Burden of Truth – S01E02 : The Bind That Ties

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du deuxième épisode de la première saison de Burden of Truth.

02.jpgÉpisode 2 – The Bind That Ties – 16/20
It must be the country air.

Il ne faut jurer de rien et si l’épisode était introuvable partout, je l’ai finalement croisé sur Dailymotion. Improbable, mais pas autant que l’heure numérique enfin affiché quelque part, première fois en onze jours de Bingo Séries. Tout finit par arriver.

Avant de commencer, je tiens à dire que je n’avais pas tilté la semaine dernière, mais le lead masculin de la série s’appelle comment William « Billy » Crawford. BILLY CRAWFORD. Franchement, ça ne s’invente pas et je suis sûr de le retenir comme ça.

Bref, Joanna filtre les appels de son père en début d’épisode, et c’est ainsi que commence ma critique. Il est sept heures du matin, mais elle est au travail depuis quatre heures. Ils sont fous ces canadiens. Joana appelle son fiancé, Alan, pour lui expliquer son plan de convaincre son père de reprendre l’affaire. Je dis fiancé, mais du coup, je remarque qu’ils n’ont pas de bague de fiançailles. Tant mieux, ça simplifiera la rupture.

Ah et sinon, c’est clairement une série d’été qu’on nous diffuse en plein mois de janvier, puisque l’action se déroule début juillet. Elle aurait été parfaite l’été dernier, en plus.

Joanna travaille désormais avec Billy sur le cas, mais ils font d’abord un crochet par une ferme où Billy doit calmer un père énervé par son voisin pour s’assurer qu’il garde la… euh ben la garde, justement, de son enfant.

Joanna a décidé de rester à Milwood et elle veut en parler à Taylor pour lui prouver qu’elle avait tort, grosso modo. Elle l’informe aussi qu’elle est désormais son avocate, de même que l’avocate de toutes les autres victimes qui subissent des examens médicaux.

Finalement, Joanna accepte de décrocher son téléphone et son père lui donne 24h pour trouver un argument convaincant. Il n’apprécie pas de savoir sa fille de retour à Milwood, même s’il n’a pas l’air non plus aussi inquiet que prévu. C’est étrange.

Suite aux examens médicaux, les avocats apprennent que la maladie pourrait être causée par une drogue. Pour en savoir plus, ils proposent donc un questionnaire aux filles, mais celui-ci les fait surtout tourner en rond puisqu’ils ne trouvent aucune information concluante à partir de ce test. Joanna décide d’aller inspecter le vestiaire des filles, mais Billy ne peut s’y rendre car son client et ami a tué le chien de son voisin (enfin, il dit ne pas l’avoir tué). C’est soit une sous-intrigue vraiment pourrie, soit un énorme indice sur le fait que le chien aussi a été infecté – ou quelque chose comme ça.

Cela s’avère rapidement être plutôt la bonne piste, puisqu’on apprend que le chien s’est approché d’une barrière, que des vaches aussi sont mortes dans le coin et Billy s’arrange pour avoir 24h afin de prouver à la police que son client est innocent.

Joanna retrouve Diane au lycée (et l’actrice est mille fois plus convaincante dans cette série), rencontre une nouvelle victime et récupère un échantillon dans le vestiaire des filles. Elle finit par rejoindre Billy à la ferme voisine de son client et tous les deux découvrent que le terrain de foot des filles est juste à côté. Très clairement, ils soupçonnent donc le terrain de contaminer les filles.

Il n’est pas dire que ça innocente le client de Billy toutefois. De retour au bar, Joanna et Billy retrouvent Diane qui leur apprend que le terrain a été donné par la ferme, et à force de chercher, Joanna et Billy comprennent que le terrain toxique a été donné à l’école. Dans le genre gros crime, on tient là quelque chose de gros. La série gère plutôt bien ses révélations et l’enquête. C’est tout simple comme série, mais ça fait bien son travail et j’accroche vraiment bien.

