La Balada de Hugo Sanchez – S01E01

Épisode 1 – Ponte Bloqueador – 16/20
C’est un vrai plaisir de retrouver les personnages de la série-mère pour introduire ce spin-off qui promet de bonnes blagues. Si j’ai pas mal ri durant ce premier épisode, je trouve tout de même que la folie globale de la série risque d’être vite épuisante, avec un rythme qui aurait pu être mieux géré. Il se passe déjà un milliard de choses en trente minutes et j’aurais envie qu’ils prennent un peu plus leur temps. Introduction réussie, donc, mais série qui n’est pas faîte pour être regardée après une longue journée de travail.

Saison 1


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Los Cuervos no son tu familia.

À l’image de la série-mère, celle-ci commence par une annonce publicitaire sur une chaîne de foot, et tout va bien. Je me sens aussitôt devant Club de Cuervos, surtout que ça commence par une réunion de Chava faisant une fois de plus de la merde. Ce n’est une surprise avec lui et quand il s’étouffe et fuis la réunion, il s’étonne encore de voir qu’Hugo Sanchez n’arrive pas à conclure le contrat avec les sponsors. C’est une premire scène réussie et hilarante, et si je suis déjà en train de rire dès le début, c’est bon signe.

On enchaîne avec Hugo Sanchez qui rend une visite à sa mère qui vient de l’appeler, l’occasion pour nous de mieux découvrir l’univers du personnage. Et de le comprendre aussi : sa mère est encore plus perchée que lui. C’est une mormon qui tient des pompes funèbres, quoi. Elle veut évidemment que son fils bosse avec lui, même s’il refuse d’être mormon. C’est complétement fou, il y avait carrément un pansement sur sa tronche sur la photo de famille, j’adore.

Il accepte bien malgré lui, à la Hugo Sanchez, en oubliant simplement de dire non. Bonjour l’angoisse : il se retrouve à devoir gérer les pompes funèbres avec sa mère. Il fallait au moins ça pour nous le réintroduire. Sinon, c’est avec plaisir que je vois aussi Isabel redébarquer dans la série, pour gérer avec Chava les problèmes du club.

Le frère et la sœur sont toujours dans une merde prodigieuse du côté des finances du club. L’assistant d’Isabel leur propose donc un tournoi au Nicaragua. Oui, les finances ne sont pas folles et permettent à peine le voyage, mais c’est justement ça qui intéresse Isabel : le tournoi peut leur rapporter 5 millions s’ils gagnent. Forcément, elle est méga intéressée. Après une rapide partie de pierre-papier-ciseau, il est décidé que le club s’y rendra avec Chava.

Sauf que bien sûr il n’a pas envie d’y aller : il force donc Hugo Sanchez à s’y rendre à sa place… Sauf qu’il a promis de bosser pour sa mère. Et ce boulet se laisse entraîner par Chava qui a de bons arguments pour le convaincre. Faut dire aussi qu’Hugo Sanchez est un boulet de base qui n’a aucune possibilité de faire face aux arguments de son boss. Franchement, ça se saurait.

Il est donc acté qu’il doit se rendre au Nicaragua… sauf que pour ça, il doit prévenir sa mère. Carmelo, l’assistant d’Isabel et meilleur ami d’Hugo (seul ami ?) le ramène à Tamaulipas dans les pompes funèbres de sa mère où… il n’arrive pas non plus à faire face à sa mère, et son frère. Forcément. Cela va toujours plus loin dans l’humour et l’absurde, mais franchement, je trouve que ça fonctionne bien.

En parallèle, on suit aussi l’équipe de foot à l’aéroport et l’entraîneur qui y abandonne sa famille avant d’introduire Hugo Sanchez, qui arrive enfin à l’aéroport sans avoir rien dit à sa famille, comme gérant temporaire de l’équipe. Et ça commence par un vol raté et quatre heures d’attente à l’aéroport où les joueurs partagent un repas – on notera d’ailleurs que l’un est vegan, ce qui n’est probablement pas mis là par hasard, ça appelle des blagues pour la suite.

