The Walking Dead – S10E13

Épisode 13 – What We Become – 18/20
Wow ! Cet épisode se concentre sur un personnage dont l’interprète a malheureusement décidé de quitter la série il y a un petit moment et, franchement, il le fait bien. Si sa tournure quelque peu en « et si ? » est répétitive malgré eux cette semaine et s’il y a bien sûr quelques facilités, ces 50 minutes nous montrent bien toute l’évolution du personnage, tout en paraissant logique et en ouvrant des pistes vraiment intéressantes pour la franchise… malgré des longueurs, toujours. Eh, ça me raccroche encore un peu plus à l’envie de découvrir les films promis un jour ou l’autre avec Andrew Lincoln.

> Saison 10


Spoilers

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Well this is how it feels to be your family

Quoi de mieux en plein confinement que de profiter des beaux espaces verts de The Walking Dead ? J’ai eu un gros bug dès le début de cet épisode qui semble repartir en saison 3. Je me suis demandé franchement si je n’avais pas eu le mauvais lien, parce qu’on retrouve Michonne avec deux zombies édentés et sans bras, qui se refuse à venir en aide à ce qui avait tout l’air d’être Andrea. J’ai tellement bugué.

Heureusement, le générique arrive assez vite et m’a confirmé qu’on était bien en saison 10. Une fois que c’était fait, j’étais rassuré de retrouver Michonne où on l’avait abandonné il y a une éternité, à savoir sur un bateau avec un quasi inconnu. Youpi quoi. Elle arrive donc sur une île où, apparemment, quelques groupes se sont répartis. Quant à l’inconnu qui veut retrouver sa famille ? Oh, il s’appelle Virgil et il la retrouve, mais ils sont juste morts et enterrés déjà.

Il a promis des armes à Michonne, c’est sûr, mais il avait en fait surtout besoin d’elle pour le protéger. D’autres hommes sont arrivés sur l’île, apportant la maladie avec eux et tuant toute sa famille. Par contre, si on les pense enterrés, Michonne découvre vite que ce n’est pas le cas : femme et enfants de Virgil sont zombifiés, et il a juste besoin d’elle pour réussir à les récupérer pour les enterrer.

Le pire, c’est que maintenant que Michonne a fait tout ce chemin, elle est vraiment prête à lui venir en aide. Elle est beaucoup trop sympathique depuis la mort de Rick, quand même, non ? Et malgré la sédentarisation des dix dernières années, elle n’a perdu ses réflexes et bonnes habitudes.

Enfin, un peu quand même : partir dans un entrepôt plein de zombies avec un newbie qui lui a avoué ne pas avoir de connaissances particulières pour se défendre contre les zombies, c’est débile. Sans trop de surprise, il fait donc de la merde et nous met Michonne en danger, mais c’est sans surprise non plus qu’elle s’en sort et lui sauve la vie. La conclusion arrive vite pour ce personnage qui retrouve sa famille pendue dans une pièce de l’entrepôt où ils ont réussi à ne pas se faire mordre, au moins.

Michonne reste même pour l’enterrement alors qu’elle avait envie de rentrer chez elle… Elle est beaucoup trop gentille pour quelqu’un qui veut juste récupérer des armes. J’ai vraiment beaucoup de mal avec son nouvel ami qui vient à bout de ma patience à une rapidité déconcertante. Michonne, censée être cent fois plus impatiente que moi, le supporte pourtant et accepte de passer la nuit sur l’île sans obtenir aussitôt ses armes. C’est fou, je ne la reconnais plus après tout ce temps, finalement.

Là où je la reconnais, par contre, c’est quand elle se lève en pleine nuit pour partir en exploration dans l’entrepôt… où elle est finalement prise au piège par l’homme qu’elle vient d’aider. C’est débile comme tout : Michonne, une guerrière accomplie, se fait avoir comme une bleue.

Pire encore, une fois prisonnière, elle ose s’endormir et perdre son sabre parce qu’il lui confisque évidemment. Une fois réveillée, elle se rend compte aussi qu’elle n’est pas la seule prisonnière de celui qui s’avère être un psychopathe : il a pété un câble parce qu’il est responsable de la mort de sa famille. J’ai beaucoup ri devant cette scène, au moins, parce que Michonne réussit à communiquer avec des gens qui sont de l’autre côté d’un mur en… murmurant ? Même moi, je n’arrive pas à l’entendre quand elle parle. Comment ils la comprennent, au juste ?

En tout cas, Michonne se décide à mordre dans la pomme laissée par son geôlier et le regrette bien vite, parce qu’il la drogue avec… de la pomme épineuse, d’après Google Trad ? Je ne suis pas un expert en drogue, clairement, mais j’ai bien ri de voir Michonne être en pleine hallucination et se retrouver à répéter la même conversation. Je ne connais pas de drogues réputées pour avoir cet effet-là. En même temps, je ne connais pas non plus de drogues capables de nous faire avoir des hallucinations de personnes de notre passé.