Malheureusement, tout ça n’est pas encore suffisant pour la firme de Joanna, même si Billy et Joanna font leur possible pour présenter le cas. Cela se passe plutôt bien et, en plus, avec les informations qu’ils ont sur le sol du terrain lorsqu’il pleut, ils ont la preuve que le client de Billy a pu être mourir intoxiqué. Si le client n’est pas innocenté à 100%, il ne pourra jamais être accusé avec une défense pareille.

En attendant la réponse de la firme, Joanna continue son enquête sur son père auprès de Diane qui ne lui donne aucune information et Billy s’occupe de rassurer sa nièce, Molly, toujours aussi malade. Que ce soit dit quelque part, j’aime beaucoup Molly.

Finalement, le père de Joanna l’appelle et lui apprend que la firme ne poursuit pas sur son cas. Du coup, Joanna pose ses vacances pour la première fois depuis bien longtemps afin de continuer son enquête et… Alan débarque pour la convaincre de rentrer à la maison. Oh, je le vois bien avoir plus d’informations que ce qu’il dit lui.

De manière assez prévisible, il est effectivement révélé qu’Alan a été envoyé par la firme pour la récupérer… et donc par le père de Joanna. Sympa le papa, sympa le « fiancé ». En même temps, ce dernier est particulièrement stupide à se griller tout seul.

La fin d’épisode voit donc Joanna se séparer d’Alan qu’elle fout à la porte et les filles être déprimées par leur nouvelle condition de malade.

J’ai beaucoup aimé ce nouvel épisode qui nous apprend plus sur la maladie et ses causes. Le mystère avance bien, mais comme il reste pas mal d’épisodes, je suis curieux de voir les futurs rebondissements qui les ralentiront. Ne pas avoir d’argent de la firme est déjà un gros problème clairement. Bref, c’est une petite série sans gros budget, mais son écriture suffit à maintenir l’attention et intriguer. C’est convaincant.

 

 

 

 

9-1-1 – S01E03 : Next of Kin

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du troisième épisode de la première saison de 9-1-1.

03.jpgÉpisode 3 – Next of Kin – 19/20
I hate my life. I’m weird. I don’t have any friends.

J’ai appris ma leçon et je n’ai pas mangé devant cet épisode, mais j’étais tellement impatient de l voir que je me suis jeté déçu pour être RAVI de tomber sur un clown. Non merci. Moi qui espérais retomber directement sur le cliffhanger, j’étais servi.

Cette série va rapidement me faire devenir paranoïaque dans ma vie quotidienne – comme si je ne l’étais pas déjà assez. Cette fois, c’est un coup de vent qui emporte un château gonflable dans les airs pendant une après-midi d’anniversaire qui ne se passait pas si bien que ça de toute manière. Voilà un anniversaire dont le gamin se souviendra en tout cas, ce n’est pas tous les jours qu’on voit un château dans le ciel.

Finalement, personne ne meurt, malgré de grosses blessures et une intervention compliquée. Forcément, tout cela n’était qu’une diversion avant d’en revenir à la fille d’Athena, qui a pris… d’anciens médicaments de sa mère. Dur, dur la culpabilité et longue est l’attente.

Elle est prise en charge par une équipe de secouristes qu’on ne connaît pas et les parents se retrouvent dans un couloir d’hôpital à l’attendre. C’est aussi une superbe occasion pour qu’Athena rencontre le nouveau mec de son mari, puisqu’il l’a amené de toute urgence sur place.

Finalement, Athena et son mari peuvent approcher leur fille, encore inconsciente. Quand elle se réveille, elle leur révèle qu’elle a tenté de se suicider suite à un harcèlement scolaire. Tout semble se passer pour le mieux jusqu’à ce que les services sociaux arrivent. Bienvenue aux États-Unis, où suite à une tentative de suicide de mineurs, les services sociaux privent l’enfant de contact avec ses parents. Bon, en même temps, ça paraît logique avec certaines familles et certaines situations, mais la décision paraît totalement sans cœur. De mémoire, en France, l’enquête n’est pas obligatoire, et pas dans ces conditions. Après, j’en sais trop rien.

