The Orville – S02E14

Épisode 14 – The Road Not Taken – 18/20
Pour son épisode final, cette saison propose un détour original, ambitieux et plutôt bien réussi, avec une aventure qui permet d’explorer de nouvelles facettes de certains personnages tout en s’appuyant sur les plus grosses réussites de ces deux dernières années. J’espère désormais qu’elle sera renouvelée car elle a vraiment tout d’une grande série et ce serait dommage de s’arrêter là quand tant d’autres histoires peuvent encore être racontées.

Saison 2


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Ed, we have to try and restore the timeline.

Le suspense est total pour ce dernier épisode, je me demande vraiment ce qu’ils vont nous pondre et la scène d’intro m’a bluffé : des personnages dans un désert de neige se rendant à un post d’écoute de l’Union, ce n’est clairement pas ce que j’attendais ! Masqués, nos deux protagonistes semblent à la recherche de matériel à cambrioler et ils repartent avec un micro-ondes alors que des Kaylons débarquent par surprise.

Les Kaylons ne sont toujours pas des personnages très rassurants, mais ils ne savent pas bien viser apparemment et, surtout, ils attaquent avec des doses non léthales nos deux personnages qui ne sont autres qu’Ed et Gordon. Ils ont le temps de rejoindre un pod pour s’enfuir, mais ils sont poursuivis bien sûr par leurs ennemis.

Cette fin de saison (série ?) prend donc la décision de nous embarquer dans un début in media res avec les deux meilleurs amis en pleine mission et course poursuite. Bien sûr, ils s’en sortent, mais on apprend que les Kaylons ont ravagé la moitié de la galaxie en neuf mois. Ce n’est pas vraiment là qu’on en était la dernière fois que l’on a vu nos personnages et c’est osé de proposer un tel début sans explication ou résumé de l’épisode précédent.

Le micro-onde récupéré ? C’est un peu plus qu’un micro-onde : il s’agit d’un des fameux créateurs de nourriture vu tout au long de la série. Alors qu’ils partagent un repas dérisoire, ils sont attaqués par un autre vaisseau dont j’ai tout de suite deviné la propriétaire : Kelly.

Et elle n’a pas chômé : elle a réuni autour d’elle toutes les têtes pensantes de l’Orville, à l’exception de Bortus. C’est plutôt brillant comme intrigue pour terminer la saison : Kelly propose à tout l’équipage de simplement restaurer la timeline en retournant dans le passé, sept ans plus tôt, pour accepter le second rencard avec Ed qu’elle a refusé à la fin de l’épisode précédent.

Bonjour la culpabilité de savoir qu’elle est responsable de l’invasion des Kaylons et de leur victoire ! L’épisode est autrement assez classique à tous les points de vue, même si cette histoire de branches temporelles n’est pas forcément ce que j’avais envie de regarder aujourd’hui. J’ai aimé apprendre que Talla avait travaillé à bord de l’Orville, même si je me demande comment elle a survécu du coup, et j’ai aimé voir une Claire totalement ravagée par ce nouveau monde.

Pour retourner dans le passé, Kelly doit donc trouver le moyen d’avoir à nouveau la mémoire effacée, ce qui n’est possible que si Claire utilise une protéine particulière : le cerveau de Kelly est autrement insensible à l’effaçage de mémoire.

Pour retrouver la protéine en question, l’équipage s’embarque en direction d’une base secrète dont la porte est gérée par Yaphit et l’ensemble sous la direction d’une lieutenante bien trop géniale nommée Alara. Qu’est-ce que c’est cool de la retrouver dans la série ! Elle est en plus dans un rôle très chouette : c’est apparemment l’ex de John, avec qui elle a travaillé aussi sur l’Orville. Décidément !

Elle a à peine le temps de donner la protéine nécessaire à Claire que les Kaylons débarquent. Ce sont des ennemis drôlement puissants et j’aurais aimé les voir plus souvent dans la série et dans la timeline d’origine. Espérons donc que la série ne soit pas annulée.

La base ? Elle est détruite, avec Alara malheureusement, très rapidement par les Kaylons qui prennent aussi en chasse le reste de nos héros. Bon, ce fut un retour bref pour Alara, mais je ne l’attendais plus, c’était bien joué. Bien sûr, les Kaylons sont prêts à tout pour tuer nos héros, mais pas à les chasser dans un trou noir. Grâce à un peu de physique, nos héros perdent donc deux jours en quelques secondes et parviennent à s’enfuir en vie.

