Charmed (2018) – S01E17

Épisode 17 – Surrender – 17/20
Différentes intrigues se mêlent dans cet épisode qui parvient bien à rebondir suite aux axes fermés dans l’épisode précédent. C’était toujours aussi intéressant et j’ai eu l’impression que dans l’écriture, ça ressemblait bien plus à l’originale que d’habitude… et du coup, ça affaiblit presque le niveau par rapport à ce que j’en attendais et qui est très différent de la série des années 90/2000.

> Saison 1


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You three are my legacy and I couldn’t be prouder.

Cet épisode commence par un plan digne de LOST avec une femme courant à travers bois pour finalement arriver paniquée chez… Niko. Aha, voilà un retour qui promet d’être intéressant.

Laissez-moi rire : Harry passe au tribunal des Fondatrices qui décident de… le priver de ses pouvoirs parce qu’il a eu une relation avec Charity. Non mais n’importe quoi sérieux. Qu’elles se privent toutes de pouvoirs, dans ce cas, parce qu’elles sont celles qui avaient Charity dans leur rang, non ? RIDICULE. En revanche, j’ai beaucoup aimé les effets spéciaux : il me semble qu’on n’a jamais vu Léo perdre ses ailes, mais là, c’est beau.

Pendant ce temps, les sœurs dépriment, surtout Maggie, du départ d’Harry pour son tribunal, de la situation terrible de Parker et de l’absence de nouvelles de Galvin. Bref, ça fait beaucoup d’un coup et il n’y a que Mel qui soit tranquille… donc c’est sans surprise qu’elle est contactée par Niko, histoire de lui donner une histoire intéressante pour cet épisode.

Ainsi donc, elle rencontre Greta qui n’a physiquement rien à voir avec elle, donc Niko a des goûts bien différents. C’est marrant, mais pas du tout l’intérêt de cette intrigue : l’idée est plutôt de nous présenter la fille qui courait en début d’épisode, Scarlet. Cette dernière s’est échappée d’une secte et n’a plus aucun souvenir, si ce n’est un S gravé au sang sur sa main.

S, comme les Sarcanas, ce qui explique l’appel de Niko : elle pense que les Sarcanas sont une secte et Mel son lien avec celle-ci. C’était sympa à voir, surtout quand le personnel revient à la charge avec Mel se souvenant que Niko n’aime pas le thé Earl Grey que Greta est pourtant en train de lui préparer. Forcément, après ça, Mel se barre avant de ne trop en révéler.

Parker est donc en quarantaine, ce qui déprime Maggie. Elle passe son temps avec sa belle-mère pour prendre des nouvelles, comprenant que Parker ne veuille pas voir son père pour être soigné, mais étant bien embêtées (oui, oui, au pluriel parce que je parle des deux) qu’il soit malade à cause du sang de démon en lui.

Pour le soigner, Maggie propose de trouver du sang de démon, histoire de le purger une fois pour toute avant d’utiliser à nouveau le sérum de sa belle-mère pour faire ressortir son côté humain. C’est drôlement simple comme solution, je trouve.

Juste après ça, Harry revient voir les filles… avec quelques années de plus. Il explique que son corps regagne peu à peu son vrai âge, 98 ans, et qu’il ne survivra pas. La scène était touchante, les effets spéciaux et le maquillage n’étaient pas trop ratés, même si c’est un peu gros que dix-huit épisodes suffisent à ce qu’ils pensent que les filles sont la trace qu’il laissera sur Terre. Enfin bon, qu’importe. Il demande quand même à revoir Fiona, ce qui pousse Mel à venir voir Jada pour lui demander son aide.

Cette dernière refuse de répondre par la positive et, une fois Mel partie, Fiona l’en remercie car elle ne veut pas voir ce traître d’Harry qui couchait avec Charity – dont on notera que personne ne sait qu’elle est avec Alistair, pas même les Fondatrices pas foutue de se rendre compte qu’elle n’a pas rejoint le Tartare. Oh, quant à Mel, elle considère qu’elle a rompu avec Jada suite à ce refus et une petite réplique de rien du tout… Franchement, je suis passé à côté, heureusement Poluss veille au grain et me l’a dit après l’épisode ! Oups.

Déprimée face à l’état d’Harry, Mel décide donc d’utiliser ses pouvoirs en public pour contacter les Fondatrices. C’est plutôt marrant, parce que ce n’est pas la première fois que ça arrive, mais c’est la première fois qu’elle se fait téléporter pour ça. Les trois sœurs plaident la cause d’Harry comme elles peuvent… en vain. Elles sont renvoyées vite fait bien fait chez elles, où Mel est forcée d’abandonner ses sœurs pour rejoindre son ex.

Eh oui, pendant la nuit, Scarlet s’est de nouveau fait enlever par la secte, qui voit des femmes être possédées par un démon et obtenir des pouvoirs – suffisamment de pouvoir pour que Niko soit assommée. Suite à son agression et à son réveil, Niko rappelle Mel pour lui raconter tout ce qu’elle a vu. C’est une situation inexplicable, et ce n’est pas la première fois qu’elle associe inexplicable et Mel. Cette dernière fait l’innocente pour mieux aller chercher des informations dans le livre des Ombres. Wahou, le livre sert à quelque chose !