Cet épisode se démerde donc pour nous ramener Siddiq, qui reproche sa mort et la non-protection de sa famille à Michonne, avant de se transformer en zombie et de nous ramener au présent avec Virgil qui entraîne Michonne dans son passé. On retrouve ainsi la scène de début d’épisode avec Michonne laissant Andrea mourir, puis une scène du passé où Daryl nous abandonne Michonne au bord d’une route. C’est dingue comme cette partie de la série me manque finalement, c’était lent, mais je ne sais pas, ça me rend nostalgique.

La série s’amuse ensuite à imaginer ce qu’il se serait passé dans la vie de Michonne si Daryl ne l’avait pas recueillie et qu’elle avait atterri chez Negan à la place. Pas de Gouverneur dans cet épisode « et si ? » apparemment à la mode cette semaine aux États-Unis. Pas de Gouverneur, mais le retour de Glenn avec des images d’archives bien choisies. Le retour aussi d’une des scènes les plus marquantes de la série ensuite.

Michonne nous tue Glenn et se retrouve ensuite dans LE cliffhanger introduisant Negan. Vous savez, ce fameux tirage au sort pour savoir qui va se faire tuer ? La série alterne à merveille ses images d’archives et de nouvelles images, franchement. La prouesse technique est excellente, même si ça ne fait pas avancer le schmilblick des masses. L’épisode est sacrément cool à voir : en pleine hallucination, Negan passe Lucille à Michonne pour qu’elle tue quelqu’un du groupe de Rick.

C’est finalement Michonne elle-même qui y passe. Ouep, Michonne nous tabasse Michonne. Plus tard, elle se fait tuer par Daryl et Rick. C’est beau comment avec des images d’anciens épisodes de la série on peut créer de nouvelles choses très crédibles. Sur certains plans, ça paraissait tellement fluide qu’on aurait dit que ça venait d’être filmé.

Bon, après s’être fait tuer plusieurs fois en hallucination, Michonne se réveille finalement et prouve une fois de plus qu’elle est redoutable en regroupant assez de force pour s’attaquer à Virgil. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle réussisse à s’échapper, avec aussi les trois autres prisonniers. Il est malheureusement trop tard pour elle : le bateau a été brûlé et elle ne peut plus quitter l’île. Ah, belle ironie du sort.

Michonne se retrouve à vouloir tuer l’homme… mais change d’avis finalement. Elle en arrive même à convaincre les trois autres prisonniers de ne pas tuer ce connard de Virgil. Yep, ils décident finalement de mettre en prison à son tour Virgil, parce que le tuer leur empêcherait d’avoir la paix intérieure. Bref, c’est le discours de Rick concernant Negan, quoi.

Une fois emprisonné, Virgil continue de blablater avec Michonne, et ça manque un peu d’intérêt d’avoir un approfondissement de ce personnage. C’est cool de savoir qu’il aime sa famille et tout, mais on en n’a absolument rien à cirer en fait. En plus, Michonne nous informe qu’il n’y a aucune arme sur l’île. Normal, elles sont sur un navire !

Une fois dessus, et avec Virgil tant qu’à faire, Michonne retrouve dans la cale du bateau… les bottes de Rick. C’est hyper violent comme révélations et je ne m’y attendais vraiment pas du tout. Michonne comprend soudainement que le cadavre de Rick est passé par là… mais ça laisse vachement la place au doute sur sa survie, pour la première en bien des années pour elle. La pauvre prend vraiment cher parce qu’elle retrouve ensuite d’autres affaires de Rick dans le bateau.

Le bateau en question a été ramené par une tempête… mais bon, Rick s’était barré en hélicoptère, c’est abusé. Bizarrement, Michonne décide de continuer à faire confiance à Virgil par la suite : elle se méfie de lui, le pense en train de lui tendre un piège, soupçonne qu’il en a tendu un à Rick… et comme nous, elle reste dans le doute de savoir ce qui est arrivé à Rick. C’est la première fois que la série nous donne un nouvel élément depuis la fin de l’arc sur son héros. J’ai hâte de voir les films maintenant… ils sont forts !

Très vite, en tout cas, Michonne quitte l’île avec plus que ce qu’elle pensait avoir : trois nouveaux alliés – Virgil décidant finalement de rester seul sur l’île même si ses prisonniers étaient prêts à lui venir en aide malgré tout – et un bateau. Et elle passe son temps à regarder les souvenirs de Rick, notamment une gravure d’elle et Carl. Elle décide de contacter ses enfants dès qu’elle en a l’occasion – ce qui nous permet de découvrir que son fils parle !

La conversation à distance avec Judith est brillante, en tout cas : il y est question de tout ce qu’il s’est passé et je comprends mieux pourquoi la saison a avancé si vite. Il faut se débarrasser de Michonne comme l’actrice veut quitter la série. Quelques épisodes sans elle, c’était déjà pas mal… mais là, ils font fort. Après avoir pris des nouvelles de Rosita (à cause de l’hallucination de Siddiq) et après avoir entendu qu’Alpha ne pouvait blesser ses enfants (mais Beta si, putain !), Michonne apprend à Judith qu’elle pense avoir trouvé des affaires prouvant que Rick était possiblement en vie.