Ils ont tout de même pris en otage un Kaylon qui ressemblait fort à Isaac et ont désormais le plan de retourner vers la Terre pour y repêcher l’Orville au fond de l’océan. L’équipage a réussi à s’enfuir au sein de pods…

Pendant le trajet, Kelly et Ed ont donc le temps de parler un peu de leur relation, et c’est intéressant de mieux comprendre la décision de Kelly à la fin de l’épisode précédent : elle a changé l’Histoire parce qu’elle a eu peur des regrets qu’elle lisait dans ses propres yeux et dans ceux d’Ed. C’est plutôt intéressant comme analyse, le personnage qui ne veut pas souffrir.

À l’arrivée sur Terre, les choses sont claires : il n’y a plus trace de vie sur la planète, et plus de lune non plus. Cela n’empêche pas nos héros d’envisager de se rendre au fin fond de l’océan pour retrouver l’Orville. Et c’est un océan sans poisson en plus, parce que les Kaylons ont exterminé toutes formes de vies. On n’est jamais trop prudent.

La pression sous l’océan est tellement importante que leur navette a du mal à résister, mais cela n’empêche nos héros de tenter le tout pour le tout. Et ils font bien : les portes de l’Orville sont ouvertes et l’oxygène encore envisageable.

Bien sûr, le vaisseau a pris cher au passage, mais il n’est pas abandonné pour autant. Il y reste une personne en vie, et le suspense a beau être à son comble, il n’était pas très dur de deviner l’identité du dernier à bord du vaisseau : Bortus, bien évidemment, le seul que nous n’avions pas encore vu. J’aurais préféré, tant qu’à faire, qu’on inverse Bortus et Alara.

Bon, donc Bortus a géré les opérations de sauvetage de l’équipage de l’Orville et il est resté neuf mois sous l’eau à espérer rejoindre Topa et Klyden sur Moclus… ignorant bien sûr que la planète a été détruite par les Kaylons. Loin de perdre tout espoir, Bortus rejoint rapidement l’espoir idéal qu’on lui propose de restaurer la timeline. Il aide donc Ed à reprendre son poste de capitaine et Kelly à s’asseoir à côté de lui.

L’Orville revient à la vie et remonte à la surface avec à son bord les quelques membres principaux que nous suivons depuis une saison. Cela nous confirme que tous les autres ne sont pas indispensables du tout. J’aime aussi que la série prenne soin de donner un petit rôle aux fils de Claire, d’ailleurs.

Tout ça devait leur permettre non pas de récupérer l’Orville, mais de récupérer le projet de voyage dans le temps d’Isaac. Le seul problème, c’est qu’il a été désassemblé par les autres Kaylons dans cette timeline. Il faut donc aller en récupérer les données… pas facile, mais apparemment pas impossible pour John.

En attendant qu’il trouve la solution, Ed et Kelly continuent de vivre leur romance naissante, et c’est tout chouette de voir enfin ce couple réuni à l’écran, même si c’est dans une dimension parallèle. On aura au moins eu un baiser pour la fin de saison.

Le plan de John est assez simple : il utilise le Kaylon pris en otage pour le connecter à Isaac et récupérer les données. Tout ça a pour but de récupérer de quoi envoyer Claire, et non Kelly, dans le temps pour tout réparer. Le problème, c’est qu’une fois Isaac connecté, les Kaylons retrouvent l’Orville et viennent l’attaquer. De toute manière, renvoyer Claire dans le passé demande tant d’énergie que l’Orville finit par exploser.

Heureusement, cela fonctionne malgré tout : sept ans plus tôt, Kelly disparaît, se rend dans le futur et revient pour mieux rencontrer Claire. Celle-ci lui donne la bonne protéine et réussit efficacement à lui effacer la mémoire cette fois. Aussitôt fait, aussitôt disparue : Claire ne peut plus exister car son avenir disparaît.

À son réveil, Kelly reçoit le fameux appel d’Ed à 9h30 et accepte le second rencard avec lui, n’ayant aucun souvenir de son détour par le futur ou de la timeline de cet épisode. Et c’est ainsi que l’univers sera sauvé des Kaylons.