Toujours du côté de la vie personnelle, Chimney demande Tatiana, sa copine, en mariage. Celle-ci n’est pas vraiment prête pour ça et ça fait de la peine à voir, surtout que Chimney a déjà des problèmes de confiance en lui à gérer au boulot où Bobby ne lui laisse que la partie la plus chiante du boulot.

Il arrive à la caserne encore énervé alors que ses collègues jouent aux jeux vidéo, et ça enchaîne sur une terrible dispute entre collègues. Bobby est honnête avec Chimney qui prend très mal que son supérieur lui affirme qu’il vit dans le mensonge. Et comme la série a décidé de nous en faire voir de toutes les couleurs dans cet épisode et de nous propulser dans un épisode qui pourrait déjà être une fin de saison, Chimney enchaîne sur un accident de voiture assez prévisible – même si j’ai cru bêtement qu’il allait s’en tirer et même si j’ai pensé qu’il allait réussir à faire un truc héroïque en étant le premier sur les lieux d’un accident.

03-2.jpg

Finalement, donc, il est gravement blessé par l’accident, finissant avec une barre de métal dans le crâne. Normal. Une fois de plus, la série marque de très bons points avec cette intrigue possiblement digne d’un épisode de Grey’s Anatomy. Au moins, on sait qu’on suivra ce cas médical jusqu’au bout.

C’est effectivement le cas, mais pas avant d’avoir de jolies scènes entre collègues, dignes de réconciliations et finalement pleine de culpabilité de l’avoir laissé partir. Les images de l’opération sont loin d’être belles à voir, car c’est sanglant.

Chimney finit… dans un coma, dont personne n’est sûr de le voir se réveiller. C’est beaucoup d’un coup dans cet épisode quand même.

Du côté d’Abby, qu’on n’a pas vu pendant bien longtemps dans cet épisode, c’est l’heure de l’anniversaire de sa mère. Elle peut donc retrouver Tom Scavo, son frère. Je suis très content de revoir cet acteur dans une série, parce qu’il le mérite vraiment, même si je ne l’associe qu’à son rôle dans Desperate Housewives rien qu’avec cette critique. Bref, l’état de leur mère empire puisqu’elle oublie carrément que c’est son anniversaire au beau milieu de l’ouverture des cadeaux et le frère d’Abby s’inquiète et pour sa mère, et pour sa sœur.

Il essaye donc de convaincre Abby de placer leur mère afin qu’elle puisse recommencer à vivre sa vie normalement. Il est de nouveau question de son ex, Tommy. Perturbée par tout ça, elle appelle Buck et il la réconforte comme il peut – ne lui parlant pas de ses problèmes à lui. Abby en déduit qu’elle veut garder sa mère auprès d’elle.

Une autre urgence emmène l’équipe de pompiers à libérer des clandestins d’un camion. C’est une bonne occasion pour que Hen s’énerve contre quelqu’un qui le mérite (le chauffeur) et pour que l’on voit une nouvelle situation d’urgences qui se déroule mieux.

Quand on retrouve Athena, elle est énervée après Laila, l’élève qui a harcelé sa fille. Franchement, elle fait peur et ce n’est pas un cliffhanger que j’aime. L’autre cliffhanger est bien plus sympa puisque Chimney se « réveille » de son coma. Il n’est pas encore capable d’ouvrir les yeux, mais il communique avec ses mains. Toutefois, il doit digérer l’absence de Tatiana. Il ne peut pas savoir que Bobby a tenté de la faire venir et qu’elle a refusé. Après tout, elle ne voulait pas s’engager auprès de lui et cet accident la pousserait à s’engager encore plus. C’est tout bonnement atroce, car il est difficile de ne pas la détester, même si ses arguments sont tout à fait logiques et véridiques aussi.

Bon, je ne sais plus quoi penser de la série qui n’a cette fois vraiment plus grand-chose à voir avec un procédural. Je me demande comment ils vont tenir la distance sur la saison, et sur la saison 2, puisque la série est évidemment renouvelée. Il y a énormément de tension à chaque épisode et une gradation à chaque fois. Ce n’est pas évident de maintenir un tel niveau dans une série. Je sais, je sais, je ferais mieux de savourer plutôt que de m’inquiéter de la suite ; et pour l’instant, je suis entièrement plongé dans cette série à chaque épisode. Moi qui pensais rapidement m’en lasser, je suis mal servi (ou trop bien par rapport à ce que je mérite).