Les trois sœurs y trouvent le démon gérant la secte, Viralis, et montent rapidement un plan totalement tordu pour régler tous leurs problèmes. Viralis cherche une nouvelle femme pour son rituel un rien phallique, alors elles envoient Maggie en appât à un concours de poésie où il a l’habitude de chasser, surtout que celle-ci a besoin de sang de démon pour sauver Parker. C’est du rapide, mais c’est efficace.

Maggie est rapidement repérée par Veralis… et elle tombe sous son charme car elle n’est pas aussi immunisée que ce qu’elle aurait aimé.

Quant à son plan d’être repérée grâce à la boussole de Charity, il est un peu retardé par un mauvais sort qu’Harry sait toutefois levé grâce à trois petits mots de latin. C’est bien, ça me fait en refaire un peu, il était temps. Il aide donc Macy et Mel à retrouver la trace de leur sœur. C’est plutôt chouette à voir… jusqu’à ce qu’on découvre qu’ils sont tous les trois suivis par Fiona. Oups.

En parallèle, Maggie est donc en plein rituel pour Viralis qui ne sait pas à qui il s’est attaqué. Le rituel ? Oh rien de bien compliqué ou fifou : il consiste à voir toutes les disciples de Viralis être heureuses de se suicider une à une. Heureusement, il n’y en a qu’une seule qui sera victime de ce démon puisque Mel et Macy arrivent à temps. Harry ? Oh, il est figé à l’extérieur de la grange de la secte, parce que Mel n’a pas eu d’autres choix : à peine arrivés sur place, le trio est en effet mené sur Niko, qui est décidément une très bonne détective quand il ne s’agit pas de découvrir que sa copine est une sorcière ayant des pouvoirs.

Miracle, notons que Mel réussit à figer Niko sans faire son ridicule geste de main… et que son pouvoir à une sacrée portée, parce qu’il fige aussi les disciples à l’intérieur de la grange. Bonjour la facilité scénaristique ! Bon, c’est tant mieux, il n’y en a qu’une qui se suicide comme ça. En revanche, Maggie bouge encore, et Viralis aussi, alors il envoie Maggie tuer toutes les personnes qui envisageraient d’entrer dans la grange. C’est super efficace et ça voit Maggie et Mel entrer dans un combat bien drôle.

Bon, ce n’est pas drôle pour tout le monde j’imagine, mais j’ai bien aimé le voir, parce qu’il était drôlement bien mené.

Quant à Macy, elle passe devant ce combat sans rien faire, parce que Mel lui dit de plutôt s’occuper des disciples. C’est bien trop drôle à voir : elle se retrouve seule face au démon Viralis qui l’attaque, mais elle s’en sort grâce à ses pouvoirs. J’ai eu l’impression d’avoir un peu plus d’action que d’habitude au cours de l’épisode, et ça se termine par un couteau savamment envoyé en plein dans l’entrejambe du démon par Macy. Et le castrer, c’est assez pour le tuer – bonjour la subtilité de la série une fois de plus ; mais eh, c’est censé être « férocement féministe » – et pour récupérer son sang afin de venir en aide à Parker. Merveilleux.

Et pendant que tout ça se déroule, Fiona débarque à l’extérieur de la grange pour revoir Harry dont elle essaye de récupérer l’esprit et/ou les souvenirs avant qu’il ne meure. Comme il n’a plus de pouvoir, elle n’y parvient toutefois pas, ce qui est dommage pour elle, parce que c’était carrément donné là : il était figé. Quand Macy et Mel reprennent leur place à l’extérieur, Harry comprend bien que Mel l’a figé… et à vrai dire Niko aussi, parce qu’elle tenait le bras de Mel et qu’elle voit bien que sa main se met à saigner sans raison ; la raison étant un coup de couteau donné par Maggie qui, dès qu’il a eu lieu, m’est apparu ne servir qu’à ça. Hop, Niko dit clairement qu’elle comprend bien que Mel est toujours au centre d’affaires inexplicables ; mais elle ne dit rien pour Maggie qui se retrouve dans cette secte dont Mel n’avait pourtant jamais entendu parler.

En fin d’épisode, Maggie apprend que le sang de Viralis était suffisant pour commencer à sauver Parker, mais que le sauver veut dire qu’il faut que ça passe par un état où la situation de Parker empire avant d’aller mieux. Forcément. La belle-mère a des explications convaincantes, mais je me méfie d’elle quand même. En tout cas, Parker en démon, c’est dingue.

Bon, Harry vieillit aussi de plus en plus quand les trois sœurs lui racontent, autour d’un thé et de cookies, tout ce qu’il s’est passé. C’est le moment que Fiona choisit pour débarquer et dire qu’elle veut sauver la vie d’Harry, histoire que les Charmed Ones lui en doivent une. Jada le prend super mal et veut l’en empêcher, mais le chantage que lui fait alors Fiona est efficace : Jada se barre aussi vite qu’elle est arrivée (et c’est beau d’ailleurs qu’elle soit arrivée si vite dans la maison de son… ex ? sans même lui adresser le moindre regard).