Des années de psychothérapie sont nécessaires pour cette gosse franchement… mais elle demande à sa mère de continuer ses recherches : il n’y a plus vraiment besoin d’armes maintenant qu’il se pense à l’abri des Chuchoteurs et retrouver Rick est clairement plus important aux yeux de Judith et Michonne que tout le reste.

C’est génial et ça nous ramène une Michonne qui édente et ampute des zombies… pour finalement bien vite tomber sur deux inconnus – pas si inconnu que ça, coucou Faith de Unreal ! – à qui elle vient en aide pour rejoindre… une armée ? Des gens marchant en étant encadrés par des cavaliers, en tout cas. Le mystère s’épaissit concernant le nouvel ordre du monde post-apocalyptique. En tout cas, avec la petite musique épique qui va bien, cet épisode termine à merveilles et avec tout ce qu’il faut de suspense et indices pour la suite. J’aime beaucoup la tournure que ça prend… et je suis super frustré que l’actrice quitte la série comme ça, avec une guest-star que j’adore.

J’imagine qu’on en saura plus dans les films… Un jour. En attendant, cet épisode était bien fichu avec le peu de temps que l’actrice a finalement laissé aux scénaristes. Son placement dans la saison est logique puisqu’il intervient après la défaite d’Alpha et dans un moment où il est logique que Judith propose à sa mère de continuer sa route vers Rick. Le départ de Michonne paraît donc dans la lignée de son évolution, et cet épisode a vraiment pris la peine de nous réexpliquer d’où venait le personnage et comment elle avait évolué, grâce aux hallucinations. C’est un départ plus réussi que celui de Rick et, en tout cas, plus savoureux. Par contre, on aurait pu se passer du cliffhanger qui donne envie d’en savoir tellement plus pour nous teaser une suite qui ne viendra pas avant plusieurs mois. C’est frustrant…

> Saison 10

This is us – S04E17

Épisode 17 – After the Fire – 18/20
Et on ouvre le canal lacrymal pour l’avant-dernier épisode de cette saison qui réussit à surprendre par son format particulier et sa manière de se concentrer sur la construction d’un personnage. Je ne m’attendais vraiment pas à ça, alors que tout l’indiquait avec ce titre, et j’ai eu du mal à rentrer dans l’épisode – même si j’ai finalement adoré. Et puis, c’est tellement bien écrit. Bref, j’étais partagé, je ressors épuisé émotionnellement, mais c’était réussi, pas de débat possible !

> Saison 4


Spoilers

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I haven’t been able to stop thinking about it since I asked my brother… What my life would be like if my dad hadn’t died.

Oh non. Voilà les premiers mots qui me sont venus devant cet épisode quand j’en ai vu le titre et le résumé, comprenant aussitôt qu’on partait sur un univers alternatif où Jack serait en vie. D’un côté, j’adore ce genre d’épisode donc je ne comprends pas trop cette réaction initiale. De l’autre, c’est que je sais que je n’ai pas spécialement envie de la souffrance qui va venir avec cet épisode. Franchement, on sait très bien où mène ce genre de dérive, ça va être trop triste, c’est tout.

Bref, ce n’est pas grave, c’est toujours plaisant de souffrir devant nos séries avec nos personnages préférés non ? En plus, la série a bien introduit la chose avec son cliffhanger de la semaine dernière et avec une psychologue de talent pour Randall. C’est ainsi en session avec elle que le personnage peut imaginer ce que sa vie aurait été si son père adoptif n’était pas mort durant l’incendie. L’idée est sympathique, surtout que ça permet de se concentrer sur le Randall adolescent – j’adore l’acteur – et de nous ramener William à nouveau.

Ouep, la théorie de Randall est que Rebecca aurait remis en perspective toute sa vie et lui aurait parlé de l’existence de William. Après tout, ça se tient, William étant dans la tête de Rebecca depuis un moment, on le sait bien. Randall adulte imagine alors une vie bien différente où il aurait retrouvé William adolescent et aurait fait en sorte de le voir plus régulièrement, tout au long de sa vie. C’est chou comme tout, surtout quand il arrive à convaincre Jack de se rendre en réunion d’addict anonyme avec William.

Au niveau des changements majeurs, il y a bien sûr l’idée qu’il aurait eu du mal à avoir une relation saine avec sa mère tout au long de son adolescence, et c’est bien dur à voir quand on sait celle qu’il a eu en réalité. Dans les non-changements pas crédibles, en revanche, Beth est toujours avec lui, avec exactement la même relation. La même ? Pas tout à fait : elle est encore plus parfaite ! C’est elle qui s’arrange pour que Randall pardonne à Rebecca dans cette réalité alternative. Elle est tellement géniale.

L’épisode est fort pour nous donner pas mal d’émotions dès son point de départ, en tout cas : on refait le tour d’un sacré paquet de flashbacks de la relation Randall/Beth, mais avec un Jack qui vieillit (et qui vieillit bien). Beth est géniale, Tess a le droit de naître aussi, Jack réagit bien mieux à la nouvelle de l’Alzheimer de Rebecca, tout est parfait quoi.