Malgré tout et malgré des perturbations en vol, l’équipe arrive au Nicaragua, avec juste assez de retard pour se faire remarquer lorsque Maria Tallez annonce le nom à rallonge des Cuervos. Au moins, ils ne sont pas totalement absent, c’est déjà ça, mais avec leurs maillots ils sont vite détestés de toutes les autres équipes en costume. C’est n’importe quoi, c’est un fail à la Hugo Sanchez, qui se fait en plus voler les sacs de bienvenue à l’attention de l’équipe.

L’un des joueurs retrouve aussi son père dans le hall de la fête du tournoi. Je n’ai pas trop de souvenir de ce joueur, mais clairement il est saoulé par son père. C’est top de suivre un peu plus l’équipe que dans la série, ça marche bien.

Dans tout ça, Hugo Sanchez continue d’enchaîner les merdes : il se rend compte qu’à cause de son retard de vol, il a aussi perdu les réservations de l’hôtel. Par conséquent, il est forcé de proposer un hangar tout pourri à ses joueurs, et ils ne se laissent pas convaincre, surtout Moises. Par conséquent, ils décident d’aller boire un coup, ce qui fait flipper Hugo Sanchez. Il se rend donc voir son entraîneur, qui a clairement autre chose à faire, partagé entre sa fille en Skype et un coup de téléphone.

Ce pilot introduit également la gérante de l’hôtel et la réceptionniste, qui sont en conflit. Et je ne sais pas laquelle des deux est la plus incompétente. Quand c’est comme ça, c’est simple de les départager : il y a toujours Hugo Sanchez pour faire pire. Il n’a aucune autorité sur les joueurs et Moises finit par vouloir appeler Chava pour avoir de l’aide.

Cela fait encore plus flipper Hugo Sanchez que tout le reste, alors il gagne du temps comme il peut, avant de suivre deux autres hommes qui se rendent faire la fête dans l’hôtel. Intrigué, Hugo Sanchez décide de retourner dans le lobby de l’hôtel pour se plaindre. Contre toute attente, il sympathise avec la réceptionniste qui accepte d’appeler la sécurité quand il est question de cocaïne dans une chambre de l’hôtel qu’elle sait être celle où sa boss fait la fête. Et comme elle la déteste, ben forcément, tout va bien.

Le lendemain, tous les joueurs sont prêts à entrer dans le bus et tout va bien… sauf que Fede a disparu : il est en train de pêcher, et ça n’a pas le moindre sens.

Saison 1

The Orville – S02E04

Épisode 4 – Nothing Left On Earth Excepting Fishes – 17/20
Bien que déséquilibré du côté de ses intrigues, une fois de plus, avec une intrigue A passionnante et une intrigue B plus légère, et moins prenante, cet épisode propose en effet de développer la mythologie générale de la série, tout en se concentrant sur un personnage qui a quelques surprises en réserve. Cela fonctionnait bien, et ça fait de nouveau un bon épisode pour cette saison 2.

Saison 2


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I’m into anything we do together.

Voilà un titre d’épisode hyper curieux et après les événements de la semaine passée, je me demande vraiment ce qui nous attend. Et je me le demande depuis plusieurs jours, parce que je n’ai pas eu le temps de voir cet épisode ce week-end. Cela risque d’arriver de plus en plus fréquemment, en plus, et malheureusement, cette série sera l’une des premières dont je sais que je me passerai… surtout maintenant qu’ils ont viré mon personnage préféré (ou pas ?).

En plus, ils l’ont sérieusement remplacé par Tharl ! Non merci, quoi. Malgré tout ça, Ed apparaît drôlement calme et relax : forcément, il a entamé une relation avec sa nouvelle lieutenant, Janel. Certes, c’est dans le plus grand des secrets, mais Kelly n’est pas dupe, elle connaît bien Ed. Et effectivement, il est rapidement révélé qu’Ed voit la nouvelle lieutenant pour des soirées films qui le rendent drôlement plus humain que d’habitude – non pas qu’il soit un alien, lui, mais je ne sais pas, il a paru plus sympathique dans cette nouvelle relation.

L’un et l’autre paraissent plus sympathiques à l’ensemble de l’équipage, et ils décident donc d’officialiser les choses, que ce soit plus clair pour tout le monde. Ed commence par en parler à Gordon, le pauvre, lui qui était si intéressé par elle. Ed hésite aussi à en parler à Kelly, et Gordon lui conseille de le faire. Il la dérange donc en plein temps personnel avec Cassius pour lui annoncer, mais elle est évidemment déjà au courant.

