The Outpost – S02E06

Épisode 6 – Because She’s Worth It – 13/20
Voilà ce qui s’appelle un épisode bouche-trou, où l’on met de côté les vraies intrigues pour se concentrer sur des broutilles et pour les aspects de la série qui me motive le moins. Bon, ce n’est pas tout à fait vrai : il y a aussi une intrigue qui semble totalement réécrite en cours de route par rapport aux éléments nouveaux apportés par cet épisode. Heureusement, le cliffhanger prévisible relance la machine pour la semaine prochaine, hein.

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Spoilers

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Take him and find me Talon!

C’est reparti pour un épisode nocturne de cette série qui se regarde vraiment toute seule cette année. Elle est vraiment parfaite comme série estivale, et je suis d’autant plus content de voir cet épisode qu’il me permet d’être à jour dans les quelques hebdos que je comptais regarder cette semaine. C’est toujours ça de pris avant d’en arriver à la semaine de déménagement où ça va être plus chaotique de trouver le temps de tout voir.

En attendant, donc, c’est parti pour un nouvel épisode qui commence par… Gwynn fantasmant sur le baron torse nu, devant sa nouvelle conseillère qui trouve ça bien marrant de voir la reine baver comme ça. Je ne m’y attendais pas à ce début d’épisode, je suis triste, pourquoi ne me regarde-t-elle pas moi d’abord ? Hum, pardon, je m’égare, mais il n’y a pas grand-chose à raconter de cette scène. Notons simplement que la nouvelle conseillère a dû mal à gérer un royaume où la pauvreté semble régner un peu partout. Nous sommes en temps de guerre, après tout.

Et le pire, c’est qu’il y a un Lu-Qiri qui s’amuse à tuer du bétail, d’après l’ex-tenancière. Celle-ci se retrouve donc conseillère de la reine, ce qui lui permet une sacrée amélioration de la garde-robe, mais lui ajoute aussi des exigences de travail qu’elle n’aime pas bien, notamment dans des négociations avec les mineurs. Sa manière de négocier ? Elle fait appel aux Plaguelings pour provoquer la peur des hommes et obtenir ce qu’elle veut.

Il faut dire qu’elle est dans son petit trip d’égo et de pouvoir dans cet épisode : elle a de quoi, maintenant qu’elle est conseillère royale d’un royaume qui n’a clairement pas d’argent. On la retrouve une fois de plus sur le trône, avec la couronne, pour parler d’un possible mariage Tobin/Gwynn avec sa sœur. Ce n’est pas bien intéressant, mais l’idée est de voir que les sœurs ont la même soif de pouvoir et l’envie d’un mariage avec la reine pour arranger leurs affaires à elles avant tout. Au moins, quand elles se trouvent un objectif commun, elles peuvent travailler ensemble, c’est déjà ça.

De son côté, Talon est vexée de voir que son nouvel allié aux oreilles pointues, Zad, a fouillé ses affaires et trouvé la clé qu’elle lui cachait. Il lui reproche donc de ne pas lui faire confiance et elle remarque bien qu’elle a toutes les raisons de ne pas lui faire confiance. On avance comme ça.

Heureusement, il a remarqué sur le dessin du Dragman qu’il manquait une pierre, que Talon a déjà vu au cou d’un de ses ennemis. Voilà, on a un nouvel objectif pour cet épisode, c’est clair. Le seul problème, c’est que Gwynn interfère dans tout ça : elle apprend que Zed est encore là, alors elle le fait arrêter puis demande à ce qu’on lui ramène Talon dans la salle du trône.

Une fois de plus, on en est à une bonne engueulade entre les deux amies, mais Gwynn reste trop gentille avec Talon, lui permettant de ne pas tuer le Lu-Qiri. Elle refuse quand même de garder Zed à l’Outpost, alors Talon n’a d’autres choix que de faire du chantage… jusqu’à obtenir ce qu’elle veut : Zed, libre de vaquer à ses occupations comme il veut, à condition que le monstre retraverse le portail. C’est gros : Gwynn ne gagne absolument rien dans cette scène, parce qu’elle allait faire abattre le Lu-Qiri de toute manière, mais elle en sort heureuse. Décidément, elle gouverne de manière étrange, hein, mais je vais arrêter de l’écrire à chaque épisode je pense.