Sa psy l’interrompt alors pour lui demander d’être honnête avec lui. Sa vie parfaite qu’il imagine est bien jolie, mais il existe forcément pire selon elle. Oh. Cet épisode prend un tournant bien différent avec une psy qui fait faire un vrai travail à Randall. Au moins, c’est réaliste. La plus grande peur de Randall si Jack avait survécu ? Eh, il aurait pu mal réagir à la décision de Rebecca de ne rien dire sur l’existence de William.

C’est assez horrible, parce que du coup, ça mène à une vraie engueulade Jack/Rebecca comme on n’en a plus vu depuis la saison 1, Randall découvre la vérité dans une scène moins aseptisée que la première version et cette découverte lui ruine la vie quand William est loin d’être un père idéal. Il est toujours drogué aussi dans cette version… mais il ferme la porte au nez de Randall. C’est fou comme c’est d’un coup beaucoup plus crédible.

Par contre, ça fait peur de voir Randall mal tourner ensuite, évacuant sa rage dans le sport et ne rencontrant jamais Beth. Pire encore, Randall et Jack continuent d’en vouloir dans cette réalité alternative à Rebecca. Personne ne lui parle plus, la pauvre, au point que Randall quitte carrément les repas familiaux en plein milieu. Ambiance pour Sophie.

Quelques années plus tard, il est terrifiant de voir Randall avec des boucles d’oreilles et une femme qui n’est pas Beth. Oh lala, Beth a eu une telle influence positive sur lui… Finalement, ce n’est pas plus mal que Jack soit mort ? Est-ce que ce sera la conclusion de l’épisode ?

Quitte à faire des changements, en tout cas, Randall imagine une vie différente pour Kate qui aurait des enfants bien plus tôt. C’est après tout logique puisqu’elle n’a pas eu le traumatisme de la culpabilité du décès de son père, au moins. Celui qui l’a, en revanche, c’est Randall : il n’a jamais cherché à savoir ce que devenait William Hill et il reçoit donc un carton l’année de son décès.

Dans cette version alternative où Randall est un don juan digne de Kevin, Randall dégage le carton de souvenirs de son père biologique juste avant d’apprendre que sa mère a Alzheimer, un peu avant Thanksgiving. La nouvelle est tellement grosse et il a tellement peur pour elle qu’il décide de lui pardonner aussitôt et de retrouver enfin sa mère, une fois adulte. J’aime cette version.

Le but de l’exercice pour la psy ? Montrer à Randall que malgré tout ce qu’il peut imaginer, il ne pourra jamais avoir le contrôle total de toutes les situations se présentant à lui dans la vie. C’est pas mal et ça offre un million de possibilités que les scénaristes explorent : la psy insiste pour faire comprendre à Randall qu’il n’aurait pas pu sauver son père, qu’il n’est pas là pour sauver tout le monde et qu’il ne peut pas le faire de toute manière. Et elle est aussi capable de lui faire remarquer que sa vie n’est clairement pas déterminée par ses pères comme il semble le penser, mais plutôt par ses mères. Une absente, une mentant pendant trente-six ans.

La psy lui fait donc comprendre la dure réalité : il est obsédé par sa mère, y compris dans ses réalités alternatives, au point d’avoir choisi une psy qui ressemble à sa mère. C’est une belle découverte cet épisode, c’est une psychothérapie qui fonctionne à merveille : l’observation est claire, la question qui suit aussi. La psy demande donc à Randall s’il a déjà pris le temps de questionner sa mère sur le mensonge qu’elle a maintenu toutes ces années : après tout, c’est ce mensonge qui est le cœur de l’épisode et des vies alternatives de Randall.

La conclusion de l’épisode est douce comme tout, avec Beth remarquant qu’elle savait depuis le début que c’était probablement le problème. Elle est aussi atroce avec Randall appelant sa mère au milieu d’une soirée jeu pour voir si elle est prête à se rendre à l’essai clinique qu’il lui a trouvé. J’ai détesté cette manière dont l’épisode se termine, avec Randall refusant de confronter sa mère sur le mensonge qu’elle a tenu… mais s’en servant plutôt pour lui faire du chantage et la forcer à quitter New-York pour aller à St Louis. C’est terrible, parce que Rebecca passait une bonne soirée. C’est terrible aussi parce que je ne sais plus de quel côté je suis dans cette famille ; ils me touchent tous en fait. Par contre, Randall n’a pas fait le bon choix en cette fin d’épisode, je pense.

Et la semaine prochaine sera déjà le dernier épisode de la saison, oh lala.

> Saison 4

Les Bracelets rouges – S03E03

Épisode 3 – 17/20
La saison continue à explorer les pistes entamées la semaine dernière, et en développe même certaines autres que je ne m’attendais pas à voir. L’épisode est donc vraiment bon, même si j’en espérais sûrement un peu plus dans les émotions et même si certains personnages manquaient à l’appel. Après, ne nous mettre qu’un épisode par semaine et finir sur un cliffhanger pareil, chapeau bas à TF1 qui comprend enfin comment fonctionne une série !

> Saison 3


Spoilers

303

Je sais même pas pourquoi tu me parles de cheveux. Tout à l’heure, c’est pas que les cheveux que j’aurais au moins.