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EN BREF – J’ai eu un peu peur en début de saison avec un épisode que je ne trouvais pas à la hauteur de la saison 1, mais ce fut vite oublié : la série est très rapidement redevenue la petite pépite inattendue de l’an dernier, avec des épisodes qui n’étaient plus si isolés les uns des autres. The Orville excelle en effet dans les intrigues à long terme et les fils rouges. Ce serait véritablement dommage de la voir s’arrêter en route alors qu’elle a encore un potentiel de dingue en stock. Financièrement, la saison 3 est jouable grâce à une taxe californienne… mais bon, les audiences ont baissé en saison 2. Le suspense est entier. Au moins, on ne restera pas sur notre faim avec cet excellent dernier épisode !

Saison 2

Atypical (S02)

Synopsis : La saison 2 continue de suivre la vie de Sam et de toute sa famille, reprenant à peu près là où on avait laissé tout le monde : Sam ne peut plus voir Julia, Casey arrive dans une nouvelle école et l’adultère d’Elsa est enfin découvert par Doug.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, je regarde toujours cette série avec Poluss, et deux ans après, il a fallu qu’on relise un bon coup mon article de la saison 1 pour se remettre tout ça en tête. Les situations et les personnages s’oublient vite quand on voit toute une saison en une soirée, et c’est un peu le problème des séries Netflix qui balancent tous leurs épisodes d’un seul coup.

Quoiqu’il en soit, nous étions tous les deux très impatients d’enfin voir cette saison 2 pour laquelle on s’est attendu, parce que nous avions eu de bons fous rires lors des huit premiers épisodes. C’était de nouveau le cas cette année, mais un peu moins tout de même. Sur cette page, vous retrouverez mes avis sans spoiler… cliquez sur un titre pour aller sur la page avec les résumés plus détaillés.

Note moyenne : 15,5/20

S02E01 – Juiced ! – 16/20
C’est une reprise sympathique pour cette comédie, mais j’en attendais un peu plus. Il est probable qu’après un an, je surévaluais cette série… Ou tout simplement que je sois moins dans l’ambiance comique ces derniers temps, parce que je dis ça d’une bonne partie de mes sitcoms.
S02E02 – Penguin Cam and Chill – 15/20
Je pourrai en dire un peu tout pareil que l’épisode précédent, mais j’ai trouvé qu’en plus, il me manquait certains bouts d’intrigues pour lesquelles j’attends vraiment plus parce que j’aime le personnage, là où au contraire d’autres personnages sont développés alors que… bon… je m’en passerai bien.
S02E03 – Little Dude and the Lion – 14/20
Si l’intrigue proposée est intéressante, cet épisode va trop vite à tout mettre en place, et c’est un peu dommage, parce que du coup, j’ai eu du mal à voir où ils voulaient en venir. Beaucoup de scènes semblent tomber comme un cheveu sur la soupe, et c’est dommage.
S02E04 – Pants on Fire – 16/20
C’était bien mieux en terme de rythme, avec une intrigue très condensée qui aidait à bien entrer dans l’épisode. J’ai beaucoup aimé comment il se mettait en place et les différentes histoires qui étaient proposées, même si certains gags étaient un peu trop osés parce que juste-là pour faire rire, indépendamment des conseils.
S02E05 – The Egg Is Pipping – 14/20
La saison n’est pas mauvaise du tout, mais en fait, Elsa est insupportable et je me rends compte qu’elle me casse toute envie d’enchaîner les épisodes. Je ne l’aimais déjà pas en saison 1, mais c’est de pire en pire et vraiment, je ne comprends pas comment c’est possible d’avoir un personnage aussi insupportable.
S02E06 – In the Dragon’s Lair – 17/20
Ouf, c’est beaucoup mieux pour cet épisode qui est très franchement le meilleur de la saison, parce qu’il s’appuie sacrément sur les personnages secondaires qui sont les plus drôles. Et comme dans les personnages principaux, il y en a que j’aime aussi, forcément, ça aide.
S02E07 – The Smudging – 16/20
J’ai eu l’espoir qu’on allait enfin avoir l’intrigue que j’attendais depuis sept épisodes pendant les premières minutes, mais en fait, pas du tout, et c’est quelque peu frustrant. Cela dit, maintenant que la saison est bien avancée, je trouve que c’est quand même pas mal fichu dans l’ensemble et que ça progresse plutôt bien. Ca ne vaut toujours pas la saison 1, par contre.
S02E08 – Living at an Angle – 14/20
Si j’ai beaucoup aimé la manière dont les intrigues se rejoignent dans cet épisode, il n’était malheureusement pas au niveau du reste de la saison. Il était difficile de rentrer dedans, et c’est dommage, parce qu’on approche quand même de la fin de saison à grands pas.
S02E09 – Ritual-licious – 16/20
Et ben enfin ! Cet épisode met en place des choses que j’attendais depuis longtemps cette saison et me rappelle un peu plus l’ambiance de la première saison dans sa construction. Il était très clairement temps d’en arriver là et je suis frustré que ça arrive si tard !
S02E10 – Ernest Shackleton’s Rules for Survival – 17/20
La fin de saison est plutôt réussie puisqu’elle donne très envie de revenir en saison 3, mais bon, j’aurais préféré que plus d’épisodes soient à ce niveau au cours de la saison… Tant pis, il faudra attendre « l’an prochain ». L’avantage, c’est que je vois la série avec tellement de retard que l’on est déjà l’an prochain, même s’il n’y a pas encore de date !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Charmed (2018) – S01E18