Du coup, Talon peut rendre visite à Zed en prison pour lui présenter la situation : il refuse catégoriquement jusqu’à ce qu’il comprenne que Talon tienne à lui, finalement. C’est gros, mais gros, mais qu’est-ce qu’on se marre ! Talon avoue donc lui faire assez confiance pour qu’ils partent ensemble à la recherche de la clé. Là encore, Zed ne gagne pas grand-chose dans cette scène, mais personne ne peut rien refuser au joli minois de Talon, apparemment.

La scène suivante, un peu longue, voit donc Zed et Talon faire en sorte de renvoyer le Lu-Qiri dans l’autre monde, même s’il n’en a pas trop envie. Tant pis, le monstre est bien dressé, alors ça se fait sans problème. Zed vit quand même mal la séparation, alors Talon se permet un regard assez mauvais vers la reine. En même temps, je ne peux m’empêcher de penser qu’elle le rappelle quand elle veut, ce n’est pas bien grave tout ça.

Avant de partir en quête de la clé, Talon repasse toutefois à la taverne où Janzo peut assumer d’être en couple avec Naya, qui tient vraiment à ce que Talon les voit s’embrasser. Elle est un peu gênante, franchement, mais bon, on va dire qu’on lui pardonne. Quant à Talon, elle vient juste faire des provisions et expliquer à Janzo que, non, elle n’a pas besoin de lui partout où elle va. Voilà qui change.

Dans cette même taverne, la sœur de la tenancière retrouve le baron, Tobin, en train de boire. Il n’a pas tenu sa sobriété bien longtemps. Il faut dire aussi qu’il fait peur à Janzo, alors évidemment que Janzo lui donne de l’alcool dès qu’il le demande. Non seulement, il donne de l’alcool, mais en plus, il lui donne des informations, notamment sur Garret et la relation qu’il entretenait avec Gwynn, même si elle l’a vite oubliée.

Tobin est en tout cas invité à dîner avec la reine, en présence de Naya qui est à la fois serveuse au bar et femme de chambre, allons savoir par quel miracle d’emploi du temps. Elle est donc présente pour le repas entre le baron et la reine, qui se fait donc sans alcool, à la demande de Tobin. C’est un rencard de l’angoisse, franchement. Et comme si ça ne suffisait pas, Tobin ose parler de Garret et lui porte même un toast, à l’eau. Il en dit que c’est un vrai héros de l’Outpost, et j’ai vraiment très hâte de le voir débarquer maintenant. Malheureusement, cet épisode perd surtout du temps dans un entre-deux bien énervant.

On développe ainsi le personnage de Tobin aussi, histoire d’essayer d’en faire quelqu’un de sympathique : il a même droit à une triste histoire où il a vu le Prime Order sauver sa sœur. Et quand il apprend qu’il y a un traître à l’Outpost, il a bien envie de le retrouver pour le pendre. Naya choisit ce bon moment pour renverser un peu de thé sur lui. Toujours aussi discrète. Cette fois, même Tobin voit le doute sur le visage de Gwynn… J’ai vraiment espoir qu’elle la garde pour mieux la manipuler !

En tout cas, Naya reçoit une nouvelle missive du Prime Order cette semaine, et on découvre que la femme de chambre n’est pas qu’une traîtresse : elle fait tout ça simplement pour protéger sa mère et sa sœur qui sont prises en otage. Evidemment. En tout cas, elle a attiré la suspicion de Tobin et elle passe de froide calculatrice à femme de chambre balbutiante incapable de se défendre quand Tobin vient simplement lui parler.

C’est dommage, cette saison était plutôt bien écrite jusque-là, mais là, ils changent carrément du tout au tout le personnage de Naya. Et puis le retour en flashback sur le moment où Tobin se met à la soupçonner, c’était si naze !