Elle accepte même qu’ils partent tous les deux en voyage pendant que l’Orville fait une simple livraison sur une planète. Tu parles d’un vaisseau d’exploration ! Heureusement, le voyage en amoureux d’Ed et Janel vire rapidement à la catastrophe. Cela nous fait de l’action : ils tombent sur trois vaisseaux Krill qui les repèrent et euh… les kidnappent. Je suis super content de retrouver les Krill !

Ils sortent de nulle part dans cet épisode, mais je les attendais depuis tellement longtemps que ça fonctionne à merveille. Assez vite, il m’a paru évident que Janel était de leur côté dans cet épisode… et ça n’a pas manqué. Janel est en fait Teleya, et ça fait un sacré clin d’œil à la saison 1. La relation avec Janel allait tellement vite, de tout manière. C’est dommage, je l’aimais bien et je trouve que la série aurait pu prendre le temps de mieux introduire le personnage de Janel et sa relation avec Ed. Je ne sais pas, il y avait un côté déroutant à les voir si rapidement en couple, et on ne peut pas être aussi vexé que lui de la situation.

Bon, tout ça avait pour but de soutirer les codes confidentiels d’Ed (il en donne de faux, bien sûr)… et de nous offrir de jolies scènes de guerres spatiales. Ainsi donc, les Krill sont attaqués par une autre race extra-terrestre dont on ne connaît rien. Cela fait flipper Teleya qui cherche alors à s’échapper et… le fait avec Ed, parce qu’il s’avère que pendant l’attaque, il a été libéré. Les deux parviennent à s’enfuir au sein d’une navette qui les amène sur la planète la plus proche.

Malheureusement, Ed tombe inconscient pendant le voyage, donc il perd le très maigre avantage qu’il avait sur Teleya. Une fois au sol, elle le prend donc en otage et le force à porter de quoi envoyer un message de détresse. Au moins, elle a besoin de lui pour échapper aux Chak’tal et pour porter son équipement, c’est déjà ça.

Forcés de collaborer ensemble, ils prennent donc le temps de discuter et c’est digne d’un couple qui s’engueule. Bien sûr, la Krill dit avoir passé du mauvais temps avec Ed, mais comme lui, je ne peux m’empêcher de penser que c’est faux. Ils fonctionnent bien ensemble, quand même, et c’est encore mieux maintenant qu’ils peuvent se détester cordialement.

Ils sont ennemis mortels, mais ni l’un ni l’autre n’a envie de tuer l’autre, et c’est chouette à voir. Ben oui, Ed a peur que le soleil se lève et ne la tue, par exemple, alors ils s’abritent dans une grotte où ils passent la nuit ensemble, mais séparés. Oh, Ed sait bien qu’une grande partie de Janel est en Teleya malgré tout, et il n’est pas dupe de son jeu de méchante Krill. Nous non plus, d’ailleurs, alors ça fonctionne bien.

Le lendemain matin, il se rend compte que le soleil met environ 23 jours à se coucher. Il part donc seul, malgré les réticences de Teleya qui préférerait le voir rester avec elle. Forcément, c’est à son tour de perdre l’avantage qu’elle avait sur lui, et elle a besoin qu’il aille appeler de l’aide. Bien sûr, il le fait, depuis une fréquence Krill… mais avec de quoi l’identifier clairement auprès de l’Orville. Sacrée escapade romantique tout ça !

Pendant ce temps sur l’Orville, Gordon demande à avoir une promotion et veut passer les test pour être capitaine. Tout le monde sait que c’est impossible, mais Kelly accepte tout de même qu’il tente. Cela commence pour lui par une évaluation psychologique où, évidemment, il se plante misérablement, voyant du sexe partout et n’osant pas en parler à Claire, qui n’est pas dupe. C’est drôle et perchée comme toujours.

Il saute l’étape psychologique pour passer plutôt au simulateur, où il se fait tuer à peu près à chaque fois. En tout cas, il échoue comme un bleu, et ça amuse Kelly qui lui donne pourtant de bons conseils. Elle s’intéresse surtout à sa nouvelle ambition, avec crainte qu’elle ne le fasse pour attirer de nouvelles copines. C’est n’importe quoi comme motivation, effectivement, mais c’est clairement à cause de la relation Ed/Janel. S’il savait !