S01E18 – The Replacement – 15/20
Si l’histoire était sympathique pour cet épisode, franchement, au niveau de l’intrigue générale, ça semble partir en cacahuète, et je ne parle même pas des boulettes de réalisation, parce que là, ce n’est même plus des faux raccords, c’était juste se moquer de nous… ou d’eux-mêmes. C’est quand même dommage, mais ça sent l’épisode de transition vers l’intrigue finale, un brin bâclé quoi.

> Saison 1


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I’m Tessa, you’re new and improved whitelighter.

Enfin ! Charmed reprend après une énième pause interminable, et c’est une très bonne chose… même si Galvin ne me manquait pas tellement, malgré ce début digne de LOST. Il s’infiltre dans une grotte pour voler une pierre précieuse sur un totem étrange protégé par des voix créoles. Hmm. Ça sent la possession à plein nez !

Durant la nuit, les trois sœurs sont attaquées par le démon le plus fort et le plus efficace de la saison qui s’avère être… Tessa, leur nouvelle être de lumière aussi insupportable que possible et ressemblant vite fait à Anne Hataway. Certes. En tout cas, le moment de l’attaque était puissamment drôle (oui, rien que ça) parce que Mel qui nous effectue son dérapage avec extincteur, c’est culte.

Tessa est le genre de personnage clairement écrit pour qu’on la déteste de base, puisqu’elle débarque pour engueuler les sœurs, débordées par une petite attaque et se réfugiant trop vite sur le Livre des Ombres pour avoir une solution. Le reproche est intéressant, je ne dis pas, mais le problème, c’est que les sœurs ne vont JAMAIS consulter le livre habituellement… alors ben, raté. Tessa leur demande quand même d’apprendre par cœur le livre, parce que c’est ce que fait une bonne sœur. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu.

Elle reproche aussi aux sœurs d’avoir trop suivi les conseils d’Harry qui ne les entraînait pas assez et leur disait de se fier à leur instinct et leur relation de sœurs… ce qu’il n’a en fait jamais vraiment fait ? C’est genre un peu mon gros reproche face à ce reboot, parce que je trouve que justement on ne voit pas assez leur relation de sœurs.

Et pour finir cette intro qui ne m’a pas convaincu, Tessa leur balance que la trahison de Charity semble accomplir la prophétie ramenant la Source du mal… mais je ne me souvenais pas de cette prophétie (ça fait longtemps que nous n’en avons pas entendu parler). Bref, j’avais un peu l’impression d’avoir une Tessa qui parlait de la série originale alors qu’on est dans le reboot : tous les reproches qu’elle fait sont bons pour les Halliwell, mais pas trop pour ces sœurs. Tout ceci me donnait l’impression que l’épisode manquait de cohérence avec le reste de la saison. Et ce n’est que la deuxième scène, hein.