Toutefois, la guérison et le rajeunissement d’Harry ne peut être immédiat : Fiona l’embarque donc avec lui à travers un portail et directement vers le temple sous la maison. Les sœurs lui font confiance beaucoup trop vite à Fiona, mais en même temps, il ne faut pas longtemps pour qu’Harry rajeunisse… et que Fiona en profite pour récupérer, dans son esprit, les informations dont elle a besoin : une projection d’une galaxie qu’elle enferme ensuite dans la tête d’Harry, qu’elle embarque avec elle.

Bien… J’ai rien compris et la suite n’est que dans vingt jours ! La frustration est intense.

> Saison 1

Shadowhunters – S03E16

Épisode 16 – Stay with Me – 15/20
Cette saison 3 (ou 4, allons savoir avec la numérotation Netflix complétement pétée – ils ne savent pas eux-mêmes) continue de faire un bon travail de divertissement avec une intrigue bien menée et des rebondissements en veux-tu en voilà. Et j’en veux. Du coup, je passe de bons moments devant ces épisodes, même si la qualité de la série laisse à désirer et qu’il y a toujours des scènes dont l’écriture me fait mourir de rire tant c’est ridicule.

> Saison 3


Spoilers

16

Your sister will never love you like I do, trust me.

C’est merveilleux : cet épisode commence par un petit déj à peine abusé de Magnus et Alec avec un tas de chantilly sur des toasts – bon et des gaufres. C’est exactement ce dont j’avais besoin : j’avais sauté mon dessert, alors j’ai fait pause et je me suis préparé un toast nutella chantilly, avec un petit verre de jus d’orange ET BAM, point du Bingo Séries dans la poche.

Bon, en revanche si j’étais tout heureux ce n’est pas du tout une scène joyeuse ce petit déjà qui vire à la belle leçon de danse d’Alec à Magnus. Ce petit souvenir de Glee avait pour but de nous faire presqu’oublier que Magnus était en pleine crise à l’institut. Il fait des rêves pourris où il se voit danser avec Alec avant d’en être séparé. Tu m’étonnes qu’il fasse de l’épilepsie après !

Il finit sur un lit d’hôpital à l’institut, histoire qu’Alec puisse pleurer bêtement sur son corps endormi. Rapidement, on découvre le problème de Magnus, dont on se doutait tous à ce stade : il fait un rejet de la magie de Lorenzo. C’est gênant, parce qu’il pourrait en mourir bien trop vite au prochain sort. Oups.

Alec se persuade tout seul que le sorcier savait ce qu’il en était – et il est légèrement énervé. Il demande donc à Lorenzo d’inverser la procédure, mais celui-ci refuse formellement d’être la moindre aide pour Magnus. Il ne l’aime pas après tout et on ne saura jamais trop pourquoi d’ailleurs, parce que ses histoires de jalousie, c’est de la merde. Il devrait s’en rendre compte grâce aux jérémiades d’Alec. Rien que pour s’en débarrasser, je redonnerai sa mortalité à Magnus, moi.

C’est ce que Lorenzo décide de faire, mais il faut encore que Magnus apprenne et accepte son état de santé, ce qui n’est pas gagné. S’il s’y refuse, il peut compter sur Alec pour lui expliquer qu’il est tombé amoureux non pas du sorcier surpuissant, mais du Magnus toujours de bonne humeur. MOUAIS. Pas super crédible tout ça, c’était quand même cool de sortir avec un sorcier, qu’il ne dise pas le contraire.

Magnus perd donc ses pouvoirs dans la bonne humeur, Lorenzo garde malgré tout l’appartement parce que faut pas déconner, on ne le cède pas comme ça, et Alec rend visite à sa mère pour… lui apprendre qu’il compte demander Magnus en mariage. Oh boy, « quel cliffhanger de merde » a été ma première réaction, désolé.

En parallèle, les moines ne sont d’aucune aide à Clary, donc la rencontre se fait hors écran, parce que ça ne sert à rien. L’intérêt, c’est surtout de nous montrer Clary au bord des larmes – pour changer – quand elle a l’idée du siècle : faire appel à Lilith pour savoir comment se débarrasser de la rune qu’elle lui a donnée. Ben oui, bien sûr, c’est sûr que Lilith va probablement l’aider à ce stade. Ca me tue de l’écrire, mais sur le coup, Jace paraît donc être le plus intelligent dans l’affaire, en lui déconseillant de faire ça.

Bon, ne nous inquiétons pas trop, même si Jace parvient à la consoler, Clary va rester au bord des larmes, puisqu’elle culpabilise ensuite de ce qui arrive à Magnus : elle est dégoutée de voir que tout s’effondre dans sa petite vie. Ridicule. Bien évidemment, elle s’en sert pour convaincre Jace, Isa et Simon de convoquer Lilith par magie, après avoir engueulé Simon. Elle passe ses nerfs sur la victime parfaite, mais elle blâme pour ça la rune de Jonathan. La bonne excuse !