Enfin, notons que l’épisode revient une fois de plus sur les Plaguelings et les recherches de Janzo. Je me demande vraiment à quoi tout ça va servir, mais ça permet d’espérer un jour une vraie bonne invasion de zombies. Notons aussi que les lunettes de Janzo aident à mieux supporter ses mimiques… oh, le personnage reste insupportable, je vous rassure, surtout qu’il se met maintenant à parler de ses états d’âme amoureux. Au secours, sérieusement ! Il est encore plus niais qu’un ado dans une série Freeform, c’est dire (oui, c’est pire que CW, je crois).

J’ai même de la peine de devoir évoquer le moment où Naya l’envoie péter quatre fois de suite parce qu’il insiste absolument pour (ne pas) lui offrir des fleurs alors qu’elle est juste flippée d’être grillée par Tobin. J’vous jure… Heureusement que j’aime bien Naya quand même.

Tobin, lui, laisse de côté son enquête en cours de route pour… draguer Gwynn. Eh, il y a des priorités dans la vie, et une petite balade en cheval à travers le royaume en fait partie apparemment. On note que Gwynn personnifie son royaume en petite fille, hein, et qu’ils prennent de la hauteur en fin d’épisode pour l’observer. Là, Gwynn demande à Tobin de faire la paix avec son cousin, cousin avec qui sa conseillère veut la marier à long terme. Bon, Gwynn ne le sait pas encore cela dit, elle se cherche simplement des alliés.

Et en tant que reine, elle insiste très, très, fortement pour cette alliance. J’ai bien cru que ça allait finir en baiser, mais même pas. L’épisode finit plutôt sur Gwynn racontant cette nouvelle alliance à Naya, tellement intéressée qu’elle en oublie de donner le change et est une fois de plus bien peu discrète en tant que traîtresse. C’est le deux ou troisième épisode qu’elle a des soupçons, quand même.

Et l’intrigue de l’épisode dans tout ça ? Elle n’avance pas tellement, mais on retrouve quand même Zed et Talon parlant en chemin vers le collier qu’ils recherchent. Le truc, c’est que je n’aime ni l’un ni l’autre, alors voilà, je me suis remis à décrocher de cet énième débat sur les Blackbloods et leurs places dans le royaume face au racisme de Gwynn et de l’ensemble des autres peuples. L’idée ? Talon devra choisir un camp un jour. Comme dans les deux ou trois derniers épisodes, quoi.

Heureusement, il y a le cliffhanger pour nous relancer vers la suite : alors que Talon chasse son dîner, elle découvre que Garret est encore en vie. C’est juste dommage qu’elle ne remarque pas son armure et ses insignes du Prime Order, parce qu’il est là pour la tuer quand même. Et il n’hésite pas à la planter d’un bon coup de poignard ! Bref, juste ce qu’il faut pour donner envie d’être vendredi prochain, quoi.

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Why Women Kill (S01)

Synopsis : Trois couples, trois femmes qui vont bientôt devenir meurtrières, trois décennies bien différentes des États-Unis… Tous les ingrédients pour porter cette saison 1 sont déjà réunis dans ces quelques éléments d’intrigue.

Saison 1

Pour commencer, pas besoin de synopsis pour avoir envie de découvrir cette série dès le jour de sa sortie. Honnêtement, c’est du Marc Cherry et ça sent déjà bon le cachet Desperate Housewives rien qu’avec les visuels. Si ça ne suffit pas à donner envie de tester le concept, alors il faut se rabattre sur le casting – avec que des noms déjà connus. Lucy Liu, Ginnifer Goodwin, et (la certes moins connue) Kirby Howell-Baptiste, qui s’est illustrée déjà cette saison dans The Good Place et Veronica Mars (sans compter Killing Eve ou Love… elle est partout !). Que du beau monde.

D’accord, il n’y a pas que des actrices que j’aime, et il y en a même une qui m’a mis à bout de nerfs plus d’une fois avec son personnage insupportable dans Once Upon a Time… mais il y a du talent dans ce casting, autant qu’il y a du talent derrière la caméra.

Il faudrait être difficile pour ne pas au moins tenter le coup… reste à voir si la mayonnaise prendra ou non. En tout cas, le synopsis est alléchant lui aussi, promettant de faire des parallèles entre les époques afin de répondre à la problématique du titre. Les femmes (au foyer ?) désespérées, Marc Cherry les connaît. A différentes époques ? Hâte de voir ce que ça peut donner !