Le lendemain, on découvre que les sœurs utilisent une bougie anti-surveillance pour éviter que les Fondatrices les entendent quand elles parlent de Galvin. Finalement, il était surtout question de Maggie qui doit payer 30 000$ pour la fac. Pour payer moins cher, elle décide de regarder les tarifs pour les étudiants noirs, parce qu’après tout, son père l’était. C’est une grosse interrogation pour elle, et c’est intéressant d’avoir la série qui s’y intéresse ; surtout qu’elle s’en confie à Macy, bien incapable de l’aider à trouver ses réponses. Je suis vraiment partisan de ces scènes entre sœurs.

Après tout ça, Macy retrouve enfin Galvin qui a de bonnes nouvelles pour elle concernant sa part démoniaque… De bonnes nouvelles et un cadavre qui apparaît de nulle part au beau milieu du salon des filles, malgré leur bougie de protection. Sentant l’arrivée impromptue de Tessa, Macy vire carrément Galvin avec ses pouvoirs, l’enfermant dans un placard. Elle le fait juste à temps pour l’arrivée de Tessa, qui leur a envoyé le corps. Ce cadavre est rapidement identifié par Macy comme un vampire, ce qui n’aura finalement pas une grande importance, même si ça ajoutait de l’humour.

C’est Maggie qui est chargée de surveiller de voir si le cadavre se transforme en vampire et franchement, la manière dont elle lâche son pieu sous l’escalier, c’était ridicule. Pour sa défense, elle se met à entendre des voix, ce qui est tout de même un chouilla embêtant, on ne va pas se mentir. Elle fait même appel à Tessa pour obtenir de l’aide et des conseils, et celle-ci lui apprend que son pouvoir est sûrement en train d’augmenter. Soit.

En parallèle, Mel et Macy se chargent de comprendre l’utilité des instruments Yoruba ramenés par Galvin pour soigner Macy. Les sœurs se renseignent aussitôt sur l’origine de ceux-ci auprès de leur sorcière vaudou habituelle, Mama Roz.

Le lendemain, Macy reparle de tout ça à Galvin, parce qu’elle n’est pas prête pour guérir son côté sombre. Elle ne veut plus le faire depuis que ça lui a permis de retrouver sa mère et de sauver des vies. Elle est clairement relou, franchement, mais Galvin est assez sympa et surtout assez idiot (ah l’amour !) pour la laisser faire et pour s’en foutre complétement de cette nouvelle décision qui rend inutile tout son voyage.

Idiot ou démoniaque ? Démoniaque, bien sûr : le soir-même, il se rend chez Mama Roz pour voir ce qu’elle a bien pu dire aux sœurs et comme elle n’a rien dit, ben elle se fait tuer super facilement par le démon qui a pris possession de Galvin, évidemment.

Ce sont Mel et Maggie qui retrouvent le corps de Mama Roz après tout ça, parce que Maggie est toujours harcelée par des voix dans sa tête. Des voix ? Non, celle de Galvin en fait : elle est capable de l’entendre chaque fois qu’elle est à un seuil, donc à minuit, dans l’entre-deux de ses origines ou dans un vrai seuil de porte quoi. Et elle entend donc Galvin lui parler.

Bon, l’intrigue des seuils, elle était plus drôle pour les trolls du vrai Charmed. Quoiqu’il en soit, le pouvoir de Maggie se développe véritablement, parce qu’elle est désormais capable d’entendre l’esprit des cadavres, rien que ça. Ainsi, elle peut entendre les pensées de Mama Roz même si elle est morte et savoir qu’elles sont après un démon Abiku.

Tout ça paraît rondement mené, même si ça n’a pas de sens à chaque moment et même si j’ai trop souvent eu l’impression de ne pas être devant le reboot, mais devant le reboot écrit par des scénaristes de la série originale ayant déjà établi plein de choses de la mythologie. Bref, Macy se rend rapidement compte aussi que Galvin est un démon, et elle se retrouve pourchassée par celui-ci dans les bois derrière leur maison, comme bien souvent. Non parce qu’autant au début de l’épisode, l’envoyer paître dans le placard, c’est pas un souci, autant quand c’est un démon, elle se contente de balancer une chaise et une table DEVANT Galvin plutôt que sur lui. Logique !