Tout ça mène les quatre à constituer un plan qui permet à Simon et Isa de passer un peu de bon temps ensemble en allant chercher Cain dans les sous-sols newyorkais. Evidemment. Les deux en profitent pour flirter en parlant de la peur des rats d’Isa, de Raphael et de Maia. Tout cela les mène à… mon dieu. Sérieusement ? Ils font un pacte au petit doigt de rester célibataire à vie.

Alors, sans revenir sur l’image sexuelle que cette histoire de petits doigts pourrait représenter, c’était RIDICULISSIME. Franchement ! Allez, qu’importe, ils arrivent tout de même à retrouver Caïn qui est un brin dégoûté de découvrir que Simon n’a plus sa marque et qui refuse formellement de les aider… parce que lui non plus, il n’aime pas Lilith. Simon parvient à le convaincre, avec quelques larmes et l’attitude d’un meilleur ami. Oui, non, moi non plus je ne comprends pas pourquoi ils seraient meilleurs amis. Faisons comme si.

De son côté, Jonathan bosse désormais avec… Euh ben on sait pas trop, une alliée qui lui parle d’Amara, leur reine, et l’emmène chez celle des fées. Quand elle apprend l’arrivée de Jonathan, elle se fait toute belle – et plus adulte. En plus, elle a ses chances : elle est rousse et Jonathan, il aime bien les rousses. Bon, qu’importe les ships improbables : Jonathan explique à la reine des fées qu’il n’a rien à voir avec sa mère et qu’il refuse le moindre lien avec elle. Mieux que ça encore, il trouve un moyen d’aider la reine des fées à en venir à bout une fois pour toute.

Il décide donc de se rendre en enfer – ce qui fait souffrir un peu Clary lorsqu’il passe dans les flammes sans que ça ne brûle ses vêtements. Une fois en bas, Jonathan retrouve sa mère, et Lilith marque une fois de plus son retour dans la série. C’est rigolo car on découvre donc que Lilith a été torturée par un autre démon en Enfer et qu’elle n’est plus tout à fait la reine que tout le monde pense qu’elle est sur Terre.

Rapidement, la tension montre entre eux, parce que Lilith en veut à son fils de ne pas être venu la chercher plus tôt, surtout quand elle comprend qu’il n’est pas venu pour tenter de garder sa relation avec Clary plutôt. De toute manière, Jonathan est là pour la tuer – et pour avoir un petit baiser sur la bouche de sa maman. La tuer ? Il n’y parvient pas : Clary réussit à la faire revenir sur Terre juste à temps pour la sauver.

Eh oui, en parallèle, Caïn a accepté d’aider Clary et il est donc là pour aider les Shadowhunters et Simon à ouvrir un portail. Oh bien sûr, Jace n’est pas trop ravi de voir Simon rester, mais il le laisse faire quand même. Lilith, elle, est à l’inverse ravie d’avoir été sauvée par sa fille. Elle n’hésite pas à lui dire que Jonathan a failli la tuer, refusant d’aider Clary à retirer sa rune.

Même une fois torturée par Isa et Jace, Lilith ne peut toujours rien faire : elle révèle que seule la lame « Glorious » de Michael pourrait l’aider, mais cette lame a été détruite quand il a transpercé Lucifer avec. On passera la réplique avec Lucifer et Morningstar dans la même phrase pour en arriver directement au moment où Jonathan débarque pour attaquer tout le monde.

C’est un peu long, mais plutôt bon – plus c’est long plus c’est bon ? Il s’attaque à Izzy, puis à Jace. Le combat à l’épée est bon, surtout quand Jace se fait transpercer par le frère de sa belle. La rousse n’interagit pas, parce que Simon l’en empêche, pour éviter que Clary ne lui vienne une fois de plus en aide. En revanche, quand Jonathan s’en prend à Isabel, là, d’un coup, Simon décide d’agir et de le bouffer un coup… et tant pis si ça affaiblit Clary au passage.

Et comme tout le monde est bien occupé/blessé, Lilith en profite pour parler un peu à Cain et le manipuler avec son charme : elle lui promet de faire revenir Abel à la vie s’il l’aide à s’enfuir. Pff. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Lilith soit à nouveau libérée et possède un nouveau garde du corps que personne ne peut battre puisqu’il est invincible grâce à la marque. Ils sont si débiles ces Shadowhunters !

Après tout ça, Clary aide son frère à s’enfuir… mais l’envoie directement en prison à l’Institut. C’est con. Il ne le prend pas bien du tout notre petit Jonathan. Tu m’étonnes. Il est en plus complètement restreint par des liens qui l’empêche de se blesser histoire que ce problème soit réglé. C’est réglé pour le temps que la série voudra bien cela dit : la rune est toujours là.

Il faut toutefois compter sur un nouveau rebondissement en fin d’épisode qui nous ramène la possibilité de Glorious dans la série : le feu paradisiaque, Heavenly Fire, le protocole secret du conclave pourrait être la solution pour retrouver cette épée.

