Owen et d’hypothétiques roadtrips familiaux ? Et puis, côté écriture, merci la crédibilité de les foutre dans une voiture à vendre après avoir fui en plein milieu d’une négociation pour acheter une voiture !

J’ai toutefois bien aimé la morale qui est qu’il est important de se passer en premier parfois et de retrouver sa joie de vivre – ou au moins un petit quelque chose qui rend heureux. Pour Teddy, c’est la négociation qui la rend heureuse. C’est mal écrit, avec des techniques de négociation auxquelles on ne peut pas croire, mais on va faire avec, surtout que ça lui donne ensuite le courage de recontacter Cass pour un petit rencard. Ben voyons.

De son côté, Kwan se met à dos la nouvelle chirurgienne plastique de l’hôpital en la prenant pour une interne. Il est odieux avec elle, lui parle mal en pensant que c’est sa subalterne, avant de découvrir que Mohanty, la nouvelle, est sa supérieure. C’est plutôt amusant comme première rencontre et très Grey’s dans l’esprit. En plus, ils passent la journée à bosser ensemble sur le même patient, qui fait un peu les mêmes erreurs que Kwan en pensant qu’elle n’est pas la chirurgienne…

Kwan fait aussi l’erreur de donner à manger à ce patient, sûr que ça ne posera pas de problème puisque sa chirurgie est terminée. Seulement voilà, il y a une complication et il doit retourner se faire opérer – ce qui pose problème maintenant que Kwan lui a dit de manger. Franchement, après 20 ans de Grey’s, je savais déjà que ça allait lui arriver, mais en vrai, ça fait longtemps qu’on n’a plus vu ce genre de petites conneries dans la série et ça passe toujours.

Kwan essaie donc de se rattraper le soir et demande comment il pourra impressionner Mohanty par la suite. Qu’est-ce que j’ai aimé sa réponse : tais-toi, Kwan. Tais-toi.

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