Note moyenne : 18/20

S01E01 – Murder Means Never Having to Say You’re Sorry – 17/20
C’est un excellent premier épisode, avec des répliques déjà bien percutantes et un humour qui m’avait beaucoup manqué : celui de Desperate Housewives. Bien que l’ambiance soit différente dans les deux séries, le parallèle est immanquable à de nombreuses reprises, tant dans les situations comiques que dans l’écriture des personnages. Tout cela donne un étrange goût à ces quarante-cinq minutes, avec une impression de nouveauté en même temps qu’une impression de déjà-vu ; et surtout avec le sentiment qu’il manque encore quelque chose pour que la série soit parfaite. Après, c’est déjà de très bonne qualité et bonne augure pour la suite, heureusement !
S01E02 – I’d Like To Kill Ya, But I Just Washed My Hair – 17/20
Comme la semaine dernière, cet épisode reprend des recettes – et parfois des scènes – qui fonctionnaient à merveille chez son aînée, tout en ayant son propre rythme et son style la rendant plus adulte et moins grand public. Franchement, c’est une formule qui ne peut que fonctionner, je suis content de ne pas passer à côté de cette série !
S01E03 – I Killed Everyone He Did, But Backwards and in High Heels – 16/20
De bons moments, de bons gags, de bonnes intrigues, de bons personnages… Cette série a vraiment tout, mais j’ai un peu moins ri cette semaine que les précédentes ; peut-être à cause de la fatigue (probablement). Cela n’empêche que c’est une vraie bonne découverte de cet été ; je suis content de ne pas être passé à côté !
S01E04 – You Had Me at Homicide – 15/20
OK, c’était un bon épisode et c’était bien, mais on sent que cet épisode fait inutilement traîner les choses et c’est un peu dommage. En plus, on est loin d’être sur des intrigues qui me plaisent, avec des clichés de la décennie actuelle qui se retrouvent dans les années 60 et des histoires un peu trop extravagantes par moment. Les répliques et les acteurs sont toujours géniaux, mais cet épisode m’a donc un peu déçu par rapport à d’habitude.
S01E05 – There Is No Crying In Murder – 18/20
Qu’est-ce que cet épisode fonctionne bien ! Il est truffé de gags, dont certains sont prévisibles, mais marrants ; alors que d’autres sont assez inattendus et ainsi d’autant plus drôles. Non, vraiment, je me suis bien marré même si les intrigues n’avançaient pas vraiment. Et définitivement, j’ai mes préférences dans ces trois intrigues, mais bon, toutes avaient leur grand moment !
S01E06 – Pratically Lethal In Every Way – 18/20
Si les indices pleuvent pour nous en donner un peu plus sur les meurtres attendus, il est toujours difficile de se faire une idée précise de chacune des trois victimes. Cela n’empêche pas de rire un bon coup, même si cet épisode est toutefois beaucoup plus dramatique dans ses intrigues. On sent que la série accélère le mouvement vers sa fin, déjà, et ça donne très envie d’en savoir plus… Elle aurait été très bien en binge-watching !
S01E07 – I Found Out What the Secret to Murder Is : Friends. Best Friends. – 18/20
Voilà un épisode bourré de rebondissements que je n’ai pas vu arriver – soit que je n’ai pas vu arriver si vite, soit que je n’ai pas envisagé un seul instant avant qu’ils ne soient révélés. C’est assez rare qu’une série parvienne à me prendre totalement au dépourvu, surtout quand elle est du genre à me faire théoriser sur la suite. C’est le cas de cette série, mais je me suis tellement focalisé sur la triple identité à découvrir que j’en ai oublié de penser aux rebondissements qui attendaient certains personnages. Et du coup, c’était un épisode à la fois drôle et triste. C’est juste dommage qu’une partie soit moins à la hauteur que les autres…
S01E08 – Marriages Don’t Break Up On Account Of Murder — It’s Just A Symptom That Something Else Is Wrong – 18/20
Les choses s’accélèrent encore un peu plus dans cet épisode où l’on sent bien que les intrigues dérapent les unes après les autres pour mener aux meurtres attendus depuis le premier épisode. Tout cela se fait avec beaucoup d’humour, des réflexions sur la société et son évolution, mais aussi du drama bien dosé. Quant aux acteurs, ils sont vraiment géniaux dans cet épisode. C’est nul de me dire que c’est la dernière fois que je me regarde ce casting, parce que même si c’est renouvelé, c’est une anthologie.
S01E09 – There’s No Crying In Murder – 20/20
Wow, c’est un épisode chargé et avec un tas de révélations. Si on abandonne un peu trop l’humour habituel de la série pour se concentrer sur les rebondissements et le drame, il n’y a pas à dire, c’est extrêmement efficace. On ne voit pas le temps passer devant cet épisode qui enchaîne les avancées et débouche sur un triple cliffhangers qui joue enfin cartes sur table. La conclusion va être fascinante maintenant – mais certaines actrices ont déjà révélé toute l’étendue de leur talent, là !
S01E10 – Papa Don’t Preach – 20/20
Cet épisode est simplement la conclusion parfaite d’une saison parfaite, alors je n’ai pas grand-chose de plus à écrire maintenant que j’ai mis ce 20. Les ultimes rebondissements apportent leur lot de rebondissements, de scènes cultes, de moment incroyablement montés… C’est un pur régal d’assister à la fin de ces dix épisodes, j’applaudis bien fort !