Sinon, le flirt de Luke et Maryse continue… en prison. Les parloirs avec vitre et téléphone, ça ne suffit pas à casser la relation, apparemment. Luke doit donc s’en charger et lui demander de ne pas revenir la voir, parce qu’il veut qu’elle soit heureuse et blablabla. Un peu insupportable, ce couple, franchement, et totalement inutile comme scène. On aura juste appris que Luke s’est fait tabasser.

Plus tard, il reçoit une visite d’un certain Scott qui est admiratif de la vie de Luke qu’il surveille depuis quelques temps déjà. Il lui propose un marché pour s’évader de prison : il n’est plus accusé de meurtre, parce qu’il devient un Praetor. Ouep, Scott n’est pas n’importe qui : c’est le chef des Praetor.

> Saison 3

Supergirl – S04E16

Épisode 16 – The House of L – 06/20
Comme quoi toutes les origin stories ne se valent pas et ne sont pas gages de qualité. Heureusement qu’il y avait la musique dans cet épisode pour maintenir mon intérêt : cette saison m’a complétement perdu avec un épisode tiré par les cheveux. Rien n’allait et ce n’est pas étonnant que ce soit donc centré sur un chauve, parce qu’il est difficile d’avoir encore des cheveux après tout ça. Je cherche encore la cohérence de cet épisode par rapport au reste de la série, c’est parti en vrille sans prévenir, et ça n’était pas glorieux du tout…

> Saison 4


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And I’m going to need a lot of alibis.

What the fuck ? Ce début d’épisode était digne d’un rêve de Nia, pas vrai ? Les effets spéciaux étaient sacrément mauvais en tout cas. Supergirl a donc suivi l’hélicoptère de Lex Luthor jusqu’à Métropolis où elle décide de l’attaquer sur le toit du Daily Planet. C’est le moment pour elle de découvrir que Lex a des pouvoirs, qu’il est bien fort et qu’il peut la mettre à terre, avant de l’attaquer à coups de globe terrestre. Cette introduction n’avait pas trop de sens. Malheureusement, ce n’était que le début d’un épisode qui part en vrille tout seul et ne parvient pas à faire les liens qu’il essaye de faire.

En effet, l’idée est de proposer un épisode sur les origines de Lex Luthor. Là où le bat blesse, c’est précisément que c’est le genre d’épisode qui montre que la série essaye de gérer avec plus gros qu’elle : l’histoire complexe de DC. Et surtout, l’histoire complexe et jamais vraiment racontée du Superman de cette série. C’est bien d’avoir une série où Supergirl s’établit dans un monde déjà habitué à Superman, mais ce n’est pas bien d’avoir choisi comme méchant de l’année un personnage qui s’est opposé à lui et se révèle avoir trop de liens avec le casting de la série.

Ainsi, trois ans plus tôt, James et Lena se retrouvent, alors même qu’ils ne se connaissaient pas à l’époque, témoins du procès de Lex. Ils l’accusent tous les deux alors que Lex, qui est son propre avocat, accuse Superman d’être coupable de tout ce qui lui arrive. Il fait alors tuer la juge, les avocats contre lui, les jurys… mais pas les témoins. Après tout ça, le minimum serait quand même que James et Lena se parlent non ? Ou simplement qu’ils en parlent à un moment dans la série ? Je sais pas, c’est quand même un brin traumatisant de survivre à ce genre d’attentat, et ça leur fait un énorme point commun.

Bref, il y a à peu près zéro cohérence à ajouter cette scène dans le passé des personnages. Au point où ils en sont, les scénaristes s’amusent donc à ajouter Eve dans le public acclamant Lex Luthor à la sortie de son procès, parce que oui, pourquoi pas lui donner une foule en délire malgré un énorme attentat dont on ne sait rien dans l’épisode précédent, et un autre en début de celui-ci.

Eve Tessmacher se retrouve donc embarquée en prison, par l’autre méchant de la saison revenu à la vie en fin d’épisode précédent, où elle rend visite à Lex. C’est là qu’elle se fait conseiller d’être embauchée comme assistante de Cat Grant, parce que Lex veut surveiller les activités de James, qu’il n’aime pas beaucoup. Mais… ? What the fuck ?

Six mois plus tôt, on voit donc que Lex s’est arrangé une vie bien agréable en prison. L’argent, ça fait des miracles, y compris sur les dirigeants de prison. Il est enfin temps d’en revenir à l’intrigue de la Supergirl russe, et bien sûr, c’est lié à Lex : il reçoit un appel qui l’informe de son existence et de son amnésie. Aussitôt, il se débrouille pour sortir de prison, parce qu’il a ce qu’il faut pour ça, grâce à un petit chantage. Il se retrouve rapidement en Russie à rencontrer la Kara russe…… Vous le sentez mon scepticisme sur cette intrigue, une fois de plus ?

S’il a le pouvoir de sortir de prison comme bon lui semble, en se faisant remplacer en plus par un hologramme, à quoi bon faire genre d’être prisonnier pendant des mois ? À quoi bon avoir été prisonnier ? Qu’est-ce que c’est que ce personnage caricatural qui fait des échecs et mat super facilement face à plusieurs adversaires et au même moment ? Comme si c’était possible avec un jeu aussi complexe que les échecs !