The Magicians – S03E02 : Heroes & Morons

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du deuxième épisode de la 3e saison de The Magicians.

02.jpgÉpisode 2 – Heroes and Morons – 18/20
I mean magic might be dead but… Google isn’t.

Le résumé revient sur de vieilles intrigues, ça promet, mais finalement ça reste assez compréhensible.

Cette semaine, tout commence par un conte raconté par Quentin et magnifiquement présenté – à la Deathly Hallows si vous voulez mon avis. J’ai beaucoup aimé ce passage animé racontant la quête des sept clés pour ouvrir le château de la fin du monde où le père d’une jeune fille est retenu prisonnier. Et voilà Quentin et Jules partis pour cette même quête afin de retrouver la magie, toujours accompagnés de Josh (finalement, je me suis rendu compte qu’on l’avait déjà vu avant dans la série, oups).

Pour cela, ils se mettent à la recherche à du prof russe dont je ne sais toujours pas écrire le nom, désolé. Le but est de savoir s’il a toujours les batteries magiques qu’il gardait précieusement. Ils le retrouvent grâce Josh sur Youtube. Vive internet, c’est mieux que la magie. Bon, ce qu’ils retrouvent, c’est un ours, mais ils comprennent que c’est lui.

Ils obtiennent ensuite l’aide de Mady en lui forçant la main : Penny a besoin de magie pour guérir et Mady découvre que Jules en a. C’est presque trop simple car elle connaît le gérant du bar, qui les informe que le prof russe était bien là, avec Emily.

Cette dernière révèle à Quentin qu’ils se sont carrément mariés après quelques jours de fête et surtout d’alcool. Quentin l’interroge, mais Emily n’a pas spécialement envie de lui donner les réponses. Elle finit malgré tout par lui expliquer qu’une femme les a aidés.

Mady et Josh continuent leur enquête et découvrent l’existence d’un dinosaure dans ce qui ressemble à un orphelinat. Il y a donc définitivement un magicien dans le coin et c’est marrant, mais ils en perdent la trace.

Pendant ce temps, Alice achète un chaton et jure qu’il ne verra jamais le mal. J’ai comme un doute. Ailleurs, un employé de BTP se fait posséder par quelque chose, mais on ne sait pas bien quoi.

De leur côté, Quentin et Jules continuent de faire équipe ensemble et se rendent sur les lieux d’une orgie publique pour avoir plus d’informations, puisque cette orgie a été provoquée par magie. Jules est même à deux doigts de se laisser avoir. Là-bas, Quentin tombe sur Alice et son chat, puisqu’elle fait exactement la même chose que lui. Elle traque les batteries.

Quand la police arrive, Alice s’enfuit, alors que Quentin et Julia suivent une nouvelle piste les menant vers une suicidaire qui s’avère être la prof de Brakebills. C’est elle qui a provoqué l’orgie avec sa propre batterie, pas le prof russe. Et elle est déçue du monde sans magie, l’amenant à la décision de se suicider.

Quentin découvre que ce n’est pas elle qui a transformé le russe en ours et la sauve in extremis de son suicide. Malheureusement, la batterie qu’elle possédait s’explose au sol quelques étages plus bas sans que Julia ou Alice ne parviennent à la récupérer.

Alice est en effet arrivée à la même conclusion qu’eux. Au commissariat où ils se rendent ensuite, ils comprennent qu’Emily a une batterie, puis le chat d’Alice explose après avoir repéré quelque chose. Alice se barre une fois de plus, alors que Kady se débrouille pour récupérer la batterie d’Emily avant les autres. C’est tant mieux car Penny a pris la décision de lui rendre une visite.

Franchement, il se passe tellement de choses dans l’épisode que j’en avais presque oublié Penny, j’avoue. Comme elle a une batterie, elle espère bien ouvoir le sauver.