Avec ce discours de Macron, avec mon épisode de Westworld et avec mon gratin à préparer, j’ai encore commencé bien tard – et sans avoir mangé – cet épisode… d’où la diffusion tardive de cet article, désolé ! L’épisode 3 recommence sur de jolis plans de la plage et de la mer dans laquelle Thomas a voulu se suicider.

Finalement, il n’y arrive pas, passe la nuit sur la plage et rentre frigorifié chez lui. Pour une fois, on voit enfin un côté plus humain et aimant de son père, que Thomas n’est en revanche pas prêt à accueillir. Du coup, il vire son père de chez lui et, bizarrement, il le fait. Ce n’est vraiment pas un père idéal, non ?

Dans sa chambre, Roxane reçoit la visite de sa mère qui est au courant désormais de l’échec de sa fille à l’école photo. La conversation en vient vite au problème le plus évident : il faut que Roxane envisage l’avenir. À défaut d’avoir une idée, elle se débarrasse de sa mère en allant courir… et reçoit un texto de Mehdi avec l’adresse de Thomas.

On a enfin les retrouvailles qu’on attendait tant : Roxane se rend immédiatement chez son ex. Les retrouvailles sont un peu particulières quand même, avec un Thomas un peu agressif et une Roxane qui cherche à comprendre son silence envers ses amis. Les malentendus sont vite dissipés entre eux et un premier câlin arrive quand Roxane explique qu’elle ne va plus si bien et qu’elle n’est pas sûre que ses rendez-vous médicaux soient positifs.

Un truc positif, en revanche, ça va être les tests de Thomas pour savoir s’il a un cancer : Roxane repère bien vite une boule étrange sur l’aisselle de son ex. Elle le force aussitôt à appeler son père, proposant tout de même de rester avec lui pour l’appeler. Bref, le couple est aussi fort qu’avant et fait revenir le père à la maison, alors qu’il téléphonait à Aurore, la seule à savoir quoi dire et quoi faire dans sa vie apparemment.

Heureusement qu’il y a les femmes pour cette famille quand même ! En tout cas, aussitôt que le père est au courant, Thomas est bon pour retourner à l’hôpital. Le pauvre, tu m’étonnes que tout ça l’angoissait. En plus, il a le droit à un sermon du docteur de ne pas avoir prévenu immédiatement, de même que par son père, toujours aussi colérique. Il a une boule sous l’aisselle, et il est donc bon pour être hospitalisé une nouvelle fois pour des prélèvements. Sa seule demande ? Ne pas être dans la même chambre que Clément. Magnifique.

Le père a tout de même une demande bien particulière au médecin, lui : il signale l’état psychologique de son fils, qui est évidemment une dépression post-traumatique. Ce n’est pas facile tout ça. Inévitablement, pendant que le père parle de tout ça, Thomas retombe sur Clément… pas facile, vraiment pas facile.

Ben oui, parce que pendant ce temps, Clément reprend ses examens médicaux et sa chimio, tout habitué qu’il est… ce qui se fait avec les problèmes habituels, notamment le vomi. Mehdi continue de travailler à l’hôpital, ce qui est toujours aussi drôle et gênant à la fois. Drôle, parce que c’est Mehdi, gênant, parce qu’il fait la gaffe d’avouer à Clément qu’il a revu Thomas sans lui en parler, la veille. Ca fait beaucoup pour Clément qui peut heureusement compter sur Nour pour se confier sur ses problèmes.

De son côté, Nour est chauve elle aussi, et c’est difficile à vivre, notamment pour sa mère qui n’était pas au courant de sa décision et qui a du mal à le vivre, mettant la responsabilité sur Clément. Elle n’a pas tout compris la mère ; heureusement qu’il y a la grand-mère pour remonter un peu le moral des troupes. La grand-mère, et Clément, qui console Nour, forcée de lui révéler qu’elle a un cancer du sein, et non du poumon. La scène est vraiment sympathique et comme toujours, Clément trouve le moyen de la faire sourire, et nous avec. Qu’est-ce que j’adore ce personnage pour ça !

Malgré tout, l’angoisse reste palpable pour Nour qui prend sa douche de bétadine – une scène un peu poétique et toujours triste – et qui cherche quoi faire comme cérémonie d’adieu pour son sein. Elle trouve finalement la solution à quelques minutes de son opération : se faire toucher le sein par Clément. C’était aussi triste pour elle que marrant à voir. Les deux personnages se font des sourires gênés, mais la scène est toute mignonne quand même…

On enchaîne bien vite sur son opération – mais pas le choix d’aller vite dans une saison de six épisodes de toute manière. C’est pour ça que pendant l’opération de sa nouvelle amie, Clément retombe sur Thomas qui lui explique comme il peut son point de vue des choses. Le point de vue n’est vraiment pas facile à encaisser pour Clément, surtout quand Thomas exagère la situation et lui explique que tout va bien pour lui car il est traité comme un roi.

Oui, bon, pas étonnant que Clément en vienne aux mains et que Mehdi doive les séparer. Dure comme fin d’épisode. Thomas se retrouve à culpabiliser tout seul alors inévitablement Mehdi s’arrange pour remettre dans la même chambre Thomas et Clément, avec l’aide de Lucien.