On repart alors trois mois en arrière, et on est donc neuf mois avant le présent lorsqu’on retrouve la Kara russe qui n’a aucun souvenir de qui elle est. L’armée voit bien qu’elle ressemble à Supergirl, mais elle ne se pose pas plus de question que ça sur cette Supergirl russe qui répète en boucle « Alex ». Bon, comme j’ai eu la chance de voir cet épisode sur une chaîne qui n’hésitait pas à mettre de la pub par-dessus les sous-titres traduisant le russe, j’ai pu rater une information, mais j’en doute forcément.

Le temps passe rapidement grâce à un petit montage qui nous apprend que l’armée russe s’est débrouillée pour tout réapprendre à cette Kara amnésique. Quand ils ont découvert ses pouvoirs et été sûrs qu’elle était une copie de Supergirl, ils ont donc fait appel à Lex.

Avant son arrivée, elle a toutefois fait des siennes en entendant une petite fille appeler à l’aide. Elle s’est précipitée à sa rescousse, pour mieux rencontrer Lex… qui accepte de se faire appeler Alex, le seul nom que Karusse (ça le fait comme surnom ?) connaisse. MOUAIS. Cela pourrait passer, mais c’est du grand n’importe quoi, et puis bonjour la chronologie avec Eve qui est là aussi.

Bon, bref, on découvre ensuite que Karusse connaît un tout petit peu l’anglais, alors qu’on vient de la voir chercher dans un dico bilingue russe-anglais la signification des cris qu’elle entendait, et elle se fait complétement manipuler par Lex qui… lui donne des biscuits en chocolat ? Mais ? Vraiment ? Je vous jure, ils sont en train de me perdre complétement avec cet épisode.

Eve explique ensuite à Lex que ce double a été créé grâce à l’Harun-El, aujourd’hui en possession de Lena. D’accord, mais si elle est assistante de Lena, à quel moment exactement elle s’est retrouvée en Russie ? Et avec quel argent ?

En tout cas, Lex retourne ensuite en prison, dont il s’échappe régulièrement grâce à un chantage facile sur la mère du dirigeant de la prison et un hologramme qui lui assure d’avoir un alibi. C’est n’importe quoi, mais ce n’est toujours pas fini : il éduque à son tour la Supergirl russe en lui faisant livrer plein de livres, dont Gatsby. Evidemment, elle l’adore pour les mauvaises raisons, et ça énerve Lex qui veut en faire son petit soldat.

Il y parvient facilement grâce à des allers-retours pour jouer aux échecs avec elle, mais aussi pour lui faire croire que les américains sont méchants, pour lui mettre des implants suite à une attaque à la kryptonite et pour lui présenter son passé sur Krypton. À ce stade de l’épisode, j’ai franchement hésité à tout arrêter.

En effet, on se retrouve quatre mois plus tôt à National City où Karusse et Lex Luthor se retrouvent grimés pour que la super-héroïne découvre à quel point les américains sont pas beaux pas gentils. Surtout les gros porcs dans les hôtels de riches où elle est une serveuse se nommant Linda Lee. C’est caricatural comme jamais, j’ai trouvé ça naze comme scène.

On empire encore la situation en nous montrant ensuite que Lex a emmené Karusse chez Kara parce que c’est Supergirl et parce qu’il le sait bien sûr. WHAT. THE. FUCK ? Peut-on faire pire et encore moins crédible ? Apparemment oui. Kara était donc en vacances à Smallville il y a quatre mois – HEIN ??? – et Karusse tombe donc sur Alex dans l’appartement de Kara. Alex ne capte apparemment pas l’accent russe de sa « sœur » et se laisse embrouiller rapidement. Karusse en profite même pour voler et lire le journal intime de Kara, qu’elle n’a pas pris en vacances parce que euh ? On ne saura pas ?

C’est mauvais, mais ce n’est pas terminé. Karuss reste plusieurs jours dans la vie de Kara, et elle finit par rencontrer Lena. Heureusement, Eve veille au grain et ne grille pas sa couverture, même si l’accent russe devrait suffire. Malgré tout, Lex comprend que son petit soldat est en train de lui échapper, surtout maintenant qu’elle sait que Kara a une Alex elle aussi.

Il fait donc tuer Mikhail, le petit garçon dont elle a entendu les cris des mois plus tôt et avec qui elle était ami. C’est suffisant pour qu’elle pète un câble – ne sachant pas que Mikhail a survécu grâce à l’aide d’Otis qui s’est attaché à lui. Dans son énervement, Supergirl russe manque de peu de compromettre tout le travail de Lex et il l’abandonne, dans l’espoir de la faire changer d’avis, probablement. On en arrive alors trois mois plus tôt, quand la Supergirl russe s’est mise à saigner du nez et a eu besoin de l’Harun-El pour survivre. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Lex, richissime, décide de se rendre malade et de risquer sa vie pour récupérer le sérum de Lena. Alors qu’il bosse avec son assistante en permanence. C’est RIDICULE, l’espionnage industriel suffirait, non ? Notons aussi le costume dégueulasse de Lex Luthor, pour lui, comme pour sa Kara russe, qui porte fièrement les symboles du communisme. C’est bien beau de reprendre des intrigues des comics, mais faudrait voir à adapter le matériel, hein, le communisme et la Russie, en 2019, bof.