C’est la deuxième scène un peu angoissante de l’épisode et j’ai bien aimé cette tentative de changement de registre. Après, on sait bien qu’elle va s’en sortir et ça ne manque pas, au dernier moment, Mel débarque pour figer ce Galvin démoniaque. Plutôt que d’utiliser le couteau de Mama Roz pour débarrasser Galvin de son Abiku, Macy décide d’en arrêter le cœur parce que le parasite ne peut survivre sans hôte et qu’elle trouve ça moins dangereux de le tuer comme ça apparemment. Bien.

Le plan fonctionne, malgré un petit suspense sur la survie de Galvin. Dès que celui-ci se remet à respirer, le parasite réapparaît de nulle part pour prendre possession de Macy, parce que c’est ce qu’il est censé faire depuis le départ.

Forcément le démon rentre sans problème dans Macy et la téléporte dans la maison, qu’il protège d’un champ invisible rapidement percé par Tessa grâce au couteau de Mama Roz. Au moins, le couteau qu’elles ont cherché un moment aura servi. Par contre, repose en paix Mama Roz, maintenant, tout le monde t’a oublié.

Notons quand même qu’avant tout ça, Maggie a commencé à vraiment faire confiance à Tessa, malgré la méfiance habituelle et constante de Mel… Mais ça ne l’a pas empêché de soutenir Macy plutôt que Tessa quand il a été question de faire un choix pour Galvin, au point d’utiliser une formule du Livre des Ombres apprise par cœur après une lecture. Allez, c’était marrant comme réutilisation de scènes du début d’épisode (quand Maggie ne surveillait pas le cadavre vampirique qu’elle devait regarder).

Finalement, les trois sœurs se retrouvent dans le grenier et parviennent à détruire le démon, invisible qui plus est, grâce au brillant extincteur du début. Rapide et efficace. Bien sûr, Tessa leur fait quand même un tas de reproches, mais les sœurs veulent faire les choses à leur manière.

Après tout ça, Macy doit réaffirmer son désir de rester en partie démoniaque au vrai Galvin et cette fois, il le prend bien plus mal que quand il était possédé par le démon. Il n’hésite pas à lui dire qu’il n’a pas très envie d’être avec un démon, ni de flirter avec quoique ce soit de dangereusement maléfique comme elle. Et hop, ça c’est fait, une petite rupture est en chemin.

Bon, même si j’aime bien Galvin, je n’ai pas trop été attristé par ce développement. Macy, elle, est complétement déprimée, mais elle peut compter sur ses sœurs. Maggie lui remonte donc le moral pendant dix secondes avant de lui raconter à nouveau ses problèmes culturels, histoire d’avoir une conclusion sur cette intrigue : elle ne prend pas la bourse, mais elle retournera au groupe de soutien face auquel elle a entendu des voix. C’est toujours mieux que les Kappa.

Dans cet épisode, on note aussi que Niko redébarque au bar de Mel pour mieux voir qu’elle n’a plus son tatouage Arcanas. Il est clair qu’elle est suspicieuse de Mel après l’épisode précédent, mais c’est encore une attaque timide de sa part. Elle décide toutefois de faire son enterrement de vie de jeunes filles dans le bar de Mel… avec Greta aussi, parce que c’est logique de faire son enterrement de vie de jeunes filles en couple, hein. Et Mel doit bosser ce soir-là, sinon ce n’est pas drôle.

Bien sûr, elle quitte son travail dès que Maggie s’y pointe parce qu’elle a entendu des voix, mais pas avant de parler un peu à Niko et surtout pas avant que Niko ne surgisse de nulle part pour entendre une conversation entre Mel et Maggie. Oui, oui, de nulle part : elle part sur la droite faire un discours avec Greta et se retrouve à gauche, ce qui suppose d’avoir fait un discours et tout le tour du bar en trente secondes. On nous prend pour des cons, j’vous le dis !

En fin d’épisode, Niko rappelle encore Mel (décidément, elle ne la lâche plus) et lui demande de venir auprès des Sarcanas, parce que leur maison s’est fait ravager. Niko insiste parce qu’elle se rend bien compte que ce n’est pas normal cette manière d’avoir la réalité toujours altérée autour de Mel. Cette dernière lui révèle donc la vérité super rapidement pour le principe et lui apprend qu’elle est une sorcière, en se servant de ses pouvoirs.