Why Women Kill – S01E01

Épisode 1 – Murder Means Never Having to Say You’re Sorry – 17/20
C’est un excellent premier épisode, avec des répliques déjà bien percutantes et un humour qui m’avait beaucoup manqué : celui de Desperate Housewives. Bien que l’ambiance soit différente dans les deux séries, le parallèle est immanquable à de nombreuses reprises, tant dans les situations comiques que dans l’écriture des personnages. Tout cela donne un étrange goût à ces quarante-cinq minutes, avec une impression de nouveauté en même temps qu’une impression de déjà-vu ; et surtout avec le sentiment qu’il manque encore quelque chose pour que la série soit parfaite. Après, c’est déjà de très bonne qualité et bonne augure pour la suite, heureusement !

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Spoilers

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There’s at least one man in this world who’s dying to fuck you.

Purée, mais dès les premières secondes, je suis déjà fan, ça part très bien pour cette série qui s’offre un générique léché, sous la forme d’un comic, avec pile la chanson qu’il fallait pour entrer dans l’ambiance de la série. On ne peut pas rater le message : des femmes qui assassinent leur mari les trompant, on en a dès ce générique rythmé !

On enchaîne ensuite sur la présentation des maris de la série, sur fond noir, habillés en blanc. Ce côté documentaire était inattendu et les trois maris présentent leur point de vue. On les déteste immédiatement, car ils sont trois clichés de leurs époques, qu’on devine déjà. Beaucoup d’informations sont immédiatement données, mais c’est suffisant pour accrocher évidemment.

Nous sommes partis ensuite pour la découverte des couples et de la comédie qu’ils peuvent apporter. Comme il y a trois époques différentes, c’est facile pour la critique : je peux faire époque après époque… de toute manière, c’est comme ça qu’est écrit le script, avec de très jolies transitions et un rythme un brin haché, sur fond de musique entêtante et obsédante.

En 1963, on suit donc Beth Ann et son mari Rob qui emménage à Pasadena, prenant le temps de rencontrer les voisins pour la première fois. Le courant ne passe pas spécialement, avec des voisins qui jurent parce qu’ils viennent de Brooklyn… cela dit, j’ai tout de suite adoré les voisins beaucoup plus que le couple à l’honneur des affiches promotionnelles de la série.

En effet, Sheila, la voisine, est hilarante à être beaucoup trop féministe pour son époque (et puis, j’avoue, je l’adorais déjà à l’époque de Jericho). Elle n’hésite pas à reprendre Rob au cours du repas, puis à parler de ses nouveaux voisins au supermarché pour dire que Leo, le mari de Sheila, a vu Rob embrasser une autre femme, une serveuse. C’est gênant comme tout, parce qu’évidemment Beth Ann entend tout ça.