En parallèle, Côme essaie toujours de retrouver la mémoire, avec l’aide de sa maman qui en fait un peu trop et l’étouffe. Le pauvre. Enfin, le pauvre, oui, mais il a de la chance d’avoir Nathalie qui en fait tant pour lui. Elle a organisé un jeu de société avec des photos pour le faire progresser. Le moindre progrès est source d’émerveillement pour Nathalie, mais de gêne pour Côme qui finit par demander à aller à l’hôpital.

C’est une belle idée, mais c’est aussi source de traumatisme quand il est question pour lui de retourner dans l’eau et de nager. Son corps peut encore nager, mais pas lui. Et le contact avec l’eau lui rappelle l’accident, le replongeant un peu dans le coma l’air de rien. Une fois à moitié évanoui, il retrouve bien entendu Iris qui lui demande de recontacter son amie, Olivia. Et allez, je le sentais bien que ce serait une amie. J’avais laissé le doute, la semaine dernière, dans ma critique, mais cette fois, on le sait.

En tout cas, Côme doit la recontacter et il demande alors de l’aide à Mehdi, dont le stage n’est pas si simple. Côme n’arrange pas la situation en lui demandant de voler le portable d’Iris pour lui. Qu’est-ce que j’adore le personnage de Mehdi, quand même ! Il finit par accepter de le faire, parce que c’est Côme et qu’on ne refuse rien à Côme.

Ainsi, quand il est surpris par une infirmière, il explique automatiquement que c’est pour Côme, avant d’être à cours d’argument bien vite pour se justifier de manière rationnelle. Il est aussitôt ramené à son supérieur hiérarchique hyper déçu de lui… mais aussi fan de Mehdi que nous. Il n’ose pas le virer, même si tout ce qu’il fait justifierait de le faire. Quant à Côme, il finit l’épisode en avouant à Nathalie qu’il lui a menti et n’a en fait pas fait le moindre progrès : il fait semblant de se souvenir pour qu’elle soit heureuse…

Contre toute attente, on retrouve encore Jessica qui a rendez-vous avec son grand frère désormais. C’est la première fois qu’on le voit, et il est un peu connard à être débordé par le travail. Malheureusement pour lui, il va falloir qu’il mette son travail de côté parce que, heureusement pour Jessica, il est compatible pour lui donner sa moelle épinière. Ca signifie un bon gros arrêt de travail d’une semaine pour lui, quand même, mais ça signifie aussi 80% de chance de s’en sortir pour Jessica. Top.

On sent que les relations entre frère et sœur sont compliqués dans cette famille : ils ne se sont pas vus depuis longtemps, il ne parle plus à son père et il est assez cassant avec sa sœur quand elle aborde le sujet. Voilà qui est fait. Bon, au moins, il lui donne sa moelle. Et elle a toujours une jolie poitrine, elle, pas comme Nour qui se réveille sans tumeur et avec un sein de moins, jalousant inévitablement Jessica.

L’épisode se termine sur une jolie scène entre Thomas et Clément recommençant à parler comme avant. C’est tellement chouette de les revoir comme ça ensemble.

C’est peut-être la dernière fois, en plus, parce que l’épisode finit par l’annonce terrible d’un des deux garçons n’ayant que 3% de chance de survie d’après deux avis médicaux à cause de métastases. Reste à savoir lequel des deux est concerné…

> Saison 3

The Walking Dead – S10E12

Épisode 12 – Walk With Us – 17/20
C’est dommage, l’épisode commence super bien… puis il retombe dans les travers de la saison 4, qui est restée un traumatisme où je n’ai jamais accroché aux mêmes épisodes que les autres fans. Bref, ça m’a un peu fait peur cette boucle six ans après, mais la vérité, c’est que l’épisode lui-même est une boucle : le début est excellent, la fin est excellente. Entre les deux, eh bien, il fallait bien combler quelques minutes de ces quarante-quatre minutes, j’imagine. Et puis, franchement, même les moments bouche-trou de l’épisode ne sont pas si mauvais et font avancer les choses cette semaine.

> Saison 10


Spoilers

1012

It is not a victory if I do not have everything I want.

Difficile de ne pas voir cet épisode dès ce soir sachant qu’il est disponible, surtout qu’on reprend, contrairement à ce que j’imaginais, exactement là où on en était, à savoir une scène de bataille enflammée contre les zombies digne de Game of Thrones. Franchement, je crois que jamais la série ne s’était donnée autant de mal sur une bataille. Concrètement, ça rappelle la prison il y a six ans, mais avec des flammes en plus.

Le tournage a dû être éprouvant, mais ça valait le coup : ça part dans tous les sens, on a de jolies explosions, on a Carol et Daryl qui déchirent à buter un peu tout le monde, Lydia qui refuse de suivre Alpha, Judith qui nous tue un Chuchoteur contre toute attente et Eugene qui… Putain, Eugène fait encore de la merde à vouloir à tout prix sauver sa radio des flammes.