Cinq semaines plus tôt, Lena est donc tombée sur un hologramme de son frère dans son bureau. C’est là qu’ils ont commencé à bosser ensemble, et ça n’a aucun sens comme le reste de cet épisode. Bon, allez, ça en a un peu plus, je reconnais, mais c’est naze. S’ils avaient l’intention de présenter cette intrigue depuis le début, pourquoi ne pas l’avoir présenté en cours de saison ? Tout semble sorti de nulle part dans cet épisode, et rien n’est cohérent dans l’ensemble.

La toute fin accélère le rythme, encore un peu plus : Lex est donc en liberté, et il en profite pour remettre sur pied la Kara russe, dans l’espoir qu’elle prenne la place de Kara un jour. Supergirl revient à l’hôpital pour prévenir Alex et James de l’évasion de Luthor, et Karusse vole dans le ciel de National City.

Et c’est enfin fini. Non, vraiment, cet épisode, c’était n’importe quoi du début à la fin : rien n’avait de sens, rien n’était cohérent. Même pour du CW, même pour cette série, c’était mauvais car mal écrit. Franchement, cette histoire ne tenait pas debout à de multiples occasions. Après, malgré tout le mal que je pense de cet épisode, chapeau bas à Melissa Benoist qui fait un travail à peu près potable avec un script très mal écrit. L’accent russe schématique, les mimiques et jeux de regard un peu différent, c’était efficace… mais ça ne sauve pas l’écriture bâclée, malheureusement.

En plus, ça aurait pu être bien si tout ça avait été présenté au fur et à mesure de la saison. Autant pour Lockwood, l’épisode des origines était bien fichu, autant là, ça ne marchait pas du tout…

> Saison 4

This is us – S03E17

Épisode 17 – R & B – 18/20
C’était une belle exploration de personnages que j’adore – d’un couple que j’adore et qui est érigé en modèle depuis trois saisons. Cet épisode analyse toutefois l’entièreté de la relation, et ça ne peut que venir contredire des a priori que l’on avait depuis le début de la série. N’empêche que, dans l’ensemble, c’était encore passionnant à voir ; et surtout, c’était trop bien joué.

> Saison 3


Spoilers

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We’ve been having the same fight since we met.

J’ai tellement de retard dans mes séries hebdos, mais je décide de commencer par celle-ci. C’est parce que la scène finale de l’épisode précédent m’a laissé dans l’impatience la plus totale et que, quitte à n’avoir le temps que pour un épisode ce soir, cette bonne grosse dispute de couple qui m’attend est exactement ce dont j’ai besoin pour passer mes nerfs un brin irrité par quelques copies, si vous voulez tout savoir. Quoiqu’il en soit, c’est parti pour soutenir Beth !

Comme je l’espérais, l’épisode recommence dès le départ par la dispute : la porte de la chambre se ferme et paf, nous sommes coincés avec le couple dans la chambre. En revanche, ce qui m’a dérangé, c’est la rapidité avec laquelle Beth en est arrivée à la conclusion qu’ils avaient toujours la même dispute depuis qu’ils se sont rencontrés, alors qu’on ne les a jamais vu s’engueuler véritablement avant cette saison.

Bon, pas de quoi s’inquiéter : les scénaristes sont sur le coup évidemment. On repart donc en flashback sur la rencontre de ces deux-là, avec un Randall amoureux au premier regard. Il décide toutefois de faire appel à son frère pour de l’aide – littéralement. Un coup de téléphone à Kevin plus tard, il appelle en parallèle Beth pour lui demander de sortir avec. Et ça fonctionne. Ce qui est horrible ? J’adore encore Randall jeune, ce n’est que l’adulte que je ne supporte plus.

Oui, mais du coup, ça m’énerve parce que la rencontre entre eux ne peut qu’être géniale : j’adore les deux personnages. Les scénaristes ne prennent pas trop de risque avec le premier rencard : les deux personnages sont mignons à mort, et ils se partagent un passé compliqué. Tout est mignon comme il faut, jusqu’à ce qu’ils soient interrompus par un serveur se faisant le messager d’un patron raciste qui ne veut pas vraiment les servir tant qu’il n’est pas payé.

Le rencard tourne à la catastrophe : Randall se laisse faire, mais pas Beth. Elle est un peu apeurée par la propension qu’il a à raconter toute sa vie, en permanence, à cause du stress. Elle rentre donc chez elle sans manger avec lui, mais lui est déjà persuadé qu’il se mariera avec elle un jour. C’est mignon à la Beth et Randall, quoi.

Sept années plus tard, la gênance atteint son comble avec Randall faisant sa demande en mariage à Beth après un peu de danse très ratée. Oui, mais ce n’est pas la première fois qu’il le fait, et ce n’est pas la première fois qu’elle se contente d’un peut-être. C’est surtout l’occasion pour nous de comprendre un peu mieux le reproche du début d’épisode : Randall est beaucoup trop passionné par tout ce qu’il fait ; et il est trop proche de sa mère, et ça la consume à petit feu.