Et malheureusement, ça mène à une scène où son personnage se met à pleurer et finalement, je me rends compte que non, je ne suis pas encore remis de mon énervement face à cette actrice. Sa nouvelle coupe lui va à ravir, mais je ne supporte plus du tout ses moues qui me donne envie de dire qu’elle a une tête à claques.

Pourtant, elle a l’intrigue la plus triste de ce pilot : Rob et elle avaient une fille avant d’emménager en couple sans enfant à Pasadena. Et aussi, il la trompe, mais elle refuse de le voir. Pauvre Sheila, elle ne savait pas dans quoi elle s’embarquer.

Bon, vous me direz, Beth Ann non plus : elle se retrouve à comprendre que son mari la trompe bien avec une serveuse, et elle va jusqu’à l’espionner, sous la pluie, comme dans tous les films et toutes les séries. Et elle lui fait ensuite un dîner, avec du piment et des questions pour se demander quand il mourrait. La menace plane, surtout avec ce titre, mais les échanges de répliques sont marrants et percutants. Bree Van de Kamp n’est plus si loin de Beth Ann, franchement.

Le lendemain, Beth Ann reçoit heureusement la visite de Sheila qui, malgré les faux raccords perturbants avec sa main, est excellente et pleine de bons conseils, du genre aller confronter la maîtresse plutôt que le mari. Hum, elle n’y est pas vraiment pour grand-chose, mais bon, c’était amusant de voir Beth Ann venir ensuite tenter de confronter April et être incapable de faire autre chose que sa moue tête à claques. Elle est pourtant touchante quand elle l’a fait, hein, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

Puisqu’April insiste pour comprendre ce qui ne va pas dans la vie de Beth Ann, cette dernière comprend soudainement qu’elles peuvent être amies. Elle y voit un bon avantage pour elle et elle n’hésite pas à dire qu’elle s’appelle Sheila afin d’en savoir plus sur elle.

En 1984, Simone est une businesswoman débordée qui n’est pas sans rappeler Gaby de Desperate Housewives. Désolé, il est dur de ne pas faire les parallèles, quand même… Débordée, elle reste à l’heure pour les fêtes organisées chez elle où elle adore les potins. Elle y découvre que son amie Rhonda, qui a tendance à boire trop, ne l’aime pas spécialement parce que Simone a une vie trop parfaite.

Bon, c’est donc un mélange de Gaby et Bree, c’est ça ? C’est le segment avec lequel j’ai le plus de mal à me détacher de l’autre série, désolé. Bon, après la perfection de Simone est loin d’être plus qu’une apparence : elle apprend ainsi que son mari la trompe en ouvrant une enveloppe anonyme contenant des photos de son mari et… un autre homme.

Je ne m’inquiète pas trop pour elle : il y a aussi tout un tas de serveurs dans sa maison, notamment le fils d’une de ses amies, bien sexy comme il faut pour la réconforter. Elle commence toutefois par confronter son mari qui lui explique que Winston n’est qu’un amant de passage… mais bon, elle le vire quand même de la maison en pleine fête, sans faire un scandale pour autant.

Et Simone finit donc seule avec le fils de son amie qui fait le ménage et son mari qui déprime totalement. Il est incapable de faire sa valise seul, alors elle s’en charge sans même se rendre compte qu’il a en fait pris tout un tas de médicaments. Son air détaché quand elle s’en rend enfin compte, après avoir déjà évoqué à voix haute tout l’avenir de son couple divorcé, était brillant.

Elle est en train de devenir rapidement mon personnage préféré de cette nouvelle série, et ça s’améliore encore quand elle découvre que Rhonda est celle qui a envoyé la photo. Elle n’hésite pas à l’agresser devant sa maison et l’ambulance, avant de blâmer l’alcool pour son attitude. C’est si drôle et ça manquait tellement depuis Desperate Housewives.

Le lendemain, Simone, complétement bourrée, reçoit la visite du fils de son amie qui est tout compatissant pour elle : il a vu les photos de son mari et son amant. Et il est clairement intéressé à l’idée de coucher avec Simone, qui en plus baisse sa garde devant lui. C’est moche l’alcool : elle révèle que son premier mari lui préférait le vin, le second lui préférait la cuisine et voilà donc que le troisième lui préfère les hommes.