Oui, parce que les flammes gagnent rapidement les lieux de vie de nos héros. C’en est fini de la Colline. Si chacun lutte pour sa survie, il faut voir à ne pas oublier que la vie paisible est en train de partir en fumée derrière eux. J’aime beaucoup cette longue scène d’introduction ! Il était difficile de décrocher de son écran, même s’il est dur aussi de comprendre comment nos héros ont pu passer la barrière de flammes face à laquelle ils étaient la semaine dernière. Mais bon.

Juste avant de nouvelles explosions et le générique, on notera aussi le retour de Magna, mais pas très en forme. Elle est aperçue par sa copine au milieu des zombies. Après le générique, le jour s’est levé pour de bon et les Chuchoteurs peuvent savourer leur victoire… en théorie. En pratique, c’est différent parce qu’Alpha n’est pas ravie de ce qu’il s’est passé : elle n’a toujours pas récupéré Lydia et Negan continue d’achever les victimes en leur explosant le crâne. C’est un problème pour elle, parce qu’elle veut récupérer un maximum de zombies pour sa horde.

Negan essaie bien de satisfaire Alpha, mais ce n’est pas si simple de lutter contre son envie de buter du zombie. Il en tue donc un, en rapporte quelques autres à Aaron (qui s’occupe d’un blessé ayant perdu une jmabe), lui jurant qu’il n’est pas tout à fait le traître qu’on pense… puis va kidnapper Lydia, étant donc le traître qu’il était soupçonné d’être. Superbe. Il l’abandonne dans une cabane, puis veut se faire bien voir d’Alpha.

Alors que Lydia essaie de s’échapper, Negan et Alpha papotent tranquillement de l’allégeance du premier et de l’ordre hiérarchique de la meute d’Alpha. À ce stade, on approche cependant de la fin de l’épisode et je dois avouer que… pfiou, j’ai décroché ! Franchement, j’adorais Alpha et j’adorais la rédemption de Negan, mais les deux ensemble, ça ne prend pas du tout sur moi. Eh, ça fait quatre épisodes que je vous le dis, ça ne doit plus vous surprendre à force !

En tout cas, Negan nous refait un petit discours comme quoi il est mort pour ce monde et tout, et il essaie de faire comprendre à Alpha qu’elle se plante royalement. C’est lourd-dingue. Lourd, parce que c’est du déjà vu dans la série (avec le Gouverneur, voire avec Negan lui-même). Dingue, parce qu’il balance tout ça à Alpha, ce qui est une sacrée prise de risques. Elle est tellement dingue Alpha, elle est capable de le tuer n’importe quoi, franchement.

Finalement, elle préfère l’embrasser et lui dire qu’elle veut tuer sa femme précisément parce qu’elle l’aime encore. Le suspense n’est pas mauvais du tout : on suit Lydia qui tente de s’enfuir de la cabane où elle est alors que Negan essaie de convaincre Alpha de ne pas aller la tuer. On sent bien que la cabane vers laquelle se dirige finalement Alpha n’est pas la bonne, mais je dois reconnaître que je ne m’attendais pas tout à fait à la fin de cet épisode : Negan égorge Alpha ! Oui, la série se débarrasse de sa meilleure méchante à quelques épisodes de la fin de saison… et je ne m’y attendais pas du tout.

Le reste de l’épisode nous replonge en pleine saison 4 : nos héros se retrouvent séparés après la chute de la Colline. Ils ont un point de rendez-vous auquel se rendre, mais ils le font séparément, parce qu’ils n’ont pas eu d’autres choix que de se répartir en petits groupes pendant la pagaille de l’évacuation. Pas le temps de faire leur deuil : il faut encore fuir l’ennemi qui les suit.

Plusieurs groupes se forment et les scénaristes se sont amusés à les constituer. Le premier groupe que l’on suit, c’est Gamma (dont j’ai oublié le vrai nom), l’ex d’Enid (dont j’ai de nouveau oublié le nom – Alden ?) et la sœur de Connie (dont je crois que je n’ai jamais su le nom). Vraiment, c’est de nouveau la saison 4 pour se consacrer autant à des personnages secondaires. Ce trio a bien évidemment en charge le bébé de Frances, le fameux bébé abandonné par les Chuchoteurs et sauvé par Connie.

C’est intéressant d’avoir ce trio du coup, parce que Gamma et l’ex d’Enid se disputent bien sûr pour le bébé, et Gamma s’avère finalement une véritable pro avec. C’est aussi une véritable experte en zombies et chuchoteurs : elle est ainsi capable de sentir qu’ils sont en train de se faire encercler. Elle se débrouille pour mettre à l’abri son neveu et ses deux nouveaux amis, puis éloigne la horde de zombies autant que possible.

Gamma est heureuse de s’en sortir des zombies et de profiter du soleil, et elle tombe ainsi dans un cliché de séries et films que l’on connaît bien trop pour ne pas le voir venir immédiatement : elle est poignardée par Beta au moment où elle s’y attend le moins. Elle parvient bien à lui arracher un bout de son masque, mais il faut finalement se faire à la terrible vérité : elle marchera bien avec les Chuchoteurs à nouveau. Le plus intéressant dans cette scène, parce que je n’accrochais pas encore assez à Gamma pour être satisfait de tout ça, c’est qu’un autre Chuchoteur semble reconnaître Beta. Reste à savoir qui il est exactement.