Oui, elle est amoureuse de Randall, mais pas de là à accepter que Rebecca soit au courant du moindre détail de sa vie. Pourtant, c’est Rebecca qui a les bons mots pour convaincre Beth de dire « oui » à son fils ensuite, alors même qu’elle vient d’assister à une dispute entre eux. C’est un peu fou cette belle-mère heureuse de sa belle-fille n’hésitant pas à détruire son fils. Grâce à Rebecca, elle décide donc d’emmener Randall dans son diner préféré pour avoir la demande en mariage parfaite qu’elle mérite. C’est tout chou.

Le flashback suivant nous emmène donc au mariage de Randall et Beth, et plus précisément quelques minutes avant. Beth n’a pas eu le temps d’écrire ses vœux et le fait à l’arrache, en demandant des rimes à Kate… alors que Randall, à l’inverse, a déjà des pages et des pages de vœux. Malheureusement, ça fait flipper Kevin qui lui conseille de les réécrire.

Seulement, Beth, elle n’a pas envie de perdre trop de temps à attendre les vœux de Randall, parce qu’il a déjà passé une semaine à les écrire. Ben oui, tu m’étonnes, il avait une bonne dizaine de pages ! La scène est super chouette, parce que sans se regarder, ils finissent par écrire ensemble leurs vœux de mariage. Le problème, c’est qu’une fois de plus, c’est Beth qui canalise Randall. Arf, est-ce que cet épisode a pour but de me faire détester Randall ? Non parce qu’il fait un bon job si c’est ça.

Le mariage reste une scène très sympathique à voir, même si je m’attendais à un épisode complet dessus un jour ou l’autre plutôt qu’une simple scène au beau milieu d’un avant-dernier épisode de saison qui prend tout son temps à nous révéler ce qu’il en est. Le flashback suivant nous emmène tout de même quelques années plus tard, avec Beth et Randall s’occupant au beau milieu de la nuit de leur première fille.

Ils en profitent pour avoir une discussion nocturne assez dingue, au cours de laquelle Beth prend conscience de la triste vérité : elle devra toujours s’adapter à la vie de Randall. Il lui jure que non, mais c’est effectivement le cas depuis leur rencontre ; et ces quelques scènes permettent de s’en rendre compte. Ces scènes-là, et une belle analogie avec des nachos, histoire de lui faire comprendre qu’ils aiment la même chose, mais qu’il ne les lui laisse pas.

La scène suivante les voit au beau milieu de la saison 1, où Beth n’allait pas si bien qu’elle le laissait paraître. Bon, ça m’énerve un peu qu’on revienne en arrière sur une période où tout allait bien entre eux, en théorie, mais je comprends l’idée. En plus, c’est une fois de plus l’occasion d’avoir une scène avec William et Randall, ce dernier se vantant encore et encore de son couple à la communication parfaite.

Il faut bien reconnaître qu’on nous les avait vendu comme ça, aussi. La vérité, c’est que Beth craque et a besoin de temps pour elle, en solitaire. Elle finit par l’avouer à Randall… quand il tombe sur elle dans un magasin alors qu’elle est censée être en déplacement pro. Avec quelques mots et une jolie conversation amoureuse, il réussit à la faire changer d’avis et la faire revenir à la maison, tout en lui disant que ce n’est pas ce qu’il veut forcément.

Et c’est là le cœur du problème qui nous ramène dans leur chambre, dans le présent : elle lui reproche de toujours devoir s’adapter à lui, et elle lui reproche surtout de la laisser faire ; de toujours trouver les mots exacts pour qu’elle change d’avis. Pire encore, elle lui demande de reconnaître qu’il considère son travail comme plus important que la carrière qu’elle mène, elle. Exactement comme Rebecca et Jack dans leur dispute de la saison 1.

Outch. C’est dur d’être en couple, mais un couple, c’est aussi ça. Après tout ça, il ne reste plus à Beth qu’à demander à Randall de ne plus parler ; mais c’est précisément là que la situation escalade vers encore plus de tension – comme s’il y en avait besoin ! Ainsi donc, Randall refuse d’être tenu pour responsable des 20 ans de retard dans Beth dans la découverte de ce qu’elle veut faire de sa vie, et elle lui balance alors que c’est un peu de sa faute si elle a 20 ans de retard, parce qu’il faisait trop de crises de panique avant pour avoir du temps pour elle.

Comme dans toutes les disputes de couple, ce sont là les mots de trop ; les mots qui n’auraient pas dû sortir et qui font du mal à tout le monde – parce que Beth ne les pense pas forcément, en plus. C’est parfaitement joué, et ça explique que Randall s’en aille au bureau, refusant d’être dans la même pièce que sa femme, laissant Beth en larmes. Elle se refuse à dormir cette nuit-là dans le lit conjugal. Le genre de petits détails qui la rend encore plus parfaite et bien écrite à mes yeux ! C’est toutefois un cliffhanger drôlement frustrant, surtout qu’un dernier flashback nous ramène à la nuit de leur premier rencard où ils ont su l’un et l’autre qu’un couple était possible. Mais allez, là !

> Saison 3