Kelly finit ainsi par être la bonne pote qui le raisonne, et c’était sympa à voir, même si c’est un peu longuet par rapport au reste de l’épisode plus intéressant. Heureusement, Bortus finit par capter le signal d’Ed et partir à sa rescousse, sur ordre de Kelly.

Quand elle voit arriver un vaisseau de l’Union, Teleya hésite à tuer Ed, mais finalement, elle comprend bien que sa situation est désespérée. Elle a le choix entre mourir immédiatement ou être prisonnière. Malgré la fierté et l’orgueil de son peuple, elle accepte d’être prisonnière, parce qu’il reste une belle part de confiance entre elle et Ed. Pour ce deuxième épisode ensemble, Teleya et Ed continuent ainsi d’avoir une chouette histoire de flirt, et ça nous fait oublier l’absence d’Alara.

Ed décide donc de relâcher Teleya sans même en avertir l’Union dès qu’il en a l’occasion, en la laissant contacter un vaisseau Krill. Franchement, ça n’a aucun sens diplomatique et tout le sait bien. Ed pourrait finir très mal à cause de ça, mais bon, c’est son syndrome de Stockholm après tout. Cela fait toutefois une belle conclusion d’épisode : Gordon comprend qu’il ne veut pas être capitaine (surtout qu’il a eu l’occasion de prouver une fois de plus qu’il était un excellent pilote en secourant Ed et Teleya) et Ed regrette déjà sa relation amoureuse avec Janel/Teleya. Voilà pour une exploration réussie. Tout cela fait un bon épisode qui finit encore de manière dépressive. Va falloir qu’ils se calment de ce côté-là à un moment franchement, mais d’un autre côté on dit que jamais deux sans trois…

On verra la semaine prochaine. En attendant, c’est encore un bon épisode de bouclé, j’aime beaucoup ce que ça a donné et la relation Ed/Teleya, qui est approfondie avec un amour commun de Billy Joel. Ouep, Teleya commence à comprendre que son peuple n’est peut-être pas le meilleur de l’univers finalement… On verra bien ce que donne la suite de la saison, mais avoir un fil rouge ne fait pas de mal à la série.

Saison 2

Charmed (2018) – S01E10

Épisode 10 – Keep Calm and Harry On – 17/20
La série revient avec un épisode comme elle sait les faire : la structure est celle à laquelle nous sommes habitués après dix épisodes. Autrement dit, ça fonctionne très bien, avec des répliques bien pensées et des rebondissements parfois un peu à la mords-moi-le-nœud… mais ils auraient tort de s’en priver, car c’est toujours efficace.

> Saison 1


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Still think you’re a hero white-lighter ?

Une fusillade ? Vraiment ? Cet épisode reprend par une fusillade en plein Londres et dans le passé : Harry y est un voleur vraiment pas cool qui tire donc sur les gens. Il est dans le Tartare et c’est ça sa torture : il voit des souvenirs oubliés, et en lesquels il ne croit pas heureusement. Cela dit, moins il y croit, plus il est torturé, alors bon, ce n’est pas fou fou tout ça.

Chaque faux souvenir est envoyé par la piqûre d’un scorpion. Ce qui est marrant avec ces souvenirs du passé d’Harry, c’est que je me demande comment j’ai pu passer à côté du fait qu’il avait joué dans The Man in the High Castle alors que là qu’il est habillé pareil, c’est désormais évident.

Bon, les sœurs tentent de trouver un moyen de récupérer Harry, en vain, et les Fondatrices aussi sont paumées. En fait, elles décident de laisser tomber Harry. Oui, oui, même celle qu’on connaît et qui aime bien Harry, parce que Charity est bien forcée de reconnaître qu’elle ne peut rien faire. Elle demande donc aux filles de reprendre le cours de leur vie et de leurs investigations, parce que c’est le plus important : la vie ne s’arrête pas parce qu’Harry a disparu, bien au contraire… Il y a toujours une faction de démons après eux.