Heureusement, elle a Tommy pour être son amant de dix-huit ans (dans deux jours). Il attendait ça depuis cinq ans après tout.

Enfin, en 2019, c’est Taylor qui dirige les travaux de la maison et qui apparaît immédiatement super chiante à savoir précisément ce qu’elle veut. Oui, elle paraissait chiante au tout début, mais rapidement, son bras de fer avec le chef de ses travaux qui refuse de faire ce qu’elle veut a totalement changé mon avis sur elle.

Elle a ainsi réussi à bien me faire rire et les scénaristes ont su faire en sorte de me conquérir. Dans la scène suivante, on découvre qu’elle et son mari sont sacrément bordéliques, mais aussi libertins. Ils ont ainsi des amants de l’autre sexe pour combler tous leurs besoins et Taylor aide une de ses amies avec son ex envahissant. Du coup, elle la ramène chez elle auprès de son mari, Eli, qui n’est pas ravi de la voir rompre leur serment de ne jamais ramener leurs amants à la maison. Ni de s’attacher d’ailleurs.

J’aime vraiment beaucoup les règles de ce couple, même si on sent bien qu’Eli est plus fidèle à Taylor qu’elle ne l’est… mais bon. Tout ça n’a pas beaucoup d’importance quand Eli tombe raide dingue amoureux d’elle au premier regard ; même si son couple avec Taylor est tout mignon. Il faut dire, elle a un sacré regard avec ses yeux bleus perçants franchement.

Le lendemain, Eli et Taylor se réveillent donc dans une maison bien rangée pour la première fois depuis longtemps et avec un petit déjeuner sur la table. Ils en profitent alors pour se questionner honnêtement, sachant qu’ils ne mentent jamais, sur leur mode de vie et la possible haine qu’ils pourraient développer l’un envers l’autre. C’est si drôle : on y redécouvre qu’elle est une avocate gagnant bien sa vie alors qu’il ne vend pas des scripts.

Et on comprend aussi que l’équilibre parfait du couple est en train de prendre un coup dur ; avec ensuite un ami d’Eli qui lui conseille de faire un plan à trois, s’il refuse de faire leur nouvelle invitée son amante parce qu’elle couche avec Taylor déjà. Ce n’est pas si simple pourtant : elle reste trois jours dans la maison, et lui il y travaille. Alors forcément quand elle se déshabille devant lui pour aller dans la piscine tout en lui disant qu’elle adore le film qu’il a écrit, il est dur de ne pas craquer. On le retrouve ensuite demander à Taylor d’héberger quelques semaines de plus cette Jade qui lui plaît bien…

La fin d’épisode repasse alors en mode interview, cette fois des trois femmes, qui nous expliquent qu’une femme qui tue n’a qu’une question en tête : s’en sortira-t-elle ? Par contre, nous on a plein de questions que l’on peut légitimement se poser, à commencer par savoir qui seront les trois victimes de nos meurtrières. Pour le savoir, il faudra revenir chaque semaine tout au long de la saison… et ça risque bien d’arriver.

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Younger – S06E09

Épisode 9 – Millenial’s Next Top Model – 18/20
Les décisions ambitieuses des scénaristes cette saison fonctionnent à merveille pour redéfinir une énième fois l’horizon d’attente de cette série. J’ai beaucoup aimé cet épisode qui donne un aperçu de tout ce qu’il y a encore à gérer dans la série pour la fin de saison, et pourquoi pas pour la saison suivante. C’est décidément excellent cette saison 6 !

> Saison 6


Spoilers

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The kiss of death of any young brand is being embraced by an older generation, do you know what I mean?

Le New-York Magazine a mis sa main sur l’âge de Liza, et ça n’arrange pas les affaires de Millenial/Mercury, forcément. Zane se révèle, de manière prévisible, assez anti-Liza : il trouve qu’elle pourrit l’entreprise, et il n’a pas tort. La maison d’édition perd en effet ses contrats, et ça se tient de manière logique.

La série profite de la révélation du secret de Liza pour faire passer des messages sur la société qui veut se rajeunir en permanence et qui n’assume pas qu’être Millenial est une attitude. L’avantage, c’est que le message de Liza se fait entendre auprès de Shelly, qui veut alors en faire une top-modèle pour sa marque Infinity 21. Ainsi donc, Liza, 42 ans, devient l’égérie milléniale d’une marque pour jeunes.