Cela suffit à ce que Niko accepte de partir, parce que Mel a peur pour elle : elle ne sait pas ce qui est arrivé aux Sarcanas et elle ne voudrait pas que ça arrive à Niko. C’est une bonne idée de la faire partir, parce qu’il est révélé ensuite que Fiona a tué toutes les Sarcanas et qu’elle a Harry en otage. C’est très clairement un signe de la prophétie que j’avais totalement oubliée et qui signifie que la Source du mal va se réveiller. Jada décide de quitter la ville et conseille à Mel d’en faire autant… mais ce n’est pas trop le caractère de Mel qui accepte un dernier baiser, sur l’oreille tellement elle contourne sa bouche !, de Jada.

Reste donc à Mel d’aller parler à ses sœurs (miracle, ça arrive alors ?) de tout ça, et avec la broche d’Harry svp !

> Saison 1

Supergirl – S04E18

Épisode 18 – Crime and Punishment – 11/20
Je suis de plus en plus dépité devant cette série tant les incohérences sont de plus en plus nombreuses et tant je n’arrive plus à être tout à fait à fond dans le délire. Bon, je vais au moins terminer la saison de toute manière. Et puis, qui sait, peut-être que la saison 5 sera meilleure ? Ils n’auront pas de mal à faire moins pire, non ?

> Saison 4


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You were a hero and you crushed her.

Les trois semaines de pause de la série ne réussissent pas à me donner envie de m’y remettre pour le coup. En plus, ça commence par le président décrétant un couvre-feu qui apparemment doit être respecté immédiatement, ce qui ne fonctionne pas trop. Bon, Supergirl ne compte pas l’écouter pour autant et elle se débrouille pour immédiatement aller sauver un pauvre innocent de sa voiture en feu. C’est l’occasion pour elle de découvrir que les citoyens pensent tous qu’elle est une terroriste. Oui, oui, même l’homme qu’elle vient de sauver et qui se barre en courant et en boitant en même temps. La credibilidad.

Supergirl retourne donc auprès de ses seules alliées – et tant pis pour Nia et Brainiac – et c’est une bonne idée parce qu’Alex et Lena ont déjà plein d’informations sur Lex et sur l’attaque de la Maison Blanche. Cela leur permet d’être immédiatement sur la piste du gérant de la prison de Lex, puisque Lena a appris par sa mère qu’il le laissait aller et venir selon son gré.

Un petit chantage plus tard, Lena et Supergirl peuvent donc se balader dans la prison et entendre les prisonniers acclamer Supergirl.

Lex a laissé quelques messages pour sa sœur, et c’est mieux qu’une escape room. Une pièce d’échec contient donc un souvenir du premier patient-test de Lena et le jeu d’échec complet comporte ses carnets. Lena est géniale à cacher ce qu’elle ne veut pas que Supergirl sache, c’est déjà ça pour sauver l’intérêt de cet épisode.

Supergirl interroge ensuite le voisin de cellule de Lex et elle découvre que celui-ci est très content de la voir échouer dans son rôle de super-héroïne. Non seulement, il n’est pas utile, mais en plus, il se moque d’elle. Dans tout ça, Otis a le temps de débarquer dans la prison et de libérer tous les prisonniers. Cela nous lance dans la scène d’action de l’épisode comme si de rien n’était : Kara enferme Lena dans la cellule de son frère avant d’aller se confronter aux prisonniers.

C’était ridicule comme tout, surtout que Lena se sert du temps en cellule pour trouver le passage secret de son frère, et tout plein d’informations qui pourraient être utiles à le retrouver. Notons surtout qu’il regarde les caméras de surveillance d’une prison secrète du DEO.

Otis ? Il se bat avec Supergirl, utilisant quelques super-pouvoirs grâce à sa kryptonite. Pourquoi pas. C’est un combat intéressant à voir, surtout que Kara a un bouclier anti-kryptonite grâce à Lena. Malgré tout, elle est affaiblie par la super-puissance de son ennemi. Il est intéressant de noter quand même que pour s’en sortir, elle décide de se rechanger en Kara au beau milieu du combat, parce que ses vêtements devaient être à portée de main, hein.