Les sœurs cachent aussi la vérité de ce qui s’est passé pour Galvin, parce que c’est plus simple, et Mel continue sa filature dans sa secte auprès de Jada. Du côté de Galvin, il faut reconnaître qu’il prend les choses plutôt bien : il est content de voir Macy utiliser ses pouvoirs devant lui et cela confirme son histoire familiale, parce qu’il avait une famille pleine de magie. C’est un peu gros que ce soit si simple, non ?

Sinon, cet épisode se déroule une semaine après et Maggie est toujours en larmes. C’est un peu gros, parce que ça ne faisait pas non plus des années qu’elle le connaissait. Sans vouloir être en boucle sur le sujet, elle est quand même plus en dépression que Mel après Niko. L’abus est total.

En fait, elle est tellement paumée qu’elle décide de se tourner vers la magie pour trouver une solution capable d’apaiser son chagrin. De la magie à des fins personnelles ? Oh, oui, quelle belle idée. Surtout quand tu n’as pas d’être de lumière pour t’aider. Et en plus, elle insiste plusieurs fois, parce qu’elle croise Parker à l’université.

Oui, de son côté, Parker est malade et tout triste, et il se réfugie dans les jupons de sa mère, elle-même menacée par Alastair au sein même du laboratoire de Macy – il veut savoir ce qui est arrivé à Hunter. D’ailleurs, cette dernière n’hésite pas à fouiller le bureau de la mère de Parker, avec l’aide inutile de Galvin. Inutile ? Allez, il lui sert d’alibi quand il l’embrasse pour couvrir leur fuite après avoir découvert que leur boss essaye tout simplement de transformer l’ADN humain en ADN démon. Bien sûr, ils n’ont pas encore capté que c’était pour Parker, mais bon, c’est un progrès comme un autre.

Pendant ce temps, Mel retourne chez les Sarcanas, officiellement pour trouver qui tue les Fondatrices, officieusement pour trouver un moyen de sauver Harry. Et elle se laisse de plus en plus séduire par cette secte de criminelles qui, évidemment, ont plein d’informations à lui apporter sur le Tartare. Heureusement qu’elle devait surtout ne pas en parler d’après Charity !

N’empêche, Mel est forte parce qu’elle trouve bien un moyen de sauver Harry. Elle le fait en parvenant à convaincre Charity de lui refiler le démon si précieux capturé en première partie de saison. Le problème, c’est que Charity a beau accepter de l’aider et lui filer le Harbinger… ben le Harbinger n’est plus là, puisqu’elle se l’est fait voler par Alastair, le père démoniaque de Parker.

C’est con : les sœurs négocient ensuite avec le gardien du Tartare, Dante, pour récupérer Harry en échange du Harbinger, mais il prend super mal le fait d’être trahi par des sorcières incapables de lui donner ce qu’il veut. Elles essayent bien de s’en tirer en étant elles-mêmes surprises que le Harbinger n’est pas gentiment dans son pot de peinture, hein, mais elles sont légèrement confrontées au problème que Maggie a fait de la merde avec ses pouvoirs. A force de demander à ne plus ressentir son chagrin, elle ne ressent plus rien, y compris son pouvoir. Il fallait bien une conséquence au fait qu’elle utilise la magie pour son propre bien, et c’est celle-ci : elle n’a plus de pouvoir car elle ne peut plus ressentir la moindre émotion.

C’est tout con, mais ça marche bien et elle se retrouve envoyée dans le Tartare. C’est parfait pour les démons du Tartare : ça torture Harry aussi d’entendre Maggie souffrir. Et on lui rappelle donc que son fils est mort à cause de lui, qui était un criminel, parce qu’il demande à récupérer la souffrance de Maggie. C’est beau… euh non, pardon, c’est moche, c’est très très moche !

Pendant que cette torture se fait, et que Maggie est insupportable à hurler, Charity se fait engueuler par Mel, puis comprend qu’elle s’est bien fait voler le Harbinger par Alastair, dont elle se souvient. Mel et Macy font donc équipe avec Parker (et oui !) pour aller voler le Harbinger. C’est sympa comme tout de les voir s’infiltrer dans les affaires d’Alastair, mais ça se passe beaucoup trop vite. Franchement, il leur faut moins de cinq minutes pour avoir de quoi sauver leur sœur.