Le soir, Quentin entend du bruit dans son sac. Le livre des sept clés se met s’écrire tout seul et le personnage qui s’est fait posséder (embauché comme simple figurant puisqu’il ne dit pas un mot, belle économie de la part des scénaristes) s’attaque à Quentin… il est donc suggéré que ce dernier est possédé à son tour.

 

À Fillory, Eliot réunit le conseil pour leur dire qu’il compte envoyer le plus rapide de ses navires à la recherche de la clé… bien qu’il ne leur dit pas ça : le but est de récupérer les impôts sur une terre où personne n’a plus mis les pieds depuis 46 ans.

Eliot rend visite à l’équipage de son bateau, apprenant au passage que le bateau a sa propre personnalité, mais aussi une capacité de stockage bien plus importante que ne le laissait penser la bicoque vue d’extérieur. Quant à sa personnalité, elle est plutôt drôle.

La reine des fées ne sent pas trop ce voyage (et elle a bien raison), du coup, elle impose à Eliot d’emmener sa femme… mais aussi sa fille, Frey, devenue une adolescente en quelques jours comme dans toutes les séries pour ados. Et forcément, comme nous sommes dans The Magicians, Margo et Eliot ne manquent pas d’en parler – quitte à spoiler totalement Twilight (qui s’en fout ?) et Buffy/Angel. OK. C’était une fois de plus génialissime.

Du coup, Eliot n’y croit pas une seule seconde, mais Margo n’en est pas si sûre. Bon, en même temps, Margo est hilarante à être en manque et Frey a des pouvoirs pour espionner la conversation des rois. Si Margo fait tout ce qu’elle peut pour conserver une contenance, elle n’est pas du tout rassurée de voir Eliot partir. Purée, ces deux-là sont excellents.

Sur le bateau, Eliot se révèle avoir le mal de mer et sa femme est persuadée d’être la mère de Frey. Il en faut plus pour convaincre Eliot. Finalement, le voyage qui aurait pu durer un épisode de plus est extrêmement rapide et toute la compagnie arrive sur l’île où personne n’a mis les pieds depuis des années.

Là-bas, Eliot retrouve extrêmement rapidement la clé qu’il recherche : elle est autour du coup d’un « Père » qui protège toute l’île d’un monstre. Rapidement, Eliot et les autres découvrent que ce monstre est une sorte de dragon d’ombre, et que celui-ci ne peut être tué. En revanche, la clé parvient à le mettre à l’écart.

Malgré l’intervention du Père, quelqu’un se fait tuer – un des seuls personnages que l’on connaît sur cette île. Frey remarque rapidement que ce n’est pas le monstre qui a tué l’homme, mais un simple couteau. Toute cette intrigue n’est pas franchement surprenante quand on a vu quelques épisodes de Stargate (par exemple) : le Père utilise en fait la clé pour invoquer le monstre, et pour le faire disparaître. Il se sert de ça pour terrifier tout le village et obtenir le pouvoir sur le groupe.

Eliot le comprend grâce à Frey et sa femme, et il pousse le Père à montrer que c’est lui qui ramène le monstre sur le village. Cela lui permet de récupérer la clé et de le laisser se faire tuer par les villageois, qui reconnaissent automatiquement l’autorité de leur roi grâce à ça.

Si c’était tout pépère comme intrigue par rapport à celle de New-York, ça fonctionnait néanmoins bien avec une jolie découverte d’un pan supplémentaire de Fillory et toujours une écriture référencée au point. L’ensemble de l’épisode se laissait donc regardait avec beaucoup de plaisir et l’intrigue était assez claire. Souvent, devant The Magicians, je me retrouvais perdu dans des détails des sous-intrigues ou des parenthèses assez inutiles. Ces deux premiers épisodes de la saison 3 sont très loin de tout ça et respectent au contraire un fil rouge très clair pour retrouver la magie, avec d’un côté la quête pour la clé (à Fillory) et de l’autre, la quête des batteries (à New-York).