C’est ridicule, mais ça lui permet d’échapper à Otis, puis de sympathiser avec les autres prisonniers, dont le voisin de cellule de Lex, donc. Si Lex sait que Supergirl est Kara, ce n’est apparemment pas le cas d’Otis, qui se laisse donc endormir par cette journaliste. L’armée s’en mêle alors et intervient dans la prison, avec l’espoir de coincer Supergirl.

Pas de bol pour eux, celle-ci se réfugie dans la cellule de Lex et dans son passage secret, découvrant donc la pièce cachée de son ennemi. Otis débarque alors et découvre que la kryptonite qu’il porte lui permet d’être un kamikaze explosant au beau milieu de la prison. Cela ne tue ni Supergirl, ni Lena qui s’échappent juste à temps, ni Otis qui est ramené à la vie une fois de plus, allons savoir comment, par Tess et Lex.

Au DEO, Lockwood débarque avec l’envie que les agents appellent Supergirl pour la piéger. Alex s’y oppose et s’en tire grâce au protocole, puis en mentant sur la manière d’appeler Supergirl auprès de la Colonelle. Brainiac s’en rend compte et est assez content d’Alex, ce qui est sympathique à voir.

Pendant ce temps, James a un choc post-traumatique à régler et il le fait grâce à l’aide de sa sœur qui le mène tout droit chez la spécialiste du choc post-traumatique. Elle reçoit ensuite l’appel d’Alex qui lui fixe un rendez-vous afin de mieux comprendre comment arriver à décoincer la colonelle sur l’ordre hiérarchique à respecter.

C’est un peu gros comme intrigue, mais ça donne une utilité à la sœur de James qui semble être là pour rester de toute manière. J’attends encore de voir ce qu’elle peut apporter, parce que là, elle ne donne pas un conseil de dingue… cela dit, ça plaît à Alex qui est heureuse de l’avoir appelée et, clairement, la température monte de quelques degrés d’un coup entre elles. Non ?

En tout cas, ça aide Alex à trouver les mots pour parler avec sa boss : elle lui parle de sa fille pour tenter de l’amadouer, et ça ne fonctionne pas du tout. Je l’avais dit que c’était pas un conseil de dingue, je vais jusqu’à le qualifier de conseil de merde désormais.

Pourtant, après tout ça, la Colonelle décide d’appuyer deux fois sur le bouton pour appeler Supergirl, l’avertissant du piège, devant Alex. Cela énerve Lockwood de voir que Supergirl est plus intelligente que lui et la Colonelle révèle qu’elle fait ce choix de ne pas suivre les ordres pour sa fille. Enfin, elle ne le révèle qu’à Alex, hein.

En parallèle, Brainiac se tape un petit délire et un long monologue au DEO pour accéder au sous-sol 5… et j’avoue, je n’ai pas suivi avec assez d’attention pour savoir exactement ses intentions. Heureusement, il explique à Nia son plan de détruire le registre des aliens possédé par le DEO, parce qu’il a besoin de son avis éclairé. Enfin, pas son avis, juste son super-pouvoir. Elle le manipule de manière marrante pour qu’il comprenne qu’il sait déjà quel choix il veut faire.

Il détruit donc la liste, après l’avoir sauvegardée dans sa tête, et ça sent bon le sacrifice à venir des scénaristes dans les prochains épisodes… surtout quand Nia rêve qu’il se fait attraper par des agents de la liberté. Comment est-ce possible ? Eh bien, le président décide de les rendre légaux après la destruction de la prison par Supergirl.

De son côté, Kara retrouve Steve, le voisin de cellule de Lex, qui lui donne le disque dur du grand-méchant et la conclusion de l’épisode, qui est que le stylo est plus fort que l’épée. Ou la cape.

La série s’intéresse aussi à James et sa crise métaphysique de son choc post-traumatique. L’ennui est total… et la méthode utilisée par la psy ne me paraît pas vraiment convaincante ; même si ça arrive à convaincre James. C’est déjà ça, hein, et ça active ses pouvoirs. Cela les développe de manière étrange : ses veines deviennent noires, ses yeux aussi et il entend tout ce qu’il se passe à distance. Il crise donc au milieu de son bureau et personne ne s’en rend compte.

Il rappelle sa sœur après tout ça, pour qu’elle contacte Lena, parce qu’il a enfin compris qu’il avait peut-être un peu plus qu’un choc post-traumatique… C’est qu’il va finir par inventer l’eau chaude !

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