Et elles le font super vite, avec Maggie sortant du tartare, Harry dans les bras, comme si de rien n’était. J’ai trouvé ça un peu décevant. Heureusement, Alastair est arrivé les affronter (et récupérer Hunter si possible) parce qu’autrement ça aurait été trop expéditif, pour ne pas dire bâclé. C’est marrant, parce que ça confronte Macy à son boss. Et franchement, Alastair est de loin le meilleur démon de la série pour l’instant, parce qu’il attaque chaque sœur personnellement sur leur vie personnelle, et il a ce qu’il faut pour. Il essaye aussi de faire libérer Hunter du Tartare et finit par se faire attaquer violemment par Macy.

J’insiste : c’est marrant, et j’ai beaucoup aimé toute l’action qui a suivi, avec son vrai visage en flammes et ses pouvoirs. Il est clairement trop puissant pour les filles, mais ce n’est pas grave : après son passage dans le Tartare, Maggie a développé de nouveaux talents qui lui permettent de créer un nouveau sort et de faire fuir Alastair. Comme toujours, c’est gros, c’est expéditif, ça sort de nulle part, mais ça fonctionne. Je ne sais pas, j’ai trouvé ça convaincant, mais ça risque d’être un peu comme le sort de Mel il y a quelques épisodes : aussi vite oublié qu’introduit dans la série.

Les filles et Harry peuvent ainsi rentrer pépère chez elles et être dépitée de leur nouvelle situation. Cela donne toutefois assez de confiance à Mel pour refuser l’aide des Fondatrices à présent et pour faire la morale à Charity qui a trop tenté d’abandonner Harry à son sort. Ouep, mais non : Charity est encore amoureuse d’Harry et elle décide donc de lui expliquer son passé. Oui, il était un criminel, mais il l’était pour sauver la vie de son fils malade. Et il a réussi.

On apprend donc que le fils d’Harry est en vie, c’est sympa pour la suite de la série, et Charity n’hésite pas à embrasser notre être de lumière. En fin d’épisode, Mel continue de se faire draguer par Jada et elle lui donne une arme qu’elle a volé dans le placard d’Alastair. Et franchement, ça sort de nulle part , mais les filles s’embrassent…….

Et sont prises en photo par Niko, like WHAT THE FUCK ? On notera qu’elle n’a pas ses lunettes d’ailleurs. Non mais HEIN ? QUOI ? WHAT ? J’ai hâte, tellement hâte d’en savoir plus sur cette intrigue. C’est un retour que j’attendais.

Pardon. Je m’en remets, l’épisode n’est pas terminé : il faut encore que Macy revoit Galvin à qui elle a avoué être vierge. C’est un peu flippant, mais il est prêt malgré tout à s’embarquer dans une relation avec elle. Il a aussi une sacrée révélation et PUTAIN, c’était une de mes théories : Macy découvre qu’elle a le même père que Maggie, ce qui veut dire que c’est Mel qui est la demi-sœur. Aaaah ! Reste à voir ce que ça apportera à l’intrigue générale, mais ça apportera forcément beaucoup sinon ça ne serait pas là.

Bon, voilà, franchement, il faut un paquet de coquito pour digérer tout ça, non ? J’ai trouvé que ça manquait drôlement à cet épisode !

> Saison 1

Supergirl – S04E10

Épisode 10 – Suspicious Minds – 18/20
Oulala, la série marque un grand coup pour son retour avec un épisode tout basique qui finit par avoir de sacrées conséquences pour la suite. Je pense pouvoir même dire que ces quarante minutes ouvrent un nouveau chapitre pour la série, et j’espère que ça sera intéressant à regarder. Il y avait en tout cas de sacrés bons moments, avec deux francs éclats de rire de ma part… et probablement des larmes chez les plus sensibles. Eh, je m’arrête là avant de trop en dire dans cette critique sans spoiler !

> Saison 4


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Just because I don’t work for the DEO anymore doesn’t mean I’m gonna stop being a hero.

J’ai donc pris la décision de ne pas voir le crossover pour ne pas me spoiler des séries que je ne rattraperais probablement que dans quelques années, et j’atterris ici devant ce nouvel épisode de Supergirl comme si de rien n’était. L’épisode commence de toute manière sans plus d’introduction que ça avec des effets spéciaux qu’on a connu plus réussis quand il y avait un dragon. Bref, bienvenue en Russie où Kara est hyper blonde et hyper méchante.