C’est d’autant plus drôle que ça permet de bons gags, notamment avec Diana qui a quasiment le même âge que Liza et se met à tester un gadget de Lauren pour rajeunir, sous les yeux perturbés d’un Charles qui faisait à peu près la même tête que moi.

Bon, il a fallu bien sûr que Quinn redébarque pendant ce photoshoot, intéressée par la perspective politique que Liza pouvait lui apporter. C’était sympa de voir Liza obtenir d’un coup un boost de célébrités. J’attends vraiment le moment où ils vont comprendre qu’il faut absolument qu’elle écrive un livre ! En tout cas, cet épisode la met surtout en avant comme la débutante qu’elle est encore.

Ainsi, son interview avec Quinn se passe mal quand elle révèle au journaliste, en off, que Quinn connaissait son âge depuis le début alors que ça va à l’encontre de l’image que Quinn souhaite se donner pour la campagne. Du coup, celle-ci est vexée et prend ensuite un verre avec Kelsey pour lui demander de virer Liza. Bien sûr, la blonde n’accepte pas, mais ça sent mauvais pour la suite de Millenial si elle se remet à contrer toutes les décisions de Quinn.

Une visite impromptue n’étant pas suffisante, Josh débarque également sans prévenir au photoshoot. Et si les photos Charles/Liza ne fonctionnaient pas pour Infinity 21, Shelly comprend tout de suite que Josh est parfait pour être le modèle qui accompagne Liza.

Bien sûr, la révélation pose aussi quelques problèmes dans la vie perso de Liza. Pourtant, cela ne se voit pas avec les filles de Charles qui ne disent trop rien. J’étais déçu de voir que ça ne donnait rien du côté de la vie privée, parce que c’est ce qui fonctionnait le mieux jusque-là dans les révélations du secret. Il y aurait encore eu de quoi faire avec Lauren, par exemple, ou même Diana qui se remet vite de ses sensations fortes.

Pendant ce temps, Kelsey comprend, grâce à Diana, que Zane n’est pas énervé après Liza, mais après elle, parce qu’elle n’a pas divulgué le secret plus tôt que ça. Il y a de quoi ; et j’ai bien aimé la solution de Kelsey de mettre un timer pour répondre honnêtement à toutes les questions qu’il se pose, principalement parce qu’on sent dès le départ que Liza ne sera pas le seul sujet de conversation de cet atelier cuisine improvisé.

En fait, les scénaristes nous dégagent le sujet Liza pour se concentrer surtout sur la relation Zane/Kelsey. Et c’est parfait comme ça, parce qu’ils finissent par s’embrasser, sans même brûler leurs cookies.

De son côté, Maggie se rend à un énième vernissage où elle se fait draguer par un artiste. Oui, un. Nous voilà bien si elle commence à flirter avec les hommes qui, en plus, envisagent de s’inviter chez elle sans son accord. Cela dit, c’était bien marrant à voir parce qu’elle est soudainement troublée et forcée de reconnaître qu’elle est attirée par lui, parce que oui, la sexualité est un spectre.

Cela dit, le plus drôle est encore Liza le lendemain matin au réveil quand elle a peur d’être cambriolée et demande d’un ton tout sympa à Maggie si elle est devenue bi. J’ai bien ri, mais comme d’habitude, l’idée est finalement de se débarrasser de cette intrigue bien rapidement, avec un homme qui s’avère être un connard persuadé d’avoir « converti » Maggie. C’était marrant, mais pas bien brillant sur le long terme.

Pour le long terme, on a heureusement le cliffhanger qui est excellent : Quinn retire tout son argent d’Empirical, les laissant ruinés à devoir gérer des paiements qu’ils ne peuvent assumer…

Enfin, une fois de plus, j’ai eu droit à la pub durant cet épisode, et j’ai beaucoup ri de voir que Liza faisait aussi de la pub pour L’Oreal. J’ai l’impression qu’à chaque épisode il y a un nouveau contrat pub associé à la série, c’est dingue.

> Saison 6