Partant de ce postulat, les scénaristes ont une bonne utilisation de l’ensemble du casting. Les éléments un peu plus perchés ne sont pas encore expliqués (le chat d’Alice), mais je ne doute pas qu’ils le seront un jour. En attendant, cette saison s’avère pour le moment bien meilleure que les précédentes, et c’est tant mieux.

 

LA to Vegas – S01E03 : Two and a Half Pilots

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 3e épisode de LA to Vegas.

03.jpgÉpisode 3 – Two and a Half Pilots – 16/20
Please, have you seen your ass? Because I haven’t.

Cette semaine, on commence directement dans l’avion où Ronnie est à l’heure pour une fois. Le pilote, Dave, arrive également dans les temps, mais avec un plâtre à la main, ce qui l’oblige à se faire remplacer même s’il essaye de travailler. Il est remplacé par le Capitaine Steve, qu’il déteste évidemment.

Tout est fait pour qu’on le déteste aussi puisqu’il a un caractère pourri. Tout cela rend presque Dave sympathique, puisque tout le monde adore Steve. Ce qui est marrant aussi est de voir Dave forcé de faire le trajet avec les autres passages. Il déteste ça, mais pas autant que Steve. Ce dernier veut bien évidemment lui voler son poste.

Dave demande de l’aide à Bernard et Ronnie, qui refusent d’abord. En effet, ils aiment bien Steve… jusqu’à ce qu’il s’avère être horrible avec eux. Le problème, c’est que Dave apprend qu’il peut également récupérer le poste de Steve sur les vols internationaux. Bon, on sait bien que tout rentrera dans l’ordre en fin d’épisode, mais il est drôle de les voir tous progressivement se mettre à détester Steve.

La conclusion est plutôt sympathique avec une critique du Canada parce qu’on est dans une série américaine et un Steve qui s’attaque à Dave… qu’il a fait devenir un simple passager. C’est radical et ça le fait virer du vol. Cette intrigue était sympathique et se déroulait sans mal, avec de bons jeux de mots et références. En plus, pour une fois, le personnel de l’avion interagit peu avec les passagers, et ça fonctionne malgré tout.

Du côté des passagers, tout commence dans le terminal où Colin se prépare à fêter l’anniversaire de son fils. Forcément, ça attire la curiosité des autres passages habituels, Artem et Nichole. Il en a marre d’eux et s’en débarrasse comme il peut. C’est un peu tôt dans la série pour montrer ce genre de division, mais ça fonctionne bien, même si on sent tout de suite vers quoi ça se dirige : une cohésion finale inévitable. Dans l’avion, Colin et Ronnie échangent une rapide conversation sur l’enfance de celle-ci, et c’est tout.

Pour la première fois, ce qui se passe dans l’avion n’est donc pas le centre de l’histoire pour les passagers. Là encore, ça me paraît un peu tôt dans la série, mais c’est une excellente nouvelle car la série s’ouvre ainsi de nouveaux horizons : désormais, son terrain de jeu passe de l’aéroport/avion à l’ensemble des deux villes du titre.

En effet, à Las Vegas, l’organisation de la fête d’anniversaire du fils de Colin vire au désastre et comme il ne connait personne en ville, il appelle Ronnie, qui appelle Artem à la rescousse. Dès lors, il est évident que la fête se déroulera dans la boîte de Nichole, même si les scénaristes se permettent un détour qui apportait quelques bonnes blagues.

Dans l’ensemble, cette sous-intrigue était plus faible du côté de l’écriture, parce que bien plus prévisible et moins fournie en jeux de mots, mais ça restait drôle. La conclusion réunit tout le monde à l’aéroport et s’amuse des nouveaux liens d’amitié entre passagers, de la vie routinière de Ronnie et de l’arrivée d’un nouveau pilote. L’ensemble reste quelque peu vieillot c’est sûr, la série aurait été la même si elle avait été écrite en 2008… mais en même temps, c’est une formule qui a fait ses preuves.

Bref, j’accroche bien à cette comédie qui ne révolutionne rien, mais qui fait passer le temps de manière sympathique. Cette semaine, la structure des deux premiers épisodes est bouleversée, histoire de montrer que la série a un terrain de jeu plus important que prévu. Et ça marche !