La vraie Supergirl ? Elle fait du sport avec Lena, mais non, pas ce genre de sport de chambre, hein. Elle est simplement en train de faire semblant de faire du vélo. Cela dit, Lena est violemment fatiguée alors tout va bien. Ce n’est pas bien logique tout ça : on ne les a jamais vues faire du sport ensemble, mais il paraît que c’est une sortie classique pour elle. Et c’est l’occasion pour les scénaristes de nous parler du couple James/Lena dont personne n’a rien à faire.

Les scénaristes persistent pourtant, avec Lena qui essaye de se racheter de son absence auprès de James et ce dernier qui culpabilise de ses actions lorsqu’il était pote avec Agent of Liberty. Déso pas déso, ce couple continue de m’ennuyer à mort dans cette saison, et ça m’énerve, parce que j’adore Lena et James est en train de la pourrir.

Elle lui révèle qu’elle a trouvé un moyen de donner des pouvoirs aux gens et ils sont presque mignons, mais moi je vois d’ici superrelou intervenir quand elle l’apprendra et leur faire la morale, et James se ranger de son côté plutôt que de celui de Lena, qui finira méchante. On verra bien.

En attendant, Kara a abandonné Lena au sport en suggérant une crampe et n’est clairement jamais revenue, mais tout le monde s’en tape parce que Supergirl s’est rendue au secours d’un général de l’armée qui était en train de se faire attaquer par des aliens sur un bateau. Il n’y survit pas et Supergirl galère même à éviter que le bateau n’explose.

Après tout ça, le DEO débarque forcément et… vire Supergirl de la scène de crime. Ah. J’avais oublié ce délire de Supergirl virée. Bon, ça fait chier et ça rajoute une fausse tension, avec Supergirl obligée de laisser le DEO se débrouiller parce que la Colonelle Haley ne veut pas d’elle et aime s’en plaindre à Alex, dont elle ne connaît pas la filiation à Supergirl. C’est ridicule.

Et ça empire quand Alex demande à ses agents de mentir à leur supérieure directe. Pourquoi est-ce que ça empire ? Parce qu’on essaye de nous faire croire qu’il n’y a que cinq agents dans tout le DEO, en plus d’Alex et Brainy, qui connaissent son identité. Cela n’a aucun sens après une saison à traîner en permanence dans la base. M’enfin bon, ça fait des scènes sympas où Alex s’attire une fois de plus les soupçons d’Haley.

Sinon, elle continue de mener l’enquête de son côté sur la scène de crime de début d’épisode et elle en parle bien sûr avec Kara, ce qui leur permet de partager informations et théories. Elles décident donc de contacter quelqu’un qui était au DEO avant elles. C’est-à-dire… J’onn ! Il lance son agence de détective privé. Allez savoir avec quel argent il fait ça, mais il se paye un immeuble énorme. Quant à Brainy, lui aussi a plein d’argent, assez pour tenter de payer J’onn pour qu’il s’occupe mieux de Kara qui a besoin d’amis.

J’onn fait bien son boulot : il n’a qu’à rester dans son bureau plus grand que l’ensemble de son appartement pour voir Kara débarquer. Et en plus, il a des réponses pour elle, et des réponses qui l’intéressent grandement parce qu’elle découvre que la Colonelle est liée à l’alien qu’elle recherche aujourd’hui.

Il n’en faut pas plus pour que ces deux-là fassent appel à Alex et se débrouillent pour qu’elle les rejoigne en mission, sans qu’Haley ne soit mise au courant. C’est un peu gros et la scène d’action n’est pas des plus passionnantes. Dans l’ensemble, ils perdent l’homme qu’ils voulaient interroger et qui en savaient plus sur les créatures qu’ils cherchaient car il se fait tuer par elles ; et Kara finit par se débrouiller pour arrêter un des aliens, qui reste bien muet dans un premier temps.

L’alien finit tout de même par parler et dire qu’il ne veut pas aller au DEO parce qu’Haley y bosse – et il préfère carrément mourir que d’y aller. Oui, les infos de J’onn sont justes, les méchants de l’épisode sont bien des extraterrestres ayant fait partie du Projet Morae, un projet qui permettait de contrôler des aliens pour en faire des armes redoutables – pour en faire des êtres invisibles. Alex s’énerve contre sa boss évidemment, mais celle-ci se justifie avec la même ligne que d’habitude : c’est pour son pays.