Quant à Gamma, elle revient en zombie pour mieux être tuée une deuxième par l’ex d’Enid qui préfère lui donner la paix que de régler le cas de Beta en premier. Ca aurait été bien plus logique, pourtant !

Un peu plus loin dans la forêt, on retrouve Eugene et les bouts de sa radio, Carol et sa dépression, Magna et sa copine. C’est une bonne chose, Magna est encore en vie ! Je pensais vraiment que des deux, ce serait elle qui y passerait. Finalement, il est clair que personne n’y passe : Connie était encore en vie après l’explosion, elle a juste été séparée de sa pote par les zombies. C’est bon, c’est réglé, elle est en vie pour un autre épisode.

Par contre, tout ça nous énerve la petite amie de Magna (son nom est Miko, il faut que je le retienne !) qui n’hésite pas à cogner sur Carol pour soulager ses nerfs. C’est top ça ! Finalement, les deux copines ont une petite conversation sur leur relation, alors que Carol, de son côté se laisse plus ou moins draguer par un zombie qu’elle finit par tuer devant Eugène, qui ne fait rien pour l’aider. Bordel, je préférais encore le trio précédent, hein, parce qu’Eugène qui demande la permission pour rejoindre sa future petite amie, merci, non merci !

Sinon, désolé d’en faire la réflexion, mais j’ai trouvé Magna absolument magnifique dans cet épisode, alors qu’elle était censée être plus crasseuse que jamais. Les cheveux plats, c’est ça qui doit faire toute la différence. On n’est pas là pour parler du look des acteurs qui prennent toujours cher, mais pour une fois que c’est pour dire que c’est beau, hein, profitons-en !

Continuons de parler beauté avec le groupe suivant qui est beaucoup plus grand et a à sa tête Rosita. Bon, d’accord, elle est accompagnée de Daryl, mais ça marchait moins pour ma transition. Et avec eux, il y a aussi Jerry et Nabila (Elle s’appelle Nabila, j’ai tellement ri) et tout plein d’autres. Ils se rendent au point de rendez-vous fixé au préalable dans l’espoir de retrouver les enfants du couple, avec tous les autres enfants d’ailleurs.

Malheureusement, tout ce qu’ils y trouvent, ce sont des zombies. Les enfants ? Ils n’ont pas été emmenés par Ezekiel, mais par un autre vieil homme – Earl – qui leur demande de lui faire confiance… pour mieux leur mentir. Comme il leur propose de se taire tel un Chuchoteur, je me méfiais un peu de lui, mais il est rapidement révélé qu’il s’est fait mordre par un zombie. Il envisage donc le suicide, même s’il a toujours sa femme et son fils.

Bien sûr, parmi les enfants, il y a Judith, et Judith refuse de laisser faire ça. Son cadavre de la veille s’est vite estompé de son esprit et elle a une petite conversation Earl. Elle décide finalement de le laisser seul, même si le suicide semble être sa seule option. C’est étrange : elle aurait pu facilement lui couper le bras, non ? Il n’aurait peut-être pas survécu, mais ça aurait été une fin plus joyeuse que son suicide où il se perce volontairement le crâne.

Bizarrement, il se plante un pieu dans le front, mais parvient encore à se rater : il meurt, oui, mais quand Judith vient vérifier ce qu’il en est, il a le front pas si ravagé et le pieu à côté de lui. Là où une simple observation suffit à comprendre qu’Earl est devenu zombie, même s’il ne bouge pas encore, Judith se rapproche tout doucement et se laisse prendre le bras par le nouveau zombie.

Oh, tout ça n’est qu’un faux suspense car l’on sait déjà que Daryl arrive pour la sauver, en compagnie de Jerry et Ezekiel – qui était assommé à la Colline, tout simplement. C’est gros, mais ça fonctionne plutôt bien. J’aurais juste préféré passer plus de temps avec Judith, surtout qu’elle s’en sort toute seule évidemment. Pas besoin d’un sauveur, Judith !

En fait, plus personne n’a besoin du moindre sauveur maintenant que l’on sait qu’Alpha est morte. Le dernier twist de l’épisode est très bon : si Negan nous embrasse Alpha quand il l’égorge, il n’hésite pas ensuite à la décapiter de manière à pouvoir ramener sa tête zombifiée à… Carol. Il est alors révélé que la trahison de Negan était planifiée depuis le début, puisque Carol semblait au courant de cette mission.

Certes, Negan a toujours essayé de protéger la vie de son ancien groupe, mais je trouve ça quelque peu abusé. Il y a longtemps qu’il aurait pu agir pour la tuer, et ça bien avant qu’elle ne détruise la Colline. Mais bon, admettons, ça fait un bon twist final et la série ne perd pas tout intérêt sans sa méchante : il nous reste à comprendre qui est Beta et il nous reste toujours à retrouver Michonne, un jour ou l’autre.

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