Malgré tout, Alex reste bosser, surtout que le DEO risque d’être attaqué par les Morae restants : ils sont simplement en train de se venger de leur passé.

Les scénaristes continuent aussi de forcer le couple Nia/Brainy, et ça n’a pas trop de sens, mais ça fonctionne. Leurs scènes sont toujours à mourir de rire, mais j’espère que ça ne durera pas trop longtemps, parce que ça risquerait d’être lassant de les voir bégayer dans toutes les étapes de sa vie. Sinon, Brainy est aussi interrogé sur l’identité de Supergirl, et c’est hilarant à voir quand Alex lui révèle donc l’identité de la super-héroïne, qu’il avait volontairement ignoré. J’ai rarement autant ri devant la série.

Alors oui, Winn me manque toujours, mais j’aime beaucoup ce qu’ils font de Brainy. Ce n’était pas gagné, parce que je ne l’aimais pas du tout à la base. Quant au rencard Brainy/Nia, il vire à la catastrophe avec Brainy qui veut simplement faire de Nia la meilleure amie de Kara. Notre héroïne a bien besoin d’une super-amie avec des pouvoirs pour mener à bien ses missions après tout. Et il a été assez loin pour lui donner des idées de costume et de noms de code. Tu parles d’un rencard, la pauvre, elle s’était faite si jolie.

Tout ne va pas si bien que ça ensuite, puisque nous avons un problème malgré tout : une des agents du DEO a fini par craquer et révéler l’identité de Supergirl à Haley. C’est ridicule, parce que c’est bien sûr celle qui était convaincue de lui résister qui a craqué. Et elle n’a pourtant aucune lésion visible. La pauvre est ensuite envoyée en première ligne à la place d’Alex, ce qui fait que j’ai bien cru qu’elle allait y passer ; mais non. En première ligne ? Oui, les Morae se vengent de leur passé, donc ils veulent s’en prendre à Haley qui était liée au projet, logique.

Le problème de l’épisode est vite réglé, puisque Supergirl débarque pour sauver la vie d’Haley… qui sait donc l’identité secrète de Supergirl. Loin d’être reconnaissante, elle n’hésite pas une seule seconde à la menacer, car elle refuse d’avoir une journaliste connaissant autant de secrets. Et puis, inutile de dire qu’Alex est dans de beaux draps aussi à avoir gardé le secret. Bref, Haley est insupportable et… elle se fait assommer par Alex de manière beaucoup trop marrante. Elles appellent donc J’onn pour lui effacer la mémoire, et ça promet si elle nous fait une nouvelle Manchester. Bon, à la place, elle est juste obsédée par l’identité de Supergirl au point de décider d’utiliser un Vertularian, qui permet de détecter les mensonges sans le moindre doute possible.

Autrement dit, Haley a ce qu’il faut pour percer à jour l’identité de Kara en tant que Supergirl. Alex prend donc la décision de… faire effacer la mémoire de toutes les personnes du DEO connaissant l’identité de Supergirl, histoire d’éliminer tous les risques. Mamamia ! On est reparti pour les lunettes ! Et puis, ça doit enlever tellement de souvenirs à Alex, c’est fou.

La fin est tellement déprimante, on se croirait en plein Blue Monday : Kara comprend qu’elle va devoir mentir à sa sœur tous les jours et perd une de ses seules alliées. Ce n’est pas gagné tout ça, je me demande ce que donnera la série sans le duo Alex/Supergirl, qui a toujours très bien fonctionné. Inutile de dire que je vois d’ici comment la situation risque de tourner en Alex VS Supergirl. En plus, ça veut dire qu’elle n’a plus que J’onn (passe encore) et James (bordel, non) pour l’aider dans ses missions.

Pas étonnant qu’on nous recrute Nia pour l’aider, du coup. D’ailleurs, la fin d’épisode nous fait une ouverture toute pourrie sur Nia qui rêve de devenir une héroïne et reçoit un appel de Maeve, sa sœur, pour l’anniversaire de leur mère. Mystère !

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> Saison 4